Mission Interministérielle aux Rapatriés

Mise à jour le 09.02.2015

Premiers résultats de la réunion du 18 décembre 2014 : La MIR est supprimée et l'ONACVG devient le "Guichet unique des Rapatriés"

Voir les décrets : N°2014-1696 et N°2014-1698 du 29 décembre 2014

Jeune Pied-Noir vous souhaite une bonne et heureuse année 2015

La bonne nouvelle du 31 décembre 2014 !

2007 - 2014 : 7 années perdues ! Adieu M. Renaud Bachy !

Bonne année 2015 ... et sans regret ! Bye ! Bye !

La MIR aurait dû jouer un rôle capital dans la relation Etat-Français rapatriés. Tout dépendait de son Président et des directives qu'il reçevait de son autorité de tutelle, le Premier ministre. La nomination le 29 novembre 2007 d'un nouveau Président et celle, le 28 février 2008 d'un nouveau HCR laissaient espérer une amélioration de la relation Etat-Rapatriés. Les faits ont démontré le contraire. Jeune Pied-Noir a rencontré de nombreuses fois M. Renaud BACHY dans les mois qui ont suivi sa nomination au poste de Président de la MIR. La dernière rencontre date au 18 juillet 2008. Au cours de cet entretien, JPN a fait part au nouveau président des attentes des Français rapatriés et de la profonde déception à la suite du rendez-vous manqué avec le Président de la République du 5 décembre 2007 à l'Elysée. A de multiples reprises, la communauté des Français Rapatriés a été dernièrement agressée : déclarations du Président de la République lors de son voyage en Algérie du 3 au 5 décembre 2007, discours du 5 décembre 2007 à l'Elysée, propos de MM. Guaino, Marleix et Bajolet, documentaire FR3 sur "Les porteuses de feu" , articles dans Courrier International, le Point, Philosphe magazine, dégradation du Mémorial national du Quai Branly, avis du CES, accord INA/EPTV de cession des archives de l'Algérie française à l'Algérie, refus du Président de la République et du Premier Ministre de recevoir des familles françaises de disparus en Algérie en 1962, timbre Abd-el-Kader mais pas de timbre Bachaga Boualam, attaques permanentes contre les lieux de mémoire de Français rapatriés, et prochainement cession des archives de l'Armée à l'Algérie, création de la Fondation franco-algérienne de la mémoire de la guerre d'Algérie, destruction de la stèle de Marignane.... cela a fait beaucoup ! Ce sont pour toutes ces raisons et parce qu'aucun des "dossiers" dont prétend s'occuper le Président de la MIR (formation, emploi des harkis, cimetières en Algérie, surendettés, etc...) n'avance pas que nous avons demandé dès fin 2008 la démission de Renaud BACHY. Il s'agissait de montrer au Chef de l'Etat que cela suffisait ! Nos compatriotes attendaient rapidement un geste fort de Nicolas SARKOZY le 19 mars 2011 afin qu'il respecte ses engagements et la loi du 23 février 2005, votée par le Parlement, expression de la Nation française. Au nom de la "rupture" avec "50 ans de mensonges français" tant annoncée par le candidat Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle et "oubliée" par le Président de la République jusqu'au 14 avril 2012, une semaine avant le premier tour, avec sa visite au camp de Rivesaltes et son discours de Perpignan où il a reconnu "la responsabilité de la France dans l'abandon des Harkis" ! 5 ans après son engagement du 31 mars 2007 (cf. la vidéo http://www.youtube.com/watch?v=1Xibtt5GEcw ). Le gouvernement a maintenu durant un an M. Renaud Bachy, laissant le temps à celui-ci de finir son travail de destruction de la MIR et de l'ANIFOM. Le cas exemplaire du Président de la MIR démontre les économies que pourrait réaliser l'Etat (et donc les contribuables français) par la suppression de postes inutiles dans l'adminstration. Selon les calculs de Mme Agnès VERDIER-MOULINIER, Directrice de l'IFRAP, 60 Md€ d'économies par an serait ainsi réalisables ! Soit plus que les 42 Md€ sur 5 ans nécessaires à la réparation de la "faute et de la responsabilité de l'Etat français dans l'abandon des Français rapatriés et des Harkis " reconnues par François Hollande le 22 mars 2013 !

RECHERCHE RAPIDE : ADRESSES UTILES - ARCHIVES - 2012 : DEFILE ARMEE ALGERIENNE - DEMANDE DE DEMISSION DE R.BACHY - JPN - LETTRE DU 8 AOUT 2008 - MIR - LE PRESIDENT - QUESTIONS AU PRESIDENT DE LA MIR - RENUMERATON DE M. BACHY - SOUTIEN - UNHAS - VOEUX 2011 DE LA MIR -

RECHERCHE PAR NOM : - Alain ALGUDO - Boussad AZNI - Renaud BACHY - Emmanuel CHARRON - Bernard COLL - Marc DUBOURDIEU - Taouès TITRAOUI -

ACTUALITES *** ACTUALITES *** ACTUALITES *** ACTUALITES *** ACTUALITES ***ACTUALITES

Nouvelle adresse de la MIR : Tour Mirabeau - 75015 Paris

1 août 2013 : 15 jours après la décision N°11 du CIMAP, fin annoncée de la MIR et de l' ANIFOM par M. Renaud BACHY : Lettre d'autosafisfaction de M.Renaud BACHY, Président de la MIR et Directeur général de l'ANIFOM - Réponse de Gabriel Mène, Président de ll'USDIFRA

Le (ou l'ex ?) président de la MIR et DG de l'ANIFOM, M. Renaud BACHY est nommé préfet hors cadre chargé de mission de service public relevant du gouvernement : Conseil des ministres du 8 février 2012

Rencontre UNHAS à AIX le 14 mai : Les harkis à R. Bachy : « Nous ne supportons plus les engagements non tenus »

Rencontre RECOURS à AGEN le 7 mai : M. Renaud BACHY a-t-il répondu aux attentes des Rapatriés ?

Le député Jean-Marc AYRAULT répond à la question : combien gagne M. Renaud BACHY comme Président de la MIR ?

A ANTIBES LORS DU SALON DES ARTISTES ET ECRIVAINS RAPATRIES : Renaud BACHY annonce que l'Armée algérienne ne défilera pas sur les Champs Elysée le 14 juillet 2012 comme cela vait été proposé par l'Ambassadeur de France à Alger !

Rencontre à AGEN le 7 mai : Jeune Pied-Noir demande à Gérard SCHETTINI et Philippe NOUVION de se faire les interprètes des Français "rapatriés" auprès de M. Renaud BACHY : sans communiqué du RECOURS à ce jour !

LE PREMIER MINISTRE DECIDE DE "SOLDER" LE DOSSIER RAPATRIES : Renaud BACHY, président de la MIR, devient Directeur général de l'ANIFOM

UNE EXCLUSIVITE JEUNE PIED-NOIR : La transcription intégrale de l'allocution des voeux de R. BACHY du 26 janvier 2011 !

UNE EXCLUSIVITE JEUNE PIED-NOIR : La réponse rapide de R.BACHY, président de la MIR

En l'absence de résultats, le départ du Président de la MIR s'impose - Réponse de JPN à au Président Alain ALGUDO

GOUVERNEMENT - Boussad AZNI et 22 associations demandent la démission de Renaud BACHY, président de la MIR

RADIO FRANCE INTERNATIONALE - 25 sept. à 19 h: Débat " La France envers les Harkis ?" avec Renaud Bachy, Président de la MIR et Bernard Coll, Secrétaire général de JPN

------------------------- M. RENAUD BACHY toujours au service des "Rapatriés" ---------------------------------

MIR - M. Renaud BACHY toujours président de la Mission

Interministérielle aux Rapatriés !

Renaud BACHY a aussi été nommé

Vendredi 30 novembre 2007

Le Premier ministre a nommé jeudi 29 novembre, M. Renaud BACHY à la Présidence de la Mission Interministérielle aux Rapatriés.

CONTACT : Tel : 01 53 69 55 43 - Fax : 01 53 69 55 47

MIR - 96, Av. de Suffren - 75015 PARIS - Tel : 01 53 69 55 00

mailto:renaud.bachy@sante.gouv.fr

Site officiel de la MIR : http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/les_services_premier_ministre_195/haut_conseil_rapatries_284/

M. Renaud Bachy est né en 1955 dans l'Eure, Docteur en droit et en sciences politiques, il a exercé de nombreuses responsabilités dans des organismes publics de 1983 à 1995, date à laquelle il devient Conseiller de défense auprès de François Fillon alors ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Sa connaissance du monde "rapatrié" date de cette même année où il devient, jusqu'en 1997, Directeur du cabinet du délégué aux rapatriés, Guy Forzy, auprès de Roger Romani, ministre des Relations avec le Parlement. Après un passage à la Mairie de Paris, il retrouve les Français Rapatriés en 2002 comme Secrétaire général du président de la MIR, Marc Dubourdieu, et Président depuis le 29 novembre 2007 de la Mission interministérielle aux Rapatriés.

-------------------------- M. RENAUD BACHY écrit aux Associations de "Rapatriés" ---------------------------------

EN 6 ANS D'ACTIVITES (sic) M. RENAUD BACHY ECRIT SA PREMIERE ET DERNIERE

LETTRE AUX ASSOCIATIONS DE FRANCAIS "RAPATRIES" !

Durant cette période, M. Renaud BACHY a reçu 10 058,47 euros par mois nets au titre de Président de la MIR ! Et combien au titre de Directeur général de l'ANIFOM et des autres avantages de la fonction (chauffeur, frais de déplacement et de représentation, etc .) ?

LETTRE D'ADIEU DE M. RENAUD BACHY

LA REPONSE DE L'USDIFRA AU "BILAN" DE M. RENAUD BACHY !

Jeune Pied-Noir apporte son soutien à l'USDIFRA pour ce bilan réaliste des activités (sic) de M. Renaud BACHY !

Cela fait 10.000 euros par dossier traité pour le seul salaire de M. Renaud BACHY !

Combien en y incluant l'ensemble des frais de la MIR ?

Probablement 100.000 euros par dossier !

C'est ce que nous demandons en moyenne pour chacune des 420.000 familles de Français "rapatriés" :

100.000 euros en moyenne

(de l'euro symbolique pour ceux qui ne souhaite rien toucher* à 1 million d'euros pour le solde des spoliations importantes)

soit 42 Milliards d'euros sur 5 ans, soit 8,2 Md€ par an, soit 10% de l'augmentation du déficit annuel !

8,2 Md€ financés par des économies sur le budget actuel sans augmentation d'impôt pour le contribuable français

PRESENTATION DE PLAN DE FINANCEMENT A PORT-BARCARES LES 6-7-8 SEPTEMBRE 2013

Contact sur la proposition de texte sur de projet de loi : Bernard Coll : 06 80 21 78 54

* NOTA IMPORTANT : nos compatriotes qui ne désirent pas recevoir de dommages-intérêts pour les préjudices moraux subis par leur famille percevront l'euro symbolique. Le montant de leur réparation sera versé à un fond de solidarité des Français "rapatriés", ce fond servant à aider les familles en difficulté, à accélerer le réglement des autres familles, à l'entretien des cimetières, au rapatriement ou à la reconstruction des Monuments aux Morts, au financement des projets mémoriels, etc.)

-------------- Salaire de M. RENAUD BACHY, Président de la MIR (et DG de l'ANIFOM) ------------------------

RENUMERATION DE M.RENAUD BACHY

10 058,47 euros nets au titre de Président de la MIR ! Pour faire quoi ?

Et combien désormais aussi au titre de Directeur général de l'ANIFOM ?

13 ème législature
Question N° : 23233 de  M. Jean-Marc Ayrault ( Socialiste, radical, citoyen et divers gauche - Loire-Atlantique ) Question écrite
Question publiée au JO le :  20/05/2008  page :  4101
Réponse publiée au JO le :  04/05/2010  page :  493

Texte de la question

M. Jean-Marc Ayrault à M. le Premier ministre demande de lui fournir sous forme de tableau, un état des missions interministérielles depuis 1988, avec la date du décret de création, la date de fin d'activité de la mission, le nom du délégué, son montant de rémunération.

Texte de la réponse

La notion de mission interministérielle recouvre une grande diversité de situations. La fonction de délégué peut ainsi être occupée à temps plein ou à temps partiel, en plus des attributions principales de son titulaire. Selon les situations, la rémunération versée au délégué peut soit correspondre à son traitement, soit revêtir un caractère indemnitaire. Dans certains cas, la fonction peut être assurée sans rémunération particulière. Le tableau ci-dessous récapitule les informations demandées.

Réponse en ce qui concerne la Mission interministérielle aux rapatriés

Décret n° 2002-902 du 27 mai 2002

M. François Goudard (2002), M. Marc Dubourdieu (septembre 2002 avril 2005), M. Emmanuel Charron (mai 2005 novembre 2007), M. Renaud Bachy, (à compter du 30 novembre 2007)

Au titre de ses fonctions exercées à temps plein, M. Renaud Bachy perçoit une rémunération brute mensuelle de 11 981,72 euros (y compris le supplément familial de traitement) soit une rémunération nette mensuelle de 10 058,47 euros

----------------------------------------------- PRESIDENT DE LA MIR A L'UNHAS --------------------------------------------

REUNION DE L'UNHAS

COMPTE RENDU DE LA REUNION DE L'UNHAS A AIX-EN-PROVENCE

MAISON MARECHAL JUIN

Samedi 14 avril 2011

************************************************* COURRIEL LE 15 MAI 2011 DIFFUSE PAR SLIMANE DJERA ******************************************************

Les harkis à R. Bachy : « Nous ne supportons plus les engagements non tenus »

Il n'est plus possible, désormais, d'endormir les anciens harkis et leurs enfants avec des manipulations éhontées et les engagements non tenus des périodes électorales. C'est ce qu'a du constater Renaud Bachy, président de la M.I.R. (Mission Interministérielle aux Rapatriés), lors de la réunion du 14 mai 2011 à Aix-en-Provence. L'union et la maturité, deux éléments révélateurs d'un état d'esprit face au mépris.

Lors de l'assemblée nationale de l'UNHAS le 14 mai 2011, à Aix-en-Provence, une réunion-débat s'est tenue sur le thème «  Analyse de la situation des anciens harkis et leurs familles 49 ans après leur déracinement, les échecs et les réussites scolaires, professionnelles, et autres. »

Cette réunion s'est tenue  sous la présidence de M. Messaoud KAFI, président national de l'UNHAS, en partenariat avec le Collectif des familles des harkis du pays d'Aix, présidé par M. Slimane Djera, délégué national de l'UNHAS et en présence de M. Renaud Bachy, président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés, représentant du gouvernement. La réunion avait pour modérateur M. Mohamed Benkouda, ancien président-fondateur de l'UNTFMONAA.

Après l'allocution de Messaoud Kafi, quelques élus de la région PACA prennent la parole devant une salle composée de représentants d'associations nationales, de militants et de sympathisants. M. Benkouda  donne la parole à Fatima Besnaci-Lancou,  qui cite une phrase gravée à l'entrée du mémorial de Caen :  « La douleur m'a blessée, la fraternité m'a relevée  » du 31 mars 2007. Elle indique que, pour se relever, ce qui pourrait être le vrai geste fraternel serait que la France reconnaisse sa responsabilité dans le drame vécu par les harkis et leurs familles et qu'il était dommage que le président de la république n'ait pas tenu son engagement du 31 mars 2007 :  «  Si je suis élu, je veux reconnaître la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des harkis en 1962 ».  Ce n'était ni un emploi, ni l'argent, ni un logement qui allaient réparer cette blessure.

La parole a été donnée ensuite à l'auteur de  « Pour l'honneur, avec les harkis »,  François Meyer, ancien lieutenant en Algérie, qui rappelle comment il s'est battu contre le gouvernement de l'époque pour imposer « ses harkis » et pouvoir enfin les amener dans le camp du Larzac puis les installer en Lozère, tout en indiquant que, pour lui, on ne peut pas vraiment parler d'abandon au sujet des harkis. Un discours surprenant et somme toute quelque peu contradictoire...

Abderrahmane Moumen retrace avec précision l'historique des associations de harkis.

La parole est donnée à la salle avant que Renaud  Bachy ne conclut la séance. Contre toute attente, aucune question n'est posée aux 3 intervenants : visiblement, les représentants des associations étaient venus interpeller le représentant du gouvernement sur l'engagement du président de la République. Les nombreuses interventions réalisées dans une atmosphère fiévreuse, étaient en attente de réponse sur la question de cet engagement : ainsi, par exemple, Khadra Safrioune,  Présidente de l'Association des Harkis et des Rapatriés d'Algérie et de leurs enfants de Bourgogne,  s'est exprimé en ces termes :  « Le président de la République a menti, par conséquent j'ai menti aussi en relayant cette parole à mes adhérents. Est-ce que vous pouvez-nous dire, à un an des échéances, si Nicolas Sarkozy va tenir son engagement ? ...  ».

Renaud Bachy est alors intervenu avec un discours formaté, froid, inhumain, reprenant ce que nous avons l'habitude de lire dans les réponses du gouvernement aux questions écrites des députés, dans les réponses faites aux courriers des associations par les  représentants du gouvernement, à tous les niveaux : les emplois, les lois successives d'indemnisation, les aides aux enfants, la Fondation (en s'attardant lourdement sur celle-ci) ,  sur le style  « On vous a bien gâtés, je ne vois pas pourquoi vous vous plaignez »   en précisant « la gauche n'a rien fait ». R. Bachy précise qu'il ne faut pas oublier la responsabilité de l'Algérie.

Des personnes dans la salle ont indiqué qu'elles ne voulaient pas de la Fondation ; Fatima Besnaci-Lancou indique que le PS avait fait la même promesse, que si le PS était au pouvoir, on lui aurait tenu le même discours qu'aujourd'hui s'il n'avait pas tenu son engagement. Deux échéances majeures vont arriver en 2012, il faut profiter de cette période pour lutter pour la réalisation de notre objectif commun.

Toujours en réponse aux propos de R. Bachy, Stanislas Gall, ancien responsable de S.A.S. en Kabylie,  s'insurge contre le fait que le sujet serait la question de notre relation avec l'Algérie, alors qu'il s'agit de l'engagement du président de la République relatif à l'abandon des harkis par la France. Par ailleurs, il précise qu'il ne s'agit pas de tenir un discours de droite ou de gauche.

