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LE LIVRE DES HARKIS DE LARGENTIERE

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PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Le 25 septembre 2012, M. François HOLLANDE, en tant que Chef de l'Etat, a reconnu officiellement la responsabilité de la France dans l'abandon des Français rapatriés. Cette reconnaissance oblige "nécessairement et juridiquement" une loi de réparation.

"Trois principes me guident : la Vérité, la Justice et la confiance" - " Mon devoir, c'est de dire la vérité aux Français"

François Hollande - Chalon-en-Champagne - Vendredi 31 août 2012

Mise à jour le 28.11.2016

Voir aussi les pages - PREMIER MINISTRE - GOUVERNEMENT - ONAVCG - ELECTIONS- DEPUTES -

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L'action de Jeune Pied-Noir est essentiellement tournée vers l'Etat français. Les solutions aux problèmes touchant encore la communauté des Français Rapatriés ne peuvent être apportées que par la réparation des préjudices moraux et matériels subis par les Français d'Afrique du Nord et d'Outre-mer. Pour cela il faut que l'Etat reconnaisse officiellement la responsabilité des gouvernements français dans des drames humains de la décolonisation. Le drame le plus important concerne la population française d'Algérie. Jeune Pied-Noir a pour objectif principal depuis le message adressé au Président de la République lors de la réunion du Sénat du 22 septembre 1995 : "la reconnaissance de la responsabilité de l'Etat français dans l'abandon et le massacre des Harkis et les crimes commis contre les Français d'Algérie après le 19 mars 1962". La reconnaissance de cette responsabilité, longtemps refusée par le Président Nicolas Sarkozy, a été reconnue par lui le 14 avril 2012, une semaine avant le premier tour de l'élection présidentielle. Il avait pourtant déclaré le 31 mars 2007: "Si je suis élu Président de la République, je veux reconnaître officiellement la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis et d'autres milliers de "musulmans français" qui lui avaient fait confiance, afin que l'oubli ne les assassine pas une nouvelle fois." - Nicolas SARKOZY, réunion des représentants harkis au siège de campagne de l'UMP.. Le Président François Hollande, selon la Présidence de la République l'aurait reconnue le 25 septembre 2012 (cf. lettre du 22 mars 2013). Mais elle ne figure pas dans le message qu'il a adressé ce jour-là aux "rapatriés" par la voix du ministre Kader Arif. C'est l'officialisation personnelle de cette reconnaissance que les Français attendent du Chef de l'Etat à l'occasion de la rencontre annoncée pour "d'ici quelques mois" avec eux par le ministre Kader Arif le 25 septembre 2013.
ACTUALITES *** ACTUALITES *** ACTUALITES *** ACTUALITES ***ACTUALITES ***ACTUALITES ***ACTUALITES

AU FORUM N°3

150.000 victimes de la "raison d'Etat"

*** POUR EN SAVOIR PLUS *** POUR EN SAVOIR PLUS *** POUR EN SAVOIR PLUS *** POUR EN SAVOIR PLUS ***

AU FORUM N°2

22 mars 2013

12 septembre 2014 - LETTRE OUVERTE N°19 A F. HOLLANDE : 25 septembre : Monsieur le Président, agissez vite !

Massacre des Harkis

N.Sarkozy reconnaît !

Ne soyons plus les "stupides et lâches" complices d'un crime contre l'Humanité

RECHERCHE PAR NOM : J-P ALDUY - M.ALLAIS - Mme ALLIOT-MARIE - Kader ARIF 250914 - Me ALTIT - B.AZNI - Roselyne BACHELOT - G-M. BENAMOU - D.BAUDIS - M.BENASSAYAG - Pierre BESNARD - J-M BOCKEL - Ali BOUALAM - P. BUISSON - J.CHIRAC - E. CORBIN DE MANGOUX - S. DASSAULT - P. DEVEDJIAN - Pierre DESCAVES - P. DOUSTE-BLAZY - M. DUBOURDIEU - J-C FLORY - G. FORZY - F. HOLLANDE - HOLLANDE 11/9/07 - HOLLANDE G12 - N. GUEDJ - G.LONGUET - E.MACIAS - A.MADELIN - H.MEKACHERA - A. MELIANI - P. POIVRE D'ARVOR - C. PONCELET - J-P RAFFARIN - R.ROMANI - A.SANTINI - N. SARKOZY (14avril15 Perpignan) - Isabelle SIMA - Gérard VACKIER -

RECHERCHES PRESIDENCE REPUBLIQUE : - ADRESSES UTILES - 5 DECEMBRE 2007 - 5 DECEMBRE 2008 - 5 JUILLET 2009 - 31 MARS 2007 - ENGAGEMENTS NS - GOUVERNEMENT - LA NARTELLE (83) - LETTRES JPN A F. HOLLANDE : N°1 - N°2 - N°3 - N°4 - N°5 - N°6 - N°7 - N°8 - N°9 - N°10 - N°11 - N°12 - N°13 - N°14 - N°15 - N°16 - N°17 - N°18 - N°19 - N°20 - NIMES 2 AVRIL 2007 - PERPIGNAN (NS) - RIVESALTES (NS) - VIDEO 31 MARS 2007

RECHERCHES PAR THEME : ACTUALITES - ACTIONS - ARCHIVES - COMMUNIQUE DE PRESSE JPN 240910 - CONSTITUTION - CRIF - DEPUTES - 19 MARS 1962 - GOUVERNEMENT - HARKIS - INDEMNISATION - JPN - LA NARTELLE (83) - LIVRES - LOIS - MANIFESTATIONS - MORTS POUR LA FRANCE - NIMES 2 AVRIL 2007 - MEDIAS - PERSONNALITES - SOUTIEN - USDIFRA -

Nous vous invitons pour compléter vos recherches à utiliser GOOGLE et WIKIPEDIA en mettant l'expression recherchée entre "guillemets".

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----------- HISTORIQUE DES CONTACTS AVEC LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ---------

HISTORIQUE DES CONTACTS AVEC LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

2016 - 2015 - 2014 - 2013 - 2012 - 2011 - 2010 - 2009 - 2008 - 2007 - 2006 - 2005 - 2004 - 2001 - 1995 -

- 16 juillet 1995 : Jacques CHIRAC reconnaît la responsabilité de la France dans le drame de nos compatriotes juifs en 1943-45

- 22 septembre 1995 : Les Associations de Rapatriés réunies au Sénat sous la présidence du ministre Jacques AUGARDE signe le Message présenté par Jeune Pied-Noir destiné au Chef de l'Etat, Jacques CHIRAC, qui est ensuite remis à Guy FORZY, Délégué aux Rapatriés, en présence de Roger ROMANI. Ce message demande la reconnaissance de la responsabilité de l'Etat dans l'abandon et le massacre de 150.000 Harkis, Pieds-noirs et Soldats métropolitains après le 19 mars 1962 en Algérie.

- 1995 à 2008 : campagne de pétition nationale pour la reconnaissance de la responsabilité de l'Etat français signée par 200 associations et 16.000 Français

- 10 février 2005 : Lettre ouverte de JPN à Nicolas SARKOZY

- 23 février 2005 : vote de la loi n° 2005-158 du 23 février 2005 portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés. Voir aussi Loi 23 février 2005

- Mai 2007 : Election de Nicolas SARKOZY

- 11 septembre 2007 : A l'Assemblée nationale, le député François HOLLANDE rappelle au Chef de l'Etat que la reconnaissance de la responsabilité de l'Etat dans l'abandon et le massacre des Harkis "oblige nécessairement et juridiquement" au vote d'une loi de réparation ( Question publiée au JO le : 11/09/2007 page : 5479 - Réponse publiée au JO le : 05/02/2008 page : 985)

- Octobre 2007 : Consultation des Associations nationales par le CES à la demande du Premier ministre, François FILLON. Voir le rapport remis au CES par JPN à la rubrique : CES

- 25 sept. 2008 - 14 juillet 2014 : campagne "Vérité et Justice pour les Français rapatriés" de 22 annonces dans Le Monde, Le Figaro, La Provence, Politique Magazine, L'Echo de l'Oranie, Valeurs Actuelles dénonçant le "crime d'Etat" et le "crime contre l'Humanité" du 19 mars 1962 et demandant une loi de reconnaissance et de réparation.

- 24 janvier 2012 : Lettre du candidat François HOLLANDE reconnaissant la "responsabilité des gouvernements français dans l'abandon des Rapatriés",

- Mai 2012 : Election de François HOLLANDE

- Mai - Dec. 2012 : - LETTRES JPN A F. HOLLANDE : N°1 - N°2 - N°3 - N°4 - N°5

- 25 septembre 2012 : François HOLLANDE reconnait, en tant que Président de la République, "la faute et la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis".

- 11 nov. 2012 : Interpellation de François HOLLANDE à l'Arc-de-Triomphe

- 2013 : - LETTRES JPN A F. HOLLANDE : N°6 - N°7 - N°8 - N°9 - N°10 - N°11 - N°12 - N°13 - N°14

- 22 mars 2013 : Par un courrier de son Chef de Cabinet, M. Pierre Besnard, le Président François HOLLANDE confirme sa reconnaissance de la responsabilité de la France dans l'abandon des Rapatriés.

- 2014 : LETTRES JPN A F. HOLLANDE : N°15 - N°16 - N°17 - N°18 - N°19 - N°20

- 2 mai 2014 : Par un courrier de son Chef de Cabinet, Mme Isabelle Sima, le Président François HOLLANDE confirme de sa reconnaissance officielle du 25 septembre 2012 de la responsabilité de la France dans l'abandon des Rapatriés.

- 4 juillet 2014 : VIDEO le Président de la République reçevait les représentants harkis du "G12". Que s'est-il passé ?

- 16 juillet 2014 : le député Me Gilbert COLLARD dépose "votre loi" à l'Assemblée nationale

- 17 janvier 2015 : Lancement à AMIENS de la campagne "Faisons voter "votre loi".

- 5 juin 2015 : Lettres ouvertes N°21 et N°22 à François HOLLANDE, Président de la République

- 1 déc. 2015 : Lettre ouverteN°23 à François HOLLANDE, Président de la République pour le vote de la loi "Vérité et Justice pour les Français rapatriés".

- mars et décembre 2015 : Dans le contexte favorable des élections cantonales et régionales les 62 Asssociations et les 2010 donateurs de la campagne interviennent auprès du Gouvernement et des Parlementaires pour que la loi "Vérité et Justice pour les Rapatriés" soit présentée à l'Assemblée nationale pour être votée. Vous aussi participez à cette campagne pour faire voter "votre loi".

- 4 déc. 2015 : Lettre ouverteN°24 à François HOLLANDE, Président de la République pour le vote de la loi "Vérité et Justice pour les Français rapatriés".

- 16 fév. 2016 : Lettre ouverte N°25 à François HOLLANDE, Président de la République concernant la déchéance de la nationalité française des 9 millions de Français musulmans par De Gaulle le 19 mars 1962.

- 6 mars 2016 : Lettre ouverte N°26 à François HOLLANDE, Président de la République pour l'abrogation de la loi 2012-1361 du 6 décembre 2012 officialisant le 19 mars 1962.

- 19 mars 2016 : Dans son discours du Quai Branly, le Président de la République François HOLLANDE confirme qu'il a bien reconnu le 25 septembre 2012 la responsabilité de la France dans l'abandon des Harkis et de leurs familles. Une reconnaissance qui "oblige nécessairement et juridiquement" le vote d'une loi de réparation.

- 21 mars 2016 : Lettre ouverte N°27 à François HOLLANDE, Président de la République pour le vote de la loi de réparation qu'oblige "nécéssairement et juridiquement" sa reconnaissance de la responsabilité de l'Etat dans l'abandon des Harkis et de leurs familles.

- 24 mai 2016 : François HOLLANDE admet sur France Culture que le 19 mars 1962 marque bien "le début des massacres" des Harkis et des Pieds-noirs.

- 25 sept. 2016 : François HOLLANDE confirme pour le 5e fois que les gouvernements français sont responsables de l'abandon et du massacre des Harkis et des Pieds-noirs après le 19 mars 1962.

- 7 octobre 2016 : Lettre ouverte N°28 à François HOLLANDE, Président de la République pour le vote de la loi de réparation qu'oblige "nécéssairement et juridiquement" sa reconnaissance de la responsabilité de l'Etat dans l'abandon des Harkis et de leurs familles.

- 28 novembre 2016 : Lettre ouverte N°29 à François HOLLANDE, Président de la République pour le vote de la loi de réparation qu'oblige "nécéssairement et juridiquement" sa reconnaissance de la responsabilité de l'Etat dans l'abandon des Harkis et de leurs familles.

Notre objectif : en moyenne 100.000 € par famille de Français rapatriés

Voir la première proposition de barêmes en fonctions des préjudice subis à la page REPARATION- INDEMNISATION

Contact : mailto:jeunepiednoir@wanadoo.fr

------- 28 novembre 2016 - 29e LETTRE OUVERTE AU CHEF DE L'ETAT --------

Lundi 28 novembre 2016

JEUNE PIED-NOIR - BP4 – 91570 Bièvres

Tel : 06 80 21 78 54 - jeunepiednoir@wanadoo.fr

« Trois principes me guident : la vérité, la justice et la confiance. » François Hollande, 31 août 2012.

 

Monsieur François HOLLANDE

Président de la République

55, rue du Faubourg Saint-Honoré - 75008 Paris

29 e Lettre RAR Palais de l'Elysée

Copie par courriel aux Cabinets du Chef de l'Etat

du Premier ministre du SEAC et de l'ONACVG

LETTRE OUVERTE N°29

Monsieur le Président de la République 

A la suite de votre reconnaissance du 25 septembre 2016 des « responsabilités des gouvernements français dans l'abandon des harkis, des massacres de ceux restés en Algérie, et des conditions d'accueil inhumaines des familles transférées dans les camps en France. Telle est la position de la France », 25 députés socialistes et écologistes ont déposé le 16 novembre une proposition de loi N°4228 «  relative à la reconnaissance de la responsabilité des gouvernements français dans l'abandon et le massacre des harkis  ». Devant cet appel de parlementaires socialistes et écologistes que comptent faire votre Premier ministre, M. Manuel Valls, M. Jean-Marc Todeschini et Mme Rose-Marie Antoine pour honorer votre engagement et assumer leurs responsabilités ?

Monsieur le Président de la République,

S'appuyant sur votre déclaration du 25 septembre 2016 dans laquelle vous avez confirmé pour la 5 e fois « les responsabilités des gouvernements français dans l'abandon des harkis, des massacres de ceux restés en Algérie, et des conditions d'accueil inhumaines des familles transférées dans les camps en France. Telle est la position de la France  », 25 députés socialistes et écologistes ont déposé le 16 novembre 2016 une proposition de loi N°4228 «  relative à la reconnaissance de la responsabilité des gouvernements français dans l'abandon et le massacre des harkis  », confirmant le consensus national dont nous vous avons fait part depuis quatre ans dans nos lettres ouvertes.

Il est heureux de constater qu'il n'aura fallu que 5 rappels de votre part durant 5 ans, pour que les députés Patrice PRAT, Christophe PREMAT, Michèle BONNETON, Hervé PELLOIS, Christophe CASTANER, Viviane LE DISSEZ, Isabelle ATTARD, Sabine BUIS, Kheira BOUZIANE-LAROUSSI, Pascal CHERKI, Jean LAUNAY, Sylviane ALAUX, Vincent BURRONI, Kader ARIF, Martine MARTINEL, Michel LIEBGOTT, Christian FRANQUEVILLE, Nathalie CHABANNE, Jacqueline MAQUET, Romain JORON, Aurélie FILIPPETTI, Christophe CAVARD, Frédéric ROIG, Édith GUEUGNEAU et Jean-Pierre MAGGI, prennent conscience que vos reconnaissances successives les obligeaient « nécessairement et juridiquement », selon votre intervention à l'Assemblée nationale du 11 septembre 2007, au vote d'une loi de reconnaissance et de réparation. Sur les 274 députés socialistes et écologistes, il en reste encore 249 qui n'ont pas encore visiblement perçu l'obligation qu'entraine pour eux votre reconnaissance du crime d'Etat du 19 mars 1962.

Parmi les signataires de cette proposition, la présence de deux de vos anciens ministres, M. Kader ARIF et de Mme Aurélie FILIPETTI ne manque pas de surprendre les Français dotés d'un minimum de mémoire. En effet, M. Kader ARIF , lui-même fils de harki, a été, durant deux ans de 2012 à 2014, votre Secrétaire d'Etat aux Anciens combattants responsable du « dossier » rapatriés, avant que vous ne soyez obligé de le remercier à la suite d'une affaire de facturation douteuse pour laquelle la Justice n'a pas encore tranché. Lors de la 12 e cérémonie nationale en Hommage aux Harkis du 25 septembre 2012, alors que vous étiez retenu par une conférence de l'ONU aux Etats-Unis, il vous avait remplacé. Ce qui lui a permis d'être le premier à confirmer, dans le message lu ce jour-là en votre nom, votre engagement de candidat à la Présidence de la République que vous nous aviez adressée le 24 janvier 2012 , ne pouvant vous rendre personnellement à la réunion organisée le jour même au Sénat par le Collectif « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » . Une reconnaissance qui nous a été confirmée ensuite par deux lettres à en-tête de la Présidence de la République de vos Chefs de Cabinet, le 13 mars 2013 de M. Pierre Besnard , et le 2 mai 2014 par de Mme Isabelle Sima .

La signature de Mme Aurélie FILIPETTI est d'autant plus intéressante que votre ancienne ministre n'avait jamais exprimé à ce-jour la moindre compassion envers les souffrances de ses compatriotes Harkis et de leurs familles. Mais le fait qu'elle soit la compagne d'un candidat annoncé à la primaire socialiste, M.Arnaud MONTEBOURG , sa signature d'une proposition de loi pour les Harkis serait-elle l'annonce d'un engagement prochain de celui-ci en faveur de nos compatriotes ? M.Montebourg, lorsqu'il était lui-même dans votre gouvernement, avait rappelé à plusieurs reprises sa fierté d'avoir un grand-père ancien combattant français d'origine algérienne qui, après s'être battu pour la France, avait opté pour le « juste combat » des Algériens pour leur indépendance au nom du grand principe « du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes » . Cette thèse traditionnelle du Parti socialiste et des gens de gauche a été, une « stupide et lâche » aurait probablement dit De Gaulle, excuse pour justifier tous les crimes commis envers les Français d'Algérie de toutes origines par leurs amis du FLN.

Cette surprenante prise de conscience de ces 25 députés PS-Ecologistes a-t-elle comme origine un réel et tardif remords ou est-elle tout simplement la préparation de l'annonce d'une reconnaissance élargie à tous les Français « rapatriés » que vous feriez le lundi 5 décembre prochain, au Mémorial national du Quai Branly à l'occasion de la 14 e cérémonie nationale en mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre, désormais « civile », d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie ? Ne serait-il pas en effet cohérent, qu'en tant que Chef de l'Etat, vous assumiez totalement les conséquences logiques de vos déclarations, qui s'imposent désormais à tous les Français, condamnant la politique catastrophique humainement et politiquement d'une décolonisation bâclée et d'un abandon volontaire et criminel de nos départements algériens ? Dans le cas où vous seriez candidat à votre succession, la rigueur de votre démarche, conforme aux principes de « Vérité, de Justice et de Confiance » qui guident vos actions quotidiennes, ne pourrait que vous permettre d'espérer gagner des voix des Français appréciant votre rigueur intellectuelle. Même si c'est très peu, au premier tour de l'élection de la primaire socialiste et de la présidentielle de 2017 toutes les voix compteront. Et il n'est pas improbable qu'une partie de l'électorat « rapatriés », difficile à apprécier actuellement sans l'annonce d'une loi de réparation et des montants financiers alloués, vous soit reconnaissante d'avoir tenu et réalisé l'engagement que M. Nicolas SARKOZY n'a pas voulu tenir durant cinq ans. Et sur laquelle, M. François FILLON, désormais candidat officiel, ne s'est pas encore prononcé.

« En politique, la naïveté est une faute », rappelait votre ami Jacques Chirac, créateur en 2001 de la journée nationale « Hommage aux Harkis ». Les « 10 millions de Français à part entière d'Algérie » ont payé cher cette confiance dans les promesses les plus solennelles qui leur ont été faites lors des mois de mai à octobre 1958 par De Gaulle lorsqu'il avait besoin de leurs voix pour retrouver de façon inespérée le pouvoir.

Après votre reconnaissance, au nom de la France, et devant ce consensus national, voire même international car aucun pays étranger ne s'est élevé contre votre déclaration officielle du 25 septembre dernier, le Premier ministre aurait dû immédiatement présenté, dès cette session parlementaire, un projet de loi reprenant la proposition de loi 2014-2135 du 16 juillet 2016 « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » , seule proposition de loi plébiscitée , après une large communication depuis 2012, par l'ensemble des associations de Français rapatriés, des 925 parlementaires et des 45 millions d'électeurs français, puisqu'aucune objection n'a été présentée à l'opinion publique depuis plus de 4 ans (cf. notre 26 e annonce dans Valeurs Actuelles du 22 septembre 2016). Devant la carence de M. Manuel VALLS , de M.Jean-Marc TODESCHINI et de Mme Rose-Marie ANTOINE, pourtant chargée personnellement par la Premier ministre depuis janvier 2014 de préparer, en concertation avec leurs Associations représentatives, les « mesures en faveur des Rapatriés », ne vous est-il pas possible de légiférer par ordonnance afin que la Nation unanime répare dès maintenant la faute des « gouvernements français » reconnus par vous responsables ?

Le Groupe de travail « Vérité et Justice pour les Français rapatriés », constitué des meilleurs experts des 62 associations et des 2016 donateurs qui ont soutenu moralement et permis financièrement depuis le 25 septembre 2008 le succès de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » , se réunit pour la 4 e fois à l'Assemblée nationale le mercredi 30 novembre 2016 à 14h30 avec les parlementaires de toutes sensibilités qui désirent trouver une solution juste et équitable pour clore dignement et définitivement le dossier « Rapatriés ». Nous serions très honorés, si à l'occasion de cette rencontre, vous veniez annoncer les mesures en faveur des Français « rapatriés » que vous envisagez dans le cadre de votre programme présidentiel. Dans le cas où votre emploi du temps ne vous permettrait pas d'y assister, nous sommes à votre disposition pour convenir d'un rendez-vous ou encore pour vous inviter à vous exprimer sur ce sujet lors d'une de nos prochaines émissions AU FORUM des RAPATRIES ou VOX POPULI sur TVLibertés.

Les Français espèrent que l'année 2017, qui marquera aussi le 55 e anniversaire de l'exode forcé des Français d'Algérie , sera celle de la « mémoire apaisée » de toutes les victimes françaises innocentes - harkis, pieds-noirs et soldats métropolitains - de la « guerre civile » d'Algérie, et d'une façon plus générale de tous les Français « rapatriés ». Plus de 3 millions d'électeurs « rapatriés » , et tous les Français désormais conscients, grâce à vous, de la vérité et de la réalité des crimes dont leurs compatriotes d'AFN et d'Outre-mer ont été les victimes, qui auront à se prononcer en 2017 à l'occasion des élections présidentielle et des législatives, ne jugeront-ils pas votre action et celle de votre gouvernement, non plus sur des répétitives déclarations officielles mais sur les ordonnances, lois, mesures et décrets d'application qu'impose le respect de la Constitution, de votre déclaration par le gouvernement et des principes qui guident votre action quotidienne de « Vérité, Justice et Confiance » ?

Dans l'attente d'une rapide prise de contact des responsables que votre gouvernement aura désignés pour rétablir un dialogue vrai, juste et confiant entre l'Etat et les responsables de la campagne nationale « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » , nous restons à votre disposition et celle de vos collaborateurs.

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de notre très haute considération.

Pour la coordination nationale de la campagne pour le vote de la loi « Vérité et Justice pour les Français rapatriés »

Mme Taouès TITRAOUI, élue locale, rescapée des massacres du 19 mars 1962

Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création en 2002

Bernard COLL, Secrétaire général de Jeune Pied-Noir

Co-auteurs du « Livre des Harkis » (JPN, 1991) et du DVD « Harkis, les sacrifiés » (JPN-ECPAD, 2010).

PS : Tous les documents et faits cités dans ce courrier sont disponibles et vérifiables sur Internet et en particulier sur le site Jeune Pied-Noir http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/

 

------- 7 octobre 2016 - 28e LETTRE OUVERTE AU CHEF DE L'ETAT --------

Vendredi 7 octobre 2016

JEUNE PIED-NOIR - BP4 – 91570 Bièvres

Tel : 06 80 21 78 54 - jeunepiednoir@wanadoo.fr

« Trois principes me guident : la vérité, la justice et la confiance. » François Hollande, 31 août 2012.

 

Monsieur François HOLLANDE

Président de la République

55, rue du Faubourg Saint-Honoré - 75008 Paris

28 e Lettre RAR Palais de l'Elysée

Copie par courriel aux Cabinets du Chef de l'Etat

du Premier ministre du SEAC et de l'ONACVG

LETTRE OUVERTE N°28

Monsieur le Président de la République 

Le 25 septembre 2016, dans votre discours lors de la 16 e Journée nationale en Hommage aux Harkis à l'Hôtel national des Invalides, vous avez confirmé que vous aviez bien reconnu le « crime d'état » du 19 mars 1962, en renouvelant pour la 5 e fois votre reconnaissance du 25 septembre 2012 de « l'abandon par la France des Harkis et de leurs familles » . Une reconnaissance qui, selon votre intervention comme député, le 11 septembre 2007, à l'Assemblée nationale, oblige « nécessairement et juridiquement » le vote par le Parlement d'une loi de réparation.

Monsieur le Président de la République,

Dans votre allocution du 25 septembre 2016, vous avez, pour la deuxième fois personnellement et publiquement, confirmé : « Je reconnais les responsabilités des gouvernements français dans l'abandon des harkis, des massacres de ceux restés en Algérie, et des conditions d'accueil inhumaines des familles transférées dans les camps en France. Telle est la position de la France  », confirmant pour la 5 e fois les reconnaissances déjà faites en votre nom par M. Kader Arif le 25 septembre 2012, par les lettres à en-tête de la Présidence de la République de deux de vos Chefs de Cabinet, M. Pierre Besnard le 22 mars 2013 et Mme Isabelle Sima le 19 août 2014, et par vous-même dans votre long discours prononcé le 19 mars 2016 Quai Branly, dans lequel vous avez affirmé : « Le 19 mars, les Harkis et leurs familles ont été dramatiquement abandonnés par la France comme je l'ai reconnu le 25 septembre 2012 ». La gravité de vos accusations explique probablement la nécessité de cette répétition volontaire, même si elle apparaîtra probablement comme surprenante aux historiens de demain car elle aura fait perdre aux victimes et à leurs familles 4 années de leurs droits légitimes à réparation, s'ajoutant aux 50 années de non-droit déjà passées. Comme vous l'avez souligné : « La vérité est implacable, la vérité elle est cruelle ». Elle est implacable et cruelle pour toutes celles et ceux qui se sont tu, alors qu'ils savaient. Et tout le monde savait dès le 19 mars 1962. Ne faut-il pas désormais qu'ils expliquent leur long silence conscient et complice

Votre déclaration solennelle du 25 septembre 2016, à l'occasion d'une cérémonie nationale télévisée en un lieu symbolique, place désormais tous les Français « rapatriés », au nom de l'égalité de tous les citoyens devant la loi, dans la même situation juridique que celle de leurs compatriotes juifs après la déclaration du 16 juillet 1995 de votre prédécesseur et ami, M. Jacques Chirac. C'est ce qu'affirmait, dès le 25 septembre 2008 dans Le Monde , la première annonce de la campagne de presse « Vérité et Justice pour les Français rapatriés . Campagne qui, en huit ans, a représenté 5 millions d'annonces au format A4 vues par 15 millions de lecteurs .

Il existe désormais un consensus national, et même international , sur les graves accusations que vous portez sur les crimes commis après le 19 mars 1962 par l'Etat français, mais aussi par le FLN et le nouvel Etat algérien, envers les Français d'Algérie de toutes confessions. L'opinion publique a noté que votre déclaration n'a été suivie d'aucune protestation, ni en France, ni à l'étranger . Fort de ce consensus, votre gouvernement se doit de demander immédiatement au Parlement de réparer les préjudices moraux et matériels subis par les 420.000 familles de Français « rapatriés ». Votre reconnaissance oblige « nécessairement et juridiquement » le vote d'une loi de réparation de ces préjudices. Vous-même, en tant que député, l'aviez rappelé avec force et clarté à votre prédécesseur, le Président Nicolas Sarkozy, le 11 septembre 2007 à l'Assemblée nationale, en soulignant qu'il n'avait pas encore tenu son engagement du 31 mars 2007 envers les Harkis.

Les Français « rapatriés » attendent que votre Premier ministre, Monsieur Manuel Valls, présente dès cette session parlementaire un projet de loi reprenant la proposition de loi 2014-2135 du 16 juillet 2016 « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » , seule proposition de loi plébiscitée , après une large communication depuis 2012, par l'ensemble des associations de Français rapatriés, des 925 parlementaires et des 45 millions d'électeurs français, puisqu'aucune objection n'a été présentée à l'opinion publique depuis plus de 4 ans (cf. notre 26 e annonce dans Valeurs Actuelles du 22 septembre 2016). Vous est-il d'ailleurs nécessaire de passer par le vote d'une loi alors que la Nation est unanime à réparer la faute des gouvernements français d'alors ? Fort de ce consensus exceptionnel, ne pouvez-vous pas en tant que Chef de l'Etat présenter une ordonnance, évitant ainsi une inutile discussion au Parlement qui viendrait répéter les longs débats préparatoires à la loi du 25 février 2005 (cf. Débats parlementaires, compte rendu intégral des séances des 2 et 17 décembre 2003 N°116 AN et 125 S) dans lesquels tout a déjà été dit ? Un débat qui priverait encore de longs mois les plus anciens des « rapatriés », comme aussi malheureusement des « jeunes » de la 2 e génération - désormais proches de ou à la retraite   ! - qui disparaissent chaque jour. Toute la communauté des rapatriés a été endeuillée par le départ prématuré du président Abdelkrim Klech, l'un des responsables de nombreuses manifestations, animateur des révoltes des camps-ghettos en 1991 et de grèves de la faim de plusieurs mois devant l'Hôtel des Invalides, usé par un inlassable combat qui lui a été fatal, et dont l'action à son décès a été honorée par vous-même le 25 septembre et par le Premier ministre le 23 septembre dernier. N'aurait-il pas été plus juste de lui rendre ces hommages de son vivant ? Ce décès s'ajoute à ceux de milliers d'autres Harkis des première, deuxième et même troisième générations, morts sans que l'Etat n'ait reconnu sa faute et ses torts à leur égard. Pour éviter que ces drames ne se renouvellent, votre déclaration du 25 septembre 2016, faite au nom de la France, n'oblige-t-elle pas à une réparation immédiate ? La Nation peut-elle laisser partir les meilleurs de ses enfants sans que leur vie ne soit apaisée par la légitime et juste réparation des fautes des gouvernements français depuis 1962 à leur égard ?

Le 16 octobre 2016 , depuis 1977, la France rendra un hommage solennel au soldat inconnu de la guerre d'Algérie qui repose parmi ses aînés à Notre-Dame-de-Lorette. Ne serait-il pas aussi juste, qu'à cette occasion, soit reconnue la responsabilité du gouvernement français de 1962 dans l'abandon des 535 soldats français disparus et assassinés en Algérie après la « paix » du 19 mars 1962 ? Une demande légitime des associations d'Anciens combattants, soutenue par l'Union Nationale des Combattants – UNC, la plus ancienne et la plus importante d'entre-elles, afin que les familles des soldats « Morts pour la France » puissent bénéficier d'une légitime réparation, comme celle rendue par la Justice française aux familles des sept soldats disparus et assassinés de Mourmelon entre 1980 et 1987.

Le 5 décembre 2016, lors de la 13 e cérémonie nationale du Quai Branly, toutes les victimes civiles et militaires de la guerre, désormais « civile », d'Algérie et des combattants du Maroc et de Tunisie, et leurs familles, espèrent que votre gouvernement annoncera la mise en œuvre, par le « Guichet unique » des Français rapatriés de l'ONACVG dirigée par Mme Rose-Marie Antoine, pied-noir de Sidi-Bel-Abbès, des décrets d'application de l'ordonnance ou la loi « Vérité et Justice pour les Français rapatriés  ».

Le Groupe de travail « Vérité et Justice pour les Français rapatriés », constitué des meilleurs experts des 62 associations et des 2016 donateurs qui ont soutenu moralement et permis financièrement depuis le 25 septembre 2008 le succès de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » , est à la disposition des responsables que votre gouvernement désignera pour aborder, dans un esprit constructif, les barèmes de réparation/indemnisation déjà présentés aux parlementaires lors de trois réunions à l'Assemblée nationale, le 4 novembre 2015, les 15 mars et 4 mai 2016, ainsi que les propositions de financement permettant d'assurer en 5 ans, sans augmentation des impôts ni impôt nouveau , le solde de la dette de l'Etat envers les Français rapatriés, estimée à ce jour à 42 Mds€.

Il serait en effet incompréhensible que perdurent l'ostracisme et l'exclusion dont nos associations ont été les victimes, depuis la réunion des associations nationales de rapatriés du 18 décembre 2014, de la part du Secrétaire d'Etat aux Anciens combattants, M. Jean-Marc Todeschini, et de Mme Rose-Marie Antoine, Directrice générale de l'ONACVG. Votre déclaration rend en effet caduque le bannissement arbitraire du débat Etat/Rapatriés dont le Collectif « Vérité et Justice pour les Français rapatriés », qui regroupe plus de 300.000 adhérents, est l'objet. D'autant plus que le Premier ministre, M. Manuel Valls, avait confié le 29 décembre 2014 à Mme Rose-Marie Antoine, sous l'autorité de M. J-M Todeschini, la mission « de préparer, en concertation avec les associations représentatives, les mesures de solidarité nationales en faveur des Français rapatriés » (Cf. l'article 1 er du décret 2014-1696 du 29 décembre 2014 (JORF du 31 déc. 2014) . Sauf à démontrer le contraire, force est de constater que cette concertation a été inexistante comme le sont aussi les mesures demandées par le Premier ministre.

Les Français espèrent que l'année 2017, qui marquera aussi le 55 e anniversaire de l'exode forcé des Français d'Algérie , sera celle de la « mémoire apaisée » de toutes les victimes françaises innocentes - harkis, pieds-noirs et soldats métropolitains - de la « guerre civile » d'Algérie, et d'une façon plus générale de tous les Français « rapatriés ». Plus de 3 millions d'électeurs « rapatriés » , et tous les Français désormais conscients grâce à vous de la vérité et de la réalité des crimes dont leurs compatriotes d'AFN et d'Outre-mer ont été les victimes, qui auront à se prononcer en 2017 à l'occasion des élections présidentielle et des législatives, ne jugeront-ils pas votre action et celle de votre gouvernement, non plus sur des répétitives déclarations officielles mais sur les ordonnances, lois, mesures et décrets d'application qu'impose le respect de la Constitution, de votre déclaration par le gouvernement et des principes qui guident votre action quotidienne de « Vérité, Justice et Confiance » ?

Dans l'attente d'une rapide prise de contact des responsables que votre gouvernement aura désignés pour rétablir un dialogue vrai, juste et confiant entre l'Etat et les responsables de la campagne nationale « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » , nous restons à votre disposition et celle de vos collaborateurs.

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de notre très haute considération.

Pour la coordination nationale de la campagne pour le vote de la loi « Vérité et Justice pour les Français rapatriés »

Mme Taouès TITRAOUI, élue locale, rescapée des massacres du 19 mars 1962

Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création en 2002

Bernard COLL, Secrétaire général de Jeune Pied-Noir

Co-auteurs du « Livre des Harkis » (JPN, 1991) et du DVD « Harkis, les sacrifiés » (JPN-ECPAD, 2010).

PS : Tous les documents et faits cités dans ce courrier sont disponibles et vérifiables sur Internet et en particulier sur le site Jeune Pied-Noir http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/

------- 25 septembre 2016 - F. HOLLANDE AUX INVALIDES --------

25 septembre 2016 - F. HOLLANDE CONFIRME !

Pour le 5e fois, le Président de la République, F.HOLLANDE confirme la responsabilité des gouvernements français dans l'abandon et les massacre des Harkis et des "rapatriés" après le 19 amrs 1962 ! Un "crime d'Etat" qui appelle réparation.

A 7 mois de l'élection présidentielle, le Président-candidat François HOLLANDE n'a pas fait la même erreur que son prédécesseur, Nicolas SARKOZY, qui n'avait tenu son engagement du 31 mars 2007 que partiellement le 14 avril 2012, à une semaine du premier tour de l'élection présidentielle. Une erreur qui a été probablement la cause de son échec face à F.HOLLANDE au second tour. Un François HOLLANDE qui avait pris le soin, lors de la campagne électorale de 2012 de rappeler dans une émission télévisée, face au très "gaulliste" pied-noir du Maroc Dominique de VILLEPIN, que son père avait été un ardent défenseur de l'Algérie française. Un passé qui semble revenir à la mémoire entrecoupée de longs oublis de notre actuel Président de la République. Le 19 mars 2016, en tant que Chef de l'Etat, F. HOLLANDE a confirmé qu'il avait bien reconnu, il y a 4 ans déjà, le 25 septembre 2012 "la faute et la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis". Le 24 mai 2016, il confirme la réalité des massacres et disparitions dont ont été les victimes Harkis, Pieds-noirs et aussi, il ne faut pas l'oublier, les soldats métropolitains restés en Algérie jusqu'en juillet 1964. Tout semble montrer que le Président-candidat commence, par petites touches, à poser le cadre de l'annonce qu'attendent les Français rapatriés depuis 54 ans : la loi de réparation comme l'avait affirmé le député de l'opposition F. HOLLANDE le 11 septembre 2007 à l'Assemblée nationale. La Journée nationale en Hommage aux Harkis du 25 septembre et celle du 5 décembre, Journée nationale en Mémoire de les victimes civiles et militaires de la désormais "guerre civile" d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie, s'inscrivent naturellement dans un calendrier de communication permettant au Président-candidat, une annonce forte à l'une de ces deux dates ou aux deux, notamment la présentation au Parlement d'un projet de loi "Vérité et Justice pour les Français rapatriés". Ainsi, F.HOLLANDE pourrait espérer bénéficier de la sympathie d'une partie de l'électorat des Rapatriés et de leurs descendants, c'est-à-dire, de 3 millions d'électeurs, sensibles à cet engagement enfin réalisé si celui-ci est immédiatement suivi d'une réalisation financière concrète. Car pour être au second tour, face à Mme Marine LE PEN dans l'hypothèse la plus probable à ce jour, toutes les voix compteront, notamment celles qui ne lui sont pas acquises d'office. Toutes les lois "rapatriés" depuis 1970 ont été obtenues à l'occasion d'élections importantes. Jamais le contexte électoral ne nous a été aussi favorable. F.HOLLANDE n'a pas commis la même erreur de calendrier que son prédécesseur en 2012. Les leaders de l'opposition qui espéraient le devancer par leur présence le 25 septembre 2016 n'ont pu rattraper l'important avantage pris par François Hollande dans leurs déclarations publiques et leurs actes en faveur de toutes les victimes de la "guerre civile" d'Algérie. Le Président-candidat saura-t-il transformer ce premier avantage en succès ? Pour cela, il lui suffit de faire votre la loi "Vérité et Justice pour les Français rapatriés", la seule qui réponde aux légitimes attentes des 420.000 familles spoliées par la politique de décolonisation et d'abandon volontaire de nos départements algériens par l'Etat français. Les semaines et mois à venir nous fixerons sur l'habileté ou non de François Hollande à transformer son avantage. L'intérêt des Français rapatriés est d'obtenir "leur" loi. Gagnons ensemble, c'est désormais possible grâce au succès de la campagne menée ensemble depuis 2008. Bernard COLL, Secrétaire général de JPN. Tel : 06 80 21 78 54.

**************************** DISCOURS DU 25 SEPTEMBRE 2016 DE FRANCOIS HOLLANDE *********************************

Discours de François Hollande, président de la république,

le 25 septembre 2016 aux Invalides.

Monsieur le président, mesdames messieurs les ministres mesdames messieurs les parlementaires élus, mesdames messieurs les présidents d'associations d'anciens combattants, mesdames messieurs qui représentez ici les associations de harkis, de leurs familles, mesdames messieurs les porte-drapeaux,

Comme chaque 25 septembre, la France honore les harkis et se souvient. Cette date est inscrite dans le calendrier des journées nationales de la république depuis que Jacques Chirac, président, en avait décidé en mars 3203.

Ainsi, chaque année, depuis 15 ans, devant les monuments aux morts, dans tous les départements, en présence des autorités de l'Etat, sous la garde des porte-drapeaux, notre pays rend hommage aux membres des troupes supplétives de l'armée française en Algérie.

Car les harkis puisque c'est leur nom, ont été des combattants de la France, engagés et prêts au sacrifice suprême. Mais des combattants qui furent privés de la protection de la France au lendemain de la guerre d'Algérie, et dont l'abandon ne fut jamais pleinement reconnu par la république.

Aujourd'hui, dans cette cour des Invalides, dans ce lieu chargé d'histoire, de mémoire, je suis venu devant vous faire oeuvre de vérité.

La vérité elle est implacable, la vérité elle est cruelle :

Pendant la guerre d'Algérie, pour contrôler un territoire de plus de deux millions de kilomètres carrés qu'elle ne pouvait pas soumettre, l'armée française a recruté des supplétifs parmi la population. Plus de 200 000 hommes ont alors servi sous l'uniforme français ; ils étaient des moghaznis, des tirailleurs, des spahis, des membres des forces régulières, des groupes mobiles de sécurité, des groupes d'autodéfense, des sections administratives spécialisées, nous les avons tous en mémoire sous le nom de harkis.

Vous étiez de ceux-là. Vous vous étiez mis sous le drapeau tricolore et ce choix a lié à jamais votre destin à celui de la France.

Lorsque le cessez-le-feu a été signé le 19 mars 1962 à la suite des accords d'Evian, ces harkis, c'est-à-dire vous, aviez confiance en la France parce que vous vous étiez battus pour elle et vous n'imaginiez pas qu'elle puisse vous abandonner.

C'est pourtant ce qui s'est produit. Le gouvernement de l'époque a refusé d'organiser le rapatriement des harkis vers la métropole. La France a alors manqué à sa promesse, elle a tourné le

dos à des familles qui étaient pourtant françaises, beaucoup, désarmées, furent livrés à elles-mêmes et sacrifiées

D'autres espéraient en la France pour être reçues, débarquèrent malgré les instructions officielles, sans ressources, sans attaches, et furent accueillis dans des conditions indignes ; regroupés dans des camps, en grand nombre, ils y restèrent pendant des années, ils furent astreints à des travaux pénibles dans des forêts, sans perspective professionnelle.

La prise en compte de leurs droits fut longue à obtenir, et leurs enfants ont souffert de ne pas être pleinement intégrés dans la république.

Voilà la vérité, la dure vérité, elle n'est pas simplement la vôtre, celle que vous avez vécue, ou celle que vous avez transmise.

Cette vérité est la nôtre et je l'affirme ici clairement au nom de la république : je reconnais les responsabilités des gouvernements français dans l'abandon des harkis, des massacres de ceux restés en Algérie, et des conditions d'accueil inhumaines des familles transférées dans les camps en France. Telle est la position de la France.

La France n'est jamais vraiment à la hauteur de son histoire lorsqu'elle se détourne de la vérité. En revanche, elle est digne et fière lorsqu'elle est capable de la regarder en face et c'est en ayant cette lucidité sur les pages les plus sombres que nous pouvons éprouver une légitime fierté sur les plus glorieuses.

C'est notre grandeur que de savoir reconnaitre les souffrances sans taire les fautes.

Cette blessure, ces blessures, vous les portez encore car la république a mis du temps, trop de temps pour réparer.

Il a fallu attendre 1974, 12 ans après la fin de la guerre d'Algérie, pour que votre statut d'ancien combattant vous fut enfin accordé.

Je veux rappeler que pour les harkis restés en Algérie, il a fallu attendre 2010 pour qu'il en soit ainsi.

A partir de 1987, une série d'aides spécifique a été mise en place et constamment améliorée, la dernière fois en 2014 par le gouvernement de Manuel Valls.

De même, il a fallu attendre la loi du 11 juin 1994, pour que la république française témoigne sa reconnaissance envers les rapatriés anciens membres des formations supplétives ou assimilés ou victimes de la captivité en Algérie, pour les sacrifices qu'ils ont consentis.

Je viens de me recueillir devant la plaque, cette plaque sur laquelle est gravée ici, à l'Hôtel des Invalides comme dans 27 autres lieux de mémoire, le texte que je viens de lire.

Mesdames et messieurs, je sais combien vous êtes attaché à ce que votre parcours dans la France toute entière soit mieux connu, mieux transmis, mieux compris et c'est la raison pour laquelle j'ai voulu que le plan du gouvernement puisse être présenté en 2014 avec un important volet sur la transmission de l'histoire.

C'est le rôle de l'école où a été présenté l'exposition "parcours de harkis" où d'anciens membres des forces supplétives, j'en reconnais ici, ont été invités à témoigner.

C'est aussi la signification des lieux de mémoire. Le souvenir des harkis est désormais rappelé sur les sites où ils sont passés, où ils ont vécu, et parfois, le plus souvent, souffert.

Je pense au mémorial de Rivesaltes, je pense aux hameaux de forestage dont l'existence est marquée là encore par des plaques, là encore à l'intention des générations futures.

C'est le rôle des Archives nationales de recueillir toutes les traces de notre passé. Elles s'ouvriront cet automne à l'occasion de la grande collecte au souvenir des millions de personnes vivant en France qui ont un lien avec l'Afrique et notamment avec l'Afrique du nord. Parce que la mémoire de la France se constitue à travers toutes les mémoires familiales, tous les témoignages qui peuvent montrer ce que les générations passées ont vécu et veulent transmettre ce qu'est l'histoire .

Je pense enfin aux collections des musées français qui désormais mettent en valeur la France et l'Algérie.

Le chemin de la réparation et de la reconnaissance a été long pour les harkis; il a fallu que vos associations interviennent constamment auprès des pouvoirs publics, il a fallu aussi que vos enfants et parfois vos petits-enfants, prennent à leur tour la parole et parfois s'insurgent.

Il a fallu que vous mobilisiez toute votre énergie pour que la France vous entende et vous accorde ce qu'elle aurait dû vous donner depuis bien longtemps et d'abord la reconnaissance et la réparation.

Je veux saluer vos associations, leur nombre témoigne de la diversité de vos itinéraires Elles sont aujourd'hui des partenaires essentiels pour les pouvoirs publics avec lesquelles le dialogue est constant, régulier, fructueux.

Dans toutes les régions, une instance existe, présidée par le Préfet.

Au niveau national, vos représentants sont écoutés, c'est le G12 harkis, je l'ai accueilli à l'Elysée, c'était le 4 juillet 2014, le premier ministre vous a reçu à l'Hôtel Matignon cette semaine.

J'ai d'ailleurs une pensée pour l'un des vôtres Abdelkrim Klech, qui était présent lors de ces deux rencontres et qui nous a quittés cette semaine. Il avait lutté pour faire entendre la voix des harkis, il avait plusieurs fois mis sa santé en danger pour témoigner, pour protester. Il fut un infatigable militant de la reconnaissance.

Les harkis et leurs descendants n'ont jamais voulu autre chose que la république, que l'égalité qui vaut pour tous dans notre pays, quel que soit ses origines, ses parcours, sa couleur de peau, ses croyances, dès lors qu'ils sont tous des enfants de la république.

Egalité, égalité des droits, égalité des chances, égalité aussi au nom de l'histoire, que chacun est fondé à demander quand son histoire a été blessée.

Je sais ce que sont encore trop souvent la douleur des discriminations qui doivent être inlassablement combattues car elles contredisent la promesse même de la république.

Les harkis et leurs descendants le savent bien, ils l'ont connu, ils la connaissent encore, ces discriminations, ces préjugés, le racisme, l'intolérance.

Mais les harkis aussi sont fiers, et la France est fière aussi, de la réussite de leurs enfants de leurs petits-enfants, hauts fonctionnaires, chefs d'entreprise, professeurs, artistes. Ils donnent à la France le meilleur et grâce à vous ils ont enrichi notre pays.

Vous êtes régulièrement distingués dans nos ordres nationaux parce que vous êtes des exemples, des exemples justement d'adhésion à la France, même quand elle a pu vous manquer et elle vous a manqué.

Mais, une des leçons que devons retenir c'est que le passé, aussi douloureux soit-il, n'interdit jamais l'avenir et que c'est l'avenir que nous avons à préparer.

Mais pour qu'il soit commun, cet avenir, pour que nous puissions le partager avec ses réussites, avec ses espérances, nous devons être lucide sur notre histoire et sur notre passé

La reconnaissance de la responsabilité de la France est un acte symbolique qui fait avancer la paix des mémoires, de toutes les mémoires de la guerre d'Algérie, de ses mémoires blessées.

Elle les réconcilie sans les confondre mais surtout sans les opposer

Tant de nos concitoyens restent liés à l'Algérie par leur histoire familiale, par leurs souvenirs, par les liens qu'ils continuent d'avoir avec ce pays ami.

La grandeur est toujours du côté de ceux qui réparent plutôt que ceux qui séparent.

Cette reconnaissance, celle que je viens de faire, c'est un acte de confiance de la France, pour la France, c'est ce qui nous permet de vivre ensemble.

Voilà pourquoi je tenais, en ce 25 septembre 2016, à venir ici, dans cette cour des Invalides, devant vous exprimer la vérité telle qu'elle fut, et la responsabilité telle qu'elle doit être reconnue, pour que vive la république et vive la France.

------- 24 mai 2016 - F. HOLLANDE CONFIRME LE CRIME D'ETAT DU 19 MARS 1962 --------

24 mai 2016 - F. HOLLANDE CONFIRME LE CRIME D'ETAT DU 19 MARS 1962

Le Président de la République, F.HOLLANDE sur France Culture reconnait la vérité historique

Guerre d'Algérie : Hollande admet que le 19 mars marque

«le début des massacres» des Harkis et des pieds-noirs

A moins d'un an de l'élection présidentielle, le Président-candidat François HOLLANDE semble ne pas vouloir faire la même erreur que son prédécesseur, Nicolas SARKOZY, qui n'a tenu son engagement du 31 mars 2007 que partiellement le 14 avril 2012, à une semaine du premier tour de l'élection présidentielle. Une erreur qui a été probablement la cause de son échec face à F.HOLLANDE au second tour. Un François HOLLANDE qui avait pris le soin, lors de la campagne électorale de 2012 de rappeler dans une émission télévisée, face au très "gaulliste" pied-noir du Maroc Dominique de VILLEPIN, que son père avait été un ardent défenseur de l'Algérie française. Un passé qui semble revenir à la mémoire entrecoupée de longs oublis de notre actuel Président de la République. Le 19 mars 2016, en tant que Chef de l'Etat, F. HOLLANDE a confirmé qu'il avait bien reconnu, il y a 4 ans déjà, le 25 septembre 2012 "la faute et la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis". Le 24 mai 2016, il confirme la réalité des massacres et disparitions dont ont été les victimes Harkis, Pieds-noirs et aussi, il ne faut pas l'oublier, les soldats métropolitains restés en Algérie jusqu'en juillet 1964. Tout semble montrer que le Président-candidat commence, par petites touches, à poser le cadre de l'annonce qu'attendent les Français rapatriés depuis 54 ans : la loi de réparation comme l'avait affirmé le député de l'opposition F. HOLLANDE le 11 septembre 2007 à l'Assemblée nationale. La Journée nationale en Hommage aux Harkis du 25 septembre et celle du 5 décembre, Journée nationale en Mémoire de les victimes civiles et militaires de la désormais "guerre civile" d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie, s'inscrivent naturellement dans un calendrier de communication permettant au Président-candidat, une annonce forte à l'une de ces deux dates ou aux deux, notamment la présentation au Parlement d'un projet de loi "Vérité et Justice pour les Français rapatriés". Ainsi, F.HOLLANDE pourrait espérer bénéficier de la sympathie d'une partie de l'électorat des Rapatriés et de leurs descendants, c'est-à-dire, de 3 millions d'électeurs, sensibles à cet engagement enfin réalisé si celui-ci est immédiatement suivi d'une réalisation financière concrète. Car pour être au second tour, face à Mme Marine LE PEN dans l'hypothèse la plus probable à ce jour, toutes les voix compteront, notamment celles qui ne lui sont pas acquises d'office. Toutes les lois "rapatriés" depuis 1970 ont été obtenues à l'occasion d'élections importantes. Jamais le contexte électoral ne nous a été aussi favorable. F.HOLLANDE commettra-t-il la même erreur de calendrier que son prédécesseur en 2012 ? Les leaders de l'opposition sauront-ils le devancer dans leurs déclarations publiques et leurs actes en faveur de toutes les victimes de la "guerre civile" d'Algérie ? L'avenir nous le dira rapidement. En attendant, notre devoir n'est-il pas de faire en sorte que dans cet avenir s'inscrive une loi "Vérité et Justice pour les Français rapatriés" répondant aux légitimes attentes des 420.000 familles spoliées par la politique de décolonisation et d'abandon volontaire de nos départements algériens par l'Etat français ? Gagnons ensemble, c'est désormais possible grâce au succès de la campagne menée ensemble depuis 2008. Bernard COLL, Secrétaire général de JPN. Tel : 06 80 21 78 54.

