LA LIGUE DES DROITS DE L'HOMME - LICRA - MRAP dénoncent aussi le crime du 19 mars 62

Mise à jour le 14.02.2016

ACTUALITES - RECHERCHES - ADRESSES UTILES - HISTORIQUE - INDEX GENERAL

La Ligue des Droits de l'Homme a théoriquement pour objectif de défendre tous les citoyens contre les abus de pouvoir que les Etats, et notamment l'Etat français, peuvent être amenés à commettre dans leurs actions politiques. En ce qui concerne l'Afrique du Nord, la présence la Ligue des Droits de l'Homme est ancienne. Elle a été curieusement absente lors des drames de 1962. Après un silence de plus de 40 ans, elle revendique depuis 2001, comme les Français rapatriés dont elle ignorait les drames, la reconnaissance du "crime d'Etat" du 19 mars 1962. En oubliant que d'autres avant elle ont dénoncé les crimes du général De Gaulle et de son gouvernement, au risque de leur vie pour certains ou d'être emprisonnés de longues années pour d'autres. Sans que la Ligue des Droits de l'Homme ne se sente alors concernée par leur sort. Curieusement, cette association humanitaire semble justifier les actes terroristes du FLN et condamne ceux de l'OAS. Jeune Pied-Noir propose depuis plusieurs années à ses dirigeants, et à ceux qu'elle soutient, un débat radio-télévisé permettant à chacun d'exposer aux Français, en présence d'historiens et de victimes de la guerre civile d'Algérie, les documents et preuves des actes terroristes en Algérie et leurs conséquences humaines. Sans succès à ce jour. Depuis 2011, la LICRA a repris le flambeau de la LDH. Le 18 juillet 2012, son président et son vice-président ont écrit une lettre au Président de la République François Hollande pour lui demander de tenir ses engagements envers les Harkis et leurs enfants. La LDH et la LICRA bénéficient du soutien du MRAP si l'on se reporte au tract diffusé le 25 septembre 2012 devant l'entrée des Invalides par deux jeunes femmes représentant ces trois associations. Une lettre restée curieusement sans réponse.

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RECONNAISSANCE DE LA RESPONSABILITE DE L'ETAT DANS L'ABANDON DES RAPATRIES ET DES HARKIS : LETTRE N°1 DE JPN A LA LICRA

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RECHERCHE PAR NOM : - J-F GAVOURY - Alain JAKUBOWICZ - Michel TUBIANA -

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Nous vous invitons pour compléter vos recherches à utiliser GOOGLE et WIKIPEDIA en mettant l'expression recherchée entre "guillemets".

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---------------------- HISTORIQUE DE LA RELATION LDH/LICRA/MRAP et JPN -----------------------

HISTORIQUE DE LA RELATION LDH/LICRA/MRAP et JPN

2015 - 2014 - 2013 - 2012 - 2011 - 2010 - 2009 - 2008 - 2007 - 2006 - 2005 - 2004 - 2003 - 2002 - 2001 - 2000 - 1999 -1998 - 1997 - 1996 - 1995 - 1994 - 1993 - 1992 - 1991 -1990 - 1989 - 1988 - 1987 -1986 - 1985 - 1984 - 1983 - 1982 - 1981 -

- 16 juillet 1995 : Jacques CHIRAC reconnaît la responsabilité de la France dans le drame de nos compatriotes juifs en 1943-45

- 22 septembre 1995 : Les Associations de Rapatriés réunies au Sénat sous la présidence du ministre Jacques AUGARDE signe le Message présenté par Jeune Pied-Noir destiné au Chef de l'Etat, Jacques CHIRAC, qui est ensuite remis à Guy FORZY, Délégué aux Rapatriés, en présence de Roger ROMANI. Ce message demande la reconnaissance de la responsabilité de l'Etat dans l'abandon et le massacre de 150.000 Harkis, Pieds-noirs et Soldats métropolitains après le 19 mars 1962 en Algérie.

- 1995 à 2008 : campagne de pétition nationale pour la reconnaissance de la responsabilité de l'Etat français signée par 200 associations et 16.000 Français

- 10 Sept. 2001 : Article de Michel TUBIANA, président de la LDH dans Libération sur le "crime d'Etat" du 19 mars 1962

- Fin 2003 - 2004 : longs débats à l'Assemblée nationale et au Sénat sur la loi reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés. A la demande du gouvernement, le rapporteur Christian KERT refuse d'ajouter au texte les amendements demandés sur la reconnaissance de la responsabilité de l'Etat dans l'abandon et le massacre des harkis et des peids-noirs après le 19 mars 1962, malgré les documents qui ont été remis à la commission.

- Décembre 2004 : Amendement ALDUY-RETAILLEAU-PEYRAT sur la reconnaissance de la responsabilité de l'Etat

- Mai 2005 : Election de Nicolas SARKOZY

- 13 mai 2005 : Lettre ouverte de JPN à Michel TUBIANA, Président de la LDH

- 23 février 2005 : vote de la loi n° 2005-158 du 23 février 2005 portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés. Voir aussi Loi 23 février 2005

- 25 sept. 2008 - 14 juillet 2014 : campagne "Vérité et Justice pour les Français rapatriés" de 22 annonces dans Le Monde, Le Figaro, La Provence, Politique Magazine, L'Echo de l'Oranie, Valeurs Actuelles dénonçant le "crime d'Etat" et le "crime contre l'Humanité" du 19 mars 1962 et demandant une loi de reconnaissance et de réparation. Parallèlement une enquête publque est lancée auprès de tous les "rapatriés" qui veulent bien répondre (cf. Questionnaire)

- Mai 2012 : Election de François HOLLANDE

- 24 sept. 2013 : Lettre ouverte N°1 de JPN au Président de la LICRA

- 16 juillet 2014 : le député Me Gilbert COLLARD dépose "votre loi" à l'Assemblée nationale

- mars et décembre 2015 : Dans le contexte favorable des élections cantonales et régionales les 62 Asssociations et les 2010 donateurs de la campagne interviennent auprès du Gouvernement et des Parlementaires pour que la loi "Vérité et Justice pour les Rapatriés" soit présentée à l'Assemblée nationale pour être votée. Vous aussi participez à cette campagne pour faire voter "votre loi".