Renaud Bachy, était visiblement dans l'incapacité de répondre à  LA question  de la salle, sans exprimer pour autant une quelconque compréhension. Il est resté un haut fonctionnaire droit dans ses bottes.

Messaoud Kafi s'est par la suite déclaré déçu par les propos du représentant du gouvernement (voir la vidéo  : Messaoud Kafi, ancien harki, à Aix-en-Provence... par  associationahdh )

SI VOUS AVEZ PARTICIPE A CETTE REUNION, FAITES NOUS PART DE VOTRE AVIS !

------------------------------- 2012 : DEFILE OU NON DE L'ARMEE ALGERIENNE ? -------------------------------


14 JUILLET 2012 : DEFILE OU NON DE L'ARMEE ALGERIENNE ?

LORS DU SALON DES ECRIVAINS ET ARTISTES RAPATRIES A ANTIBES

interrogé par l'écrivain Claude NAL, Renaud BACHY, Président de la MIR et Directeur général de l'ANIFOM, dément officiellement l'annonce fait par l'Ambassadeur de France en Algérie d'un éventuel défilé des troupes algériennes le 14 juillet 2012 sur les Champs Elysées.

L'Etat français ne reculant devant aucune interprétation audacieuse de l'Histoire, des conseillers du Président de la République lui ont proposé de rééditer l'hommage aux troupes africaines rendu à l'occasion du "50e anniversaire des Indépendances" en faisant défiler l'ALN, l'Armée algérienne actuelle, sur les Champs Elysée le 14 juillet 2012 pour marque le 50e anniversaire de l'Indépendance de l'Algérie. Ainsi les Français ignorants auraient pu croire qu'ils étaient redevablent aux "immigrés" algériens de leur libération en 1943-45, par cette habile substitution de l'Armée d'Afrique et des ces 175.000 pieds-noirs et 230.000 Français musulmans. Notre compatriote Claude NAL a eu l'heureuse initiative de demander à M. Renaud BACHY, qui est directement rattaché au Premier ministre, si cette information était ou non confirmée. Voici la réponse du Président de la MIR. Jeune Pied-Noir demande que cette affirmation verbale soit confirmée par un communiqué officiel du Premier ministre, car M. Renaud BACHY n'a pas pu faire cette déclaration de sa propre autorité, lui qui n'obtient aucune réponse de M. FILLON ou de M. SARKOZY aux questions que lui posent depuis plus de 4 ans les Associations de Rapatriés dans les réunions officielles Etat/Rapatriés. A moins que ces propos du Président de la MIR aient pas, comme ceux du 26 janvier 2011, "vocation a être diffusés". Dans ce cas au nom de qui parle M. BACHY ? Il faut que le Président de la MIR et Directeur de l'ANIFOM s'explique. Les Français Rapatriés comptent sur Philippe NOUVIOU et Gérard SCHETTINI, lors de la réunion du RECOURS le 7 mai à AGEN, pour lui demander de répondre officiellement aux questions de nos compatriotes. Nous vous invitions à appuyer cette demande auprès des dirigeants du RECOURS ou à vous rendre à AGEN pour interroger directement M. Renaud BACHY. Bernard COLL - Secrétaire général de JPN

------------------------------------------------------- MESSAGE DE CLAUDE NAL, ECRIVAIN ---------------------------------------------------------

Chers amis, ce message est destiné à ceux d'entre-vous qui, comme moi, ont reçu une information selon laquelle "L'ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt, a proposé à Nicolas Sarkozy que l’armée algérienne défile sur les Champs-Elysées le 14 juillet 2012, pour fêter le cinquantième anniversaire de l’indépendance." et qui trouvent cette idée abominable.

Voici mon message : J'ai eu le plaisir de participer au 33ème Salon National des Ecrivains et Artistes Rapatriés d'Antibes, du 29 avril au 1er mai 2011, auquel le Président Jean CEPI a bien voulu me convier. A cette occasion j'ai rencontré Monsieur Renaud BACHY, Président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés, qui m'a accordé quelques instants d'entretien. En réponse à une question précise, Monsieur BACHY m'a indiqué, avec fermeté, qu'il n'était pas question que l'armée algérienne vienne défiler en France et que les informations qui circulent sur Internet sur ce sujet ne sont que des rumeurs initiées par des opposants politiques au gouvernement actuel et au Président de la République. "Non, non et non ! " m'a-t-il précisé. J'ai alors demandé à Monsieur Renaud BACHY de me confirmer cette affirmation devant plusieurs témoins, élus et présidents d'associations Pieds-Noirs. Ce qu'il a fait. Il m'a alors autorisé, devant ces mêmes témoins, à diffuser cette information sans restriction. Donc, prenant acte de cette position catégorique et de l'autorisation de diffuser, je vous la communique pour que vous la transmettiez à votre tour, si vous le souhaitez. Je ne suis le porte parole de personne, mais, pour ma part, je considère que cette information est positive pour notre communauté, pour tous ceux qui tiennent encore à la sauvegarde de l'honneur de l'armée française et, tout simplement, pour la France. Il nous reste, bien entendu, d'autres sujets de préoccupation, voire d'inquiétude, mais au moins celui-ci peut-il être raisonnablement écarté. Bien entendu ce message n'empêche pas de rester vigilants et j'espère que les faits confirmeront ces propos. Bien amicalement.
Claude Nal
http://www.jh-dhonneur.fr

Information communiquée par Claude NAL et rediffusé par Nadine & Jean-Claude GATTO - Avec nos remerciements

------------------------------------------------ AGEN - RECOURS - 7 MAI 2011 ----------------------------------------------

-------------------------------------- M. RENAUD BACHY parle au RECOURS --------------------------------------------

REUNION DU RECOURS

M. Renaud BACHY a-t-il répondu aux attentes des Français Rapatriés ?

En l'absence de compte rendu du RECOURS, Jeune Pied-Noir s'adresse au député

Jean DIONIS du SEJOUR qui assisté à cette réunion

L'assistance lors de l'importante réunion du RECOURS France à AGEN

(Photographie du site du député Nouveau Centre Jean DIONIS du SEJOUR- Droits réservés)

***************************** COURRIEL ADRESSE 15 MAI 2011 PAR JPN A M. JEAN DIONIS DU SEJOUR *****************************************

Monsieur le Député,

Vous avez assisté à la réunion du RECOURS France le 7 mai dernier au cours de laquelle M. Renaud BACHY devait répondre aux attentes des Français rapatriés qui attendent depuis plus de 4 ans que le Chef de l'Etat Nicolas SARKOZYZ tienne les engagements du candidat Nicolas SARKOZY. Nous vous adressons par un autre courriel la lettre que nous avions faite dans ce sens au RECOURS.

Nous sommes surpris de n'avoir aucun communiqué du RECOURS suite à cette réunion et vous prions de bien vouloir nous informé de ce qui a pu être dit par M.Renaud BACHY, président de la MIR et représentant du Premier ministre.

Dans cette attente et restant à votre disposition,

Avec nos remerciements anticipés.

Taouès TITRAOUI - Responsable Relations Publiques de JPN - M'sila - Fille de Harki, active depuis 1974, Membre du HCR depuis sa création en 2002- Elue local (3e mandat) 

Bernard COLL - Secrétaire général de JPN  - Alger - 1947- 4e génération - Père oranais - Mère : Algéroise - Formation : Ingénieur télécom et cadre marketing/communication - retraité. Actif depuis 1974. Nous sommes les auteurs, entre autres, du LIVRE DES HARKIS (JPN 1991) et du DVD « HARKIS LES SACRIFIES » (JPN 2010) et les concepteurs-réalisateurs en 1985, avec le regretté Jean-Claude KHIARI, de la campagne nationale de solidarité française "HOMMAGE AUX HARKIS". Tel : 06 80 21 78 54.

http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/

Pour nos parcours personnels plus détaillés au sein de JPN, veuillez nous adresser un courrier avec vos coordonnées.

FATES DE MEME - ECRIVEZ AU DEPUTE JEAN DIONIS DU SEJOUR! INFORMEZ-NOUS DES REPONSES OBTENUES !

jean.dionis@wanadoo.fr - jdionisdusejour@assemblee-nationale.fr

 

REUNION ORGANISEE PAR LE RECOURS AVEC M.RENAUD BACHY

A AGEN LE 7 MAI 2011

Jeune Pied-Noir demande à Gérard SCHETTINI et Philippe NOUVIOU d'être les interprètes des Français "rapatriés" auprès de Renaud BACHY

Mis en ligne le 7 mai 2011

***

Au 10 mai, aucun communiqué du RECOURS sur les engagements de M. Renaud BACHY/

A l'attention de M. Gérard SCHETTINI, Président du RECOURS, et Philippe NOUVIOU, Secrétaire général,

Monsieur le Président, Monsieur le Secrétaire général, Chers Compatriotes et Collègues des réunions officielles Etat/Rapatriés, Cher Philippe,

Votre heureuse initiative d'une réunion permet de rompre un silence de plus de 9 mois dans le dialogue Etat/Rapatriés. Ne pouvant nous rendre à votre aimable invitation pour une raison de santé, nous vous prions de bien vouloir trouver ci-après nos premières réflexions et propositions pour contribuer à l'avancement des attentes de nos compatriotes spoliés moralement et matériellement par la politique de l'Etat français depuis 1962.

Nous nous étonnions en effet, et nous ne sommes probablement pas les seuls, du silence des Associations ayant participer au dialogue officiel l'Etat/Rapatriés suite aux vux présentés à la communauté "Rapatriés" par M. Renaud BACHY le 26 janvier dernier, puis à sa nomination très discrète comme Directeur général de l'ANIFOM que nos compatriotes ont pu découvrir grâce à la diffusion des Bulletin JPN N°220 et N°221.

Comme nous nous étonnons toujours du très long silence de la grande majorité des représentants rapatriés, Harkis, Pieds-noirs et Anciens combattants présents le 31 mars et le 13 avril 2007, lorsque le candidat Nicolas SARKOZY nous a présenté ses engagements pour répondre aux attentes de TOUS nos compatriotes (cf. sur notre site les Chartes "rapatriés" notamment celle du CLAN-R et la MOTION DU COLLECTIF de MARSEILLE du 13 MAI 2008 à la rédaction desquelles JPN a participé), ou qui eurent aussi le privilège d'être invités par le Chef de l'Etat lors de la mémorable soirée du 5 décembre 2007 à l'Elysée, au cours de laquelle le nouveau Président de la République devait tenir son principal engagement, comme il l'avait affirmé avec force le 13 avril 2007 en répondant à la question que je lui avait posée: "Quand allez-vous reconnaître officiellement la responsabilité de l'Etat dans l'abandon et le massacre des Harkis ?". Tous les participants, et Philippe NOUVION peut en témoigner, qui étaient présents ont été frappés de la détermination de la réponse de Nicolas SARKOZY qui avait fusé en quelques secondes : "Avant la fin de l'année 2007 !". Il y avait aussi à cette réunion, organisée par Renaud BACHY, Michel LEVY pour le GNPI, Denis FADDA pour le CLAN-R, Yves SAINSOT pour l'ANFANOMA et le CLAIR, Mme Nicole FERRANDIS pour les Familles des Victimes du 26 mars 1962, Jean-François COLLIN pour l'ADIMAD, Jean CEPI pour les Pieds-noirs d'Antibes Juan-les-Pins, Mme MONTERO, Jean-Félix VALLAT et Jean-Pierre SEROIN pour la MAFA, etc la plupart étant vos collègues au sein des différents Hauts Conseils des Rapatriés. Ce que, le matin du 5 décembre 2007, EUROPE 1 puis toutes les télévisions avaient confirmé. Au lieu de cela nous eûmes droit, le soir à l'Elysée, de la part du Chef de l'Etat  à une "reprise" allégée du discours de Constantine sur " la colonisation un système injuste" , une colonisation composée de braves gens, nos ancêtres, qui construisaient des routes, des ports, des barrages, des écoles, des hôpitaux, une agriculture prospère en y laissant des dizaine de milliers de morts pour assainir les marécages ... bref qui bâtissaient un pays moderne, tout ce qui manquait à la Régence turque d'Alger dans ce "pays qui n'a pas de nom", selon la célèbre boutade de Emile-Félix GAUTHIER, que le Roi Louis Philippe baptisa alors d'Algérie. Tout cela, comme l'a affirmé l'ancien Ambassadeur de France en Algérie Bernard BAJOLET sans être démenti par le gouvernement, sous les lois de la République française durant 132 ans (sic). Philippe NOUVION peut en parler car il a rencontré avec Yves SAINSOT cet étonnant représentant de la France qui n'a rien semblé comprendre à leur demande d'explication. C'est cette reconstruction de l'Histoire, due probablement au très gaulliste conseiller Henri GUIANO, que semble avoir été définitivement adoptée Nicolas SARKOZY et son entourage.


Par un Message au Président de la République présentée au Sénat et remis en main propre à Guy FORZY, alors Délégué aux Rapatriés et ancien Président du RECOURS, 200 Associations de Harkis/PN et 16.000 de Français réclament en premier lieu la reconnaissance du " crime d'Etat du 19 mars 1962", et ceci depuis le 22 septembre 1995, dont Philippe NOUVION, a été signataire lors du Congrès du Cercle Algérianiste de La Grande Motte en 2003. Ce que 42 Associations de Rapatriés et Anciens combattants, dont l'UNC de notre ami Hugues DALLEAU, ont rappelé au Président de la République dans une campagne de 8 annonces parues dans Le MONDE et Le FIGARO de septembre 2008 à septembre 2010.

Or ce point capital, première de toutes les revendications des "Rapatriés" n'apparait pas dans l'ordre du jour de votre réunion du 7 mai. Elle figurait pourtant déjà en première position des points revendiqués par le premier HCR en 2004 dont Philippe NOUVIOU et Boussad AZNI étaient alors les vice-présidents.  Or seule une réponse favorable de l'Etat à cette légitime demande permettra d'apporter une solution de TOUTES les autres attentes dont vous proposez de débattre. Cette revendication première a encore donné lieu récemment à de nombreuses actions des Harkis, Pieds-noirs et Amis à PARIS avec la présence pendant durant plus de deux ans de nos amis Zohra BENGUERRAH et Hamid BOURAI devant l'Assemblée nationale et en province, et aussi dernièrement à NIMES, à l'action spectaculaire de la COORDINATION du MOUVEMENT HARKIS DU GARD ou à celles contre le 19 mars menées par des "jeunes pieds-noirs" comme Lionel VIVES à LA GESSE, Jean-Yves BARRERE à BAYONNE, Bernard CINI à VALENCE, ou par les Associations à TOULOUSE, ISTRES, NARBONNE, NICE, ou PERPIGNAN.... aidés efficacement par le Cercle Algérianiste, le Comité Véritas, l'ANFANOMA, le CLAN-R, le Comité PACA Non au 19 mars 1962 du dynamique Hervé CUESTA, le CRI de notre ami Jaques TORRES, JPN, etc... Nous sommes désolés de ne pouvoir toutes les mentionner, mais en quelques secondes chacun peut suivre les actions de nos associations grâce à GOOGLE ou par l'excellent bulletin de presse quotidien du ponctuel Jean-Louis GRANIER ou encore par RADIO-TELEVISION PIEDS-NOIRS du très actif Jean-Pierre ERNST ! A quelque jours près, votre réunion, si elle s'était tenue le 13 mai, aurait eu le caractère symbolique de marquer le 3e anniversaire de la grande manifestation de MARSEILLE due à nos amis André LORE et Jean-Paul SELLES et aux Associations qui les ont soutenus, dont le RECOURS il nous semble. Une manifestation unitaire collective réussie que vous retrouverez comme temps fort de la communauté en fin du documentaire DVD "HARKIS LES SACRIFIES" que nous allons vous adresser par courrier.

Ce bref rappel, nous invite à vous solliciter pour savoir s'il vous encore possible de demander à M.BACHY s'il a enfin obtenu une réponse du Chef de l'Etat sur sa décision de tenir son engagements du 31 mars 2007 envers les Harkis par la "reconnaissance officielle, du crime d'Etat du 19 mars 1962", première et seule question que JPN a posée à M. Hubert FALCO et Renaud BACHY lors de dernières réunions officielles, notamment le 6 juillet dernier, vous en souvenez-vous ?

M.BACHY aura-t-il la réponse ? Que pourra-t-il dire de plus aux personnes qui vont se déplacer, parfois de loin, pour entendre ce que nous ont dit durant 4 années les 16 conseillers « rapatriés » de l'Elysée, Matignon, du Secrétariat d'Etat aux Anciens Combattants et (accessoirement) au Rapatriés que nous avons rencontrés ensemble ou séparément, en présence ou non de M.BACHY, lors d'une bonne quarantaine de réunions diverses et variées, comme M. FALCO lui-même lors de sa dernière réunion le 6 juillet 2011 au Secrétariat d'Etat, ou M. BACHY était à ma droite :  "Nous posons vos questions à Matignon et à l'Elysée mais nous n'obtenons aucune réponse ni du Premier ministre ni du Chef de l'Etat" . Les responsables "rapatriés" venus de loin pour le voir, auront-ils à cur de faire dépenser à leurs associations plusieurs centaines d'euros pour entendre une redite des non réponses de M. BACHY, ou son discours du 26 janvier 2011 « qui n'avait vocation à être diffusé » (on se demande alors pourquoi il l'a prononcé ?) selon sa réponse laconique à notre diffusion imprévue, accessible gracieusement sur notre site ou disponible en DVD pour la somme modique de 13 euros port compris auprès de JPN ? Car le site de la MIR est toujours en panne. Et ceci depuis des années !

M. BACHY n'y est en effet pour rien dans cela. Seul le Chef de l'Etat peut tenir ses engagements en prenant enfin la décision de le faire. Sa réponse à ce jour ne tient-elle pas dans son silence et dans ses actes depuis 4 années de pouvoir ?