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Par Arthur Berdah Mis à jour le 24/05/2016 à 19:12 Publié le 24/05/2016 à 11:41

Voir l'artcile sur le site du FIGARO

LE SCAN POLITIQUE - Le chef de l'État, qui avait suscité une vive polémique en participant aux célébrations du cessez-le-feu signé au lendemain des accords d'Evian, a fait un geste envers les pieds noirs et les harkis ce mardi.

Serait-ce une ébauche de mea culpa ? Invité de France Culture ce mardi matin, François Hollande s'est exprimé sur la très controversée date du 19 mars, qu'il a choisie pour commémorer la guerre d'Algérie cette année. Revenant sur les multiples «mémoires françaises» héritées de ce conflit - dont il a d'ailleurs opposé l'aspect pluriel à l'unicité de la «mémoire algérienne» - le chef de l'État a d'abord tenté d'expliquer sa décision en assurant vouloir permettre de «vivre pleinement ensemble en France, en étant respectueux de toutes ces origines, de tous ces parcours, et de toutes ces douleurs».

Le président de la République s'est ensuite lancé dans un laïus sur le résistencialisme (mythe développé par les gaullistes et les communistes selon lequel les Français auraient unanimement résisté dès le début de la Seconde guerre mondiale), qu'il a conclu en estimant que «pour qu'une mémoire soit réconciliée, il faut qu'elle soit connue». «Il ne peut pas y avoir de réconciliation s'il n'y a pas de connaissance, et s'il n'y a pas de reconnaissance. Si on veut taire, occulter ce qui s'est produit, alors on fait resurgir les frustrations, les colères, et les douleurs. (...) L'Histoire doit reconnaître les blessures mais ne pas blesser davantage».

L'ensemble de l'opposition s'était insurgée

Enfin, l'hôte de l'Élysée a conclu son raisonnement de la manière suivante: «Quand je dis “les drames”, c'est aussi bien ce qu'il s'est passé à travers la répression, la torture, (et) ce qu'a été une somme de violences à l'égard du peuple algérien qui était colonisé (...). Mais il y a aussi des massacres qui ont eu lieu. Quand on parle du 19 mars, on sait (que) c'est la fin de la guerre d'Algérie, mais c'est aussi le début d'un certain nombre de massacres, dont les pieds noirs ou les harkis ont été victimes . Donc il faut parler de tout pour que nous puissions vivre ensemble à partir de cette reconnaissance», a-t-il concédé.

Cette sortie permettra-t-elle d'éteindre le début d'incendie que son geste avait à l'époque déclenché? De la droite au FN, la quasi-totalité de l'opposition s'était accordée à dénoncer «une provocation» du chef de l'État. Son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, s'était fendu d'une tribune publiée dans Le Figaro pour dénoncer un choix qui revenait à «entretenir la guerre des mémoires». Tous préconisaient alors de conserver le 5 décembre: instaurée par Jacques Chirac en 2003, cette date est neutre et correspond à la «journée nationale d'hommage aux “morts pour la France” pendant la guerre d'Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie».

«Je suis dans l'Histoire»

«Aujourd'hui je suis dans l'Histoire», a affirmé sur France Culture François Hollande, affirmant que le «rôle d'un chef de l'Etat, c'est à un moment de saisir l'inattendu» pour être capable d'être «efficace». Une sortie qui a particulièrement agacé l'opposition, comme en témoigne le communiqué de la porte-parole des Républicains Valérie Debord. «Que retiendra réellement l'Histoire de son action? Un Président pusillanime incapable de trancher les différents couacs entre les ministres de son gouvernement. (...) Un Président faible qui sur la scène internationale a fait reculer la voix de la France et n'a pas su s'imposer comme un interlocuteur valable. Un Président ridicule qui a donné de sa vie privée une image tant calamiteuse qu'indigne», énumère -t-elle. «L'Histoire retiendra certainement cela, les Français quant à eux voudraient déjà que cela appartienne au passé», conclut la porte-parole de LR.

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------------------------- 21 mars 2016 - LETTRE OUVERTE N°27 A F. HOLLANDE -------------------

LETTRE OUVERTE N°27 A F. HOLLANDE - 21 mars 2016

JEUNE PIED-NOIR

BP4 – 91570 Bièvres - Tel : 06 80 21 78 54

« Trois principes me guident : la vérité, la justice et

jeunepiednoir@wanadoo.fr la confiance. » François Hollande, 31 août 2012.

Lundi 21 mars 2016

Monsieur François HOLLANDE

Président de la République

Palais de l'Elysée - 55, rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris

27 e Lettre RAR

Copie par courriel aux Cabinets du Premier ministre, du SEAC et de l'ONACVG

LETTRE OUVERTE N°27

Monsieur le Président de la République

Dans votre discours du 19 mars 2016 du Quai Branly vous avez confirmé que vous aviez bien reconnu le « crime d'état » du 19 mars 1962, en reconnaissant le 25 sept. 2012 « l'abandon par la France des Harkis et de leurs familles » . Une reconnaissance, qui selon votre intervention comme député le 11 sept. 2007, oblige « nécessairement et juridiquement » le vote par le Parlement d'une loi de réparation.

Du long discours que vous avez prononcé le 19 mars 2016 Quai Branly, les Français « rapatriés » et plus particulièrement nos compatriotes Harkis, ne retiendront qu'une seule phrase. Celle où vous avez affirmé que vous aviez bien reconnu, en tant que Président de la République, la responsabilité de la France dans l'abandon des Harkis et de leurs familles : « Le 19 mars, les Harkis et leurs familles ont été dramatiquement abandonnés par la France comme je l'ai reconnu le 25 septembre 2012 ». Une confirmation qui justifie les réponses à nos lettres ouvertes de vos Chefs de Cabinet, M. Pierre Besnard le 22 mars 2013 et Mme Isabelle Sima le 19 août 2014.

Qu'est-ce être « dramatiquement abandonnés par la France »  ? Cela signifie être désarmés par le pouvoir politique et livrés à son adversaires d'hier, le FLN, devenu son allié, en violation des garanties pourtant affirmées par les « accords d'Evian », comme le rappelle l'article 2 de la loi du 23 février 2005. Qu'est-ce « la France »  ? Dans une démocratie républicaine, c'est le Chef de l'Etat, son gouvernement et les parlementaires qui les soutiennent. Et ce Chef de l'Etat d'alors, vous le désignez clairement dans le paragraphe suivant, c'est « le Général de Gaulle  ». Vous précisez même que c'est lui qui avait voulu ces « accords d'Evain ». Accords fictifs pour les Français d'Algérie de toutes origines comme vous le savez, réels pour les Etats français et algériens qui vont sceller par ce pacte de sang de plus de 150.000 de nos compatriotes la « FrancAlgérie » dans le même esprit que la FrancAfrique.

Vous avez reconnu officiellement le 25 septembre 2012 « la faute et la responsabilité de la France dans l'abandon des Français rapatriés et des Harkis ». La « faute » de la France du 19 mars 1962 est en réalité un « crime d'Etat  » et un « crime contre l'Humanité  » que plus personne aujourd'hui ne conteste. N'aurait-il pas été plus simple, samedi 19 mars 2016, que vous les reconnaissiez publiquement ? La confirmation de votre reconnaissance du 25 septembre 2012, oblige « nécessairement et juridiquement » le vote d'une loi de réparation des préjudices moraux et matériels subis par les victimes. Vous-même, en tant que député, l'avait rappelé légitimement à votre prédécesseur, le Président Nicolas Sarkozy, le 11 septembre 2007 à l'Assemblée nationale, en soulignant qu'il n'avait pas encore tenu son engagement envers les Harkis du 31 mars 2007. En suivant votre exemple, nous appelons tous les parlementaires à intervenir publiquement auprès de vous-même et du Premier ministre pour que soit présenté, dès cette session parlementaire, un projet de loi reprenant la proposition de loi 2014-2135 du 16 juillet 2016 « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » validée depuis 2012, après une large communication, par l'ensemble des associations de Français rapatriés qui se sont exprimées.

Les familles des victimes du 26 mars 1962, rue d'Isly à Alger, et leurs amis vous invitent, comme tous les Français, à vous associer à 54 années de leurs souffrances en participant, comme le premier des Français « normaux », à la traditionnelle cérémonie de recueillement en mémoire de toutes les victimes françaises innocentes - harkis, pieds-noirs et soldats métropolitains - de la « guerre civile » d'Algérie, le samedi 26 mars 2016 à l'Arc-de-Triomphe de Paris.

Plus de 3 millions d'électeurs « rapatriés », qui auront à se prononcer en 2017 à l'occasion de l'élection présidentielle et des législatives jugeront les candidats, le gouvernement et les parlementaires à leurs actes en faveur des principes qui vous guident quotidiennement : la Vérité, la Justice et la Confiance .

Dans l'attente de votre réponse et restant à votre disposition et celle de vos collaborateurs, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de notre très haute considération.

Mme Taouès TITRAOUI, élue locale, Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création en 2002

Bernard COLL, Secrétaire général de Jeune Pied-Noir

Co-auteurs du « Livre des Harkis » (JPN, 1991) et du DVD « Harkis, les sacrifiés » (JPN-ECPAD, 2010).

PS : Tous les documents et faits cités dans ce courrier sont disponibles et vérifiables sur Internet et en particulier sur le site Jeune Pied-Noir http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/

Voir aussi l'article à la page 19 mars 1962 : Un "crime d'Etat"

------------------ 19 mars 2016 - ALLOCUTION DE F. HOLLANDE QUAI BRANLY ---------------

Site officiel du Président la République

Source : http://www.elysee.fr/declarations/article/discours-lors-de-la-journee-nationale-du-souvenir-algerie-maroc-tunisie/

Rubrique : International, développement et francophonie, Nation, institutions et réforme de l'Etat

Publié le 19 Mars 2016

Discours du Président de la République française

lors de la journée nationale du Souvenir Algérie-Maroc-Tunisie

prononcé publiquement le samedi 19 mars 2016 lors de la cérémonie officielle du Quai Branly

Ce discours est l'équivalent de celui prononcé par Jacques CHIRAC le 16 juillet 1995 pour nos compatriotes juifs. Il répond à la demande faite le 22 septembre 1995 dans le Message remis par les Associations de Français rapatriés au Chef de l'Etat lors de la réunion au Sénat sous la présidence de Jacques AUGARDE, président du Comité de Liaison des Associations Nationales de Français Rapatriés. Il signifie que désormais les 420.000 familles de Français rapatriés sont dans la même situation juridique que leurs compatriotes d'origine juive. Ils sont des victimes innocentes de la "raison d'Etat". Elles ont droit à une légitime réparation des préjudices moraux et matériels subis depuis plus de 54 ans. Sauf à en démontrer publiquement le contraire. Dans ce cas, contactez-nous au 06 80 21 78 54 pour que nous organisons ensemble un débat radio-télévisé. Cordialement. Bernard COLL, secrétaire général de JPN (voir en fin de discours, nos premiers commentaires sur son contenu)

Mesdames, Messieurs les ministres,

Madame la maire de Paris,

Mesdames, Messieurs les parlementaires et élus,

Mesdames et Messieurs les ambassadeurs,

Mesdames et Messieurs les présidents d'associations,

Mesdames et Messieurs,

Il y a cinquante-quatre ans aujourd'hui, le cessez-le-feu était proclamé en Algérie en application des accords d'Evian (1). Après huit années d'une guerre douloureuse, les peuples français et algérien allaient chacun s'engager dans un nouvel avenir, dans de nouvelles frontières, dans de nouveaux rapports de part et d'autre de la Méditerranée.

Le 6 décembre 2012, j'ai promulgué comme président de la République la loi qui proclame le 19 mars « journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc ». Et je tenais aujourd'hui à donner une traduction à cette loi (2).

Le 19 mars est une date de l'Histoire, elle marque l'aboutissement d'un processus long et difficile de négociations pour sortir d'une guerre de décolonisation qui fut aussi une guerre civile (3). La signature des accords d'Evian fut une promesse de paix mais elle portait aussi en elle, et nous en sommes tous conscients, les violences et les drames des mois qui ont suivi. Le 19 mars 1962, ce n'était pas encore la paix (4), c'était le début de la sortie de la guerre dont l'Histoire nous apprend qu'elle est bien souvent la source de violence, ce qui fut tragiquement le cas en Algérie avec des représailles, des vengeances, des attentats et des massacres.

Néanmoins, le 19 mars annonce la fin du conflit (1) et c'est pourquoi ce sont les mémoires de toutes les victimes qui sont reconnues.

Il y a le 19 mars des Algériens qui s'étaient battus pour l'indépendance de leur pays, laquelle sera proclamée le 3 juillet.

Il y a le 19 mars des appelés qui venaient d'effectuer parfois plus de deux ans de service en Algérie et pour lesquels cette date signifiait la certitude du départ, du retour dans l'Hexagone (5).

Il y a le 19 mars de l'Armée Française qui voyait bientôt s'achever une guerre qui n'avait jamais dit son nom et qui l'avait profondément déchirée.

Il y a le 19 mars des Français d'Algérie qui se souviennent de cette date comme d'un jour de détresse car signifiant la fin d'un monde, en tout cas de leur monde et le départ d'une terre qu'ils considéraient comme la leur.

Il y a le 19 mars des troupes supplétives de l'Armée Française, les Harkis, pour lesquelles le cessez-le-feu était lourd de menaces, pour eux et pour leurs familles et qui ont été dramatiquement abandonnés par la France comme je l'ai reconnu le 25 septembre 2012. (C'est ce que nous affirmons depuis le 25 septembre 2012 (6).

Il y a le 19 mars des Français de métropole qui avaient vécu au rythme des troubles pendant huit ans et qui, le 8 avril 1962, approuvèrent par plus de 90% de suffrages le contenu des accords d'Evian, voulus par le Général de GAULLE et fruits d'un long processus (1).

La Guerre d'Algérie aura duré huit ans, de la Toussaint de 1954 aux tragédies d'Oran de juillet 1962. Elle était la dernière page de l'histoire de l'empire colonial français. De 1830 à 1962, d'abord en Algérie puis dans le reste de l'Afrique et en Extrême-Orient, la France a construit un système injuste car fondé sur l'inégalité des conditions, des statuts et des droits, le système colonial qui niait les aspirations des peuples à décider d'eux-mêmes.

Un régime d'exploitation des ressources de ces territoires mais où aussi, des hommes et des femmes s'attachaient sincèrement à vouloir apporter le progrès. Je pense à ces instituteurs, ces médecins, ces commerçants, ces agriculteurs, ces fonctionnaires qui se sont attachés à mettre en valeur ce que l'on appelait alors la France d'outre-mer.

Pendant toutes ces années, des liens humains se sont créés, se sont formés avec une solidarité dans les épreuves. Aussi lorsque la France fut attaquée en 1914 comme en 1939, c'est côte à côte que les soldats de métropole, l'armée d'Afrique et les troupes coloniales ont versé le sang, leur sang, pour défendre la patrie en danger. De Douaumont à Monte Cassino, ces combattants de toutes origines ont alors défendu les mêmes principes, y compris celui de l'émancipation et c'est pourquoi la France leur rend toujours hommage lorsqu'elle commémore les deux guerres mondiales.

Mais le système colonial contenait en lui-même sa propre fin (7) .

La Seconde Guerre mondiale et surtout la libération a levé une espérance irrépressible pour l'émancipation des peuples et rendait inéluctable la décolonisation (8). Et faute d'avoir pleinement compris ce processus, ce mouvement de l'Histoire , la IVe République en paya lourdement le prix. La guerre d'Indochine n'était pas achevée que débutaient les troubles en Tunisie et au Maroc. Ils aboutiront en 1956 à l'indépendance de ces deux pays qui sont aujourd'hui des pays amis et nous saluerons avec cette année le 60ème anniversaire de leur accession à la pleine souveraineté (9).

Et puis il y a ce 1er novembre 1954. Le début de la guerre d'Algérie (10). Huit années terribles. Huit années qui ont vu le déplacement de millions de gens, huit années de combats, d'attentats, d'exactions , d'enlèvements, de tortures et de répressions qui ont causé la mort de plusieurs centaines de milliers d'Algériens et de plusieurs dizaines de milliers de Français (11), soldats qui étaient partis mobilisés appelés, rappelés parce que c'était leur devoir (12). Huit années d'une guerre qui, longtemps, comme je l'ai dit, n'a pas osé dire son nom mais en contenait toutes les horreurs. Huit années qui ont profondément marqué la France et même provoqué un changement de République (13). Huit années qui ont endeuillé aussi terriblement l'Algérie. Huit années qui ont déchiré de nombreuses familles d'un côté ou de l'autre de la Méditerranée.

C'est vrai que jamais aucune date ne pourra résumer à elle seule la variété de ces situations (14). C'est pourquoi la France en a officiellement dédié trois au souvenir de cette période : le 19 mars, le 25 septembre, le 5 décembre puisque c'était le jour de l'inauguration de ce Mémorial, je voulais le rappeler.

Le sens de la journée nationale du 19 mars, c'est de rendre hommage à toutes les victimes civiles ou militaires qui sont tombées durant la guerre d'Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie (15). Le sens de la journée nationale du 19 mars, c'est d'honorer toutes les douleurs et de reconnaître toutes les souffrances.

Celle des appelés du contingent, des militaires de carrière, des membres des forces supplétives ou assimilées, des forces de l'ordre originaires de métropole, un million et demi de jeunes soldats envoyés de l'autre côté de la Méditerranée, 60 000 furent blessés, près de 30 000 ne sont jamais revenus, tués ou disparus (15). J'ai une pensée pour eux en cet instant, oui.

C'est aussi les souffrances des civils de toutes origines (16), de toutes confessions, victimes d'exactions, fauchées par un attentat ou assistant, impuissants, à la destruction de leur maison, de leur village. Les souffrances aussi des Français d'Algérie exilés, rapatriés dans la hâte, privés de tout, de leurs biens, mais surtout de leurs racines.

Souffrances des Harkis, pourchassés en Algérie, abandonnés par la patrie qui les avait appelés, accueillis dans des conditions indignes en France avant que notre pays ne reconnaisse leur sacrifice et ne leur apporte la réparation à laquelle ils ont droit (17).

Drame aussi des disparus, de ces hommes, de ces femmes-là aussi de toutes origines (18) dont la trace s'est perdue dans la guerre. Je sais à quel point cette question est douloureuse pour les familles concernées. La France et l'Algérie travaillent ensemble (19) pour continuer à lever le voile sur le sort de ces victimes.

Enfin, je pense aussi aux immigrés (20) qui étaient en France durant la guerre d'Algérie et qui ont vécu à distance une guerre qui les déchirait ; ils ont alors connu la suspicion, parfois la répression la plus brutale comme le 17 octobre 1961 (21).

54 années après la guerre d'Algérie, cette mémoire ou plutôt ces mémoires demeurent encore vives. Derrière chacune d'entre elles, il y a une famille, il y a des survivants, il y a des descendants, il y a une plaie qui ne s'est jamais complètement refermée, d'où le sens aussi de cette cérémonie de rappeler toutes les mémoires pour les réconcilier (22).

Cette mémoire, elle vit aussi dans des lieux. A Marseille qui était le port de départ des appelés du contingent pour l'Algérie, le port d'arrivée des rapatriés à partir de 1962. Le souvenir vit aussi dans des centaines de villes de France dont les habitants ont en partage l'Algérie. La mémoire vit aussi à travers des monuments qui ont été édifiés : à Sète où a été bâti le mémorial en hommage aux Héraultais morts pour la France (23) dans des combats d'Afrique du Nord et dans la guerre d'Algérie ; à Montredon-Labessonnié dans le Tarn qui accueille un mémorial aux victimes d'Afrique du Nord morts pour la France (24) construit symboliquement avec des pierres venues de tous les départements .

Il y a en France 4.000 lieux, places ou rues qui portent la date du 19 mars 1962 (25).

Cette mémoire vit enfin à travers tous les enfants de ces millions de Français (26) dont les racines étaient en Algérie mais aussi au Maroc, en Tunisie et qui apportent aujourd'hui cet héritage dans le creuset national.

D'où l'enjeu de la paix des mémoires pour les reconnaître toutes et n'en occulter aucune. Pour faire du souvenir douloureux de la guerre d'Algérie qui a divisé et meurtri, un facteur de réconciliation et de rassemblement. Pour rappeler que pendant un siècle, la France et l'Algérie ont partagé la même histoire (27) et que nous sommes capables de la regarder en face pour bâtir une relation qui restera toujours singulière et qui doit toujours être à la hauteur des responsabilités qui sont les nôtres, celles de la France et de l'Algérie.

Il s'agit de dire ce qui a été (27), de comprendre ce qui nous a séparés, pour réaliser ce qui aujourd'hui nous réunit. Faire la paix des mémoires, cela veut dire à tous les Français qui ont l'Algérie en partage (28), que nous sommes ensemble, qu'il y a des lieux, des signes, des symboles qui nous permettent de comprendre comment ils peuvent inscrire leur parcours personnel dans notre destin national et combien leur présence est une chance pour la République.

Pour faire ce travail de mémoire et de transmission, nous avons besoin aussi de rassembler toutes les collections, toutes les traces, tous les éléments qui nous permettent de connaître ce qui a été - je pense notamment aux collections qui ont été réunies à Montpellier mais aussi aux expositions temporaires qui ont été réalisées, celles que le Musée de l'armée a accueillie en 2012 sur la guerre d'Algérie, celle que le MuCEM à Marseille accueille en ce moment même sur la représentation de l'Algérie par les cartes ; il y a aussi de nombreuses archives qui restent à exploiter – pour ces documents et pour le rassemblement de toutes ses collections une mission sera constituée (29) ; il lui reviendra de nous dire si ce projet de réunion de toutes ces pièces, de tous ces documents peut s'incarner dans une institution nouvelle ou peut trouver son siège dans un lieu existant (30).

L'école doit également être mobilisée (31). L'Office national des anciens combattants et des victimes de guerre lancera cette année un programme global «Histoire commune et mémoire partagée de la guerre d'Algérie » (32). Ce programme comportera une exposition et permettra également des interventions dans les classes de témoins de la guerre d'Algérie – il y en a de nombreux ici - en appui aux enseignements d'histoire et de morale civique (33).

Je veux également encourager la recherche historique sur la guerre d'Algérie comme sur la présence de la France en Algérie (34). Je sais le travail que mènent les historiens (35); ce sont eux qui nous permettent justement d'arriver à ce travail de mémoire qui nous donne l'espérance de ce rassemblement et de cette réconciliation.

Depuis 2008, nos archives sur cette période sont pour l'essentiel ouvertes mais ici, je le dis, elles devront l'être entièrement, ouvertes et mises à la disposition de tous les citoyens (36).

Leur accès sera facilité par la mise en ligne de toutes ces ressources ( 37). Vous savez qu'il existe un portail général qui s'appelle « France Archives », qui doit permettre de numériser toutes les archives écrites et audiovisuelles. Je souhaite que les archives relatives à la guerre d'Algérie et aux combats de Tunisie et du Maroc soient traitées en priorité.

De même, un programme de recueil de témoignages, de témoins, d'acteurs de cette période sera lancé cette année afin que tout soit conservé, que la mémoire soit enregistrée, entretenue, grâce encore à la présence des survivants de cette période (38).

En 2016 également, une « Grande Collecte » des archives privées (39) – et je sais que beaucoup d'associations en ont à leur disposition à travers les membres de leurs associations – oui, je demande que cette Grande Collecte puisse être consacrée au souvenir de la France d'outre-mer, de l'Algérie, du Maroc, de la Tunisie (40) car nous avons besoin de rassembler ces documents pour continuer à faire l'histoire et à donner à notre mémoire tous les éléments, tous les ingrédients qui font qu'elle est partagée.

Entre la France et l'Algérie, il y a une amitié et je salue tous les projets franco-algériens qui témoignent de la vitalité des relations entre nos deux pays dans le domaine économique, scientifique et politique (41). Nous savons le rôle que joue l'Algérie dans la région et je n'oublie pas la force des liens qui nous unissent également avec le Maroc et avec la Tunisie. La Tunisie, ce pays si durement touché par le terrorisme, le terrorisme qui menace d'ailleurs toute la région comme il nous menace et c'est pourquoi nous devons aussi, en ce moment même, partager là encore, les valeurs qui sont les nôtres (42) pour nous défendre communément et lutter partout contre le terrorisme (43).

Je veux également saluer les échanges culturels, ce que font nos artistes, nos écrivains, nos intellectuels, nos historiens et ils le font à travers la langue française (44) qui continue de nous attacher les uns les autres et notamment les pays du Maghreb et la France.

Mesdames et Messieurs,

En décidant de faire du 19 mars la Journée nationale du souvenir et du recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc, le Parlement a voulu que toutes ces mémoires soient évoquées et que toutes les victimes soient honorées (45). Les victimes françaises et les victimes algériennes ( ), les victimes civiles et les victimes militaires, les victimes d'avant le 19 mars et les victimes qui sont mortes après le 19 mars (46) et puis aussi tous ceux qui ont survécu et qui portent encore douloureusement le souvenir de cette guerre et de ses combats.

La grandeur d'un pays se mesure à sa capacité à regarder son histoire (47), à ne pas en cacher des éléments pour en glorifier d'autres qui seraient inutiles, c'est de prendre l'histoire pour ce qu'elle est, pour ce qu'elle nous apprend, pour les leçons qu'il convient communément d'en tirer. Oui, de convoquer l'histoire, non pas pour nous diviser mais pour nous réunir. La grandeur d'un pays, c'est d'être capable de réconcilier toutes les mémoires et de les reconnaître (48). Alimenter la guerre des mémoires, c'est rester prisonnier du passé ; faire la paix des mémoires, c'est regarder vers l'avenir.

C'est ce message d'unité et de paix (49), de rassemblement aussi que j'entendais, aujourd'hui en ce 19 mars, délivrer devant vous .

Vive la République et vive la France.

François HOLLANDE, Président de la République française.

********************** PREMIERS COMMENTAIRES AU 11 AVRIL SUR LE CONTENU DU DISCOURS DU CHEF DE L'ETAT *********************

(1) - "en application des accords d'Evian ". Le 18 mars au soir était signé "un bien étranger document" selon Robert BURON, l'un des signataires, entre trois Ministres français, Louis JOXE etJean de BROGLIE, représentant un Etat millénaire et un représentant de l'organisation terroriste du FLN, Krim BELKACEM. Le lendemain, la presse français publiait des déclarations unilatérales du gouvernement français qui ont été présentées comme des "accords" entre le GPRA, Gouvernement Provisoire de la République Algérienne, structure fantoche destinée à masquer, selon le plan d'Alain PEYREFITTE conçu à la demande de DE GAULLE, pour donner l'Algérie au seul FLN. Le référendum du 8 avril 1962, auquel les 10 millions de Français d'Algérie, qui avaient voté la Constitution française à 96,7 % quatre années plus tôt !, furent exclus par une décision anticonstitutionnel du Chef de l'Etat. Ce référendum n'appelait pas à entériner des accords déjà conclus, mais avait pour objet de donner TOUS les pouvoirs au seul Président de la République, De GAULLE, afin de régler, selon sa seul volonté, le dossier algérien.

(2) - "une traduction à cette loi".: Le citoyen "normal" a du mal a comprendre que le Chef de l'Etat soit obligé de venir expliquer aux Français, 4 années après son vote, une loi qu'il a promulguée. Cela signifie que les parlementaires ont été incapbles de concevoir une loi claire pour les citoyens. Cela signifie que cette loi est dont une mauvaise loi et que, comme le rappelait Sir Winston CHURCHILL : " Le seul rôle des parlementaires est d'abroger les mauvaises lois et voter des bonnes."

(3) - "d'une guerre de décolonisation qui fut aussi une guerre civile" : L'Algérie étant composée de départements français, cette guerrene peut juridiquement être une guerre de "décolonisaiton". Elle est une guerre de sécession. La "guerre" d'Algérie n'est plus une "guerre sans nom". C'est ne peu être une guerre coloniale, l'Algérie étant constituée alors de départements français. Tous les habitants étant depuis le 13 mai 1958 des citoyens français "avec les mêmes droits et les mêmes devoirs", selon l'expression de DE GAULLE au Forum d'Alger le 4 juin 1958, la guerre d'Algérie ne peut être qualifiée que de guerre de sécession, guerre qui pas essence même est une guerre civile.

(4) - : Si ce n'est pas la "paix", c'est que c'est encore la "guerre". Les honteuses et mensongères plaques de rue "19 mars 1962 - Paix en Algérie" doivent dont systématiquement retirées par décision gouvernementale. En attendant, les citoyens doivent demander à leurs maires de retirer ces plaques falsifiant l'Histoire.

(5) - "la certitude du départ, du retour dans l'Hexagone" : Cette affirmation est erronée. Plus de 1000 soldats français ont été assassinés ou portés disparus après le "début de la paix" du 19 mars 1962. Sans compter le millier de soldats prisonniers dont seulement une dizaine seront rendus vivants par le FLN à l'Armée française. De son côté, le gouvernement français faisait libérer plus de 10.000 terroristes du FLN emprisonnés en France et en Algérie dont la majorité étaient des assassins de civils désarmés, de femmes et d'enfants de toutes origines. Des crimes considérés en droit international comme des "crimes contre l'Humanité".

(6) - "comme je l'ai reconnu le 25 septembre 2012". Dès le 25 septembre 2012, nous avons affirmé que le Chef de l'Etat avait bien reconnu "la faute et la responsabilité de la France (c'est-à-dire du Chef de l'Etat et de son gouvernement) dans l'abandond es Français rapatriés dont les Harklis".

(7) - "le système colonial contenait en lui-même sa propre fin" : Cette curieuse affirmation nécessiterait une explication détaillée du Président ! L'histoire de l'Humanité ne conduit-elle pas à exprimer la même sentance pour toute les formes de gouvernements ? Pour le communisme, le nazisme, le socialisme, la monarchie, etc. Selon les périodes et les populations, il suffit de laisser s'écouler suffisamment de temps.

(8) - "l'émancipation des peuples et rendait inéluctable la décolonisation" : Les migrations massives des populations des pays "décolonisés" vers l'ancienne puissance coloniale devrait inciter le Chef de l'Etat à un jugement plus modéré. Quel serait le résultat d'un référendum libre demandant à ces populations si elles souhaitaient le retour de la présence française ?

(9) - "leur accession à la pleine souveraineté" : Peut-on parler de "pleine souveraineté" pour des pays, qui pour la plupart, dépendent de l'aide internationale, voire sont sous la tutelle économique des grandes puissances ? Les interventions actuelles de l'Armée française (et/ou autres) en Afrique noire pour rétablir ou installer des gouvernements imposés de l'exterieur permettent-elles de parler encore de "pleine souveraineté" ? La FranAfrique est-elle ou non une réalité poltique ?

(10) - "ce 1er novembre 1954. Le début de la guerre d'Algérie " : Ce début fut marqué par une trentaines d'attentats contre des civils ou des militaires désarmés. En droit international, comme le rappelait le CRIF dans une annonce pleine page du Figaro du 2 octobre 2000, les attentats contre des civils sont des "crimes contre l'Humanité". Peut-on qualifier ces crimes de "guerre" entre deux Nations (dont l'une n'existait pas) respectant les conventions internationales de Genève pour les conflits entre nations ?

(11) "la mort de plusieurs centaines de milliers d'Algériens et de plusieurs dizaines de milliers de Français" - La confusion des qualificatifs d'Algériens et de Français pour désigner les différents populations vivant en Algérie durant la présence française conduit à une approche érronée des chiffres cités. Juridiquement tous les habitants d'Algérie, quelque soit leur origine arabe, berbère, juive ou européenne, étaient des citoyens français. A la suite à la révolution pacifique du 13 mai 1958, le référendum pour la nouvelle Constitution de septembre 1958, puis les élections legislatives de novembre 1958, confirmèrent la déclaration publique de De Gaulle du 4 juin 1958 au Forum d'Alger : "Il n'y a plus désormais en Algérie que 10 millions de Français à part entière avec les mêmes droits et les mêmes devoirs". Toutes les victimes jusqu'au 3 juillet 1962, date de la proclamation de l'indépendance de l'Algérie, ne peuvent être juridiquement considérées que comme Français, la nationalité algérienne n'ayant jamais existée auparavant. Ce ne sont donc pas "plusieurs centaines de milliers d'Algériens et de plusieurs dizaines de milliers de Français, soldats qui étaient partis mobilisés appelés" qui sont morts dans les "guerres civiles " d'Algérie mais, selon les chiffres les plus plausibles 300.000 Français dont 140.000 "Français" sécessionistes et 200.000 Français musulmans, Pieds-noirs et soldats métropolitains. Dans les deux camps se trouvaient des Français d'origine arabe, berbère, juive et européenne. Il s'agit donc bien de "guerres civiles".

(12) - "soldats qui étaient partis mobilisés appelés, rappelés parce que c'était leur devoir" - Effectivement. Le devoir des citoyens Français est de venir protéger leurs compatriotes menacés dans leur vie et dans leurs biens. En 1870, en 1914-18 ent 1939-45, en Indochine et en AFN, les Français musulmans et les Pieds-noirs ont payé le lourd tribu du "sang versé" comme en temoignent leurs monuments aux morts et la glorieuse épopée de l'Armée d'Afrique dont les Régiments sont parmi les plus décorés de France.

(13) "un changement de République"- Allusion discrète à la révolte patriotique du 13 mai 1958 dont profita De Gaulle pour retrouver un pouvoir qu'il n'espérait plus et dont l'aboutissement est le référendum de septembre 1958 du vote de la Constitution de la Ve République, celle de la France actuelle.

(14) "C'est vrai que jamais aucune date ne pourra résumer à elle seule la variété de ces situations"- Ce constat réaliste conduit soit à ne choisir aucune date symbolique, ce qui est le cas du 25 septembre et du 5 décembre, soit à prendre toutes les dates symboliques : 26 mars 1962, 5 juillet 1962, 12 mai 1962, 14 juin 1830, 1 novembre 1954, etc. voire même la date de chaque attentat ou crimes contre l'Humanité comme les bombes de l'Otomatique, du Milkbar ou les massacres d'El-Alia, de Wagram ou de Melouza ! Des massacres d'une autres ampleurs que la répression légitime par le pouvoir gaulliste de la manifestation interdite du 17 octobre 1962 des "Français musulmans" sécessionistes à Paris qui fit officiellement 2 vicitmes, et officieusement 20 à 200 victimes. Chiffres à comparer au 4200 Français musulmans assassinés par le FLN en France entre 1956 et 1961.

(15) - "30 000 ne sont jamais revenus, tués ou disparus" - Le 19 mars n'a aucun"sens" pour les combats du Maroc et de Tunisie ! Ce qui rend le choix de cette date d'autant plus absurde.

(16) - "les souffrances des civils de toutes origines" - La volonté d'amalgane des "souffrances des civils de toutes origines" conduit à la confusion des souffrances des victimes innocentes et de leurs assassins, qui sont responsables de crimes contre l'Humanité. En effet, peut-on par exemple faire l'amalgane entre les victimes des attentats commis par des "civils" poseurs ou poseuses de bombes dans les lieux publics et celles de ces criminels questionnés par les services de police ou par l'armée française afin d'éviter de nouveaux crimes ? Une telle confusion est-elle faite à propos d'autres conflits, notamment celui de la seconde guerre mondiale ?

(17) - "reconnaisse leur sacrifice et ne leur apporte la réparation à laquelle ils ont droit " - En 54 ans, la France n'a réparé que partiellement les préjudices subis par les Français "rapatriés".

(18) - "des disparus, de ces hommes, de ces femmes-là aussi de toutes origines" - Même volonté d'amalgane qu'au point (16) entre les victimes innocentes et les bourreaux. Les dizaines de milliers de civils de toutes origines disparus et assassinés pas le FLN peuvent-ils être assimilés aux quelques centaines de terroristes pris les armes à la main "disparus" à la suite de leur capture par les forces de maintien de l'ordre ?

(19) - "La France et l'Algérie travaillent ensemble" - Qui "travaille" ensemble ? Pourquoi la composition et les travaux de ce groupe de travail sont-ils confidentiels ? La transparence n'est-elle pas une nécessité imposer par la volonté de "paix des mémoires" voulu par le Chef de l'Etat. Nous demandons aux parlementaires d'intervenir auprès du gouvernement pour que les membres de ce grupe de travail franco-algérien et les résultats de leurs travaux soient rendus publics.

(20) - "je pense aussi aux immigrés" - Encore une grave confusion dans les termes. Les "Algériens" immigrés qui étaient en France durant la "guerre civile" d'Algérie étaient Français.

(21) - "la répression la plus brutale comme le 17 octobre 1961" - Si le Chef de l'Etat considère que la répression de la manifestation interdite par le pouvoir légal du 17 octobre 1961fut "brutale" il est dommage qu'il ne se soit pas exprimé sur la répression du quartier populaire de Bab-el-Oued du 23 au 26 mars 1962 qui s'est terminé par le massacre au fusil mitrailleur des Français sans armes venus témoigner de leur solidarité avec la popualtion bouclée pour l'affamer depuis plusieurs jours. Une répression qui fit 80 morts et 200 blessés, essentiellement des femmes, des enfants et des anciens combattants couverts de leurs médailles de 1914-18 et 1939-45.

(22) - "d'où le sens aussi de cette cérémonie de rappeler toutes les mémoires pour les réconcilier" - En réalité, cette tentative de réconcialiation revient à créer une nouvelle affaire Dreyfus entre les partisans de la "raison d'Etat" prêts au sacrifice de victimes innocentes pour couvrir un "crime d'Etat" et les bonnes relations des gouvernements français et algériens au détriment des populations française et algériennes, et ces victimes et leurs familles qui réclament la Vérité et la Justice auxquelles tout citoyen d'une démocratie libre ont droit.

(23) - "à Sète où a été bâti le mémorial en hommage aux Héraultais morts pour la France" - C'est la première fois que l'on entend parler de ce monument !

(24) - "à Montredon-Labessonnié dans le Tarn qui accueille un mémorial aux victimes d'Afrique du Nord morts pour la France" - C'est la première fois que l'on entend parler de ce monument !

(25) - "4.000 lieux, places ou rues qui portent la date du 19 mars 1962" - Il y a 10 ans la FNACA en revendiquait 9000 sur 36.000 communes. Chaque année, des centaines de maires conscients de la duperie du "19 mars 1962 - Paix en Algérie" débaptisent leurs rues et places du 19 mars. Le discours du 19 mars 2016 du Chef de l'Etat confirme que le 19 mars 1962 ne marque ni le "cessez-le-feu" ni le retour de la "paix" en Algérie mais au contraire le début du massacre généralisé de plus de 100.000 Français Harkis, Pieds-noirs et soldats de métropole. En 7 mois de "paix" il y eu plus de morts qu'en 7 mois de "guerres civiles" ! Il n'y a pas de quoi pavoiser. Le gouvernement doit décréter la suppression de toutes les rues et places du "19 mars 1962" ou alors en donner le vrai sens : "19 mars 19621 = crime d'Etat = crime contre l'Humanité".

(26) - "ces millions de Français (26) dont les racines étaient en Algérie mais aussi au Maroc, en Tunisie" - Même remarque que pour les points (16) et (18) mais cette fois si positive. Les "immigrés" et les "rapatriés" d'avant le 3 juillet 1962 sont bien " ces millions de Français " dont parlent le Chef de l'Etat.

(27) - "pendant un siècle, la France et l'Algérie ont partagé la même histoire" - Pendant 132 ans ce qui fait nettement plus d'un siècle. Durant cette brève période, la population "algérienne" est passée de moins de 2 millions d'habitants, après 10 siècle de colonisation arabe, à 10 millions d'habitants. En 132 ans, la France a fait passé du moyen âge à une société moderne un pays qu'elle a créé en lui donnant un nom : l'Algérie française. De Gaulle lui-même reconnaissait en 1947 : "L'Algérie avait été tirée d'une anarchie millénaire par la conquête française. Sans être parfaite, ni complète, ce qui n'est accordé à aucune chose humaine, l'oeuvre accomplie est de celles dont nous pouvons être fiers. La France, quoi qu'il arrive n'abandonnera par l'Algérie". (Ce que veut Charles De Gaulle - 18 août 1947).

(28) - "tous les Français qui ont l'Algérie en partage" - Même remarque que pour le point (26). Le Chef de l'Etat ne fait plus le distingo entre Algérien français et Français d'Algérie.

(29) - "pour ces documents et pour le rassemblement de toutes ses collections une mission sera constituée" - Le Chef de l'Etat semble ignorer l'existence de la Fondation de la Mémoire de la Guerre d'Algérie créée par la loi du 23 février 2005.

(30) - "une institution nouvelle ou peut trouver son siège dans un lieu existant" - Le Chef de l'Etat semble ignorer l'existence de la Fondation de la Mémoire de la Guerre d'Algérie créée par la loi du 23 février 2005.

(31) - "L'école doit également être mobilisée" - Pourquoi "doit" ? L'Education Nationale ne peut-elle pas réintroduire dans les cours d'Histoire, celle de la création de l'Empire français ?

(32) - "un programme global «Histoire commune et mémoire partagée de la guerre d'Algérie »" - Pourquoi l'ONACVG vient doubler le travail annoncé de l'Education Nationale. Est-ce dans sa fonction ? Ne vaudrait-il pas mieux que Mme Rose-Marie ANTOINE s'occupe enfin des "mesures de solidarité nationale en faveur des Français rapatriés" et du "guichet unique" des Français rapatriés dont elle a la charge ?

(33) - Cela semble bien confus. Il faudrait que le Chef de l'Etat explique son explication.

(34) - " Je veux encourager la recherche historique sur la guerre d'Algérie comme sur la présence de la France en Algérie" : . "Je veux", le roi disait "Nous voulons". Nous sommes bien en monarchie républicaine avec comme différence c'est que les volontés du roi étaient suivies d'effets, celles du Chef de l'Etat restent purement intentionnelles.

(35) -"Je sais le travail que mènent les historiens" : Il n'y a en France qu'un seul "Historien" spécialiste mondial, voire universel, de la "guerre" d'Algérie : notre compatriote Benjamin STORA. Il est normal qu'il se rendre hommage à lui-même par la voix du Chef de l'Etat dans ce discours qu'il a écrit pour cette cérémonie. C'est du moins ce qu'il affirme publiquement. Les lagunes, les erreurs, les omissions et les confusions ne sont donc pas à porter au déficit du Président de la République, mais à sa plume. Nous proposons à M.Benjamin STORA d'organiser un débat contradictoire dans une prochaine émission AU FORUM des RAPATRIES sur les commentaires de son discours.

(36) - "Nos archives devront l'être entièrement, ouvertes et mises à la disposition de tous les citoyens" : Il suffit pour cela d'étendre les mises en ligne de documents des Archives nationales.

(37) - "Leur accès sera facilité par la mise en ligne de toutes ces ressources" : c'est une évidence..

(38) - "de témoins de la guerre d'Algérie – il y en a de nombreux ici - en appui aux enseignements d'histoire et de morale civique " - 54 ans après les acteurs de cette période sont pour l'essentiel décédés. Un Français d'Algérie qui avait 20 ans en 1954 a aujourd'hui 82 ans ! Un enfant de l'exode de 1962 qui avait 10 ans a aujorud'hui 64 ans !

(39) - "une « Grande Collecte » des archives privées" - Dans notre Lettre ouverte N° 22 nous vous avons proposé de créér un Serveur National des Familles Françaises construit sur le principe de Wikipédia auquel tous les Internautes sont désormais habitués. Pourquoi en effet confier à des fonctionnaires qu'il faudra payer ce que les familles françaises peuvent elles mêmes réalisées sans frais.

(40) - " une grande collecte .... au souvenir de la France d'outre-mer, de l'Algérie, du Maroc, de la Tunisie - Chiche Monsieur le Président ! Les associations de Français rapatriés ne vous ont pas attendu pour faire cette "collecte" du "souvenir de la France d'outre-mer, de l'Algérie, du Maroc, de la Tunisie". Donnez leur un lieu pour se retrouver. Par exemple le Palais de la France d'Outre-mer de la Porte Dorée dévoyée de la mission que lui avait fixée le Maréchal Lyautey : celle de montrer aux Français de métropole l'oeuvre des Français d'Outre-mer.

(41) - "il y a une amitié et je salue tous les projets franco-algériens qui témoignent de la vitalité des relations entre nos deux pays dans le domaine économique, scientifique et politique" - Quels sont ces projets ? La construction de la Grande Mosquée d'Alger est réalisée par les Chinois. Et tous les économistes prédisent l'écroulement économique de l'Algérie d'ici 2 à 3 ans avec une flux migratoire vers l'Europe, et la la France en particulier, de plusieurs millions d'Algériens fuyant la famine ! Voir l'article de Nicolas BAVEREZ dans le Figaro du 24 mars et l'article du même quotifien 26 mars 2016.

(42) "nous devons aussi, en ce moment même, partager là encore, les valeurs qui sont les nôtres" - Les "valeurs" de la République française ne sont pas, si l'on s'en tient aux Constitutions, les mêmes que celle de la République Démocratique et Populaire Algérienne.

(43) - "pour nous défendre communément et lutter partout contre le terrorisme" - L'Algérie est née du terrorisme. Par un contrecoup naturel de l'Histoire elle connaît la même violence que celle qui l'a fait naître. Le terrorisme de guerre civile qu'elle connaît est-il le même que celui de "guerre" de civilisations que nous connaissons ? Même si la finalité pour les groupements terroristes est la même ! celle de prendre le pouvoir et de s'y maintenir par la violence.

(44) - "Ils le font à travers la langue française" : La Constitution française, votée à 96,7% par les 10 millions de Français à part entière d'Algérie en septembre 1958, stipule que "La langue de la République est le français" (Titre 1 - Article 2). Ne suffirait-il pas d'appliquer la Constitution pour régler 95% des problèmes nés du "communautarisme" en France ?

(45) - " le Parlement a voulu que toutes ces mémoires soient évoquées et que toutes les victimes soient honorées" : le Parlement, à la demande du Premier ministre de l'époque, Lionel Jospin, a laissé dormir 10 ans dans un toiroir du Sénat la loi pourtant votée en 2002 par l'Assemblée nationale. Ce n'est que parce que, dans la foulée de l'élection présidentielle de 2012, que le Sénat a retrouvé une majorité de gauche que le gouvernement de M. J-M Ayarault a pu faire voter , en deux mois, la loi officialisant le 19 mars. Contre la majorité des Associations de Français "rapatriés" et d'Anciens combattants représentant les victimes civiles et miltaires de ce "crime d'Etat" désormais reconnu, le 19 mars 2016, par M. François Hollande en tant que Chef de l'Etat !

(46) - "les victimes d'avant le 19 mars et les victimes qui sont mortes après le 19 mars " : en reconnaissant qu'il y a eu des victimes après le 19 mars, le Chef de l'Etat ne condamne-t-il pas logiquement le mauvais choix de cette date. D'autant plus qu'il y a eu plus de victimes civiles en 7 mois de "paix" d'Evian qu'en 7 ans de guerre civile et que la date du 19 mars n'a d'ailleurs aucune signification historique pour "les combats du Maroc et de Tunisie".

(47) - "La grandeur d'un pays se mesure à sa capacité à regarder son histoire" : si cette affirmation transcende l'Histoire de France, sans remontée à la nuit des temps, il serait intéressant qu'elle soit aussi appliquée à tous les drames de notre Histoire : à la Révolution française, aux guerres naopléoniennes, à celles de 1870, 1914-18, 1939-45, aux crimes du communisme et à toutes les guerres civiles "franco-françaises", etc. L'affirmation de F. Hollande est-elle la condamnation de ka "raison d'Etat" et de la logique républicaine énoncée par Georges Clémenceau par l'affirmation " la révolution française est un bloc " ? La fusion dans la confusion des multiples vérités partisanes partielles conduit-elle à une Vérité historique unique, celle de la chronologie des faits incontestables parce qu'incontestés ? La grandeur de la France serait de reconnaître par une loi le "crime d'Etat" du 19 mars 1962 dont la conséquence est un "crime contre l'Humanité" dont furent victimes plus de 100.000 Français d'Algérie de toutes origines.

(48) - " La grandeur d'un pays, c'est d'être capable de réconcilier toutes les mémoires et de les reconnaître " : si cette affirmation transcende l'Histoire française, sans remontée à la nuit des temps, il serait intéressant qu'elle soit aussi appliquée à toutes les victimes de la Révolution française, des guerres naopléoniennes, de celles de 1870, 1914-18, 1939-45, des crimes du communisme et aux victimes de toutes les guerres civiles "franco-françaises", etc. La réconcialition de la mémoire des victimes innocentes et de celle de leurs bourreaux serait-elle la marque de la "grandeur d'un pays" ? La confusion des souffrances conduit-elle au "bien vivre ensemble" entre les victimes et les coupables ?

(49) - Le " message d'unité et de paix " du Chef de l'Etat se traduit dans la réalité des faits par un message de "division et de guerre des mémoires" car il contient de quoi safisfaire tout le monde. Les partisans de la Vérité et de la Justice, deux des trois principes qui guident votre vie quotidienne, et ceux du maintien pour "raison d'Etat" (les bonnes relations des gouvernements français et algérien) du "crime d'Etat" du 19 mars 1962. Il ne répond pas au troisième principe du Président de la République : la Confiance. Car comment les Français pourraient-ils adhérer à des affirmations qui se contredisent ?

Le 8 avril 2016, Bernard COLL, Secrétaire général de JPN

Ces commentaires sont, naturellement personnels. Il n'engage que leur auteur que vous pouvez contacter soit par

courriel mailto:jeunepiednoir@wanadoo.fr ou par téléphone : 06 80 21 78 54 en précisant vos nom, prénom, courriel ou téléphone et adresse complète.

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A DIFFUSER A L'ENSEMBLE DES 420.000 FAMILLES « RAPATRIES »

ET D'ANCIENS COMBATTANTS CONCERNEES

La reconnaissance publique lors d'une cérémonie officielle par F. Hollande, en tant que Chef de l'Etat, de la responsabilité de la France dans l'abandon des Harkis et de leurs familles oblige « nécessairement et juridiquement » le gouvernement à faire voter une loi de réparation des préjudices moraux et matériels subis par nos compatriotes. Une proposition de loi a été déposée dans ce sens le 16 juillet 2014 (N° 2012-2135) pour toutes les victimes de la décolonisation et de l'abandon de nos départements algériens. Soutenez le vote de cette loi.

Pour plus d'information : Jeune Pied-Noir

JPN - BP 4 – 91570 BIEVRES

Contact: Bernard Coll – 06 80 21 78 54 – mailto:jeunepiednoir@wanadoo.fr

------------------------- 6 mars 2016 - LETTRE OUVERTE N°26 A F. HOLLANDE -------------------

LETTRE OUVERTE N°26 A F. HOLLANDE - 6 mars 2016

JEUNE PIED-NOIR

BP4 – 91570 Bièvres - Tel : 06 80 21 78 54

« Trois principes me guident : la vérité, la justice et

jeunepiednoir@wanadoo.fr la confiance. » François Hollande, 31 août 2012.

Dimanche 6 mars 2016

Monsieur François HOLLANDE

Président de la République

Palais de l'Elysée - 55, rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris

26 e Lettre RAR

Copie par courriel aux Cabinets du Premier ministre, du SEAC et de l'ONACVG

LETTRE OUVERTE N°26

Monsieur le Président de la République

Les Français, désormais informés par Internet, qui ne veulent pas être les "stupides et lâches" complices d'un crime contre l'Humanité, vous demandent d'abroger la loi 2012-1361 du 6 décembre 2012 officialisant le « crime d'état » du 19 mars 1962..