Notre objectif : en moyenne 100.000 € par famille de Français rapatriés

Voir la première proposition de barêmes en fonctions des préjudice subis à la page REPARATION- INDEMNISATION

Contact : mailto:jeunepiednoir@wanadoo.fr

---------- 2015 - LETTRE AUX PRESIDENTS DE LA LDH, DE LA LICRA ET DU MRAP ----------

LETTRE AUX PRESIDENTS DE LA LDH, DE LA LICRA ET DU MRAP

10 juin 2015

 

 

---------------- 2013 - LETTRE OUVERTE N°1 DE JPN AU PRESIDENT DE LA LICRA ---------------

LICRA

Sur l'absence de réponse du Président F. Hollande à la lettre du président de la LICRA du 18 juillet 2012

Envoyée par courriel et courrier le 24 septembre 2013

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De : JPN [ mailto:jeunepiednoir@wanadoo.fr ]
Envoyé : mardi 24 septembre 2013 16:40
À : 'ctapiero@licra.org'; 'dauffret@licra.org'
Objet : 13e JNHH 2013 - Lettre AJ/ Reconnaissance de la responsabilité de la France dans l'abandon des rapatriés et des harkis / V&J 240513

A l'attention de Monsieur Alain JAKUBOWICZ, Président de la LICRA

A Mme Corinne TAPIERO, Directrice générale de la LICRA

Copie Cabinet du Président de la République et du Premier ministre, aux 925 parlementaires,

aux médias et à 200 Associations de Français rapatriés et adhérents.

Madame,

Comme suite à notre appel téléphonique de ce matin, nous vous prions de trouver, ci-joint, le courrier que nous adressons ce jour à M. Alain JAKUBOWICZ, que nous vous serions reconnaissants de bien vouloir lui transmettre.

Le 18 juillet 2012, votre président adressait une lettre au Chef de l'Etat, Monsieur François HOLLANDE, lui demandant de tenir son engagement « de reconnaître les responsabilités des gouvernements français dans l'abandon des harkis, le massacre de ceux restés en Algérie et les conditions d'accueil des familles transférées dans les camps en France ». Il se trouve que cette demande correspond à celle des associations de Français rapatriés réunies depuis le 22 septembre 1995. Il semblerait que le Président de la République n'a pas répondu au vu de votre président, alors que son Chef de Cabinet dans une lettre qu'il nous a adressée le 22 mars 2013 affirmer qu'il l'a bien fait cette reconnaissance (cf. pièce jointe). Peut-on imaginer que le Chef de l'Etat en cherchant à vous tromper cherche aussi à tromper les victimes que nous défendons ensemble ?

Qu'en est-il réellement ? Votre président a-t-il ou non reçu une confirmation écrite comme nous du Chef de l'Etat ?

Nous souhaiterions pouvoir l'interviewer pour la télévision sur cette question demain à l'occasion de la 13 e Journée nationale en Hommage aux Harkis à 14 h à l'Hôtel des Invalides à Paris (cf. invitation ci-jointe).

Dans cette attente et restant à votre disposition pour vous fournir tout complément d'information,

Nous vous prions de croire, Madame la Directrice générale, à l'assurance de nos salutations les meilleures.

Taouès TITRAOUI Elue locale, rescapée du massacre des harkis du 19 mars 1962

Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création

Bernard COLL, Secrétaire général

JPN -BP 4 91570 Bièvres - Tel : 06 80 21 78 54 - Site : http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/ - Courriel : jeunepiednoir@wanadoo.fr

************************************************* LETTRE N°1 AU PRESIDENT DE LA LICRA ***************************************************

JEUNE PIED-NOIR                          

BP4 91570 Bièvres                                                                                                                                Mardi 24 septembre 2013

Tel : 06 80 21 78 54

jeunepiednoir@wanadoo.fr                                                                                                                        Monsieur Alain JAKUBOWICZ

                                                                 Président de la LICRA

Courriel & LR avec AR                                                                                                                             42, rue du Louvre

                                                                   75001 Paris

Monsieur le Président,

Le 18 juillet 2012 vous avez adressé, conjointement avec votre 1 er Vice-président, M. Gérard Unger, au nouveau Président de la République, M. François Hollande, un courrier pour lui rappeler son engagement de "reconnaître publiquement la responsabilité des gouvernements français dans l'abandon des harkis, le massacre de ceux restés en Algérie et les conditions d'accueil des familles transférées dans des camps en France." (cf. pièce jointe). Nous tenons à vous remercier du soutien que votre association apporte désormais à cette demande de reconnaissance officielle qui est, depuis le 22 septembre 1995, la première des légitimes attentes des 420.000 familles « rapatriés » et des trois millions de Français qu'elles représentent aujourd'hui.

Le 22 septembre 1995 en effet, soit sept ans avant votre lettre, les associations représentatives des Français d'Afrique du Nord réunies au Sénat sous la présidence du ministre Jacques Augarde, en présence du ministre Roger Romani, adressaient un message au Président de la République, M. Jacques Chirac, lui demandant de reconnaître officiellement la responsabilité de l'Etat français dans l'abandon et le massacre de plus de 100.000 Harkis, pieds-noirs et soldats métropolitains après le « cessez-le-feu » du 19 mars 1962 (cf. pièce jointe). Ce message fut remis en main propre au Chef de l'Etat par M. Guy Forzy, Délégué aux Rapatriés. Depuis, cette campagne a reçu le soutien de plus de 200 associations de Français rapatriés, d'Anciens combattants, patriotiques et amis et a recueilli plus de 16.000 signatures de Français. Cette demande a été suivie en août 2001 par une plainte pour complicité de crime contre l'Humanité , déposée par 9 harkis du Comité National de Liaison des Harkis, présidé par notre regretté ami Boussad Azni, auteur du livre « Harkis : crime d'Etat, généalogie d'un génocide » (Ramsay et J'ai lu 2002).  En mars et juillet 2002, 43 familles de disparus pieds-noirs déposaient  une nouvelle plainte pour complicité de crime contre l'Humanité ,  avec le soutien de Jeune Pied-Noir. Des actions dont la couverture médiatique a été internationale (dossier de presse à votre disposition). De 2008 à 2013, 16 annonces dans Le Monde , Le Figaro, La Provence, L'Echo de l'Oranie et Valeurs Actuelles , ont rappelé régulièrement au Chef de l'Etat Nicolas Sarkozy, puis au Président François Hollande, cette Vérité et cette Justice réclamées depuis 50 ans par les victimes de ce que la Ligue des Droits de l'Homme et la Licra confirment désormais être un « crime d'Etat » et un « crime contre l'Humanité » .

