FONDATION DE LA MEMOIRE DE LA GUERRE D'ALGERIE ET DES COMBATS DU MAROC ET DE TUNISIE

Mise à jour le 12.05.2015

ACTUALITES - RECHERCHES

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Cette Fondation prévue par l'article 3 de la loi du 25 février 2005, annoncée pour 2008 par le Premier ministre François FILLON lors de la Journée nationale d'Hommage aux Harkis du 25 septembre 2007 a été mise en place par Hubert FALCO, ministre des Rapatriés, 5 ans après le vote de la loi, le 19 octobre 2010. Ni le Haut Conseil des Rapatriés, ni les Associations de Rapatriés n'ont été conviées à s'associer à son élaboration. Le conseil d'administration a élu son Président, M. Claude BEBEAR, président d'honneur d'AXA qui, selon ses propres déclaration, aurait passé "six mois en Algérie en 1958 dans un régiments basé à Bouira." (Le Monde du 21 octobre 2010). Les missions définies pour la Fondation ne correspondent plus à sa finalité initiale présentée lors des débats préparatoire à la loi du 23 février 2005, c'est-à-dire de définir les responsabilités dans l'abandon et le massacre des Harkis, les milliers de disparition de Pieds-noirs et de Soldats français après le 19 mars 1962.

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Fondation de la mémoire de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie : Dossier de presse du SEDAC - 20 octobre 2010

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----------------- LA FONDATION DE LA MEMOIRE DE LA GUERRE D'ALGERIE -------------------

LETTRE OUVERTE

Des Français Rapatriés et de leurs Associations

Le 12 décembre 2011 - Maison de la Chimie - Paris 

A Monsieur Claude Bébéar

Président de la Fondation pour la mémoire de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie

Hôtel National des Invalides - 129, rue de Grenelle - BP N°28 - 75007 Paris - Tel : 01 45 56 09 26

Courriel : mailto:didier.beoutis@fm-gamt.org - Site :http://www.fm-gamt/org

Monsieur le Président,

Nous nous permettons de reprendre l'esprit et les termes de la lettre adressée le 15 janvier 2001 par le Ministre Jacques Augarde au Président de la République, en nous faisant les interprètes de tous les Français Rapatriés de l'ancien Outre-mer français, notamment de ceux de nos anciens départements français d'Algérie, dont les représentants avaient été conviés le 5 décembre 2007 à l'Elysée par notre actuel Chef de l'Etat, fait exceptionnel depuis 1962, dès son retour d'Algérie. Vous ne pouvez ignorer leur déception depuis cette rencontre car si, en parole, les drames vécus par la communauté des Français rapatriés sont désormais une vérité historique reconnue par tous, aucun des engagements du candidat Nicolas Sarkozy n'a été tenu par le Président de la République Nicolas Sarkozy. Notamment ceux pris envers les Français d'Algérie, Harkis, Pieds-noirs et soldats français abandonnés, pour apaiser définitivement le drame national qui marqua l'abandon de l'Algérie en 1962, l'un des plus douloureux et des plus atroces de notre Histoire contemporaine.

Beaucoup de nos compatriotes pensaient encore que le 5 décembre dernier, journée nationale officielle en mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie, le Chef des Armées et Président de tous les Français, rendrait enfin l'hommage de la Nation aux 250.000 civils et militaires "Morts pour la France" en AFN. Des obligations plus impérieuses de sa charge ont dû le tenir éloigné pour le cinquième fois des familles françaises endeuillées depuis plus de 50 ans. Deux millions de Français Rapatriés et leurs familles attendent en effet que le Chef de l'Etat reconnaisse la pleine responsabilité de l'Etat français dans les conséquences de l'abandon de nos départements français d'Algérie et des territoires anciennement placés sous sa souveraineté, dans le massacre, la spoliation et dans l'exode des populations françaises contraintes à "la valise ou au cercueil" . Des crimes commis en dépit des engagements officiels des "accords d'Evian", en violation des principes fondamentaux des Droits de l'Homme, de la République une et indivisible et de la responsabilité de l'Etat à protéger ses nationaux et leurs biens légitimement acquis sous les lois de l'Etat français légal.