Outre qu'il n'a tenu personnellement aucun de ses engagements, Nicolas SARKOZY n'a jamais honoré de sa présence une seule Journée nationale d'HOMMAGE AUX HARKIS depuis sa création en 2001 dont le Nation commémorera le 10e anniversaire le 25 septembre 2011. Nous serions heureux que le RECOURS apporte son soutien moral au projet présenté par JPN depuis 6 ans d'abord à M.BACHY, puis aux 16 conseillers « rapatriés », d'un grand spectacle audiovisuel retransmis en direct sur une chaîne publique de télévision (France 2 nous doit bien cela depuis la diffusion des "porteuses de mort" documentaire faisait l'apologie du terrorisme FLN) comme cela le fût pour l'hommage au général LECLERC, pour LA LEGION ETRANGERE ou dernièrement pour LE SPECTACLE EQUESTRE DE SAUMUR. L'Etat français doit bien cela aux Harkis et à leurs enfants. L'argument de que la MIR ne dispose pas du budget nécessaire de 150.000 euros ne peut être accepté car cette somme ne représente pas ce que certaines associations de rapatriés ou non reçoivent de l'Etat en quelques années et ceci pour certaines depuis des décennies. A ce sujet, pourriez-vous d'ailleurs demander à M.BACHY de publier, comme la loi l'exige, l'usage qu'il a fait du budget de la MIR durant ces 4 dernières années et les subventions allouées aux associations de Rapatriés depuis 2003, date à laquelle ces chiffres ne sont plus accessibles ? Un engagement verbal qu'il avait fait pourtant lors de ses vux en 2008 à Thierry ROLANDO, Président du Cercle Algérianiste, et moi-même lorsque nous lui en avions fait la demande. Une demande renouvelée ensuite plusieurs fois par écrit au président de la MIR et auprès du Groupe d'étude parlementaire « rapatriés » président par le député Elie ABOUD. Sans succès à ce jour. M. Elie ABOUD peut-il aussi intervenir auprès de M. Renaud BACHY ou du gouvernement pour que soient respectées notre Constitution et les lois françaises ?

Il est de même pour l'hommage national officiel aux civils et militaires "Morts pour la France" en AFN du 5 décembre. Depuis sa création en 2002 par Jacques CHIRAC, ni Nicolas SARKOZY, ni François FILLON n'ont trouvé le temps de faire les 500 mètres qui séparent l'Elysée et Matignon du Quai Branly. Ni l'un, ni l'autre n'ont estimé nécessaire de recevoir les familles de disparus de l'après 19 mars 1962, des victimes du massacre du 26 mars 1962 de la rue d'Isly à Alger ou des disparus d'Oran du 5 juillet 1962. Pourtant, en 4 années de pouvoir, M. SARKOZY a reçu personnellement à l'Elysée des dizaines de familles de victimes de « faits divers », et M. FILLON a tout de même trouvé le temps en 2007 de faire 7000 km pour aller honorer la mémoire deux françaises disparues en Argentine. Le 26 janvier 2011, lors de son allocution "qui n'avait pas vocation à êtres diffusée" , M.BACHY a fait l'annonce assez extraordinaire de l'inscription le 5 décembre 2011, à moins de 4 mois de l'élection présidentielle, des noms de toutes les victimes civiles françaises innocentes sur la colonne centrale du Mémorial national du Quai Branly. Il a même annoncé que les listes avaient déjà été communiquées à la DPMA. La diffusion de la transcription par JPN de cette allocution a naturellement suscité des réactions des familles des victimes de disparus, notamment de celles ayant déposé plainte en 2002 pour "crime et complicité de crime contre l'Humanité" grâce à l'assistance de JPN et des plusieurs autres associations amies. Ces plaintes avaient bénéficié, par l'action menée en 2001 par Le Comité National de Liaison Des Harkis, présidé par notre ami Boussad AZNI, d'une large retombée médiatique, permettant notamment les émouvants témoignages de Mme DUCOS-ADER, de Philippe BANON sur TF1 et de Mme TEUMA sur A2, dont vous connaissez l'action exemplaire en mémoire de son père disparu à Oran le 5 juillet 1962 auquel l'Etat avait accordé la mention "Mort pour la France" pour la retirer quelques mois après. M. BACHY aura probablement à cur d'expliquer ce cafouillage qui hélas, dans ce cas dramatique, constitue une nouveau « crime » pour ces victimes « oubliées » comme l'a si justement rappelé Nicolas SAROZY le 31 mars 2007.

Le temps vous manquera probablement le 7 mai pour demander à M.BACHY de faire le bilan qu'il n'a pas pu faire le 26 janvier dernier, sur tous les autres dossiers que vous connaissez aussi bien que nous : LE PLAN EMPLOI HARKIS (quels résultats ?), LE VOTE D'UNE LOI RENDANT POSSIBLE L'APPLICATION DE L'ARTICLE 5 DE LA LOI DU 23 FEVRIER 2005 PROTEGENT LES HARKIS DES INSULTES DONT ILS SONT REGULIEREMENT L'OBJET DANS LES MEDIAS (proposition de loi déposée en février 2010 par Raymond COUDERC, sénateur-maire de Béziers et grand ami d'Hubert FALCO, sans résultat à ce jour !) LES DISPARUS, LE RESPECT DE NOTRE HISTOIRE, LE 19 MARS, LE MEMORIAL de la FRANCE D'OUTRE-MER DE MARSEILLE (en attente depuis 27 ans et dont M. Jean-Jacques JORDI est toujours le Président réel d'un Mémorial virtuel !), LE RETOUR DU MUSEE LYAUTEY DE LA PORTE DOREE A SA VOCATION (devenu en 4 ans seulement le Musée de l'Immigration), LA FONDATION DE LA MEMOIRE (bien silencieuse depuis sa création il y a 7 mois par M.FALCO, ces ui est normal puisqu'elle n'a pas encore de téléphone ni d'informatique !), NOTRE PRESENCE DANS MEDIAS (où sont les engagements de France 2 ?), LE RENOUVELLEMENT DU 4e HAUT CONSEIL DES RAPATRIES (en panne depuis 14 mois et dont M. Renaud BACHY à la responsabilité!), LA REALISATION D'UN MEMORIAL NATIONAL A PARIS AUX UN MILLION DE FRANCAIS D'AFN et DES COLONIES "MORTS POUR LA FRANCE" (2 réunions Etat/Rapatriés présidé par M. Xavier DELARUE, Directeur de Cabinet d'Hubert FALCO, auxquelles nous avons ensemble participés et puis plus rien !), LES ARCHIVES DE "L'ALGERIE FRANCAISE" DE L'INA (données à l'Algérie algérienne pour qu'elle réalise et diffuse sans droits ses propres « documentaires »), NOS CIMETIERES EN ALGERIE, L'INDEMNISATION (enterrée par le rapport du CES du 19 décembre 2007), NOS LIEUX DE MEMOIRE comme LA STELE DE MARIGNAN et les autres condamnés, et aussi, entre autres, l'annonce du défilé des troupes algérienne le 14 juillet 2012 sur les Champs Elysées, l'hommage officiel au communiste-stalinien et « anticolonialiste » Aimé CESAIRE « enterré » virtuellement au Panthéon, etc. Une réunion d'une demi-journée suffira-t-il ?

La liste des attentes auxquelles M.BACHY aurait déjà dû répondre depuis 4 ans, vous la trouverez aussi dans les comptes-rendus que JPN a diffusés dans ses Bulletins d'information relatifs aux deux dernières réunions avec M.FALCO comme Secrétaire d'Etat aux "Rapatriés". Une excellente synthèse actualisée vient d'être diffusée par Gilles BONNIER comparant les engagements de Nicolas SARKOZY aux attentes exprimées par la Charte du CLAN-R. N'ayant reçu des associations présentes à ces réunions aucune demande de correctif (sauf une précision de Gilles BONNIER sur les cimetières) ou d'ajout, nous pouvons penser que leur contenu répond à la réalité et que vous l'approuvez.

Dans ce contexte, est-il raisonnable de penser que Nicolas SARKOZY tiendra dans sa dernière année de Président de la République les engagements qu'il n'a pas tenus en 4 années de plein pouvoir ?

Plutôt qu'une nouvelle réunion avec M.BACHY, ne faut-il pas que les Français Rapatriés organisent fin 2011, le 5 décembre par exemple, des ETATS GENERAUX à PARIS pour demander comme l'a fait à NIMES fin 2004 avec efficacité l'USDIFRA et son Président, notre ami Gabriel MENE, avec le soutien de JPN aux candidats à l'élection présidentielle de 2012 et à leurs partis de s'engager publiquement devant les Français rapatriés, avec cette fois-ci, la précaution d'accompagner cet engagement d'un projet de loi marquant définitivement la reconnaissance officielle de la responsabilité de l'Etat et complétant la loi du 23 février 2005 ? Une proposition à laquelle nous invitons toutes les responsables rapatriés à faire part publiquement du point de vue officiel de leurs associations.

Restant à votre disposition pour toute information complémentaire pouvant vous être utile, nous invitons tous nos compatriotes qui peuvent le faire à se rendre à votre réunion pour s'exprimer directement. Pour les responsables rapatriés qui ne peuvent si rendre, ils peuvent, comme nous, vous faire part de leurs avis par Internet. C'est gratuit, rapide et tout le monde pourra ainsi être informés de leurs attentes et propositions concrètes.

Bon succès à votre réunion et gagnons ensemble pour que TOUS nos compatriotes obtiennent de l'Etat français, à l'occasion de cette année 2012 qui s'annonce riche en événements avec l'élection présidentielle, le 50e anniversaire de notre exode qui est aussi, il ne faut pas l'oublier celui de l'abandon de nos départements algériens et la naissance de l'Algérie indépendante dont nous fûmes chassés au nom du très démocratique slogan « La Valise ou le Cercueil » - titre et sujet de l'excellent et récent film du réalisateur Charly CHASSAN - malgré les Droits de l'Hommes, la Constitution française votée en septembre 1958 à 96,7% par les "10 millions de Français à part entière d'Algérie" selon la célèbre déclaration du général De Gaulle du 4 juin 1958 sur le Forum d'Alger, les "garanties" d'Evian, les Associations humanitaires et les hommes politiques de gauche et de droite au pouvoir devenus aussi amnésiques de leurs engagements précédents. Décidemment ces troubles de la mémoire inquiétants et persistants semblent plus particulièrement toucher cette catégorie de Français de 1962 jusqu'à aujourd'hui. Il ne faudrait pas qu'ils contaminent aussi par contagion le monde des Français « rapatriés ».

Ne vous connaissant pas suffisamment, sauf pour vous avoir entrevu rapidement lors de quelques réunions Etat/Rapatriés, et souhaitant mieux connaître vos actions en faveur de nos compatriotes nous avons regardé le site du RECOURS, qui est le même que celui de MEMOIRE DE LA FRANCE D'OUTRE de notre ami PAUL MEFRET, dont tout les participants à NICE 1987 se souviennent du rôle fondamental dans le succès de cet événement international. Le site n'a pas été mis à jour depuis un certain temps, semble-t-il. Et via GOOGLE nous avons trouvé par votre nom "Gérard SCHETTINI" 48 résultats, mais malheureusement peu d'informations sur vous que :

- né à Sainte-Maure de Peyriac et que vous avez déjà reçu M. BACHY l'an dernier en janvier 2010

Votre lieu de naissance est-il une erreur du journaliste ? Merci de bien vouloir permettre aux destinataires de disposer d'informations plus fiables et complètes : né à, année, activités pour les "Rapatriés" depuis quand, résultats obtenus, etc... Mieux se connaître permet de mieux s'apprécier et notre Association désire contribuer à la promotion, dans la transparence, de tous les talents de notre communauté. Et Dieu sait s'ils sont nombreux !

Comme vous l'avez constaté comme nous, à notre plus grande satisfaction, il y a désormais de "jeunes pieds-noirs et harkis, un même cur", comme Lionel VIVES, Eric SAFRAS, Jean-Pierre BARRERE, François CALMEIN (fils de notre ami Maurice CALMEIN, président fondateur du CERCLE ALGERIANISTE, qui vient de sortir une histoire passionnante de l'Algérianisme que nous conseillons à vos invités de lire "Algériens nous sommes, qué" aux éditions ALTLANTIS), Zohra et Hamid (désolés de ne pouvoir citer tous les enfants de Harkis qui ont repris le flambeau qui sont trop nombreux, mais la relève semble assurée), courageux et déterminés prêts à défendre notre mémoire collective. Pourquoi ne les inviteriez vous pas à votre réunion du 7 mai AGEN ? M. BACHY trouvera probablement dans ses tiroirs de quoi rembourser leurs déplacements, notamment en prenant dans les frais de fonctionnement du HCR4 qu'il devait relancer en avril-mai 2010 et qui est toujours inexistant.

Nous espérons que ce bref rappel du combat que nous menons ensemble depuis des décennies, n'est pas entaché par une défaillance de nos mémoires qui ne seront en paix que lorsque TOUS nos compatriotes auront obtenus VERITE et JUSTICE. Et cela ne dépend que d'un seul homme, non pas M. Renaud BACHY au demeurant personnalité fort sympathique et cultivée avec laquelle nous avons dû passer en réunions entre la date de sa nomination fin 2007 et la dernière réunion du 6 juillet 2010, au moins une vingtaine d'heures pour n'obtenir aucune réponse. Celui qui détient la solution à nos problèmes est naturellement le Président de la République, dont le Directeur de Cabinet vous a reçu longuement le 23 septembre 2010.

Seul un dialogue ouvert à TOUS permettra d'éviter ce faux conflit car, à vous lire, nous sommes bien d'accord sur le fond : l'impérieuse nécessité d'obtenir la reconnaissance de la responsabilité de l'Etat française dans le crime du 19 mars 1962. Ce à quoi JEUNE PIED-NOIR va consacrer toute son énergie et ses moyens durant cette année précédant l'élection présidentielle, avec l'aide des 42 Associations et 1400 Français qui nous soutiennent matériellement et celles de 200 Associations et 16.000 Français qui nous apportent un réconfort moral. Il n'est pas difficile d'imaginer l'audience que nous pourrions avoir si TOUTES les 500 Associations, Amicales et les 2 millions de Français rapatriés et descendants se joignaient à nous. En espérant que le RECOURS prenne désormais une part active, au moins morale, dans cette action collective pour l'obtenir.

Amitiés Harkis et Pieds-noirs. Et gagnons ensemble.

Bernard COLL - Alger - 1947- 4e génération - Père oranais - Mère : Algéroise - Ingénieur télécom et cadre marketing/communication retraité. Actif depuis 1974. - Secrétaire général de JPN

Co-auteur avec Mme Taouès TITRAOUI née à M'sila - Fille de Harki, active depuis 1974, Membre du HCR depuis sa création - Elue local (3e mandat), Responsable Relations Publiques de JPN, du LIVRE DES HARKIS (JPN 1991) et du DVD "HARKIS LES SACRIFIES" (JPN 2010) et concepteurs-réalisateurs, avec le regretté Jean-Claude KHIARI, de la campagne "HOMMAGE AUX HARKIS".


Voir le site JPN et nos ouvrages pour notre parcours plus détaillé.
http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/

JEUNE PIED-NOIR - BP 4 - 91570 BIEVRES

---------------------------------------- 2011 : NOMINATION DE M. RENAUD BACHY --------------------------------------

NOMINATION DE M. RENAUD BACHY

Président de la MIR comme Directeur général de l'ANIFOM

Lundi 4 avril 2011

Décret du 24 mars 2011 - références JORF N°00710 du 25 mars 2011 - page 5359.

LA LIQUIDATION ANNONCEE DU DOSSIER "RAPATRIES" ?

A un an de l'éléction présidentielle, le Chef de l'Etat a, semble-t-il, choisi sa politique "rapatriés" en demandant à son premier ministre de solder le dossier dans le plus bref délai. Les choix des hommes politiques s'apprécient à leurs actes. En quatre années de pouvoir, Nicolas SARKOZY n'a tenu personnellement aucun des engagements qu'il a pris publiquement ou en privé devant les représentants de la communauté harkie le 31 mars 2007 et pieds-noirs le 13 avril 2007 en présence déjà de Renaud BACHY.

En nommant le président de la MIR à la direction de l'ANIFOM, le premier ministre, fidèle exécutant des directives de l'Elysée, annonce la fin du dossier rapatriés. Seule une prise de conscience rapide de ce mauvais choix d'un mauvais conseiller du Chef de l'Etat pourrait rattraper cette erreur politique et stratégique, qui est en réalité un véritable crime mémoriel selon les propos même de Nicolas SARKOZY ("Si je suis élu, je veux reconnaître officiellement la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis et d'autres milliers de "musulmans français" qui lui avaient fait confiance, afin que l'oubli ne les assassine pas une nouvelle fois." - Nicolas SARKOZY, réunion des représentants harkis au siège de campagne de l'UMP - 31 mars 2007). Il ne reste que quelques semaines au Président de la République pour tenir ses engagements par une déclaration solennelle sur la reconnaissance du crime d'Etat du 19 mars 1962, suivie du vote en urgence d'un projet de loi complétant en ce sens la loi du 23 février 2005. Après, quel Français rapatrié pourra encore croire que Nicolas SARKOZY, s'il est candidat à sa réélection en 2012, tienne des promesses qu'il n'a pas réalisées durant 5 années de plein pouvoir ?

Pour obtenir Vérité et Justice, 50 ans après leur exode, les 2 millions de Français rapatriés disposent désormais d'une année pour faire en sorte que le résultat de l'élection présidentielle de 2012 soit conforme à leurs attentes.

Et le contexte actuel leur est de plus en plus favorable. A suivre désormais au jour le jour.

Bernard COLL - Secrétaire général de JPN.

JPN BP 4 91570 Bièvres

Courriel : jeunepiednoir@wanadoo.fr Contact : Bernard COLL

************************************************** SOURCE OFFICIELLE **************************************************

BACHY est en sus nommé directeur général de l'Agence nationale pour l'indemnisation des Français d'outre-mer

Date de publication : vendredi 25 mars 2011

Source : JORF n°0071 du 25 mars 2011

Par décret du 24 mars 2011 du Président de la République, M. Renaud BACHY, président de la mission interministérielle aux rapatriés, est en sus nommé directeur général de l'Agence nationale pour l'indemnisation des Français d'outre-mer.