Vous avez promulgué le 6 décembre 2012 la loi 2012-1361 faisant du 19 mars 1962 la seconde journéeen mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie (sic), alors que l'article 2 de la loi 2005-0158 du 23 février 2005 fixe déjà la date du 5 décembre en reconnaissant la «violation des accords d'Evian ». Accepter que dure cette falsification de l'Histoire de France, portée par notre ministre de tutelle d'alors, Kader Arif, fils de harki dont vous avez dû demander personnellement la démission, c'est tolérer demain de nouvelles adaptations de notre Histoire au gré des intérêts personnels ou économiques et politiques des gouvernements qui se succèdent depuis l'abandon de nos départements algériens. Pouvez-vous laisser bafouer la mémoire des Français « Morts pour la France » pour des malversations présumées de quelques centaines de milliers d'euros, pour des contrats hypothétiques de quelques milliards d'euros avec l'Algérie où dans l'espoir d'un vote favorable d'électeurs binationaux dont le drapeau est celui d'un état étranger, dont l'hymne national désigne toujours la France comme un pays ennemi et dont les médias chaque jour diffusent des paroles de haine contre notre Patrie ?

Comme vient de le rappeler le président de l'UNC dans son éditorial de la Voix du Combattant (N°1813, mars 2016) après la "paix" du 19 mars 1962, 535 soldats français ont été assassinés ou portés disparus, comme des milliers de civils français, enlevés par FLN, dont les familles ignorent aujourd'hui encore le dramatique destin. Le 26 mars 1962 à Alger, l'armée française, désormais l'alliée du FLN, tirait à la mitrailleuse sur une foule pacifique venue témoigner sa solidarité aux 50.000 habitants de Bab-el-Oued enfermés dans un blocus destiné à les affamer. Ces crimes « de paix » sont considérés en droit international comme des « crimes contre l'Humanité » comme le rappelait si justement le CRIF dans une annonce parue pleine page dans Le Figaro du 1 octobre 2002 . Vous avez reconnu officiellement le 25 septembre 2012 « la faute et la responsabilité de la France dans l'abandon des Français rapatriés et des Harkis ». N'avez-vous le devoir de veiller au respect des « Morts pour la France » qui ne peuvent plus se défendre et dont l'Etat doit être le garant de la mémoire ? Des millions de Français, désormais bien informés par Internet (cf. les films « La valise ou le cercueil » et « Harkis les sacrifiés » ) ne veulent pas laisser durer cette ignominie. Les 25 lettres ouvertes que nous vous avons déjà adressées, la campagne de presse  «  Vérité et Justice pour les Français rapatriés » de 22 publicités dans Le Monde, Le Figaro, l'Echo de l'Oranie, La Provence, Politique magazine et Valeurs Actuelles, représentant 5 millions d'annonces au format A4 vues par 15 millions de lecteurs , n'ont été l'objet d'aucune contestation, notamment l'annonce parue le 13 mars 2014 dans Valeurs Actuelles accusant De Gaulle de « crime d'Etat » et de « crime contre l'Humanité » .

Pour toutes ses raisons objectives, incontestables parce qu'incontestées, les Français rapatriés et leurs nombreux amis, qui attendent depuis plus de quatre ans de votre gouvernement la mise en œuvre de votre déclaration solennelle du 25 septembre 2012, ont le devoir de vous demander de faire respecter la mémoire de leurs morts. Ils espèrent que, sous votre haute autorité, le Premier ministre saura enfin obtenir de ses collaborateurs la traduction concrète de votre reconnaissance du « crime d'Etat » et du « crime contre l'Humanité » du 19 mars 1962, en présentant la loi « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » à la prochaine session parlementaire. Plus de 3 millions d'électeurs « rapatriés », qui auront à se prononcer en 2017 à l'occasion de l'élection présidentielle et des législatives qui suivront, jugeront alors le gouvernement et les parlementaires à leurs actes en faveur de la Vérité historique.

Dans cette attente et restant à votre disposition et celle de vos collaborateurs, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de notre très haute considération.

Mme Taouès TITRAOUI, élue locale, Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création en 2002

Bernard COLL, Secrétaire général de Jeune Pied-Noir

Co-auteurs du « Livre des Harkis » (JPN, 1991) et du DVD « Harkis, les sacrifiés » (JPN-ECPAD, 2010).

PS : Tous les documents et faits cités dans ce courrier sont disponibles et vérifiables sur Internet et en particulier sur le site Jeune Pied-Noir http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/

Voir aussi l'article à la page 19 MARS 2016

------------------------- 16 fév. 2016 - LETTRE OUVERTE N°25 A F. HOLLANDE -------------------

LETTRE OUVERTE N°25 A François HOLLANDE - 16 février 2016

Mardi février 2016

JEUNE PIED-NOIR BP4 – 91570 Bièvres - Tel : 06 80 21 78 54

« Trois principes me guident : la vérité, la justice et la confiance. » François Hollande, 31 août 2012.

Monsieur François HOLLANDE

Président de la République

55, rue du Faubourg Saint-Honoré - Palais de l'Elysée - 75008 Paris

25 e Lettre RAR - Copie par courriel aux Cabinets

du Président, du Premier ministre du SEAC et de Mme Antoine 

LETTRE OUVERTE N°25

A Monsieur le Président de la République

M. François HOLLANDE

Campagne nationale pour le vote de la loi « Vérité et Justice pour les Français rapatriés »

L'exemple historique de la déchéance de la nationalité française,

le 19 mars 1962, des 9 millions de Français musulmans par le Chef de l'Etat,

Charles De Gaulle, n'est-il pas la réponse adaptée à votre préoccupation actuelle ?

Copie à la Présidence de la République, au SEAC, à l'ONACVG, aux 925 parlementaires, à 200 médias, à 300 associations d'Anciens combattants, à 200 personnalités, historiens et intellectuels, aux 62 Associations et aux 2016 donateurs de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » 

Monsieur le Président de la République,

L'agitation médiatique et morale qui secoue le monde politique et l'élite intellectuelle française depuis l'annonce de votre volonté de déchoir de leur nationalité les binationaux français commettant des actes terroristes islamiques, ne trouverait-elle pas une réponse immédiate dans l'exemple historique de la déchéance de leur nationalité française, le 19 mars 1962, des 9 millions de Français musulmans de nos 15 départements algériens ? Le rappel, ci-après, de l'action, menée avec succès comme les faits le démontrent, de votre prédécesseur d'alors, Charles De Gaulle, ne pourrait-il pas servir de base de réflexion à votre gouvernement et aux parlementaires dont vous souhaitez obtenir une révision constitutionnelle qui ne semble pas s'imposer ?

Après l'échec de la révolte des généraux Challe, Salan, Jouhaud et Zeller du 21 avril 1961, et l'organisation d'une résistance populaire à l'abandon de nos départements algériens, le Chef de l'Etat, Charles De Gaulle, se rendit compte qu'il ne pourrait se débarrasser du « boulet algérien » par le seul pouvoir de son verbe, et qu'il fallait en finir, selon son expression, « même si le cœur doit saigner » ( Paris-Match , 31 mars 1962 ). En mai 1961, il demanda à l'un de ses plus brillants conseillers, Alain Peyrefitte, d'étudier les conditions qui lui permettraient de mener l'Algérie à l'indépendance (cf. l'article de A. Peyrefitte « L'homme qui habitait sa statue » Historia N°400, p.16, mai 1980 ) dans l'objectif de temps qu'il s'était fixé, c'est-à-dire, avant la fin 1962 (Cf. sa conférence de presse du 29 décembre 1961). Après, plusieurs mois de réflexion commune, Alain Peyrefitte, publia, à la demande du Chef de l'Etat, un ouvrage «Faut-il partager l'Algérie ? » (Ed. Plon, octobre 1961) qui présentait en 13 lignes, page 106, le plan permettant de réaliser l'objectif de De Gaulle  :

« Pour réussir la prise du pouvoir simultanée sur l'ensemble du pays, il faut qu'ils (les dirigeants du F.L.N.) amènent le gouvernement français à éliminer, lui-même tous leurs adversaires; à organiser lui-même l'évacuation de la communauté européenne en métropole; à sacrifier lui-même à l'autorité exclusive du F.L.N. les autres tendances (Musulmans élus sur les listes «Algérie française», Musulmans à tendance «association» ou «soutien au général de Gaulle», M.N.A., etc.) ; à installer lui-même un exécutif provisoire unitaire, qu'ils ne peuvent accepter que s'il est composé de leurs doublures; à créer lui-même les conditions d'une dictature du F.L.N. Les objectifs du G.P.R.A. peuvent se résumer en un seul : obtenir de la France un fidéicommis pour toutes les populations algériennes » (les « lui-même » sont soulignés par Alain Peyrefitte dans son texte, cf. le fac-similé de la page originale ).

Ce plan, comme il est aujourd'hui aisé à chacun de le vérifier par Internet, a été appliqué intégralement. Le professeur Maurice Allais , prix Nobel de Sciences économiques, dans son ouvrage prémonitoire « L'Algérie d'Evian » (Ed. du Fuseau, 1962, réédition JPN, 1991), en souligna la conséquence : le génocide des Français d'Algérie. Car, i l fallait, comme cela était clairement précisé par l'auteur, que « le gouvernement français élimine, lui-même , tous les adversaires du F.L.N. » . Notamment, les 200.000 Harkis armés par la France pour lutter, avec succès, contre les crimes du F.L.N. Des Harkis qui auraient empêché par leur nombre la prise en main de la population algérienne par les 10.000 fellaghas traqués dans les djebels d'Algérie et les 35.000 moudjahidines de la petite armée non aguerrie de l'ALN répartie entre la Tunisie et le Maroc (selon Hervé Bourges dans « L'Algérie à l'épreuve du pouvoir » , p.36, Grasset, 1967). Le 3 avril 1962, lors d'une séance du Comité des Affaires algériennes qu'il présidait, De Gaulle donnait l'ordre sans ambigüité à ses ministres présents « d'éliminer » les Harkis : « ce magma qui n'a servi à rien, et dont il faut se débarrasser sans délai » («  La guerre d'Algérie  » par Guy Pervillé dans collections n°15 du avril 2002, p. 88) . Pour y parvenir, le Chef de l'Etat procéda sans chercher à modifier la Constitution de la V e République . Tout simplement, il s'en affranchit par sa coutumière politique du fait accompli, en recommandant à ses ministres, pour aboutir rapidement, de ne pas s'encombrer d'un « juridisme excessif » . Dans un premier temps, après des négociations « secrètes », qui faisait la Une de toute la presse mais qui n'aboutissaient pas, De Gaulle céda, sur un simple coup de colère téléphonique à Georges Pompidou, l'un des négociateurs, à toutes les exigences du FLN, en réalité à celles définies dans le « plan Peyrefitte » (cf. les étapes de cet abandon dans l'article du Figaro du 16 mars 2015 de Henri-Christian Giraud).

Le 18 mars 1962 à Evian, trois ministres, Louis Joxe, Jean de Broglie, et Robert Buron, représentant un Etat millénaire, la France, signaient « un bien étrange document » , selon l'expression même de Robert Buron , avec un seul représentant de l'organisation terroriste du FLN, Krim Belkacem, créée depuis huit ans. Le ministre notait avec une froide lucidité : «Les jours qui viennent vont être des jours de folie et de sang» .+

Le 19 mars 1962 , ce texte était présenté par le gouvernement français dans les médias comme un « cessez-le-feu » franco-FLN mettant fin à la « guerre » entre les peuples algérien et français. En réalité, une guerre « civile », tous les habitants d'Algérie étant français depuis l'occupation française en 1830 et la déclaration publique sans ambiguïté du 4 juin 1958 de De Gaulle   au Forum d'Alger: « Il n'y a plus en Algérie qu'une seule catégorie d'habitant, des Français à part entière avec les mêmes droits et les mêmes devoirs » (cf. l'INA et la presse de l'époque ). Des Français qui confirmèrent massivement leur volonté de rester français en votant le 28 septembre 1958 la Constitution de la Ve République à 96,2% (contre seulement 79,2% en métropole !) et en élisant démocratiquement, les 23 et 30 novembre 1958, 71 députés « Algérie française ». Une guerre entre « nations » qui, si elle avait une fin, n'avait jamais eu de début, pour la simple raison que l'Algérie n'avait jamais, à cette date, constitué un état, le mot Algérie étant une création française ainsi que la délimitation de son territoire incluant des espaces, comme le Sahara, où les futurs « Algériens » n'avaient jamais été. Comme l'Algérie française, l'Algérie algérienne est donc une création purement française.

Le 20 mars 1962, l'Etat français publiait au JORF « l'accord » de cessez-le-feu - sans aucune signature des parties contractantes - suivi de déclarations unilatérales du seul gouvernement français laissant croire que la protection de personnes et des biens des « Français » serait assurée par les parties signataires et que toutes les garanties de liberté étaient apportées aux habitants souhaitant demeurer français. Afin de créer un citoyen « algérien » n'existant pas, De Gaulle réutilisa la distinction abolie par lui-même en 1958 entre Français de droit commun (les 1,2 millions d'européens, juifs et arabo-berbères ayant optés pour ce statut appliqué avant la déclaration de De Gaulle du 4 juin 1958) et celle de Français de droit local . Une distinction créée par la République pour permettre aux citoyens français de religion musulmane de conserver, dans le cadre des lois françaises, leurs traditions et leurs modes de vie : fêtes religieuses, administration et tribunaux coraniques, polygamie, répudiation des femmes, etc.) L'article I de la Constitution de 1958 supprimait cette différence. La paix étant rétablie, les garanties de sécurité affirmées, l'Etat français désarmait dès le 19 mars 1962 les Français européens et musulmans précédemment armés par la France pour se protéger des crimes terroristes du FLN. Dès ce jour-là, conformément au « plan » Peyrefitte, la France devenait l'alliée du FLN pour maintenir cette « paix » signée par eux seuls. L'ennemi pour l'Etat français, représenté par son Administration et son Armée, n'était plus les Français sécessionnistes du FLN, mais les Français de toutes origines, européenne, juive et arabo-berbère, révoltés contre la nouvelle politique algérienne du Chef de l'Etat, parjure à tous ses engagements antérieurs. Un parjure que l'académicien M. Alain Duhamel qualifiera sans ambiguïté de trahison : «  L'acte de trahison le plus retentissant de la Ve République ? Sans hésitation, celui du général De Gaulle vis-à-vis des Français d'Algérie." (HISTORIA nov-déc 2009 - page 54) . Ce même jour, pour renforcer les faibles effectifs du FLN, De Gaulle faisait libérer en Algérie et en France 20.000 détenus du FLN responsables de crimes ou de soutien à l'organisation terroriste. Dès le 19 mars au soir, le FLN commence à massacrer les premiers Harkis désarmés et leurs familles.

Le 21 mars , la presse française faisait déjà état des nombreux massacres de Harkis, comme ceux de l'officier SAS Jean-Pierre Chevènement à Saint-Denis-du-Sig en Oranie (Cf. Le Parisien libéré du 21 mars 1962 ), et de Français de toutes origines. La population de métropole était donc immédiatement informée des violations de cette « paix » qui fera en 7 mois plus de victimes civiles innocentes que 7 années de « guerre ». Selon les historiens, entre 30.000 et 150.000 Harkis et leurs familles seront ainsi massivement assassinés par le FLN et des dizaines de milliers détenus resteront dans les bagnes algériens jusque dans les années 1980 (cf. l'article de la LICA « 500 Harkis incarcérés dans les prisons algériennes » dans Le Monde du 8 nov.1977). Dans Le Monde du 25 septembre 2001 , Pierre Messmer accusera l'actuel président algérien, M. Aziz Bouteflika, d'être l'un des responsables de ces crimes. L'assassinat rapide et massif des Harkis était indispensable au basculement par la terreur de la population vers le nouveau maître annoncé par les « accords », le FLN.

Les grandes villes d'Algérie, notamment Alger et Oran, étant peuplées majoritairement d'européens, les « pieds-noirs », le gouvernement français se devait d'éliminer aussi, lui-même , ce second adversaire. Des « pieds-noirs » aguerris par 6 années de lutte victorieuse contre le FLN et dont 175.000 d'entre eux, aux côtés de 230.000 Français musulmans, avaient, vingt ans plus tôt, constitué le fer de lance de l'Armée d'Afrique dans la libération de la Tunisie en 1942 et de la Corse en 1943. Ils s'étaient ensuite illustrés en Italie dans le CEFI du Maréchal Alphonse Juin , un « pied-noir » de Bône sorti major de la même promotion de Saint-Cyr (Fez, 1909-12) que le général d'armée, à titre provisoire, De Gaulle (classé 113 e ). Le 15 août 1944, ils débarquaient en Provence au sein de la 1 e Armée française du général de Lattre de Tassigny. Le 19 mars 1945 , ils rentraient en Allemagne et trempaient leurs drapeaux victorieux dans le Rhin.

Le 22 mars 1962, De Gaulle donne ses ordres : « briser par tous les moyens et réprimer impitoyablement l'insurrection armée qui se développe dans les deux plus grandes villes d'Algérie ». (cf. Le Figaro du 23 mars 1962 ). A Alger, 15.000 soldats de l'armée française, appuyés par des chars et des automitrailleuses, bouclent de barbelés le quartier populaire de Bab-el-Oued  en révolte afin de réduire par la faim sa population de 50.000 habitants. Des échanges de tirs provoquent la mort de quelques soldats français. En représailles, l'aviation française bombarde les immeubles, les blindés tirent à la mitrailleuse et les soldats avec leurs fusils sur leurs façades tuant et blessant principalement des femmes et des enfants. Cette première répression fera officiellement 70 morts et 150 blessés dans la population civile. Pour ravitailler les habitants de Bab-el-Oued, assiégé, comme l'avait été Budapest en 1956 par les troupes soviétiques, les autres quartiers d'Alger organisent une chaîne de solidarité alimentaire. Le bouclage militaire bloque rapidement ce ravitaillement.

Le 26 mars 1962, pour attirer l'attention de l'opinion française et internationale, l'organisation de résistance des Algérois appelle la population à se rendre à 15 heures sans armes en direction de Bab-el-Oued. Cette foule pacifique de plusieurs milliers de personnes, principalement constituée de femmes, d'enfants, d'adolescents et d'anciens combattants avec leurs médailles, chante la Marseillaise et déploie des drapeaux français. Elle est volontairement canalisée par les forces de l'ordre vers le barrage principal qui se trouve devant la grande Poste d'Alger. L'officier responsable demande désespérément aux manifestants de partir car il a reçu l'ordre de tirer (cf. Le Figaro du 27 mars 1962). Un ordre, que Christian Fouchet, Haut Commissaire en Algérie nommé par De Gaulle, revendiquera si l'on en croit les mémoires de Jean Mauriac ( « L'après De Gaulle », Fayard, 2006), l'un des thuriféraires de Charles De Gaulle. A 16 heures, un tir à bout portant de toutes les armes de la compagnie de tirailleurs algériens, dont des fusils mitrailleurs, couche sur le sol des centaines de manifestants. Officiellement, cette fusillade aurait fait 80 morts et plusieurs centaines de blessés . Quelques jours plus tard, De Gaulle, dans un entretien avec Raymond Tournoux, signera son crime : il fallait en finir « même si le cœur doit saigner » (cf. pièces jointes, Paris-Match du 31 mars 1962 ). 

Ce 26 mars 1962 à 20 heures , le Chef de l'Etat, Charles De Gaulle, s'adressait aux Français. Il annonçait à la télévision qu'il allait demander par référendum, le 8 avril, au Peuple français - qui est le seul souverain selon notre Constitution républicaine de «  gouvernement du Peuple par le Peuple » (Titre 1, article 2) - de lui donner, à lui seul , les pleins pouvoirs, sur la base du « cessez-le-feu » franco-FLN et des déclarations françaises du 19 mars 1962, pour prendre toutes les décisions lui permettant de mener à bien sa politique. Il n'aura pas un mot pour les 80 victimes assassinés légalement quelques heures plus tôt, ni pour leurs leurs familles ou pour les centaines de blessés qu'opèrent et soignent sans relâche les médecins et le personnel de tous les hôpitaux d'Alger. Pierre Messmer , alors Ministre des Armées, adressera ses félicitations aux forces de l'ordre et récompensera les soldats fusilleurs les plus méritants. Ce crime, suivi de milliers d'assassinats et d'enlèvement notamment de femmes et d'enfants, marque le point de départ de l'exode massif des Français de toutes origines, européens, juifs et arabo-berbères. Des Français abandonnés par un Etat censé les protéger et n'ayant plus qu'à choisir entre « la valise ou le cercueil », ce slogan lancé dès la fin de la seconde guerre mondiale, le 8 mai 1945 à Sétif et Guelma, par des sécessionnistes algériens lors des premiers massacres de civils européens et de Français musulmans fidèles.

Le 8 avril 1962 , seuls les Français de métropole - et aussi les soldats du contingent dans leurs casernes en Algérie ! - purent voter lors du référendum donnant les pleins pouvoirs au seul Chef de l'Etat pour appliquer les mesures préméditées d'abandon de nos départements d'Algérie au seul FLN, et pour fixer les « accords à établir » avec le futur Etat algérien. Ce référendum fut reconnu anticonstitutionnel par le Conseil d'Etat (Cf. « L'Algérie d'Evian » du professeur Maurice Allais, p. 89 Ed. JPN, 1999). Les 10 millions d'habitants de nos 15 départements d'Algérie et du Sahara, alors qu'ils étaient encore Français, n'eurent pas le droit de s'exprimer dans ce vote qui scellait pourtant leur destin. Toute expression démocratique des Français d'Algérie était interdite, même au Parlement. Des élus comme Georges Bidault , successeur de Jean Moulin en 1943 à la présidence du CNR et Ja cques Soustelle , ancien ministre, des héros de la France Libre comme le colonel Château-Jobert et le comte Horace Savelli , président de l'UNC, tous Compagnons de la Libération, furent contraints d'entrer dans la clandestinité ou de s'exiler. Ces hommes refusaient d'accepter le parjure politique du 16 septembre 1959 de De Gaulle, rappelé au pouvoir pour maintenir l'Algérie dans la France. La répression policière remplissait les prisons de France et d'Algérie, vidées des tueurs du FLN, par les Français dont le seul tort était d'affirmer publiquement leur opposition à la politique criminelle De Gaulle.

C omme l'avait rappelé à plusieurs reprises notre regretté président, Pierre Descaves , dans ses trois conférences au Pavillon Elysée Lenôtre, à 50 mètres du Palais de l'Elysée, en 2012, 2013 et 2014, auxquelles il vous avait invité, le référendum du 8 avril 1962 ne prévoyait que «  des accords à établir ».

Le 13 avril 1962 , le JORF publiait la loi N° 62-421 (cf. pièce jointe) donnant tous les pouvoirs au seul Chef de l'Etat pour établir ces accords par de simples ordonnances et décrets . L e Président de la République, Charles De Gaulle, utilisa cette loi pour déchoir de leur nationalité française les «  9 millions de Français à part entière d'Algérie » d'origine arabo-berbère . L'   ordonnance n° 62-825 du 21 juillet 1962 relative à certaines dispositions concernant la nationalité française, prises en application de la loi n° 62-421 du 13 avril 1962  » retirait de façon arbitraire leur nationalité française aux Français musulmans, dont les 20.000 Harkis arrivés en France et leurs familles rescapés des massacres du 19 mars, au total de l'ordre de 90.000 personnes . Des Français qui pourtant lui avait permis quatre ans plus tôt, en mai et juin 1958 de retrouver, de façon inespérée, ce pouvoir qu'il avait abandonné volontairement le 20 janvier 1946. Cette ordonnance obligeait ces exilés forcés - déjà traumatisés par les exactions et crimes qu'ils avaient subis en Algérie, par les conditions terribles de leur fuite et par celles de leur « accueil » en France, parqués dans des camps-ghettos isolés ou logés dans des cités d'accueil provisoires (en général des baraques en planches ou des locaux vétustes) avec leurs compagnons d'exode pieds-noirs - à demander à recouvrer leur nationalité française devant les Tribunaux d'Instance , en payant un timbre de 15 francs ! Et cela avant fin janvier 1963  ! Après, ils n'étaient plus citoyens français mais de facto citoyens Algériens ! Sans l'intervention des officiers qui les avaient déjà sauvés du massacre programmé par le « plan Peyrefitte », les Harkis refugiés en France auraient été renvoyés en Algérie afin d'être assassinés par le FLN comme le furent, selon le témoignage tardif du journaliste pro-FLN Jean Lacouture  : « 100.000 personnes sont mortes par notre faute. Un massacre honteux pour la France comme pour l'Algérie. Le déshonneur est trop lourd à porter » ( Télérama , 13 sept. 1991). M e Jean-Marc Varaut dénonça ce scandale juridique et humanitaire dans un article « La difficulté d'être Français » paru dans la revue l'Esprit public du début 1963, reproduit dans « Le Livre des Harkis » (Ed. JPN, p.197-199, 1991). La loi N° 62-421 du 13 avril 1962 confirme bien l'entière responsabilité juridique du général De Gaulle et des ministres signataires des nombreux décrets et ordonnances qui ont suivis les déclarations unilatérales de l'Etat français du 19 mars 1962, comme « les protocoles, conventions et accords du 28 août 1962 N° 62-158  ».

Le 1 juillet 1962, par un second référendum, qui initialement ne devait avoir lieu que lorsque les conditions de sécurité en Algérie seraient rétablies, les « 10 millions d'ex-Français à part entière d'Algérie » choisissaient à 99,9 %(sic) la sécession en créant un Etat indépendant algérien associé à la France. A ce référendum, se déroulant uniquement en Algérie, plus de 900.000 « pieds-noirs » et les 20.000 Harkis qui avaient fuit leur terre natale dans un exode forcé, dont chaque Français peut découvrir aujourd'hui les photos et les films sur Internet, ne purent s'exprimer. Aucun bureau de vote n'avait été prévu pour eux en métropole.

Le 3 juillet 1962, De Gaulle donne son indépendance à l'Algérie. « Le cœur a saigné ». Un million de Français ont dû fuir en abandonnant tous leurs biens acquis légalement durant 132 ans sous les lois françaises. Outre leur terre natale, ils ont dû laisser leurs monuments aux morts de 1870, 1914-18, 1939-45, et leurs cimetières qui vont être, en grande partie, détruits ou pillés , leurs églises et leurs synagogues qui seront transformées en mosquées. Plus de 100.000 Français auront payé de leur vie la politique du Chef de l'Etat d'en finir, avant la fin 1962 et « quoi qu'il en soit », avec le « boulet algérien » .

Le 5 juillet 1962 , à Oran plus d'un millier d'européens sont enlevés. Comme tant d'autres témoins, l'officier SAS Jean-Pierre Chevènement sera, là aussi, le spectateur silencieux de ces crimes. Dans toute l'Algérie, officiellement plus de 3000 Français européens seront portés disparus après « la paix » du 19 mars 1962. On sait aujourd'hui, par les archives, qu'ils ont été massacrés après avoir été, bien souvent, torturés. Est-il nécessaire d'ajouter que l'Etat français était parfaitement informé et qu'il laissa faire volontairement, conformément au « plan Peyrefitte » ?

Le 6 juin 1964 , lors d'un de ses déplacements en province, De Gaulle affirmait  : « Nous l'avons résolu (le problème algérien) comme il fallait, conformément au génie de la France et à son intérêt... Je vous en prends tous à témoins, en une année, un million de Français établis dans ce pays ont été rapatriés sans heurts, sans drames, sans douleur et intégrés dans notre unité nationale ». Le 23 juillet 1964, le Ministre des rapatriés, François Missoffe , fermait son ministère, sa mission étant terminée ! Il faudra attendre l'échec de De Gaulle au référendum de 1969, pour qu'à l'occasion l'élection présidentielle qui suivit, le candidat Georges Pompidou s'engage à faire voter, s'il était élu, la première loi de contribution à l'indemnisation des Français « rapatriés » spoliés !

La loi N° 62-421 du 13 avril 1962 , les ordonnance et décrets qui ont suivi, signés du Chef de l'Etat, confirment que Charles De Gaulle est bien le seul responsable des événements criminels qui se sont déroulés dans nos 15 départements algériens entre le 19 mars et le 3 juillet 1962, et après cette date par les « accords » qu'il a conclu seul avec le nouvel Etat algérien . Les « accords d'Evian » sont bien encore des accords internationaux liant la France et l'Algérie, aucun des décrets ou des ordonnances n'ayant été abrogé, comme le démontrent aujourd'hui les pourparlers entre votre gouvernement et l'Etat algérien au sujet des seules victimes « algériennes » disparues de la « guerre » d'Algérie et des essais nucléaires et chimiques français qui se sont poursuivis aux termes des accords secrets signés entre les deux pays.

Tous ces faits peuvent être vérifiés, très simplement en quelques minutes, par vos collaborateurs et par chacun des 43 millions d'électeurs français en cliquant sur les liens de cette lettre ouverte ou, pour les plus curieux, en allant sur notre site , en regardant le film « Harkis, les sacrifiés » (coproduction JPN/ECPAD, 2010) ou par une recherche plus approfondie par Google .

Comme nous venons de le rappeler au Premier ministre (cf. notre Lettre ouverte N°7 du 9 février 2016 à M.Manuel Valls, ci-jointe), les défaillances mémorielles de M. Jean-Marc Todeschini, Secrétaire d'Etat aux Anciens combattants et à la Mémoire (sic), celles de sa collaboratrice principale, Mme Rose-Marie Antoine et de leurs conseillers, sont des plus surprenantes. Sont-ils passifs par méconnaissance des dossiers, par manque de connaissance historique, par absence d'esprit d'initiative ou de simple curiosité, par laisser-faire ou tout simplement par obéissance à des directives confidentielles ? Seuls vous-même et M. Manuel Valls pouvaient éclairer les Français et les 420.000 familles de Français « rapatriés » concernées sur cette incroyable défaillance, depuis quatre années, de vos gouvernements chargés de présenter la loi « qu'oblige nécessairement et juridiquement » votre reconnaissance officielle du 25 septembre 2012 de « la faute et de la responsabilité de l'Etat dans l'abandon des Français rapatriés » (cf. Lettre de votre Cabinet du 22 mars 2013 ). Une obligation dont vous aviez légitiment fait le rappel à l'Assemblée nationale le 11 juin 2007, comme député de l'opposition, à votre prédécesseur, Nicolas Sarkozy ( cf. JORF du 5 février 2008, page 985) .

En refusant d'appliquer notre Constitution et ses préambules, en ignorant vos propres déclarations solennelles et publiques, vos gouvernements ne risquent-ils pas, devant les Français et les générations à venir, d'être considérés, par leur inertie volontaire ou leur passivité inconsciente, comme de « stupides et lâches  » - selon l'expression de Charles De Gaulle du 23 octobre 1958 - complices d'un « crime d'Etat » et d'un « crime contre l'Humanité »  ? Des crimes dénoncés publiquement, sans aucune contestation, depuis plus de vingt ans par des personnalités aussi diverses qu'André Santini, Maurice Benassayag, Mme Dominique Schnapper, Georges-Marc Benamou, Mme Germaine Tillion, Jean Daniel et Michel Tubiana, par des associations de Harkis, de Pieds-noirs, d'Anciens combattants, mais aussi récemment par la LICRA, la LDH et le MRAP. Des crimes dénoncés depuis le 25 septembre 2008 par 22 annonces dans Le Monde, Le Figaro, La Provence, L'Echo de l'Oranie, Politique Magazine et Valeurs Actuelles vues par 15 millions de lecteurs , dont toute la classe politique. Sans aucune contestation !

A l'approche de la 4 e année de votre reconnaissance sans effet du 25 septembre 2012 et de l'élection présidentielle de 2017 , les 420.000 familles Français rapatriés et leurs ayant-droits , représentant 3 millions d'électeurs, dont le vote aura une importance décisive, attendent de votre part et celle de votre gouvernement, une réponse qui n'ait pas lieu, comme celle de Nicolas Sarkozy, une semaine avant le premier tour de la présidentielle. Une reconnaissance trop tardive qui, selon les politologues les plus avertis, lui aurait coûté sa réélection.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Premier ministre, à l'expression de notre haute considération.

Mme Taouès TITRAOUI, élue locale

Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création en 2002

Bernard COLL, Secrétaire général de Jeune Pied-Noir

Co-auteurs du « Livre des Harkis (JPN, 1991) » et du DVD « Harkis, les sacrifiés (JPN-ECPAD, 2010) ».

PS : Tous les documents et faits cités dans ce courrier sont disponibles et vérifiables sur Internet et en particulier sur le site Jeune Pied-Noir http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/

------------------------- 4 déc. 2015 - LETTRE OUVERTE N°24 A F. HOLLANDE -------------------

LETTRE OUVERTE N°24 A F. HOLLANDE - 4 déc. 2015

Vendredi 4 décembre 2015

JEUNE PIED-NOIR BP4 – 91570 Bièvres - Tel : 06 80 21 78 54

« Trois principes me guident : la vérité, la justice et la confiance. » François Hollande, 31 août 2012.

Monsieur François HOLLANDE

Président de la République

55, rue du Faubourg Saint-Honoré - Palais de l'Elysée - 75008 Paris

24 e Lettre RAR - Copie par courriel aux Cabinets

du Président, du Premier ministre du SEAC et de Mme Antoine 

LETTRE OUVERTE

A Monsieur le Président de la République

M. François HOLLANDE

Campagne nationale pour le vote de la loi « Vérité et Justice pour les Français rapatriés »

Les souffrances des victimes d'hier sont les mêmes que celles d'aujourd'hui.

Le 5 décembre, la Nation ne doit-elle pas associer les Français victimes des attentats terroristes d'aujourd'hui à la journée officielle en mémoire des 200.000 civils et militaires « morts pour la France » durant la guerre d'Algérie et les combats du Maroc et de Tunisie ?

Copie à la Présidence de la République, au SEAC, à l'ONACVG, aux 925 parlementaires, à 200 médias, à 300 associations d'Anciens combattants, à 200 personnalités, historiens et intellectuels, aux 62 Associations et aux 2010 donateurs de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » 

Monsieur le Président de la République

Des civils français et étrangers ont été le 13 novembre dernier les victimes innocentes d'actes terroristes que le droit, international, comme le rappelait si justement le CRIF dans une annonce pleine page du Figaro du 1 octobre 2002 , qualifie de « crimes contre l'Humanité ». Ces nouvelles victimes s'ajoutent à la longue liste des Français qui sont « morts pour la France » en métropole et outre-mer pour la défense des principes de notre démocratie exprimés par la devis de la République de Liberté, Egalité, Fraternité.

Demain 5 décembre, dans toutes les villes de France et des Dom-Tom, la Nation se souviendra, comme chaque année depuis 2003, des 200.000 Français civils et militaires de toutes origines et de toutes confessions, tombés pour la défense des valeurs de la République durant la « guerre » d'Algérie et les combats du Maroc et de Tunisie. Des Français victimes pour la plupart des crimes d'un terrorisme aveugle que votre ami le Président Jacques Chirac qualifia, lors de son allocution en « Hommage aux Harkis » du 25 septembre 2001 au Palais de l'Elysée, d'actes de « barbarie ».

Le 16 novembre dernier, devant le Congrès réuni à Versailles, vous avez affirmé : « La France est en guerre   ».

Puisque nous sommes en guerre, les civils français d'aujourd'hui victimes du terrorisme ne doivent-ils pas être reconnus, comme ceux d'hier, « morts pour la France », leurs enfants pupilles de la Nation et leurs familles « victimes de guerre » ? Ne faudrait-il pas que votre gouvernement crée un « Guichet unique des victimes du terrorisme » au sein de l'ONACVG comme il a créé un « Guichet unique des rapatriés », même si celui ne fonctionne toujours pas deux ans après sa création ?

Leurs souffrances étant les mêmes, ne serait-il pas souhaitable d'associer les victimes d'aujourd'hui à celles d'hier à l'occasion des cérémonies du 5 décembre ? Ne vaudrait-il pas, demain, offrir aux Français la possibilité de témoigner publiquement leur soutien moral et matériel envers toutes les victimes du terrorisme en portant le « Bleuet de France », ce témoignage de la solidarité française envers ceux qui sont tombés ou qui ont été blessé pour la Patrie ? Cette collecte de fonds n'est-elle indispensable à l'aide des familles en attendant les dispositions de l'Etat toujours plus longues à mettre en œuvre ? Une proposition qui avait séduite Mme Rose-Marie Antoine lors de notre entretien du 18 octobre 2013 lorsque nous la lui avions suggérée pour rendre hommage aux Harkis.

Comme Président de tous les Français, votre présence le 5 décembre Quai Branly, ne concrétiserait-elle pas la condamnation solennelle par la Nation du terrorisme qu'attendent toutes ses victimes, celles d'hier et celles d'aujourd'hui ? Car peut-il y a voir un bon et un mauvais terrorisme, celui dont on vante les « héros » et celui dont on flétrit les kamikazes, de bonnes et de mauvaises victimes, celles dont on se souvient et celles qu'on oublie, de bons et de mauvais « crimes contre l'Humanité », ceux que l'on reconnaît officiellement et ceux qu'on ignore volontairement ?

Seulement 500 mètres séparent l'Elysée du Quai Branly. La cérémonie a lieu à 16 heures (cf. le carton d'invitation ci-joint). Votre emploi du temps montre que vous être libre à 16 heures.

Sans ce geste de votre part ce 5 décembre, les victimes du terrorisme d'hier et d'aujourd'hui, ne risquent-elle pas de se méprendre sur cette absence d'attention à leur égard alors que dans la même journée, après avoir reçu le matin, M. Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche, et Mme Mona Ouzouf, que vous avez reçu déjà plusieurs fois, vous recevrez, à 14h30, en ce jour de deuil pour les Français d'Algérie, le Premier ministre de la République algérienne démocratique et populaire, M.Adbelmalek Sellal, dont le Président, M. Abdelaziz Bouteflika, responsable du massacre de 100.000 Harkis selon Pierre Messmer (cf. Le Monde du 25 septembre 2001), est actuellement en soins en France (cf. Le Figaro du 4 décembre 2015) ? Et qu'ensuite, à 15 heures, vous ouvrirez, la table ronde sur « la lutte contre le trafic et le braconnage des espèces menacées ». Tous les Français ne sont-ils pas désormais eux aussi « une espèce menacée » par le terrorisme ?

Votre emploi du temps ne vous a jamais permis d'assister, depuis leur création en 2001 et 2003, ni à l'hommage de la Nation aux Harkis du 25 septembre à l'Hôtel national des Invalides, ni à une cérémonie du souvenir du 5 décembre au Mémorial national du Quai Branly. Votre présence ce 5 décembre Quai Branly, ne serait-elle pas l'occasion pour vous d'affirmer personnellement la reconnaissance de « la faute et de la responsabilité de l'Etat dans l'abandon des Français rapatriés et plus particulièrement des Harkis » ? Une reconnaissance faite à votre place, le 25 septembre 2012 , par la lecture de votre Message par le Secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants d'alors, M. Kader Arif, et que seules actuellement des lettres de votre Cabinet confirment. Une reconnaissance que vous n'aviez pas pu prononcer ce jour-là dans la Cour des Invalides du fait de votre présence à l'Assemblée générale des Nations unies à New-York. Ainsi vous permettriez, par le vote de la loi « Vérité et Justice pour les Français rapatriés », qu'oblige « nécessairement et juridiquement » votre reconnaissance, la prise en charge par la Nation de toutes les victimes du terrorisme d'hier et d'aujourd'hui.

A la veille d'une élection importante, à laquelle les 3 millions de Français « rapatriés », leurs descendants, les victimes du terrorisme d'aujourd'hui et leurs familles vont s'exprimer, votre absence, malgré votre agenda de demain, et votre silence  ne risquent-ils pas de ne pas être incompris et mal interprétés?

Demain, vous sera-t-il réellement impossible de leur consacrer une demi-heure de votre temps ?

Confiants dans les principes qui vous guident et dans votre volonté de dénoncer tous les terrorismes, ceux d'hier et d'aujourd'hui, nous restons à votre disposition, à celle de vos collaborateurs et,

Nous vous prions de croire, Monsieur le Premier ministre, à l'expression de notre haute considération.

Mme Taouès TITRAOUI, élue locale

Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création en 2002

Bernard COLL, Secrétaire général de Jeune Pied-Noir

Co-auteurs du « Livre des Harkis (JPN, 1991) » et du DVD « Harkis, les sacrifiés (JPN-ECPAD, 2010) ».

PS : Tous les documents et faits cités dans ce courrier sont disponibles et vérifiables sur Internet et en particulier sur le site Jeune Pied-Noir http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/

------------------------- 1 déc. 2015 - LETTRE OUVERTE N°23 A F. HOLLANDE -------------------

LETTRE OUVERTE N°23 A F. HOLLANDE - 1 déc. 2015

Mardi 1 décembre 2015

JEUNE PIED-NOIR BP4 – 91570 Bièvres - Tel : 06 80 21 78 54

« Trois principes me guident : la vérité, la justice et la confiance. » François Hollande, 31 août 2012.

Monsieur François HOLLANDE

Président de la République

55, rue du Faubourg Saint-Honoré - Palais de l'Elysée - 75008 Paris

23 e Lettre RAR - Copie par courriel aux Cabinets

du Président, du Premier ministre du SEAC et de Mme Antoine 

LETTRE OUVERTE

Monsieur le Président de la République

Justice et Vérité pour les Français « rapatriés »

La Nation et les parlementaires unanimes vous apportent leur soutien pour que la France répare par une loi « la faute et la responsabilité » des gouvernements français dans l'abandon volontaire des Français rapatriés !

Monsieur le Président de la République,

Une fois de plus, des familles françaises et aussi étrangères viennent d'être frappées, dans leur vie, dans leur chair et dans leur avenir par des actes terroristes commis contre des civils qui sont, en droit, international, comme le rappelait si justement le CRIF dans une annonce pleine page du Figaro du 1 octobre 2000, des « crimes contre l'Humanité ». C'est à ces nouvelles victimes innocentes de la « barbarie » des éternelles guerres de pouvoir qui caractérisent l'histoire de l'humanité que chaque Français doit proclamer individuellement sa solidarité, comme le stipule l'article 12 du préambule de la Constitution de 1948, préambule de notre Constitution : « La Nation proclame la solidarité et l'égalité pour tous les Français devant les charges qui résultent des calamités nationales ».

Après « des décennies de renoncements, de reniements et lâchetés collectives » , comme vient de le reconnaître pour lui-même votre prédécesseur, M. Nicolas Sarkozy pour sa demi-décennie de pouvoir ( Le Figaro du 26 novembre 2015) , pour avoir abandonné ses propres valeurs et refusé d'appliquer ce principe de solidarité nationale envers les Français « rapatriés », victimes de la politique des gouvernements français de décolonisation forcée et d'abandon volontaire de nos départements algériens, la France est dans une impasse morale, historique et politique sans précédent. Les Français « rapatriés » ont vu leurs droits légitimes bafoués par l'Etat qui en était pourtant le garant. Notre Constitution actuelle, votée à 92,6 % par  « les 10 millions de Français à part entière d'Algérie », selon la célèbre formule prononcée le 4 juin 1958 au Forum d'Alger par le général De Gaulle, a été violée par celui même qui avait fait appel à leur confiance.

Or une Constitution est la règle la plus élevée de l'ordre juridique d'un pays . Elle fixe les droits et les devoirs des citoyens et des étrangers résidant sur son sol et le fonctionnement de l'Etat responsable du respect de leurs droits fondamentaux.

Le 31 mars 2007, votre prédécesseur avait annoncé qu'il reconnaîtrait la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis s'il était élu Président de la République. Le 11 septembre 2007, par votre intervention à l'Assemblée nationale (JORF des 11/9/2007 et 5/2/2008) vous lui aviez rappelé que cette reconnaissance l'obligeait « nécessairement et juridiquement » au vote d'une loi de réparation. Comme Chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy n'a tenu son engagement que le 14 avril 2012. Le 25 septembre 2012, comme Président de la République, vous avez reconnu officiellement la responsabilité de l'Etat français dans l'abandon volontaire des Français rapatriés.

Devant l'absence de présentation d'un projet de loi répondant à votre reconnaissance, nous avons dû palier l'inertie de votre gouvernement. L'article 6 de la Déclaration des Droits de l'Homme , préambule de notre Constitution , stipule en effet : « La loi est l'expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs représentants, à sa formation ». Notre démarche n'a fait que suivre et mettre en pratique ce droit fondamental dont dispose chaque citoyen français. L e 25 septembre 2008, la campagne nationale « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » était lancée par une première annonce au format A4 dans le quotidien Le Monde . Son succès a permis de financer la seconde des 21 autres annonces de même format parues dans Le Figaro, Le Monde, La Provence, l'Echo de l'Oranie, Politique magazine et Valeurs Actuelles. Des annonces qui ont repris, après le 25 septembre 2012, la reconnaissance officielle de la responsabilité de l'Etat français dans l'abandon volontaire des Français rapatriés que vous aviez officiellement reconnue.

Le 4 novembre dernier, une délégation des 62 associations de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » avait invité à l'Assemblée nationale les députés à venir s'exprimer sur le financement des propositions de loi N°2135 déposée le 16 juillet 2014 par Me Gilbert Collard et N°2630 déposée le 13 mars 2015 par M. Guy Teissier . Le compte rendu de cette réunion a été adressé le 21 novembre à votre Cabinet et à celui du Premier ministre, à M. Jean-Marc Todeschini , notre virtuel ministre de tutelle, à Mme Rose-Marie Antoine, directrice générale de l'ONACVG et responsable de l'inexistant « guichet unique » des Français « rapatriés », aux 925 parlementaires, à 300 associations et amicales de Français « rapatriés », à 200 médias et au 2015 donateurs de la campagne nationale « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » . Une campagne de presse, vue en cinq ans par 15 millions de Français, qui n'a donné lieu à aucun article dans les médias d'un contradicteur qu'il soit Premier ministre, ministre, homme politique, parlementaire, élu, journaliste, historien, intellectuel ou conscience morale nationale ou universelle, voire même d'un seul citoyen français.

Notre proposition de loi exprime donc bien « l'expression de la volonté générale ». Ce constat nous conduit à demander à Monsieur le Premier ministre d'inscrire, comme le veut la Constitution, au prochain ordre du jour de l'Assemblée nationale le projet de loi « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » , reprenant le texte de la proposition de loi N°2135 du 16 juillet 2014. C'est l'objet de la 6 e lettre ouverte que nous lui avons adressée le 30 novembre 2015.

L'article 5 du titre II de notre Constitution , fixe votre premier devoir : « Le Président de la République veille au respect de la Constitution ». En tant que Français nous exprimant au nom « du Peuple souverain », nous vous demandons, comme garant de notre Constitution, de bien vouloir appuyer notre demande auprès du Premier ministre afin qu'il honore, plus de trois ans après, votre reconnaissance officielle du 25 septembre 2012.

Confiants dans votre volonté de faire respecter nos Institutions, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de notre très haute considération.

 

Mme Taouès TITRAOUI, élue locale

Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création en 2002

Bernard COLL, Secrétaire général de Jeune Pied-Noir

Co-auteurs du « Livre des Harkis (JPN, 1991) » et du DVD « Harkis, les sacrifiés (JPN-ECPAD, 2010) ».

PS : Tous les documents et faits cités dans ce courrier sont disponibles et vérifiables sur Internet et en particulier sur le site Jeune Pied-Noir http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/

------------------------- 5 juin 2015 - LETTRE OUVERTE N°22 A F. HOLLANDE -------------------

LETTRE OUVERTE N°22 A F. HOLLANDE - 5 juin 2015

Vendredi 5 juin 2015

JEUNE PIED-NOIR BP4 – 91570 Bièvres - Tel : 06 80 21 78 54

« Trois principes me guident : la vérité, la justice et la confiance. » François Hollande, 31 août 2012.

Monsieur François HOLLANDE

Président de la République

55, rue du Faubourg Saint-Honoré - Palais de l'Elysée - 75008 Paris

22 e Lettre RAR - Copie par courriel aux Cabinets

du Président, du Premier ministre du SEAC et de Mme Antoine 

LETTRE OUVERTE

Monsieur le Président de la République

Dans le cadre de votre politique de « mémoire apaisée » entre la France et l'Algérie, un Algérien sollicite votre très haute bienveillance pour permettre, 50 ans après, à une enfant enlevée après l'indépendance de retrouver ses parents.

Monsieur le Président de la République,

Après le voyage en Algérie de M. Todeschini du 19 au 21 avril dernier, au nom de la politique du gouvernement de « mémoire apaisée » entre la France et l'Algérie, les médias viennent d'annoncer votre second voyage en Algérie pour le 15 juin 2015.

Le 25 septembre 2012 vous avez officiellement reconnu, comme Chef de l'Etat, « la faute et la responsabilité de la France dans l'abandon des Français rapatriés ». Votre homologue algérien a reconnu la réalité des 200.000 morts et des 20.000 disparus de la « sale guerre » civile algérienne des années 1990 en indemnisant leurs familles. Dans le cadre de la politique de « mémoire apaisée » entre la France et l'Algérie, ne vous serait-il pas possible d'obtenir de sa part, un geste identique de reconnaissance pour les familles des milliers de disparus européens et musulmans fidèles à la France après le 19 mars 1962, comme pour les dizaines de milliers de Harkis et leurs familles massacrés après cette date ?

Comme vous l'avez souligné à de multiples reprises, toutes les vérités doivent être reconnues. Nous vous serions très reconnaissants, si, conformément à vos engagements, vous autorisiez l'ouverture des archives officielles françaises relatives aux massacres, enlèvements et emprisonnements survenus après le 19 mars 1962, notamment celles des 1300 harkis évadés, grâce à la Croix-Rouge Internationale et aux Services spéciaux français, des prisons et bagnes algériens entre 1963 et 1975. Des archives qui se trouvent actuellement au Fort de Vincennes, auxquelles pourraient être ajoutées celles des dossiers de 500 harkis encore détenus en Algérie en 1977, comme le dénonçait le Conseil National de la LICA (cf. Le Monde du 8 novembre 1977 ).

Nous vous serions très reconnaissants si, à l'occasion de votre visite, vous pouviez répondre à l'appel que nous a adressé par Internet et par téléphone, dans un souci humanitaire, un Algérien ami d'une « jeune pied-noir » qui a été enlevée après l'indépendance à ses parents et mariée de force adolescente en Algérie. Plus de 50 ans après, elle désire ardemment retrouver, s'ils sont encore en vie, ses parents auxquels elle a été arrachée ou les membres de sa famille contraints à un exode forcé sous la menace de la politique du FLN de « la valise ou le cercueil ».

Compte tenu du caractère personnel de cette démarche, nous transmettons de façon confidentielle ce contact à Mme Rose-Marie Antoine, Directrice générale d'ONACVG, responsable désormais du « Guichet unique » des Rapatriés, dont nous avons pu apprécier à plusieurs reprises la sensibilité à ces situations dramatiques, à la fois comme haut fonctionnaire responsable des « mesures de solidarité nationale » en faveur des Rapatriés, comme citoyenne longtemps impliquée dans des associations humanitaires, mais aussi comme jeune pied-noir de Sidi-Bel-Abbès qui aurait pu connaître en 1962, comme tous les enfants de pieds-noirs, un destin aussi cruel.

Comme il n'entre pas dans le cadre d'une association française d'intervenir directement auprès d'un Etat étranger lié à la France par les accords internationaux, signés entre leurs représentants officiels à Evian le 18 mars 1962, nous transmettons aussi ce dossier à la Croix-Rouge Internationale, à la LDH, à la LICRA et au MRAP, associations qui dénoncent comme nous publiquement le «  crime d'Etat » et le « crime contre l'Humanité » dont ont été victimes nos compatriotes d'Algérie, Harkis, Pieds-noirs et Anciens combattants à la suite de ces accords.

Confiants dans votre très haut soutien, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de notre très haute considération. 

Pour la coordination des Associations d'Anciens combattants, patriotiques et de Français Rapatriés de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés ».

Mme Taouès TITRAOUI, élue locale, rescapée du massacre des Harkis après le 19 mars 1962 Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création en 2002

Bernard COLL, Secrétaire général de Jeune Pied-Noir

Co-auteurs du « Livre des Harkis (JPN, 1991) » et du DVD « Harkis, les sacrifiés (JPN-ECPAD, 2010) ».

PS : Tous les documents et faits cités dans ce courrier sont disponibles et vérifiables sur Internet et en particulier sur le site Jeune Pied-Noir http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/

-------------------------- 5 juin 2015 - LETTRE OUVERTE N°21 A F. HOLLANDE -----------------------

LETTRE OUVERTE N°21 A F. HOLLANDE - 5 juin 2015

JEUNE PIED-NOIR

BP4 – 91570 Bièvres - Tel : 06 80 21 78 54

« Trois principes me guident : la vérité, la justice et

jeunepiednoir@wanadoo.fr la confiance. » François Hollande, 31 août 2012.