Conformément à la mission première de la Fondation que vous présidez, qu'il nous soit permis de vous solliciter pour demander au Chef de l'Etat que soit tenu, avant l'élection présidentielle de 2012, comme il l'avait affirmé le 13 avril 2007 devant les représentants des associations d'européens d'AFN, l'engagement pris par le candidat Nicolas Sarkozy envers la communauté harkie et française musulmane réunie à son siège de campagne,  le 31 mars 2007 : "Si je suis élu Président de la République, je veux reconnaître officiellement la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis et d'autres milliers de "musulmans français" qui lui avaient fait confiance, afin que l'oubli ne les assassine pas une nouvelle fois."

Nous ne faisons que vous renouveler le message solennel adressé au Chef de l'Etat par le ministre Jacques Augarde et les Associations nationales les plus représentatives de Rapatriés réunies au Sénat le 22 septembre 1995. Nous souhaitons aussi, comme il l'avait aussi demandé, le rétablissement de la Vérité historique sur l'œuvre Française outre-mer, quotidiennement calomniée malgré la loi du 23 février 2005.

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de nos salutations distinguées.

SIGNATAIRES – ADRESSES – FONCTIONS

Pour 200 Associations et 16.000 Français signataires du message du 22 septembre 1995

Bernard COLL - Secrétaire général de JPN

Merci d'adresser pour le le suivi de ce message une copie de votre accord à

Jeune Pied-Noir - BP 4 - 91570 Bièvres - Contact : Bernard Coll - Secrétaire général - Tel : 06 80 21 78 54

jeunepiednoir@wanadoo.fr - Site : http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/

« Si je suis élu Président de la République, je veux reconnaître officiellement la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre de harkis et d'autres milliers de « musulmans français » qui lui avaient fait confiance, afin que l'oubli ne les assassine pas une nouvelle fois. » - Nicolas SARKOZY – 31 mars 2007

MESSAGE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

POUR LA RECONNAISSANCE OFFICIELLE DE LA RESPONSABILITE DE LA V e REPUBLIQUE

DANS LE MASSACRE DE 150.000 HARKIS ET LA DISPARITION DE MILLIERS DE PIEDS-NOIRS ET SOLDATS FRANCAIS

APRES LE 19 MARS 1962 EN ALGERIE

Nous, soussignés, demandons cette reconnaissance selon les termes du message qui vous a été adressé le 22 septembre 1995 par nos associations réunies au Sénat. Pétitions réunions par l'association :

Nom - prénom

Adresse complète

Code postal - Ville

Signature

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

12.05.2015

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci d'adresser une copie de cette page le suivi national de ce message à :

Jeune Pied-Noir - BP 4 - 91570 Bièvres - Contact : Bernard Coll - Secrétaire général - Tel : 06 80 21 78 54

jeunepiednoir@wanadoo.fr - Site : http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/

 

Vendredi 22 octobre 2010 à 12h49

Par un courriel à JPN, M. Elie ABOUD vient d'annoncer l'annulation par les organisateurs de ce colloque.

***

A l'attention de M. Elie ABOUD

Président du groupe d'études parlementaire « rapatriés » à l'Assemblée nationale

Mercredi 20 octobre 2010

Copie aux conseillers « rapatriés » du gouvernement, aux membres  du groupe d'études rapatriés, aux associations de Français rapatriés et aux Français.

Monsieur le Député,

Depuis la réunion du 6 juillet dernier, il y a maintenant presque 3 mois, organisée au SEDAC à la demande de M. Hubert FALCO, ministre des Rapatriés, le « dialogue » entre les Associations Harkis/Pieds-noirs invitées ce jour-là et leur ministère est interrompu.