--------------------------------------- 2011 : VOEUX DE M. RENAUD BACHY --------------------------------------------

ALLOCUTION DE M. RENAUD BACHY

Président de la MIR

prononcée à l'occasion de ses vux à la communauté des Français rapatriés

le mercredi 26 janvier 2011

au Ministère de la Solidarité et de la cohésion sociale - 20, Av de Ségur 75007 Paris

(Transcription provisoire du 10 février 2011, en attente de vérification par la MIR)

Remarque liminaire de JPN - Les mots soulignés en bleu correspondent à des attentes actuelles des Français rapatriés. Ces dossiers remontent pour la plupart à la période de l'exode de 1962 comme les disparus, les conditions de l'exode et de l'accueil des Harkis et de leurs familles et d'une façon générale de tous les "rapatriés", de l'indemnisation, de la réinstallation, des retraites, des cimetières... d'autres remontent à la période en métropole comme la libération et la réhabilitation des condamnés de l'Algérie française (1963), le 19 mars (1975), la falsification, la négation, voire la suppression de notre Histoire et de notre Mémoire (1965), les campagnes d'injures envers les Harkis et leurs familles (1981), l'emploi des enfants de Harkis (1981), les Archives d'outre-mer (1982), l'Hommage aux Harkis (1985), le Mémorial de Marseille (1986), la reconnaissance de la responsabilité du gouvernement de 1962 (1995), la Fondation de la Mémoire (2004), la suppression de l'ANIFOM (2008), le Mémorial National de Paris (2010), etc. Il est intéressant de comparer les points abordés par le président de la MIR le 26 janvier dernier et les attentes de nos compatriotes exprimées dans leurs différentes chartes, motion et collectifs. Il est intéressant d'observer dans le "bilan" d'activités du président de la MIR à la fois les informations relatives aux dossiers évoqués et les "oublis" des engagements les plus solennels du Président de la République comme le 19 mars et la reconnaissance de la responsabilité de l'Etat dans la violation des accords d'Evian.

Mesdames, Messieurs,

Je tiens en tant que président de la MIR à vous présenter tous mes vux, tous mes vux de santé, de bonheur et tous mes vux de réussite pour l'année 2011. Alors, je tiens aussi bien entendu à représenter, à présenter mes vux à M. Hamlaoui MEKACHERA, ancien ministre délégué aux Anciens combattants, avec qui j'ai beaucoup travaillé et que je continue, moi, à solliciter pour lui demander des conseils. Je remercie les députés et sénateurs ici présents parmi nous et je sais, Messieurs les Président d'Associations de rapatriés à quel point vous pouvez compter sur eux pour vous suivre dans vos démarches toujours mesurée, toujours (inaudible) . Je voudrais évidemment aussi présenter mes vux aux Préfets, et présenter, au préfet Roger BENMEBAREK en particulier, aux Présidents d'Association de rapatriés avec qui je travaille de façon continue sur ce dossier. Alors Je me suis dit que dire aujourd'hui lors de mes vux, lors des vux que je présente au nom de la Mission. Je ne suis dit (inaudible) je vais parler du plan de travail de la Mission ( inaudible) mais vous connaissez mon esprit de synthèse, enfin je l'espère, et je vais essayer d'être très concis parce que je décèle dans ces huit années de travail au service de la Mission une très grande continuité dans ce travail fait par les gouvernements lorsque M.Jacques CHIRAC était Président de la République et le travail fait par le gouvernement de M. FILLON, depuis que Monsieur Nicolas SARKOZY est Président de la République. Et je crois que cette continuité nous la devons à ces deux Présidents de la République qui se sont succédés et aux ministres qui se sont succédés à leurs côtés. D'abord il faut remarquer la continuité dans le domaine de l'indemnisation, de la réinstallation et des retraites.

Continuité dans le domaine de l'indemnisation parce que, si je ne me trompe, depuis 1997 il n'y avait plus de versement d'aucune indemnisation. Je vois que nous avons des membres de l'ANIFOM ici présents, il a fallu attendre l'article 12 de la loi de 2005, pour qu'à nouveau, de façon assez différente il y ait eu restitution des indemnisations prélevées .... des prélèvements faits sur les certificats d'indemnisation aux rapatriés. Ça s'est déroulé lors des années 2005, 2006, 2007, à la suite de la loi présentée par M.Hamlaoui MEKACHERA, et je rappellerais que M. Nicolas SARKOZY a promis au gouvernement, en juillet, de lever la forclusion pour permettre à un nombre substantiel  de Rapatriés qui n'avaient pas été suffisamment diligents pour déposer leur dossier pour qu'ils puissent bénéficier eux aussi de cette restitution des prélèvements  (inaudible). Je crois qu'aujourd'hui il ne reste qu'une cinquantaine de dossiers à peu près qui seront traités lors de l'année 2011. La continuité dans la réinstallation. La réinstallation parce que le gouvernement de M. RAFFARIN (inaudible) ont traités tous les dossiers dans le cadre de la CNAIR et le gouvernement de M. François FILLON m'a demandé de reprendre tous les 303 dossiers déclarés inéligibles, inéligibles  (inaudible) et qui n'avaient pu aboutir. Nous avons aujourd'hui repris tous ces dossiers et avec l'effort de tous les mandataires et avec l'effort de tous des rapatriés et avec une action forte de la MIR, je puis vous dire aujourd'hui que nous avons (inaudible)   sur tous ces dossiers déclarés inéligibles et qui n'avaient pu aboutir. Ce dossier de la réinstallation je l'espère est derrière nous. J'ajouterai que dans la lignée de ce qui avait été fait précédemment, le gouvernement de M. FILLON a mis en place un décret pour protéger le toit familial qui était une demande récurrente des rapatriés, des harkis installés dans les professions (inaudible) , et que maintenant nous avons la possibilité de préserver le toit familial de ces rapatriés. Hier encore, la Préfecture du Var nous sollicitait pour nous demander notre intervention pour faciliter son travail. Et puis enfin sur la réinstallation, je terminerai sur ces dossiers emblématiques à mes yeux car, certaines personnes parmi vous le savent, cela fait plus de 30 ans que (inaudible) les dossiers de prêt de consolidation pour lesquels la garantie de l'Etat puisse s'exercer et qui sont déposés à Châtellerault. (inaudible) Ces dossiers depuis 30 ans ont été tous, tous réglés par la loi de finances (inaudible) , mais je ne vais pas rentrer dans le détail, lois de finances pour 2009 et, je peux vous dire, certaines personnes parmi vous qui étaient très embarrassées par ce (inaudible) tous leurs dossiers ont été réglés, et je crois, à leur très grande satisfaction.

Enfin les retraites, je vois (inaudible) . Les retraites. Le gouvernement de M. RAFFARIN avait levé pour la première fois pour une si longue période. euh ...la forclusion pour permettre aux rapatriés de déposer leurs demandes pour bénéficier (inaudible) des complémentaires du GROUPAMA et cette année, cette année 2010 nous avons abondé les sommes qui avaient été déposées à GROUPAMA de 7,2 millions d'euros pour permettre aux Rapatriés de toucher leurs retraites complémentaires. Parce que, comme vous le savez, (inaudible) depuis à chaque fois qu'il y a une réévaluation des bases de cette retraite complémentaire nous sommes allés au (inaudible) bout de nos possibilités.

Continuité dans la reconnaissance (inaudible) . Continuité dans la reconnaissance. La loi de 2005. La loi de 2005 très importante avec la création de l'allocation de reconnaissance l'article 6. Tous les dossiers ont été traités en 2005, 2006, 2007. En 2008 et 2009 nous avons traité, grâce au service central des Rapatriés, tous les dossiers de dérogation. En 2008, je me perds peut-être un peu dans les dates, en 2008, 2009 nous avons traité toutes les fratries dont les parents malheureusement été décédés qui avaient, qui ont bénéficié de cette allocation à la place de leurs parents. Je signale que ça n'était pas dans le projet de loi, n'est-ce pas Monsieur le Ministre, ce n'était pas dans le projet de loi déposé par le gouvernement, et c'est grâce à l'intervention des parlementaires que cet ajout a pu être apporté et que nous avons pu nous intéresser aux enfants dont les parents étaient morts avant l'application de la loi. Et je félicite à nouveau, comme je l'ai fait tout à l'heure, les parlementaires pour leur action. Vous pouvez les applaudir (clap-clap-clap). Enfin, le gouvernement de M. FILLON à la demande de M. SARKOZY à régler un petit problème qui n'avait pas été vu lors de la présentation de la loi, les petits dont les parents, les orphelins plus exactement, dont les parents été décédés entre le 23 février 2005 et le 1 er octobre 2005 date d'option, et les enfants, tous les enfants ont pu bénéficier de ce dispositif.

Continuité dans la reconnaissance. La reconnaissance c'est aussi l'article 5 de la loi. L'article 5 qui doit empêcher les injures et diffamations à l'égard des Harkis  C'est M. Raymond COUDERC qui a déposé une proposition de loi au Sénat en février 2010 et sur laquelle, je dirai quelque mots tout à l'heure puisque c'est dans la continuité de ce qui avait été fait dans le cadre de la loi de 2005 afin de permettre aux Associations d'ester en justice et de se porter partie civile. Enfin continuité sur les questions de mémoire, parce que c'est sous l'impulsion de M. Jacques CHIRAC que le gouvernement de M. RAFFARIN a installé et instauré, et a décidé de créer, le 5 décembre 2002 pour la première fois, une journée nationale d'hommage aux « Morts pour la France », « aux Morts pour la France » de la Guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie. Et c'est sous la responsabilité de M. Hamlaoui MEKACHERA que quelques années plus tard une plaque a été posée aux victimes civiles à côté de ce Monument qui rassemble maintenant les « Morts pour la France » militaires et les victimes civiles. Et c'est sur ce Monument aussi que défilent depuis le 26 mars 2010 la liste des premières victimes civiles tuées lors des événements de la rue d'Isly.

Voici en quelques mots, brossées rapidement si je puis dire, les actions dans le domaine de la Mémoire, les actions dans le domaine de la reconnaissance, les actions dans... euh... le domaine de l'indemnisation, de la réinstallation ... euh... qui ont été menées. J'aurai dû regarder mon papier car j'en ai oublié beaucoup mais je ne le regarde pas (doute sur ces derniers mots).

Alors aujourd'hui, je... maintenant plus exactement je voudrais insister sur l'action qui sera menée en 2011. Et effectivement, c'est principalement sur les questions de mémoire que seront renforcer les actions, renforcer plus exactement le poids que doit avoir dans notre...euh... dans nos commémorations, dans notre calendrier de commémorations, la journée du 5 décembre. La journée du 5 décembre doit être la journée où se rassembleront autour du monument du Quai Branly toutes les victimes militaires et les victimes civiles, sur ce monument qui lui est national. C'est la raison pour laquelle j'ai déjà transférer au-delà de la liste des victimes du 26 mars, la liste de tous les disparus de la période 1954-62, je dis bien de tous les disparus de la période 1954-62, sans que cette liste ne s'arrête une date, qui aurait pu être, c'est-à-dire la date du 3 juillet. Nous allons aujourd'hui rendre un hommage à tous les disparus même au-delà du 3 juillet 62. Nous allons ajouter à cette liste-là, de la colonne centrale, la liste des victimes civiles de la guerre d'Algérie pour que cet hommage national puisse leur être rendu. Et pour faciliter un peu les choses, on m'a demandé « revisiter », si je puis dire, la circulaire qui a été publiée le 4 octobre 2010 afin de faciliter l'inscription des noms des victimes civiles sur ce Monument du Quai Branly. Donc vous voyez, le gouvernement insiste sur cette journée du 5 décembre seule journée nationale d'hommage.

Consolider le travail de mémoire c'est aussi accompagner le travail de la Fondation. La Fondation, je le sais, a tenu un conseil d'administration hier. Elle a été prévue par la loi de 2005, elle a fait l'objet d'un rapport de préfiguration que le Préfet BENEBAREK avait préparé en 2004. Elle a été prévue par la loi de 2005 que M. Hamlaoui MEKACHERA, ministre délégué, a présentée devant les Assemblées ; et cette Fondation, enfin, a vu le jour en oct.... septembre, je crois, en octobre 2010. Il y a depuis hier un nouveau Directeur général, M. BEBEAR m'a téléphoné ce matin pour dire que je pouvais donner son nom, donc sous le contrôle des administrateurs, M.BEOUTIS qui est un énarque qui vient de l'ONAC.

•  M.Didier BEOUTIS Ici présent.

Et qui est ici présent. Bravo, M. BEOUTIS (clap-clap-clap). Je ne sais pas si vous le savez, vous serez accompagné d'un de mes collaborateurs, qui est M. ROILOY  ? (ce nom ne figure pas sur l'organigramme présenté sur le site Internet de la MIR) qui va vous aider dans toutes les tâches et que les Rapatriés connaissent bien car il a beaucoup travaillé sur les archives et il a déchiffré, avec Jean-Jacques JORDI, un certain nombre de dossiers qui concernaient les archives liées aux disparus donc pendant la guerre d'Algérie et d'où ... (large mouvement des bras rendant le texte inaudible)

Donc renforcer et installer le 5 décembre comme journée nationale d'hommage aux victimes civiles et militaires. Pour ce qui est le travail de mémoire c'est aussi la Fondation je vous en dis un mot c'est aussi de m'approcher, m'a-t-on demandé de le faire, de la Maison de l'Histoire de France. Parce que dans cette Maison de l'Histoire de France on doit parler de la présence française outre-mer. Et je tacherai de présenter, à travers le groupe de travail qui faudra mettre en place, de la façon la plus intelligente possible, cette Histoire de la présence française outre-mer. Et puis sur ces questions de mémoire, nous avons consolidé le travail fait à la demande du Président de la République de l'époque Jacques CHIRAC lorsqu'il a été fait le premier plan de rénovation des cimetières en 2003, lors de sa visite d'Etat, plan qui est suivi en 2011 à la demande du Président de la République, d'un deuxième plan de réhabilitation des cimetières où de rénovation des cimetières. Et je peux déjà vous assurer, je crois qu'il y a des représentants des Affaires étrangères ici présents dans cette salle, que les crédits ont été cette année doublés en vue de la réhabilitation de ces cimetières.

Consolider aussi la reconnaissance. Je vous ai parlé peut-être je ne vous ai pas parlé des emplois. Effectivement, il y a eu effectivement un certain nombre de plans emploi qui ont été menés, et ... euh... ce plan ... il y a eu en effet un plan emploi important en 2008 à la demande de la présidence de la République et que le gouvernement m'a demandé de mener. On m'a dit à l'époque vous récolterait 2000 à 3000 candidats. Nous sommes arrivés à plus de 8000 candidats. Et je voudrais vous dire, pour que les choses soient claires, que sur ces 8000 candidats nous avons, avec les Préfectures pour l'emploi, tous les partenaires, réussi à offrir plus de 7000 actes pour l'emploi aux enfants de Harkis. Ce qui veut dire qu'on a mis 7000 fois le pied à l'étrier des enfants de Harkis qui étaient en difficulté avec l'emploi. Je sais qu'ils ne sont pas tous restés en selle, ce ne sont pas 7000 contrats à durée indéterminée, mais ce sont 7000 actes faits en faveur de cette population pour les remettre dans la situation vis-à-vis de l'emploi égale à moyenne de leur département de résidence.

Il y a eu le vote de la loi de 2008 sur l'accès aux emplois réservés dans la fonction publique, territoriale d'Etat ou hospitalière pour les agents  (inaudible) , comme l'a voulu précisément le Président de la République, qui a fait l'objet d'un décret d'application en 2009. Je peux vous dire qu'en 2010, on m'a demandé de travail principalement, spécifiquement dans le cadre de l'emploi des enfants de Harkis sur les emplois réservés. C'est la raison pour laquelle je peux vous dire aujourd'hui que le Président de la République interviendra lui-même sur cette question et que je serais moi-même appeler à solliciter des Préfets pour tous des emplois dans le cadre des collectivités territoriales et dans le cadre de ... euh ... la fonction publique hospitalière.

C'est aussi consolider la reconnaissance et l'on m'a demandé de me rapprocher de mes amis parlementaires pour que l'article 5 qui a été déposé au mois de février 2010 il devait faire froid au mois de février à l'Assemblée nationale ressorte de ses limbes et trouve effectivement son application dès l'année 2011. Enfin, je voudrais préciser aussi que consolider ... euh ... la réinstallation, car je l'ai dit effectivement le dossier est ... était derrière nous, il s'agira cette année de (inaudible) quelques dossiers encore et aussi, et je le dit devant les Rapatriés, parce que certains s'en sont émus en fin dannée, comme j'ai eu l'occasion de le rappeler au Sénat le 13 janvier dernier, il s'agit aussi de préserver l'outil d'indemnisation qu'est l'ANIFOM. Le gouvernement n'a jamais, comme ça s'est dit, envoyé au parlement de proposition de loi pour fermer l'ANIFOM. Et le conseil d'administration de l'ANIFOM auquel je participe comme d'autres représentants des Rapatriés ici, et moi au nom du Premier ministre, auquel je participe n'a jamais été sollicité en vue de la fermeture de l'ANIFOM. Donc l'ANIFOM est un organisme qui a ses compétences, qui a ses connaissances, qui a son Histoire - je crois même savoir qu'il doit y avoir ici les deux anciens directeurs généraux de l'ANIFOM ici présents dans cette salle - et je voudrais leur dire que cet outil effectivement va être préservé et que le gouvernement souhaite (inaudible) un élément important comment garder ses compétences et surtout comment faire pour que ses archives qui sont de 12 kilomètres linéaires, comme les archives du service central des rapatriés qui sont de 9 kilomètres linéaires, comment faire pour que les Rapatriés puissent y accéder puissent les consulter puissent en fait faire revivre le patrimoine qui a été le leur et qui restera le leur ... euh.. et qui puissent... en fait tout simplement qui puissent les consulter.

Voilà. Donc pour faire ce travail, je continuerai le dialogue avec vous ... euh, parce que vous le savez c'est toujours à travers le dialogue que j'ai réussi à faire avancer les dossiers. Je continuerai à réfléchir, et à réfléchir avec vous. Je continuerai à dialoguer avec vous. A confronter nos idées, à décider et à agir. Et vous qui êtes devenus au fil du temps, vous qui avaient été plus exactement des partenaires de l'Administration, le fait que je sois là depuis 8 ans, au fil du temps vous êtes devenus tous des amis, et, je peux vous dire que c'est la meilleure situation que l'on puisse... que l'on peut rencontrer parce que l'affection réciproque de bons vrais et amis garantit les réussites et le succès Merci beaucoup et très bonne année. (clap-clap-clap).