Vendredi 5 juin 2015

Monsieur François HOLLANDE

Président de la République - Palais de l'Elysée

21 e Lettre RAR 55, rue du Faubourg Saint-Honoré. Copie par courriel aux Cabinets 75008 Paris

du Premier ministre, du SEAC et de l'ONACVG

LETTRE OUVERTE

Monsieur le Président de la République

N'est-il pas temps que le Premier ministre présente à l'Assemblée nationale la loi « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » qu'oblige, selon vos propres termes, « nécessairement et juridiquement » votre reconnaissance officielle le 25 septembre 2012 de la responsabilité de la France dans l'abandon des Français rapatriés ?

Monsieur le Président de la République,

Le 25 septembre 2012 , vous avez officiellement reconnu « la faute et la responsabilité de la France dans l'abandon des rapatriés et des Harkis ainsi que les conditions indignes de ceux qui ont été accueillis sur le sol français ». Une reconnaissance confirmée depuis par de multiples courriers officiels, à en-tête de la présidence de la République, de vos Chefs de Cabinet, M.Pierre Besnard et Mme Isabelle Sima.

S'appuyant sur votre reconnaissance, la 19 e annonce pleine page de la campagne de presse « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » , parue le 13 mars 2014 dans Valeurs Actuelles (cf. pièce jointe), dénonçait le « crime d'Etat » et le « crime contre l'humanité » dont ont été victimes nos compatriotes d'Algérie. Une annonce qui, pas plus que les 21 autres parues depuis le 25 septembre 2008 dans Le Monde, Le Figaro, La Provence, Politique Magazine et L'Echo de l'Oranie, n'a provoqué de contestation publique. Le seul geste de défense de la mémoire de son père ayant été celui de l'Amiral Philippe De Gaulle qui a renvoyé son abonnement à la Direction de Valeurs Actuelles .

Il est donc désormais établi définitivement, à la suite de votre reconnaissance du 25 septembre 2012 en tant que Chef d'Etat, la réalité des crimes dont furent victimes nos compatriotes d'Algérie, et d'une façon plus large, de tous les Français rapatriés victimes de la politique de décolonisation des gouvernements français comme vous le précisiez dans votre lettre du 24 janvier 2012 .

Le 19 mars 1962, comme l'affirme votre lettre du 22 mars 2013, doit donc être assimilé au 16 juillet 1942 .

Le 4 juillet 2014, vous avez reçu à l'Elysée une délégation de représentants de la communauté harkis qui vous ont renouvelé leur demande de prise en compte de votre reconnaissance du 25 septembre 2012. A ce jour, rien de concret n'a suivi cette rencontre, ni l'annonce des mesures faites publiquement par le Premier ministre le 25 septembre 2014 lors de la 14 e Journée nationale en Hommage aux Harkis.

Le 16 avril 2015 , en réponse à notre troisième lettre ouverte, le Premier ministre nous faisait savoir que la loi du 6 décembre 2012, officialisant la date du 19 mars 1962 comme journée en mémoire des victimes civiles et militaires françaises de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie (sic), « ne saurait nier les drames survenus au lendemain du 19 mars (1962) » (cf. pièce jointe). Mais « ne pas nier » , c'est reconnaître. Or, la loi du 6 décembre 2012 ne reconnaît pas le « crime d'Etat » et le « crime contre l'humanité » du 19 mars 1962. Le mieux ne serait-il pas d'abroger cette loi incomplète qui fait double emploi avec le décret n° 2003 -925 du 26 septembre 2003 et l'article 3 de la loi du 23 février 2005 ? Quoi qu'il en soit, le Premier ministre reconnaît, après vous, la réalité de ces crimes. Comme pour nos compatriotes juifs, le 11 septembre 2007 à l'Assemblée nationale vous aviez justement rappelé à votre prédécesseur que cette reconnaissance morale obligeait l'Etat « nécessairement et juridiquement » à voter une loi de réparation des préjudices moraux et matériels subis.

En l'absence d'une concertation rompue dès le 3 décembre 2013 par notre ministre de tutelle, M. Kader Arif, conformément à l'article VI de la Déclaration des Droits de l'Homme , préambule de notre Constitution, les 62 associations de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » ont travaillé, sous l'autorité de notre regretté président M.Pierre Descaves, ancien député et conseiller général honoraire de Picardie, juriste de profession, à la rédaction d'un texte de loi répondant aux obligations de votre reconnaissance et aux attentes de nos compatriotes « rapatriés ». Durant plus de deux ans, votre Cabinet, vos gouvernements, les 925 parlementaires, les médias et l'ensemble des rapatriés ont été tenus informés par la campagne de presse « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » et l'envoi régulier d'informations par Internet à toutes leurs associations, et invités à s'exprimer ou à s'associer démocratiquement à cette rédaction.

Reprenant ce texte, le 16 juillet 2014, une proposition de loi N°2135 a été déposée à l'Assemblée nationale par le député Me Gilbert Collard. Cette proposition, établie démocratiquement, s'appuie sur l'aide précieuse d'un de ses collaborateurs, petit-fils d'une victime du 16 juillet 1942, ayant bénéficié des mesures de solidarité nationale pour nos compatriotes juifs ayant fait suite à la reconnaissance officielle le 16 juillet 1995 par le Président Jacques Chirac de la responsabilité de l'Etat français, dans les drames qu'ils ont subis lors de la deuxième guerre mondiale (C. le rapport de David Ruzié).

Depuis le dépôt de cette proposition de loi, nous avons relancé plusieurs fois chaque parlementaire pour obtenir son avis. Si nous avons reçu des soutiens de députés et de sénateurs de sensibilités e, aucune critique ne nous a été adressée ou a été rendue publique. En application de la loi du « silence gardé  » que vous avez promulguée le 12 novembre 2013 (JORF n°0263 du 13 novembre 2013 page 18407) , les Français rapatriés peuvent désormais considérer que ce silence gardé vaut acceptation du gouvernement et de l'ensemble des parlementaires de la proposition de loi déposée . C'est donc sous votre Haute autorité morale que nos compatriotes vont contacter leurs parlementaires afin qu'ils demandent au Premier ministre l'inscription de la loi « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » au calendrier de l'Assemblée nationale. Nous vous serions très reconnaissants de bien vouloir attirer de nouveau l'attention de Monsieur le Premier ministre pour qu'il inscrive, conformément à votre intervention du 11 septembre 2007, la loi au calendrier parlementaire, ou s'appuyant sur votre reconnaissance officielle, qu'il présente les décrets et circulaires d'applications permettant au « Guichet unique Rapatriés » de l'ONACVG de remplir sa mission comme cet office le fait pour nos compatriotes juifs, les anciens combattants et résistants, etc... et les victimes de guerre dont les Français rapatriés, ce statut étant le mieux adapté à leur situation.

Nous espérons que le 25 septembre prochain vous honorerez de votre présence la 15 e journée nationale en Hommage aux Harkis , et qu'à cette occasion vous dresserez un premier bilan de la mise en œuvre effective des « mesures de solidarité nationale  » envers les « rapatriés » présentées par Mme Rose-Marie Antoine, concrétisation de la loi « Vérité et Justice pour les Français rapatriés ». Et que le 5 décembre 2015, à la veille des élections régionales des 6 et 12 décembre, qui vont permettre aux Français, comme le veut notre Constitution , d'exprimer de nouveau la voix du « Peuple souverain », l'action rapide du Premier ministre, vous permettra de nouveau de dresser un bilan positif de la loi « Vérité et Justice pour les Français rapatriés ». Il est certain que les 420.000 familles de Français rapatriés, représentant trois millions de Français, et les 800.000 Anciens combattants qui, le 5 décembre, auront rendu hommage dans toute la France et dans les Dom-Tom à la mémoire des civils et militaires français « morts pour la France » durant la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie, seront particulièrement sensibles à votre message.

En vous remerciant de votre constant soutien depuis le 24 janvier 2012, et en regrettant que vos collaborateurs n'aient pas encore su traduire concrètement votre reconnaissance des « crime d'Etat » et du « crime contre l'Humanité » du 19 mars 1962,

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de notre très haute considération. 

Pour les Associations d'Anciens combattants, patriotiques et de Français Rapatriés de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés ».

Mme Taouès TITRAOUI, élue locale, rescapée du massacre des Harkis après le 19 mars 1962

Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création en 2002

Bernard COLL, Secrétaire général de Jeune Pied-Noir

Co-auteurs du « Livre des Harkis (JPN, 1991) » et du DVD « Harkis, les sacrifiés (JPN-ECPAD, 2010) ».

PS : Tous les documents et faits cités dans ce courrier sont disponibles et vérifiables sur Internet et en particulier sur le site Jeune Pied-Noir http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/

--------------------- 2014 - LETTRE OUVERTE N°20 A F. HOLLANDE - 27 novembre ------------------

LETTRE OUVERTE N°20 A F. HOLLANDE

27 novembre 2014

Le 5 décembre, Monsieur le Président recevez les Français rapatriés !

A l'attention de Madame Sylvie HUBAC,

Directrice de Cabinet de M. le Président de la République

Diffusion générale : Gouvernement, 925 Parlementaires, 300 Associations Rapatriés/AC/Amies, 200 Médias,

journalistes et personnalités, 2000 soutiens « Vérité et Justice pour les Français Rapatriés ».

Madame la Directrice de Cabinet,

Nous vous prions de trouver, ci-après, notre 20 e lettre ouverte à Monsieur le Président de la République ainsi que le rappel de la proposition de loi déposée le 10 juillet 2014 par Me Gilbert Collard à la demande des 62 Associations de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés ». Les autres informations sont sur notre site Internet. Site : http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/

Restant à votre disposition pour tout complément d'information pouvant vous être utile,

Nous vous prions d'agréer, Madame la Directrice de Cabinet, l'expression de nos salutations distinguées.

Pour la coordination Région Nord/Paris de la Campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés »

Taouès TITRAOUI – Elue locale

Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création

Bernard COLL, Secrétaire général

JPN -BP 4 – 91570 Bièvres

Tel : 06 80 21 78 54

Site : http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/

Courriel : jeunepiednoir@wanadoo.fr

---------------------   LETTRE OUVERTE N°20 AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ------------------------

JEUNE PIED-NOIR                                                                                              Jeudi 27 novembre 2014

BP4 – 91570 Bièvres - Tel : 06 80 21 78 54                                             

jeunepiednoir@wanadoo.fr                                                                              « Trois principes me guident : la vérité, la justice et la confiance. » François Hollande, 31 août 2012.

                                                                                  Monsieur François HOLLANDE

                                                                                                                                                                                 Président de la République

                                                                                  Palais de l'Elysée

20 e Lettre RAR                                                                                                                                                        ..................55, rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris

Copie par courriel aux Cabinets du Président et du Premier ministre                                                                                                      

Monsieur le Président de la République

Après la démission de Kader Arif ,

à l'occasion de la journée nationale du 5 décembre en mémoirE des Français « morts pour la France »

en Afrique du Nord, ne pourriez-vous pas rencontrer les Français rapatriés et les Anciens combattants ?

Monsieur le Président de la République,

Dans nos dernières lettres ouvertes des 29 juillet et 12 septembre 2014, nous avons attiré votre attention, et celle de vos collaborateurs, sur la nécessité de la démission du Secrétaire d'Etat aux Anciens combattants, M.Kader Arif. C'est désormais chose faite. La veille de l'annonce de son départ précipité, huit membres du G12 harkis, instance officieuse créée selon « la nouvelle méthode de concertation  » de M.Kader Arif, démissionnaient aussi ! Le motif invoqué étant l'absence de prise en considération par le Secrétaire d'Etat de la reconnaissance officielle que vous avez faite le 25 septembre 2012, par la voix de M. Kader Arif lui-même, « de la faute et la responsabilité de la France dans l'abandon des rapatriés et des Harkis ainsi que les conditions indignes de ceux qui ont été accueillis sur le sol français ». Une reconnaissance confirmée depuis par de multiples courriers officiels, sur en-tête de la présidence de la République, de vos Chefs de Cabinet, M.Pierre Besnard et Mme Isabelle Sima.

A une semaine de la 12 e cérémonie nationale en mémoire des civils et militaires français « morts pour la France », Quai Branly à Paris, le service du protocole du Ministère de la Défense annonce verbalement que cette cérémonie sera présidée par le nouveau Secrétaire d'Etat aux Anciens combattants et à la mémoire, M.Jean-Marc Todeschini. Les Anciens combattants d'AFN et les Français rapatriés, harkis et pieds-noirs, ne comprennent pas pourquoi, depuis sa création par votre ami Jacques Chirac , auquel vous venez de témoigner récemment encore votre attachement, vous ne serez toujours pas à leurs côtés.

Il est regrettable, depuis 2001, qu'aussi bien pour l'hommage aux Harkis du 25 septembre que, depuis 2003, pour la cérémonie du 5 décembre, les circonstances aient fait que vous n'ayez jamais pu témoigner de votre solidarité aux familles des victimes de leur devoir de Français, ni comme élu de la Nation, ni comme candidat à la Présidence de la République, ni comme Chef de l'Etat.

Déjà le 25 septembre dernier, devant l'ambiguïté de la situation personnelle de M. Kader Arif et face aux multiples demandes de démission dont il était l'objet de la part des associations de harkis et de pieds-noirs, le Premier ministre, M. Manuel Valls, avait  tenu à présider, au dernier moment , la cérémonie en Hommage aux Harkis. Ce qui fait que les invitations sont arrivées aux quelques invités choisis par M. Kader Arif après la cérémonie ! Des invitations dont le nombre avait été réduit de façon très personnelle par M. Kader Arif, probablement par crainte de voir sa politique envers les Harkis contestée Quai Branly par ses compatriotes, ce qui fut néanmoins le cas, l'obligeant à interdire ensuite l'accès à la cérémonie de l'Hôtel nationale des Invalides aux harkis et à leurs enfants, dont beaucoup étaient venus de loin pour cette journée qui leur est, normalement, dédiée. Les cars prévus pour amener les participants du Quai Branly aux Invalides sont partis au trois quart vides, la police interdisant sur place l'entrée de personnes qui n'avaient été « agréées » par M.Kader Arif lui-même. C'est, principalement, à un parterre d'enfants des écoles que le Secrétaire d'Etat s'est adressé auxquels, bravant les risques, il a ensuite distribué de généreuses poignées de mains. Les rares photos de cette cérémonie privée illustrent « la nouvelle méthode de concertation  » de M.Kader Arif. Nous espérons qu'il n'en sera pas de même pour la cérémonie du 5 décembre, le risque de contestation ayant disparu avec le départ de M. Kader Arif.

Nous adressons nos souhaits de bienvenue au nouveau Secrétaire d'Etat aux Anciens combattants et à la mémoire, et aussi aux « Rapatriés », M. Jean-Marc Todeschini , auquel nous joignons nos vœux pour qu'il soit le dernier d'une longue liste depuis 1960. Sa brusque nomination, le contraint à découvrir un « dossier Rapatriés » rendu encore plus complexe par plus de deux ans d'inactivité de son prédécesseur. N'est-elle pas l'occasion pour vous de réaffirmer publiquement, devant les représentants rapatriés et anciens combattants, ce que M.Kader Arif n'avait pas compris, semble-t-il, de la mission que vous lui aviez confiée personnellement par décret du 8 juin 2012, de « préparer les mesures de solidarité nationale envers les Français rapatriés » , en concertation avec leurs associations. M.Kader Arif ne semblait pas non plus avoir bien compris, malgré une longue présence à vos côtés, votre définition de la « République exemplaire ».

Votre reconnaissance du 25 septembre 2012 oblige, comme vous aviez tenu à le rappeler par une question écrite à l'Assemblée nationale à votre prédécesseur, M. Nicolas Sarkozy, le 11 septembre 2007 en tant que député de l'opposition, « nécessairement et juridiquement » une loi de réparation.

Cette loi, les 62 associations de Français rapatriés et amis de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » , confiantes dans la confirmation de votre reconnaissance officielle de « la faute et de la responsabilité de la France dans l'abandon des rapatriés et des harkis » , l'ont préparée publiquement et démocratiquement conformément à l'article VI de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme , préambule de la Constitution de 1958, votée à 96,7 % par les « 10 millions de Français à part entière d'Algérie» , selon la célèbre expression du général De Gaulle le 4 juin 1958 au Forum d'Alger. Cette loi, répondant à votre rappel du 11 septembre 2007, le député Gilbert Collard l'a déposée le 10 juillet 2014, à la demande de nos associations, sous le titre de la proposition de loi « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » (réf. i-793, cf. pièce jointe). Il en reste donc plus au gouvernement qu'à la présenter dans les meilleurs délais aux parlementaires régulièrement informés par nos soins, aucun d'entre eux n'ayant, à ce jour, émis la moindre réserve sur son contenu.

Le 2 octobre, vous avez reçu à l'Elysée une délégation des signataires de la tribune « nous sommes aussi des sales Français ». Les qualificatifs qui, depuis 1960, ont été accolés aux « sales colons » que nous sommes, pour rester dans un vocabulaire courtois, sont-ils un atout de plus pour permettre d'obtenir l'audience qui vous est demandée ? D'autant plus que beaucoup d'entre nous ont les « pieds noirs ». Nous ignorons si ces détails peuvent faciliter votre décision, mais, dans un souci d'équité, nous tenions à vous le signaler.

Le 5 décembre prochain, 420.000 familles de Français rapatriés, représentant trois millions de Français, et 800.000 Anciens combattants rendront hommage à la mémoire des civils et militaires français « morts pour la France » durant la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie.

N'est-ce pas l'occasion pour vous d'apaiser leur mémoire en leur exprimant directement cette vérité et cette justice qu'ils attendent de la Nation depuis 52 ans. Une vérité et une justice qui sont deux des valeurs qui guident vos actions quotidiennes.

Dans l'attente d'une réponse favorable, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de notre très haute considération.

Pour les Associations d'Anciens combattants, patriotiques et de Français Rapatriés de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés ».

Mme Taouès TITRAOUI, élue locale, rescapée du massacre des Harkis après le 19 mars 1962

Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création en 2002

Bernard COLL, Secrétaire général de Jeune Pied-Noir

Co-auteurs du « Livre des Harkis (JPN, 1991) » et du DVD « Harkis, les sacrifiés (JPN-ECPAD, 2010) ».

PS : Tous les documents et faits cités dans ce courrier sont disponibles et vérifiables sur Internet et en particulier

sur le site Jeune Pied-Noir  http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/

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Parmi les dernières activités du Secrétaire d'Etat aux Anciens combattants et à la Mémoire

(et accessoirement aux Français rapatriés)

L'hommage très privé (de Harkis) de M. Kader Arif aux Harkis le 25 septembre 2014

 Dans la cour protégée et fermée du Gouverneur des Invalides, faute de Harkis, de leurs familles et leurs amis afin d'éviter toute critique sur son

absence de politique en faveur des Français « rapatriés », M. Kader ARIF distribue généreusement des autographes à une dizaine d'enfants des écoles.

------------------------------- Lettre ouverte N°19 à F. Hollande - 12 septembre 2014 ----------------------------

JEUNE PIED-NOIR                                                                                              Vendredi 12 septembre 2014

BP4 – 91570 Bièvres - Tel : 06 80 21 78 54                                             

jeunepiednoir@wanadoo.fr                                                                              « Trois principes me guident : la vérité, la justice et la confiance. » François Hollande, 31 août 2012.

                                                                                  Monsieur François HOLLANDE

                                                                                                                                                                                 Président de la République

                                                                                  Palais de l'Elysée

19 e Lettre RAR                                                                                                                                                         ............................................55, rue du Faubourg Saint-Honoré

Copie par courriel aux Cabinets du Président et du Premier ministre                                                                                                         .......................................... 75008 Paris

 

Monsieur le Président de la République,

le 25 septembre 2014, pour la 14 e Journée nationale en Hommage aux Harkis,

montrez que vous n'êtes pas le « menteur » , le « lâche » et le « maître de l'esquive   »

que dénonce publiquement votre ex-compagne, Valérie Trierweiler.

 

Monsieur le Président de la République,

Le 29 juillet 2014, par notre lettre ouverte N°18 (cf. copie ci-jointe), nous vous avons adressé le compte rendu de la réunion que nous avons eue avec Mme Rose-Marie Antoine, Directrice générale de l'ONAC-VG en charge, depuis le 1 er janvier 2014, de l'ensemble du dossier « rapatriés ».

Une lettre diffusée au Premier ministre, aux responsables de l'ONAC-VG, aux membres du « G12 » Harkis, aux 925 parlementaires, à l'ensemble des médias, à plus de 300 associations de Français « rapatriés », d'Anciens combattants et patriotiques, sans qu'à ce jour, nous ayons reçu une seule demande de correctif ou d'ajout des nombreuses personnes citées. A la suite à cet envoi, votre Chef de Cabinet, Mme Isabelle Sima, nous a aimablement répondu, le 19 août, comme pour nos courriers précédents, que notre lettre avait été transmise à notre ministre de tutelle, M. Kader Arif, « afin qu'il puisse procéder à son examen … et vous tenir directement informés de la suite susceptible d'être réservée à vos démarches ». M.Kader Arif, fidèle à son habitude, n'a pas répondu à cette nouvelle demande de votre Cabinet, comme à aucun des courriers qui lui ont été adressés depuis sa nomination le 8 juin 2012.

Que va-t-il se passer pour la cérémonie en « Hommage aux Harkis » du 25 septembre 2014 ?

Les informations que nous avons recueillies semblent indiquer que vous ne présiderez pas, contrairement à votre engagement du 4 juillet 2014 à l'Elysée (cf. notre lettre ouverte N°18), la 14 e cérémonie en « Hommage aux Harkis » pour confirmer votre engagement répétitif de 2007, 2012 et 2014, mais non encore tenu, de « reconnaître officiellement de la responsabilité de la France dans l'abandon des rapatriés et des harkis » (Cf. votre lettre du 22 mars 2013) . Une fois de plus, vous semblez vouloir reporter vos responsabilités en confiant à M. Manuel Valls le soin d'annoncer dix mesures préparées confidentiellement par M. Kader Arif et quelques membres du « G12 » Harkis. Une réunion est prévue le 23 septembre 2014 entre M. Kader Arif, ses experts MM. Manuel Bougeard et Benjamin Foissey, et le « G12 » pour finaliser ces mesures qui n'ont jamais été présentées aux Harkis et à leurs familles. Des mesures proches des « mesurettes » présentées depuis 2007 par M. Renaud Bachy, toujours président d'une Mission Interministérielles aux Rapatriés clandestine. La première des attentes qui concerne toute la communauté rapatriée, la reconnaissance de leur abandon et des massacres qui ont suivi, serait traitée par la pose d'une plaque Quai Branly le 25 septembre prochain et par le vote d'une loi mémorielle, sans réparation ni indemnisation des préjudices subis depuis plus de 52 ans !

Comme nous vous l'avions indiqué dans notre précédente lettre ouverte, quelles que soient les qualités des membres du G12 Harkis (dont la liste variable à chaque réunion n'a jamais été publiée !), ceux-ci n'ont aucun mandat de la communauté harkie, encore moins de la communauté des Français « rapatriés » pour définir en catimini avec M. Kader Arif des mesures qui concernent les 420.000 familles rapatriés et leur million d'ayants droits. Aujourd'hui, rien n'est pourtant plus simple que de faire valider un projet en le diffusant publiquement, comme nous l'avons fait depuis deux ans pour la loi « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » par les lettres ouvertes qui vous ont été adressées, par Internet et par les 22 annonces parues dans Le Monde, Le Figaro, La Provence, l'Echo de l'Oranie, Politique magazine et Valeurs Actuelles .

L'enquête préliminaire ouverte à l'encontre de M. Kader Arif n'impose-t-elle pas sa démission ?

Après « l'affaire Thomas Thévenoud », tous les médias parlent depuis le 10 septembre de « l'affaire Kader Arif ». L'ouverture d'une enquête préliminaire pour soupçons de favoritisme par le Parquet, suite aux anomalies contractuelles constatées sur des marchés passés entre la Région Midi-Pyrénées et des sociétés appartenant à des proches de M.Kader Arif, n'impose-t-elle pas sa démission afin qu'il puisse, en tant que simple citoyen, assurer librement sa défense ? Les Français « rapatriés » peuvent-ils accepter d'être représentés lors de la cérémonie du 25 septembre par un Secrétaire d'Etat qui sera contraint, peut-être, de démissionner d'ici quelques semaines ? Quelle en sera l'effet sur une opinion publique déjà très déçue selon les sondages ? Votre gouvernement peut-il courir le risque d'être déjugé une nouvelle fois ?

Nous avons attiré plusieurs fois votre attention sur la méthode de travail très particulière de M. Kader Arif qui ne souhaite rencontrer que confidentiellement les représentants « rapatriés », sélectionnés par lui, pour leur imposer ses vues. Les dérives d'une telle méthode l'ont conduit à substituer, au mépris de cette Vérité qui vous est si chère, l'Armée d'Afrique de nos parents pieds-noirs et harkis par l'Armée Nationale Populaire algérienne à l'occasion des cérémonies du centenaire de 1914 et du 70 e anniversaire du débarquement de Provence. Une falsification de l'Histoire française malheureusement couverte, probablement par ignorance, par le Premier ministre, M. Manuel Valls.

Parlez vite Monsieur le Président ! L'Hommage aux Harkis du 25 septembre vous le permet.

A moins de deux semaines de la 14 e Journée nationale en mémoire des 100.000 victimes françaises - harkis, pieds-noirs et soldats métropolitains - du « crime d'Etat » du 19 mars 1962 , est-il envisageable, sans porter un nouveau discrédit à votre image, que la confirmation de vos engagements de 2007 à 2014 soit présentée par un Premier ministre qui n'a jamais exprimé, à notre connaissance, le moindre signe de sollicitude envers les Français rapatriés ? Cela ne viendrait-il pas renforcer les accusations de Mme Valérie Trierweiler qui affirme publiquement que vous êtes « menteur », « lâche » et « maître de l'esquive  » (cf. Le Figaro du 11 sept. 2014, p.6). Il n'appartient qu'à vous de démontrer qu'elles sont fausses. N'avez-vous pas déjà depuis le Pays de Galles, puis d'Irak et, dernièrement dans un entretien au Nouvel Observateur   dénoncé les « mensonges  » de votre ex-compagne ? Le 25 septembre prochain à 11 heures, à moins d'un kilomètre de l'Elysée, de la Cour d'honneur des Invalides et du Mémorial national des Victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats de Maroc et de Tunisie, Quai Branly, ne pouvez-vous pas affirmer personnellement aux Français rapatriés, de façon solennelle comme vous le fit le 31 août 2012 à Châlons-en-Champagne, les principes de « Vérité, Justice et Confiance » qui vous guident ? Et si vos obligations internationales vous obligent à quitter momentanément le sol de la Patrie, ne vous est-il pas possible de le faire depuis l'endroit où votre charge de premier des Français vous aura conduit ?

Il ne restera plus ensuite qu'au Premier ministre, conformément à votre déclaration à l'Assemblée nationale du 11 septembre 2007 (cf. pièce jointe), d'inscrire à l'ordre du jour de la prochaine session parlementaire la loi « Vérité et Justice pour les Français rapatriés  », déposée le 10 juillet dernier par Me Gilbert Collard à la demande des 62 associations de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés », représentant plus de 300.000 adhérents (cf. pièce jointe). Nous appelons nos compatriotes à vous faire part directement de leurs attentes pour le 25 septembre 2014 en vous déposant un message sur le site de la Présidence de la République : http://www.elysee.fr/ecrire-au-president-de-la-republique/

Dans l'attente de votre décision et restant à votre disposition comme à celle de vos collaborateurs,

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de notre très haute considération.

Pour la coordination des Associations d'Anciens combattants, patriotiques et de Français Rapatriés de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » Région Nord / Paris

 Mme Taouès TITRAOUI, élue locale, rescapée du massacre des Harkis du 19 mars 1962

Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création en 2002

Bernard COLL, Secrétaire général de Jeune Pied-Noir

Co-auteurs du « Livre des Harkis (JPN, 1991) » et du DVD « Harkis, les sacrifiés (JPN-ECPAD, 2010) ».

PS : Tous les documents et faits cités dans ce courrier sont disponibles et vérifiables sur Internet et en particulier sur le site Jeune Pied-Noir  http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/

-------------------------------- Lettre ouverte N°18 à F. Hollande - 29 juillet 2014 ---------------------------------

JEUNE PIED-NOIR

BP4 – 91570 Bièvres - Tel : 06 80 21 78 54

jeunepiednoir@wanadoo.fr

Mardi 29 juillet 2014

« Trois principes me guident : la vérité, la justice et

la confiance. » François Hollande, 31 août 2012.

Monsieur François HOLLANDE

Président de la République

Palais de l'Elysée - 5, rue du Faubourg Saint-Honoré - 75008 Paris

18 e Lettre RAR - Copie par courriel aux Cabinets

du Président et du Premier ministre 

Monsieur le Président de la République,

Le « G12 » n'a aucun mandat de la communauté harkie,

M. Kader Arif, le gouvernement de Manuel Valls doivent démissionner,

l'Assemblée nationale n'est plus l'expression du « Peuple souverain ».

L'Algérie de M. Bouteflika n'a pas débarqué en Provence le 15 août 1944.

La France, pays des Droits de l'Homme, ne doit-elle pas arrêter le Président algérien

pour « crime contre l'Humanité » s'il vient sur le sol français ?

Monsieur le Président de la République,

Le 7 juillet 2014 , pour le Collectif « Vérité et Justice pour les Rapatriés  » (62 associations représentants 300.000 adhérents), nous avons rencontré Mme Rose-Marie Antoine, Directrice générale de l'ONAC-VG en charge, depuis le 1 er janvier 2014, de l'ensemble du dossier « rapatriés ». A cette réunion de travail, le Collectif était représenté par M. Gérard Colliot, vice-président de l'Union Nationale des Anciens Combattants, et par nous-mêmes pour la coordination Paris/Région Nord, M. Gabriel Mène, président de l'USDIFRA, coordinateur PACA/Région sud, résidant dans le Var, n'ayant pu se joindre à nous. Trois de ses collaborateurs assistaient Mme R-M Antoine (Tel :0149556237): M. Serge Delrieu, adjoint (Tel :0149556210), M. Stéphane Le Borgne, Chef du département mémoire et communication (Tel : 0149556238) et M. Mohamed Nemiri, Chef de projet, Campagne de la valorisation de la mémoire harkie (Tel :0149556271). Deux invités de Mme R-M Antoine, Mme Nicole Ferrandis présidente de l'Association des Familles des victimes du 26 mars 1962 et leurs Alliés, et M. Yves Sainsot (Tel : 01 61 3512 74), président de l'ANFANOMA, ont aussi assisté à cet entretien. Deux responsables rapatriés ont été conviés par l'ONAC-VG à cette réunion, mais ne sont pas venus.

Le compte rendu de cette réunion de deux heures quinze, et les commentaires, ci-après, n'engagent que les auteurs de cette lettre. Pour tout Français qui souhaiterait s'assurer de l'exactitude de nos propos, nous avons indiqué les numéros de téléphone des personnes citées. Si nécessaire, la diffusion de l'enregistrement audio permettra d'apporter les précisions complémentaires à la compréhension de cette réunion dont l'objet était de faire le point sur la relation Etat/Rapatriés, suite à nos précédentes rencontres des 18 octobre 2013, 21 janvier et 18 février 2014 avec Mme R-M Antoine et ses collaborateurs.

Après nous avoir rappelé, qu'en tant que haut fonctionnaire, qu'elle ne pouvait émettre d'avis personnel et que sa fonction consistait à exécuter les directives de son ministre, M. Kader Arif, Mme Rose-Marie Antoine a aimablement répondu à nos questions d'actualité et présenté les propositions de son ministre.

Réunion du 4 juillet de M. le Président de la République avec le « G12 » harkis

Le 4 juillet 2014 , vous avez rencontré durant une heure et quart, un groupe de harkis et d'enfants de harkis, baptisé « G12 », personnellement sélectionné depuis deux ans par M. Kader Arif. Ce groupe informel, sans mandat de représentation de la communauté harkie, dont la liste variable des membres n'a jamais été publiée, comprenait curieusement, lors de votre rencontre, 19 personnes. Les invités complémentaires ayant été sollicités, quelques jours avant, pour donner, semble-t-il, un peu plus de consistance à cette représentation très sélective.

Nous avons demandé à Mme R-M Antoine de nous communiquer la liste des participants à cette importante réunion, les membres du « G12-19 » n'ayant pu être que partiellement identifiés par la photographie, de qualité moyenne, publiée sur le site présidentiel. Certain(e)s d'entre eux n'ont pas encore été reconnu(e)s , même par des responsables actifs, comme nous, depuis plus de 35 ans ! Nous n'avons pas encore reçue cette liste.

Cet ajout de dernière minute, non formaté au « marché » proposé par M.Kader Arif aux membres « G12 », lors des réunions préparatoires - marché résumé par la note, ci-jointe, du 30 juin 2014 de M. Hocine Bouarès (Tel : 0671654937) - vous a permis de vous rendre compte directement que la première des revendications qui vous a été présentée reste la même depuis le 22 septembre 1995 . Comme tous rapatriés, les intervenants vous ont demandé de tenir publiquement l'engagement solennel que vous avez pris, dès 2007, de reconnaître officiellement la faute et la responsabilité de la France dans l'abandon volontaire et les massacres subis par les Français rapatriés, et plus particulièrement pour nos compatriotes Harkis .

Cet engagement, que vous avez tenu d'abord en tant que Secrétaire général du Parti socialiste, vous l'avez ensuite rappelé à de multiples reprises comme candidat à la Présidence de la République en 2012. En tant que Chef de l'Etat , vous l'avez confirmé officiellement, dans le message lu par M. Kader Arif le 25 septembre 2012, comme l'attestent les courriers officiels, en votre nom , de vos Chefs de Cabinet successifs, M. Pierre Besnard et Mme Isabelle Sima (isabelle.sima@elysee.fr).

En ce qui concerne la dernière des « attentes » de la communauté harkie, présentée dans la note du 30 juin 2014, portant sur la présence de l'armée algérienne lors du défilé du 14 juillet, elle apparaît pour la première fois en 52 ans dans les demandes formulées par les Harkis ! Coïncidence heureuse, car pour la première fois depuis 1919 , l'Armée Nationale Populaire algérienne a été conviée au défilé du14 juillet 2014 ! Elle n'a jamais figuré dans aucun des comptes rendus des commissions Etats/Rapatriés, notamment dans les 29 points présentés en avril 2004 par le Haut Conseil des Rapatriés, dont M. Hocine Bouarès était membre. Le choix de la date de votre rencontre laisse penser que celle-ci n'avait pour objet que de conforter M. Kader Arif dans sa volonté de faire admettre l'Algérie du FLN comme « pays belligérants » venu au secours de la France en 1914-18, puis en 1939-45. Il est regrettable que, pensant faciliter l'obtention des autres demandes légitimes de nos compatriotes, notamment la « libre circulation  » des Harkis interdite par l'Algérie depuis 52 ans, les membres du « G12 » aient cru bon d'apporter leur soutien à cette contre-vérité historique qui transforme les Français d'Algérie « morts pour la France » en « combattants de la liberté » algériens. En oubliant, au nom de « la mémoire falsifiée » , que les Monuments aux morts français en Algérie ont été détruits ou transformés par le FLN dès 1962, et que 200.000 Français musulmans ont été assassinés par le FLN durant la « guerre » d'Algérie de 1954 à 1962, notamment après l'abandon du 19 mars 1962. Des morts qui, ne pouvant naturellement plus se défendre, n'ont que les témoins de ces crimes pour veiller à ce que leur mémoire ne soit pas bafouée.

Mme Rose-Marie Antoine et ses collaborateurs n'ont pas été conviés par M. Kader Arif à la réunion du 4 juillet. Aucun compte rendu officiel ne leur étant parvenu, ils n'ont pu nous donner une idée des engagements que vous avez réellement pris à cette occasion. Comme eux, nous devons nous reporter au communiqué officiel succinct présenté sur le site présidentiel.

De notre côté, nous avons recueilli de plusieurs participants, amis de longue date et authentiques défenseurs de la juste cause harkie, MM. Lamri Djebabla (Tel : 0674771987), Slimane Djera (Tel : 0679629991), Sadouni Brahim (Tel : 0650965845), Messaoud Kafi (Tel : 0615683784), Smaïl Boufhal (Tel : 0668962795), et M. Hocine Bouarès, leurs impressions sur cette rencontre historique. Les informations qu'ils nous ont données ne correspondent pas tout à fait au bref communiqué de l'Elysée. Le 4 juillet dernier, devant la répétition de leur demande de reconnaissance de la faute et de la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis , vous avez conclu en disant : « J'ai compris, j'ai compris ! » , et annoncé que le 25 septembre prochain vous interviendrez personnellement pour que cette reconnaissance soit de nouveau affirmée lors de la 14 e cérémonie officielle en « Hommage aux Harkis » à Paris, dans la cour des Invalides. Les différents participants interrogés n'ont pas perçu vos propos de la même façon. Certains pensent que vous viendrez présider personnellement la cérémonie du 25 septembre, d'autres ont compris que vous serez seulement représenté. Les Français rapatriés et leurs amis, qui n'ont pas eu le privilège de vous rencontrer le 4 juillet, souhaitent connaître la nature précise vos engagements, notamment pour le 25 septembre prochain.

Pour respecter les principes de Vérité, Justice et Confiance qui vous guident quotidiennement , et dans l'esprit de « transparence et de moralité de la vie publique» que vous préconisez, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir lever cette ambiguïté. Afin de permettre à l'ensemble des Français concernés de connaître la nature réelle de vos échanges avec les participants, le plus simple ne serait-il pas que le service de communication de l'Elysée diffuse l'enregistrement audio, voire vidéo, de la réunion ? A moins que la teneur cette rencontre, annoncée publiquement par M. Kader Arif le 25 septembre 2013, ait un caractère de confidentialité la classant « secret défense ».

Présence de l'Armée algérienne le 14 juillet 2014 sur les Champs Elysées

Pour M. Kader Arif, la présence le 14 juillet d'un « petit détachement de l'ANP » se justifie pour « raison d'Etat », le succès de l'Armée française, actuellement basée en Algérie et engagée contre le terrorisme islamique au Mali, dépend en grande partie de sa bonne coopération avec ses auxiliaires algériens.

Le Vietnam communiste, plus méfiant, ayant refusé de s'associer à la contre-vérité historique proposée par M.Kader Arif, force est de constater que les Français ont été mis devant le fait accompli de la présence de l'Armée Nationale Populaire algérienne. Les conséquences logiques de cette falsification historique, sans précédent dans notre Histoire, sont multiples. En premier lieu, désormais, grâce à vous comme nous vous l'avons écrit dans notre lettre N°16 du 13 juillet 2014, l'Algérie du FLN reconnaît que les Harkis ont bien été, durant la « guerre » d'Algérie de 1954-62, des « combattants de la liberté » . Une autre conséquence de ce fait accompli est que, désormais, la présence de soldats de l'Armée Nationale Populaire s'impose à toutes les cérémonies officielles françaises, car selon la logique précédente, reprise d'ailleurs par les Algériens eux-mêmes, des soldats algériens ont participé à tous les conflits de la France de 1830 jusqu'à l'abandon volontaire par le général De Gaulle de nos départements algériens en 1962.

70 e anniversaire du débarquement de Provence

Le 7 juillet , devant notre refus de cautionner cette falsification historique, Mme Rose-Marie Antoine nous a fait part d'une proposition compensatoire de M. Kader Arif.

 M. le Secrétaire d'Etat propose, en contrepartie de cette acceptation, la valorisation lors du 70 e anniversaire du débarquement de Provence, en votre présence , des anciens combattants « pieds-noirs » et « harkis », ayant débarqué le 15 août 1944. Ces combattants sont très âgés, répartis sur tout le territoire national et l'ONAC-VG n'a pas réussi, après plusieurs mois de recherche, à en identifier suffisamment. La proposition est faite à nos associations de contribuer à leur recherche. Tout sera fait pour les traiter avec égard, un avion spécial étant prévu depuis Paris, avec accompagnateurs. Le 9 juillet, par courriel, M.Serge Delrieu, confirmait officiellement cette demande que nous avons rediffusée à 300 associations Harkis/PN/Anciens combattants et patriotiques, sous la réserve d'avoir rapidement la confirmation, comme pour le 14 juillet, de l'absence de représentants de l'Armée Nationale Populaire algérienne le 15 août et toutes les précisions sur les modalités pratiques de cette invitation, notamment sur la prise en charge par l'Etat du déplacement de ces anciens combattants.

Le 20 juillet, un communiqué officiel a publié la liste des 20 pays invités. Le Président de la République algérienne démocratique et populaire a été officiellement convié aux cérémonies officielles du 70 e anniversaire du débarquement de Provence. De son côté, M. Kader Arif a déjà fait le nécessaire, depuis plusieurs mois, pour que l'Armée Nationale Populaire algérienne soit aussi de nouveau représentée par un contingent de 6 anciens combattants « Algériens ». Dans la revue navale, représentant l'armada venue libérer la France le 15 août 1944, un navire de guerre de la marine algérienne illustrera la présence de l'Algérie du FLN en 1944, selon la logique officialisée le 14 juillet dernier.

Il est évident que, comme pour le 14 juillet, les Associations du Collectif « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » ne peuvent cautionner ce nouveau mensonge d'Etat. Leurs présidents sont invités à vous le faire savoir directement ainsi qu'aux médias et à tous les Français. Leurs adhérents et amis sont invités à boycotter les cérémonies officielles et à se réunir à Toulon le 15 août, dans un lieu symbolique de leur sacrifie pour la France, afin de rendre hommage à leurs aînés et témoigner de leur opposition totale à cette nouvelle falsification de leur Histoire.

Grâce à l'action du Comité Harkis et Vérité , par un jugement du Tribunal administratif de Cergy-Pontoise du 10 juillet 2014, la Justice française vient de reconnaître officiellement, et au nom du Peuple français , « les fautes et la responsabilité de l'Etat français dans l'abandon, les massacres de harkis et les conditions d'accueil des familles de harkis rescapés dans des camps en France » . Le 25 septembre 2001, Pierre Messmer accusait dans le journal Le Monde : « Il faut poursuivre les dirigeants du FLN, y compris certains ministres algériens en exercice. M. Bouteflika est un ancien FLN, et je le tiens pour l'un des principaux complices des crimes commis contre les harkis. » En 1962, M. Pierre Messmer était Ministre des Armées et n'ignorait rien du sort réservé aux harkis, citoyens français, que ses directives avaient livrés, désarmés, aux mains du FLN. Ni M. Bouteflika, ni l'Etat algérien n'ont élevé de protestation à l'accusation publique de M. Pierre Messmer. Parce qu'elle est vraie.

En cas de présence sur notre sol de M. Bouteflika, la Justice française ne devrait-elle pas se saisir d'un des responsables du « crime contre l'Humanité  » commis par le FLN contre des harkis ? Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir en saisir la Ministre de la Justice.

Préparation de la cérémonie nationale en « Hommage aux Harkis » du 25 septembre 2014

L'Armée Nationale Populaire algérienne sera-t-elle présente à toutes les cérémonies officielles françaises, notamment le 25 septembre, lors du 14 e Hommage aux Harkis  ? C'est la question que sont en droit de se poser désormais les Français rapatriés et Anciens combattants qui attendent de vous une réponse précise.

Nous tenons à rappeler que le concept « Hommage aux Harkis » est une création en 1985 de notre association, développée dans une campagne nationale que nous avons animée par plus de 40 cérémonies publiques dans le cadre des mairies. Cette campagne a donné lieu, le 9 décembre 1989, à l'occasion de l'édition du timbre « Hommage aux Harkis » vendu à 11,5 millions d'exemplaires, à la première cérémonie officielle en « Hommage aux Harkis » dans la Cour des Invalides. Une cérémonie présidée par M. Gérard Renon, Secrétaire d'Etat à la Défense, et par M.Maurice Benassayag, Secrétaire d'Etat aux Rapatriés. Le « Livre des Harkis » (Ed. JPN, 1991) et le DVD « Harkis les sacrifiés  », (coproduction JPN/ECPAD, 2010), dont M. Kader Arif vous a remis un exemplaire à la suite de la réunion du « G12 » du 12 novembre 2013, présentent cette campagne et toutes les preuves du « crime d'Etat » dont ont été les victimes nos compatriotes. C'est la raison pour laquelle les prédécesseurs de M. Kader Arif, reconnaissants cette propriété morale, nous ont toujours associés à préparation de l'hommage national du 25 septembre. Dès juillet 2012, nous avons présenté de nombreuses propositions au Cabinet de M. Kader Arif qui sont restées, comme tous nos courriers, lettres mortes.

La nomination, l'an dernier, de M. Mohamed Nemeri, comme Responsable projet de la campagne de valorisation de la mémoire harkie , nous a permis d'être associés à la réalisation de l'exposition « Parcours de Harkis » en fournissant de nombreux documents de notre fond d'archives. Un fond documentaire largement utilisé par les médias depuis plus de vingt ans.

Il est regrettable, là aussi, que faute de méthode, de moyens et d'une structure de dialogue et de concertation opérationnelle, rien n'ait été programmé, semble-t-il, en dehors de l'exposition de l'an dernier qui devrait être disponible au niveau de chaque département. On est surpris, qu'au cours des multiples réunions du « G12 », aucune proposition constructive n'ait été faite dans ce domaine. Là aussi, nous sommes disponibles pour pallier cette absence d'initiative et participer à un programme digne de la reconnaissance de « la faute et de la responsabilité de la France » . Le 18 octobre 2013, lors de notre première réunion avec Mme R-M Antoine, nous avons présenté de nouveau les propositions que nous faisons, sans succès, depuis 2007. Voici succinctement, le rappel des principales :

•  réalisation d'un spectacle audio-visuel retraçant l'histoire vraie des Français musulmans de l'Armée d'Afrique et des Harkis, retransmis par une chaîne de télévision publique, comme cela a été fait pour l'hommage au général Leclerc (vidéo à votre disposition). Ce spectacle étant illustré par les 12 chansons sur les Harkis que nous avons rassemblées, avec édition d'un CD-audio et d'un DVD vendus au profit des harkis et de leurs familles

•  création d'un Historial des Harkis, en mémoire des 100 à 150.000 Harkis massacrés par le FLN après le 19 mars 1962, sur ordre du général De Gaulle, en lieu et place de l'Historial qui lui est actuellement consacré aux Invalides.

•  Acquisition par l'Etat pour l'Historial Harkis de la statue en bronze « Hommage aux Harkis », œuvre du sculpteur Marguerite Le Ribaut de Foucaucourt, prix Bourdel 1969.

•  vente le 25 septembre du Bleuet de France au profit des harkis et de leurs familles

•  réédition du timbre « Hommage aux Harkis » avec une surtaxe pour les harkis

•  réalisation d'un film grand public, pendant du film « Hors-la-loi  » financé par l'Etat, dont une partie de la recette serait pour les harkis.

Ces propositions sont, dans l'ensemble, génératrices de ressources destinées aux Harkis de la première génération, à leurs veuves, leurs enfants et petits-enfants en difficulté.

Mise en place du « guichet unique Rapatriés » au sein de l'ONAC-VG

Après la disparition illégale de l'ANIFOM et celle, toujours en suspens, de la Mission Interministérielle aux Rapatriés (MIR), Mme Rose-Marie Antoine a désormais en charge, théoriquement, depuis le 1 er janvier 2014, l'ensemble du dossier « rapatriés ». Le prolongement incompréhensible de la MIR, présidée par l'inamovible M. Renaud Bachy, nommé fin novembre 2007 par votre prédécesseur, M. Nicolas Sarkozy, et aujourd'hui réfugié, très discrètement, dans deux bureaux de la Tour Mirabeau (Paris XVe), est des plus surprenants. Force est de constater que, malgré la nomination de M.Renaud Bachy au poste très recherché de contrôleur général économique et financier (Votre décret du 21 mai 2014 – JORF n°0119 du 23 mai 2014, texte n°69), le décret de dissolution de la MIR, n'a toujours pas été validé depuis plus de 6 mois par le Conseil d'Etat. Mme Rose-Marie Antoine et ses collaborateurs ont été, comme lors des précédentes réunions, très rassurants. Il ne s'agit désormais que d'une question de semaines, voire de jours. Pourtant, une rumeur laisse, au contraire, entendre que le Premier ministre envisagerait de reconduire M. Renaud Bachy dans sa fonction de président de la MIR.

En attendant, Mme Rose-Marie Antoine ne peut pas travailler, les dossiers « rapatriés » urgents étant toujours, dans des cartons, soit chez M. Renaud Bachy, soit au Service Central des Rapatriés à Agen. Et les vieux pieds-noirs et les enfants de harkis, surendettés par « la faute » de l'Etat, voient leurs biens saisis et se trouvent jetés à la rue . Le président Gabriel Mène tient à votre disposition la liste des dossiers en cours ou en instance depuis des années.

En tant que Chef de l'Etat, vous serait-il possible d'intervenir auprès de M. Manuel Valls pour qu'il précise ce qu'il en est. D'autant plus que le rôle inutile de M.Renaud Bachy, payé, aux frais du contribuable, plus de 11.000 euros par mois à ne rien faire (ceci depuis novembre 2007 !), a été dénoncé à l'Assemblée nationale le 20 mai 2008 par M. Jean-Marc Ayrault (QE n°23233, JO 4 mai 2010).

Le « guichet unique  » de l'ONAC-VG annoncé par M.Kader Arif, le 25 septembre 2013, ne fonctionne toujours pas et la réponse du 27 juin 2014 de son nouveau Directeur de Cabinet, M. Manuel Bougeard, au sénateur Pierre Bernard-Reymond démontre de nouveau l'absence de considération portée à votre confiance par M. Kader Arif. En effet, notre ministre de tutelle, s'il sait faire venir d'Algérie, aux frais des contribuables français, des « combattants de la liberté» du FLN pour les cérémonies du 14 juillet et du 15 août, semble avoir oublié que vous lui avez confié personnellement, par votre décret n° 2012-795 du 8 juin 2012 (JORF n°0133 du 9 juin, page 9791, texte n°20), la mission de préparer et mettre en œuvre « les mesures de solidarité nationale » en faveur des Français rapatriés. La dotation actuelle de 17,8 MF, ne couvre que les mesures précédant son arrivée. Si cette dotation était répartie aux 420.000 familles spoliées, cela ferait 420 € par famille et par an ! Soit 35 € par mois ! Soit 1 € par jour par famille !

Notez que M. le Secrétaire d'Etat ne répond jamais lui-même aux courriers qui lui sont adressés, même à celui d'un ancien ministre. Personne, en plus de deux ans, n'a jamais vu une lettre de réponse circonstanciée signée de M.Kader Arif, sauf ses billets de convocations adressés, quelques jours avant, à l'occasion de des premières réunions, en 2012, à 19 heures (sic) au ministère.

Un rapide contrôle téléphonique auprès des Directions départementales de l'ONAC-VG démontre qu'elles n'ont reçu aucune directive officielle concernant leur rôle de « guichet unique » envers nos compatriotes, qui sont renvoyés de la Préfecture, au Secrétariat d'Etat aux Anciens combattants, au Service Central des Rapatriés d'Agen, à l'ONAC-VG départementale et à l'ONAC-VG nationale ! Après deux ans d'attente, ce « guichet tournant » laisse, en final, nos compatriotes devant un «  guichet fermé  » depuis plus de six mois !

Que pourrait-il d'ailleurs se passer en cas de son éventuelle ouverture, puisque les « mesures de solidarité nationale » que devait présenter M. Kader Arif sont inexistantes aujourd'hui ? De quelles aides pourraient bénéficier les 420.000 familles de Français rapatriés victimes spoliées par la politique de l'Etat français puisqu'aucun budget ne leur a été alloué et que, selon Mme R-M Antoine, les « Rapatriés » n'ont actuellement aucun statut dans son office ? Les documents de l'ONAC-VG précisent pourtant que cet office gère actuellement plus de 20 statuts différents. Si les Harkis sont considérés, à juste titre, comme des Anciens combattants, les Français rapatriés ne devraient-ils, en toute logique, être considérés comme des victimes de guerre ? En effet, la loi du 18 octobre 1999 N°99-882 affirme qu'il y a bien eu une « guerre d'Algérie », sans en préciser cependant les belligérants ! Enfin votre reconnaissance de la « faute et de la responsabilité de la France dans l'abandon des Français rapatriés, dont les Harkis  », ne peut conduire, comme pour nos compatriotes juifs, qu'au statut de victimes de guerre . D'une guerre, qui désormais ose dire son nom, celui d'une guerre civile franco-française.