Nous avons appris par un très laconique communiqué de  la Présidence de la République, paru dans le FIGARO du 23 septembre, que, grâce à vous semble-t-il, ce « dialogue » avait repris entre M. Christian FREMONT et « les principales associations de pieds-noirs » qui ne sont d'ailleurs pas citées dans ce communiqué. Pouvez-vous nous préciser quelles étaient les associations qui vous accompagnaient et comment ont-elles été choisies ? Pourquoi n'y a-t-il eu aucune association de Harkis ? Le SEDAC et la MIR étaient-ils représentés ? Si oui, par qui ? Enfin, si cela vous est possible de le dire, quelle a été la teneur de cet entretien et  ce qu'il en est ressorti ?

Une invitation circule sur Internet annonçant un colloque « Vers la Paix des Mémoires  » pour le 27 octobre à l'Assemblée nationale placé sous votre patronage. Dans le programme figure comme intervenant M. Renaud BACHY, président de la MIR, mais aucun représentant du SEDAC. Les associations invitées aux réunions du 6 juillet 2010 par M. Hubert FALCO, ministre des Rapatriés, n'ont pas été sollicitées (en dehors d'une seule semble-t-il) pour la préparation de ce colloque. Pourquoi ?  Nous sommes étonnés que ce colloque ne soit pas placé sous le patronage de M. Hubert FALCO, alors qu'un administrateur de la Fondation qu'il vient de mettre en place est annoncé comme participant. Les autres administrateurs et leur Président ont-ils été sollicités ?

Nous venons d'apprendre que plusieurs historiens ont annoncé ne plus vouloir s'associer à ce colloque qui apparaît, en effet, bien prématuré par rapport à la mise en place toute fraîche de la Fondation de la Mémoire de la Guerre d'Algérie, elle-même très controversée. L'annonce de la présence de son excellence l'Ambassadeur d'Algérie a surpris, voire même choqué, de nombreux responsables associatifs rapatriés (et aussi leurs adhérents) qui n'ont pas été invités à ce colloque. Doit-il intervenir dans le débat ? Y aura-t-il d'autres intervenants « Algériens », « Algéro-français » ou « Franco-algériens » comme M. Rachid BOUCHARED dans les personnalités annoncées ?

Ne pensez-vous pas qu'il serait plus raisonnable de différer cette rencontre du 27 octobre afin d'étudier avec TOUTES les associations de Français « rapatriés » réellement actives, les conditions d'un nouveau colloque mieux adapté aux circonstances actuelles. Vous ne pouvez en effet ignorer que TOUTES les associations de Français rapatriés, ainsi que de nombreuses personnalités de TOUTES sensibilités, demandent avec insistance au Président de la République de tenir l'engagement du candidat Nicolas SARKOZY du 31 mars 2007 de « reconnaître la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre de nos compatriotes Harkis après le 19 mars 1962 » et aussi, malheureusement de milliers de pieds-noirs et de soldats français.

En 2 ans, huit annonces d'une demi-page dans Le Monde et Le Figaro ont rappelé au Chef de l'Etat cette attente que Français rapatriés Harkis et Pieds-noirs placent en tête de toutes leurs légitimes revendications. Est-il possible que vous n'en n'ayez vu aucune de ces annonces ? Nous allons vous les adresser par courrier.

Comme l'avait justement rappelé en décembre 2003 le ministre Hamlaoui MEKACHERA : il s'agit pour vous de reconnaître « la vérité historique et les responsabilités, notamment celle de l'Etat français dans les drames intervenus après le 19 mars 1962. » Une vérité historique et une responsabilité qui ne sont plus contestées par personne.

Comme l'avait souligné en décembre 2003  M. Yvan LACHAUD, vous avez « le devoir de mettre fin à une situation qui n'a que trop duré. Ayons le courage que n'ont pas eu nos prédécesseurs. Nous le devons aux rapatriés et aux harkis » . Cinq ans se sont écoulés depuis cette belle déclaration d'intention. Les Français rapatriés (et aussi leurs nombreux amis métropolitains) vous demandent d'avoir enfin ce « courage  » qu'ont eu 200 Associations, des centaines de personnalités diverses et plus de 16.000 Français signataires du message aux Président de la République du 22 septembre 1995.