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Transcription de la bande vidéo enregistrée en direct par Jeune Pied-Noir en attente des corrections du Président de la MIR. Version actualisée sur le site JPN : http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/

Bièvres le 10 février 2011

Reproduction libre - Copie DVD de la vidéo (durée 20 mn) : 13 euros port compris 

JPN BP 4 91570 Bièvres

Courriel : jeunepiednoir@wanadoo.fr Contact : Bernard COLL O6 80 21 78 54

-------------------------------------------- M. RENAUD BACHY repond à JPN ---------------------------------------------

REPONSE DE M. RENAUD BACHY

Président de la MIR

à la demande de vérification de la transcription de son allocution

Courriel du mercredi 10 février 2011 - 19 h 19

Remarque liminaire : Participant depuis la campagne "Hommage aux Harkis" de 1986 à toutes les réunions de dialogue Etat/Rapatriés sous A. SANTINI, M.BENASSAYG, Camille CABANA, R. ROMANI, Guy FORZY,..... et dernièrement depuis l'élection de N. SARKOZY, sous A.MARLEIX, J-M BOCKEL, Hubert FALCO, et ayant passé plus de 20 heures en réunions avec M.BACHY, il serait intéressant de connaître les critères de choix des responsables "rapatriés" invités aux voeux de la MIR, d'autant que j'ai assisté aux voeux de 2008 et 2009 sans avoir été invité .... à ne pas revenir. Mais l'essentiel n'est pas là. M.BACHY ne semble pas remettre en cause le contenu du texte de son allocution. Il est surprenant que celle-ci, compte tenu des annonces importantes qu'elle contient, n'ait pas été destinée à être publiée. A moins que ce ne soit à cause de cela ! Une raison de plus d'avoir mis à la disposition de TOUS nos compatriotes cette allocution destinée, semble-t-il comme tout ce qui se passe à MIR, à rester le privilège de quelques rares initiés dûment choisis - Bernard COLL, Sécrétaire général de JPN.

Monsieur,

Vous avez bien voulu appeler mon attention sur la cérémonie de vux de la MIR organisée le 26 janvier dernier.

Je n'ai pas souvenir que vous ayez été invité personnellement à cette amicale réunion sur invitation nominative, à laquelle en revanche votre épouse, Madame COLL-TITRAOUI avait été conviée en sa qualité de personnalité, ancien membre du Haut Conseil des Rapatriés et présidente d'une association de rapatriés.

Je vous précise que le discours que j'y ai prononcé à l'aide d'un simple plan, n'avait pas été rédigé et n'avait pas vocation à être publié.

S'agissant par ailleurs du site internet de la MIR, je vous confirme que des problèmes techniques non résolus à ce jour empêchent effectivement sa mise à jour

Renaud BACHY
Président de la Mission
Interministérielle aux Rapatriés

EN L'ABSENCE DE RESULAT, LE DEPART DU PRESIDENT DE LA MIR S'IMPOSE
mai 2009

En réponse aux légitimes interrogations de M. Alain ALGUDO

Cher Président et Ami,

Nous comprenons votre légitime indignation de ne pas avoir été informés de l'inauguration du Rond-Point Bachaga BOUALAM de Béziers, comme d'ailleurs aucune association ne l'a été, semble-t-il, au niveau local, comme au niveau national.

Il a fallut que la famille du Bachaga BOUALAM s'inquiète en début de semaine de la rumeur de cette inauguration, à laquelle elle n'a pas été conviée, et que M. Renaud BACHY, président de la MIR, l'annonce lors de la dernière réunion plénière du HCR le vendredi 11 décembre, pour que JPN puisse vous en informer ainsi que nos autres compatriotes. Comme quoi, avec un peu d'humour, cette instance a eu jusqu'au dernier moment son utilité !

M. Renaud BACHY étant convié à cette inauguration, pourquoi ne l'a-t-il fait savoir aux Associations que la veille du 23 avril, quittant précipitamment la réunion, alors qu'elle n'était pas terminée, à 16 h pour prendre un avion à 18 h ?

Quel est le bilan de M. BACHY ? Pour l'instant, nous n'avons que le constat de l'échec le plus complet du plan emploi-formation des enfants de harkis ( ce serait plutôt un plan retraite qu'il faudrait mettre en place, une majorité de ces "enfants" ayant eu le temps de grandir en 47 ans !). Pour le reste rien.

Reconnaissance de la responsabilité de l'Etat : la MIR n'a eu aucune intervention auprès du Chef de l'Etat pour qu'il tienne ses engagements des réunions des 31 mars et 13 avril 2007, organisée par M. Renaud BACHY
Fondation de la mémoire : rien. le HCR et les Associations n'ont pas été consultés. Depuis la loi de 2005, personne n'est au courant des statuts de cette Fondation secrète.
Mémorial de la France d'Outre-mer de Marseille : il n'existera pas selon la décision de Jean-Claude GAUDIN. La MIR, pourtant partenaire, n'a pas réagit, ni agit.
Cimetières en Algérie : rien. Les destructions et dégradations se poursuivent.
Insultes envers les Harkis et les Pieds-noirs : rien. M. Frêche a été blanchi par la Justice et les insultes se multiples dans les médias, notamment à la télévision d'Etat et par les films financés par l'Etat. L'intervention unique de MIR auprès de la MIR n'a donné aucun résultat. Et l'Etat français finance à hauteur de 15% le prochain film à la gloire du FLN qui sortira sur nos écrans et en Algérie pour le 8 mai 2010 !
Archives de l'Algérie française données à l'Algérie : rien. L'Algérie commence à sortir ses premiers "documentaires" réalisés à aprtir des archives données par l'INA le 4 décembre 2007.
Indemnisation : rien. le Conseil Economique et Social, dans son rapport de décembre 2007, a expliqué qu'une nouvelle loi d'indemnisation était impossible et que les "rapatriés" devaient s'adresser directement à l'Etat spoliateur en demandant le respect des "accords d'Evian" (c'est la thèse de l'Etat depuis 1962 !) . Des membres du HCR, qui étaient aussi alors membres du CES, ont approuvé, voire même voté, ce rapport. La MIR a n'a pas réagit. Etc...

Il se trouve des Associations membres du HCR (dont certaines sont démissionnaires du HCR !) qui se disent satisfaites du bilan de la MIR de ces deux dernières années et qui souhaitent que M. Renaud BACHY soit reconduit dans ses fonctions. Pour quelles raisons ? Il faudrait qu'elles le disent clairement et publiquement car M. Renaud BACHY n'a pas encore été capable de le faire tout seul ! Et les occasions ne lui ont pas manqué.

Les seuls point à l'actif de l'Etat sont les récentes décisions en faveur des victimes civiles "innocentes" d'Hubert FALCO qui sont un petit pas vers ce qu'attendent TOUS les Français rapatriés : la reconnaissance officielle de la responsabilité de l'Etat de 1962 dans les drames qui ont suivi le 19 mars 1962 en Algérie : abandon massacre des Harkis et des Pieds-noirs, répression par l'Etat français sur la population civile française, exode forcé, etc.... Un point sur lequel M. Renaud BACHY a brillé par son silence durant 2 ans. Il n'était pas sur sa "feuille de route".

M. BACHY, toujours selon ses propos, annonce qu'il prépare la sélection des membres du HCR 4. Selon quels critères ? Les mêmes que ceux du HCR3 qui ont conduit à la démission record de 13 membres et à un taux d'absentéisme de plus de 50 % des membres lors de la dernière session plénière du 11 décembre ! Est-cela le bilan positif du Président de la MIR ? Des membres dont une grande partie sont arrivés après le début de la réunion et sont partis avant sa clôture sans avoir dit un seul mot (sauf pour certains pour défendre M. Bachy !) et sans que le rapport d'activités du HCR3 n'ait été soumis au vote ! Un rapport qui sera présenté comme adopté, selon le réglement intérieur du HCR3 qui n'existe pas, par la majorité des absents !

Si nous voulons avoir un dialogue constructif avec l'Etat, il faut changer cette situation inacceptable.

Le départ de M.Renaud BACHY s'impose car il est le seul responsable de cette situation, car c'est de lui que dépendait le fonctionnement du HCR et de la MIR. La désignation de nos représentants doit se faire dans la TRANSPARENCE la plus totale. Comme il est impossible d'organiser un vote sur l'ensemble d'une communauté de plus de 2 millions de personnes, il convient que les candidatures soient publiques et que l'Etat précise ses critères de choix : projets déjà réalisés, sérieux de l'Association, compétence, dynamisme, qualité des propositions, etc.... Le critère fictif d'association "représentative" doit être remplacé par celui d'association "active".

Les Associations doivent aussi clairement présenter leur degré d'indépendance par rapport aux subventions reçues de l'Etat. En effet, comment une Association dont le financement dépend majoritairement des subventions accordées par la MIR peut-elle être libre dans son dialogue avec l'Etat ? Les subventions ne devraient être accordées que sur projet, avec présentation comme la loi l'oblige d'un bilan 6 mois après, et non pour le seul fonctionnement de l'Association. Le fonctionnement doit être assuré uniquement par les membres cotisants.

Jeune Pied-Noir demande à M. Renaud BACHY de publier, comme la loi l'y oblige, l'utilisation du budget de la MIR et les montants des subventions attribuées aux Associations de Français rapatriés, dont celles représentées au HCR, durant ces 5 dernières années.

Nous renouvelons notre demande d'appel à candidature publiques pour la prochaine instance de dialogue avec l'Etat. Ceux qui auront l'honneur de représenter notre communauté devant les pouvoirs publics doivent le faire en toute transparence en se présentant , en expliquant ce qu'ils ont fait pour défendre les intérêts moraux et matériels de nos compatriotes, depuis quand, et en présentant leur programme d'action pour obtenir VERITE et JUSTICE pour TOUS les Rapatriés, et non pour quelques uns.

Nous appelons aussi les membres des HCR3 et 2 à présenter leur propre bilan et le fruit de leurs travaux en commission. Car, s'il est juste de demander un bilan au Président de la MIR, il l'est aussi de le faire auprès de nos représentants nationaux, certains siégeant au HCR depuis sa création en 2002.

Les candidatures pour la nouvelle instance doivent, en toute logique, être adressées à M. Hubert FALCO qui est aussi, selon son décret de nomination, Secrétaire d'Etat aux Rapatriés. La MIR est placée sous son autorité, et il n'appartient pas à son Président de désigner les responsables rapatriés qui constitueront la prochaine instance de dialogue Etat/Rapatriés.

Bien cordialement.


Bernard COLL - Secrétaire général de JPN

Alger (Bab-el-Oued - 1947) - 4e génération - Au service des Harkis et PN de façon continue depuis 1974. Co-auteur avec Taouès TITRAOUI du "Livre des Harkis" (JPN -1991), voir pour les activités de JPN notre site : http://pagesperso-orange.fr/jeunepiednoir/jpn.wst - Tel : 01 69 41 01 12 - 06 80 21 78 54

22 ASSOCIATIONS DEMANDENT LA DEMISSION DU PRESIDENT DE LA MIR !
Dimanche 23 novembre 2008
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Suite à l'appel de Boussad Azni, fils de Harki, conseiller auprès de Jean-Marie Bockel, Vice-président du Haut Conseil des Rapatriés, 22 associations, dont Jeune Pied-Noir, demandent la démission de Renaud Bachy, président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés

Jeune Pied-noir, fidèle à la campagne de solidarité française "HOMMAGE AUX HARKIS", conçue par l'association en 1985, dont le succès a permis l'édition du timbre "Hommage aux Harkis, Soldats de la France" (1989), puis en 2001 la création de la Journée nationale "Hommage aux Harkis" du 25 septembre (2001) , a été la première association nationale à soutenir l'appel de Boussad AZNI pour demander au Premier ministre la démission de M. Renaud BACHY. Le 15 novembre a eu lieu à Beziers une réunion de 25 associations de Harkis en présence de Boussad AZNI. En l'absence d'un communiqué officiel des organisateurs, JPN vous invite à lire l'article de "Massi" et le témoignage Achour BALI, membre du HCR dont vous pouvez retrouver le texte original sur Harkis Info : http://www.harkis.info:80/portail/article.php?sid=1092410206&mode=thread&order=0&thold=0.

et le site de Jean-Louis Granier Bab-el-Oued story : http://babelouedstory.com/

pour suivre l'actualité sur la vie de la communauté Harkis/PN/Amis

VOUS AUSSI SOUTENEZ LES 22 ASSOCIATIONS QUI DEMANDENT LA DEMISSION DU PRESIDENT DE LA MIR !

Contact : Boussad AZNI – 01 44 42 10 86

Contact JPN : Bernard COLL - 06 80 21 78 54

JEUNE PIED-NOIR
BP 4 - 91570 BIEVRES - Tel : 06 80 21 78 54
Voir pour plus de détails les informations sur le site JPN :
http://pagesperso-orange.fr/jeunepiednoir/jpn.wst

 

COMMUNIQUE DE PRESSE
Vendredi 24 octobre 2008
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Boussad Azni, fils de Harki, conseiller auprès de
M. Jean-Marie Bockel, Secrétaire d'Etat à la Défense et
aux Anciens combattants demande la démission de Renaud Bachy,
président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés

Devant le blocage que connaît depuis plusieurs mois le dialogue entre les Français Rapatriés et l'Etat français, une nouvelle fois la seule alternative offerte aux responsables associatifs harkis et pieds-noirs est de demander à l’Elysée et au Premier ministre la démission du président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés (MIR).

Une initiative prise par Boussad AZNI, fils de harki reconduit par le gouvernement dans sa fonction de conseiller pour le monde combattant, les harkis et la citoyenneté auprès du Secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens Combattants, Jean-Marie BOCKEL. Auteur du livre "Harkis : crime d'Etat, généalogie d'un abandon" (Ed. J'ai lu 2003), militant harki depuis la révolte des camps de la honte en 1975, puis Président du Comité National de Liaison des Harkis, Boussad AZNI est très connu des médias depuis le dépôt fin août 2001 de la première plainte contre X "pour crime contre l'Humanité" pour l'abandon et le massacre des harkis en 1962. Plainte qui fut suivie en 2002 par deux plaintes identiques de 43 familles de disparus pieds-noirs soutenues par Jeune Pied-Noir.

Les Français rapatriés, qui en grande majorité ont fait confiance aux annonces du candidat Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle, ont été particulièrement déçus par les discours du nouveau Président de la République durant son voyage en Algérie début décembre 2007, puis lors de la rencontre que celui-ci organisa à l'Elysée pour les recevoir le 5 décembre 2007, journée nationale en mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie. Depuis cette date, toutes les questions posées au gouvernement restent sans réponse et aucun des engagements du candidat Nicolas Sarkozy n'a été tenu par le Président Nicolas Sarkozy. Une absence de dialogue amplifiée par le récent départ de Erard CORBIN de MANGOUX, Conseiller "rapatriés" à l'Elysée et son remplacement par le préfet Maxime TANDONNET et le silence persistant d'Eric ETIENNE, Conseiller "rapatriés" auprès du Premier ministre.

Jeune Pied-Noir, qui avait déjà demandé et obtenu, pour les mêmes raisons, la démission du prédécesseur de Renaud BACHY, apporte son total soutien à la demande de leur compatriote Boussad AZNI. JPN a dû, pour attirer l'attention du Chef de l'Etat et du gouvernement, publier dans le quotidien Le Monde du 25 septembre dernier une publicité d'une demi-page, à l'occasion de la Journée nationale "Hommage aux Harkis" dont l'association a créé le concept en 1985.

Pour sortir de cette impasse, les responsables associatifs des Associations représentatives de Français rapatriés ont demandé une audience au Premier ministre et l'organisation en février 2009, sous son Haut patronage, d'Etats généraux de la communauté des Français rapatriés d'Algérie, du Maroc, de Tunisie, d'Indochine et des anciens territoires sous souveraineté française.

Contact : Boussad AZNI – 01 44 42 10 86

Contact JPN : Bernard COLL - 06 80 21 78 54

JEUNE PIED-NOIR
BP 4 - 91570 BIEVRES - Tel : 06 80 21 78 54

-------------------------------------- QUESTIONS AU PRESIDENT DE LA MIR ----------------------------------------------

GOUVERNEMENT - MIR

Samedi 9 août 2008

17 QUESTIONS POSEES PAR JEUNE PIED-NOIR

A RENAUD BACHY

Président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés
96, Av. de Suffren - 75015 PARIS

OBJET : Point sur les attentes des Français Rapatriés – Notre réunion du 18 juillet
2008 : notre demande de réponses officielles

Monsieur le Président,

Depuis votre nomination officielle le 30 novembre 2007, il y a déjà 8 mois, comme Président de la MIR, nous avons eu le plaisir de vous rencontrer, comme vos prédécesseurs depuis 1985, lors de plusieurs réunions de travail pour faire le point sur l’avancement des attentes de nos compatriotes, les 30 novembre, 27 décembre 2007, 23 avril et dernièrement le 18 juillet 2008.

Comme les autres Associations de rapatriés vous les ont fait connaître par leurs chartes ou motions, dont JPN est signataire, nous vous avons fait part au cours de ces réunions, et à l’occasion de nos envois de courriers, documents et messages par Internet, des légitimes attentes de nos compatriotes. Ils demandent maintenant au Président de la République, au Premier ministre, aux ministres concernés et à vous-même des réponses officielles écrites et les mesures de mise en œuvre devant les concrétisant.