Sauvegarde de la Mémoire harkie

Mme Rose-Marie Antoine, après avoir évoqué avec une grande émotion son récent voyage en Algérie, a exprimé sa volonté, en qu'en tant que pied-noir de Sidi-Bel-Abbès, de sauvegarder la « mémoire » de ses compatriotes. En ce qui concerne les Harkis, la nomination de M. Mohamed Nemiri, a permis de réaliser l'exposition « Parcours de Harkis » qui devrait être mise, en septembre, à disposition des ONAC-VG départementales. En complément, la formation de quatre jeunes stagiaires a été lancée pour recueillir les témoignages audio des anciens harkis, et aussi de leurs enfants, afin de constituer une base mémorielle protégée à l'usage des chercheurs et de l'Etat.

Nous avons demandé à Mme R-M Antoine si, comme cela se fait préalablement à toute nouvelle recherche historique, un inventaire des témoignages déjà recueillis, de 1962 à aujourd'hui, avait été réalisé afin d'éviter les doublons et pour comparer, avec l'usure du temps, les mémoires plus fraîches d'hier et à celles plus vacillantes d'aujourd'hui.

Il existe déjà un nombre impressionnant de témoignages oraux, notamment ceux des émissions de radio et de télévision, comme « Cinq colonnes à la une » en 1962, ou la série de 5 émissions d'une heure, « 500.000 Harkis à la recherche de leur Histoire » , diffusée en 1984 sur France-Culture, de Mme Françoise Gaspard, ancien maire socialiste de Dreux, ou encore celle de Patrice Gélinet « Le massacre des Harkis » en 1992, à laquelle nous avons participé en démontrant, en direct et en présence de l'historien Guy Pervillé (Tel : 0556816036), la responsabilité criminelle du général De Gaulle. Sans compter les transcriptions des témoignages recueillis au moment de l'exode, dès 1962 , comme par exemple, ceux publiés par le Bachaga Saïd Boualam dans ses trois ouvrages « Mon pays la France » (1962), « Les Harkis au service de la France  » (1963), « L'Algérie sans la France » (1964), (Ed. France-Empire), par André Figueras dans « Les Pieds-noirs dans le plat » (Les presses du Mail, 1964), par Georges Jasseron ( « Les Harkis en France  », Ed. du Fuseau - 1965), où ceux que nous avons recueillis entre 1986-1990 lors des 40 cérémonies de la campagne Hommage aux Harkis, en partie reproduits dans « Le Livre des Harkis » (JPN, 1991) et dans le DVD « Harkis, les sacrifiés » (coproduction JPN/ECPAD, 2010). Ces témoignages, qui démontrent tous le « crime d'Etat » du 19 mars 1962 du général de Gaulle et le « crime contre l'Humanité » du FLN, sont probablement d'une fiabilité plus grande que ceux qui pourront être recueillis aujourd'hui, dans le contexte des méthodes peu scientifiques de M. Kader Arif.

Cet inventaire n'a pas été fait par l'ONAC-VG. Mme R-M Antoine reconnait que c'est une question de méthode et de moyens, et qu'elle et ses collaborateurs sont à l'écoute de nos propositions et des listes que nous pourrions leur communiquer.

Sauvegarde de la Mémoire pied-noir

En plus de deux années d'activités, M. Kader Arif n'a eu le temps d'aborder que les problèmes spécifiques à nos compatriotes harkis. Il n'a convoqué qu'une seule fois les représentants de la communauté « pied-noir », le 3 janvier 2013 à 19 heures (sic), réunion qui s'est terminée par le départ collectif des participants mécontents, laissant M. le Ministre et ses collaborateurs seuls devant le traditionnel buffet clôturant traditionnellement, de façon conviviale, ce genre de rencontre tardive.

Dans nos précédents entretiens, nous avions déjà fait remarquer à Mme R-M Antoine, qu'il n'y avait pas d'équivalent de la fonction de M. Mohamed Nemiri pour les « pieds-noirs », et d'une façon plus générale pour tous les autres « rapatriés » d'Indochine, du Maroc, de Tunisie et des anciens territoires sous souveraineté française. Nous demandons donc la création de postes équivalents pour l'Algérie, le Maroc, la Tunisie, l'Indochine et les autres territoires. Nous présentons notre candidature à cette fonction. Nos réalisations de 1985 à aujourd'hui, dont certaines avec la DMPA et l'ECPAD, présentées sur le site Internet de Jeune Pied-Noir, démontrent notre savoir-faire et nos compétences. Aucune de ces réalisations publiques n'a jamais été contredite par aucun historien spécialiste de la guerre d'Algérie, notamment par MM. Benjamin Stora, Jean-Jacques Jordi et Guy Pervillé qui les connaissent. Simplement parce qu'elles disent la vérité.

Notre fond documentaire, déjà utilisé par de nombreux médias, vient de s'enrichir de l'exceptionnelle collection de plus de 2000 photos sur la guerre d'Algérie, l'exode des Rapatriés et leur vie en France, dont beaucoup inédites, de notre ami, et celui de tous les Rapatriés, le regretté journaliste René Attard, que nous a confiée Mme Colette Attard. Nous avons proposé à Mme R-M Antoine que ce fond soit utilisé dans le cadre d'une rétrospective historique sur la guerre d'Algérie, le drame des Harkis et l'exode de nos compatriotes d'Algérie.

Proposition de M. Kader Arif de création d'un « G12 » Pied-noir

Devant les résultats satisfaisants, pour M. Kader Arif, du « G12 » Harkis, Mme Antoine nous a fait part de la proposition de M. le Secrétaire d'Etat de créer un « G12 » Pieds-noirs, composé de gens « calmes et raisonnables ». Ce groupe, non officiel, à la disposition de M. Kader Arif, aura pour objet de réfléchir sur les attentes de nos compatriotes, à l'exclusion de toute demande de financière . Comme chacun le sait, le budget actuel ne permet pas de prendre en compte la moindre mesure de réparation, raison pour laquelle le statut de victimes de guerre n'est pas envisageable pour les Rapatriés. Mme R-M Antoine nous a demandé de lui faire parvenir les noms de responsables susceptibles de répondre à l'attente de M. Kader Arif, voire de présenter nos propres candidatures.

M. Kader Arif, déjà très fâché avec l'Histoire, semble l'être aussi avec les budgets. La dette de la France va augmenter en 2014, selon les médias, de plus de 45 Md€ pour arriver au chiffre symbolique de 2000 Md€, soit une augmentation de 600 Md€ depuis que nous avons présenté au CES, en octobre 2007, notre chiffrage du solde de la dette de l'Etat envers les 420.000 familles « rapatriées », soit 42 Md€. Une dette, que nous proposons de solder par une loi-cadre sur 5 ans au nom de la « solidarité nationale » , sans incidence sur le budget de la Nation , au rythme de 8,2 Md€ par an prélevés sur une partie des 34 Md€ de subventions attribués par an, sans contrôle, aux associations par l'Etat et les Collectivités locales. La seule suppression des subventions de fonctionnement aux associations, les aides devant se limiter aux projets aux résultats contrôlables, permettrait de dégager les 8,2 Md€ nécessaires. En effet une association ne se justifie que si ses adhérents soutiennent ses activités et les projets qu'elles proposent. Il appartient aux Français de financer directement les associations qui jugent utiles et non à l'Etat, quitte à fixer par la loi un montant obligatoire de don aux associations dans le cadre de la déduction fiscale de 66%. Cette suppression de l'aide publique, actuellement incontrôlée, permettrait un financement direct par les contribuables des associations de leur choix. Il pourrait en être de même du financement des médias, la taxe audiovisuelle obligatoire étant versée directement par le contribuable au(x) média(s) de son choix.

Loi « Vérité et Justice pour les Français rapatriés »

 Le 25 septembre 2008 paraissait dans Le Monde la première annonce de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés ». Cette campagne, soutenue par 62 associations et les 2000 donateurs, s'est poursuivie dans Le Figaro, La Provence, L'Echo de l'Oranie, Politique Magazine et actuellement dans Valeurs Actuelles . Elle a permis de dénoncer entre autres , sans jamais avoir été contredite , à la fois les crimes du FLN ( Le Monde du 20 mai 2010), la responsabilité du général De Gaulle dans le « crime d'Etat » du 19 mars 1962 et sa complicité dans le « crime contre l'Humanité » du massacre, par le FLN, des Harkis et des disparus européens, pieds-noirs et soldats français ( Valeurs Actuelles du 13 mars 2014), pour aboutir à la validation de la proposition de projet de loi « Vérité et Justice pour les Français rapatriés  », début septembre 2013 à Port-Barcarès, lors du 7 e Salon du Savoir-faire Pied-noir ( Valeurs Actuelles du 3 mars 2014), sous l'autorité du regretté président Pierre Descaves, ancien député et conseiller général honoraire de Picardie, et de Gabriel Mène, président de l'USDIFRA, organisateur du salon. Cette proposition de projet de loi a été adressée le 17 septembre 2013 au Premier ministre, M.Jean-Marc Ayrault, qui l'a transmise le 27 décembre 2013 à M.Kader Arif « afin qu'une réponse vous soit apportée » (Ref. CAB IV/2-PV – RO494.14.1 de M. Emmanuel Grégoire, Chef de Cabinet). Comme à la mission que vous lui aviez confiée le 8 juin 2012, M. Kader Arif n'a pas encore répondu à la demande du Premier ministre.

Devant ce refus d'assumer ses responsabilités, nous avons adressé cette proposition aux 925 parlementaires. Après nous avoir reçus le 30 juin 2014, Me Gilbert Collard déposait le 10 juillet 2014 la proposition de loi « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » à l'Assemblée nationale (N°i-793).

Nous vous serions très reconnaissants de bien vouloir saisir le Premier ministre pour qu'un projet de loi, reprenant cette proposition validée par nos compatriotes, soit présenté par le gouvernement dans les meilleurs délais. En attendant, nous appelons tous les rapatriés et leurs amis à contacter les parlementaires de leur département pour qu'ils soutiennent notre demande auprès du Premier ministre.

Demande de démission de M. Kader ARIF

Après l'échec des élections européennes, M. Manuel Valls a maintenu M. Kader Arif qui est passé, pour la circonstance, de Ministre délégué à simple Secrétaire d'Etat aux Anciens combattants, auquel le nouveau Premier ministre a jugé bon d'ajouter « et à la Mémoire », pensant probablement, par cet artifice, améliorer cette qualité intellectuelle, semble-t-il déficiente chez notre ministre de tutelle.

Une déficience chronique si l'on se réfère à sa biographie dans le Who's Who , dont chacun sait qu'elle est faite par l'intéressé lui-même. M. Kader Arif a oublié le nom de ses propres parents  (cf. pièce jointe) ! Que penser de la « mémoire » de ce fils de Harki, sauvé des massacres du 19 mars 1962 par l'exode de ses parents d'Algérie, et dont la seule loi à ce jour a été d'officialiser ce « crime d'Etat » du général De Gaulle et le « crime contre l'Humanité » du FLN qui a suivi ! Que dire de la « mémoire » de ce ministre, dont son père ancien tirailleur français de l'Armée d'Afrique, est devenu, grâce à cet artifice de rétroactivité dans l'Histoire, un « combattant de la liberté » d'une Armée Nationale Populaire algérienne du FLN qui n'existait pas ! Comme le sont désormais tous les Français musulmans « morts pour la France » lors des guerres 1914-18 et 1939-45, et nos parents européens de l'Armée d'Afrique et des Troupes coloniales, à ce jour « oubliés » de M. Kader Arif !

Que M. Kader Arif soit un bon soldat du parti socialiste, sa biographie le démontre. Que ce soit un bon exécutant de la « feuille de route » du gouvernement, son action le prouve aussi. Mais cela en fait-il un bon soldat de la France et un ministre digne d'assumer la véritable Histoire de notre Pays ?

Toutes ces raisons, associées aux propositions inacceptables présentées de sa part par Mme R-M Antoine, font que nous sommes contraints de demander la démission de notre ministre de tutelle. Comment en effet, serait-il pensable, qu'après de tels actes, les responsables  « rapatriés » puissent accepter désormais de poursuivre ou d'engager un dialogue de confiance avec un ministre qui les ignore depuis plus de deux ans ? Son absence de propositions à votre demande du 8 juin 2012 semble traduire des méconnaissances historiques, juridiques, économiques et culturelles incompatibles avec la mission que vous lui avez confiée.

Toute l'action de M. Kader Arif tend à mettre les Français rapatriés devant le fait accompli de la suppression progressive des services existants . La solution finale au dossier « rapatriés » semble se résumer, pour notre ministre de tutelle, à la préconisation de l'administration ayant à régler en 1963 le sort des harkis mutilés et traumatisés regroupés dans le mouroir du camp de Bias : « Ce résidu disparaîtra par voie d'extinction naturelle» . Au génocide du 19 mars 1962, M. Kader Arif n'a-t-il d'autre solution que celle du génocide mémoriel de l'Histoire de ses compatriotes d'exil ?

Pour cela, M. Kader Arif ment, et injuste et abuse de votre confiance . Pouvez-vous conserver auprès de vous ce serviteur de l'Etat qui dénature chaque jour les trois principes de « Vérité, Justice et Confiance » qui guident votre action quotidienne ?

Demande de démission du gouvernement de M. Manuel VALLS

Lors des dernières élections municipales et européennes des mois d'avril et de mai 2014, les Français ont marqué, de façon majoritaire, leur désapprobation de la politique du gouvernement de M. Jean-Marc Ayrault. Vous avez dit avoir « entendu » leur message mais vous avez validé le nouveau gouvernement de M. Manuel Valls, dont les ministres sont pour l'essentiel, comme M. Kader Arif, les mêmes que ceux du précédent gouvernement. Certains ministres, comme Mme Ségolène Royal et M.Michel Sapin, ont retrouvé les mêmes ministères que ceux qu'ils occupaient en 1992, il y a 22 ans ! Ce gouvernement, qui ne représente plus actuellement que 14% des électeurs, poursuit une politique rejetée par 86% des Français . Il ne représente plus le Peuple souverain. Sa démission s'impose. Le principe démocratique de l'alternance, dont vous avez bénéficié le 6 mai 2012, doit s'appliquer ainsi que le slogan de votre campagne présidentielle : « le changement c'est maintenant ».

Demande de dissolution de l'Assemblée nationale

Votre fonction fait de vous le représentant de tous les Français, et non des seuls adhérents d'un Parti socialiste qui s'étiole. De nombreux partis de toutes tendances vous ont demandé d'annoncer la dissolution de l'Assemblée nationale , seule démarche possible pour respecter l'expression de la souveraineté populaire, Comme déjà de nombreux Français, nous vous appelons au respect de leur expression démocratique en prononçant la dissolution de l'Assemblée nationale.

Appel à la création de Comités Vérité-Justice-Confiance

Pour vous aider à faire respecter vos principes par M. Kader Arif, nous avons lancé le 14 juillet un appel aux Français rapatriés pour qu'ils vous fassent part directement de leur volonté de voir la loi « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » votée rapidement par le Parlement.

Pour rendre plus efficace notre action commune, nous les invitons à se regrouper au sein de Comités « Vérité-Justice-Confiance  » pour vous exprimer directement, comme en 1789, leurs doléances. Ils disposent pour cela de nombreux moyens d'expression démocratique, accessibles à tous, notamment :

•  leur libre expression dans les médias, les réunions et les débats publiques ou privés, en particulier sur Internet

•  l'envoi de lettres ouvertes au Chef de l'Etat par courrier ou par courriel, rediffusées dans le cadre associatif ou privé, à ses parents, proches, amis et aussi aux parlementaires, journalistes et éditorialistes.

•  les messages déposés dans la rubrique « écrire au Président » de votre site officiel,

•  http://www.elysee.fr/ecrire-au-president-de-la-republique/

•  les messages adressés à vos Directeur, Chef de Cabinet et autres collaborateurs directs

•  Mme Sylvie Hubac, Directrice de Cabinet : sylvie.hubac@elysee.fr

•  Mme Isabelle Sima, Chef de Cabinet : isabelle.sima@elysee.fr

•  les étiquettes autocollantes sur les courriers qui vous sont destinés (cf. l'enveloppe de ce courrier), et d'une façon plus générale sur tous les courriers, paquets et autres supports visibles

•  les autocollants, affichettes, affiches, banderoles ou autres supports démocratiques de communication visuelle aux emplacements légaux.

•  l'interpellation individuelle, comme nous l'avons fait le 11 novembre 2012, voire

•  http://www.youtube.com/watch?v=rn7PgDvWXXA&feature=related

•  ou le 5 décembre 2012 auprès de M. Kader Arif Quai Branly par un jeté de tracts

•  les manifestations publiques pacifiques. comme celle organisée le 15 août prochain à Toulon , à l'occasion du 70 e anniversaire du débarquement de Provence, par les Français rapatriés et les Anciens combattants, en mémoire des Français d'Afrique du Nord de toutes confessions « morts pour la France » le 15 août 1944. Contacts : M. Hervé Cuesta, Tel : 0660738092 - M. François Paz, Tel : 0494094720 - Bernard Coll, Tel : 0680217854.

Ces Comités pouvant être créés soit localement, mais aussi de façon plus moderne et pratique, sur Internet. Une proposition de mode de fonctionnement leur est présentée sur notre site : http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/

Dans cette attente de vos décisions et restant à votre disposition comme à celle de vos collaborateurs,

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de notre très haute considération.

Pour la coordination des Associations d'Anciens combattants, patriotiques et de Français Rapatriés de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » Région Nord / Paris

 Mme Taouès TITRAOUI, élue locale, rescapée du massacre des Harkis du 19 mars 1962

Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création en 2002

Bernard COLL, Secrétaire général de Jeune Pied-Noir

Co-auteurs du « Livre des Harkis (JPN, 1991) » et du DVD « Harkis, les sacrifiés (JPN-ECPAD, 2010) ».

PS : Tous les documents et faits cités dans ce courrier sont disponibles et vérifiables sur Internet et en particulier sur le site Jeune Pied-Noir http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/

-------------------------------- Lettre ouverte N°17 à F. Hollande - 10 juillet 2014 ---------------------------------

JEUNE PIED-NOIR
BP4 – 91570 Bièvres -Tel : 06 80 21 78 54
jeunepiednoir@wanadoo.fr

« Trois principes me guident : la vérité, la justice et
la confiance. »
François Hollande, 31 août 2012.

Monsieur François HOLLANDE
Président de la République
Palais de l'Elysée
55, rue du Faubourg Saint-Honoré - 75008 Paris

17e Lettre RAR - Copies par courriel aux Cabinets
du Président et du Premier ministre

Monsieur le Président, grâce à vous le Vietnam communiste et l'Algérie du FLN

reconnaissent que les Vietnamiens et les Harkis qui ont combattu dans l'Armée française

contre le Vietminh et le FLN ont bien été des « combattants de la liberté ».
Dimanche 13 juillet 2014

Monsieur le Président de la République,

Le 7 juillet, dans un entretien au journal Le Quotidien d'Oran , le ministre des Affaires étrangères algérien, M. Ramtane Lamamra, a confirmé la présence de l'Algérie aux commémorations du centenaire de la Grande Guerre de 1914, l'Algérie « ayant été officiellement invitée par la France à participer à la parade militaire sur les Champs Elysées » comme étant un des 80 « pays belligérants » de ce conflit mondial.  Cette présence sera constituée d'un représentant du gouvernement, d'une « petite délégation de trois militaires dont un porte-drapeau (drapeau national) qui ne défilera pas mais prendra part à l'animation d'ouverture, ainsi que quatre jeunes gens (deux filles deux garçons) qui prendront part à l'animation finale » .

M. le Ministre précise que «  l'Algérie participe pour la première fois au défilé du 14 juillet  » pour que le « peuple algérien honore ses propres contributions à la liberté à travers le monde  », dont « les citoyens (sic) sont tombés sur les champs de bataille de la 1 ère guerre mondiale », et rende «  à nos valeureux aînés l'hommage qu'ils méritent pour le sacrifice de leurs vies pour la liberté d'autrui et la leur propre ». M.le Ministre Ramtane Lamamra rappelle que « 173.000 Algériens ont été mobilisés pendant le conflit, dont 23.000 sont morts au combat, 150.000 pendant le Seconde Guerre mondiale, dont 16.000 morts au

combat, et c'est pour ces combattants de la liberté qu'on devrait rendre hommage ». Il oublie de mentionner les « Algériens » pieds-noirs qui furent 115.000 en 1914-18, 175.000 en 1939-45 et dont les pertes furent équivalentes en nombre à celles de leurs compatriotes Français musulmans.

En tant que patriotes français, nous ne pouvons que souscrire à cette reconnaissance par l'Algérie des sacrifices des Français musulmans, « combattants de la liberté  » , engagés volontaires, et non « mobilisés » comme le dit par erreur M. le Ministre Ramtane Lamamra, qui a dû probablement se renseigner auprès de M. Kader Arif dont les connaissances historiques semblent des plus limitées. Si la III e République avait décrété la mobilisation pour les Français d'origine arabo-berbère dans nos départements algériens, comme pour les Pieds-noirs mobilisés à 16,5%, le taux le plus élevé d'une province française, ce ne sont pas 173.000 soldats Algériens qui auraient été envoyés au front en 1914-18, mais plus d'un million !

En suivant le raisonnement de M. le Ministre des Affaires étrangères algérien, et en l'appliquant aux Algériens engagés volontaires durant la Guerre d'Indochine, contre le Vietminh communiste, et lors la Guerre d'Algérie, contre la rébellion terroriste du FLN, ces soldats français sont aussi « ses valeureux aînés » et des « combattants de la liberté  ». Nous ne pouvons que souscrire à cette logique bien cartésienne et française, qui a d'ailleurs permis à notre association de réaliser l'exposition « Hommage aux Harkis, soldats de France, soldats de l'Armée d'Afrique », inaugurée le 25 septembre 2004 dans le Salon d'Honneur de l'Hôtel national des Invalides par Mme Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, et M.Hamlaoui Mekachera, Ministre délégué aux Anciens combattants. Une exposition conçue avec les historiens de la DMPA, alors dirigée par Mme Rose-Marie Antoine, que nous avons le plaisir de retrouver aujourd'hui comme Directrice générale de l'ONAC-VG, responsable du « guichet unique » des Français rapatriés depuis le 1 er janvier 2014, sous l'autorité de M. Kader Arif. Nous remercions donc M. le Ministre des Affaires étrangères algérien de justifier, à posteriori, notre exposition par sa déclaration.

Mais surtout, nous vous remercions d'avoir ainsi conduit le gouvernement algérien , par ce jeu subtil de la pensée française dont vous avez une grande maîtrise, à reconnaître lui-même le juste combat de nos compatriotes harkis et pieds-noirs contre le terrorisme criminel et « barbare » du FLN, selon l'expression même du Président Jacques Chirac.

En suivant votre logique, rien ne s'oppose plus à ce que le Président de l'Assemblée nationale, « l'Algérien » Claude Bartolone, rend un hommage solennel au « glorieux aîné  » de M. le Ministre des Affaires étrangères d'Algérie, son compatriote le Bachaga Saïd Boualam , vice-président de l'Assemblée nationale de 1958 à juin 1962, officier de l'Armée française, Grand-Croix de la Légion d'Honneur à titre militaire, qui présidait en burnous le groupe des 70 députés « Algérie française  » élus en novembre 1958 par les « 10 millions d'Algériens (sic) à part entière, avec les mêmes droits et les mêmes devoirs », selon la célèbre expression du général De Gaulle sur le Forum d'Alger le 4 juin 1958.

Dans ce contexte, beaucoup de Français ne risquent-ils pas de trouver un peu limitée la représentation « algérienne » de ce 14 juillet réduite à une « petite délégation de trois militaires dont un porte-drapeau (drapeau national) qui ne défilera pas mais prendra part à l'animation d'ouverture, ainsi que quatre jeunes gens (deux filles deux garçons) qui prendront part à l'animation finale » . Cette reconnaissance de la France ne risque-t-elle pas d'être perçue comme mesquine par le gouvernement algérien face aux sacrifices de ces valeureux « combattants de la liberté » venus d'Algérie pour sauver la France ? Elle n'a pas l'ampleur de la présence, le 14 juillet 1958, des 4000 anciens combattants et des 3000 jeunes « Algériens » venus de toutes les villes et de tous les villages de « l'Algérie française » défiler devant le Président René Coty et le général De Gaulle, alors simple Chef du gouvernement.

Ne faudra-t-il pas désormais, après un siècle d'oubli , honorer de façon plus conforme à ses sacrifices, l'Algérie « pays belligérant » des guerres de 1914-18, de 1939-45, d'Indochine et d'Algérie, mais aussi des combats où s'illustrèrent ses « glorieux aînés » Algériens qui se sont rangés, dès le débarquement de Sidi-Ferruch du 14 juin 1830, aux côtés des troupes françaises pour chasser l'occupant turc puis pour combattre les tribus rebelles, comme le fit l'Agha Ben Ismaël, général de l'Armée française ? Sans oublier non plus, les Algériens Turcos, Zouaves, Spahis et autres engagés volontaires qui combattirent dès 1870, puis après notre défaite, dans les troupes coloniales pour la « plus grande France », au sein de l'Armée d'Afrique. Une armée qui, en 130 ans au service de la France, compte un million de ses fils morts pour la Patrie. Tous ces faits historique sont présentés dans le DVD « Harkis les sacrifiés » (coproduction JPN/ECPAD, 25 septembre 2010) que nous souhaiterions actualiser en ajoutant la reconnaissance que vous avez faite le 25 septembre 2012 de « la faute et de la responsabilité de la France dans l'abandon des rapatriés et des harkis » . A cet effet, nous souhaiterions pouvoir filmer votre témoignage. Nous vous serions très reconnaissants de bien vouloir pour cela nous accorder une audience.

Dans cette attente et restant à votre disposition comme à celle de vos collaborateurs,

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre très haute considération.

Pour la coordination des Associations d'Anciens combattants, patriotiques et de Français Rapatriés de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés ».

Mme Taouès TITRAOUI, élue locale, rescapée du massacre des Harkis du 19 mars 1962
Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création en 2002

Bernard COLL, Secrétaire général de Jeune Pied-Noir
Co-auteurs du « Livre des Harkis (JPN, 1991) » et du DVD « Harkis, les sacrifiés (JPN-ECPAD, 2010) ».

PS : Tous les documents et faits cités dans ce courrier sont disponibles et vérifiables sur Internet et en particulier sur le site Jeune Pied-Noir http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/

 

Dans Valeurs Actuelles du 25 septembre 2014

---------------------------------- Lettre ouverte N°16 à F. Hollande - 7 juillet 2014 ----------------------------------

JEUNE PIED-NOIR
BP4 – 91570 Bièvres -Tel : 06 80 21 78 54
jeunepiednoir@wanadoo.fr

« Trois principes me guident : la vérité, la justice et
la confiance. »
François Hollande, 31 août 2012.

Monsieur François HOLLANDE
Président de la République
Palais de l'Elysée
55, rue du Faubourg Saint-Honoré - 75008 Paris

16e Lettre RAR - Copies par courriel aux Cabinets
du Président et du Premier ministre

Monsieur le Président, les soldats de l’Armée d’Afrique,
des Troupes coloniales et leurs descendants vous demandent
« Vérité, Justice et Confiance » pour leurs « Morts pour la France ».

Lundi 7 juillet 2014

Monsieur le Président de la République,

Depuis le 3 décembre 2012, vos Chefs de Cabinet, M. Pierre Besnard et Mme Isabelle Sima, affirment, sur lettres à en-tête de la Présidence de la République, que vous avez reconnu officiellement le 25 septembre 2012 « la faute et la responsabilité de la France dans l’abandon des rapatriés et des Harkis ainsi que les conditions indignes de ceux qui ont été accueillis sur le sol français». Une reconnaissance qu’oblige, selon les termes de votre intervention du 11 septembre 2007 à l’Assemblée nationale, « nécessairement et juridiquement » le vote par le Parlement d’une loi de réparation mettant un terme à 52 années de mensonge, d’injustice et d’abus de confiance.

Notre ministre de tutelle, M. Kader Karif, malgré plusieurs relances du Cabinet du Premier ministre, ne semble pas avoir encore saisi votre volonté. Vous lui avez pourtant personnellement, par décret du 8 juin 2012, confié la mission de préparer les « mesures de solidarité nationale » envers les Français rapatriés. Force est de constater que plus de deux ans après sa prise de fonction, M. Kader Arif n’a pas encore répondu à votre demande.

C’est ce que plusieurs des intervenants de la délégation de Harkis et de leurs enfants, sélectionnée par M.Kader Arif, que vous avez reçue le 4 juillet à l’Elysée, vous ont exprimé clairement en vous confirmant que la première de leurs attentes, qui est aussi celle de tous les Français rapatriés depuis le 22 septembre 1995, est que vous confirmiez personnellement cette reconnaissance. Vous les avez longuement écoutés, vous avez eu des mots justes pour exprimer la dette imprescriptible de la France à leur égard et à celui de tous les Rapatriés. Et vous vous êtes engagé à ce que, le 25 septembre prochain, cette reconnaissance devienne officielle et se traduise concrètement par une loi et son décret d’application.

Les participants ont tenu à souligner qu’ils vous faisaient confiance. Comme l’a souligné ce dimanche à Vauvert (Gard) le Premier ministre, M. Manuel Valls : «C’est l’exemplarité qui crée la confiance entre les citoyens et celles et ceux qui ont la charge de les représenter ». Les Français rapatriés vous demandent, en tant que premier des Français, d’être exemplaire. Ils ne comprennent pas pourquoi vous avez repoussé, au 25 septembre prochain, ce que vous avez reconnu depuis presque deux ans, et que vous pouviez affirmer le 4 juillet de façon officielle et solennelle dans le cadre de l’Elysée. Au-delà des paroles, les Français rapatriés attendent désormais de votre gouvernement les actes concrétisant votre reconnaissance du 25 septembre 2012.

Mais cette reconnaissance ne peut être la contrepartie, comme l’a demandé M. Kader Arif aux membres du « G12 », de la décision inacceptable moralement et historiquement de votre gouvernement d’associer des anciens combattants des Armées algérienne et vietnamienne pour représenter l’Algérie indépendante et le Vietnam communiste, comme « pays belligérants alliés » (sic) des guerres de 1914-18 et de 1939-45, en lieu et place de l’Armée d’Afrique et des Troupes coloniales françaises. Il ne nous paraît utile de revenir sur les arguments historiques et humains développés dans les nombreux courriers et courriels que vous avez reçus des associations de Harkis, Pieds-noirs, Anciens combattants et patriotiques et de milliers de Français. La lettre que vous a adressée le 17 juin 2014 le député Elie Aboud, président du groupe d’études « rapatriés » au Parlement, les résume de façon synthétique et claire.

L’Algérie est un pays indépendant et la France se doit d’entretenir de bonnes relations avec son gouvernement et sa population. Plusieurs millions de ressortissants algériens résident sur notre sol, dont plusieurs centaines de milliers ont la double nationalité. Ce n’est pas en falsifiant notre Histoire que votre gouvernement pourra établir une « relation apaisée » entre la France et l’Algérie, mais par des gestes réciproques permettant de prendre en compte toutes les souffrances et toutes les douleurs, notamment celles de nos compatriotes harkis et pieds-noirs, les éternels « oubliés » de l’Histoire officielle.

En France et en Algérie, vous avez déjà multiplié les gestes symboliques envers l’Etat algérien et les Français qui, trahissant leur Patrie en guerre, avaient choisi d’aider les adversaires de notre Armée et de la population civile qu’elle protégeait jusqu’au changement radical de politique algérienne du général De Gaulle, concrétisé par l’accord du 18 mars 1962 entre le gouvernement français et le seul FLN, complété par la déclaration unilatérale française du 19 mars 1962 et le vote, en métropole seulement, du 8 avril 1962 donnant tous les pouvoirs au Chef de l’Etat pour établir des « accords à venir » avec le FLN puis avec le nouvel Etat algérien. Des accords qui n’ont jamais été établis, les mesures prises par le seul pouvoir français, consistant à donner au seul FLN un « fidéicommis » sur toutes les populations d’Algérie, selon le plan criminel établi par M. Alain Peyrefitte et présenté page 109 de son ouvrage « Faut-il partager l’Algérie » paru en octobre 1961 chez Plon.

S’il s’agit d’honorer les morts Algériens tombés pour la défense de la France en 1914-18 et 1939-45, pourquoi n’iriez-vous pas déposer, le 11 novembre 2014, une gerbe en leur mémoire au Monument aux Morts d’Alger ? Une œuvre magistrale du grand sculpteur français Paul Landowski, masquée depuis 1976 sous une légère chape de ciment, que M. Pierre Messmer, alors Premier ministre, a refusé de rapatrier en France comme le lui proposaient les autorités algériennes, comme le furent les monuments aux Morts des villes et villages de l’Algérie française qui n’avaient pas été détruits ou transformés après l’indépendance du 3 juillet 1962. Pourquoi ne pas rapatrier ce monument à Paris et inviter à l’occasion de son retour une délégation d’anciens combattants Algériens de 1939-45, alors Français, à s’associer aux combattants Français musulmans et pieds-noirs exilés en France ? Ce geste n’aurait-il pas une dimension plus réelle de réconciliation des mémoires que la présence dérisoire, voire ridicule et à la limite insultante pour l’Algérie, de trois soldats et d’un seul drapeau algérien pour représenter le sacrifice des 40.000 « morts pour la France » de l’Armée d’Afrique composée de 145.000 soldats Français musulmans et de 115.000 pieds-noirs, dont les drapeaux sont parmi les plus décorés de l’Armée française (et non de l’Armée algérienne) de la guerre 1914-18 avec ceux des Troupes coloniales. D’autres gestes symboliques pourraient aussi renforcer notre mémoire commune avec l’Algérie : la récupération du monument aux morts de Souk-Ahras jeté, à la demande de l’Algérie, par la Marine française dans le port de Bône en janvier 1963, la valorisation du patrimoine en France des Français morts pour la « plus grande France » comme celui du soldat Charles Joseph Lovy, né à Tulle, sergent du 2e Tirailleurs Algériens « mort pour la France » héroïquement le 29 mars 1903 en Algérie.

L’Algérie indépendante du 3 juillet 1962 est totalement étrangère aux guerres européennes de 1914-18 et 1939-45. Si sa participation avait été réelle, pourquoi avoir attendu 100 ans pour s’en apercevoir ? Pourquoi depuis 1963, aucune délégation algérienne n’a-t-elle été conviée par les Présidents de la République et les gouvernements qui vous ont précédé ? Comme pour les autres pays étrangers, une présence diplomatique est la seule qui convienne, comme par le passé, pour représenter l’Algérie lors du 14 juillet 2014.

Nous remettons, ce jour, une copie de cette lettre à Madame Rose-Marie Antoine, Directrice générale de l’ONAC-VG, afin qu’elle vous soit remise par la voie officielle de son ministre. Comme vous le savez, l’ONAC-VG représente désormais le « guichet unique » auquel désormais tous les Français rapatriés doit s’adresser depuis le 1er janvier 2014, après la disparition de l’ANIFOM et celle, prochaine nous l’espérons, de la Mission Interministérielle aux Rapatriés (MIR) dont le Président, M.Renaud Bachy, a trouvé un refuge discret dans deux bureaux de la Tour Mirabeau (Paris XVe) pour y poursuivre, avec une continuité persistante, une inactivité caractéristique de sa perception de la mission qui lui a été confiée depuis sa nomination le 27 novembre 2007 par votre prédécesseur, M. Nicolas Sarkozy. Ceci, selon M. Jean-Marc Ayrault, pour un salaire de plus de 10.000 euros par mois sans tenir compte des avantages annexes. Dans « une France en faillite » depuis 2007, selon les propos de M. François Fillon, n’y aurait-il pas un meilleur usage des compétences de M.Renaud Bachy que vous venez de nommer récemment au poste très recherché de contrôleur général économique et financier (JORF N°0119 du 23 mai 2014) ?

Pour apporter une contribution positive à la mission de « Mémoire » que vous avez confiée à M.Kader Arif, nous avons présenté lors de notre réunion d’aujourd’hui avec Mme Rose-Marie Antoine et ses collaborateurs, le projet d’un serveur des Familles françaises ayant eu des parents « morts pour la France » et des Anciens combattants français de métropole, d’Afrique du Nord et des territoires anciennement sous souveraineté française. Ce serveur n’est que le développement logique de l’admirable site des « Morts pour la France » déjà réalisé par la Direction de la Mémoire et du Patrimoine des Armées (DMPA) qui recense près de 1,5 millions de Français tombés depuis 1914-18 pour notre liberté. Notre proposition est simple. Il s’agit d’allouer à chaque famille française un espace mémoire sur le site actuel lui permettant, comme sur le site international Wikipédia, d’entrer directement l’histoire de ses parents morts pour la Patrie, les photos, voire les films et autres documents qui bien souvent dorment dans les tiroirs, finissent dans les brocantes ou sont détruits.

Ce Mémorial national des Familles françaises présente de nombreux avantages, notamment celui d’impliquer les jeunes générations dans la valorisation des sacrifices de leurs aînés, de permettre aux familles de partager un patrimoine commun aujourd’hui inaccessible, de mettre à disposition des historiens du monde, notamment algériens et français, une base de recherche unique au monde, car faite de la multitude de vies anonymes qui sont la richesse de notre Nation, et dont la mémoire ne s’effacera plus avec la disparition des documents et celle de leurs descendants.

A l’heure où de nombreux Français s’interrogent sur leur sentiment d’appartenance à notre Nation, ce serveur ne peut que contribuer, par la valorisation du patrimoine humain de ceux qui ont fait et qui font la France, à rapprocher nos compatriotes de longues lignées de ceux de naturalisation récente.

Nous serions très honorés si, en tant que Président de la République, vous accordiez votre Haut parrainage à ce projet.

Dans cette attente et restant à votre disposition comme à celle de vos collaborateurs,

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre très haute considération.

Pour la coordination des Associations d'Anciens combattants, patriotiques et de Français Rapatriés de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés ».

Mme Taouès TITRAOUI, élue locale, rescapée du massacre des Harkis du 19 mars 1962
Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création en 2002

Bernard COLL, Secrétaire général de Jeune Pied-Noir
Co-auteurs du « Livre des Harkis (JPN, 1991) » et du DVD « Harkis, les sacrifiés (JPN-ECPAD, 2010) ».

PS : Tous les documents et faits cités dans ce courrier sont disponibles et vérifiables sur Internet et en particulier sur le site Jeune Pied-Noir http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/

---------------------------------- 4 juillet 2014 - F. Hollande reçoit le G12 à l'Elysée --------------------------------

 

Cette rencontre historique a-t-elle accouche-t-elle d'une souris ? voir le "communiqué de presse officiel sur le site du

PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Le Président de la République François HOLLANDE a-t-il confirmé lors de cette rencontre sa

"reconnaissance de la faute et de la responsabilité de la France dans l'abandon des rapatriés et des harkis"

du 22 septembre 2012 comme le lui demande tous les responsables harkis, pieds-noirs et anciens combattants ?

Le Chef de l'Etat donnera sa éponse le 25 septembre 2014 !

 

LETTRE OUVERTE AUX REPRESENTANTS HARKIS

REÇUS PAR LE CHEF DE L'ETAT M. FRANÇOIS HOLLANDE

le vendredi 4 juillet 2014 à 15 heures à l'Elysée

Communiqué à la presse du 2 juillet 2014 – 13h

Le Président de la République va-t-il confirmer sa "reconnaissance de la faute et de la responsabilité de

la France dans l'abandon des rapatriés et des harkis" du 22 septembre 2012

commele lui demande tous les responsables harkis, pieds-noirs et anciens combattants ?

Adressez-lui cette carte rapidement que vous pourvez demander à :

GENERATION MEMOIRE HARKIS - BP9 - 76530 GRAND COURONNES

ou une copie électronique auprès de Jeune Pied-Noir

Courriel : mailto:jeunepiednoir@wanadoo.fr

Mesdames, Messieurs les Présidents, Chers Compatriotes,

Nous ne savons pas encore qui vous êtes, mais le 4 juillet 2014 vos noms vont entrer dans notre Mémoire collective pour avoir obtenu, au nom de toute la communauté Rapatriés, du Président de la République, M. François Hollande, la confirmation personnelle qu'il a bien, le 25 septembre 2012 par la voix de M.Kader Arif, reconnu officiellement « la faute et la responsabilité de la France dans l'abandon des rapatriés et des harkis ainsi que le traitement indigne de ceux qui ont été accueillis sur le sol français. ». Une reconnaissance qui, selon l'intervention à l'Assemble nationale du 11 septembre 2007 du député François Hollande, oblige « nécessairement et juridiquement » le vote d'une loi de réparation, comme pour nos compatriotes juifs, lorsque le président Jacques Chirac reconnut le 16 juillet 1995 publiquement la responsabilité de l'Etat français dans leur dramatique destin.

Nous ne savons pas qui vous êtes, mais tout laisse supposer que vous êtes les responsables du « G12 » retenus par M. Kader Arif lui-même, si l'on se réfère aux comptes rendus confidentiels qui ont circulé sur Internet. Quoi qu'il en soit, le 18 février 2014, lors d'une réunion discrète au Secrétariat d'Etat aux Anciens combattants, votre première question à notre ministre de tutelle portait sur l'officialisation de cette reconnaissance par le Chef de l'Etat qu'aujourd'hui seules les lettres officielles de ses Chefs de Cabinet, M. Pierre Besnard puis Mme Isabelle Sima, ont confirmé de façon concordante aussi bien à Mme Marine Le Pen le 3 décembre 2012, qu'à Jeune Pied-Noir le 22 mars 2013 qu'à Mme E.P le 4 mai 2014, et à bien d'autres de nos compatriotes. Cette constance laisse supposer que Monsieur le Président de la République a bien reconnu cette responsabilité le 25 septembre 2012. Le 4 juillet 2014 à 15 heures, vous allez pouvoir, comme d'ailleurs vous y avait invité M. Kader Arif, demander personnellement au Chef de l'Etat cette confirmation que vous pourrez ensuite présenter à votre sortie de l'Elysée devant les médias, afin de permettre au Premier ministre et au Parlement de remplir leur devoir en votant la loi de réparation attendue de tous.

Tous les espoirs des 420.000 familles de Français « rapatriés » et leurs ayants droits, dont vos propres familles et proches, vont se porter vers cette rencontre du 4 juillet qui va clore définitivement, par votre intervention en leur nom, le dossier « rapatriés ». Un lourd dossier, qui en 52 ans de combats permanents, a vu disparaître beaucoup de vos anciens compagnons d'infortune, leurs enfants, et maintenant même, leurs petits-enfants. Est-il nécessaire de rappeler les noms de tous les disparus qui nous ont précédé, et qui ne sont plus là pour entendre cette confirmation du Président de la République tant espérée depuis le 22 septembre 1995 ? Non, ils sont dans nos esprits comme dans le cœur de tous nos compatriotes qui, avec vous, ne les ont pas oubliés.

Vous le savez, cette confirmation rend inutile toutes nos autres légitimes attentes et revendications car elle les contient toutes . Seule une loi tenant compte de l'ensemble des problèmes résultant de la politique criminelle de l'Etat français à l'égard des Français rapatriés peut répondre aux 3 millions de Français concernés et à leurs ayants droits. C'est la Vérité et la Justice qu'ils attendent de vous et du Chef de l'Etat.

Chers compatriotes, nous ne vous connaissons pas, mais nous vous faisons une totale confiance car aucun de vos parents, proches, amis ou voisins ne peut penser que vous pourriez sacrifier ce 4 juillet leurs espérances et des décennies de leurs sacrifices, qui sont aussi les vôtres, pour quelques médailles, quelques strapontins dans des cérémonies officielles, quelques avantages personnels discrets, modestes et fugaces.

Le 4 juillet, nous allons gagner ensemble pour que « l'oubli n'assassine pas une nouvelle fois » nos 150.000 frères de combat harkis, pieds-noirs ou soldats de métropole assassinés ou disparus après la « paix » du 19 mars 1962, livrés « volontairement », comme l'a rappelé François Hollande, le 24 janvier 2012, au FLN par le Chef de l'Etat français, le général De Gaulle et son gouvernement.

Un « crime d'Etat » et un « crime contre l'Humanité » que plus personne ne nie avec Jean Daniel, Jean Lacouture, la Ligue des Droits de l'Homme, la LICRA et le MRAP qui après plus de 40 ans de « silence gardé » ont rejoint les appels du professeur Maurice Allais, du président Georges Bidault, successeur de Jean Moulin à la tête de la résistance française en 1943, du ministre Jacques Soustelle, compagnon de la Libération, et des milliers de Français connus ou anonymes qui ont sacrifié leur vie et leur carrière, mais par leur Honneur, pour que la Vérité et la Justice soient reconnues aux victimes d'une guerre qui dit aujourd'hui son nom, celui d'une guerre civile fratricide.

Un « crime d'Etat » et un « crime contre l'Humanité » dont nous apporterons de nouveau les preuves historiques lors de la conférence de presse qui clôturera demain jeudi 3 juillet 2014 à 14h30 , le déjeuner-débat sur « Massacre d'Oran 5 juillet 1962 : qui est responsable ? » en présence de nos invités, Maurice Benassayag, ancien secrétaire d'Etat aux Rapatriés, le premier à avoir demandé publiquement avec André Santini, lui-même ancien secrétaire d'Etat aux Rapatriés, la reconnaissance officielle de la responsabilité de l'Etat français dans l'abandon volontaire et le massacre de 100.000 Harkis et de milliers de pieds-noirs et soldats français ( Le Figaro , 15 juin 2000) , Georges-Marc Benamou, journaliste écrivain, auteur d' « Un mensonge français  », Manuel Gomez, historien, auteur de « J'accuse De Gaulle », du général François Meyer, un « juste de France », auteur de « Pour l'Honneur avec les harkis  », de Guillaume Zeller, journaliste, auteur d' « Oran 5 juillet 1962, un massacre oublié » et les interventions de nombreuses autres personnalités dont des parlementaires.

Nous lançons un appel à tous nos compatriotes « rapatriés », à tous les Anciens combattants, à tous les parlementaires, élus, historiens, journalistes, personnalités, intellectuels et à tous les Français patriotes pour qu'ils vous apportent leur soutien pour le succès de votre rencontre du 4 juillet en adressant au Président un message de solidarité.

Avec toute notre confiance.

Pour la coordination de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés »

Taouès TITRAOUI – Elue locale, fille de Harki, ancien combattant 1939-45

Deux « Morts pour la France » 1914-18 et Algérie - Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création

Bernard COLL, Secrétaire général, fils d'Officier de l'Armée d'Afrique,

combattant 1939-45, Madagascar, Indochine, Algérie - Mère « Pupille de la Nation »

JPN -BP 4 – 91570 Bièvres - Tel : 06 80 21 78 54

Site : http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/ Courriel : jeunepiednoir@wanadoo.fr

------------- 2 mai 2014 : Lettre du Chef de Cabinet de F. Hollande --------------

Le Cabinet du Chef de l'Etat confirme la reconnaissance du 25 septembre 2012 !

Mise en ligne le 7 mai 2014

Vous aussi écrivez au Chef de l'Etat pour demander que votre dossier soit pris en compte par le Gouvernement !

 

-------------------------------- Lettre ouverte N°15 à F. Hollande - 6 février 2014 ---------------------------------

Lettre ouverte N°15 à F. Hollande - 6 février 2014

mise en ligne le 7 février 2014

------------------------------------------------------ COURRIEL A L'ENSEMBLE DES PARLEMENTAIRES --------------------------------------------------

FRANÇAIS RAPATRIES : LETTRE N°15 AU CHEF DE L'ETAT

A l'attention de Mesdames et Messieurs les Parlementaires.

Madame, Monsieur le Sénateur, Madame, Monsieur le Député,

Nous vous prions de trouver, ci-joint, la lettre ouverte N°15 adressée le 6 février 2014 au Chef de l'Etat ainsi que les pièces jointes qui lui ont été adressées. L'absence de dialogue Etat/Rapatriés depuis 20 mois, la situation de blocage du transfert des activités de la MIR et du patrimoine de l'ANIFOM à l'ONACVG dans le cadre du « guichet unique » annoncé par le ministre Kader ARIF le 25 septembre 2013, la préparation confidentielle de la rencontre « d'ici quelques mois » de quelques représentants rapatriés anonymes avec le Président de la République, l'absence de débat sur la proposition de projet de la loi « Vérité et Justice pour les Français rapatriés  » adressée au Premier ministre, laissent les 3 millions de Français rapatriés perplexes sur le fonctionnement de l'Etat et de nos institutions.

Dans ce contexte de blocage, votre rôle de parlementaire est fondamental pour le respect des principes de Vérité, de Justice et de Confiance qui guident quotidiennement les actions du Chef de l'Etat, ainsi que pour le bon fonctionnement de notre démocratie.

C'est pourquoi les 60 associations de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés », font appel de nouveau à vous. Vous trouverez, ci-après, la modification de l'article 2 de notre proposition de projet de loi, adoptée après discussion avec les parlementaires qui nous ont répondu, pour tenir compte de l'inertie du gouvernement à prendre en compte rapidement la loi qu'impose juridiquement la reconnaissance officielle par le Président de la République de « la faute et de la responsabilité de l'Etat dans l'abandon des Français rapatriés ».

Article 1 :

La Nation reconnaît la responsabilité de l'Etat français dans l'abandon et le massacre des harkis et leurs familles, dans l'abandon de toutes les familles européennes dans la disparition et l'assassinat de milliers de pieds-noirs et de soldats métropolitains après la signature des accords d'Evian du 19 mars 1962. La Nation s'engage à réparer les préjudices moraux et matériels subis par les Français d'Afrique du Nord et d'Outre-mer du fait de la politique de décolonisation de l'Etat français.

Article 2 :

Les réparations morales et le solde d'indemnisation dus aux Français rapatriés de nos départements algériens et des autres territoires anciennement sous souveraineté française seront fixés par une loi-cadre, intégrant les lois existantes, qui soldera définitivement la dette de l'Etat. Les montants des réparations qui devront suivre les règles du droit français et international en la matière seront proposés par une commission incluant les Français Rapatriés, les Ministres concernés ainsi que les parlementaires désignés par les commissions compétentes de l'Assemblée nationale et du Sénat. Cette commission sera désignée dans les trois mois qui suivront la promulgation de la présente loi .

Nous comptons sur votre soutien pour appuyer auprès du Chef de l'Etat, du Premier ministre et de M. Kader ARIF, l'initiative citoyenne des invitations qui leur ont été adressées.

Nous sommes à votre disposition pour organiser avec vous toute rencontre qui permettrait, avant le 10 mars 2014 , un vrai débat pour répondre aux attentes légitimes des Français rapatriés.

A la veille des élections municipales et européennes, il est certain que nos compatriotes jugeront leurs élus actuels et les candidats à leur actions en leur faveur.

En cas de réponse favorable du Chef de l'Etat, du Premier ministre ou de M. Kader Arif, nous serons heureux de vous accueillir à cette rencontre avec eux.

Comptant sur votre soutien et restant à votre disposition, nous vous adressons, Madame, Monsieur le Parlementaire, l'expression de nos dévouées salutations.

Pour la coordination de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés ».

Taouès TITRAOUI – Elue locale

Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création

Bernard COLL, Secrétaire général

JPN -BP 4 – 91570 Bièvres

Tel : 06 80 21 78 54

Site : http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/ Courriel : jeunepiednoir@wanadoo.fr

------------------------------------------ COURRIEL A Mme SYLVIE HUBAC -----------------------------------------

Objet : LO N°1 5 A M. F. HOLLANDE /G/ INVITATION : MONSIEUR LE PRESIDENT, VENEZ RENCONTRER LES RAPATRIES / V&J 060214

A l'attention de Madame Sylvie HUBAC,

Directrice de Cabinet de M. le Président de la République

Diffusion général e : gouvernement, parlement, association médias

Madame la Directrice de Cabinet,

Nous vous prions de trouver, ci-joint, la 15 e lettre ouverte que nous avons adressée ce jour au Président de la République, M. François HOLLANDE. En décembre, nous avons reçu une copie des réponses que vous avez envoyées à M. Djamel GUEDOUAR, le 19 novembre 2013, et à M. député Elie ABOUD, le 17 décembre 2014. Pouvons-nous espérer une réponse de votre part à nos courriers adressés au Chef de l'Etat, qui sont bien antérieurs à ceux auxquels vous avez répondus ?

Pouvez-vous aussi préciser ce que vous entendez, dans la lettre à M. Elie ABOUD, par « la mobilisation du Gouvernement s'agissant des rapatriés et de leurs enfants »  ?  Nous tenons à vous informer, si vous ne le savez déjà, que notre ministre de tutelle, M. Kader ARIF n'a répondu à aucun des courriers qui lui ont été adressés par les associations Harkis/PN et Anciens combattants et, qu'à ce jour, personnes ne connaît les « associations  concernées » avec lesquelles il prépare, comme le lui a demandé personnellement le Chef de l'Etat, depuis 20 mois maintenant, « les mesures de solidarité nationale en faveur des rapatriés » .