Les débats préparatoires à la loi du 23 février 2005 ont été en effet suffisamment explicites. Vous trouverez, ci-joint, quelques-unes des interventions de certains de vos collègues du groupe d'études rapatriés. Ce que vous demandent les Associations de rapatriés c'est d'obtenir du Chef de l'Etat le respect de son engagement du 31 mars 2007 et du gouvernement le vote d'une LOI reconnaissant la responsabilité de la France (c'est-à-dire en réalité de ses dirigeants d'alors) dans l'abandon et le massacre des Français d'Algérie et des militaires français après la « paix » du 19 mars 1962. La « paix des mémoires » ne pourra se faire qu'après la reconnaissance de cette réalité historique dont les conséquences dramatiques sont déjà reconnues dans les articles 1 et 2 de la loi du 23 février 2005.

Il vous suffit pour cela de reprendre l'un des nombreux amendements déposés par les parlementaires en 2003, notamment celui des sénateurs ALDUY, RETAILLEAU et PEYRAT du 16 décembre 2004 (N° 356 et 104 de 2003-2004).

Nous allons vous faire parvenir un exemplaire du film « HARKIS, LES SACRIFIES » que nous avons réalisé, en co-production avec l'ECPAD, pour la 10 e  cérémonie nationale en Hommage aux Harkis du 25 septembre dernier pour présenter cette « vérité historique » demandée par M. Hubert  FALCO et répondre à la provocation du film de fiction « Hors-la-loi ». Nous aimerions connaître votre avis après avoir vu ce documentaire historique qui pourrait servir de base à un débat à l'Assemblée nationale entre historiens, parlementaires et représentants des Associations de Français rapatriés. En effet, ce documentaire historique présente toutes les preuves du « crime d'Etat » du 19 mars 1962. Des preuves qui n'ont jamais été contredites par aucun historien spécialiste de la « guerre d'Algérie ».

Nous avons eu le plaisir de vous rencontrer en février 2010 au Sénat lors de la présentation par M. FALCO de la proposition de loi de son ami le sénateur Raymond COUDERC devant permettre (5 ans après le vote de la loi du 23 février 2005 !) de poursuivre les personnes insultant nos compatriotes Harkis. Pourriez-vous nous dire où en est cette proposition de loi ? Vous-même aviez déposé sans succès une proposition de loi le 15 septembre 2009 « visant à pénaliser les injures relatives aux harkis » . Vous avez aussi déposé, le 29 avril 2010 une autre proposition de loi « visant à établir la reconnaissance par la France des souffrances subies par les citoyens français d'Algérie victimes de crimes contre l'humanité du fait de leur appartenance ethnique, religieuse ou politique » . Qu'en est-il  aussi de cette proposition de loi qui, à notre avis, fait doublon avec les articles 1 et 2 de la loi du 23 février 2005 qui sont déjà suffisamment explicites. Une bonne dizaine d'autres propositions de loi sur la « guerre d'Algérie » émanant de différents groupes parlementaires ont été déposées depuis le vote de la loi du 23 février 2005. Qu'en est-il aussi ?

Nous profitons de ce courriel pour vous demander d'obtenir du Président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés, M. Renaud BACHY, de publier le bilan de l'activité et les comptes de la MIR (notamment l'audit sur le « plan  emploi » pour les enfants de harkis  et le N° 2 de « Réponse rapatriés » en attente de validation de sa part depuis juillet 2009 ! ) depuis sa prise de fonction il y a 3 ans maintenant, ainsi que les montants des subventions allouées par la MIR aux Associations de rapatriés, comme la loi l'y oblige. Cette demande que nous avons formulée depuis 2 ans est restée sans réponse de sa part. Nous pensons que le représentant, que vous êtes, du Peuple, que nous sommes, sont en droit de l'obtenir conformément à l'article XV de la Déclaration des Droits de l'Homme, préambule de la Constitution française.

A 18 mois de l'élection présidentielle, les Français rapatriés sont aussi en droit d'attendre du Chef de l'Etat, du gouvernement et de leurs Parlementaires cette Vérité et cette Justice qui leur sont refusées depuis 48 ans maintenant.