Force est de constater que depuis l’élection de Nicolas Sarkozy le 6 mai 2007, c’est-à-dire depuis 14 mois, les annonces et décisions concernant les Français rapatriés du Chef de l’Etat, du gouvernement et de ses représentants sont à l’opposé des engagements du candidat Nicolas Sarkozy. Engagements pris lors de discours publics ou dans des lettres adressées aux Associations qui ont déterminé l’important report du vote « rapatrié » sur sa candidature. Aujourd’hui les Français rapatriés ne peuvent pas se contenter de la traditionnelle réponse des hommes politiques que les « promesses ne sont bonnes que pour ceux qui les écoutent » ou de « l’ignorance » du candidat de la réalité des problèmes. Le candidat Nicolas Sarkozy, par les multiples postes qu’il a occupés et par ses fonctions de ministre, a eu accès au dossier « rapatriés » bien avant son élection. D’autant plus que vous étiez parmi ses conseillers et l’organisateur des réunions des 31 mars 2007 et 13 avril 2007 au cours desquelles il a pris devant les représentants Harkis et Pieds-noirs les engagements que vous connaissez, ayant été vous-même l’un des artisans de ses déclarations. A votre invitation, plusieurs ministres et députés étaient aussi présents : André Santini, Christian Estrozi, Christian Kert, Michel Diefenbacher, Philippe Vitel, etc… Le candidat Sarkozy, il l’a dit lui-même, était entouré des meilleurs spécialistes gouvernementaux des problèmes rapatriés. Si, a contrario de MM. Erard Corbin de Mangoux, conseiller du Président de la République pour le dossier « rapatriés » et son homologue Eric Etienne à Matignon, qui étaient, selon leurs propos, totalement ignorants du dossier « rapatriés », vos fonctions depuis 1995 auprès de M. Roger Romani, Délégué aux Rapatriés, puis dans les différentes instances en charge des rapatriés vous donnent une expertise exceptionnelle sur l’ensemble des problèmes non résolus depuis 46 ans par l’Etat français.

Par courtoisie, et aussi parce que nous pensons que vous êtes un homme honnête, nous vous renouvelons, conformément à l’article XV de la Déclaration des Droits de l’Homme, une dernière fois notre demande d’intervention auprès du Président de la République, du Premier ministre et des ministres concernés pour que la communauté des Français Rapatriés obtienne des réponses officielles aux questions que nous vous avons posées lors de nos réunions et que nous avions résumées dans notre lettre du 14 avril 2008. Trois mois s’étant écoulés depuis notre réunion du mois d’avril, nous n’avons obtenu que des éléments de réponse imprécis lors de notre dernier entretien. Nous avons actualisé nos questions en fonction des nouvelles déclarations et décisions publiques du Président de la République, de son gouvernement et de ses collaborateurs.

Comme nous vous l’avons précisé, en l’absence de réponses officielles pour la préparation de la prochaine journée nationale d’Hommage aux Harkis du 25 septembre 2008, la communauté des Français rapatriés sera, par la force des choses, amenée à engager les actions légales qui lui permettront, 46 ans après son exode, d’obtenir « Vérité et Justice » de l’Etat français, seul responsable de sa situation passée et actuelle. Les Parlementaires ont reconnu, au nom de la Nation, lors du vote de la loi du 23 février 2005 la réalité des crimes dont ils ont été victimes, en violation des accords d’Evian du 19 mars 1962. La première action collective engagée par les Français rapatriés dans le cadre de la campagne nationale « 13 mai 2008 – 5 juillet 2012 » - lancée avec succès à Marseille le 13 mai dernier – a été la motion remise ce jour-là au Préfet des Bouches-du-Rhône par le Collectif « Alger - 13 mai 1958 » et destinée au Président de la République. Elle reprend l’ensemble des légitimes attentes de nos compatriotes spoliés. Cette motion est aujourd’hui restée sans réponse.

Lors de notre rencontre du 28 avril 2008, nous avons eu le plaisir de vous offrir " l'Algérie d'Evian" du professeur Maurice Allais, Prix Nobel d’Economie, et de vous prêter « Faut-il partager l’Algérie ?» d’Alain Peyrefitte – que vous souhaitiez consulter pour vous faire une opinion personnelle sur la responsabilité du général De Gaulle dans le « crime d’Etat » dont ont été victimes les Français d’Algérie après le 19 mars 1962. Depuis 1990, date de la première accusation parue dans la presse, le fait d’affirmer publiquement dans les médias la réalité de ce crime sans jamais être démenti, ni contredit par l’Etat, par les historiens, les journalistes, les philosophes ou les intellectuels - si prompts à s’émouvoir sur les crimes dont sont victimes les autres populations du monde - ne prouve-t-il pas la véracité de cette grave accusation reprise récemment par des personnalités comme Michel Tubiana ou Georges-Marc Benamou, sans qu’ils ne soient eux-mêmes inquiétés ? Le 25 septembre 2008 lors de la cérémonie nationale d’Hommage aux Harkis à l’Hôtel des Invalides, la France, patrie des Droits de l’homme, sera-t-elle le premier pays au monde à honorer dans un même lieu les victimes et à glorifier, dans un « Historial », leur bourreau ? Les victimes et leurs familles seront-elles invitées à visiter ce haut lieu d’un « mensonge français » ?

Le 19 septembre 2008 de nombreux responsables rapatriés se retrouveront à Grenoble pour l’inauguration officielle de l’Exposition « 13 mai 1958 – 13 mai 2008 » organisée par la Maison du Rapatrié de Grenoble sous l’impulsion de son dynamique Président, Louis METERT, ancien membre du HCR. Les Français Rapatriés espèrent qu’à cette occasion vous pourrez leur commenter des réponses officielles que vous aurez obtenues du Président de la République, du Premier ministre et des membres du gouvernement concernés.

Nous espérons que le Président de la République et le Premier ministre sauront saisir la main tendue des Français Rapatriés et que ceux-ci ne seront pas contraints à la rupture qu’entraînerait le non-respect des engagements qu’ils ont pris à leur égard.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Président, l’assurance de nos dévouées salutations et à notre meilleur souvenir.


Mme Taouès TITRAOUI - Membre du Haut Conseil des Rapatriés

Bernard COLL - Secrétaire général - Responsable RP de JPN de Jeune Pied-Noir

Copie M. Erard Corbin de Mangoux, Conseiller « Français Rapatriés » auprès du Président de la République
M. Eric Etienne, Conseiller « Français Rapatriés » auprès du Premier ministre
M. Yves Kodderitzsch, Président du Haut Conseil des Rapatriés
M. Boussad Azni, Conseiller du Secrétaire d’Etat à la défense pour les « Harkis ».
MM. Les parlementaires ayant voté la loi du 23 février 2005
MM. Les Présidents d’Associations de Français Rapatriés, les Français rapatriés et les Médias

17 QUESTIONS PRESENTEES PAR JEUNE PIED-NOIR A M. RENAUD BACHY
Président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés
Lors des réunions des 30 novembre et 27 décembre 2007, et des 23 avril et 18 juillet 2008

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PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

1) Quand le Président de la République tiendra-t-il l’engagement pris le 31 mars 2007, devant l’ensemble des représentants de la communauté harkie, en votre présence, de « reconnaître la responsabilité de l’Etat français dans l’abandon et le massacre des Harkis après le 19 mars 1962 » ?

Répondant à ma question sur ce point, lors de la réunion du 13 avril 2007 devant les représentants de la communauté pieds-noirs au siège de l’UMP, le candidat Nicolas Sarkozy a répondu sans hésiter : « Avant la fin de l’année 2007 ». Lors de notre réunion du 27 novembre 2007, vous nous avez affirmé que cette reconnaissance avait été incluse, à votre demande et pour respecter l’engagement de Nicolas Sarkozy, dans le discours préparé par ses collaborateurs, que le Chef de l’Etat devait prononcer le soir de son retour d’Algérie le 5 décembre 2007 lors de la réception des responsables rapatriés à l’Elysée. Cette phrase essentielle aurait été retirée, selon vous, par M. Henri Guaino dans le vol de retour d’Algérie du Président de la République, le 5 décembre après-midi. Cette information nous a été confirmée par des journalistes présents dans l’avion. L’argumentation d’Henri Guaino, outre la mise en cause de la responsabilité du général De Gaulle, était que cette reconnaissance coûterait à l’Etat 42 milliards d’euros, somme annoncée le 5 décembre 2007 lors des flashs d’information de 6h30 et 8h00 du journal d’Europe 1. L’annonce de la reconnaissance de la responsabilité la France par Nicolas Sarlozy dans l’abandon et le massacre des Harkis a été reprise par tous les médias dans la journée du 5 décembre 2007. Si Europe 1 a pris la décision de faire cette annonce spectaculaire, à la suite à mon interview la veille par cette radio, c’est que sa rédaction a pris le 4 décembre 2007 au soir toutes les informations lui permettant de le faire. Nous vous demandons de bien vouloir confirmer votre version des faits ainsi que la version officielle de la Présidence de la République. Si ces faits s’avèrent exacts, cela signifierait qu’un conseiller de l’Elysée, sans mandat électif, aurait un pouvoir supérieur aux engagements du Président de la République, à une loi votée par le Parlement (l’article 2 de loi du 23 février 2005 reconnaît la réalité des crimes du 19 mars commis en violation des accords d’Evian), et aux Conseillers officiels compétents, c’est à dire MM. Erard Corbin de Mangoux pour l’Elysée, Eric Etienne pour Matignon et vous-même. Les Français auraient dans ce cas le droit de se poser la question de savoir dans quelle forme de République ils sont, car ce serait une violation de l’article III de la Déclaration des Droits de l’Homme, préambule et loi première de la Constitution française actuelle, votée le 28 septembre 1958 par « 55 millions de Français » de Dunkerque à Tamanrasset.

2) Le Président de la République annoncera-t-il qu’il renonce au curieux concept imaginé par son conseiller Henri Guaino, de «la colonisation un système injuste » ?

Un « système injuste » constitué malgré tout de braves gens construisant des villes, des ports, écoles, des routes, des hôpitaux, etc… et venant se faire tuer en 1914-18 et 39-45 pour libérer une « mère patrie » aujourd’hui bien ingrate et à la mémoire oublieuse. Tout cela sous les lois des gouvernements légaux de la France, République française comprise. Ce concept de circonstance, déjà en contradiction avec le développement qui en a été présenté par le Chef de l’Etat, l’est aussi avec l’histoire réelle de la colonisation et, plus particulièrement, de la colonisation française. La loi votée par le Parlement du 25 février 2005 reconnaît la réalité de l’œuvre coloniale française, particulièrement en Algérie, pays créé par la France. Si le Chef de l’Etat persiste dans cette étonnante affirmation universelle sans fondements historiques, va-t-il demander, entre autres, à l’Italie de réparer les « fautes et crimes » commis par cinq siècles d’occupation romaine de la Gaule comme le lui a suggéré l’historien Jacques Marseille dans le Point N°1839 du 13 décembre 2007 ? L’Italie ayant aussi « occupé » l’Algérie, l’Etat français envisage-t-il une action conjointe avec son homologue algérien contre ce pays ? A qui sera versé dans ce cas le montant des réparations obtenues ? Les Français rapatriés pourront-ils en bénéficier ? Nicolas Sarkozy va-t-il aussi demander aux « Algériens » musulmans originaires du Moyen Orient, qui ont envahi et « coloniser » au VIIe siècle la Berbérie chrétienne en imposant « par le sabre » leur religion et leurs mœurs de se retirer sous leurs tentes après 13 siècles d’une « colonisation injuste » ? Sans évoquer les cas des autres « colonies », Canada, Etats-Unis, Australie….les Français d’Algérie souhaiteraient connaître les réponses du Président de la République, ou celles de M. Henri Guaino, à ces questions de bon sens que se posent les Français encore dotés de cet esprit cartésien qui a fait leur renommée mondiale ?

3) Le 14 avril 2008, nous vous demandions, si le Président de la République et le Premier ministre comptaient entériner les déclarations du 22 mars 2008 de M. Alain Marleix, alors Secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants et envoyé « spécial » de Nicolas Sarkozy, au quotidien algérien « Liberté », notamment l’accusation contre la France d’avoir commis « des fautes et des crimes » en Algérie ?

Entre temps, M. Marleix a été appelé à reprendre son ancienne fonction de spécialiste du découpage électoral plus conforme à ses compétences. Cependant, ses propos restent et n’ont pas été démentis. Si la France a commis des « fautes et des crimes » en Algérie, le Chef de l’Etat et le Premier ministre peuvent-ils préciser lesquels ? Si non, le Chef de l’Etat peut-t-il conserver la confiance qu’il accorde à M. Marleix, même pour un autre poste ?

4) Dans son discours du 14 juillet 2008, l’Ambassadeur d’Algérie, M. Bajolet, lui aussi en instance de départ pour une « autre mission », a prononcé de graves accusations contre la France et communiqué, sans les justifier, des informations importantes concernant les Français rapatriés. Nous souhaiterions que le Président de la République confirme que M. Bajolet a bien parlé en son nom et que soient apportées des justifications aux affirmations de l’Ambassadeur de France.

Dans son discours, M. Bajolet apporte plusieurs éléments nouveaux sur la politique de l’Etat français, définie selon ses propos par le Président de la République lui-même. M. Bajolet porte une grave accusation contre la France en déclarant : « Comment la République a-t-elle perdue de vue pendant 132 ans de sa présence en Algérie, les valeurs fondatrices de liberté, d’égalité et de fraternité qu’elle a fait rayonner ailleurs dans le monde depuis deux siècles ? M. Bajolet, malgré un brillant cursus, semble aussi ignorant de l’Histoire de France que celle de l’Algérie. Pouvez-vous rappeler à M. Bajolet que durant les 132 ans de présence française en Algérie la République a succédé brièvement à la Monarchie en 1848, le temps de déclarer que l’Algérie était définitivement une terre française et d’en faire trois départements, puis il y a eu l’Empire, de nouveau la République, puis l’Etat français, la IVe République et enfin la Ve République dont la constitution a été votée le 28 septembre 1958 par « 55 millions de Français » de « Dunkerque à Tamanrasset » dont « 10 millions de Français d’Algérie, avec les mêmes droits et les mêmes devoirs », selon l’expression du général De Gaulle au Forum d’Alger le 4 juin 1958. Faut-il que les Français, à l’exemple de M. Bajolet, remercient les « Algériens » d’aujourd’hui d’avoir contribué, outre à la défense et à la libération de la France en 1914-18 et 1939-45, à la création de la Ve République en se révoltant pacifiquement le 13 mai 1958 ? Tout cela contre les valeurs de Liberté-Egalité-Fraternite de la République française ! M. Bajolet a dû probablement se renseigner auprès de MM. Henri Guaino ou Alain Marleix.

Poursuivant ses fracassantes révélations, M. Bajolet déclare que durant la guerre d’Algérie (1954-1962) le « sang des soldats français » fut « versé pour une cause qui n’était pas la leur ». M. Bajolet ignore-t-il que l’Armée française n’intervient que sur ordre du pouvoir légal et, dans le cas présent, est intervenue pour défendre la population française de départements français contre les exactions d’un mouvement sécessionniste terroriste ? Les pieds-noirs et les Français musulmans n’ont pas versé que des « larmes ». Ils ont aussi payé le prix du « sang » pour rester français. Comme ils l’avaient déjà fait en 1939-45 en laissant plus de 40.000 « morts pour la France » sur les champs de batailles de métropole, d’Italie et d’Allemagne. C’est-à-dire deux fois plus que l’ensemble des effectifs de 1940 à 1945 des Forces françaises libres ! M. Bajolet semble jeter un voile pudique sur le « sang » qu’il ne veut pas voir. Celui des 60.000 Français musulmans assassinés par le FLN de 1954 à 1962, des 100.000 Harkis massacrés après le 19 mars 1962 et des dizaines de milliers de pieds-noirs et soldats français enlevés ou assassinés, « morts pour une cause » qui n’est pas celle de l’Ambassadeur de France en Algérie.

De tels propos, s’ils étaient confirmés par la Présidence de la République et le gouvernement français, viendraient à « refonder l’Histoire » au grè des besoins des Etats français et algériens. Il existe déjà en France des historiens qui se dénomment eux-mêmes « bâtisseurs de mémoire ». L’Etat va-t-il faire appel a eux dans le cadre de la Future Fondation de la Mémoire de la Guerre d’Algérie pour refaire une Histoire officielle adaptable aux évolutions des contingences de la politique française ?

On imagine aisément les propos qu’auraient pu tenir nos trois « spécialistes » de l’Algérie s’ils avaient exercé leurs fonctions à une autre période de notre Histoire contemporaine, par exemple, lors du mur de Berlin communiste, du Goulag soviétique et des Boat-people vietnamiens. Il y a longtemps que le ridicule ne tue plus en France, et les affirmations de notre Ambassadeur, comme celles de MM. Guaino et Marleix, auraient fait le bonheur d’Eugène Labiche, de Georges Feydeau ou de Georges Courteline. Malheureusement, ce qui est plus inquiétant c’est que MM. Bajolet, Guaino et Marleix parlent au nom de la France et semblent croire ce qu’ils disent.

Nous demandons donc au Président de la République si M.Bajolet a parlé au nom de la France, comme sa fonction d’Ambassadeur le laisse supposer, d’une France qu’il dénigre comme les anciens renégats européens en Barbarie reniaient leur Patrie. Pourquoi M. Bajolet ne demande-t-il pas la nationalité algérienne, comme le fit en juillet 1962 Hervé Bourges lorsqu’il mit ses talents au service de l’Algérie indépendante, alors que se trouvaient dans les prisons algériennes des dizaines de milliers de Harkis et de Pieds-Noirs ? Des Français « tout court » qui auraient pu être sauvés si une action médiatique, comme celle qui a été menée pour la franco-colombienne Ingrid Betancourt, avait été lancée en leur faveur.

5) Quand l’Etat français envisage-t-il de remettre la Légion d’Honneur à la ville d’Alger « capitale de la France combattante 1943-44 », selon l’annonce « spontanée » faite en 2004 en présence de M. Bouteflika par le Président Chirac lors de la commémoration du 60e anniversaire du Débarquement de Provence, et rappelée le 22 mars 2008 par M. Marleix dans son entretien à la presse algérienne ?