Personne n'a été informé des responsables rapatriés choisis par M. Kader ARIF qui seront invités à rencontrer le Chef de l'Etat « d'ici quelques mois », c'est-à-dire depuis le 25 septembre 2013 plus de 4 mois déjà, à quelle date, où et pourquoi ? Suite de l'unique réunion très confidentielle du 12 novembre 2013 (c'est-à-dire sans compte rendu, bien que tout le monde sache qu'il ne s'y est rien passé) avec « les associations concernées», la seconde réunion « secrète » du 14 janvier 2014 ayant été annulée par M. Kader ARIF pour convenance personnelle, la « rumeur » laisse entendre qu'une nouvelle rencontre en catimini aurait lieu le 18 février 2014 au ministère... ou plus tard, après les élections municipales. En ce qui concerne le « guichet unique » ONACVG, le compte rendu de la visite au Service Central des Rapatriés d'Agen du président de l'USDIFRA, M. Gabriel MENE, vous permettra d'apprécier comment les rapatriés disposent « d'un interlocuteur privilégié... encore mieux à même de répondre à leurs difficultés et à leurs besoins spécifiques ». La MIR et l'ANIFOM, dont la suppression était annoncée pour le 1 er janvier 2014, existent toujours avec respectivement comme président, depuis fin 2007, et directeur général, l'insaisissable M.Renaud BACHY, aux émoluments de plus de 10.000 euros par mois (dixit M. Jean-Marc AYRAULT) pour ne rien faire... sauf, semble-t-il, à empêcher que l'ONACVG puisse fonctionner. La « rumeur » annonce maintien de M. BACHY jusqu'aux... élections municipales ! Et peut-être même après, selon le résultat des élections.

Vous conseillez à M. le député Elie ABOUD de « saisir directement Monsieur Kader ARIF ». C'est justement parce que M. Kader ARIF est insaisissable lui aussi que M. Elie ABOUD a écrit au Président de la République. Comme toutes les associations auxquelles vous répondez maintenant, vous substituant ainsi à notre ministre de tutelle . Faut-il vous rappeler que M.Kader ARIF n'a jamais répondu personnellement depuis sa nomination, le 8 juin 2012, à aucune des familles en détresse depuis 52 ans du fait de leur exil forcé ? Personne n'a jamais vu un courrier signé de sa main en réponse aux milliers de lettres qu'il a reçues. Si vous en avez un en votre possession, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir nous communiquer une copie de cette pièce rare et de la conserver précieusement, car les collecteurs d'autographes se l'arracheront , peut-être , à prix d'or « d'ici quelques années ».

Nous espérons que ces informations vous permettront de défendre auprès du Chef de l'Etat notre invitation. Une invitation , à laquelle vous êtes naturellement conviée, qui, nous espérons, nous permettra de faire votre connaissance.

Auriez-vous l'amabilité de nous nous préciser si vos réponses sur papier à en-tête de la Présidence de la République engage juridiquement le Chef de l'Etat, ou seulement vous, car votre signature n'est pas précédée de la mention traditionnelle et légale   « Pour le Président de la République »  ?

Confiants désormais dans votre réponse et restant à votre disposition pour tout complément d'information pouvant vous être utile,

Nous vous prions d'agréer, Madame la Directrice de Cabinet, l'expression de nos salutations distinguées.

Pour la coordination de la Campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés »

Taouès TITRAOUI – Elue locale

Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création

Bernard COLL, Secrétaire général

JPN -BP 4 – 91570 Bièvres

------------------------------------------ INVITATION : MONSIEUR LE PRESIDENT, VENEZ RENCONTRER LES RAPATRIES -------------------------------------

JEUNE PIED-NOIR                           Jeudi 6 février 2014

BP4 – 91570 Bièvres - Tel : 06 80 21 78 54                                             

jeunepiednoir@wanadoo.fr                                                       « Trois principes me guident : la vérité, la justice et

                                                                                              la confiance. » François Hollande, 31 août 2012.

Monsieur François HOLLANDE

                                                                                               Président de la République

Palais de l'Elysée

15 e Lettre RAR                                                                      55, rue du Faubourg Saint-Honoré

Copie par courriel au Cabinet                                                       75008 Paris

Invitation : Monsieur le Président, venez rencontrer les Français rapatriés.

Monsieur le Président de la République,

Depuis votre élection, vous avez reçu un abondant courrier des Français rapatriés. En ce qui concerne les 60 associations de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » , 14 lettres ouvertes et 5 annonces presse dans Le Monde, Le Figaro et Valeurs Actuelles se sont ajoutées aux 13 annonces déjà publiées durant le quinquennat de votre prédécesseur. Le rapide historique, ci-joint, retrace les principales étapes de vos engagements personnels envers les Rapatriés. Ils sont clairs et constants depuis 2007. Par un courrier à en-tête de la Présidence de la République, votre Chef de Cabinet, M. Pierre Besnard, confirmait le 22 mars 2013 que vous aviez bien reconnu officiellement, le 25 septembre 2012, « la faute et la responsabilité de la France dans l'abandon des rapatriés et des Harkis ainsi que les conditions indignes de ceux qui ont été accueillis sur le sol français » (cf. annexes).

Depuis, malgré de nombreuses relances, ni le Premier ministre, ni le ministre délégué en charge des Rapatriés, M. Kader Arif, ne semblent encore avoir pris conscience de l'implication juridique de cette reconnaissance qui, comme vous l'aviez rappelé le 11 septembre 2007 à l'Assemblée nationale, doit se traduire par une loi de reconnaissance et de réparation. Le 17 septembre 2013, par une première initiative citoyenne, nos associations ont présenté une proposition de projet de loi à M. Jean-Marc Ayrault qui l'a transmise à M. Kader Arif. Elle est restée à ce jour sans réponse. Pourtant le vote de cette loi est désormais facilité. Grâce à la détermination de Mme Marie-Claude Teuma, dont le père, M. Paul Teuma, a été assassiné le 5 juillet 1962 à Oran par le FLN, la Justice vient de reconnaître que les civils français assassinés en Algérie pouvaient, si leurs proches le demandent, être honorés de la mention de « Mort pour la France » et cela même après la date d'indépendance de l'Algérie (cf. pièce jointe), la violation des « accords d'Evian » étant déjà reconnue par l'article 2 de la loi du 23 février 2005. Lors de votre conférence de presse du 14 janvier dernier, vous avez démontré que l'obstacle financier n'en n'était pas un en déclarant que l'Etat pouvait réaliser 65 Md€ d'économies d'ici 2017, reconnaissant ainsi la capacité de la France à solder sa « dette d'honneur » envers les Français rapatriés, dette évaluée à environ 42 Md€.

Dans ce contexte, suite à l'appel que vous a adressé par voie de presse le 5 décembre 2013 le Président Pierre Descaves (cf. annexes), les Français rapatriés seraient très honorés si vous acceptiez de de répondre favorablement à l'invitation que nous vous adressons par ce courrier en leur consacrant une heure de votre temps pour vous exprimer devant leurs représentants. Une invitation à la date de votre choix, avant le 10 mars 2014 afin de tenir compte de l'obligation de réserve des élections municipales, qui pourrait être suivie, selon votre emploi du temps, d'un déjeuner ou d'un dîner-débat avec vos collaborateurs qualifiés pour s'engager en votre nom. Les 60 associations de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » , représentant plus de 350.000 adhérents rapatriés ou anciens combattants se chargent de l'organisation, à leurs frais, de cette invitation citoyenne. Il suffit que vous en fixiez la date, l'heure et la durée . Comme lors de nos dernières rencontres auxquelles nous vous avions déjà invité, le lieu de ce rendez-vous se situera à proximité de l'Elysée afin de vous éviter toute perte de temps.

Confiants dans votre réponse, nous restons à votre disposition et celle de vos collaborateurs et nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de notre très haute considération.

Pour la coordination des Associations d'Anciens combattants, patriotiques et de Français Rapatriés de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés ».

Mme Taouès TITRAOUI, élue locale, rescapée du massacre des Harkis du 19 mars 1962

Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création en 2002

Bernard COLL, Secrétaire général de Jeune Pied-Noir

Co-auteurs du « Livre des Harkis (JPN, 1991) » et du DVD « Harkis, les sacrifiés (JPN-ECPAD, 2010) ».

PS : Tous les documents et faits cités dans ce courrier sont disponibles et vérifiables sur Internet et en particulier sur le site Jeune Pied-Noir  http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/

---------------------------------------------------------------------------------------------- ANNEXE  -----------------------------------------------------------------------------------------------

RAPPEL DES PRINCIPAUX ENGAGEMENTS DE M. FRANCOIS HOLLANDE

DANS LE CADRE DES CAMPAGNES « HOMMAGE AUX HARKIS » ET « VERITE ET JUSTICE POUR LES FRANÇAIS RAPATRIES »

Annexe à la 15 e Lettre ouverte au Président de la République du jeudi 6 février 2014

1985-1986           - Préparation et lancement de la campagne nationale « Hommage aux Harkis » et première journée Hommage aux Harkis le 1 juin 1986 à Villepinte (95). 32 cérémonies vont ensuite se dérouler dans diverses villes de France jusqu'en 1998, dont plusieurs en présence des Secrétaires d'Etat aux Rapatriés André Santini et Maurice Benassayag. Plus de 200 personnalités de toutes sensibilités s'associeront à ces hommages.

9 déc. 1989          - Première journée officielle « Hommage aux Harkis » aux Invalides présidée par Maurice Benassayag, Secrétaire d'Etat aux Rapatriés, à l'occasion du premier jour du timbre « Hommage aux Harkis  » dont la vente atteindra 11,4 millions d'exemplaires.

16 juillet 1995      - Le Président de la République, Jacques Chirac, reconnaît la responsabilité de l'Etat français dans le drame de nos compatriotes juifs durant la seconde guerre mondiale.

22 sept. 1995       - Les associations de Français rapatriés, réunies au Sénat sous la présidence de Jacques Augarde et du ministre Roger Romani, remettent à Guy Forzy, Délégué aux Rapatriés, un message destiné au Chef de l'Etat afin qu'il reconnaisse «  officiellement la responsabilité de la V e République dans le massacre de 150.000 Harkis et la disparition de milliers de Pieds-noirs après le 19 mars 1962 » . 200 associations de Rapatriés et d'Anciens combattants et 16.000 Français ont signé cet appel.

15 juin 2000         - Les ministres André Santini et Maurice Benassayag demandent dans un article au Figaro «  La reconnaissance officielle de la V e République dans le massacre de 150.000 Harkis et la disparition de 25.000 Pieds-noirs après le 19 mars 1962 en Algérie ».

6 février 2001      - Le Président de la République, Jacques Chirac décide de l'organisation d'une journée d'hommage national aux forces supplétives ou assimilées ayant servi en Algérie .

10 sept. 2001       - Le président de la Ligue des Droits de l'Homme , Michel Tubiana, demande la reconnaissance du « crime d'Etat dont les harkis ont été les victimes… Et ceci relève de la responsabilité du président de la République et du gouvernement » . ( Libération )

25 sept. 2001       - Journée nationale en Hommage aux Harkis en présence du Président de la République, Jacques Chirac et du Premier ministre, Lionel Jospin. Dans son discours à l'Elysée devant 500 harkis, le Chef de l'Etat reconnaît « la barbarie » des « massacres commis en 1962 » après le cessez-le-feu du 19 mars 1962.

31 mars 2007       - Engagement du candidat Nicolas Sarkozy : « Si je suis élu, je veux reconnaître officiellement la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis et d'autres milliers de « musulmans français » qui lui avaient fait confiance, afin que l'oubli ne les assassine pas une nouvelle fois » (cf. DVD « Harkis les sacrifiés », coproduction JPN/ECPAD, 2010.)

10 avril 2007        - Recevant les associations de Harkis, François Hollande , secrétaire général du parti socialiste, les a ass urées que le PS reconnaissait « la responsabilité de l'abandon volontaire des harkis par le gouvernement français en 1962 » ( Le Monde du 12 avril 2007). François Hollande a également fait une promesse : « la nouvelle majorité adoptera un texte sur cette reconnaissance explicite » , assurant que le PS, « ne saurait avoir, s'il accède à la direction du pays, une position différente de celle qu'il a dans l'opposition » ( Libération du 11 avril 2007.)

11 sept. 2007       - Question écrite du député François Hollande  : « Quarante-cinq ans après la fin du conflit algérien, nos compatriotes harkis et leurs enfants attendent des pouvoirs une véritable politique de réparation du drame subi. Le 30 mars (sic) dernier, au cours de la campagne électorale, le Président de la République a pris à destination des familles de harkis une série d'engagements. Il s'est notamment engagé à reconnaître officiellement la responsabilité des gouvernements de 1962 dans l'abandon et le massacre des harkis »…. « Cette reconnaissance de responsabilité devra nécessairement et juridiquement obliger le gouvernement dans la mise en œuvre d'une politique de réparation à destination des harkis et de leurs enfants ». (Question N°4228 - JOF du 5/2/2008, page 985)

25 sept. 2008       - 1 re annonce dans Le Monde de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés ». Cette campagne va se poursuivre jusqu'au 5 décembre 2013 avec 18 annonces dans Le Figaro, La Provence, Valeurs Actuelles et l'Echo de l'Oranie .

24 janv. 2012       - Lettre du candidat François Hollande à Jeune Pied-Noir « Comme je l'affirme depuis plusieurs années, je crois que la France s'honorerait en reconnaissant ses responsabilités dans l'abandon volontaire de nos concitoyens rapatriés et en particulier des harkis en 1962. Cette position n'est pas nouvelle : alors que j'étais secrétaire du parti socialiste, le groupe socialiste et républicain à l'Assemblée nationale avait déjà déposé un amendement à la loi de février 2005 pour reconnaître publiquement cet abandon ».

20 mars 2012       - Tribune libre de François Hollande dans Le Monde  : « La guerre d'Algérie a été un moment décisif de l'histoire contemporaine… Elle a arraché à leur terre natale un million de pieds-noirs, suscité l'abandon et le massacre de milliers de harkis restés fidèles à la France … Je pense aux harkis, condamnés par l'Algérie et rejetés par la France, qui ont enduré un interminable calvaire, et ont été abandonnés dans des camps qui devaient être provisoires. La France leur doit le respect et la reconnaissance de son abandon ».

5 avril 2012          - Message du candidat François Hollande aux associations de Harkis : « Comme je m'y suis engagé, si le peuple français m'accorde sa confiance, je m'engage à reconnaître publiquement les responsabilités des gouvernements français dans l'abandon des Harkis, le massacre de ceux restés en Algérie et les conditions d'accueil des familles transférées dans des camps en France ».

14 avril 2012        - Discours du Président de la République Nicolas Sarkozy à Perpignan : « La France se devait de protéger les harkis de l'Histoire. Elle ne l'a pas fait. C'est cette responsabilité que je suis venu reconnaître, ici à Perpignan, au nom de la République française  » .

6 mai 2012           - Election de M. François Hollande à la Présidence de la République.

8 juin 2012           - Nomination de M. Kader Arif, fils de harkis rescapé des massacres du 19 mars 1962, comme ministre délégué aux Anciens combattants en charge des Français rapatriés.

18 juillet 2012      - Lettre du président de la LICA, M. Alain Jakubowicz, demandant au Chef de l'Etat François Hollande de tenir son engagement «  à reconnaître publiquement les responsabilités des gouvernements français dans l'abandon des harkis, le massacre de ceux restés en Algérie et les conditions d'accueil des familles transférées dans les camps en France ».

28 août 2012        - Lettre de M. Pierre  Besnard, Chef de Cabinet du Président François Hollande , à Jeune Pied-Noir  : « Comme vous le savez, durant sa campagne, le Chef de l'Etat avait affirmé la nécessité de reconnaître publiquement les responsabilités des gouvernements français dans l'abandon des Harkis, le massacre de ceux restés en Algérie et les conditions d'accueil des familles transférées dans des camps en France ».

19 sept. 2012       - Déclaration du Président François Hollande à la cérémonie d'hommage aux victimes du terrorisme : « A l'occasion de cette journée, je veux honorer, au nom de la France, toutes celles et tous ceux qui furent les victimes du terrorisme... Le terrorisme, cette haine qui s'en prend à des civils désarmés, cette violence qui s'attaque à des femmes, à des enfants, à des hommes au hasard, est une ignominie. Et ce terrorisme se place lui-même en-dehors de l'humanité. Le premier devoir, c'est le souvenir. Le second devoir, c'est de venir en aide aux victimes et de reconnaître leur souffrance... Nous avons aussi un autre devoir, c'est le devoir de vérité...Avec le terrorisme, il n'y pas de compromis possible. Aucun. Jamais.... La France ne doit rien oublier des victimes d'hier pour protéger encore davantage nos concitoyens aujourd'hui.»

25 sept. 2012       - Message du Président de la République François Hollande lu par M. Kader Arif.

6 déc. 2012          - Le président François Hollande signe la loi N°2012-1361 relative à la reconnaissance du 19 mars comme journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc.

19 mars 2013       - Le président Pierre Descaves remet à l'Elysée au Cabinet du Chef de l'Etat un message à François Hollande lui demandant de confirmer publiquement ses engagements envers les Français rapatriés et de reconnaître le « crime d'Etat » du 19 mars 1962.

22 mars 2013       - Lettre M. Pierre Besnard, Chef de Cabinet de M. François Hollande, confirmant que le 25 septembre 2012 «  le Chef de l'Etat a reconnu officiellement le 25 septembre 2012, la faute et la responsabilité de la France dans l'abandon des rapatriés et des Harkis ainsi que le traitement indigne de ceux qui ont été accueillis sur le sol français. »

5 déc. 2013          - 18 e annonce dans Valeurs Actuelles de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » dans laquelle le Président Pierre Descaves invite de nouveau le Chef de l'Etat à s'exprimer sur le vote d'une loi définitive de reconnaissance et de réparation.

Depuis 2001, M. François Hollande n'a jamais assisté à une cérémonie officielle en « Hommage aux Harkis » du 25 septembre, ni à aucune cérémonie nationale du 5 décembre en mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie.

Tous les documents et faits cités dans ce documents sont disponibles et vérifiables sur Internet et en particulier sur le site Jeune Pied-Noir  http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/ ou sur simple demande à :

JEUNE PIED-NOIR   - BP4 - 91570 Bièvres - Tel : 06 80 21 78 54 - jeunepiednoir@wanadoo.fr

------------------------------- Lettre ouverte N°14 à F. Hollande - 3 décembre 2013 -----------------------------

Objet : FLASH INFO N°365 031213 / A / Courriel à M. Jean-Michel BAYLET - Rencontre avec le Président de la République du 5 décembre 2013 / V&J

A l'attention de M. Jean-Michel BAYLET

Président du Parti Radical de gauche

Copie à l'ensemble des parlementaires, aux Médias et à l'ensemble des Associations de Français rapatriés

Monsieur le Président, Monsieur le Sénateur,

Le jeudi 5 décembre à 9 heures vous serez reçu par le Président de la République qui accueillera ensuite à 11 heures Mme Mona Ozouf. Au même moment, Quai Branly à 500 mètres de l'Elysée, la Nation rendra hommage à la mémoire des 250.000 Français civiles et militaires « morts pour la France » lors de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie. Depuis l'officialisation en 2002 de cet hommage à nos morts par le Président Jacques Chirac, M. François Hollande n'a pas eu encore l'occasion de témoigner personnellement sa reconnaissance à nos compatriotes harkis, pieds-noirs et soldats appelés par les gouvernements légaux français à défendre nos départements d'Algérie et nos protectorats du Maroc et de Tunisie. Il ne s'est jamais rendu ni à une cérémonie officielle en hommage aux Harkis le 25 septembre, ni à cet hommage national du 5 décembre.

Pourtant, dans son souci légitime « d'apaiser les mémoires » , M. François Hollande a rendu visite en décembre 2010 au président algérien Ahmed Ben Bella, il a tenu à s'associer en 2011 à la commémoration du « massacre » des Français musulmans pro-FLN du 17 octobre 1961 à Paris, et il est allé en Algérie en décembre 2012, en tant que Chef d'Etat, déposer une gerbe à la plaque en mémoire du communiste Maurice Audin, soutien de l'organisation terroriste du FLN au moment des sanglants attentats de cette organisation contre la population civile lors de « la bataille d'Alger », disparu en 1957 dans des conditions encore inexpliquées comme l'ont été plusieurs dizaines de milliers de Français musulmans et européens en Algérie de 1954 à 1964.

Vous trouverez dans la lettre ouverte adressée à Mme Mona Ozouf, quelques-unes des raisons objectives qui nous conduisent à vous demander de bien vouloir intervenir lors de votre entretien avec le Chef de l'Etat pour qu'aussi il   « apaise les mémoires » des Français rapatriés en confirmant personnellement  son message du 25 septembre 2012, lu par M. Kader Arif, Ministre délégué aux Anciens combattants, dans lequel il reconnaissait officiellement, en tant que Président de la République, « la faute et la responsabilité de la France dans l'abandon des Français rapatriés et des harkis  » ? Pourquoi attendre encore ?

Sa venue en votre présence et celle de Madame Mona Ozouf le 5 décembre à 11 heures à la cérémonie du Quai Branly, ne serait-il pas ce beau geste symbolique que réclame depuis 1991 Mme Dominique Schnapper, fille de Raymond Aron ?

Connaissant vos attaches familiales avec notre province française d'Algérie par votre mère, Mme Evelyne Baylet à laquelle nous vous demandons de bien vouloir transmettre nos respectueuses pensées, qui a été un de nos fidèles soutiens lors du lancement de la campagne « Hommage aux Harkis » en 1986-1987 avec M. le ministre André Santini, nous sommes confiants dans votre détermination à ce que Vérité et Justice soient enfin rendues à nos compatriotes, et certains que vous saurez trouver les mots justes pour le convaincre le Président de la République.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Président, Monsieur le Sénateur, à l'assurance de nos dévouées salutations.

Taouès TITRAOUI – Elue locale, recapée des massacres du 19 mars 1962

Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création

Bernard COLL, Secrétaire général

JPN -BP 4 – 91570 Bièvres

Tel : 06 80 21 78 54

Site : http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/

Courriel : jeunepiednoir@wanadoo.fr

5 DECEMBRE 2013 – JOURNEE NATIONALE EN MEMOIRE DES VICTIMES CIVILES ET MILITAIRES

DE LA GUERRE D'ALGERIE ET DES COMBATS DU MAROC ET DE TUNISIE

LETTRE OUVERTE N°14

 A Mme Mona OZOUF à l'occasion de sa Rencontre avec le Président de la République

du jeudi 5 décembre 2013 à 11 heures

A l'attention de Mesdames et de Messieurs les Parlementaires

Mesdames, Messieurs les Parlementaires,

Nous vous prions de trouver, ci-après, la lettre ouverte que nous avons adressée à Mme Mona OZOUF, en espérant qu'elle lui parviendra avant son entretien du jeudi 5 décembre 2013 à 11 heures avec M. le Président de la République. Nous espérons que par son talent d'historienne-philosophe, Mme Mona OZOUF réussira à convaincre M.François Hollande, là où nous n'avons pas encore réussi ensemble depuis plus d'un an et demi.

Vous trouverez, ci-joint, pour information la 18 e annonce qui paraîtra, après celles déjà publiées depuis le 25 septembre 2008 dans Le Monde, Le Figaro, L'Echo de l'Oranie, La Provence , pour la troisième fois dans Valeurs Actuelles du 5 décembre 2013. Nous remercions les donateurs qui ont déjà souscrits à cette annonce et remercions d'avance ce qui vont y contribuer.

Restant à votre disposition pour tout complément d'information par courriel ou par téléphone,

Nous vous prions d'agréer, Mesdames, Messieurs les Parlementaires, l'expression de nos salutations distinguées.

Pour la coordination de la Campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés »

Taouès TITRAOUI – Elue locale

Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création

Bernard COLL, Secrétaire général

JPN -BP 4 – 91570 Bièvres

Tel : 06 80 21 78 54

Site : http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/

Courriel : jeunepiednoir@wanadoo.fr

De : JPN [ mailto:jeunepiednoir@wanadoo.fr ]
Envoyé : mardi 3 décembre 2013 12:51
À : ABBO Bernard FH ; BERNARD Paul FH ; DUCHENE Sandrine FH ; HUBAC Sylvie FH; LEMAS Pierre-Rene FH; MORELLE Aquilino FH; SIMA Isabelle FH
Cc : CABINET-PM Courrier; CHANTEPY Christophe PM; GUERIN Jean-Pierre PM ; LAMAIRE Thierry PM; < natalia.malavasi@defense.gouv.fr >; ARIF Kader ( kader.arif@defense.gouv.fr ); ARIF Kader Cabinet ; BENGUIGUI Beatrice (defense.gouv.fr); BONO Guy ; DRISSI Kheira; VASSY Luis ( luis.vassy@defense.gouv.fr )
Objet : LO N°14 - A l'attention de Mme Mona OZOUF /G/ Rencontre avec le Président de la République du 5 décembre 2013 / V&J 031213

Objet : LO N°14 - A l'attention de Mme Mona OZOUF /G/ Rencontre avec le Président de la République du 5 décembre 2013 / V&J 031213

A l'attention de Madame Sylvie HUBAC,

Directrice de Cabinet de M. le Président de la République

Copie aux Cabinets de M. le Premier ministre, de M. Kader ARIF et à l'ensemble des Associations de Français rapatriés

Madame la Directrice de Cabinet,

Nous vous serions très reconnaissants si vous pouviez faire parvenir à Mme Mona OZOUF, avant si possible son entretien du jeudi 5 décembre 2013 à 11 heures avec M. le Président de la République, le courrier ci-joint. Nous espérons que par son talent d'historienne-philosophe, Mme Mona OZOUF réussira à convaincre M.François Hollande, là où nous avons ensemble échoué depuis plus d'un an et demi.

Rien ne semble justifier que Chef de l'Etat attende février 2014, ou encore opte pour la stratégie de son prédécesseur en repoussant sa décision au 14 avril 2017, pour officialiser publiquement devant la Nation « la faute et de la responsabilité de la France dans l'abandon des rapatriés et des harkis » . A moins qu'il en donne dès maintenant les raisons aux Français qui ne comprennent pas ce décalage temporel ? Plus de 14 mois se sont en effet déjà écoulés depuis le message du Chef de l'Etat lu par M. Kader ARIF le 25 septembre 2012. Vous trouverez, ci-joint, pour information la 18 e annonce qui paraîtra, après celles déjà publiées depuis le 25 septembre 2008 dans Le Monde, Le Figaro, L'Echo de l'Oranie, La Provence , pour la troisième fois dans Valeurs Actuelles du 5 décembre 2013.

Avec nos remerciements anticipés et restant à votre disposition pour tout complément d'information pouvant vous être agréable.

Nous vous prions d'agréer, Madame la Directrice de Cabinet, l'expression de nos salutations distinguées.

Pour la coordination de la Campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés »

Taouès TITRAOUI – Elue locale

Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création

Bernard COLL, Secrétaire général

JPN -BP 4 – 91570 Bièvres

--------------------------------------------  LETTRE OUVERTE A Mme MONA OUZOT AUX BONS SOINS DE Mme SYLVIE HUBAC -------------------------------------

JEUNE PIED-NOIR                           Mardi 3 décembre 2013

BP4 – 91570 Bièvres                                                

Tel : 06 80 21 78 54                                                              « Trois principes me guident : la vérité, la justice et

jeunepiednoir@wanadoo.fr                                                       la confiance. » François Hollande, 31 août 2012.

Pour Mme Mona OZOUF

A l'attention de Mme Sylvie HUBAC                                         Historienne-philosophe

Directrice de Cabinet d e Monsieur François HOLLANDE

                                               Présidence de la République

Palais de l'Elysée

14 e Lettre RAR                                                                         55, rue du Faubourg Saint-Honoré

Copie par courriel au Cabinet                                                                     75008 Paris

Objet : Votre rencontre à l'Elysée le 5 décembre 2013 à 11h avec M. le Président de la République. Journée nationale en mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie

Chère Madame,

Tout d'abord, permettez-nous de vous faire part de notre sincère admiration pour l'ensemble de votre œuvre d'historienne-philosophe, à laquelle nous associons celle de votre époux, Jacques Ozouf, grand spécialiste de notre histoire des XIX e et XX e siècles. Admiration doublée par votre remise en cause courageuse, à l'éclairage des réalités, de vos convictions communistes de jeunesse.

Ensuite, nous vous demandons très sincèrement de bien vouloir excuser par avance cette intervention un peu inattendue, et forcément dérangeante, dans la rencontre historique que vous allez avoir le jeudi 5 décembre à 11 heures à l'Elysée, avec Monsieur François Hollande, Président de la République et par la même président de tous les Français. Si nous vous demandons de bien vouloir pardonner notre geste, c'est parce qu'il est un peu celui de Français désespérés de ne pas être entendus par leur Président. Comme les treize lettres ouvertes qui lui sont déjà parvenues, restées sans réponse personnelle, ce message est en réalité une nouvelle « bouteille à mer » qui, nous l'espérons contrairement aux précédentes, lui parviendra grâce à vous. Peut-être sera-t-il plus sensible aux mots et expressions plus justes que vous saurez trouver pour traduire la légitime attente de nos compatriotes ?

Notre pays a connu dans les années soixante toute une série de drames nés de la politique de décolonisation des gouvernements français qui a conduit à l'abandon des populations qui nous étaient fidèles et à l'exode dans des conditions dramatiques de la majorité de nos compatriotes d'Afrique du Nord et d'outre-mer. Parmi tous ces drames, celui des harkis et de leurs familles, par son ampleur et sa violence, reste une trace douloureuse dans la mémoire collective française. Mme Dominique Schnapper, fille de Raymond Aron avait tenu à déclarer dès 1991 : « L'épisode des harkis constitue une des pages honteuses de l'histoire de France, comme l'ont été l'instauration du statut des juifs le 3 octobre 1940, ou bien la rafle du Vel d'Hiv le 16 juillet 1942. Bien des juifs, dont je suis, souhaiteraient que, par un geste symbolique, les autorités françaises d'aujourd'hui reconnaissent la responsabilité de celles d'hier » . (Préface de « Ils sont devenus Harkis » de Mohand Hamoumou Fayard, 1991). Jean Lacouture, témoin directe de ce crime, en donnait l'ampleur : « Cent mille personnes sont mortes par notre faute. Le déshonneur est trop lourd à porter » (Télérama, 13 septembre 1991). Quelques années après, Jean Daniel, lui aussi témoin privilégié de ce massacre, affirmait : « Nous avons tous à demander  pardon aux harkis. Ce que je fais ici. » (Le Figaro, 18 juin 2000). Depuis, d'autres grandes voix de toutes sensibilités se sont élevées, comme celles de Germaine Tillion, Jacques Julliard, Michel Tubiana, Frantz-Olivier Gisbert, Jacques Vergès, André Santini, Maurice Benassayag ou Georges-Marc Benamou, pour rejoindre l'appel lancé dès mai 1962 par le professeur Maurice Allais, prix Nobel d'économie, dans son ouvrage prémonitoire « L'Algérie d'Evian » (Ed. du Fuseau, 1962, réédition JPN, 1999). La Ligue des Droits de l'Homme et dernièrement la LICRA ont tenu à s'associer à ces appels en intervenant auprès du Président Nicolas Sarkozy, et plus récemment auprès du Président François Hollande, afin qu'il reconnaisse officiellement la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des harkis, véritable « crime d'Etat » suivi d'un « crime contre l'Humanité » selon les conclusions de leur dernier colloque international tenu à Paris en 2012. Nous tenons à votre disposition l'ensemble du dossier.

Le 22 mars 2013, la Présidence de la République nous confirmait par lettre que M. le Chef de l'Etat avait reconnu officiellement, dans le message délivré par le ministre délégué aux Anciens combattants le 25 septembre 2012, « la faute et la responsabilité de la France dans l'abandon des rapatriés et des Harkis ainsi que les conditions indignes de ceux qui ont été accueillis sur le sol français ». Cette reconnaissance ne peut prendre sa réelle signification pour la Nation que si François Hollande l'exprime personnellement et publiquement comme l'avait fait Jacques Chirac le 16 juillet 1995 pour nos compatriotes juifs, ou comme le fit le 14 avril 2012 à Perpignan, le Président Nicolas Sarkozy en tenant partiellement son engagement du 31 mars 2007 envers les harkis.

Cette reconnaissance officielle et publique du Chef de l'Etat, comme avait tenu à le rappeler à son prédécesseur le député de l'opposition François Hollande le 11 septembre 2007 par une question écrite à l'Assemblée nationale, est indispensable car elle oblige « nécessairement et juridiquement » le vote d'une loi de réparation des préjudices subis par nos compatriotes victimes de la « raison d'Etat ».

La grande historienne de la Révolution française que vous êtes, trouvera probablement des similitudes « pédagogiques, idéologiques et politiques » entre la période de 1789-94 et celle qu'a connue la France lors de l'abandon de l'Algérie. Si la France n'a toujours pas reconnu le massacre des harkis n'est-ce pas parce que cet « expédient malheureux et aussi indispensable en raison des fractures, de la guerre civile, des guerres étrangères, etc.  » est de même nature que celui qui a permis d'oublier le génocide vendéen, les 17.000 guillotinés de la « terreur » et les dizaines de milliers de Français exilés et spoliés de cet épisode sanglant de notre Histoire ? Il est plus facile, semble-t-il, au Chef de l'Etat et à nos parlementaires de reconnaître le génocide arménien que le massacre pour « raison d'Etat » de leurs compatriotes rapatriés.

Il se trouvera qu'au moment même où vous serez reçue par M. François Hollande, la Nation, sans son Président, rendra officiellement hommage à la mémoire de ces Français sacrifiés harkis, pieds-noirs et soldats « morts pour la France » durant la guerre d'Algérie et lors des combats du Maroc et de Tunisie, au monument national du Quai Branly, dans le 7 e arrondissement de Paris, à 500 mètres environ de l'Elysée. Nous avions sollicité en 2012 le Président de la République et de nouveau cette année pour qu'il s'associe à cet hommage de la France et qu'à cette occasion officielle il puisse prononcer la phrase tant attendue par les familles des victimes civiles et militaires françaises. Vous aurez jeudi le privilège d'être seule avec lui. Nous vous serions très reconnaissants si au cours de votre entretien vous pouviez consacrer quelques minutes seulement pour le convaincre que lui seul a le pouvoir, s'il le décide, d'apaiser immédiatement la mémoire des 420.000 familles rapatriées représentant trois millions de Français qui attendent depuis plus de 50 ans que la Vérité soit reconnue et que la Justice leur soit rendue. Par cette brève intervention vous pouvez permettre de tourner définitivement l'une des pages les plus douloureuses de notre histoire contemporaine, si bien connue de votre époux, tout en répondant à l'appel de nombreuses personnalités de toutes sensibilités, dont beaucoup vous sont proches, qui depuis maintenant plus de deux décennies ne cessent de réclamer la reconnaissance officielle de cette vérité historique.

Pris par le temps, n'ayant aucun moyen de vous contacter discrètement, nous jetons cette « bouteille à la mer » dans le vaste océan des médias, auprès de votre éditeur Gallimard, de la Présidence de la République et de tous vos amis et ceux qui pourraient vous joindre, notamment de Jean Daniel, de Jean Lacouture et vos nombreux amis du Nouvel-Observateur , avant votre rencontre avec le Chef de l'Etat. En espérant qu'en deux jours elle puisse vous parvenir sans sombrer dans cette indifférence dénoncée avec talent par Frantz-Olivier Gisbert dans les colonnes du Figaro-Magazine du 27 mai 2000 : « Pour avoir cru en nous des dizaines de milliers de harkis furent égorgés, dépecés ou bouillis vivants par les vainqueurs du FLN. Mais nous n'avons pas entendu leurs cris, ni les protestations des survivants. Depuis le temps, ils n'ont pas troublé notre digestion ni notre bonne conscience » . 13 ans ont passé. Pour que « l'oubli ne les assassine pas une nouvelle fois », par votre intervention peut-être arriverez-vous même à convaincre le Chef de l'Etat de faire, avec vous, les 500 mètres vous séparant du Quai Branly, rendant ainsi historique votre rencontre avec lui du 5 décembre 2013.

Croyez, Chère Madame, que nos compatriotes vous en seront éternellement reconnaissants car chaque jour qui passe s'ajoute à plus de 50 années de mensonges, d'injustice et d'abus de confiance, des valeurs opposées à celles qui guident quotidiennement les actions de notre Président.

Dans cet espoir, nous vous prions d'agréer, Madame , l'expression de notre reconnaissance la plus sincère

Pour les Associations d'Anciens combattants, patriotiques et de Français Rapatriés de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés ».

Mme Taouès TITRAOUI, élue locale, rescapée du massacre des Harkis après le 19 mars 1962

Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création en 2002

Bernard COLL, Secrétaire général de Jeune Pied-Noir

Co-auteurs du « Livre des Harkis (JPN, 1991) » et du DVD « Harkis, les sacrifiés (JPN-ECPAD, 2010) ».

PS : Tous les documents et faits cités dans ce courrier sont disponibles et vérifiables sur Internet et en particulier sur le site Jeune Pied-Noir  http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/

---------------------------- Lettre ouverte N°13 à F. Hollande- 23 novembre 2013 -----------------------------

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Objet : LO N°13 A M. F. HOLLANDE /G/ RAPATRIES : LOI DE RECONNAISSANCE ET DE REPARATION 5 DECEMBRE : PARLEZ-VITE M. LE PRESIDENT ! / V&J 231113

A l'attention de Madame Sylvie HUBAC,

Directrice de Cabinet de M. le Président de la République

Diffusion générale.

Madame la Directrice de Cabinet,

Nous vous prions de trouver, ci-joint, la 13 e lettre ouverte que nous avons adressée ce matin au Président de la République, M. François HOLLANDE. Nous tenons à attirer votre attention sur l'occasion exceptionnelle pour le Chef de l'Etat « d'apaiser les mémoires » de nos compatriotes « rapatriés », le 5 décembre 2013, lors de la journée nationale en mémoire des civils et militaires français « morts pour la France » durant la guerre d'Algérie et les combats du Maroc et de Tunisie .

Le 5 décembre est un jeudi, il n'y a pas de conseil des ministres. Le monument du Quai Branly est à 500 mètres environ de l'Elysée. Depuis 2001, M. François HOLLANDE n'a jamais honoré de sa présence une cérémonie officielle de la Nation en « Hommage aux Harkis » le 25 septembre, ou en mémoire des victimes françaises de la guerre d'Algérie , le 5 décembre.

Il s'est par contre rendu, comme élu de la Nation et candidat à la Présidence de la République, pour « apaiser toutes les mémoires », à la plaque Quai de la Seine à Paris en mémoire des « Français musulmans » (tous les Algériens étaient alors Français, la nationalité algérienne n'existant que depuis le 3 juillet 1962) pro-FLN demandant la sécession de nos départements algériens, victimes de la répression, par le pouvoir légal du général De Gaulle, d'une manifestation légalement interdite . L a France était alors « en guerre » contre l'organisation terroriste du FLN. Une organisation clandestine qui a assassiné plus de 4000 Français en métropole. La répression de la manifestation du 17 octobre 1961 fit officiellement deux morts et, selon les meilleurs historiens, une vingtaine d'autre victimes, certaines probablement tuées par le FLN.

M. François HOLLANDE, en décembre 2010 , avait trouvé le temps de se rendre en Algérie pour rencontrer l'ancien président algérien BEN BELLA. Les nombreux témoignages de harkis rescapés des massacres du 19 mars 1962 concordent pour affirmer que M. BENE BELLA a personnellement assisté fin 1962 et début 1963 à des massacres collectifs de harkis. L'ouverture des 1300 dossiers des interrogatoires de ces harkis permettraient de le confirmer officiellement.  Le 19 décembre 2012 , en tant que Président de la République, il s'est « longuement recueilli » à Alger devant la plaque commémorative de la disparition du militant communiste Maurice AUDIN . Le parti communiste algérien était alors interdit par le pouvoir légal socialiste. Ce soutien actif du FLN, alors que son pays était « en guerre » contre cette organisation terroriste, a mystérieusement disparu. Comme plusieurs milliers de Français d'Algérie après la « paix d'Evian » du 19 mars 1962 .  

M. François HOLLANDE a fait beaucoup de gestes en faveur du FLN et de ses soutiens français. N'est-ce pas temps pour lui « d'apaiser aussi les mémoires  » des familles des soldats français qui, obéissant aux ordre de l'Etat français légal, sont « morts pour la France » en luttant contre cette organisation terroriste ? Ne serait-il pas équitable qu'il se recueille longuement le 5 décembre prochain Quai Branly en mémoire des civils français « morts pour la France » en combattant légalement le FLN ou des victimes civiles innocentes des attentats commis par cette organisation criminelle ? Car, comme l'a justement rappelé le CRIF dans une annonce publicitaire d'une page parue le 1 octobre 2002 dans le Figaro, les attentats contre des civils sont considérés en droit international comme des « crimes contre l'Humanité ».

Nous espérons que vous saurez trouver les mots pour que le Chef de l'Etat s'adresser vite le 5 décembre 2013 prochain aux 3 millions de Français rapatriés, dont il est aussi le Président.

Restant à votre disposition pour tout complément d'information pouvant vous être utile,

Nous vous prions d'agréer, Madame la Directrice de Cabinet, l'expression de nos salutations distinguées.

Pour la coordination de la Campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés »

Taouès TITRAOUI – Elue locale

Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création

Bernard COLL, Secrétaire général

JPN -BP 4 – 91570 Bièvres

-- LO N°13 A M. F. HOLLANDE /G/ RAPATRIES : LOI DE RECONNAISSANCE ET DE REPARATION 5 DECEMBRE : PARLEZ-VITE M. LE PRESIDENT !  ---

JEUNE PIED-NOIR                           Samedi 23 novembre 2013

BP4 – 91570 Bièvres                                                

Tel : 06 80 21 78 54                                                              « Trois principes me guident : la vérité, la justice et

jeunepiednoir@wanadoo.fr                                                       la confiance. » François Hollande, 31 août 2012.

Monsieur François HOLLANDE

                                               Président de la République

Palais de l'Elysée

13 e Lettre RAR                                                                     55, rue du Faubourg Saint-Honoré

Copie par courriel au Cabinet                                                       75008 Paris

Objet : Votre rencontre avec les Français rapatriés « dans les mois qui viennent ». Reconnaissance et réparation : parlez-vite Monsieur le Président !

Monsieur le Président de la République,

Il y a déjà deux mois, le 25 septembre dernier, lors de la 13 e journée nationale en hommage aux Harkis, M.le Ministre Kader Arif avait annoncé que vous alliez recevoir « dans les mois qui viennent » les Français rapatriés. Afin de préparer cette rencontre, M. Kader Arif avait proposé la création d'un « groupe de contacts au plus vite » pour « regrouper les principales associations dans une enceinte de dialogue  ». A ce jour, une seule réunion a eu lieu le 12 novembre dernier avec une sélection très restrictive des représentants de la première génération harkie et une seule association d'enfants de Harkis. Trois de nos amis participant à cette réunion, MM. Hocine Bouarès, Lamri Djebabla et Bouaza Gasmi ont bien voulu remettre à M. le ministre un pli vous étant destiné contenant la demande de nos compatriotes de vous voir confirmer personnellement et publiquement votre reconnaissance officielle du 25 septembre 2012 « de la faute et la responsabilité de la France dans l'abandon des rapatriés et des Harkis ainsi que les conditions indignes de ceux qui ont été accueillis sur le sol français ».

Est-ce en effet encore nécessaire de réunir des  « groupes de contacts » pour comprendre que cette reconnaissance vous est demandée par tous nos compatriotes ? Le 20 novembre, les parlementaires du Groupe d'Etudes Rapatriés, présidé depuis six ans par M. Elie Aboud, ont auditionné les « associations nationales » de Français rapatriés qui, de nouveau, lui ont demandé, comme elles le réclament en commun depuis le 22 septembre 1995, et comme elles l'ont fait le 12 novembre auprès de M. Kader Arif, votre confirmation personnelle, en leur présence, de la reconnaissance officielle par la France de la responsabilité de l'Etat français dans l'abandon des Français rapatriés et, plus particulièrement pour l'Algérie, dans le massacre des Harkis, de leurs familles et l'assassinat et la disparition de milliers de Français civils et militaires de toutes origines après les accords d'Evian du 19 mars 1962 . Comme l'avait fait le 16 juillet 1995 le Président Jacques Chirac pour nos compatriotes juifs. Vous bénéficiez désormais d'un consensus national droite-gauche, votre prédécesseur ayant lui-même reconnu partiellement le 14 avril 2012 à Perpignan son engagement du 31 mars 2007, que vous aviez tenu personnellement à lui rappeler, comme député de l'opposition le 11 septembre 2007, par une question écrite à l'Assemblée nationale. Une reconnaissance qu'oblige, selon vos propos, « nécessairement et juridiquement » une loi de réparation pour laquelle nous vous avons adressé une proposition le 17 septembre dernier.

Le 5 décembre prochain , la Nation rendra officiellement hommage à la mémoire des civils et militaires français de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie. N'est-ce pas l'occasion pour vos « d'apaiser les mémoires » en répondant dès maintenant au premier des vœux des 420.000 familles de Français rapatriés représentant trois millions de Français ? Chaque jour qui passe s'ajoute à plus de 50 années de mensonges, d'injustice et d'abus de confiance, des valeurs opposées à celles qui vous guident.

Dans l'attente d'une réponse favorable, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de notre très haute considération.

Pour les Associations d'Anciens combattants, patriotiques et de Français Rapatriés de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés ».

Mme Taouès TITRAOUI, élue locale, rescapée du massacre des Harkis après le 19 mars 1962

Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création en 2002

Bernard COLL, Secrétaire général de Jeune Pied-Noir

Co-auteurs du « Livre des Harkis (JPN, 1991) » et du DVD « Harkis, les sacrifiés (JPN-ECPAD, 2010) ».

PS : Tous les documents et faits cités dans ce courrier sont disponibles et vérifiables sur Internet et en particulier sur le site Jeune Pied-Noir  http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/

------------------- RENCONTRE AVEC LE CHEF DE L'ETAT - Réunion du 12 novembre 2013 avec M. K. ARIF -----------------

Objet : LOI RAPATRIES : MESSAGE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE / GVT N°358 / REUNIONS DES 12 ET NOVEMBRE 2013 /A / Préparation de la rencontre avec Chef de l'Etat / V&J 111113

A l'attention de Madame Sylvie HUBAC,

Directrice de Cabinet de M. le Président de la République

Madame le Directrice de Cabinet,

Comme suite à nos précédents envois, en vue de la réunion de demain mardi 12 novembre 2013 à 14h30 au Ministère des Anciens combattants, préparatoire à la rencontre du Président de la République avec la communauté des Français rapatriés , les responsables nationaux du Collectif « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » n'étant pas dans sélection effectuée par Mme Kheira Drissi , contrairement aux réunions précédentes , nous vous prions de trouver, ci-après et ci-joint, le message adressé au Chef de l'Etat, M. François HOLLANDE, par M. Pierre DESCAVES , ancien député, conseiller honoraire de Picardie, Président du Conseil National des Rapatriés, au nom des 60 associations de la campagne nationale « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » qui représentent plus de 350.000 adhérents.

Nous tenons à vous informer que depuis une semaine l'intérim au Ministère des Anciens combattants est assurée avec efficacité, courtoisie et bonne humeur par Mme Béatrice BENGUIGUI, assistante depuis deux mois dans le service de Mme Kheira DRISSI, conseillère aux « rapatriés » de M. le Ministre Kader ARIF. En effet, ni  M. le Ministre, ni son Directeur de Cabinet, M. Luis VASSY, ni son Chef de Cabinet, M. Guy BONO ne sont joignables. Soit ils sont en réunion, soit ils sont en déplacement, soit ils sont occupés, soit ils ne sont tout simplement pas là. Leurs secrétaires ou assistantes ne savent rien de la réunion du 12 novembre avec le M. le Ministre ou n'ont pas le droit de répondre. Seule Mme DRISSI aurait pu le faire mais elle aussi est aussi absente, occupée, en déplacement ou ailleurs comme M. le Ministre. Depuis sa prise de fonction, Mme Béatrice BENGUIGUI n'a d'ailleurs jamais vu M. le Ministre, sauf en photo, grâce à Google Image. Il est vrai que son bureau est à 30 mètres au même étage dans l'autre aile du bâtiment. Il faut remarquer, à la décharge du Cabinet, que cette situation est constante depuis la nomination de M. Kader ARIF par M. le Président de la République par décret du 8 juin 2012.

Les médias annonçant un prochain remaniement ministériel qui conduirait le Chef de l'Etat à un gouvernement resserré d'une quinzaine de ministre, dans ce contexte quelle peut être l'utilité de la réunion du 12 novembre ? Après plus d'un an de fonction et de « dialogue » avec les représentants des associations de « Rapatriés » (lesquelles ?), M. le Ministre ignore-t-il encore les attentes de nos compatriotes  ? Ne faudrait-il pas annuler cette rencontre confidentielle pour faire des économies utiles dans une période budgétaire difficile ? Dans le cas où elle serait maintenue, ayant pu savoir par recoupement, et grâce à l'obligeance de Mme Béatrice BENGUIGUI qui nous a confirmé les noms de nos compatriotes invités dont nous avions eu connaissance en leur téléphonant. Nous avons donc demandé à nos amis de longue date :

-   M. Hocine BOUARES , Président de l'AFRONAAA, dont le Président d'Honneur est notre ami le Colonel Aziz MELIANI actuellement en convalescence (cf. la lettre ci-jointe de l'UNACFM remise à M. Hubert FALCO en septembre 2010), Commandeur de la Légion d'Honneur, nos collègues depuis sa création du Haut Conseil des Rapatriés, Membre du Conseil national de l'ONACVG et du G12 (en réalité du G15) auprès de Mme Rose-Marie ANTOINE, Directrice générale de l'ONACVG, elle-même pied-noir de Sidi-Bel-Abbès.

- M. Lamri DJEBABLA , Président de l'association « Frères d'armes – Honneur et Patrie », bien connu de tous les Français rapatriés depuis la révolte des camps de Harkis de 1975 et porte-parole, avec le regretté président Boussad AZNI, du Comité National de Liaison des Harkis. L'association de M. DJEBEBLA est membre de la campagne nationale   « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » depuis son début en le 25 septembre 2008.

- M. Bouaza GASMI, Président du Comité National de Liaison des Harkis depuis le décès , malheureusement prématuré , du Président Boussad AZNI, dont la dernière grève de la faim, cet été, a eu un retentissement national. Il est regrettable de constater qu'il aura fallu que M. Bouaza GASMI soit contraint à cette extrémité pour être reçu par M. Kader ARIF et invité ensuite à déjeuner avec le ministre, ce qu'il a naturellement refusé. Faut-il que tous les responsables d'associations fassent de même ?

 

Nous faisons confiance à ces trois amis, avec lesquels nous menons le même combat de Vérité et de Justice pour tous les Français rapatriés, pour remettre à M.Kader ARIF le Message des Rapatriés, exprimé par le Président Pierre DESCAVES afin qu'il le remette lui-même le lendemain lors du Conseil des Ministres au Président François HOLLANDE. Nous leur remettrons donc demain mardi 12 novembre 2013 à 14 heures devant l'entrée du Ministère des Anciens combattants, 37 rue de Bellechasse, 75007 Paris . A toutes fins utiles, nous vous en adressons aussi par courrier un exemplaire que nous prions de bien vouloir remettre, comme nos précédents messages, à M. le Président de la République. Nous profitons de ce courriel pour vous signaler aussi que depuis le départ du précédent Chef de Cabinet de M. le Président de la République, M. Pierre BESNARD , nous ne recevons plus aucune réponse à nos courriers au Chef de l'Etat. Alors qu'auparavant nous avions des réponses rapides sous deux ou trois semaines maximum. Nous avons contacté par courriel Mme Isabelle SIMA qui assure désormais cette fonction, mais nous n'avons rien reçu à ce jour. Qu'en est-il ?

L'an dernier, nous avions pu nous adresser directement, certes brièvement, à MM. François HOLLANDE, Jean-Marc AYRAULT et Kader ARIF à la fin de la cérémonie du 11 novembre sur les Champs-Elysées ( cf. YOUTUB : http://www.youtube.com/watch?v=rn7PgDvWXXA&feature=related ) . Cette année nous n'avons pas reçu d'invitation. Nous espérons que nous pourrons que la prochaine rencontre avec le Chef de l'Etat nous permettra dans des conditions plus « normales » un véritable dialogue de vérité, de justice et de confiance , les trois valeurs qui guident quotidiennement M. François HOLLANDE.

En vous remerciant par avance de votre aimable intervention auprès de M. Président de la République.

Restant à votre disposition pour tout complément d'information pouvant vous être agréable.

Nous vous prions d'agréer, Madame la Directrice de Cabinet, l'expression de nos salutations distinguées.