Le 24 janvier 2012 , par une lettre électronique adressée à notre association (cf. pièce jointe), le candidat François Hollande confirmait sa position constante depuis 2005 : « Comme je l'affirme depuis plusieurs années, je crois que la France s'honorerait en reconnaissant ses responsabilités dans l'abandon volontaire de nos concitoyens rapatriés et en particulier des harkis en 1962. Cette position n'est pas nouvelle : alors que j'étais premier secrétaire du parti socialiste, le groupe socialiste et républicain à l'Assemblée nationale avait déposé un amendement à la loi de février 2005 pour reconnaître publiquement cet abandon ».

Le 14 avril 2012, à une semaine de l'élection présidentielle, le Président de la République Nicolas Sarkozy, après avoir rapidement visité le camp de Rivesaltes, reconnaissait officiellement à Perpignan « la responsabilité de la France dans l'abandon des Harkis », ne tenant que partiellement son engagement du 31 mars 2007 : (cf. la vidéo sur le site You Tube : http://www.youtube.com/watch?v=1Xibtt5GEcw )

Le 25 septembre 2012 , le Chef de l'Etat, retenu à l'ONU, a adressé par la voix du ministre Kader Arif, lui-même fils de Harki rescapé des massacres du 19 mars 1962, un message qui, selon la lettre de la Présidence de la République qui nous est parvenue le 22 mars 2013 (cf. pièce jointe), contiendrait la réponse à votre vu du 18 juillet 2012, élargi à tous les Français « rapatriés », puisque M. François Hollande aurait officiellement reconnu « la faute et la responsabilité de la France dans l'abandon des rapatriés et des harkis ». Les personnes sur place n'ont pas entendu dans le message lu par M. Kader Arif cette phrase que le texte du discours officiel ne contient pas.

Le 22 mars 2013 , le Chef de Cabinet de la Présidence de la République, M. Besnard, confirme par courrier la reconnaissance officielle par le Président de la République de « la faute et de l'abandon des rapatriés et les harkis » . A ce jour la lettre du 22 mars n'ayant pas été démentie par le Chef de l'Etat celle-ci fait foi juridiquement.

Le 11 novembre 2012, nous avons interpellé le Chef de l'Etat à la fin de la cérémonie officielle de l'Arc-de-Triomphe (cf. vidéo sur Yutube http://www.youtube.com/watch?v=rn7PgDvWXXA&feature=related ) pour lui rappeler ses engagements envers les Harkis et les Pieds-noirs.

Le 3 avril 2013 , notre association, coordinatrice de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés », a écrit au Premier ministre pour lui demander quand son gouvernement déposera le projet de loi de reconnaissance et de réparation qu'oblige « nécessairement et juridiquement » cette reconnaissance officielle du Chef de l'Etat, comme l'avait si justement souligné le député François Hollande dans sa question écrite du 11 septembre 2007 à l'Assemblée nationale (cf. pièce jointe).

Le 16 avril 2013, le Cabinet du Premier ministre, comme il se doit, transmettait notre courrier au ministre de tutelle des « rapatriés », M. Kader Arif, « afin qu'il en prescrive un examen approfondi ». Depuis cette date, malgré plusieurs lettres recommandées, courriels et appels téléphoniques auprès de M. Kader Arif, nous n'avons pu obtenir aucune audience. Sa conception du « véritable dialogue  » qu'il aurait établi avec « les associations qui nous représentent » (lesquelles ?) est des plus originales. Dans le discours qu'il doit prononcer demain pour la 13 e journée d'Hommage aux Harkis dans la cour des Invalides à 15 h 00 (cf. pièce jointe), le ministre reste silencieux sur « la reconnaissance de l'abandon des rapatriés et des harkis ». Il confirme que les « mesures de solidarité nationale en faveur des rapatriés », que lui avait demandé de préparer et mettre en uvre le Président de la République par décret du 8 juin 2012, ne sont en réalité que la reconduction tardives des mesurettes du gouvernement précédent.

Comme il est aisé de le constater par Internet, il existe désormais un consensus national allant du Parti socialiste au Front national en passant par l'UMP sur la nécessité de reconnaître officiellement par une loi la vérité historique que nous demandons désormais ensemble. Aujourd'hui des personnalités dont la moralité est incontestable, comme notre compatriote pied-noir Jean Daniel et le grand journaliste Jean Lacouture, restés silencieux durant de longues décennies sur les massacres dont ils avaient eus connaissance dès 1962, comme le célèbre journaliste Georges-Marc Benamou et les historiens de renom Benjamin Stora et Jean-Jacques Jordi, tous les trois « pieds-noirs », réclament cette reconnaissance.

Sans oublier les appels des personnalités qui dénoncèrent dès 1961 les crimes commis contre les Français d'Algérie, comme le vice-président de l'Assemblée nationale le Bachaga Saïd Boualam, l'ancien Président du conseil et ministre Georges Bidault, successeur de Jean Moulin à la tête du Conseil National de la Résistance en 1943, le ministre Jacques Soustelle, le comte Horace Savelli, président de l'Union Nat ionale des Combattants, le colonel Château-Jobert, tous Compagnons de la Libération et authentiques résistants, ou encore le professeur Maurice Allais, prix Nobel d'économie qui démontra scientifiquement le crime du 19 mars 1962  dans son livre « L'Algérie d'Evian » (Ed. du Fuseau, juillet 1962 réédition JPN, 1999).

Votre Association, ainsi que la Ligue des Droits de l'Homme, ayant désormais rejoint ceux qui réclament depuis 1962 la reconnaissance du « crime d'Etat » du 19 mars 1962 suivi d'un « crime contre l'Humanité », nous serions très heureux de pouvoir réunir nos efforts pour que, comme vous le souhaitez,  le Président de la République confirme demain 25 septembre son message de l'an dernier. Il n'est pas trop tard pour qu'une association aussi influente auprès du pouvoir et des médias comme la vôtre intervienne vite et efficacement auprès de M. François Hollande

Dans l'attente du plaisir de vous rencontrer demain et restant à votre disposition,

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président , l'expression de nos sentiments de fraternité et de solidarité française.