La reconnaissance d’« Alger capitale de la France combattante » implique, semble-t-il, que l’Algérie était française en 1943-44. L’Etat algérien peut-il accepter que lui soit attribuée cette haute distinction française pour des faits de guerre antérieurs à sa propre création, alors qu’il condamne, comme notre Ambassadeur M. Bajolet, fermement l’occupation française de l’Algérie durant 132 ans ? Occupation comparée par M. Bouteflika, sans démenti français, à celle de la France par l’Allemagne nazie. Par un effet audacieux et unique au monde de « rétroactivité » de l’Histoire, l’Algérie d’aujourd’hui, qui n’existait pas, serait venue libérer la France alors qu’elle luttait déjà pour sa propre libération ! Et les dirigeants algériens peuvent-ils oublier que le 8 mai 1945, jour de la victoire en Europe des Algériens contre les nazis, un génocide de 45.000 victimes algériennes innocentes avait lieu à Sétif et sa région ? Un « crime » accompli par la République française dirigée alors par le général De Gaulle et que les documents audio-visuels fournis par l’INA, et bientôt ceux de l’Armée française, révèleront bientôt d’une façon accablante. Ne serait-il pas intéressant d’avoir sur ce point l’avis éclairé de MM. Guaino, Marleix et Bajolet ?

6) Qu’envisagent le Chef de l’Etat et le gouvernement pour rendre hommage aux Français d’Algérie dont la « révolution pacifique » du 13 mai 1958 est à l’origine de la création de la Ve République dont la Nation commémorera le 50e anniversaire le 28 septembre prochain ?

Le 28 septembre, la France célèbrera le 50e anniversaire de la création de la Ve République. La cause du changement de République et du retour inespéré au pouvoir du général De Gaulle est la révolte des Français d’Algérie le 13 mai 1958. L’Etat français n’aura pas probablement encore eu le temps de faire réimprimer et remplacer la presse de l’époque pour la rendre conforme à la « nouvelle » Histoire réécrite par MM. Guaino, Bajolet et Marleix, en attendant les futurs travaux de la Fondation de l’Oubli. Les Français d’Algérie souhaitent savoir en effet comment l’Etat va « oublier » lors de cette commémoration les « 10 millions de Français » de nos départements algériens qui votèrent la Constitution ?

Comment va-t-il aussi « oublier » les 71 députés élus démocratiquement avec leurs collègues métropolitains lors des élections législatives de novembre 1958 ? Un « deshommage » sera-t-il organisé à l’Assemblée nationale pour « déconstruire » l’élection à la vice-présidence de l’Assemblée nationale du Bachaga Boualam ? Des timbres seront-ils imprimés pour expliquer aux Français qu’il n’a jamais existé, qu’il n’a pas perdu 17 des siens, dont un de ses fils, pour défendre la présence française en Algérie ?

PREMIER MINISTRE

7) Quelle est la position du Premier ministre sur l’avis du 19 décembre 2007 du Conseil Economique et Social, avis qu’il avait personnellement demandé, et qui est rejeté en bloc par les Associations nationales de Rapatriés ?

Vous nous avez appris lors de notre réunion du 18 juillet 2008 que le Premier ministre avait répondu à l’avis du CES en adressant une lettre au Président de la Section des Finances du CES, M. Jean-Michel REYNAUD, qui n’a répondu pas, à notre connaissance, à aucun des courriers qui lui ont été adressés par les Associations de Rapatriés suite à son « immonde » rapport comme l’a qualifié M. Michel Lévy, Président du GNPI, un de nos meilleurs experts des problèmes d’indemnisation. Il appartient, selon vous, à M. Reynaud de décider de publier ou non la réponse du Premier ministre. Cette conception de la « transparence » gouvernementale ne peut que choquer les principaux destinataires des décisions du Premier ministre qui, de lui-même, avait demandé au CES, une instance « neutre » et « compétente », d’évaluer la dette de l’Etat vis-à-vis des Français rapatriés. Ce que la MIR et les Associations auraient pu lui fournir immédiatement. Probablement affolé par les calculs présentés par les Associations et dans les rapports précédents de l’Assemblée nationale -qui varient de 10 à 120 milliards l’euros - M. Reynaud a cru bon d’affirmer que, 46 ans après, il était impossible à sa commission « d’experts» de calculer cette dette, ce qui suffisait à l’annuler. Il est fort probable que dans sa lettre, M. Fillon a dû remercier M. Reynaud, de cette judicieuse trouvaille qui permet à une France « en faillite » d’éviter de l’être un peu plus. Les Français rapatriés attendent donc que M. Fillon donne son avis de Premier ministre sur le rapport qu’il a lui-même demandé au CES.

8) Lors de son intervention à l’occasion de la Journée nationale d’Hommage aux Harkis du 25 septembre 2007, le Premier ministre a annoncé la création pour 2008 de la Fondation de la Mémoire de la Guerre d’Algérie et des Combats du Maroc et de Tunisie. Qu’en est-il ? Car, depuis cette annonce, ni le HCR, ni les Associations de Rapatriés n’ont été sollicités, contrairement aux engagements du candidat Nicolas Sarkozy.

Lors de la campagne présidentielle, le candidat Nicolas Sarkozy avait déclaré : « Je souhaite la création rapide d’une Fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie. Les Harkis y ont toute leur place, avec les autres rapatriés. Dirigée par vous et pour vous, cette Fondation aura pour vocation à mettre en lumière vos histoires, vos cultures, vos richesses. » A 4 mois de l’échéance qu’il a annoncée, les Français Rapatriés demandent donc au Premier ministre ce qu’il en est.

9) Le 14 avril 2007, nous vous demandions si le gouvernement était prêt à annuler l’accord de cession par l’INA à l’EPTV du patrimoine filmé de l’Algérie française, sans aucune consultation des ayant droits et sans que les Français d’Algérie bénéficient des mêmes avantages ?

Comme nous vous l’avions indiqué, et comme M. Marleix le suggère aux Algériens qui ne semblent pas l’avoir encore compris, ces archives vont probablement permettre aux « historiens » algériens et français de la future Fondation de la Mémoire de la Guerre d’Algérie, de « bâtir » des documentaires adaptés à l’Histoire officielle des deux pays, même si «on peut regretter que les images ne montrent pas les souffrances des Algériens », comme le constate avec déception M. Marleix « car il s’agit pour beaucoup d’images de la télévision officielle française » qui « choisissait de montrer une partie seulement de la réalité ». Mais, M. Marleix n’y a semble-t-il pas pensé, ou n’a-t-il pas osé le suggérer, une fois les denniers victimes disparues, les images des massacres FLN d’El-Halia, de Melouza ou de Wagram pourront sans difficulté illustrer, faute d’images réelles, le « génocide » de Sétif en 1945, comme les photos de soldats français fêtant la quille avait permis au journal le Monde 2 d’illustrer des scènes de torture de l’armée française (cf. nous tenons ce dossier à votre disposition).

10) Devant, semble-t-il, les difficultés à trouver les documents nécessaires à la future vision franco-algérienne de l’Histoire dans les films de l’INA, le 14 juillet, l’Ambassadeur de France à Alger, Bernard Bajolet, a déclaré que la France allait offrir à l’Algérie les archives de l’Armée française. Les Français d’Algérie doivent-ils considérer cette nouvelle étape dans le « génocide mémoriel » de l’Histoire de l’Algérie française, comme la réponse à notre question du 14 avril 2008 ?

Pour M. Bajolet, cette refondation de l’Histoire est « un travail d’assainissement des relations » nécessaire au lancement d’une « dynamique de rapprochement remarquable » selon le message adressé à Nicolas Sarkozy par M. Bouteflika le 14 juillet dernier. Dans son discours, M. Bajolet annonce qu’il est appelé par Nicolas Sarkozy à d’autres missions. Ne semble-t-il pas tout désigné pour présider la Future Fondation de la Mémoire de la Guerre d’Algérie et des Combats du Maroc et de Tunisie ? Vous est-il possible d’obtenir une réponse du Premier ministre à cette question ?

SECRETARIAT D’ETAT AUX ANCIENS COMBATTANTS

11) Lors d’une brève réunion de travail, le 6 juin 2008, nous avons présenté au Lt Cl Armand d’APRUZZESE, Chef de Cabinet de Jean-Marie BOCKEL, Sécrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants, une série de propositions pour valoriser la prochaine Journée Nationale « d’Hommage aux Harkis » du 25 septembre. Nous vous serions reconnaissants de nous faire connaître les réponses de M. Bockel, M. d’Apruzzese, qui s’était engagé à présenter en juin à son ministre l’ensemble de nos propositions, étant parti en congé ?

L’Association Jeune Pied-Noir est propriétaire du concept « Hommage aux Harkis » imaginé et lancé par notre association au niveau national en 1985 (cf. l’historique sur notre dont l’article du journal Le Monde). Cette campagne a eu immédiatement le soutien de nombreuses personnalités, dont M. Jacques Chirac, alors Premier ministre, et André Santini, Sécrétaire d’Etat aux Rapatriés en 1986-87. En 1989, JPN a obtenu de Maurice Benassayag, alors Secrétaire d’Etat aux Rapatriés, la sortie du timbre « Hommage aux Harkis », diffusé à 11,5 millions d’exemplaires, dont notre association à réaliser la maquette ainsi que le « document philatélique » diffusé par la Poste. De 1985 à 2000, notre campagne a permis de jumeler 132 familles de Harkis avec des familles de Français de métropole ou de pieds-noirs dans 30 villes de France. Sa notoriété a contribué à la décision de Jacques Chirac, devenu Président de la République, de faire en 2001 une Journée en « Hommage aux Harkis », puis de la pérenniser en 2002. Depuis, notre association a été impliquée dans la promotion de cette journée, M. Hamlaoui Mekachera, étant alors Ministre délégué aux Anciens Combattants. Une partie de nos propositions ont pu être réalisées en étroite collaboration avec la DMPA et la MIR. C’est ainsi que nous avons été amenés à réaliser ensemble, en 2003, la première rencontre des «Ecrivains de la Mémoire Harkie », puis en 2004, l’exposition de 22 panneaux « Hommage aux Harkis ». Depuis, notre association est intervenue dans une dizaine de villes : Le Cannet, Marseille, Grenoble, Aix-en-Provence, Avignon, Carnoux-en-Provence, Issy-les-Moulineaux, etc. pour présenter l’exposition, faire des conférences et des dédicaces de livres. Depuis 3 ans, M. André Santini, Secrétaire d’Etat à la Fonction publique, nous confie l’organisation de l’hommage rendu à nos compatriotes par la ville d’Issy-les-Moulineaux. L’an dernier, nous avons présenté avec le général François Meyer, « juste » et membre du HCR, une conférence sur l’Histoire des Harkis.

Les nombreuses propositions présentées au Lt Cl d’Apruzzese, que nous avons remises le 18 juillet dernier, reprennent en partie des propositions qui ont été faites à la MIR depuis plusieurs années et qui, faute de décision, n’ont pas été réalisées alors qu’elles ne demandent pour la plupart aucun engagement financier ou un budget modeste ! Nous souhaiterions connaître la réponse officielle de M. Jean-Marie Bockel à nos propositions.

La cérémonie nationale « Hommage aux Harkis » ayant lieu tous les 25 septembre à l’Hôtel National des Invalides, celle-ci sera-t-elle présidée cette année par le Président de la République qui, depuis la création de cette journée nationale en 2001, n’a assisté à aucun des hommages officiels rendus par de la Nation à nos compatriotes ?

En décembre 2007, le Président de la République a inauguré aux Invalides un « Historial » Charles De Gaulle ? Le général De Gaule étant accusé de « complicité de crime contre l’Humanité » dans l’abandon et le massacre des Harkis (cf. les déclarations de Georges-Marc Benamou à Paris-Match en 2003), la France pourra-t-elle rendre hommage dans le même lieu aux victimes et à leur bourreau ? Les Harkis et leurs enfants seront-ils conviés à visiter ce jour-là « l’Historial » Charles De Gaulle ? Leur sera-t-il ouvert gracieusement ?

MISSION INTERMINISTERIELLE AUX RAPATRIES

12) Le 14 juillet dernier, M. Bajolet, en veine de confidences, annonçait que « d’autres avancées dans ces domaines sensibles font actuellement l’objet de discussions. » Les Français d’Algérie, inquiets, peuvent-ils savoir quelles sont ces « avancées » ou doivent-ils attendre d’être mis devant le fait accompli par d’irréversibles décisions prises en « catimini » par l’Etat français ?

Les annonces de M. Bajolet laissent supposer que l’Etat français prépare en cachette d’autres mesures spectaculaires pour « refonder » l’Histoire de France en Algérie. Compte tenu de votre fonction, il est impossible que vous ne soyez pas au courant de ces « autres avancées » dont parle M. Barjolet. Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir en informer la communauté des Français rapatriés.

13) Dans le cadre des grandes festivités de « l’Euroméditerranée », devenue entre temps « Union de la Méditerranée », lancées avec fastes le 13 juillet 2008 à Paris, nous vous demandions le 14 avril dernier si le Président de la République pouvait s’engager officiellement à ce que l’armée algérienne ne soit pas invitée à défiler sur les Champs Elysées le 14 juillet 2008. Non seulement ce ne fut pas le cas, mais le Président algérien n’a pas honoré de sa présence son hôte français. Pouvez-vous nous dire où se trouvait M. Bouteflika ce jour-là, certaines rumeurs le disant en soins au Val de Grâce ?

La présence tant désirée du Président algérien le 13 juillet lors du grand rassemblement de l’UPM, a été effacée par celle de son homologue syrien qui fut la « vedette » des médias et des associations humanitaires par les accusations portées contre lui pour les crimes commis par son pays. De quoi faire « oublier » les 150.000 Harkis abandonnés et massacrés en 1962 ainsi que les 200.000 morts et 20.000 disparus de la « sale guerre » des années 1980 à aujourd’hui en Algérie sous la présidence de M. Bouteflika. Si les « Droits de l’Homme » sont sélectifs pour les vivants, pourquoi ne le seraient-ils pas pour les morts ?

Les Français ont pu constater que l’Armée algérienne, pourtant libératrice de la France selon M. Bajolet, n’a pas eu cette année l’honneur d’un hommage pour sa contribution à la libération de notre pays comme cela avait été fait pour la « marine algérienne » lors des cérémonies du 60e anniversaire du débarquement de Provence. Il est vrai, que la Justice française vient de confirmer que nos libérateurs « Algériens » de 1944 n’étaient pas encore nos libérateurs « Algériens » du FLN mais tout simplement des citoyens français ! C’est ce que vient de rappeler la Cour d’Appel d’Aix-en-Provence (cf. article de La Provence du 4 avril 2008). Le Droit français n’a pas encore hélas toute la souplesse de l’histoire officielle ni celle de certains collaborateurs zélés de l’Etat. Le 14 juillet, les Français ont constaté l’absence du Président algérien qui n’a pas honoré de sa présence la tribune présidentielle. Comme beaucoup de Français, nous aimerions savoir où était le 14 juillet ce grand ami du gouvernement français dont la présence a été tant sollicitée par les plus hautes autorités françaises ? La rumeur dit qu’en contrepartie de sa visite, le Président Bouteflika avait demandé à suivre quelques soins nécessaires à sa survie. Soins que lui prodiguent, aux frais des contribuables français semble-t-il, les médecins militaires du Val de Grâce. Ce qui prouve la grande largesse d’esprit du Président algérien qui, a l’exemple du Président Boumediene, n’est pas rancunier sur ce plan, puisqu’il accepte de mettre sa vie entre les mains des anciens tortionnaires du peuple algérien. Car c’est un fait bien connu, que M. Bajolet pourra vous le confirmer, les médecins français, civiles et militaires, vidaient de leur sang les prisonniers FLN pour secourir nos blessés. Les Français vous seraient reconnaissants de bien vouloir les éclairer sur cette absence remarquée du Président algérien. Peut-être M. Bouteflika, contrairement au gouvernement français, avait-il en mémoire le défilé sur les Champs Elysées du 14 juillet 1958, devant le général De Gaulle, de 6000 Français musulmans venus de toutes les villes et villages d’Algérie ? Un défilé auquel il n’avait pas alors été convié.

14) A la suite à votre rencontre avec la direction de FR3, une délégation de représentants du HCR a été reçue le 29 avril 2008 par cette direction au sujet du film documentaire « Les porteuses de feu » diffusé par cette chaîne publique française les 26 et 31 janvier 2008. Mme Giard, Directrice générale de la chaîne a, selon vos termes « admis que cette émission était une erreur » et a demandé au HCR de présenter les « excuses de la chaîne pour les blessures ravivées bien involontairement », mais a refusé une émission pour les victimes des attentats terroristes du FLN dont FR3 a fait l’apologie. En l’absence de résultat tangible pour les victimes et leurs familles, quelle suite comptez-vous donner à votre intervention et à celle du HCR ?

Les multiples interventions des Associations et des Français d’Algérie auprès de FR3, ont contraint Mme Giard, Directrice générale de cette chaîne, à vous recevoir dans un premier temps, d’y consacrer ensuite l’émission du 6 mars 2008 « Votre télé et vous» de la médiatrice Marie-Laure Augry, puis à recevoir une délégation de membres du HCR dans laquelle ne figurait, malgré leur demande, aucune des victimes des attentats des « poseuses de bombes », ni leurs mandataires. En date du 6 mai 2008, un compte rendu non signé de cette rencontre a été présenté sur le site de la MIR. Il ne mentionne aucun résultat tangible.

Dans le courrier adressé le 16 juin 2008 par la Directrice générale de FR3 à notre association, Mme Giard considère l’affaire close. Le résultat final est qu’aucune émission compensatrice n’a été obtenue en dehors d’un vague engagement, non formalisé, à « consulter » les associations de Français rapatriés (lequelles ?) lors de la préparation des prochaines émissions sur la guerre d’Algérie. De son côté, le Président du CSA, M. Michel BOYON, a cru bon de « couvrir » FR3 alors que Mme Giard avait reconnu les torts de sa chaîne !

Il va de soit que les victimes, leurs familles et ceux qui les soutiennent ne peuvent se satisfaire de cette décision unilatérale contraire à la déontologie journalistique alors que « l’erreur » de la chaîne a été reconnue par sa direction. Pour faire valoir ses droits et ceux des autres victimes, Mme Nicole Guiraud, victime à l’âge de 10 ans de l’attentat du Milk-Bar en 1956, a donc dû porter plainte contre FR3, contre la réalisatrice et la productrice de l’émission. Il est regrettable qu’aucune victime directe des attentats des « poseuses de bombes » de la « bataille d’Alger » ni aucun de leurs mandataires officiels n’aient pu rencontrer la direction de FR3. Jeune Pied-Noir, mandatée légalement par Mme Nicole Guiraud, vous demande d’intervenir de nouveau auprès de Mme Giard pour qu’une nouvelle réunion ait lieu en septembre 2008 afin d’étudier les modalités d’une émission compensatrice et la participation des Associations représentants les victimes lors de la préparation des prochaines émissions de cette chaîne sur la « guerre d’Algérie ».