Nous souhaiterions pouvoir vous rencontrer dans les meilleurs délais pour faire le point sur les différents sujets évoqués ci-dessus et sollicitons un rendez-vous.

Dans l'attente du plaisir de vous retrouver prochainement,

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Député, l'expression de nos sincères salutations.

Mme Taouès TITRAOUI, Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création en 2002 – Elue locale

Bernard COLL, Secrétaire de Jeune Pied-Noir

 
 

Fondation pour la mémoire de la guerre d'Algérie

des combats du Maroc et de Tunisie

Adresse : Hôtel des Invalides - 75007 Paris

Dossier de presse du SEDAC - 20 octobre 2010

Lors de sa prise de fonctions, Hubert Falco s'était engagé à favoriser la création de la Fondation pour la mémoire de la Guerre d'Algérie, des combats du Maroc et de Tunisie, prévue par la loi du 23 février 2005. Au terme de plusieurs mois de travaux préparatoires, cette Fondation a été reconnue d'utilité publique par un décret du 3 août 2010. Il existe en France plusieurs fondations mémorielles, consacrées notamment à l'histoire de la Seconde Guerre mondiale. Leur travail, unanimement reconnu, permet l'accès d'un large public à la compréhension d'une époque douloureuse.

C'est en s'inspirant de leur modèle qu'a été conçue la Fondation pour la mémoire de la guerre d'Algérie, des combats du Maroc et de Tunisie. Au service de l'histoire, elle aura pour mission de faciliter l'accès du public aux archives, de favoriser les travaux scientifiques français et internationaux, et de transmettre la mémoire d'une période souvent mal connue.

Composition, structure, moyens

Composition  :

Le conseil d'administration est composé de 18 membres répartis en 4 collèges :

•  collège des fondateurs (6 membres)

•  collège des membres de droit (5 représentants de ministères)

•  collège des personnalités qualifiées (4, désignés par les deux premiers collèges)

•  collège des amis de la Fondation (3), sera composé en tant que de besoin (suppose que de nouvelles associations rejoignent la Fondation )

Le conseil d'administration élit en son sein son président et se réunit au moins une fois tous les six mois.

Il désignera un conseil scientifique qui doit comporter au moins quatre membres.

Moyens  :

La dotation initiale de la Fondation est de 7.2 millions d'euros financés par :

•  L'Union des Blessées de la Face et de la Tête , les « Gueules cassées » : 2.5 millions €

•  la Fédération nationale André Maginot : 1.2 millions €

•  le Souvenir français : 500 000 €

•  l'Etat (dont le concours est prévu par la loi) : 3 millions €

La Fondation sera hébergée au sein de l'Hôtel national des Invalides où elle disposera de locaux de 73 m² .

Dates :

•  prévue par la loi du 23 juillet 2005 consacrée à « la reconnaissance de la nation aux Français rapatriés ».

•  décret du 3 août 2010 (publié le 5 août) portant reconnaissance de l'utilité publique de la Fondation.

•  Mise en place le 19 octobre 2010.

Rôle de la Fondation  :

La Fondation a pour mission d'expliquer les événements qui se sont déroulés lors de la guerre d'Algérie, des combats du Maroc et de Tunisie et d'en transmettre la mémoire.

Elle vise également à soutenir l'effort de réconciliation de toutes les mémoires, en France et avec l'Algérie.

C'est un lieu de rencontres ouvert, où toutes les mémoires seront conviées.

En ce sens, elle accueillera des chercheurs, des scientifiques, des enseignants et des historiens de toutes nationalités.

Au travers de son conseil scientifique, elle représentera tous les courants de la communauté historique relatifs à la guerre d'Algérie.

Ses premières actions viseront, en partenariat avec les Archives nationales, à faciliter l'accès aux sources archivistiques de la guerre d'Algérie, des combats de Tunisie et du Maroc. Parallèlement, elle aura à accomplir un important travail de recueil de témoignages.

Enfin, elle soutiendra l'édition ou la réédition d'ouvrages, et pratiquera une politique de publication.