Mme Taouès TITRAOUI, élue locale, rescapée des massacres du19 mars 1962

Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création

Bernard COLL, Secrétaire général de JPN

PS : tous les documents mentionnés dans ce courrier se trouvent sur notre site Internet.

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En attente de réponse

------------------------------------ 2001 - LIGUE DES DROITS DE L'HOMME --------------------------------

DROITS DE L'HOMME ET HARKIS

Une campagne lancée le 10 septembre 2001, après 39 ans de silence

à la veille de la 1e Journée en Hommage aux Harkis !

PIECE JOINTE N°2 DE LA LETTRE A FRANCOIS HOLLANDE DU 18 DECEMBRE 2012

Libération du 10 septembre 2001

------------------------------------ HISTOIRE : LA LDH EN ALGERIE FRANCAISE ---------------------------

LES DROITS DE L'HOMME EN ALGERIE

Le statut de l'Indigène en Algérie - 1919

EXTRAIT DE L'INTRODUCTION DU PRESIDENT DE LA SECTION ORANAISE

" Notre intérrêt évident est de faire de notre belle colonie de l'Afriqe du Nord le prolongement de la France. Nous n'y réussirons que si nous rallions les indigènes. Tant qu'ils resteront des étrangers, tant que nous devrons les traiter en sujets et en suspects, l'unité française ne sera pas achevée. Nous sommes moins séparés par la religion que par le fanatisme, qui en est la corruption. De la religion retenons la charité, que le Coran enseigne comme l'Evangile. Ne mettons par notre orgueil à nous séparer, à ne nous rien devoir les uns les autres? Cherchons les idées, les sentiments, les intérêts aussi qui, sans une chimérique uniformité, peuvent nous faire entrer dans une même communauté poltique et spirituelle. Elevons-nous pour nous rencontrer : les civilisations se rejoignent sur les sommets. Pour infuser un sang nouveau à la France, qui a tant saigné, étendons la famille française. En demandant leur vie aux Musulmans qui ne l'ont pas refusée, la France elle-même les a reconnus comme ses enfants. Il ne s'agit pas de tout compromettre et de tout perdre par une précipitation dangereuse, il s'agit de préparer par de larges mesures, par un progrès parallèle de l'éducation et des droits, l'accession des indigènes à la vie nationale.

Les hommes s'unissent par ce qu'il y a d'universel, et d'abord par la raison. Fondons des écoles, repandons la science, enseignons la vérité qui, s'imposant à tous les esprits, les rapproche et les réconcilie. En ouvrant les intelligences, en disssipant les préjugés, en donnant aux indigènes la justice, en associant sans retard à notre vie nationale tous ceux qui, par leur culture, déjà y participent, nous préparerons cette fusion des indigènes de l'Afrique du Nord dans l'unité de la patrie française, qui ajoutera à sa force et sa grandeur."

Gabriel SEAILLES - Oran - Mai 1919

Nota : le terme "indigènes" est naturellement pris dans ce texte dans son sens commun d'autochtones et non dans le sens péjoratif que veulent lui donner les "humanistes" d'aujourd'hui.

Pour constater l'accès des Français musulmans à la vie de l'Algérie dans tous les domaines vingt ans après ce texte, nous vous conseillons de lire le LIVRE D'OR DE L'ALGERIE 1937.

---------- UN DIALOGUE DIFFICILE ENTRE VICTIMES DE LA GUERRE CIVILE D'ALGERIE ---------

CRIME D'ETAT DU 26 MARS 1962

Diffusion 25 mars 2008

LETTRE OUVERTE A JEAN-FRANCOIS GAVOURY
ANPROMEVO
106, rue de Lourmel
75015 PARIS

Hommage aux Victimes du 26 mars 1962 et à toutes celles du « crime d’Etat du 19 mars 1962 » - Votre inquiétude injustifiée

Monsieur,

Nous venons d’apprendre par le communiqué que vous avez diffusé aujourd’hui votre inquiétude de voir la commémoration de demain 26 mars, en hommage aux victimes de la résistance française à l’abandon de l’Algérie, devenir une célébration de « l’OAS à l’Arc de Triomphe ». Votre inquiétude est injustifiée car cette commémoration se déroule depuis plusieurs années sans incidents et sans polémique stérile compte tenu du respect que chacun doit porter à tous les morts de cette guerre civile franco-française voulue et organisée par le Chef de l’Etat d’alors, le général De Gaulle, pour mener à terme sa nouvelle politique algérienne. Car il vous est impossible d’ignorer la réalité du « crime d’Etat » commis le 19 mars 1962, à la demande du Président de la République. Vous pouvez, grâce à Internet, avoir accès désormais à l’ensemble des documents officiels qui ont permis la conception, la mise en œuvre et l’exécution du plan conçu par Alain Peyrefitte durant l’été 1961, à la demande personnelle du général De Gaulle.

De nombreuses personnalités françaises de toutes sensibilités, du professeur Maurice Allais, Prix Nobel d’Economie à Georges-Marc Benhamou, conseiller de Nicolas Sarkozy, en passant par Germaine Tillion, Jean Daniel et Jean Lacouture, appellent à reconnaître l’action criminelle du général De Gaulle durant cette terrible guerre civile au cours de laquelle votre père a été malheureusement tué, comme des dizaines de milliers d’autres Français de toutes origines, alors qu’il était en mission au service de l’Etat français. La biographie que vous présentez d’ailleurs de sa carrière ne porte que sur sa période nord-africaine et mériterait d’être complétée, pour une information plus précise, par ses fonctions au service de l’Etat entre sa nomination comme commissaire de police à Hazebrouck en 1936 et sa mission d’organisation de la sûreté nationale marocaine en 1956. Nous ne voyons en effet mentionné aucun action particulière de sa part durant cette période bien troublée de la seconde guerre mondiale et il n’a pas reçu, sauf erreur, les distinctions habituelles honorant les patriotes ayant accompli des actes de résistance ou d’héroïsme comme le firent Georges Bidault, successeur de Jean Moulin à la tête de la résistance française en 1943 ou encore Jacques Soustelle (carte de Français libre N°19), ou les généraux Raoul Salan, l’officier le plus décoré de France, et Edmond Jouhaud et bien d’autres membres de l’organisation dont vous contestez l’action lorsqu’ils contribuèrent à chasser l’occupant nazi du sol français.