Pour la coordination de la Campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés »

Taouès TITRAOUI – Elue locale

Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création

Bernard COLL, Secrétaire général

JPN -BP 4 – 91570 Bièvres

NOTA IMPORTANT

Pour éviter un nombre trop important de pièces jointes, vous pouvez retrouver tous les documents cités dans ce courriel soit via Google

soit sur le site Jeune Pied-Noir et plus particulièrement aux pages :

PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE GOUVERNEMENT   -  RECONNAISSANCE DE LA RESPONSABILITE DE L'ETAT  -  CAMPAGNE DE PRESSE

De : JPN [ mailto:jeunepiednoir@wanadoo.fr ]
Envoyé : samedi 9 novembre 2013 12:22
À : Jeune Pied-Noir
Objet : FLASH INFO N°357 091113 / MESSAGE DE PIERRE DESCAVES / A/ REUNIONS DES 12 ET NOVEMBRE 2013 /A / Préparation de la rencontre avec Chef de l'Etat / V&J

REUNIONS « RAPATRIES » DES 12 ET 20 NOVEMBRE 2013

Exprimez-vous vite !

********** 

POUR UNE LOI DEFINITIVE DE RECONNAISSANCE ET DE REPARATION POUR TOUS LES FRANÇAIS RAPATRIES  

MESSAGE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Monsieur le Président de la République,                                                                                9 novembre 2013

Le 25 septembre 2013, dans son allocution dans la cour d'Honneur des Invalides à l'occasion de la 13 e Journée nationale en Hommage aux Harkis, notre ministre de tutelle, M. Kader ARIF, lui-même fils de Harkis rescapé des massacres du 19 mars 1962, a annoncé que vous alliez rencontrer « d'ici quelques mois » les représentants de la communauté des Français rapatriés. Reçu à l'Elysée le 19 mars 2013 par votre Cabinet, je déposais, au nom des associations de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés », un message à votre attention vous rappelant que la première des attentes de nos compatriotes était l'officialisation publique par le Président de la République de « la faute et la responsabilité de la France dans l'abandon des rapatriés et des harkis ainsi que le traitement indigne de ceux qui ont été accueillis sur le sol français » . Une reconnaissance que vous avez faite, selon le courrier du 22 mars 2013 de votre Chef de Cabinet, le 25 septembre 2012 dans votre message, lu par M.Kader ARIF lui-même, qui « oblige nécessairement et juridiquement » l'Etat français à réparation, comme vous avez tenu à le rappeler comme député le 11 septembre 2007 à l'Assemblée nationale. Une réparation qui ne peut s'exprimer, au nom de la Nation, que par une loi.

C'est le travail préparatoire de cette loi que les responsables des 60 associations de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » m'ont confié l'honneur de présider. Pied-noir engagé volontaire en 1944, à l'âge de 19 ans, j'ai participé dans l'Armée d'Afrique à la libération, avec l'aide avec de nos Alliés anglo-américains, de la Corse, de l'Italie et de la France métropolitaine du nazisme, aux côtés de 230.000 Français musulmans et de 175.000 Européens de l'Afrique du Nord française, de 30.000 soldats de l'Armée coloniale, venus des « Colonies pour libérer la Patrie », comme le proclame notre chant victorieux « C'est nous les Africains » , et des 20.000 combattants des Forces françaises libres. Mon père est « Mort pour la France » assassiné en 1958 par le FLN. Détenu politique de la résistance à l'abandon de nos départements algériens, j'ai été un des créateurs des premières grandes associations de défense des Français rapatriés. Ancien député et conseiller général honoraire de Picardie, juriste et expert-comptable de formation, avec mes compatriotes, après une concertation publique de plus de cinq ans, exprimée par 17 annonces publicitaires dans Le Monde, Le Figaro, L'Echo de l'Oranie, Valeurs Actuelles et par Internet nous avons élaboré ensemble, conformément à l'article VI de la Déclaration des Droits de l'Homme , préambule de notre Constitution, une proposition de texte pour un projet de loi. Le 17 septembre dernier nous vous avons adressé, ainsi qu'au Premier ministre et à tous les parlementaires, la proposition commune validée lors de la rencontre de nos associations les 6-7-8 septembre 2013 à Port-Barcarès. Cette loi, qui sera la dernière loi « rapatriés », pour être une bonne loi, doit être « leur loi ». Rien ne pourra réparer les souffrances vécues par nos compatriotes depuis plus de 50 ans. Mais en s'appuyant sur la jurisprudence française et les recommandations de la Cour européenne des Droits de l'Homme, elle permettra à chacun d'entre eux d'avoir l'intime conviction d'une réparation équitable tenant compte au mieux des souffrances morales et physiques subies comme des spoliations matérielles.

Cette loi ne peut donc se faire sans la libre expression et l'active participation des 420.000 familles « rapatriées  » concernées d'Algérie, du Maroc, de Tunisie et des anciens territoires sous souveraineté française représentant actuellement plus de 600.000 ayants droits et 3 millions de Français. Si aujourd'hui je m'adresse à vous, Monsieur le Président de la République, en appelant mes compatriotes à s'exprimer directement auprès de vous, c'est pour que vous soyez convaincu, avant de les recevoir et de leur parler, que votre gouvernement s'honorerait à présenter dans les meilleurs délais un projet de loi qui soit conforme à leur attente de Vérité et de Justice.

Confiant dans ces valeurs qui nous guident dans votre action quotidienne et dans le respect de vos engagements,

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de ma très haute considération.

Pierre DESCAVES ,

Président de la Convention Nationale des Rapatriés

-----------------------------------------------  APPEL PERSONNEL AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ---------------------------------------------

A adresser directement au Chef de l'Etat ou à remettre à l'une des associations de la campagne « Vérité et Justice »

Je, soussigné, apporte mon soutien pour une loi définitive de « Vérité et Justice pour les Français rapatriés ».

Nom -  prénom :

Adresse :

Téléphone - courriel :

Date et signature.

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Proposition de texte pour un projet de loi adressée au Premier ministre le 17 septembre 2013

Texte présenté dans L'ECHO de l'ORANIE de septembre et VALEURS ACTUELLES du 19 septembre 2013

PROPOSITION POUR UN PROJET DE LOI RAPATRIES

Article 1 :

La Nation reconnaît la responsabilité de l'Etat français dans l'abandon et le massacre des harkis et leurs familles, dans l'abandon de toutes les familles européennes dans la disparition et l'assassinat de milliers de pieds-noirs et de soldats métropolitains après la signature des accords d'Evian du 19 mars 1962. La Nation s'engage à réparer les préjudices moraux et matériels subis par les Français d'Afrique du Nord et d'Outre-mer du fait de la politique de décolonisation de l'Etat français.

Article 2 :

Les réparations morales et le solde d'indemnisation dus aux Français rapatriés de nos départements algériens et des autres territoires anciennement sous souveraineté française seront fixés par une loi-cadre, intégrant les lois existantes, qui soldera définitivement la dette de l'Etat. Les montants des réparations qui devront suivre les règles du droit français et international en la matière seront proposés par une commission paritaire Etat/Français Rapatriés. Cette commission sera désignée avant la fin 2013 et les propositions de réparations présentées au Parlement avant la fin du premier semestre 2014.

LES 60 ASSOCIATIONS SOUTENANT LA CAMPAGNE « VERITE ET JUSTICE POUR LES FRANCAIS RAPATRIES  »

ADEPT – ADIMAD - Alma Le Corso ;  Amicale des Pieds-noirs de la Moselle ; Amicale des Anciens Elèves de l'Ecole d'Agriculture d'Algérie, A.A.E.E.A.E ;  AJIR pour les Harkis Dreux ; A.N.A.C.H.P.C.A, Harkis prisonniers de guerre - Ass. des Amis de l'Algérianie; A.N.A.C.H.P.C.A;  Ass. des Amis de Raoul Salan ; Ass. pour la Défense des biens patrimoniaux de Tunisie – ADEPT ; Amicale des Enfants de l'Algérois ; Amicale des Pieds-Noirs de Picardie ;  Amicale des Saïdéens ; Amitiés oraniennes ; Amicale Saint Cloudienne ; Ass. des Anciens d'Aïn-Sefra ; Amicale des Oraniens de l'Isère ; Ass. De Défense et de l'Avenir de Harkis, A.D.A.H – Ass. Oraniens Bouches-du-Rhône, A.O.R.B  - Cercle des Anciennes Provinces Françaises d'Algérie ; Carnoux Racines ; CAPFA ;  Centre d'Etudes Pied-Noir – CEPN ; Cercles Algérianiste de Béziers, du Grand Avignon, de Fréjus/Saint-Raphaël, de Marseille, de Nice ; Collectif des Rapatriés Internautes – Comité de Défense des Français d'Algérie, CDFA ; Conseil National des Rapatriés, CNR ; CRI ; Collectif National NON au 19 mars ; Comité pour le Respect de la Mémoire des Morts de la Guerre d'Algérie;  Comité pour la  Sauvegarde des Cimetières en Oranie, C.S.C.O - D.D.M.F.A ; Aux Echos d'Alger ; EMSI ; Frères d'Armes Honneur et Patrie ; L'Echo de l'Oranie ; Jeune Pied-Noir, JPN ;  MAN ; Maison des Rapatriés de Grenoble ; Mémorial national des Harkis (Jouques), Harkis du Pays d'Aix - Mémorial Notre-Dame d'Afrique ; RéAgir ; Pied-Noir d'Hier et d'Aujourd'hui ; Ass. des Anciens Officiers SAS ; Secours de France ; SOS-Outremer ; Souvenir du 26 mars 1962 ; Union des Comités de Défense des Agriculteurs Rapatriés d'Algérie, UCDARA ; Union Nationale des Combattants Paris ; UNC de l'Oise ; UNC des Yvelines ; UNC des Haute Pyrénées ; USDIFRA ; UNLAS ; VERITAS

Ces associations représentent plus de 350.000 adhérents. Rejoignez-les !

------------------------------  MESSAGE COMPLEMENTAIRE  AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ----------------------------------

A adresser directement au Chef de l'Etat ou à remettre à l'une des associations de la campagne « Vérité et Justice »

Monsieur le Président de la République,

Je, soussigné, à titre personnel, vous demande de bien vouloir prendre en considération le message complémentaire ci-après ou ci-joint. Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de ma très haute considération.

Nom -  prénom :                                                                                                                                                           Date et signature

Adresse :

Téléphone - courriel :

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Vous pouvez adresser directement au Cabinet du Président de la République, au Premier ministre, à notre ministre de tutelle, aux parlementaires, etc... vos messages, par courriel courrier, télécopie ou téléphone.

Voir les adresses utiles via Google ou sur le site JPN  : http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/Gouvernement.htm#adressesutiles

*****

Vous pouvez, si vous le jugez utile, nous en faire une copie. Merci et gagnons ensemble.

La coordination nationale de la campagne « Vérité et Justice pour les Français Rapatriés » est assurée par : 

REGION NORD & PARIS                                                                                               REGION SUD

Jeune Pied-Noir – BP 4 – 91570 Bièvres                                                               USDIFRA – Les  Renaudes – 83210 Solliès-Pont

Tel : 06 80 21 78 54   -  jeunepiednoir@wanadoo.fr                          Tel : 06 09 78 58 92   -   gabriel.mene@wanadoo.fr

Site: http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/        Site Internet : http://www.pied-noir.eu/

Bernard Coll, Secrétaire général de JPN                                                              Gabriel Mène, Président de l'USDIFRA

---------------------- JPN : LETTRE OUVERTE N°11 A M. FRANCOIS HOLLANDE ---------------------

JEUNE PIED-NOIR

BP4 – 91570 Bièvres - Tel : 06 80 21 78 54

Jeudi 3 octobre 2013

« Trois principes me guident : la vérité, la justice et la confiance. »

François Hollande, 31 août 2012.

Monsieur François HOLLANDE
Président de la République
Palais de l'Elysée

55, rue du Faubourg Saint-Honoré

11e Lettre RAR

Copie par courriel au Cabinet 75008 Paris

Objet : Votre rencontre avec les Français rapatriés « dans les mois qui viennent ». Ce qu’attendent nos compatriotes : la Vérité et la Justice par une loi de reconnaissance de la responsabilité de la France dans l’abandon des rapatriés et des Harkis.

Monsieur le Président de la République,

Le 25 septembre dernier, lors de la 13e journée nationale en hommage aux Harkis, M. le ministre Kader Arif a annoncé que vous alliez recevoir « dans les moisqui viennent » les Français rapatriés. Nous tenions à vous en remercier et prenons acte de cet engagement. Afin de préparer cette rencontre, M. Kader Arif propose la création d’un « groupe de contacts au plus vite » pour « regrouper les principales associations dans une enceinte de dialogue ». Pour cela, M. le ministre délégué a appelé les associations à le contacter. Ses collaborateurs demandent à certains responsables de proposer des noms afin de créer des commissions pour l’étude de chaque problème. N’auraient-ils pas dû commencer par-là dès juin 2012 ? Après plus de 50 ans de dialogue Etat/Rapatriés est-il encore nécessaire de réunir précipitamment des responsables associatifs, dont beaucoup ignorent, du fait de leur jeune âge, l’historique des actions engagées par leurs prédécesseurs malheureusement bien souvent décédés ? La réponse est naturellement négative. Les attentes des Français rapatriés ont été formulées de façon explicite et précise dans les chartres, motions et messages qu’ils ont présentés aux candidats à la présidence de la République en 2007 et en 2012 sur lesquels les candidats, dont vous-même, se sont clairement exprimés.

Les représentants des Français rapatriés attendent de leur prochaine rencontre avec le Président de la République, l’affirmation publique dans un cadre symbolique, comme le fit le Président Jacques Chirac le 16 juillet 1995 pour nos compatriotes juifs, de la reconnaissance officielle de la première de toutes leurs attentes, celle de « la faute et la responsabilité de la France dans l’abandon des rapatriés et des Harkis ainsi que les conditions indignes de ceux qui ont été accueillis sur le sol français ». Une reconnaissance que vous auriez faite dans votre message lu le 25 septembre 2012 par M. Kader Arif selon la lettre du 22 mars 2013 de votre Chef de cabinet, M. Pierre Besnard, mais qui ne figure pas dans le texte officiel du message publié. Ils attendent ensuite du Premier ministre la présentation au Parlement du projet de loi de réparation qu’oblige « nécessairement et juridiquement » cette reconnaissance, comme vous l’aviez justement rappelé le 11 septembre 2007 à l’Assemblée nationale. Les 420.000 familles de Français rapatriés représentant un million d’ayants droits et trois millions de Français souhaiteraient aussi que le Premier ministre leur confirme officiellement que l’ONACVG sera à même d’assurer dès 2014 toutes les missions de l’ANIFOM dans le cadre de la nouvelle loi (cf. lettre N°5 au Premier ministre ci-jointe).

Les responsables des 60 associations de la campagne nationale « Vérité et Justice pour les Français rapatriés », représentant plus de 350.000 adhérents, sont prêts dès maintenant à vous rencontrer pour vous entendre. Ils savent déjà ce qu’ils ont à vous dire. Ils vous seront très reconnaissants de bien vouloir leur faire connaître dans les meilleurs délais le lieu, le jour et l’heure que vous avez choisis afin de leur permettre de prendre les dispositions de transports et d’hébergement adaptées à leurs ressources, souvent très modestes, pour être présents à ce rendez-vous qu’ils souhaitent historique.


Dans cette attente, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre haute considération.

Pour les Associations d'Anciens combattants, patriotiques et de Français Rapatriés de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés ».
Mme Taouès TITRAOUI, élue locale, rescapée du massacre des Harkis après le 19 mars 1962
Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création en 2002
Bernard COLL, Secrétaire général de Jeune Pied-Noir
Co-auteurs du « Livre des Harkis (JPN, 1991) » et du DVD « Harkis, les sacrifiés (JPN-ECPAD, 2010) ».
PS : Tous les documents et faits cités dans ce courrier sont disponible

--------------------------- 2015 - ECRIRE AU CHEF DE L'ETAT : ADRESSES UTILES ------------------------

2015 - POUR ECRIRE AU CHEF DE L'ETAT

Mise à jour 1 juin 2015

Monsieur le Président de la République

Palais de l'Elysée - 55, rue du Faubourg Saint-Honoré - 75008 PARIS

(Courrier dispensé d'affranchissement si le nom du Président n'est pas mentionné sur l'enveloppe)

POUR ENVOYER UN COURRIEL AU CHEF DE L'ETAT

Envoyez un courriel directement au Chef de l'Etat : http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

Cabinet du Président de la République

IMPORTANT : Vous pouvez aussi contacter son Directeur de Cabinet, son Chef de Cabinet ou toute autre personne de son Cabinet concerné par l'objet de votre demande. En leur demandant de bien vouloir transmettre votre envoi au Chef de l'Etat.

Les Cabinet changeant souvent, pour en savoir plus sur la composition du Cabinet voir le site officiel : Président de la République

M. Thierry LATASTE , Directeur de Cabinet - mailto:thierry.lataste@elysee.fr

Mme Isabelle SIMA, Chef de Cabinet : mailto:isabelle.sima@elysee.fr

POUR TELEPHONER AU CHEF DE L'ETAT

Tel Standar : 01 42 92 81 00 / Fax : 01 42 92 81 05 / 81 79 - 81 45 - 81 22 - 81 93 - 81 22

POUR ADRESSER UNE TELECOPIE AU CHEF DE L'ETAT

ou Fax : 01 42 75 80 05

IMPORTANT : Vous pouvez aussi contacter son Directeur de Cabinet, son Chef de Cabinet ou toute autre personne de son Cabinet concerné par l'objet de votre demande. En leur demandant de bien vouloir transmettre votre demande au Chef de l'Etat.

Pour en savoir plus sur la composition du Cabinet voir le site officiel : Président de la République

Pour plus d'information contactez Jeune Pied-Noir : 06 80 21 78 54

-------------- ARCHIVES - ECRIRE AU CHEF DE L'ETAT : ADRESSES UTILES --------------

GOUVERNEMENT 2013 : ADRESSES UTILES

Voir aussi sur les sites officiels ou via Google pour la composition des Cabinets, les adresses courriels et numéros de téléphone

Cabinet du Président du Sénat

Mme Chantal Jourdan, Directrice de Cabinet – Tel : 01 42 34 33 55 – c.jourdan@senat.fr

Standard : 01 42 34 20 00 ou 20 01

Cabinet du Ministre Kader Arif

Mme Nat alia MALAVASI, secrétaire particulière du ministre - Tel : 01 44 42 10 01 - natalia.malavasi@defense.gouv.fr

M.Louis VASSY, nouveau Directeur de Cabinet -  Tel : 01 44 42 10 31

M. Guy BONO, Directeur de Cabinet - Tel : 01 44 42 12 7 4

Standard : 01 44 42 10 00 ou 10 01

Cabinet du Premier ministre

Secrétariat général du gouvernement : 01 42 75 80 00

M. Jean-Pierre GUERIN, Chef de Cabinet - jean-pierre.guerin@pm.gouv.fr

Groupe d'étude parlementaire « rapatriés »

M. Elie ABOUD, député , président – eaboud@assemblee-nationale.fr

Assistante Mme VEILLITH - Tel : 06 52 76 92 58 – sylvieveillithparlement@gmail.com

Mission Interministérielle aux Rapatriés ( si vous avez du temps à perdre !)

M. Renaud BACHY, président de la MIR et Directeur général de l'ANIFOM depuis 2007 !

Tel : 01 40 56 60 77

************************

Prévenez aussi les parlementaires ainsi que votre député et votre sénateur !

Demandez aux journalistes que vous connaissez de s'informer pour vous informer.

C'est normalement le premier de leur devoir et l'honneur de leur fonction !

IMPORTANT : TENEZ-NOUS INFORMES DES REPONSES OBTENUES . MERCI

------------------ JPN : LETTRE OUVERTE N°10 A M. FRANCOIS HOLLANDE -----------------

JEUNE PIED-NOIR                                                                                     Samedi 21 septembre 2013

BP4 – 91570 Bièvres                                                

Tel : 06 80 21 78 54                                                                                                                                      « Trois principes me guident : la vérité, la justice et

jeunepiednoir@wanadoo.fr                                                                                                                              la confiance. » François Hollande, 31 août 2012.

                                                                        Monsieur François HOLLANDE

                                                                        Président de la République

                                                                        Palais de l'Elysée

10 e Lettre RAR                                                                                                                                             55, rue du Faubourg Saint-Honoré

Copie par courriel au Cabinet                                                                                                                      75008 Paris

Objet : reconnaissance officielle de la responsabilité de la France dans l'abandon des rapatriés et des Harkis.

Monsieur le Président de la République,

Nous avons appris hier, comme tous les Français, que vous aviez reçu la demandeuse d'emploi qui vous a courageusement interpellé publiquement le 6 août dernier à La Roche-sur-Yon (Vendée) (cf. article du Parisien du 20/9 ci-joint).

Le 11 novembre 2012, à la fin de la cérémonie de l'Arc-de-Triomphe, alors que vous parcourriez, en présence de M. Jean-Marc Ayrault et de M. Kader Arif, les tribunes pour serrer les mains des Français, nous vous avions aussi interpellé. Mon épouse vous tenant les mains et moi vous présentant une affiche « Vérité sur le 19 mars 1962 : 150.000 Harkis et 10.000 Pieds-noirs assassinés ! » en vous demandant de tenir vos engagements envers les Harkis et les Pieds-noirs. Vous nous aviez écrit dans votre lettre du 24 janvier 2012, « Comme je l'affirme depuis plusieurs années, je crois que la France s'honorerait en reconnaissant ses responsabilités dans  l'abandon volontaire de nos concitoyens rapatriés et en particulier des harkis en 1962 » (cf. pièce jointe).

Les images de cette interpellation ont été diffusées en direct par les télévisions, notamment par FR3 et France 2. Depuis 10 mois, plus de 1200 Français les ont déjà consultées sur YouTube (cf. le lien : http://www.youtube.com/watch?v=rn7PgDvWXXA&feature=related ).

Au nom de l'article VI de la Déclaration des Droits de l'Homme , préambule de notre Constitution, et des principes de « Vérité, Justice et Confiance » qui vous guident, nous vous demandons de bien vouloir nous recevoir comme vous venez de le faire pour la demanderesse d'emploi de La Roche-sur-Yon qui a eu le courage de vous interpeller. Suivant votre désir de transparence et de dialogue direct avec les Français, nous serions très honorés, qu'à l'occasion de la Journée nationale en Hommage aux Harkis du 25 septembre 2013, qui va marquer le 1 er anniversaire de votre reconnaissance officielle de : « la faute et la responsabilité de la France dans l'abandon des rapatriés et des Harkis ainsi que les conditions indignes de ceux qui ont été accueillis sur le sol français » (cf. la lettre du 22 mars 2013 de votre Chef de cabinet, M. Pierre Besnard), vous acceptiez de recevoir une délégation des responsables de la campagne nationale « Vérité et Justice pour les Français rapatriés  ».

Confiants dans les principes qui vous guident, 420.000 familles de Français « rapatriés » et leur ayants droits attendront ce jour-là du Chef de l'Etat une déclaration solennelle, comme le fit le Président Jacques Chirac dans son discours au Vélodrome d'Hiver le 16 juillet 1995, confirmant votre reconnaissance du 25 septembre 2012 (qui ne figure pas dans le message lu par M. Kader Arif) ainsi que l'annonce des mesures prises par le gouvernement pour la réparation des préjudices qu'ils ont subis.

Dans cette attente, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de notre haute considération.

Pour les Associations d'Anciens combattants, patriotiques et de Français Rapatriés de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés ».

 

Mme Taouès TITRAOUI, élue locale, rescapée du massacre des Harkis après le 19 mars 1962

Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création en 2002

Bernard COLL, Secrétaire général de Jeune Pied-Noir

Co-auteurs du « Livre des Harkis (JPN, 1991) » et du DVD « Harkis, les sacrifiés (JPN-ECPAD, 2010) ».

PS : Tous les documents et faits cités dans ce courrier sont disponibles et vérifiables sur Internet et en particulier sur le site Jeune Pied-Noir  http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/

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60 Associations soutiennent la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatrié »

17 annonces dans Le Monde,   Le Figaro , La Provence, l'Echo de l'Oranie et Valeurs Actuelles de septembre 2008 à septembre 2013 !

                Nouvelle annonce dans VALEURS ACTUELLES du jeudi 19 septembre 2013

ADEP - ADIMAD - AFNART - AJIR pour les Harkis, Auvergne et Dreux - L'Alma Le Corso - Ass. des Amies de l'Algérianie, AAA – Amicale des Pieds-noirs de Port-Barcarès - Amicale des Pieds-noirs de la Moselle – Amicale des Oraniens des Bouches du Rhône. A.O.R.B - Les Amitiés oraniennes de la Côte d'Azur - Amicale des Enfants de l'Algérois - Amicale des Anciens Elèves de l'Ecole d'Agriculture d'Algérie, A.A.E.E.A.E - Association des Amis de Raoul Salan - Ass. pour le Défense des Biens patrimoniaux en Tunisie, ADEPT – Amicale des Pieds-Noirs de la Moselle - Amicale des Pieds-noirs de Picardie - Amicale des Oraniens de l'Isère (Echirolles) - Amicale des Saïdéens - Amicale Saint Cloudienne – Amicale des Anciens d'Aïn-Sefra - Ass. de Défense et de l'Avenir des Harkis, A.D.A.H – A.N.A.C.H.P.C.A, Harkis Prisonniers de guerre - CAPFA, Cercle des Anciennes Provinces françaises d'Algérie - Carnoux-Racines - Cercles Algérianistes du Grand Avignon et du Pays du Vaucluse, de Fréjus / Saint-Raphaël, de Hyères, de Nice, de Saint-Etienne, de Marseille, de Beziers, du Gers - CDFA, Comité de Défense des Français d'Algérie - CEPN, Centre d'Etudes Pied-Noir – C.S.C.O, Sauvegarde des Cimetières en Oranie - Comité national NON au 19 mars 1962 - CRI, Collectif des Rapatriés Internautes - Comité pour le Respect de la Mémoire des Morts de la Guerre d'Algérie – Comité d'Action Patriotique, CAP - L'ECHO de L'ORANIE – AUX ECHOS D'ALGER – EMSI, Equipes Médico-sociales Itinérantes en Algérie 1957-62 – Frères d'Armes Honneur et Patrie - Jeune Pied-Noir – Maison des Rapatriés de Grenoble – MAN – Mémorial National des Harkis de Jouques - Mémorial National de Notre-Dame d'Afrique - Pied-Noir d'Hier et d'Aujourd'hui - RéAgir, Résister et Agir - RIPN - RHMRH - Anciens Officiers S.A.S - Secours de France – S.O.S Outre-mer – Souvenir du 26 mars 1962 - U.C.D.A.R.A, Un ion des Comités de Défense des Agriculteurs Rapatriés d'Algérie – UNC, Union Nationale des Combattants Nationale - UNC Hautes Pyrénées (65) - UNC Oise (60) - UNC Yvelines (78) – UNHAS, Union Nationale des Harkis et Anciens Supplétif – USDIFRA - VERITAS

L'ensemble de ces Associations représentent plus de 350.000 adhérents !  

--------------- 17/9/13 : LETTRE OUVERTE N°9 A M. FRANCOIS HOLLANDE ---------------

 

JEUNE PIED-NOIR                                                                                          Mardi 17 septembre  2013

BP4 – 91570 Bièvres                                                                            

Tel : 06 80 21 78 54                                                                                                                                           « Trois principes me guident : la vérité, la justice et

jeunepiednoir@wanadoo.fr                                                                                                                                 la confiance. » François Hollande, 31 août 2012.

                                                                            Monsieur François HOLLANDE

                                                                            Président de la République

                                                                            Palais de l'Elysée

9 e Lettre RAR                                                                                                                                                      55, rue du Faubourg Saint-Honoré

Copie par courriel au Cabinet                                                                                                                           75008 Paris

Objet : 25 septembre 2013 : 13 e Journée nationale en Hommage aux Harkis. 1 er anniversaire de la reconnaissance officielle de la responsabilité de la France dans l'abandon des rapatriés et des Harkis.

Monsieur le Président de la République,

Le 25 septembre 2012 , vous avez officiellement reconnu : « la faute et la responsabilité de la France dans l'abandon des rapatriés et des Harkis ainsi que les conditions indignes de ceux qui ont été accueillis sur le sol français » (cf. la lettre du 22 mars 2013, à en-tête de la Présidence de la République, de votre Chef de cabinet, M. Pierre Besnard). Une reconnaissance qui oblige « nécessairement et juridiquement », selon les termes de votre question écrite N°4228 du 11 septembre 2007 à l'Assemblée nationale, le gouvernement à présenter au Parlement un projet de loi de réparation des préjudices moraux et matériels subis par les Français rapatriés, dont naturellement nos compatriotes harkis. Sous la présidence de M. Pierre Descaves, ancien député, conseiller régional honoraire de Picardie, ancien combattant volontaire de l'Armée d'Afrique, les 60 Associations de Français rapatriés et Amis de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » ont préparé, conformément à l'article VI des Droits de l'Homme, préambule de notre Constitution, une proposition de texte pour un projet de loi que nous venons d'adresser, ce jour, à M. le Premier ministre et à l'ensemble des parlementaires (cf. copie ci-jointe).

Le 25 septembre 2013 , la 13 e journée nationale en « Hommage aux Harkis » marquera aussi le premier anniversaire de votre reconnaissance officielle. A la demande de la Présidence de la République, la cérémonie a été reportée de 11 h 00 à 15 h 00, pour tenir compte du Conseil des ministres du matin. Or, l'invitation officielle ne mentionne pas votre présence (cf. pièce jointe). Les Français rapatriés et leurs amis ne comprendraient pas que ce changement d'horaire, qui perturbe toutes les cérémonies de province, ait été demandé uniquement pour permettre au ministre délégué aux Anciens combattants d'assister au Conseil des ministres du matin. Ils ne comprendraient pas que vous ne présidiez pas, en présence du gouvernement, cet hommage à nos compatriotes Harkis auquel vous n'avez jamais assisté depuis sa création en 2001 par le Président de la République Jacques Chirac. Si une raison impérieuse vous contraignait à rester au Palais de l'Elysée, distant de cinq cents mètres de l'Hôtel national des Invalides, les Français rapatriés et leurs nombreux amis sont prêts à venir vous rejoindre après la cérémonie. Il suffit pour cela que vous décidiez de les accueillir, comme le fit le 5 décembre 2007 à 18 h 00 votre prédécesseur. L'important est qu'ils sachent ce que vous avez décidé à leur égard.

Confiants dans les principes qui vous guident, 420.000 familles de Français « rapatriés » et leur ayants droits attendront ce jour-là du Chef de l'Etat une déclaration solennelle, comme le fit le Président Jacques Chirac dans son discours au Vélodrome d'Hiver le 16 juillet 1995, confirmant votre reconnaissance du 25 septembre 2012 (qui ne figure pas dans le message lu par M. Kader Arif) ainsi que l'annonce des mesures prises par le gouvernement pour la réparation des préjudices qu'ils ont subis.

Dans cette attente, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de notre haute considération

Pour les Associations d'Anciens combattants, patriotiques et de Français Rapatriés de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés ».

Mme Taouès TITRAOUI, élue locale, rescapée du massacre des Harkis après le 19 mars 1962

Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création en 2002

Bernard COLL, Secrétaire général de Jeune Pied-Noir

Co-auteurs du « Livre des Harkis (JPN, 1991) » et du DVD « Harkis, les sacrifiés (JPN-ECPAD, 2010) ».

PS : Tous les documents et faits cités dans ce courrier sont disponibles et vérifiables sur Internet et en particulier sur le site Jeune Pied-Noir  http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/

----------------------------- JPN 3/7/13 : LETTRE OUVERTE N°8 AU CHEF DE L'ETAT -------------------------

RESPONSABILITE DE LA FRANCE DANS L'ABANDON DES FRANCAIS D'ALGERIE

Mis en ligne le 4 juillet 2013

PARLEZ VITE M. LE PRESIDENT !

8e LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE !

SOUTENEZ LA CAMPAGNE "VERITE ET JUSTICE POUR LES FRANCAIS RAPATRIES"

Envoyez un don à JPN - BP 4 - 91570 Bièvres

------------ 2013 - LETTRE OUVERTE JPN N° 7 DU 1 AVRIL A M. FRANCOIS HOLLANDE ----------

51 ANS APRES L'EXODE DES FRANCAIS D'ALGERIE

Mis en ligne le 2 avril 2013

FRANCOIS HOLLANDE RECONNAIT OFFICIELLEMENT LA RESPONSABILITE DE LA FRANCE DANS L'ABANDON DES FRANCAIS RAPATRIES !

PAR UNE LETTRE DU 22 MARS 2013 DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE !

LES FRANCAIS RAPATRIES DEMANDENT LA CONCRETISATION RAPIDE DE CETTE RECONNAISSANCE OFFICIELLE

7 e LETTRE OUVERTE AU

Président de la République envoyée le 2 avril 2013 à la Présidence de la République

JEUNE PIED-NOIR                          

BP4 – 91570 Bièvres                                                          Lundi 1 er avril 2013

Tel : 06 80 21 78 54

jeunepiednoir@wanadoo.fr                                            « Trois principes me guident : la vérité, la justice et

             la confiance. » François Hollande. 31 août 2012.

Monsieur François HOLLANDE

Président de la République

Palais de l'Elysée

7 e Lettre RAR                                                                          55, rue du Faubourg Saint-Honoré

75008 Paris

Objet : Concrétisation de votre reconnaissance officielle de la responsabilité de la France dans l'abandon des rapatriés et des Harkis.

Monsieur le Président de la République,

Nous tenons à vous remercier de votre réponse du 22 mars 2013 à notre lettre du 11 mars qui attirait votre attention sur le caractère historiquement erroné de la loi du 6 décembre 2012 officialisant la date du 19 mars 1962 comme celle du « cessez-le-feu » en Algérie.

Votre Chef de cabinet, M. Pierre Besnard, y affirme que vous avez officiellement reconnu le 25 septembre 2012 : « la faute et la responsabilité de la France dans l'abandon des rapatriés et des Harkis ainsi que le traitement indigne de ceux qui ont été accueillis sur le sol français ». Lors de la journée nationale en hommage aux Harkis du 25 septembre, vos obligations internationales impliquaient votre présence aux Etats-Unis. Votre message aux harkis a été lu dans la cour de l'Hôtel des Invalides par M. Kader Arif, ministre délégué aux Anciens combattants, lui-même fils de harki rescapé des massacres du 19 mars 1962. La sonorisation étant déficiente, l'allocution du ministre a été quasiment inaudible. Dans la version écrite officielle de votre message (cf. pièce jointe), l'affirmation de la reconnaissance des responsabilités de la France «  dans l'abandon volontaire de nos concitoyens rapatriés et en particulier des harkis en 1962 » n'apparaît pas, comme vous l'aviez si clairement exprimée dans votre lettre du 24 janvier 2012 (cf. pièce jointe). Compte tenu de la très forte attente de cette reconnaissance par l'ensemble des Français rapatriés, les nombreux participants présents auraient été très sensibles à cette annonce que votre service de communication et les médias auraient incontestablement reprise. Ce qui n'a pas été le cas. La journée du 25 septembre étant dédiée aux Harkis, le caractère général de cette reconnaissance, qui concerne tous les Français « rapatriés », soit 420.000 familles et 600.000 ayants droits selon les chiffres de l'ANIFOM, implique, semble-t-il, qu'elle soit officialisée dans un lieu symbolique et à l'occasion d'un moment propre à l'ensemble de la communauté des Français rapatriés.

D'autant plus que ce vous avez qualifié de « faute » dans votre message du 25 septembre 2012, est en réalité un « crime d'Etat » et un « crime contre l'Humanité », comme le dénoncent désormais avec les Français rapatriés, la LDH, la LICRA et des personnalités comme Jean Daniel et Jean Lacouture. Il s'agit en effet de l'assassinat ou de la disparition, après le 19 mars 1962, de plus de 150.000 Français arabes, berbères, juifs et européens. Des crimes désormais incontestés tout simplement parce qu'historiquement incontestables. Une vérité à laquelle chaque Français a eu accès durant quatre années par les quatorze annonces parues dans Le Monde et Le Figaro (cf. ci-joint la dernière annonce parue le 16 mars 2013 dans Le Figaro ). Une vérité désormais disponible sur Internet. Une vérité, comme vous l'aviez souvent demandée à votre prédécesseur, qui doit aussi être reconnue par la Nation toute entière.

Le 11 septembre 2007, par une question écrite à l'Assemblée nationale, en tant que Premier secrétaire du Parti socialiste et député, cinq mois seulement après son élection, vous aviez interpellé le Chef de l'Etat, M. Nicolas Sarkozy, et son Premier ministre, M. François Fillon, pour leur demander des comptes sur les « mesures prises » en faveur des harkis et de leurs enfants. Vous aviez rappelé que, quarante-cinq ans après, « nos compatriotes harkis et leurs enfants attendent une véritable politique de réparation du drame subi » soulignant aussi au Chef de l'Etat qu'au cours de la campagne électorale, « il s'était engagé à reconnaître officiellement la responsabilité des gouvernements de 1962 dans l'abandon et le massacre des harkis ». Vous avez poursuivi en expliquant avec bon sens que « cette reconnaissance de responsabilité devra nécessairement et juridiquement obliger le gouvernement dans la mise en œuvre d'une politique de réparation » et que vous souhaitiez « savoir si le parlement sera saisi d'un projet de loi en ce sens ».

Onze mois après votre élection, les Français souhaiteraient connaître les « mesures prises » par votre gouvernement en faveur des Harkis et des Français rapatriés. Ayant désormais reconnu officiellement par votre lettre du 22 mars 2013 « la responsabilité de la France dans l'abandon des Français rapatriés et des Harkis », quand le parlement va-t-il être saisi du projet de loi entérinant au nom de la Nation cette reconnaissance ? Par quelle concertation Etat/Rapatriés vont être établies les mesures de réparation des préjudices moraux et matériels subis par nos compatriotes qui obligent « nécessairement et juridiquement » votre gouvernement ?

Par le Message qui a été déposé à votre attention le 19 mars 2013 à l'Elysée par M. Pierre Descaves, Président du Conseil National des Rapatriés (cf. pièce jointe), les associations d'Anciens combattants, patriotiques et de Français rapatriés demandant la vérité sur le 19 mars 1962, ont attiré de nouveau votre attention sur la nécessité de donner à la reconnaissance officielle des responsabilités des gouvernements français à l'égard de nos compatriotes rapatriés, un caractère solennel et juridique par le vote rapide d'une loi de reconnaissance et de réparation concrétisant la reconnaissance désormais officialisée par votre lettre du 22 mars 2013. Les 420.000 familles rapatriées et leurs ayants droits ont besoin de vous entendre confirmer directement l'officialisation de cette reconnaissance ainsi que les mesures prises par votre gouvernement à leur égard et le calendrier du vote de la loi. Compte tenu du nombre de Français concernés, l'expression de cette reconnaissance ne peut se limiter à votre lettre dont les associations de rapatriés auraient la charge d'assurer la diffusion. Seule votre intervention dans un cadre officiel auprès de nos compatriotes, en présence de tous les médias comme le firent Jacques Chirac le 16 juillet 1995 et Nicolas Sarkozy le 14 avril 2012 à Perpignan, peut permettre d'informer l'ensemble des Français rapatriés.

Connaissant votre volonté d'aller à la rencontre les Français sans intermédiaire inutile, nous vous prions de trouver, ci-après, quelques-uns des rassemblements au cours desquels nos compatriotes pourront vous exprimer leurs légitimes attentes et où vous pourriez solennellement leur confirmer la reconnaissance de la responsabilité des gouvernements français envers les rapatriés dans les drames qu'ils ont vécus du fait de la politique de décolonisation et d'abandon de nos départements algériens. Ces rencontres auront lieu :

•  le 16 avril à la Mutualité à Paris, lors de la projection de l'émouvant film documentaire « Guerre d'Algérie, mémoire de femmes » ,

•  les 26-27-28 avril à Antibes, à l'occasion du 37 e Salon des Ecrivains et Artistes rapatriés,

•  le 1 er mai, lors du pèlerinage de Notre-Dame d'Afrique à Théoule-sur-Mer,

•  le 9 mai lors du pèlerinage de Notre-Dame de Santa-Cruz à Nîmes,

•  le 12 mai lors du rassemblement des Harkis et de leurs amis devant le Palais de Justice de Paris.

Nous vous renouvelons notre demande d'audience d'une délégation des 54 associations, représentant plus de 350.000 adhérents et les dizaines de milliers de familles des victimes du 19 mars 1962. Le silence de 11 mois de notre ministre de tutelle, M. Kader Arif, ne peut être la seule réponse de votre gouvernement. Les responsables associatifs qui durant des décennies ont assuré un véritable dialogue constructif Etat/Rapatriés, vous demandent de le rétablir avec un ministre soucieux de concrétiser rapidement la reconnaissance de la responsabilité de la France que vous avez désormais officialisée, notamment à l'occasion de l'élaboration de la loi de reconnaissance et de réparation.

En vous remerciant de nouveau d'avoir confirmé par votre lettre du 22 mars la reconnaissance des responsabilités des gouvernements français dans l'abandon des Français rapatriés et des harkis,

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de notre haute considération.

Pour les Associations d'Anciens combattants, patriotiques et de Français Rapatriés demandant audience

Mme Taouès TITRAOUI, élue locale, rescapée du massacre des Harkis après le 19 mars 1962

Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création en 2002

Bernard COLL, Secrétaire général de Jeune Pied-Noir

Co-auteurs du « Livre des Harkis (JPN, 1991) » et du DVD « Harkis, les sacrifiés (JPN-ECPAD, 2010) ».

PJ : Tous les documents et faits cités dans ce courrier sont disponibles et vérifiables sur Internet et en particulier sur le site Jeune Pied-Noir  http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/

Voir le site JPN : http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/

------------- 2013 - 22 MARS - REPONSE DU CABINET DE FRANCOIS HOLLANDE ----------

51 ANS APRES L'EXODE DES FRANCAIS D'ALGERIE

Mis en ligne le 2 avril 2013

DANS SA REPONSE A NOTRE COURRIER DU 11 MARS 2013

FRANCOIS HOLLANDE RECONNAIT OFFICIELLEMENT LA RESPONSABILITE

DE LA FRANCE DANS L'ABANDON DES FRANCAIS RAPATRIES !

PAR UNE LETTRE DU 22 MARS 2013 DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE !

Voir aussi la VIDEO sur AU FORUM N°2 présentant la lettre du Cabinet du Chef de l'Etat du 22 mars 2013

-------------- 2013 : LETTRE OUVERTE N° 6 DU 11 MARS A M. FRANCOIS HOLLANDE ------------

NOUVELLE LETTRE OUVERTE AU CHEF DE L'ETAT

« Trois principes me guident : la vérité, la justice et la confiance. » François Hollande. 31 août 2012

Monsieur François HOLLANDE

Président de la République

Palais de l'Elysée

55, rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris

Envoyée le 11 mars 2013 par courriel puis en RAR

Objet - 19 mars 2013 : en « oubliant » les 150.000 Français assassinés ou disparus après le « cessez-le-feu » du 19 mars 1962, ne risquez-vous pas de devenir le complice d'un « crime d'Etat » suivi d'un « crime contre l'Humanité » dénoncés désormais par la LDH et la LICRA ?

Monsieur le Président de la République,

Contrairement aux quatre premières lettres que nous vous avons adressées, notre cinquième lettre du 18 décembre 2012 est restée sans réponse de votre part. Comme semble être restée lettre morte celle que vous a envoyée le 18 juillet 2012 le président de la LICRA, M. Alain Jakubowicz, qui vous invitait à tenir votre engagement du 5 avril 2012 envers les associations de harkis de « reconnaître publiquement les responsabilités des gouvernements français dans l'abandon des harkis, le massacre de ceux restés en Algérie et les conditions d'accueil des familles transférées dans des camps en France ». Le président de la LICRA, espérait en toute logique que vous tiendriez votre engagement le 25 septembre 2012 à l'occasion de la journée nationale en « Hommage aux Harkis ». Un concept créé par notre association en 1985, soutenu de 1986 à 1990 par MM. André Santini et Maurice Benassayag, alors Secrétaires d'Etat aux Rapatriés, qui a conduit à la première journée nationale en hommage aux Harkis du 9 décembre 1989, à l'Hôtel des Invalides, marquée par la sortie du timbre « Hommage aux Harkis » vendu à 11,5 millions d'exemplaires (cf. l'affranchissement de cette lettre).

Comme nous le présentions déjà dans notre dernière lettre, le 19 mars prochain risque de couper la France en deux, comme l'affaire Dreyfus il y a plus d'un siècle. D'un côté une petite minorité partisane du maintien du « mensonge d'Etat » dénoncé en 2003 par Georges-Marc Benamou, de l'autre la majorité des Français concernés représentés par les plus importantes Associations d'anciens combattants, comme l'UNC et la Fédération Maginot, qui ont annoncé qu'elles ne pouvaient pas s'associer moralement à la commémoration du 19 mars 1962. Une date, vous ne pouvez l'ignorer, célébrée par le pouvoir algérien comme une victoire sur la France et plus particulièrement sur l'Armée française. Toutes les associations de Français d'Afrique du Nord sont naturellement opposées à cette commémoration d'une journée qui pour eux est celle du deuil de plus de 150.000 des leurs, sacrifiés à la « raison d'Etat ». Une journée qui ne peut être que celle de l'évocation des harkis, pieds-noirs et soldats métropolitains assassinés ou disparus après le « cessez-le-feu » du 19 mars 1962 afin que « l'oubli ne les assassine pas une seconde fois » comme l'avait si justement évoqué votre prédécesseur le 31 mars 2007. Une journée qui ne sera pas commémorée par de nombreuses villes de France, à l'exemple de Nice et Perpignan, dont les maires MM. Christian Estrosi et Jean-Marc Pujol ont annoncé publiquement qu'ils refusaient de s'associer aux cérémonies officielles, mettant les drapeaux en berne et acceptant de devenir des « hors-la-loi ».

Vous seul avez encore la possibilité d'éviter cette coupure de la Nation qui, dans la période de crise économique que subit notre Pays, a besoin de l'union de tous les Français.

Tout simplement en tenant le 19 mars prochain vos multiples engagements de 2007 et de 2012 de reconnaître la vérité historique que vous aviez résumée de façon exacte, claire et concise, il y a déjà plus d'un an, dans votre lettre du 24 janvier 2012 : « Comme je l'affirme depuis plusieurs années, je crois que la France s'honorerait en reconnaissant ses responsabilités dans l'abandon volontaire de nos concitoyens rapatriés et en particulier des harkis en 1962 » . La France aujourd'hui, c'est vous. En honorant l'engagement que vous avez pris comme candidat à la plus haute fonction de l'Etat, de reconnaître publiquement la réalité de cet « abandon volontaire », selon vos propres termes, vous honorerez notre Pays en le réconciliant avec la vérité, ce principe si fort qui vous guide. Une reconnaissance d'autant plus naturelle qu'elle sera la suite logique et cohérente de la déclaration du 14avril 2012 à Perpignan de votre prédécesseur qui, après cinq ans d'oubli, a reconnu, en tant que Président de la République, la responsabilité du gouvernement français de 1962 dans l'abandon des harkis.

Car ce que vous avez qualifié de « faute » dans votre message du 25 septembre 2012, est en réalité un « crime d'Etat » et un « crime contre l'Humanité ». Désormais ce ne sont plus seulement les 3 millions de Français rapatriés et plus d'un million d'anciens combattants d'AFN qui vous demandent de reconnaître le « crime d'Etat » du 19 mars 1962, mais aussi , après 50 ans d'un silence surprenant, non seulement la Ligue des Droits de l'Homme et la LICRA, mais d'anciens complices du FLN comme MM. Jean Lacouture et Jean Daniel. Comme aussi de jeunes gaullistes de 1940 tel Jean d'Ormesson ou des philosophes très en vogue comme Luc Ferry. Sans son décès récent, cette figure emblématique de la conscience universelle qu'était Stéphane Hessel n'en serait-il pas venu, lui-même, à vous demander de reconnaître les crimes du 19 mars 1962 dont il n'ignorait rien par son séjour au service de l'Etat algérien populaire et démocratique en 1963-64 ? Une période de sa vie de militant communiste durant laquelle sa conscience exigeante ne le poussait pas encore à cet « indignez-vous ! » universel qui a fait, sur le tard de sa longue existence, sa renommée médiatique internationale.

Une reconnaissance, qui après votre déclaration, devra être entérinée, au nom de la Nation, par une loi. Ne suffira-t-il pas pour cela d'amender en la complétant la loi N°2012-1361 du 6 décembre 2012 pour donner à la date du 19 mars 1962 son véritable sens historique, celui d'une journée de deuil national en souvenir et en recueillement « en mémoire d es 150.000 victimes civiles et militaires françaises de la guerre d'Algérie assassinées ou disparues après le 19 mars 1962». Une journée de deuil national qui permettra à la Nation de découvrir les noms et les visages de ces 150.000 femmes, enfants, personnes âgées ou jeunes gens arabes, juifs, berbères ou européens sacrifiés aux accords du 19 mars 1962 entre l'Etat français et l'organisation terroriste du FLN.

Des noms et des visages déjà révélés à plus de 13 millions de Français par les 13 annonces présentées depuis 2008 par campagne de presse « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » parues dans Le Monde et Le Figaro. Une campagne qui se prolongera par la parution le samedi 16 mars d'une 14 e annonce dans Le Figaro (cf. maquette ci-jointe). Des annonces dont le contenu n'a fait l'objet d'aucune critique, notamment des rares historiens spécialistes de la « guerre » d'Algérie reconnus par ces quotidiens comme votre conseiller, notre compatriote, Benjamin Stora. Une vérité incontestée à laquelle chaque Français a désormais accès grâce à Internet depuis un an grâce au Huffington Post : http://www.huffingtonpost.fr/bernard-coll/50-ans-apres-les-accords-_b_1356579.html

La guerre civile franco-française qui suivit la « paix » conclue entre l'Etat français et le seul FLN le 19 mars 1962 ne s'est-elle pas en réalité terminée, il y a 50 ans exactement, le 11 mars 1963 avec la mort du colonel Jean-Marie Bastien-Thiry, le dernier des fusillés de France ? Le silence qui suivit la dernière salve d'un peloton d'exécution français tuant un officier français ne marque-t-il pas réellement le « cessez-le-feu » final de cette guerre fratricide ? La mort inutile de ce jeune et brillant polytechnicien dont le seul mobile fut d'essayer de sauver les milliers de harkis, pieds-noirs et soldats français encore dans les geôles algériennes que l'Armée française aurait pu et dû libérer, peut-elle laisser insensible l'homme de gauche que vous êtes ? L'impuissance que vous devez ressentir aujourd'hui à l'annonce de l'assassinat de sept otages français détenus au Nigéria par un groupe islamiste après l'action de libération du Mali menée par l'Armée française sous votre autorité, ne vous rapproche-t-elle pas de celle ressentie par ces « justes » qui en 1962 voyaient arriver dans un dénuement total plus d'un million de Français d'Algérie abandonnés par leur gouvernement ? L'homme de gauche que vous êtes, opposé à la peine de mort, n'est-il pas « indigné » par la mort sans raison de ce jeune chef de famille, père de trois petites filles ? S'il est une date qui historiquement marque réellement la fin de la guerre civile franco-française d'Algérie, n'est-ce pas en effet ce 11 mars 1963 ? Vous, dont le père fut profondément « Algérie française » comme des millions de Français, ne pensez-vous pas que seule cette date se justifie pour marquer le « cessez-le-feu » de la fin de cette dramatique période de notre Histoire et faire le deuil de toutes les victimes ?

En mémoire de ces 150.000 Français sacrifiés du 19 mars 1962, nous vous renouvelons notre demande d'audience d'une délégation des 50 associations, représentant plus de 350.000 adhérents et les dizaines de milliers de familles des victimes du 19 mars 1962. Comme Président de la République vous êtes le président de tous les Français et vous devez les recevoir tous. Face aux difficiles problèmes que vous avez à résoudre, vous avez décidé de partir à la rencontre du Peuple de France.