 

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Fondation pour la mémoire de la guerre d'Algérie

des combats du Maroc et de Tunisie

Président : Claude BEBEAR

Conseil d'administration  :

- Monsieur le Général Bertrand de LAPRESLE, Vice-Président de l'Union des blessés de la face et de la tête « Les Gueules Cassées »

- Monsieur Patrick REMM, Union des blessés de la face et de la tête « Les Gueules Cassées »

- Monsieur le Général Jean SALVAN, Président honoraire de l'Union des blessés de la face et de la tête « Les Gueules Cassées »

- Monsieur Maurice GAMBERT, Président de la Fédération nationale André Maginot

- Monsieur Alain CLERC, Secrétaire national de la Fédération nationale André Maginot

- Monsieur le Général d'armée Pierre de PERCIN NORTHUMBERLAND, Président d'honneur du Souvenir Français

- Monsieur Claude BEBEAR, Président d'honneur du groupe AXA

- Monsieur Hamlaoui MEKACHERA, Ancien Ministre

- Monsieur Frédéric GRASSET, Ambassadeur

- Monsieur le Général François MEYER

- Monsieur le Préfet Roger BENMEBAREK, représentant le Premier ministre

- Monsieur Patrice PAOLI, Directeur d'Afrique du Nord et du Moyen Orient, représentant le Ministre des affaires étrangères et européennes

- Monsieur Laurent TOUVET, Directeur des libertés publiques et des affaires juridiques représentant le Ministre de l'intérieur, de l'Outre-Mer et des collectivités territoriales

- Monsieur Jean-Michel BLANQUER, Directeur général de l'enseignement scolaire représentant le Ministre de l'éducation nationale

- Monsieur Hubert FALCO, Secrétaire d'Etat à la défense et aux anciens combattants ou son représentant Monsieur Eric LUCAS, Directeur de la mémoire, du patrimoine et des archives du Ministère de la Défense

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Communiqué de Presse

15 octobre 2010

Une inutile Fondation de la mémoire de la Guerre d'Algérie.

LES TEMOIGNAGES ET LES ARCHIVES OFFICIELLES ACCUSENT

LE GÉNÉRAL DE GAULLE DE CRIME CONTRE L'HUMANITÉ

Le 19 octobre 2010, Hubert Falco, Secrétaire d'Etat à la Défense, aux Anciens Combattants et aux Rapatriés, installera en catimini à l'Hôtel national des Invalides la Fondation pour la mémoire de la Guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie, prévue par l'article 3 de la loi du 23 février 2005. Il aura fallu cinq ans pour que l'Etat français mette en place le projet de Fondation présenté dès fin 2005 par le ministre Hamlaoui Mekachera. Ce qui a fait dire spontanément au député-maire André Santini, ancien Secrétaire d'Etat aux Rapatriés en 1986-87, lors de la commémoration en hommage aux Harkis du 25 septembre dernier à Issy-les-Moulineaux : "Cinq ans pour réaliser une Fondation. Je rigole" , lui qui a fait voter en 1987, en un an, la première loi de reconnaissance de la Nation envers des Harkis.

Historiquement cette Fondation de la mémoire de la Guerre d'Algérie a été présentée en 2003 et 2004 par le ministre Hamlaoui Mekachera lors des débats préparatoires à l'Assemblée nationale et au Sénat de la loi du 23 février 2005. Il s'agissait pour l'Etat de trouver une échappatoire à la demande de nombreux députés et sénateurs de différentes sensibilités d'intégrer à la loi un amendement reconnaissant "la responsabilité de l'Etat français de 1962 dans l'abandon et le massacre de dizaines de milliers de Harkis, de Pieds-noirs et de soldats français après le 19 mars 1962. " Selon le ministre Hamlaoui Mekachera, le Parlement ne pouvait pas, sans l'avis d'historiens qualifiés, reconnaître par la loi cette responsabilité demandée par les Associations de Français d'Algérie dans un message remis officiellement au Président de la République le 22 septembre 1995. La création par Jacques Chirac le 25 septembre 2001 d'une journée nationale en hommage aux Harkis et les cinq années écoulées depuis le vote de la loi, ont permis à de nombreuses personnalités de toutes sensibilités - de Dominique Schnapper (fille de Raymond Aron), Michel Tubiana, Germaine Tillion, Jacques Julliard, Georges-Marc Benamou, Jean Daniel, Jean Lacouture ... à l'actuel président de la Ligue des Droits de l'Homme - de reconnaître publiquement la réalité des crimes commis après le 19 mars 1962 - crimes reconnus par les articles 1 et 2 de la loi du 23 février 2005 - et de se joindre à la demande des Associations de Français d'Algérie et à celle de plus 16.000 Français signataires de l'appel au Chef de l'Etat.