Si nous comprenons la douleur de l’enfant perdant son père et votre devoir filial concernant sa mémoire, votre drame personnel devrait vous permettre de comprendre celle des enfants, des parents et des amis des familles françaises victimes des attentats terroristes du FLN et de la terrible répression de l’Etat français contre les Français d’Algérie dont vous ne pouvez ignorer à la fois la violence et le nombre de victimes. Des dizaines de milliers d’autres familles françaises – celles de nos compatriotes harkis, pieds-noirs et aussi de nombreux militaires du contingent et Français de métropole - ont été, comme vous, victimes, lors de cette terrible guerre civile, d’actes de « barbarie » comme le soulignait le Président de la République Jacques Chirac le 21 septembre 2001 lors de la première Journée nationale d’hommage aux harkis. Notre association, dont vous n’ignorez pas l’activité depuis plus de 34 ans aux services de nos compatriotes Harkis et Pieds-noirs victimes du 19 mars 1962, a d’ailleurs organisé en 2004 une "Rencontre des écrivains de la mémoire harkie », sous le patronage de Mme Alliot-Marie, Ministre de la Défense et M. Hamlaoui Mekachera, Ministre délégué aux Anciens Combattants, à laquelle se sont associées des personnalités de sensibilité très diverses unies par un souci commun de reconnaissance de la réalité des massacres commis contre nos compatriotes en présence de l’Armée française et des forces de police qui auraient dû les protéger. Aujourd’hui cette réalité est reconnue par tous. M. Michel Tubiana, président d’honneur de la Ligue des Droits de l’Homme, a clairement demandé la reconnaissance officielle de la responsabilité de l’Etat français de l’époque dans son article paru dans Libération du 10 septembre 2001 (cf. copie de l’article sur notre site http://pagesperso-orange.fr/jeunepiednoir/jpn.wst ).

Ces victimes et les familles de Français d’Algérie connaissent, comme tous les êtres humains, une peine semblable à la vôtre, aggravée pour celles dont les parents ont disparus en 1962 de ne pas savoir ce que sont devenus leurs proches, dans quelles conditions ils ont été assassinés, où reposent leurs corps ou s’ils sont encore vivants. Les archives soviétiques et la libération des détenus des goulags communistes ont montré, hélas, que des personnes avaient survécu plus de 40 ans à leurs terribles conditions de détention. Les enfants de ces victimes non reconnues officiellement alors, comme celles du 26 mars à Alger ou du 5 juillet 1962 à Oran, n’ont d’ailleurs pas eu la possibilité de se voir attribuer par l’Etat le statut d’orphelin de guerre ou de pupille de la Nation. Comme d’ailleurs les enfants de Harkis massacrés par le FLN après le 19 mars 1962. Elles n’ont donc pas pu depuis leur drame bénéficier d’aucune aide ou secours de l’Etat et ont du faire face, seules, à leur terrible situation.

Vous n’ignorer pas d’autre part que tous les faits relatifs à la guerre d’Algérie sont aujourd’hui amnistiés et que des poseuses de bombes du FLN, qui ont tué ou mutilé d’innocentes femmes et enfants dans les attentats de la « bataille d’Alger », vivent, s’expriment et essaient de justifier leurs actes en toute liberté sur les chaînes de télévision publiques françaises financées, en partie, par leurs victimes et leurs familles. Comme viennent en France un certain nombre d’acteurs de la rébellion algérienne responsables de la mort, en Algérie comme en France, de milliers de nos compatriotes dont les 53 policiers tombés en France sous les balles du FLN (Source QUID 2002). Il est à craindre que votre démarche (votre association n’existe curieusement que depuis le 7 avril 2006), si elle se prolonge, risque de provoquer l’effet contraire de celui que vous espérez si les enfants et familles victimes du FLN et de la répression de l’Etat français contre les Français d’Algérie décident de créer une association semblable à la vôtre ce qui, compte tenu de la disproportion du nombre de victimes, vous placerait dans une situation extrêmement minoritaire. Nombreux sont les Français qui s’interrogent sur les motivations réelles de votre association et de ceux qui vous soutiennent qui, au lieu de chercher l’apaisement les mémoires, rouvre artificiellement, par ses demandes l’interdiction de cérémonies privées ou publiques - dont certaines ont lieu depuis 1963 sans que le général De Gaulle, lui-même, n’en ait demandé l’interdiction – des cicatrices qui commençaient avec le temps à se fermer. En novembre 2006, nous avions d’ailleurs adressé une lettre ouverte au Ministre délégué aux Anciens Combattants en ce sens, lettre qui se trouve sur notre site Internet. Celle-ci est restée sans réponse, la cérémonie s’étant déroulée, comme les précédentes depuis 44 ans, sans incident. Vous avez pu le constater vous-même sur place.

Depuis 1990, nous écrivons aux Présidents de la République pour que l’Etat français d’aujourd’hui reconnaisse le « crime d’Etat » du 19 mars 1962. Cette demande figurant sur notre site Internet a déjà été diffusée à des milliers de personnalités, journalistes, intellectuels et hommes politiques sans avoir suscité la moindre réaction. Le 31 mars 2007, le Président Nicolas Sarkozy s’est engagé à reconnaître officielle la responsabilité de « la France », c'est à dire du gouvernement français, dans l’abandon et le massacre des Harkis. C’est pourquoi nous vous invitons désormais à nous contacter directement si vous souhaitez des réponses à vos questions plutôt que d’utiliser des procédés proches de ceux d’une période que nos parents ont combattus au sein de l’Armée d’Afrique pour libérer la France, et que nous condamnons tous. Votre poste au Ministère de l’Intérieur devrait vous engager à des prises de position plus conformes au droit de réserve des fonctionnaires.

Nous sommes naturellement à votre disposition si vous souhaitez porter ce débat auprès de l’opinion publique lors d’une émission télévisée, ce qui permettrait aux Français de mieux connaître les différentes catégories de victimes de cette dramatique période de notre histoire ainsi que les raisons pour lesquelles nos compatriotes honorent morts.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur, l’expression de nos salutations distinguées.