La MIR et le HCR vont-ils apporter un soutien moral et financier à Mme Nicole Guiraud et aux autres victimes qui se manifesteront ? (cf. notre site Internet et l’ensemble des correspondances que nous avons échangées avec la Direction de FR3).

15) Lors de notre réunion du 18 juillet, nous vous avons présenté le dossier du « programme » de Mme Fatima Besnaci Lancou qu’il est loisible à chacun de découvrir sur Internet sur le site de sa récente association « Harkis et Droits de l’Homme ». En quelques années, alors qu’elle était totalement inconnue avant 2003, à elle seule, Mme Besnaci Lancou a l’ambition de vouloir représenter les Harkis et leurs enfants et d’expliquer la seule cause de leur drame : « le colonialisme » français. Que comptez-vous faire pour rétablir l’équilibre dans cette présentation partisane et historiquement fausse de ce « bébé » harki apparu « spontanément » en 2003 dans la « mémoire » harkie grâce à l’appui de ses sponsors de « gauche », c’est-à-dire 41 ans après son exode ?

Lors de notre rencontre du 18 juillet 2008, vous nous avez alors dit que la MIR n’était pas associée au programme de l’association « Harkis et Droits de l’Homme » de Mme Besnaci-Lancou qui se déroulera du 10 au 30 octobre 2008 à Paris, en nous expliquant que vous l’aviez reçue longuement il y a quelques mois. Vous nous avez alors présenté le dossier qu’elle vous avait remis lors de cette rencontre. Nous sommes étonnés que devant un cas aussi flagrant de vision partisane de l’Histoire et de la Mémoire des Harkis et de leurs enfants, vous n’ayez pas informé le HCR ni les représentants de la communauté harkie, comme M. Boussad Azni, Conseiller auprès du Secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants et vice-président du HCR. Dans les « sponsors » officiels de ce programme se trouvent des Institutions et des grandes sociétés d’Etat : le Sénat, la Région IDF, l’A.C.S.E, INRP, le CNC-Archives du Film, la Mairie de Paris, la RATP. Nous vous demandons d’intervenir auprès des « partenaires » et des « parrains » de cet événement pour les informer du côté partisan du programme qu’ils vont cautionner. Cette présentation tendancieuse doit être rééquilibrée, comme nous l’avions fait ensemble avec M. Marc Dubourdieu lorsque la MIR s’était engagée en 2003 dans l’exposition de Melle Dalila Kerchouche, par la présence des Associations de Harkis et de leurs enfants qui s’occupent réellement depuis des décennies des problèmes de leur communauté. En effet, Mme Besnaci ne s’en soucie que depuis 2003, année où elle a fait paraître son témoignage personnel. Elle a alors pris contact avec Jeune Pied-Noir pour nous demander de lui expliquer la situation des Harkis, car « elle n’y connaissait rien ». Elle fit alors l’acquisition du « Livre des Harkis » et nous l’avons invitée à participer à la première rencontre des « Ecrivains de la mémoire Harkis » que Jeune Pied-Noir a entièrement organisée (cf. la brochure éditée à cette occasion par JPN et le SEAC). Aucune des Associations Harkis, des personnalités présentes en 2003 n’a été conviée à s’associer au programme de Mme Besnaci Lancou. Aucun « juste », aucune personnalité historique de la communauté, aucun historien, même ceux prêchant la même thèse qu’elle, n’apparaissent dans son programme. Seules figurent des « personnalités incontestées » (sic) selon la plaquette de présentation, comme Jean Daniel, Jean Lacouture, Michel Tubiana, Albert Jacquard… tous connus pour leur sensibilité de « gauche » et, pour la plupart, des soutiens actifs du FLN pendant et après la « guerre d’Algérie ». Certains se présentent encore aujourd’hui comme amis personnels du Président Bouteflika. La thèse de Mme Besnaci est d’accuser la « colonisation » française de l’ensemble des maux dont ont souffert et souffriraient encore les Harkis et leurs enfants, comme d’ailleurs les Algériens d’aujourd’hui. Cette thèse marxiste, elle la présente aussi bien dans ses interventions en France qu’en Algérie et dans la presse algérienne : « ce qu’il faut condamner, c’est la colonisation » (son interview à El Watan – 15 septembre 2005). Les Français d’Algérie ne peuvent laisser faire cette « falsification » et cette « récupération » mémorielle de Mme Besnaci et de ses soutiens Jean Daniel et Jean Lacouture qui furent complices par leur silence, jusqu’à ces dernières années, du drame des Harkis. Pourquoi en effet, n’ont-ils pas attiré l’attention de l’opinion publique française dès 1962, alors qu’ils disposaient des moyens pour le faire, notamment celui de lancer une campagne d’information sur le sort des dizaines de milliers de Harkis et Pieds-noirs emprisonnés dans les geôles algériennes ?

Compte tenu de l’intérêt tardif de Mme Besnaci et ses amis pour l’Histoire et la Mémoire des Harkis, il nous paraîtrait plus logique et correct, compte tenu de l’antériorité de l’action des autres associations de Français rapatriés, que Mme Fatima Besnaci et ses amis ne soient pas les seuls à présenter l’Histoire et de la Mémoire de nos compatriotes.

Le caractère partisan de sa thèse - un hommage à Aimé Césaire (un harki, c’est bien connu) sera rendu au Sénat mais pas au Bachaga Boualam ! - rend indispensable que les débats intègrent des intervenants qui soient d’authentiques défenseurs de la cause harkie qui ont milité pour les Harkis bien avant l’apparition en 2003 de l’association de Mme Besnaci, à une époque autrement plus difficile. Mme Besnaci est naturellement opposée à la loi du 23 février 2005 votée par le Parlement français, expression de la Nation française. Comment le Sénat peut-il accueillir dans ses salons l’exposition de Mme Besnaci « Les Harkis dans la colonisation et ses suites», qui condamne le vote des sénateurs ? Nous vous demandons d’intervenir auprès du Président du Sénat, pour que cette exposition et l’ensemble du programme prévu au Sénat soit approuvé par une commission de sénateurs et d’historiens reconnus, notamment ceux de la DPMA. Il nous paraît nécessaire qu’elle soit rééquilibrée par l’exposition « Hommage aux Harkis » conçue par Jeune Pied-Noir et validée par la MIR et DMPA. Il nous semble aussi que le Haut Conseil des Rapatriés, qui aurait du être impliqué dans ce programme, soit désormais chargé de son suivi.

MEMORIAL DE MARSEILLE

16) Depuis 1984 l’Etat français promet aux Français rapatriés la création d’un « Mémorial de la France d’Outre-mer » dont la création, malgré les multiples projets, est remise d’un gouvernement à l’autre. Lors de nos dernières rencontres, vous nous avez affirmé le plus sérieusement du monde que ce Mémorial verrait le jour en 2009. Le terrain qui a été alloué par la ville de Marseille étant en friche depuis 3 ans et aucune association, ni le HCR n’ayant été impliqué, quels éléments concrets pouvez-vous présenter pour justifier votre affirmation ?

Le projet du « Mémorial de la France d’Outre-mer » doit probablement être l’un de ceux dont l’histoire est la plus longue et la plus laborieuse dans les annales des activités des Ministères, Secrétariats d’Etat et instances en « charge » du « dossier » rapatriés. Nous espérons, sans y croire, que vous serez celui qui aura l’honneur en 2009 d’en faire l’inauguration. Cela dépend beaucoup de vous.

HAUT CONSEIL DES RAPATRIES

17) Jeune Pied-Noir est représenté dans cette instance depuis sa création en 2003 dont la principale mission, comme interface entre l’Etat et les Français rapatriés, est d’être une « force de propositions » pour régler les problèmes en attente depuis 46 ans. Plus de cinq mois après sa création, le troisième HCR présente les mêmes dysfonctionnements amplifiés que le HCR précédent. Que comptez-vous faire pour que cette Instance joue pleinement son rôle dès la rentrée ?

Depuis le second HCR, Jeune Pied-Noir n’a cessé d’attirer l’attention des Présidents de la MIR et du HCR à de multiples reprises sur les problèmes de fonctionnement de cette instance. Aucune décision n’ayant été prise par votre prédécesseur, notre Association a dû de demander sa démission. Lors de notre rencontre du 30 novembre 2007, vous nous aviez indiqué qu’avec vous les choses allaient rapidement changer. Ce qui n’est pas le cas, bien au contraire. A ce jour, l’annuaire des membres du HCR n’a toujours pas été diffusé, même en interne ! Les Français rapatriés ne connaissent pas encore « les personnalités qualifiées ou les personnes choisies » qui ont l’honneur de les représenter. Et certains membres sont d’ailleurs totalement inconnus de la communauté, comme de vous !

Pouvez-vous nous indiquer sur quels critères et par qui ont été choisis les membres de l’actuel HCR ? Plus de 6 mois après sa nomination (décret du 28 février 2008), quelles mesures comptez-vous prendre pour pallier cette situation préjudiciable à la communauté, et quand, sachant que le HCR est désigné pour une durée de 2 ans ?

Bernard COLL
Secrétaire général de Jeune Pied-Noir
Bièvres, le 8 août 2008

POUR SOUTENIR NOTRE ACTION, ECRIVEZ VOUS AUSSI AU PRESIDENT DE LA MIR ET AUX HAUTS FONCTIONNAIRES EN CHARGE DEPUIS "46 ANS" DU DOSSIER "RAPATRIES" POUR EXIGER DES REPONSES DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, DU PREMIER MINISTRE ET DE MINISTRES CONCERNES !

Tenez nous informés de vos envois et des réponses obtenues. Merci.

Gagnons ensemble !

POUR LES ADRESSES UTILES, CLIQUER SUR : GOUVERNEMENT

--------------------------------------------------------------- LE PRESIDENT -----------------------------------------------------

MIR - NOMINATION DU NOUVEAU PRESIDENT

Renaud BACHY nommé Président de la Mission

Interministérielle aux Rapatriés

Vendredi 30 novembre 2007

Le Premier ministre a nommé jeudi 29 novembre, M. Renaud BACHY à la Présidence de la Mission Interministérielle aux Rapatriés.

CONTACT : Tel : 01 53 69 55 43 - Fax : 01 53 69 55 47

MIR - 96, Av. de Suffren - 75015 PARIS - Tel : 01 53 69 55 00

mailto:renaud.bachy@sante.gouv.fr

Site officiel de la MIR : http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/les_services_premier_ministre_195/haut_conseil_rapatries_284/

M. Renaud Bachy est né en 1955 dans l'Eure, Docteur en droit et en sciences politiques, il a exercé de nombreuses responsabilités dans des organismes publics de 1983 à 1995, date à laquelle il devient Conseiller de défense auprès de François Fillon alors ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Sa connaissance du monde "rapatrié" date de cette même année où il devient, jusqu'en 1997, Directeur du cabinet du délégué aux rapatriés, Guy Forzy, auprès de Roger Romani, ministre des Relations avec le Parlement. Après un passage à la Mairie de Paris, il retrouve les Français Rapatriés en 2002 comme Secrétaire général du président de la MIR, Marc Dubourdieu, et Président depuis le 29 novembre 2007 de la Mission interministérielle aux Rapatriés.

------------------------------------------------------------- ARCHIVES ------------------------------------------------------------

GOUVERNEMENT

Départ du président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés

15 novembre 2007

Plusieurs sources bien informées confirment le départ le 15 novembre du Président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés. Vous trouverez à partir de lundi sur le site JPN plus d'information sur cette importante décision du Premier ministre.

 

JEUNE PIED-NOIR DEMANDE LA DEMISSION

DU PRESIDENT DE LA MISSION INTERMINISTERIELLE AUX RAPATRIES

JEUDI 15 FEVRIER 2006

ALORS QUE SE REUNISSAIT LE HAUT CONSEIL DES RAPATRIES SOUS LA PRESIDENCE

D'EMMANUEL CHARRON, PRESIDENT DE LA MISSION INTERMINISTERIELLE AUX RAPATRIES

POUR DEBATTRE DE LA POSITION DU HCR VIS-A-VIS DE LA DECISION DU CHEF DE L'ETAT

le Premier ministre signait le décret abrogeant l'alinéa 2 de l'article 4 de la loi 2005-158 portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés !

JEUNE PIED-NOIR ECRIT AU PREMIER MINISTRE POUR DEMANDER LA DEMISSION DU PRESIDENT DE LA MISSION INTERMINISTERIELLE AUX RAPATRIES !

POUR CONNAITRE LE DECRET DU 15 FEVRIER 2006 : http://www.journal-officiel.gouv.fr/frameset.html

POUR LIRE LA LETTRE ADRESSER AU PREMIER MINISTRE : Lettre D de Villepin 160206.pdf

 

L'ASSOCIATION JEUNE PIED-NOIR DEMANDE LA DEMISSION DE
M. EMMANUEL CHARRON, PRESIDENT DE LA MISSION
INTERMINISTERIELLE AUX RAPATRIES

COMMUNIQUE DE PRESSE

VENDREDI 2 DECEMBRE 2005

En vertu de l'article XV de la Déclaration des Droits de L'Homme et du Citoyen - préambule de la Constitution française de 1958 votée par les 10 millions de Français à part entière d'Algérie qui stipule « La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration » l'association Jeune Pied-Noir lance une pétition nationale auprès des Français d'Afrique du Nord et leurs amis pour demander la démission et le remplacement de M. Emmanuel Charron, Président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés, après avoir constaté que, depuis sa nomination le 20 avril 2005, l'action du Président de la MIR a consisté essentiellement à ralentir ou à annuler les actions lancées en faveur des Français d'AFN et d'Outre-mer. Jeune Pied-Noir reproche notamment au Président de la Mission Interministérielle la désignation avec 6 mois de retard d'un Haut Conseil des Rapatriés dont les membres ont été nommés en l'absence de toute transparence et qui n'est toujours pas opérationnel, la promulgation retardée des décrets et des circulaires d'application de la loi du 23 février 2005, le silence du gouvernement face aux multiples attaques des historiens « militants » et aux diatribes du Chef de l'Etat algérien contre la loi du 23 février 2005, l'absence de valorisation des cérémonies nationales en Hommage aux Harkis du 25 septembre et du 5 décembre en hommage pour la première fois aux civils et militaires « morts pour la France » en Algérie et lors des Combats du Maroc et de Tunisie, l'annulation au dernier moment d'une grande réunion des associations de Français d'Algérie, l'absence de réponse aux courriers des victimes, des familles de disparus, des associations, des harkis et des pieds-noirs encore en difficulté, etc... L'association regrette d'en arriver à cette « fracture » qu'elle espère provisoire dans le dialogue entre l'Etat et la communauté des Français d'Afrique du Nord et d'Outre-mer, mais il lui paraît impossible, malgré les nombreux efforts consentis par les Associations nationales, de poursuivre toute action constructive en vue de solder équitablement le lourd contentieux moral et matériel restant, dont la loi 2005-158 du 23 février 2005 marque une étape importante mais incomplète. Dans ce contexte, Jeune Pied-Noir appelle à ne plus s'associer à la cérémonie du 5 décembre Quai Branly. En effet 43 ans après la reconnaissance par la loi du 23 février de la réalité de leur drame, les victimes civiles et les familles des disparus ne seront pas reçues, comme les 13 acquittés d'Outreau, par le Premier ministre.

Contact presse - Bernard Coll : 06 80 21 78 54
JEUNE PIED-NOIR - BP 4 - 91570 BIEVRES

http://perso.wanadoo.fr/jeunepiednoir/jpn.wst - Courriel : jeunepiednoir@wanadoo.fr

télécharger ce texte en pdf : communiqué de presse

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PETITION
POUR LA DEMISSION D'EMMANUEL CHARRON
Président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés

télécharger ce texte en pdf : Pétition

ADRESSEZ VITE CETTE PETITION AU PREMIER MINISTRE

 

M. Emmanuel CHARRON remplace M. Marc DUDOURDIEU


Le départ de M. Marc Dubourdieu et son remplacement à la présidence de la MIR ne sont pas connus de beaucoup de nos compatriotes.

Marc Dubourdieu est nommé directeur général de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde), présidé par Louis Schweitzer.
Marc Dubourdieu, cinquante-quatre ans, diplômé de l'IEP de Toulouse et de l'Institut d'études internationales et des pays en voie de développement, administrateur de la Ville de Paris, secrétaire général de l'Institut des hautes études de la sécurité intérieure (Ihesi) de 1989 à 1993, a ensuite notamment été conseiller technique au cabinet de Roger Romani, alors ministre délégué aux Relations avec le Sénat, chargé des Rapatriés, en 1993 et 1994, sous-préfet, directeur de cabinet du préfet de la Sarthe, de 1994 à 1996, et directeur de cabinet du secrétaire général de la Ville de Paris, de 1997 à 1999. Directeur général de la commune de Paris, de 1999 à 2002, il est également, en 2001 et 2002, inspecteur général à l'Inspection générale de la Ville de Paris. Conseiller technique, en 2002, au cabinet de Michèle Alliot-Marie au ministère de la Défense et, parallèlement, à celui d'Hamlaoui Mékachéra au secrétariat d'Etat aux Anciens Combattants, il était, depuis septembre 2002, président de la Mission interministérielle aux rapatriés

Emmanuel Charron est nommé président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés le 20 avril en Conseil des ministres.

Emmanuel Charron est un jeune haut-fonctionnaire né en octobre 1962 à la Garenne-Colombes (92). Inspecteur général de la Ville de Paris (ENA, promotion Fernand Braudel), il est depuis 3 ans, conseiller technique auprès du Premier ministre, en charge des questions "rapatriés", il connaît bien les dossiers concernant les problèmes encore en instance.

Les décrets d'application de la loi 2005-158 doivent sortir fin mai. Pour tout complément d'information, contactez le secrétariat de la Mission Interministérielle aux Rapatriés - 96, Av. de Suffren - 75015 Paris - Tél : 01 53 69 55 18 - 01 53 69 50 00 ou 01 53 69 43 50 - Télécopie : 01 53 69 55 47.

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