L'action criminelle de l'Etat français fut dénoncée au Parlement dès mai 1962 par le Bachaga Saïd Boualam, Vice-Président de l'Assemblée nationale, et par le Professeur Maurice Allais, Prix Nobel d'Economie, dans son ouvrage "L'Algérie d'Evian" (L'Esprit Nouveau - juillet 1962 – réédition JPN - mars 1999). Plus de 150.000 harkis et 25.000 pieds-noirs furent victimes (1) des ordres criminels donnés par le général De Gaulle aux ministres participants au Comité des Affaires algériennes qu'il présida de 1959 à 1962 (2). Ce qui permis à Georges-Marc BENAMOU de déclarer, sans être poursuivi par la famille du général De Gaulle ou d'être inquiété par la Justice : « La France a jeté les harkis dans les basses-fosses de l'Histoire. Il y a eu 80.000 morts. Paris a systématiquement entravé leur sauvetage. De Gaulle est bel et bien complice d'un crime contre l'humanité. » (Paris-Match – N°2841 – 30/10- 5/11/2003).

L'accumulation de preuves officielles et de témoignages concordants rendent aujourd'hui inutiles les futurs travaux de la Fondation de la mémoire de la guerre d'Algérie pour déterminer la responsabilité du crime contre l'humanité commis par le général De Gaulle et de son gouvernement envers les Français d'Algérie. Le candidat Nicolas Sarkozy s'était d'ailleurs engagé solennellement le 31 mars 2007, devant les représentants de la communauté harkie, en déclarant : « Si je suis élu Président de la République, je veux reconnaître la responsabilité de la France dans le massacre et l'abandon des harkis et de milliers d'autres « musulmans français » qui lui avait fait confiance, afin que l'oubli ne les assassine pas une nouvelle fois » . Or, la "France" en 1962 c'était le général De Gaulle. Le film documentaire "Harkis, les sacrifiés" (3) présente toutes les preuves historiques de "ce crime d'Etat" . Trois millions de Français rapatriés, leurs descendants et amis attendent depuis trois ans et demi que le Chef de l'Etat Nicolas Sarkozy tienne cet engagement du candidat Nicolas Sarkozy. A 18 mois de l'élection présidentielle de 2012, auront-ils la patience d'attendre encore longtemps ?

(1) - Selon les chiffres d'André Santini, ancien Secrétaire d'Etat aux Rapatriés (Le Figaro du 15 juin 2000) - (2) « Les archives inédites de la politique algérienne –1958-1962 » Maurice Faivre - Ed. L'Harmattan - (3) "Harkis, les sacrifiés", DVD de 52 minutes réalisé par Jeune Pied-Noir pour la 10 e cérémonie "Hommage aux Harkis" du 25 septembre 2010 .

JEUNE PIED-NOIR

BP 4 - 91570 BIEVRES - Contact : Bernard COLL - Tél : 06 80 21 78 54

Courriel : jeunepiednoir@wanadoo.fr -

Site Internet : http://pagesperso-orange.fr/jeunepiednoir /jpn.wst

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HISTORIQUE

Annoncée en 2003, il aura fallu 7 ans à l'Etat pour créer cette Fondation !

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Voir les engagements du candidat Nicolas SARKOZY à la rubrique " Mémorial et Fondation" de la page ATTENTES

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