Bernard COLL - Secrétaire général de JPN - Co-auteur du Livre des Harkis (JPN - 1991)

Tel : 01 69 41 01 12 - 06 80 21 78 54

MEDIAS

Diffusion du 26 mars 2008

Nous remercions le journaliste Robert DI COSTANZO, d'avoir bien voulu reproduire notre lettre ouverte à J-F GAVOURY sur son blog.

http://dicostanzo.blog.20minutes.fr/archive/2008/03/25/jeune-pied-noir-informatio.html#more

--------------- 2005 : UN DIALOGUE DIFFICILE ENTRE COMPATRIOTES D'ALGER ! -------------

REPONSE DE JPN AU COURRIEL DE M.TUBIANA DU 16 MAI 2005

Bièvres , le 17 mai 2005

Monsieur le Président, Cher Compatriote,

Il semblerait que vos affirmations, sans fondements et au caractère volontairement blessant voire même dégradant, n'aient pour objectif que de vous permettre de refuser un véritable débat sur les événements qui ont suivi le 19 mars 1962 en Algérie. La gravité du sujet - il s'agit selon vos propres termes "d'un crime d'Etat" (Libération du 10 septembre 2001) - et la douleur des victimes et de leurs familles nous interdisent toute polémique personnelle de mauvais goût.

L'invitation que nous vous avons adressée pour la rencontre du 23 avril au Sénat n'avait pour but que de vous permettre de rencontrer des témoins, des victimes françaises et leurs familles de toutes confessions qui confirment votre thèse du crime d'Etat du 19 mars 1962. Car, à notre connaissance, la LDH n'a jamais rencontré une délégation de ces victimes.

Pour essayer d'avancer sur le fond et pour que notre débat épistolaire soit plus constructif, permettez-nous de vous formuler de nouveau la demande suivante :

- Acceptez-vous de recevoir une délégation de Français victimes des attentats du FLN et victimes des drames ayant suivi la "paix du 19 mars 1962" en Algerie ?

Si votre réponse est positive, pouvez-vous nous précisez le jour, l'heure et le lieu qui vous conviendraient ? Dans ce cas, nous nous chargerons, en coordination avec la LDH, de l'organisation matérielle de cette rencontre tant attendue par nos compatriotes. Si vous refusez, pouvez-vous nous en indiquez les raisons, si possible autres que celles que vous avez évoquées à ce jour.

Je ne manquerai pas de répondre aux différentes interrogations de vos précédents messages si vous le jugez encore utile.

En ce qui concerne l'emploi du mot "compatriote" je ne sens autorisé à l'utiliser pour, au moins, 4 raisons :

1 - vous êtes Français,

2 - vous êtes Pieds-noirs

3 - vous êtes d'Alger (je suis de la rue de Normandie à Bab-el-Oued et vous ?)

4 - vous demandez comme nous, mais avec 6 ans de retard par rapport à la pétition que nous avons lancée le 22 septembre 1995, que le Président de la République française reconnaisse le crime d'Etat du 19 mars 1962.

Je maintiens ma demande d'excuses de votre part pour les très graves accusations, sans fondement, de racisme, d'antisémitisme et de justification de tous les crimes (lesquels d'ailleurs ?) que vous avez proférées a mon égard car, votre courriel m'étant adressé, le "vous" de "cessez de vous présentez" ne peut que me concerner.

J'avoue ne pas comprendre pourquoi j'aurais été déloyal à votre égard. Comme je vous l'ai précisé précédemment vous êtes la seule de toutes les personnes mentionnées à avoir cette lecture de notre invitation.

En espérant avoir le plaisir de vous rencontrer prochainement;

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, Cher Compatriote, l'expression de mes salutations distinguées.

Bernard Coll - Secrétaire général de JPN

******************************************

REPONSE DE M.TUBIANA A LA LETTRE JPN DU 13 MAI 2005

Le 16 mai 2005

Monsieur,

Je lis votre réponse [*]. Je me demande si vous savez lire ! je reprends la phrase que vous citez : "Cessez de vous présenter comme souhaitant débattre démocratiquement et loyalement. Le débat n'a guère de sens lorsque l'on donne la parole à des personnes dont le racisme, l'antisémitisme sont avérés, qui justifient tous les crimes commis." Que vous preniez cette phrase comme vous concernant est tout de même assez curieux ! Je ne porte pas de jugement à votre propos n'en ayant pas les moyens si ce n'est, cependant, sur un point : votre loyauté. Je constate à ce sujet que vous ne citez pas la suite de mon message sur ce point, je vous en rappelle les termes : "Quant à la loyauté, vos méthodes, publier des invitations de personnes dont vous savez qu'elles ne viendront pas, relèvent de tout sauf de la loyauté." Je vous confirme, une nouvelle fois, que cette manière de faire est dépourvue de la moindre loyauté. Je pense qu'avant toute chose, il serait utile que vous vous en excusiez auprès de ceux que vous avez ainsi associé contre leur volonté à votre initiative. Permettez, enfin, de relever votre silence absolu sur le reste de mon propos. D'erreur de lecture en silence, votre attitude est affligeante. Mais en avez-vous seulement conscience ?

Michel TUBIANA


PS : je n'ai jamais renié ma naissance en Algérie et l'enfance que j'y ai passée. En revanche, laissez-moi le soin de choisir "mes compatriotes". Le lieu de naissance ne suffit pas à faire de quiconque "un compatriote".

[*] sur votre site

---------------- 2005 - LETTRE OUVERTE N°1 DE JPN AU PRESIDENT DE LA LDH ---------------

UN DIALOGUE DIFFICILE


Chers Amis,

Nous vous prions de trouver, ci-dessous, la réponse adressée par le Président de la Ligue des Droits de l'Homme au courriel que nous lui avons fait parvenir. Nous vous invitons à visiter le site de la LDH de Toulon sur lequel se trouve le débat entre les historiens condamnanrt la loi et le professeur Guy Pervillé. Site : http://www.ldh-toulon.net/article.php3?id_article=599

Vous pouvez adresser vos impressions et commentaires à l'adresse : mailto:root@ldh-toulon.net

Jeune Pied-Noir adressera sa réponse à M. Michel Tubiana dans les jours qui viennent.


REPONSE DE MICHEL TUBIANA A JEUNE PIED-NOIR

Monsieur,


Mes Amis de la section de TOULON viennent de me transmettre votre message. ce qui est le plus attristant est que vous soyez, probablement, persuadé que vous êtes un réel militant des droits de l'Homme et objectif quant à l'histoire des rapports entre l'Algérie et la France.

Votre description, a contrario, d'une Algérie qui aurait été heureuse si elle était restée française laisse effectivement pantois et je n'ai guère de temps à perdre à vous rappeler une histoire que vous occultez totalement.

Dès lors, faut-il s'étonner que vous réécriviez l'histoire ? Votre référence aux Juifs d'Algérie, présents dans ce pays bien avant que le moindre Français y pose le pied, que vous prétendez annexer à votre cause est assez insupportable si vous voulez bien vous rappeler l'antisémitisme qui caractérise le monde européen en Algérie, au point de faire élire DRUMONT sur son antisémitisme, au point d'avoir été plus que largement pétainiste pendant la guerre. Dois-je vous rappeler, à cet égard, que ce sont ces juifs, honnis, qui constitueront l'essentiel de la résistance ?

Quant à votre vision idyllique de la colonisation, je préfère ne même pas y répondre tant elle est proprement irréelle.

Que l'Algérie soit aujourd'hui dans une situation déplorable, au-delà des responsabilités qui incombent à la colonisation et à la guerre, n'enlève rien à tout cela. Comme si, curieux raisonnement, les crimes antérieurs seraient exonérés par les crimes d'aujourd'hui !

Cessez de vous présenter comme souhaitant débattre démocratiquement et loyalement. Le débat n'a guère de sens lorsque l'on donne la parole à des personnes dont le racisme, l'antisémitisme sont avérés, qui justifient tous les crimes commis.

Quant à la loyauté, vos méthodes, publier des invitations de personnes dont vous savez qu'elles ne viendront pas, relève de tout sauf de la loyauté.

Enfin, votre parti pris, votre méconnaissance de l'Histoire, ne vous autorise pas à écrire n'importe quoi. La LDH n'a pas attendu ma présidence pour affirmer que le sort des Harkis était insupportable. Mais à votre différence, elle est insupportable en ce qu'ils ont été victimes en Algérie et victimes en France. Il est vrai que pour nous, les harkis sont, avant d'être des suppéltifs de l'armée française, des hommes qui méritent, non le paternalisme condescendant dont vos organisations n'ont jamais cesser de faire preuve à leur égard, la même considération que toute autre. C'est aussi pourquoi, nous n'avons jamais fait de différence entre les victimes, chaque vie en valant une autre.

Décidément, Monsieur, nous ne partageons pas les mêmes valeurs.

Je vous prie de croire à la considération qui vous est due.

Michel TUBIANA

****************************************

Courriel de Jeune Pied-Noir à la LDH de Toulon

Bonjour,

Nous sommes heureux de constater qu'à la suite de notre initiative d'organiser une réunion au Sénat sur "les conséquences du 19 mars 1962 en Algérie", un large débat s'est ouvert sur les différentes perceptions que l'on peut avoir d'événements aussi dramatiques lorsqu'on est acteur des crimes commis, simple soutien idéologique ou victime innocente. Notre réunion du 23 avril au Sénat était ouverte aux historiens de toutes sensibilités. Il est regrettable que les personnalités invitées n'aient pas toutes eu la courtoisie de répondre. Il y avait comme historiens reconnus, outre le professeur Guy Pervillé, l'historienne Michèle Baussant, et les historiens Maurice Faivre, Jacques Frémeaux et Jean Monneret. Se sont excusés MM. Raoul Giradet, Jean-Jacques Jordi, Pierre Messmer, André Santini, Mme Geneviève Levy, sénatrice, Jean-Paul Alduy, sénateur-maire, Claude Goasguen, Jean Lacouture, et.... M. Michel Tubiana, président de la LDH, dont la curieuse lettre a étonné plus d'un humaniste. Etait aussi présent, M. Roger Benmebarek, chargé par le Premier ministre de la mission de pré-configuration de la future Fondation de la Mémoire de la Guerre d'Algérie et des Combats du Maroc et de Tunisie. Est-ce cela l'extrême droite que vous dénoncez ?

Pour qu'il y ait débat, il faut que les différentes parties concernées puissent s'exprimer librement. Or dans la démarche que vous suivez, vous préférez jeter l'anathème en nous traitant, au mépris de Droits de l'Homme que vous prétendez défendre, de "révisionnistes", "d'extrême droite", etc. cherchant par ces mots creux à nous disqualifier en espérant ainsi masquer les crimes du 19 mars 1962 reconnus aujourd'hui par l'article 2 de la loi 2005-158. Ce procédé ne vous évitera pas le vrai débat. En effet comment pouvez-vous expliquer que la Ligue des Droits de l'Homme ait pu méconnaître durant 39 ans ces crimes pourtant connus de tous dès 1962 ? Car il aura fallu attendre septembre 2001 pour que votre Président M. Michel Tubiana reconnaisse dans le journal Libération la réalité du massacre des Harkis que les associations de Français d'Algérie et leurs amis dénoncent depuis 1962.

L'Algérie française était une société multiculturelle, pluriethnique, multiconfessionnelle dans laquelle les différentes communautés se respectaient, s'appréciaient et s’enrichissaient de leurs mutuelles différences. Dans chaque ville et village il y avait une mosquée, une synagogue et une église. Qu'en reste-t-il dans l’Algérie aujourd'hui ? Combien y a-t-il encore de juifs et de pieds-noirs dans ce pays qu’ils ont créé par leur labeur ? Que sont devenus les cimetières juifs et chrétiens dont beaucoup ont été profanés dès 1962 ? Quelle démocratie existe-t-il aujourd'hui en Algérie ? De quelle liberté disposent les journalistes, les opposants ou les simples citoyens ? Est-ce cette société que vous voulez promouvoir en France ?

Nous sommes prêts au dialogue si vous avez la volonté de débattre. Lors de l'émission du 19 mars sur France-Culture j'avais invité Benjamin Stora et les autres participants, dont Melle Branche, à venir le 23 avril au Sénat. Seul M. Jacques Frémeaux a répondu à notre invitation. Pourquoi ne pas organiser ensemble un nouveau débat télévisé au cours duquel nous pourrions, dans le respect mutuel qu'imposent des Droits de l'Homme, présenter nos différents points de vue ? MM. Benjamin Stora et Serge Moatti qui disposent d'un large accès aux médias ne peuvent-ils pas nous accueillir dans une de leurs nombreuses émissions ?

Restant à votre disposition et,

Dans cette attente, nous vous prions de croire à l'assurance de nos salutations distinguées.

Bernard Coll, Secrétaire de Jeune Pied-Noir

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M. Michel TUBIANA ne viendra pas à la rencontre
HISTOIRE & MEMOIRE du samedi 23 avril 2005

 

M. Michel TUBIANA ne viendra pas à la rencontre
HISTOIRE & MEMOIRE du samedi 23 avril 2005

Réponse de Jeune Pied-Noir :

JEUNE PIED-NOIR  
BP 4 - 91570 BIEVRES
Tél: 06 80 21 78 54
Fax : 01 69 41 89 29
Courriel : jeunepiednoir@wanadoo.fr


 

Le 14 avril 2005

« Notre premier devoir, c’est la Vérité »,
Jacques Chirac – Président de la République
Journée nationale « Hommage aux Harkis » - 25 septembre 2001

 

Par télécopie

Monsieur Michel TUBIANA
Président de la Ligue
des Droits de l’Homme
138, rue Marcadet
75018 PARIS


OBJET : RENCONTRE HISTOIRE & MEMOIRE – SENAT SAMEDI 23 AVRIL 2005


Monsieur le Président, Cher Compatriote,

Par votre courrier d’hier, nous avons appris avec regret que vous ne pourrez participer à la rencontre entre chercheurs, historiens, victimes et témoins que nous organisons samedi 23 avril au Sénat sur les drames qui ont suivi en Algérie les accords d’Evian du 19 mars 1962.

Ceci est d’autant plus regrettable que, depuis la plainte du 30 août 2001 contre X pour crime contre l’humanité et complicité, génocide et complicité, enlèvements et séquestrations arbitraires, déposée par le Comité de Liaison des Harkis et son président Boussad Azni, suivie de votre retentissant article « Harkis, un crime d’Etat » paru dans Libération du 10 septembre 2001, nous menons le même combat pour la Vérité, la Justice et la défense de Droits de l’Homme, de tous les hommes.

Votre prise de position publique reprenant des termes proches du message adressé au Chef de l’Etat par les associations de Français d’Afrique du Nord réunies au Sénat le 22 septembre 1995, nous pensions que vous auriez eu à cœur de rencontrer et de réconforter par vos paroles les dizaines de milliers de victimes de l’après 19 mars 1962 et leurs familles un peu trop oubliées durant quatre décennies aussi bien par l’histoire officielle que par une partie de l’intelligentsia française habituellement plus réactive aux grands drames humains.

Nous ne manquerons pas de leur faire part du contenu de votre lettre et de rappeler votre témoignage public en leur faveur.

Dans l’attente de pouvoir vous rencontrer lors d’une prochaine réunion, nous vous prions de croire, Monsieur le Président, Cher Compatriote, à l'assurance de nos meilleures salutations.

Pour les 15.000 signataires du message au Chef de l’Etat
du 22 septembre 1995 ;

Bernard COLL
Secrétaire général de JPN

PJ : Message du 22 septembre 1995 adressé au Chef de l’Etat par les Français d’AFN et leurs amis

----------------------------------- LICA - Le Monde 8 nov 1977 ----------------------------------

LICA - Le Monde 8 nov 1977

Selon la LICA

CINQ CENTS HARKIS SONT INCARCÉRÉS
DANS LES PRISONS ALGÉRIENNES

Le conseil national de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICA) s'est réuni les 5 et 6 novembre à Lyon.La LICA avait célébré au mois d'avril dernier son cinquantenaire lors d'un congrès extraordinaire à Paris (le Monde daté 20, 24-25 avril). Le président du mouvement, M. Jean Pierre-Bloch, a ouvert les travaux de cette réunion en déclarant notamment : « Notre combat est universel. Il n'y a pas un racisme et un antisémitisme des pays capitalistes que nous devrions réprouver et un autre des pays dits socialistes sur lequel nous devrions fermer les yeux : nous dénonçons ce qui se passe au Chili et en Argentine,mais aussi à Prague et en U.R.S.S. » Mais cette réunion a été essentiellement consacrée à l'étude du sort des Français musulmans que l'on appelle souvent encore les harkis. « Nous savons que cinq cents d'entre eux sont incarcérés dans les prisons algériennes, a dit M. Pierre-Bloch, en demandant que le gouvernement français s'occupe de leur situation avec beaucoup plus de sollicitude. » Un représentant des Français musulmans a d'autre part déclaré : « L'incompétence des autorités est flagrante lorsqu'elle fait cohabiter dans des H.L.M. des Français anciens harkis et des immigrés algériens. » Puis il a précisé que « La qualité d'ancien combattant n'est pas reconnue aux Français musulmans, eux qui ne demandent qu'à se fondre dans leur pays, la France. La situation de ces Français à part constitue une tache sur l'honneur de la France. » (Article du «Monde» du 8 novembre 1977)

Les dizaines de milliers de morts ne parleront plus. L'Etat français n 'aura pas à payer leurs pensions ni à sepréoccuper de leurs familles bien souvent disparues avec eux. Le nouvel Etat algérien n'a pu cependant exécuter totalement la besogne.Il renoue avec les traditions barbaresques ; celles des esclaves. Les harkis prisonniers qui ont échappé aux massacres de la «libération» vont connaître des années d'esclavage. Le 8 novembre 1977, soit 15 ans après, «Le Monde» dans son compte-rendu du Conseil National de la L.I. C.A. laisse entrevoir une partie de la réalité en affirmant que «500 harkis sont incarcérés dans les prisons algériennes». Le gouvernement de M.Giscard d'Estaing étouffera l'affaire, raison d'état oblige. (Extrait du "Livre des Harkis" JPN, page 223, 1991).

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