Nous serions très honorés si vous acceptiez de venir écouter nos compatriotes à l'occasion d'une de leurs prochaines rencontres afin de mieux les comprendre. En voici quelques-unes :

•  le 14 mars de 10h à 17 heures, à l'Assemblée nationale, lors du colloque « Les accords d'Evian, 19 mars 1962 : accords ou chimère ?» organisé par la Maison des Agriculteurs Français d'Algérie - MAFA avec le soutien du Groupe Unité d'Action « Vérité sur le 19 mars 1962 »,

•  les 16, 17 et 19 mars, lors des manifestations en mémoire des « 150.000 oubliés du 19 mars 1962 » à Aix-en-Provence, Bordeaux, Marseille, Metz, Montpellier, Nantes, Nice, Perpignan, la Seyne-sur-Mer…et dans bien d'autres villes de France et des Dom-Tom

•  le 18 mars à 10h30 à Perpignan à l'occasion de la conférence de presse organisée par le Cercle Algérianiste et les Associations de Français rapatriés du sud-ouest,

•  le 19 mars de 12h à 17 heures, lors du déjeuner-débat et de la conférence de presse organisée par le Groupe Unité d'Action « Vérité sur le 19 mars 1962 » au Pavillon Elysée Lenôtre, à deux pas du Palais de l'Elysée,

•  le 19 mars à 18 heures lorsqu'une délégation de Français rapatriés viendra déposer un Message à votre attention au Palais de l'Elysée afin de vous demander Vérité et Justice.

Naturellement si les contraintes de votre charge ne vous permettent pas de disposer d'un court moment de liberté pour rencontrer nos compatriotes à ces dates, nous sommes à la disposition de votre Cabinet pour convenir d'un autre moment.

N'ayant pas l'ambition de nous exprimer au nom de tous nos compatriotes, nous leur demandons de vous faire part directement de leurs attentes par courrier ou/et courriel à http://www.elysee.fr/ecrire/ . Plus de 420.000 familles rapatriées et leurs ayants droits ont besoin d'être informés de vos intentions et des mesures prises par votre gouvernement à leur égard. Le silence de 10 mois de notre ministre de tutelle, M.Kader Arif, pourtant lui-même fils de harki rescapé des massacres du 19 mars 1962, ne peut être la seule réponse de votre gouvernement aux problèmes non réglés notamment, comme vient de vous le rappeler par courrier l'USDIFRA, celui des rapatriés âges endettés dont les biens sont actuellement saisis par l'Etat faute d'avoir obtenu une légitime réparation des spoliations subies il y a déjà 50 ans.

En espérant que vous honorerez la France en rompant avec 50 ans d'un silence d'Etat complice du crime d'Etat du 19 mars 1962,

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de notre haute considération.

 

Pour les Associations d'Anciens combattants, patriotiques et de Français Rapatriés demandant audience

Mme Taouès TITRAOUI, élue locale, rescapée du massacre des Harkis après le 19 mars 1962

Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création en 2002

Bernard COLL, Secrétaire général de Jeune Pied-Noir

Co-auteurs du « Livre des Harkis (JPN – 1991) et du DVD « Harkis, les sacrifiés (JPN-ECPAD, 2010).

PJ : Tous les faits cités sont vérifiables sur le site Internet Jeune Pied-Noir http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/

VERSION PDF : Lettre ouverte à François Hollande 13 mars 2013

----------------- JPN 29/12/12 : LETTRE OUVERTE N° 5B A M. FRANCOIS HOLLANDE --------------------

LETTRE OUVERTE AU CHEF DE L'ETAT

« Trois principes me guident : la vérité, la justice et la confiance. » François Hollande. 31 août 2012

Monsieur François HOLLANDE

Président de la République

Palais de l'Elysée

55, rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris

Envoyée le 29 décembre 2012 en RAR

Objet : Demande d'audience des Français rapatriés qui souhaiteraient que vous leur expliquiez quelle est leur place dans « la colonisation un système injuste » et vous faire part de la Vérité historique.

Monsieur le Président de la République,

Le 18 décembre nous vous avons adressé une 5 e lettre ouverte pour vous demander de recevoir, comme l'avait fait Nicolas Sarkozy lors de son retour d'Algérie le 5 décembre 2007, les représentants de la communauté des Français rapatriés afin d'entendre leur point de vue sur l'affirmation sans fondement historique de « la colonisation un système injuste  », reprise du discours de votre prédécesseur. Ce non-sens historique, invention de conseillers cherchant à faire un contre-feu face à la montée de la Vérité historique sur l'importance des massacres qui ont suivi le « cessez-le-feu » du 19 mars 1962, dont aucun historien ne nie la réalité, condamne non seulement cinq siècles de colonisation française du Canada à la Polynésie toujours française, mais toutes les migrations de populations depuis l'origine de l'Humanité. Les regrettés professeurs Maurice Allais, prix Nobel d'Economie, et Jacques Marseille, en prenant les exemples de la Grèce et de Rome, ont démontré scientifiquement l'absurdité de cette thèse apparue seulement en 2006 pour contrer la reconnaissance des apports positifs de la colonisation française votée par les parlementaires, dont les socialistes, par la loi du 23 février 2005.

En Algérie, vous avez pu constater de visu que le président algérien portait un costume occidental et une cravate et non une djellaba, qu'il est venu vous accueillir en automobile et non sur un mulet en empruntant une route créée par la France comme l'aérodrome sur lequel vous avez atterri. Vous vous êtes exprimé en français devant les parlementaires algériens représentant d'une « République démocratique et populaire » dont les fondements sont, en théorie, ceux de la Révolution française de 1789. La ville d'Alger comptait en 1830 environ 30.000 habitants (cf. plan ci-joint) et les bâtiments que vous avez fréquentés ont tous été construits durant « l'occupation française ». L'encaisse bancaire de l'Algérie, d'environ 200 milliards de pétrodollars, provient du pétrole saharien découvert et mis en valeur par la France. Nous pourrions présenter durant des heures l'œuvre accomplie, sous les lois des régimes légaux français, par la population française d'Algérie de toutes origines : arabe, berbère, juive et européenne. Si la France était restée en Algérie, votre homologue n'aurait pas à venir se faire soigner au Val de Grâce, hôpital militaire français dont les médecins, c'est bien connu, passaient leur temps à « torturer » la population algérienne. Ce qui a permis à l'Afrique du Nord française d'obtenir deux prix Nobel de Médecine avec les professeurs Alphonse Laveran et Charles Nicolle. Mais la condamnation de la colonisation condamne aussi la « colonisation » arabe de l'Afrique du Nord du VII e siècle dont la conquête sanglante réduisit en un siècle la population « indigène » de moitié, en majorité des berbères catholiques dont la figure la plus célèbre est Saint-Augustin, évêque d'Hippone (Bône). La lettre adressée à votre homologue algérien en 2007 par le professeur au Val de Grâce André Savelli est sur ce sujet suffisamment explicite (cf. notre site Internet).

Cette condamnation de la colonisation n'apparaît que comme un artifice destiné à justifier l'injustifiable, c'est-à-dire les conditions d'abandon de l'Algérie française, scellées entre l'Etat français et l'organisation terroriste du FLN par le pacte de sang des accords d'Evian du 19 mars 1962. Une « faute », selon vos propos, que votre gouvernement a cru pouvoir masquer en officialisant à la sauvette sa commémoration par la loi du 6 décembre 2012. En réalité un « crime d'Etat » prémédité suivi d'un « crime contre l'Humanité » . Nous ne reviendrons pas sur les preuves historiques présentées à l'opinion publique française et internationale par la campagne de 14 annonces parues dans Le Monde et Le Figaro entre le 25 septembre 2008 et le 24 octobre 2012, dont le DVD « Harkis, les sacrifiés » (cf. exemplaire ci-joint) et l'article paru le 19 mars 2012 sur le site du Huffington Post font la synthèse (cf. leur site). A ce jour, ces documents n'ont fait l'objet d'aucune critique des deux historiens « spécialistes » de la guerre d'Algérie que sont votre conseiller Benjamin Stora et Jean-Jacques Jordi, découvreur en 2012, après 20 ans de laborieuses recherches, du « silence d'Etat » sur les milliers de disparitions de Français d'Algérie qui ont suivi le 19 mars 1962. Ni d'ailleurs d'aucun des intellectuels, historiens, hommes politiques, dont vous-même, ou journalistes cités nommément dans nos annonces.

Dans notre 5 e lettre ouverte nous vous posions la question : quel avenir réservez-vous aux Français rapatriés, notamment à ceux d'Algérie, qui, en toute logique, sont les principaux responsables de l'application du système injuste que vous dénoncez ? Nous ne pensons pas que la réunion à laquelle nous sommes conviés le 3 janvier à 19 heures par notre ministre de tutelle puisse permettre d'y répondre. Cette bien curieuse invitation de M. Kader Arif, fils de Harki rescapé des massacres du 19 mars 1962 signataire de la loi du 6 décembre 2012, 7 après sa nomination, se présentant dans les mêmes conditions que la réunion du 18 septembre 2012, c'est-à-dire à 19 heures, sans programme et sans concertation préalable laisse augurer du même résultat : un silence de 3 mois ! Depuis sa nomination votre ministre refuse toute audience aux associations nationales de Français rapatriés avec lesquelles l'Etat négocie pourtant depuis plusieurs décennies. Le Président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés, M. Renaud Bachy, nommé en novembre 2007, toujours présent, est aussi invisible, trop pris par sa mission de suppression de l'ANIFOM sans que son ministre de tutelle, M. Jérôme Cahuzac, pourtant informé, n'intervienne. Comment votre gouvernement, s'il supprime l'ANIFOM, pourra-t-il mettre en œuvre les mesures préparées en toute confidentialité par M.Kader Arif ? Cette absence totale de concertation et la destruction programmée de l'ANIFOM conduisent à vous poser la question de l'utilité de votre ministre délégué aux Anciens combattants et de M. Renaud Bachy. Que comptez-vous faire pour établir le dialogue, inexistant à ce jour, entre votre gouvernement et les Français rapatriés ? Pour avoir participé à la réunion du 18 septembre 2012, pour en avoir rédigé le compte rendu (cf. notre site) et attendu durant plus de 3 mois les réponses aux questions posées, nous ne participerons pas à cette seconde réunion qui ne réunit pas les conditions de sérieux exigées par la gravité des problèmes existant encore 50 ans après notre exode de 1962 .

Lors de son retour d'Algérie le 5 décembre 2005, votre prédécesseur avait jugé nécessaire de recevoir à l'Elysée les représentants des Anciens combattants et des rapatriés. Attendu sur la reconnaissance de la responsabilité de l'Etat, pourtant annoncée toute la journée par les médias, il avait repris son discours de Constantine et de nouveau condamné la colonisation. Mais il avait rajouté, sans souci de contradiction, qu'elle avait été accomplie par des braves gens, les « pieds-noirs » et les musulmans fidèles à la France, qui avaient construit une Algérie moderne. Il a fallu attendre 5 ans, et la peur de perdre l'élection présidentielle, pour qu'il reconnaisse comme Chef de l'Etat à Perpignan, le 14 avril 2012 à une semaine du premier tour, cette responsabilité au nom de la République française. Une reconnaissance qui, selon le principe de continuité de l'Etat, vous engage . Sauf si vous déclarez publiquement le contraire, ce qui serait en contradiction avec vos déclarations puisque vous n'avez cessé de la demander lorsque vous étiez dans l'opposition, soutenu en cela par la Ligue des Droits de l'Homme, la LICRA et de nombreux intellectuels de gauche. Une volonté que vous avez confirmée dans votre lettre du 24 janvier 2012 : « Comme je l'affirme depuis plusieurs années, je crois que la France s'honorerait en reconnaissant ses responsabilités dans l'abandon volontaire de nos concitoyens rapatriés et en particulier des harkis en 1962». Une reconnaissance ne peut s'exprimer, au nom de la Nation, que par une loi.

Plus de 3 millions de Français rapatriés  et descendants, que vous accusez publiquement vous demandent de leur expliquer quel a été leur rôle dans le   « système injuste » que vous condamnez et de bien vouloir les entendre. Pour cette raison, nous vous renouvelons notre demande d'audience des associations qui soutiennent la campagne de presse « Vérité et Justice pour les Français rapatriés », illustrée par 14 annonces parues depuis 2008 dans Le Monde et Le Figaro . N'ayant pas l'ambition de nous exprimer au nom de tous nos compatriotes, nous les invitons à vous faire part directement de leurs sentiments et de leurs attentes par courrier ou/et courriel à http://www.elysee.fr/ecrire/ . Et ils sont déjà nombreux à le faire.

Dans cette attente et confiants dans les principes qui vous guident, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président de la République, avec nos vœux pour la France et à tous les Français que vous représentez, l'expression de notre haute considération.

Pour les Associations d'Anciens combattants, patriotiques et de Français Rapatriés demandant audience

Mme Taouès TITRAOUI, élue locale, rescapée du massacre des Harkis après le 19 mars 1962

Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création en 2002

Bernard COLL, Secrétaire général de Jeune Pied-Noir

Co-auteurs du « Livre des Harkis, JPN – 1991) et du DVD « Harkis, les sacrifiés, JPN-ECPAD, 2010).

PJ : Tous les documents cités et les pièces jointes sont aussi visibles sur le site Internet Jeune Pied-Noir http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/

-------------- F. HOLLANDE : LES FRANCAIS RAPATRIES DEMANDENT VERITE et JUSTICE ---------

MESSAGE A FRANCOIS HOLLANDE

Président de la République française

Palais de l'Elysée - 55, rue du Faubourg Saint-Honoré - 75008 Paris

Jeudi 20 décembre 2012

La Vérité, oui ! Mais quelle Vérité Monsieur le Président ?

« Trois principes me guident : la vérité, la justice et la confiance. » François Hollande, 31 août 2012

De 2008 à 2012, 14 annonces dans Le Monde et Le Figaro ont présenté la Vérité sur la "guerre" civile d'Algérie, les crimes du FLN et du général De Gaulle, le massacre des Harkis, sur les Disparus Pieds-noirs et Soldats français, le sort depuis 50 ans des Français "rapatriés"...

SANS JAMAIS AVOIR ETE CONTREDITE PAR AUCUN HISTORIEN "SPECIALISTE" DE LA "GUERRE" D'ALGERIE !

PAR AUCUN JOURNALISTE, PAR AUCUN HOMME POLITIQUE, PAR AUCUN INTELLECTUEL OU INDIGNE UNIVERSEL !

SIMPLEMENT PAR QUE CETTE VERITE EST LA VERITE !

Annonce parue dans Le Monde du 20 mai 2010

Voir nos autres annoncesz à la page CAMPAGNE "VERITE ET JUSTICE POUR LES FRANCAIS RAPATRIES"

Aidez-nous à poursuivre cette campagne par un don (reçu fiscal de 66% et 34% de livre offert = 0 euros)

CONTACT PRESSE

Tel : 06 80 21 78 54 - mailto:jeunepiednoir@wanadoo.fr

JPN - BP 4 - 91570 BIEVRES

SOLIDARITE **** SOLIDARITE ***** SOLIDARITE **** SOLIDARITE **** SOLIDARITE ***** SOLIDARITE ***** SOLIDARITE ***** SOLIDARITE

Nous tenons à remercier les Associations et les particuliers qui soutiennent les actions engagées pour rétablir la Vérité historique et nous les prions de nous excuser du retard pris dans les réponses par courrier du fait d'une actualité très chargée !

---------------------------------------- F. HOLLANDE : LETTRE N°5 de JPN -----------------------------------

5e LETTRE OUVERTE DE JEUNE PIED-NOIR

A FRANCOIS HOLLANDE

Président de la République française

Palais de l'Elysée - 55, rue du Faubourg Saint-Honoré - 75008 Paris

Mise en ligne le mardi 18 décembre 2012

Quel avenir réservez-vous à la communauté des Français « rapatriés » ?

« Trois principes me guident : la vérité, la justice et la confiance. » François Hollande. 31 août 2012

Monsieur le Président de la République,

Depuis l'élection présidentielle, nous vous avons écrit 4 lettres auxquelles vous avez eu, contrairement à votre Premier ministre et au Ministre délégué aux Anciens combattants, la courtoisie de répondre. L'objet de notre dernier courrier était d'attirer votre attention sur le caractère anti-démocratique du vote à la sauvette de la loi mensongère N°2012-1361 du 6 décembre 2012 officialisant la date du 19 mars 1962 en souvenir et en recueillement à la « mémoire d es victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie » . Vous avez décidé de promulguer cette loi marquant, paraît-il, le « cessez-le-feu » en Algérie, c'est-à-dire, si les mots ont encore un sens, la fin des combats. Tout « cessez-le-feu » doit être suivi d'accord de « paix ». La loi n'évoque pas la paix sanglante des « accords » d'Evian qui accompagna ce « cessez-le-feu » qui fit en 7 mois plus de victimes civiles qu'en 7 ans de « guerre ». Nous ne reviendrons pas sur les raisons historiques légitimant notre opposition à l'officialisation de ce mensonge historique. Celles évoquées par François Mitterrand dans sa conférence de presse de 1981 (voir extrait de l'INA : http://www.youtube.com/watch?v=9elpydnrD9w&feature=youtu.be ) auraient dû suffire à vos conseillers pour vous faire éviter de signer cette loi qui ravive inutilement les blessures des familles victimes de l'après 19 mars 1962. Les Français « rapatriés » prennent acte de votre décision qui, à moins que vous démontriez le contraire, n'est pas conforme aux principes qui vous guident.

A la veille de votre voyage en Algérie, c'est donc à vous que nous nous adressons de nouveau pour vous demander quelle va être désormais votre politique à l'égard des 4 millions de Français rapatriés, de leurs ayants droits et des Anciens combattants opposés à la célébration du 19 mars 1962, désormais devenus des « hors-la-loi », par la "force injuste de la loi" selon la célèbre expression de François Mitterrand.

Force est de constater que depuis votre élection l'essentiel de vos propos et toutes les décisions de votre gouvernement ne s'adressent qu'aux « Algériens » indépendantistes. Ainsi, vous vous êtes rendu à Paris, parmi une foule brandissant des drapeaux algériens en compagnie de votre conseiller « Algérie » l'historien trotskiste Benjamin Stora, à la plaque rappelant au pont Saint-Michel le "massacre" le 17 octobre 1961 de manifestants du FLN par le pouvoir légal du général De Gaulle. Cette « sanglante répression » peut-elle faire oublier que ces "massacrés" avaient eux-mêmes en métropole, assassiné 3957 "Algériens" et blessé 7745 autres (sur les 200.000 vivant en France) qui étaient alors Français, uniquement pour les racketter par la violence de l'impôt "révolutionnaire" décrété par le FLN ? Vous avez tenu à envoyer un message de félicitation à M. Bouteflika pour l'anniversaire du 1 er novembre 1954 qui marque l'assassinat d'un jeune instituteur métropolitain, dont la jeune femme fut grièvement blessée, d'un officier français musulman et de plusieurs civils et militaires par les terroristes du FLN dirigés par l'ancien repris de justice Ahmed Ben Bella. Durant toute la « guerre » d'Algérie, les victimes « civiles » pro-FLN tuées par l'Armée française sont de l'ordre de quelques dizaines de milliers de morts, alors que plus de 200.000 civils français de toutes origines furent assassinés par le FLN sur lesquels, pour l'instant, vous avez jeté le voile pudique de l'oubli. Au nom de la « raison d'Etat ».

Comme Président de tous les Français, ne pensez-vous pas qu'un rééquilibrage de vos actes devienne nécessaire afin que les 4 millions de Français d'origine algérienne, Harkis, Pieds-noirs et les soldats français ayant combattu, au nom de la République française, pour le maintien de l'Algérie dans la France, ne se sentent pas « sacrifiés » de nouveau à la « raison d'Etat » comme ils le furent le 19 mars 1962 ? Quelle famille française « normale » touchée par ces drames peut-elle accepter humainement la vision injuste et falsifiée des faits officialisée par la loi du 6 décembre 2012 ? Les Français victimes de la décolonisation n'ont-ils pas droit, eux aussi, à cet apaisement des mémoires qui, à ce jour, est à sens unique ? Il n'appartient qu'à vous de le faire. Simplement en tenant vos engagements de 2007 et de 2012 que vous avez résumés de façon claire et concise dans votre lettre du 24 janvier 2012 : « Comme je l'affirme depuis plusieurs années, je crois que la France s'honorerait en reconnaissant ses responsabilités dans l'abandon volontaire de nos concitoyens rapatriés et en particulier des harkis en 1962 » (cf. pièce jointe N°1). Cette reconnaissance ne peut s'exprimer, au nom de la Nation, que par une loi. Car ce que vous avez qualifié de « faute » dans votre message du 25 septembre 2012, est en réalité un « crime d'Etat » et un « crime contre l'Humanité », comme le reconnaissent désormais, après 50 ans de silence, la Ligue des Droits de l'Homme et la LICRA (cf. pièce jointe N°2).

Malgré tous ces drames, à notre connaissance, les relations entre le « Peuple » des Français d'Algérie de toutes origines et le « Peuple » algérien né le 3 juillet 1962 n'ont jamais cessé d'être fraternelles. Il suffit pour en juger de constater l'accueil chaleureux fait par la population algérienne d'aujourd'hui aux pieds-noirs qui retournent en Algérie. Par contre, ces relations ont toujours été ambiguës entre les Etats français et algérien. Cette confusion de vos conseillers, assez commune, entre les « peuples   » et leurs représentants n'est-elle pas la source des malentendus actuels ?

L'Algérie française a été une expérience unique de société ayant fait cohabiter en harmonie durant un siècle les trois grandes religions du bassin méditerranéen. Pour briser cette réussite, il a fallu le contexte de la « guerre froide » et 7 années de « guerre civile » menée par un mouvement révolutionnaire minoritaire usant d'une violence « barbare », selon l'expression de Jacques Chirac, tournée principalement contre ses propres coreligionnaires. Car s'il avait été majoritaire, la voie démocratique lui aurait permis de prendre le pouvoir sans violence, certains de ses leaders, comme Ferhat Abbas, étant déjà des élus et notables ayant bénéficié de tous les bienfaits du système républicain français (cf. Le Livre d'Or de l'Algérie , Ed. Baconnier 1937). Le général De Gaulle, avant d'être le créateur de l'Algérie algérienne du 3 juillet 1962, fut longtemps un farouche partisan de l'Algérie française. Le texte de sa déclaration à la presse du 18 août 1947 résume, dans son style inimitable, les raisons objectives d'une position qui semblait alors définitive (cf. pièce jointe 3). En 10 siècles de colonisation arabo-turque menée à la politique du sabre (emblème de l'islam conquérant), la population indigène berbère fut réduite de 3 millions à 1 million de personnes. L'introduction du Guide Michelin de l'Algérie française édition 1956 (cf. pièce jointe N°4) donne quelques chiffres clés de l'évolution de l'Algérie durant la souveraineté française. En un siècle la population arabo-berbère a été multipliée par plus de cinq ! Qui peut encore croire à l'Histoire officielle algérienne, et peut-être bientôt française, qui assimile l'Algérie française à un vaste camp de concentration ? Ce pays « sans nom », selon l'expression imagée d'E-F Gautier (cf. pièce jointe N°5), parcouru en tous sens dès 1830 par des peintres, des écrivains, des savants, des voyageurs ou des curistes étrangers, aurait été le lieu de massacres jamais vus et dénoncés ? Même le révolutionnaire très bourgeois Karl Marx, qui y séjourna deux mois en 1882 pour s'y soigner, n'a rien vu ! (cf. pièce jointe 6).

Aujourd'hui, qui mieux que les Français d'Algérie de toutes confessions pourraient, si vous acceptiez de les recevoir et de les entendre, vous proposer une approche humaine et réaliste pour harmoniser de nouveau les relations entre la France et l'Algérie qui reste, malgré les épreuves, leur seconde patrie ? N'est-il pas en effet dramatique que le seul espoir des jeunes algériens réside dans l'exil vers l'ancienne puissance coloniale ou au rêve qu'exprimait déjà en 1994, à son ami venu de France, un jeune Algérien de Sidi-Ferruch en regardant l'horizon : « Tu sais que c'est ici que les Français ont débarqué en 1830. Avec un peu de chance, nous les verrons revenir » ( L'Evénement du Jeudi , 29 septembre 1994). Vous ne débarquerez pas à Sidi-Ferruch, comme l'aurait aimé ce jeune Algérien, qui a 18 ans de plus maintenant, mais à l'aéroport de « Maison Blanche » créé par la France. Quel message d'espérance allez-vous lui apporter ?

Vous avez tenu de nombreux propos et fait de nombreux gestes pour favoriser le dialogue entre le Peuple algérien et l'Etat français. Pourquoi ne demanderiez-vous pas à votre homologue de faire de même envers le Peuple des Algériens exilés que sont les Harkis et les Pieds-noirs ?

Au lieu de la loi du 19 mars, le 8 novembre dernier, les Français d'Algérie auraient été plus sensibles à l'évocation du 70 e anniversaire du débarquement anglo-américain au Maroc et en Algérie, prélude au retour en guerre de l'Armée d'Afrique qui va brillamment s'illustrer en Tunisie, lors de la libération de la Corse, de la campagne d'Italie, du débarquement de Provence, de la libération de la France et de l'occupation de l'Allemagne (cf. en pièces jointes 7 et pièce 8, l'allocution du général De Gaulle du 8 novembre 1942 et les chiffres de l'engagement des Français d'AFN pour la libération de la France de 1943 à 1945). Les noms de plus de 10.000 d'entre eux « morts pour la France » étaient gravés jusqu'en 1962 sur les murs menant au Monument aux Morts d'Alger, chef d'œuvre du sculpteur Paul Landowski. Ce monument a été recouvert en 1978 d'un léger coffrage de ciment. Son décoffrage, démontage et transport en France ne représentent aucune difficulté. Quel beau geste d'amitié franco-algérienne si vous obteniez du Président algérien le rapatriement de cette œuvre d'art injustement oubliée !

Le Maire de Paris a fait apposer une plaque commémorative au Pont Saint-Michel « à la mémoire des nombreux (sic) Algériens tués lors de la sanglante répression de la manifestation pacifique du 17 octobre 1961 », victimes du gouvernement légal français ayant interdit cette manifestation du FLN. Ne pourriez-vous pas demander au Maire d'Alger de faire apposer une plaque commémorative sur la Grande Poste d'Alger, rue d'Isly, « à la mémoire des 80 morts et 200 blessés de la sanglante répression de la manifestation pacifique du 26 mars 1962 », victimes eux aussi du gouvernement légal français, une semaine exactement après le « cessez-le-feu » du 19 mars 1962 ? Une plaque que vous pourriez inaugurer à Alger le 26 mars 2013, dans un geste d'apaisement des mémoires, en présence des familles des victimes de ce massacre programmé, de celles du blocus de Bab-el-Oued et des familles de disparus?

A la demande de son épouse, vous envisagez d'ouvrir les archives pour connaître le sort du communiste Maurice Audin, complice du FLN, alors que la France était en guerre contre cette organisation terroriste. Ne pourriez-pas demander à l'Etat algérien l'autorisation de fouille au Petit Lac à Oran pour retrouver les corps des victimes du massacre du 5 juillet 1962 qui y reposent afin de leur donner une sépulture digne de leur martyr ? Les milliers de familles de disparus vous adressent la même supplique de vérité que les familles des moines de Tihébirine. Cette vérité, à laquelle vous vous étiez engagé dans votre lettre du 24 janvier 2012, ne pouvez-vous pas l'exiger de votre gouvernement en ouvrant « l'ensemble des archives de cette période, notamment celle qui a suivi la signature des accords d'Evian et le cessez-le-feu du 19 mars 1962 » ainsi que les 1300 dossiers des Harkis évadés des bagnes algériens entre 1963 et 1975 ?

Ces propositions de réciprocité et de recherche en commun de la Vérité historique devraient contribuer à l'amélioration de relations équilibrées et de respect mutuel entre les Etats français et algérien.

Depuis sa nomination votre ministre M. Kader Arif refuse toute audience aux associations nationales de Français rapatriés avec lesquelles l'Etat négocie depuis plusieurs décennies. Comment prépare-t-il les mesures qu'il est en charge de proposer selon son décret de nomination du J.O du 8 juin 2012 ? Avec qui travaille-t-il ? Nul ne le sait car son agenda n'est jamais renseigné sur le site officiel de son ministère et aucun membre de son cabinet n'est disponible. Le Président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés, M. Renaud Bachy, nommé en novembre 2007, toujours présent, est aussi invisible, trop pris par sa mission de suppression de l'ANIFOM sans que son ministre de tutelle, M. Jérôme Cahuzac, pourtant informé, n'intervienne. Comment votre gouvernement, s'il supprime l'ANIFOM, pourra-t-il mettre en œuvre les mesures annoncées ? Cette absence totale de concertation dans la préparation des mesures en faveur de notre communauté et la destruction de l'ANIFOM conduisent à poser la question de l'utilité de votre ministre délégué aux Anciens combattants et de M. Renaud Bachy. Que comptez-vous faire, à votre retour d'Algérie, pour établir un dialogue constructif entre votre gouvernement et les Français rapatriés ?

N'ayant pas l'ambition de nous exprimer au nom de tous nos compatriotes, nous leur demandons de vous faire part directement leurs attentes par courrier ou/et courriel à http://www.elysee.fr/ecrire/ . Plus de 420.000 familles rapatriées et leurs ayants droits ont besoin d'être informés de vos intentions et des mesures prises par votre gouvernement à leur égard. C'est la raison pour laquelle, nous vous renouvelons notre demande d'audience des représentants des associations qui soutiennent depuis 2008 la campagne de presse « Vérité et Justice pour les Français rapatriés », illustrée par 13 annonces parues dans Le Monde et Le Figaro (cf. pièce jointe 9), dont le contenu n'a fait l'objet d'aucun critique, notamment des historiens spécialistes de la « guerre » d'Algérie reconnus par ces quotidiens.

Dans cette attente, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de notre haute considération.

Pour les Associations d'Anciens combattants, patriotiques et de Français Rapatriés demandant audience

Mme Taouès TITRAOUI, élue locale, rescapée du massacre des Harkis après le 19 mars 1962

Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création en 2002

Bernard COLL, Secrétaire général de Jeune Pied-Noir

Co-auteurs du « Livre des Harkis, JPN – 1991) et du DVD « Harkis, les sacrifiés, JPN-ECPAD, 2010).

PJ : Tous les documents cités et les pièces jointes de 1 à 9 sont aussi visibles sur le site Internet Jeune Pied-Noir http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/

CONTACT PRESSE

Tel : 06 80 21 78 54 - mailto:jeunepiednoir@wanadoo.fr

JPN - BP 4 - 91570 BIEVRES

SOLIDARITE **** SOLIDARITE ***** SOLIDARITE **** SOLIDARITE **** SOLIDARITE ***** SOLIDARITE ***** SOLIDARITE ** SOLIDARITE

Nous tenons à remercier les Associations et les particuliers qui ont rediffusé cette 5e lettre ouverte au Chef de l'Etat

En particulier

nos amis Jean-Louis Granier et de BEO Story. Voir le site : http://babelouedstory.com/thema_les/communique/5910/5910.html

et le Collectif Internet des Rapatriés :

Jacques TORRES - 52, LE PORT - 50480 CARQUEBUT - Tél.- Rép.- Fax : 02 33 21 54 09  - www.lecri.net

------------- JPN 13/11/12 - 19 MARS 1962 : LETTRE N° 4 A M. FRANCOIS HOLLANDE --------------

Communiqué diffusé aux médias et à tous les parlementaires français

LETTRE OUVERTE A M. FRANCOIS HOLLANDE

Monsieur le Président de la République

empêchez que la loi officialisant le 19 mars 1962

ne devienne une nouvelle affaire Dreyfus ! 

Mardi 13 novembre 2012 – 13 heures

*****************************************

JEUNE PIED-NOIR                          

BP4 – 91570 Bièvres                                                 Mardi 13 novembre 2012

Tel : 06 80 21 78 54

jeunepiednoir@wanadoo.fr                                        « Trois principes me guident : la Vérité, la Justice et la Confiance. » François Hollande - 31 août 2012.

5 e LR avec AR    

Monsieur François HOLLANDE

Président de la République

Palais de l'Elysée

                                                          55, rue du Faubourg Saint-Honoré

75008 Paris

Monsieur le Président, empêchez que loi du 8 novembre 2012 officialisant

le 19 mars 1962 devienne une nouvelle affaire DREYFUS !

Monsieur le Président de la République,

Dimanche 11 novembre à l'Arc de Triomphe de l'Etoile, à la fin de la cérémonie nationale en mémoire des "Morts pour la France" de toutes les guerres, nous avons attiré votre attention, en vous interpellant pour vous demander de tenir vos engagements envers les Harkis et les Pieds-noirs. Nous vous avons aussi demandé que votre gouvernement ne déshonore pas la mémoire de plus de 160.000 Français musulmans, européens d'Algérie et soldats métropolitains sacrifiés à la "raison d'Etat" par les "accords" d'Evian du 18 mars 1962. Des "accords", que la loi du 8 novembre 2012 qu'il a fait voter, veut présenter comme le retour de la paix en Algérie en officialisant, contre la majorité des Français concernés, le 19 mars 1962 comme journée nationale en mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc. L'affiche, ci-jointe, "Vérité sur le 19 mars 1962 = 150.000 Harkis massacrés, 10.000 Pieds-noirs assassinés ", auxquels il faut ajouter les 700 soldats français tués ou disparus jusqu'au 2 juillet 1964, qui vous a été présentée le 11 novembre depuis la tribune Marceau, et les milliers de courriers et courriels qui vous ont été adressés depuis un mois, font que vous ne pouvez plus dire : "Je ne savais pas".

Pour officialiser la loi du 8 novembre, vous devez la promulguer. Vous disposez de 15 jours pour le faire. Mais durant cette période vous pouvez aussi demander au Parlement une deuxième délibération qui ne peut vous être refusée. Si vous la promulguez, le Conseil Constitutionnel devra se déclarer sur sa constitutionnalité. Les Français ne doutent pas que les trois anciens Présidents de la République qui y siègent, MM. Valéry Giscard d'Estaing, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, opposés comme François Mitterrand à la commémoration du 19 mars 1962, sauront trouver les arguments pour rejeter cette loi mensongère laissée, suite à la sage décision de Lionel Jospin, durant 10 ans dans un tiroir du Sénat. Comme le soulignent les 60 sénateurs qui ont saisi le Conseil Constitutionnel : "la procédure choisie par la majorité et le Gouvernement entrave l'exercice par le Peuple de la souveraineté nationale".

Si vous promulguez cette loi, vous mettrez de facto "hors-la-loi" l'ensemble des Associations d'Anciens combattants et patriotiques, regroupant 1,5 million d'adhérents, qui ont exprimé publiquement par leur Comité d'entente leur opposition à son officialisation. Comme vous mettrez "hors-la-loi" , 200 Associations de Français Rapatriés, représentant les 420.000 familles de Français spoliées par la décolonisation. Ces 4 millions de nouveaux "hors-la-loi" viendront s'ajouter aux millions de Français qui se sentent déjà dans cette situation par les lois que votent votre gouvernement sans tenir compte de l'opinion du Peuple français. Tout cela, semble-t-il, pour satisfaire deux associations, la FNACA et l'ARAC, représentant moins de 300.000 adhérents et connues pour avoir des dirigeants proches du Parti communiste, un parti qui recueille actuellement moins de 3% des électeurs. Ou, plus probablement, pour "raison d'Etat" afin de faciliter, votre gouvernement semble naïvement le croire, la signature d'un "traité d'amitié" avec l'Algérie que votre prédécesseur Jacques Chirac n'a jamais réussi à faire aboutir, ayant oublié le mot de Louis Joxe sur ses homologues du FLN lors des négociations préliminaires d'Evian : "Ces assassins mettront longtemps avant de devenir des diplomates" et l'appel de Pierre Messmer, lui-même complice de ce crime d'Etat dans Le Monde du 25 septembre 2001 : " Il faut poursuivre les dirigeants du FLN,  y compris certains ministres algériens en exercice. M. Bouteflika" est un ancien FLN, et je le tiens pour l'un des principaux complices des crimes commis contre les harkis". Votre gouvernement peut-il réellement croire que l'éternelle Vérité de l'Histoire puisse être masquée définitivement par une passagère loi mensongère ?

Le 31 août 2012 à Chalon-en-Champagne, vous avez affirmé : "Mon premier devoir, c'est de dire la Vérité aux Français" . C'est ce qu'attendent de vous les Français : la Vérité sur "le crime d'Etat" du 19 mars 1962 qui fut suivi d'un "crime contre l'Humanité". Tous vos amis de "gauche" vous la demandent aussi : de Michel Tubiana dans Libération du 10 septembre 2001 à l'actuel Président de la LICRA, M. Alain Jakubowicz, dans sa lettre du 18 juillet 2012. Qu'ajouter de plus quand deux prestigieux complices témoins passifs de ces crimes l'avouent eux aussi comme Jean Lacouture : " 100.000 personnes sont morts par notre faute. Un massacre honteux pour la France comme pour l'Algérie. Le déshonneur est trop lourd à porter." ( Télérama 1991, 13 septembre 1991) et Jean Daniel : "De Gaulle a abandonné les harkis : c'est son crime; c'est le nôtre"  ( Le Nouvel Observateur, 17 décembre 2009) ? Pour quelle raison vous mentiraient-ils eux qui ont bâti leur carrière et leur renommée, comme Stéphane Hessel lui-même témoin de ces crimes, sur 50 ans d'un "mensonge française" ?

Notre ministre de tutelle, M. Kader Arif, ministre délégué aux Anciens combattants et aux Français rapatriés, lui-même fils de Harki rescapé des massacres du 19 mars 1962, refusant depuis 6 mois de recevoir les Associations nationales représentatives des Français rapatriés, tout dialogue constructif avec l'Etat est donc bloqué. Les multiples demandes d'audience qui lui ont été adressées, ainsi qu'à Monsieur le Premier ministre, restant lettres mortes, nous vous renouvelons notre demande d'audience en urgence d'une délégation du Groupe Unité d'Action "Vérité sur le 19 mars 1962" et du Comité d'Entente des Associations patriotiques. C'est en effet votre devoir de Président de TOUS les Français d'entendre aussi ceux qui sont opposés à la politique de votre gouvernement qui dispose actuellement, bien que minoritaire en électeurs, de tous les pouvoirs : exécutif, législatif et judiciaire avec le Sénat, l'Assemblée nationale et tous les postes clés des Ministères. Mais aussi du pouvoir dans toutes les Régions sauf une, à Paris et dans une grande partie des villes de France, dans la quasi-totalité des médias (80 % des journalistes se disent de "gauche") et de celui de l'argent des impôts des Français.

En disposant de tous les pouvoirs votre gouvernement peut, s'il le souhaite, déclarer par la loi que le Noir et Blanc ou que la démocratie est souveraine en France comme elle l'a été dans les pays socialistes durant 70 ans d'un régime dont les crimes ont fait plus de 100 millions de morts. Des démocraties qu'illustrent encore les paradis que sont Cuba, la Chine ou la Corée du Nord. Est-ce réellement cela que souhaite votre gouvernement ? Les Français n'ont-ils pas le droit à cette Vérité que vous proclamez comme le premier de vos devoirs ? Cette Vérité avec la Justice et la Confiance , ces valeurs qui guident votre action, ne risquent-elles pas de devenir par l'effet de la loi souveraine Mensonge, Injustice , et Abus de Confiance ? "Quand les mots perdent leur sens, les Hommes perdent leur Liberté" disait déjà le sage Confucius. Une liberté qui est le premier des biens  de "Français normaux" que vous représentez et qui constituent la majorité de notre Nation. C'est pour cette Liberté que nos ancêtres ont fait de la France le pays des Droits de l'Homme et du Citoyen.

Exprimez-vous vite M. le Président ! En promulguant cette loi ne prendriez-vous pas le risque de créer une division profonde de notre Pays comme le fit, au nom de la "raison d'Etat", l'affaire DREYFUS ? Ne sacrifiez pas de nouveau 150.000 victimes innocentes et leurs familles sous le prétexte que la "raison d'Etat" vous impose de sauver 50 ans d'une histoire mensongère qui sera forcément condamnée prochainement. Plus de 4 millions de "Hors-la-loi" potentiels vous le demandent alors qu'il est encore temps. Après, votre gouvernement rejoindra la longue cohorte des gouvernements déshonorés qui ont "abandonné volontairement", selon votre propre expression, leurs compatriotes victimes de la décolonisation et de l'exode forcé de nos départements algériens.

Dans cette attente, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'assurance de notre confiance et l'expression de notre haute considération.

Pour les Associations d'Anciens combattants, patriotiques et de Français Rapatriés demandant audience

Mme Taouès TITRAOUI, élue locale, rescapée du massacre des Harkis après le 19 mars 1962

Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création en 2002

Bernard COLL - Secrétaire général de Jeune Pied-Noir

----------------------------- INTERPELLATION DE F. HOLLANDE : 11 NOVEMBRE 2012 ---------------------

11 NOVEMBRE 1918 - 11 NOVEMBRE 2012

HOMMAGE A TOUS LES "MORTS POUR LA FRANCE"

EN EXLUSIVITE !

11 novembre, François Hollande interpellé par le Groupe Unité d'Action " vérité sur le 19 mars 1962"

à la fin de la cérémonie de l'Arc-de-Triomphe

(Photographie Jeune Pied-Noir, droits réservés, mention obligatoire)

L'affiche qui a été présentée au Chef de l'Etat le 11 novembre à l'Arc-de-Triomphe en lui demandant de vive voix de tenir ses engagements envers les Harkis et les Pieds-noirs et de ne pas injurier les 150.000 victimes de la guerre d'Algérie par l'officialisation du 19 mars 1962. M. HOLLANDE a préféré partir plutôt que de chercher à comprendre la raison de ce geste symbolique fait au nom des 50 association du Groupe Unité d'Action "Vérité sur le 19 mars 1962".

--------------- JPN 20/10/12 - 19 MARS 1962 : LETTRE N°3 A M. FRANCOIS HOLLANDE --------------

19 MARS 1962 = FIN DE LA GUERRE D'ALGERIE ou CRIME D'ETAT ?

M. LE PRESIDENT VOUS AVEZ LA PAROLE !

Si vous souhaitez une cvopie de cette lettre, contactez-nous : mailto:jeunepiednoir@wanadoo.fr

------------------------- M. FRANCOIS HOLLANDE : TENEZ VOS ENGAGEMENTS ! --------------------------

Faire un clic droit pour enregistrer ce document et l'éditer. Merci de le diffuser largement à vos parents, proches et amis.

------------------ JPN 20/10/12 - 19 MARS 1962 : LETTRE N°2 JPN A F. HOLLANDE -----------------

Le Parti socialiste au Sénat veut officialiser la loi du 19 mars 1962

10 après son vote par l'Assembée nationale, le Parti socialiste voudrait entériner

la loi 188-2001-2002 laissée dans un tiroir par Lionel JOSPIN depuis 10 ans !

NON A UN "MENSONGE" D'ETAT ! SOUTENEZ L'ACTION DES ASSOCIATIONS PATRIOTIQUES

Demande d'audience des Associations au Chef de l'Etat

La liste des Associations demandant audience sera publiée demain

Contact presse : Bernard Coll 06 80 21 78 54

mailto:jeunepiednoir@wanadoo.fr

 

----------------------------------- 25 SEPTEMBRE 2012 : FRANCOIS HOLLANDE -----------------------------

Le 25 septembre à Paris à Hôtel des Invalides

François Hollande n'a pas tenu personnellement son engagement envers les Harkis de reconnaîtrela repsonsabilité de l'Etat de 1962 par une loi de reconnaissance et de réparation

M. Kader ARIF a l'a reconnu par un court message du Chef de l'Etat

qui se trouvait à l'Assemblée des Nations unies à New-York.

le mardi 25 septembre 2012 à 11 heures

Demain, l'avis de Jeune Pied-Noir sur ce premier rendez-vous reporté à ?

*******

L 'invitation officielle est disponible depuis le mardi 18 septembre 2012. Trop tard !

Pour demander dès maintenant une invitation, contactez le

Service du Protocole du Ministère de la Défense

Courriel : frederique.schaaff@defense.gouv.fr

Téléphone : 01 42 19 80 94 Fax : 01 42 19 79 99 

 

 

UNE CARTE POUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Reconnaissance de la responsabilité de l'Etat français de 1962 !

Le Chef de l'Etat tiendra-t-il son engagement à l'occasion de la cérémonie nationale à l'Hôtel des Invalides ?

mardi 25 septembre 2012 à 11 heures

Adressez-lui cette carte rapidement que vous pou vez demander à :

GENERATION MEMOIRE HARKIS - BP9 - 76530 GRAND COURONNES

ou une copie électronique auprès de Jeune Pied-Noir

Courriel : mailto:jeunepiednoir@wanadoo.fr

----------------------------- F. HOLLANDE : REPONSE N°2 A LA LETTRE JPN N°2 ---------------------------

22 SEPTEMBRE 2012 : REPONSE DU CABINET DUPRESIDENT DE LA REPUBLIQUE A LA LETTRE JPN DU 3 SEPTEMBRE

Mise en ligne le 22 septembre 2012

Nous tenons à souligner la rapidité des réponses de la Présidence de la République. Même si la réponse n'est qu'un simple accusé réception.

--------- REPONSE DE JPN A LA LETTRE DU 28 AOUT 2012 DU CHEF DE CABINET DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ----------

A l'attention de M. Pierre BESNARD

Monsieur le Chef de Cabinet,

Nous vous remercions de la réponse que vous nous avez adressée au nom du Chef de l'Etat suite à notre courrier du 3 aôut 2012 .Nous vous prions de bien vouloir trouver, ci-joint, copie de la réponse que nous venons d'adresser par La Poste au Président de la République.Restant à votre disposition pour tout complément d'information pouvant vous être agréable,Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Chef de Cabinet, l'expression de nos salutations distinguées.

Taouès TITRAOUI – Elue locale Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création en 2002

Bernard COLL, Secrétaire général JPN -BP 4 – 91570 Bièvres Tel : 06 80 21 78 54

Site : http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/ Courriel : jeunepiednoir@wanadoo.fr

--------------------  LETTRE DE JPN AU CHEF DE L'ETAT – 3 SEPTEMBRE 2012 -----------------------

JEUNE PIED-NOIR                          

BP4 – 91570 Bièvres                                                            Vendredi 3 septembre 2012

Tel : 06 80 21 78 54 jeunepiednoir@wanadoo.fr                                        « Trois principes me guident : la Vérité, la Justice et la Confiance. » François Hollande - 31 août 2012.

Monsieur François HOLLANDE

Président de la République Palais de l'Elysée

LR avec AR                                                                            55, rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris

OBJET : reconnaissance de la responsabilité de l'Etat dans l'abandon volontaire des Français d'Algérie après le 19 mars 1962.

Monsieur le Président de la République,

Nous tenons à vous remercier très sincèrement de la réponse que vous avez bien voulu apporter rapidement à la lettre que nous vous avons adressée le 3 août dernier dans laquelle vous confirmez « la nécessité de reconnaître publiquement les responsabilités des gouvernements français dans l'abandon des Harkis, le massacre de ceux restés en Algérie et les conditions d'accueil des familles transférées dans des camps en France. »

Dans vingt-deux jours, la France commémorera pour la douzième fois la journée officielle "Hommage aux Harkis" , instituée en 2001 par le Président Jacques Chirac, suite à la campagne "Hommage aux Harkis" lancée par notre association en 1985. Une campagne soutenue dès 1986 par plus de cent personnalités dont M. Jacques Chirac, Premier ministre, par M. André Santini, Secrétaire d'Etat aux Rapatriés, puis en 1989 par M. Maurice Benassayag, Secrétaire d'Etat aux Rapatriés, lors de la sortie du timbre "Hommage aux Harkis" . Depuis la création de cette journée nationale, un consensus s'est établi dans l'ensemble de la classe politique pour que soit reconnue la responsabilité de l'Etat dans l'abandon et le massacre des Harkis en Algérie après le 19 mars 1962. Cette reconnaissance, réclamée à l'origine le 22 septembre 1995 par les seules associations de Français rapatriés et leurs amis, est  désormais demandée avec insistance, après un silence de plus de 40 années, par des personnalités et associations humanitaires très médiatiques qui furent favorables à l'indépendance de l'Algérie.

Vous avez affirmé dans votre allocution du 30 septembre à Chalon-sur-Saône, « Mon devoir, c'est de dire la Vérité aux Français » en rappelant : « trois principes me guident : la Vérité, la Justice et la Confiance. »La Vérité et la Justice , c'est ce que demandent publiquement quatre millions de Français rapatriés, leurs descendants et amis depuis le 25 septembre 2008 dans les onze publicités payantes parues dans Le Monde et Le Figaro . Vérité sur l'œuvre accomplie par leurs familles en Afrique du Nord et dans les territoires anciennement sous souveraineté française. Vérité sur leurs sacrifices pour défendre la Mère Patrie en 1870, en 1914-18, en 1939-45 et, depuis, dans le monde pour la défense de ses idéaux de "Liberté - Egalité - Fraternité" en Indochine, en Afrique du Nord et dans tous les territoires où la France les défend encore aujourd'hui. Vérité sur le rayonnement qu'ils ont donné à la France, à sa civilisation, à sa culture et à ses valeurs depuis plus de cinq siècles sur tous les continents. Par leur exemple, leur travail et leurs réussites ils ont fait aimer notre Pays à 150 millions d'hommes et de femmes unis aujourd'hui par notre langue et une Histoire commune au sein de la Francophonie.

La Vérité sur 50 ans d'un "mensonge français" entretenu par les gouvernements français successifs pour justifier leur politique criminelle d'abandon de nos compatriotes d'outre-mer. Sans cette Vérité , il n'y aura pas de Justice possible.  Justice dans l'application des Droits de l'Homme bafoués par les "accords" d'Evian du 19 mars 1962 signés entre l'Etat français et le seul FLN. Justice sur l'apport des "rapatriés" à l'économie française durant les années fastes pour l'Etat des "Trente glorieuses". Sans cette Justice , il n'y aura pas de confiance possible.Confiance qui ne peut être retrouvée que par la traduction concrète et rapide des engagements les plus solennels des plus hautes autorités de l'Etat depuis 2001. Après 50 ans de leurs appels bâillonnés, les Français rapatriés et leurs descendants espèrent être enfin "entendus" dans leurs légitimes "attentes" et leurs "espérances".

Cette Vérité et cette Justice que vous venez de proclamer aux jeunes Français anxieux, à juste titre, "pour leur emploi et leur avenir", qui mieux que les enfants de Harkis de la 2 e , 3 e et 4 e générations y seront sensibles, eux qui les attendent encore après 50 ans d'oubli. Alors que l'Etat annonce le financement de 75 % des 150 000 emplois "jeunes" , combien seront accessibles aux enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants de Harkis dont les parents et grands-parents n'ont bénéficié que de mesures tardives et incomplètes depuis des décennies ? L'échec du dernier "plan emploi" pour les Harkis en est la dernière et bien réelle illustration. Quelle part des 150.000 logements sociaux sera réservée aux rescapés du massacre de 150.000 Harkis de 1962 pour régler de façon décente le logement et la retraite des Harkis et leurs épouses de la 1 re génération et leurs enfants de la 2 e génération ?Reconnaître la responsabilité de l'Etat de 1962 implique de facto la réparation des préjudices moraux et matériels subis par les victimes.

Cette réparation a un coût dont l'importance a été la raison essentielle de la reconnaissance très tardive de l'abandon des Harkis, au nom de la France, du Président de la République Nicolas Sarkozy le 14 avril dernier à Perpignan. De tout temps, les Français d'Afrique du Nord et d'Outre-mer ont montré qu'ils étaient des Français patriotes, responsables, dynamiques et créatifs. Ils représentent encore, 50 ans après, plus de 5% de l'élite française selon le Who's Who in France . Parmi eux se trouvent des économistes de renommée internationale capables de compléter et valider les dix moyens de financement déjà recensés par les associations de Français rapatriés qui permettraient à l'Etat d'assumer son devoir de solidarité sans alourdir l'endettement actuel de notre Pays.

Ces moyens de financement, nos associations sont prêtes dès demain à les exposer au sein d'un groupe de travail Etat/Rapatriés permettant au Parlement de concrétiser rapidement par une loi cette exigence de Vérité et de Justice envers nos compatriotes que vous venez de confirmer dans votre lettre.L'Histoire de France montre que les Français sont la première des richesses de notre Pays. Ils ont montré dans des périodes plus difficiles que celle que nous traversons leur capacité d'invention et d'adaptation. L'Etat ne devrait-il pas leur accorder la confiance qu'il leur demande aujourd'hui ?Confiants dans votre parole et celle de votre gouvernement, nous restons à votre disposition et celle de vos collaborateurs pour vous apporter tout complément d'information qui permettrait de contribuer au vote prochain de cette loi de Vérité et de Justice qui, en soldant définitivement le dossier des Français "rapatriés", fera d'eux à nouveau des « Français à part entière ».

Dans cette attente, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'assurance de notre confiance et l'expression de notre haute considération.

Mme Taouès TITRAOUI, élue locale Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création en 2002

Bernard COLL, Secrétaire général de Jeune Pied-Noir

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LETTRE DU 28 AOUT 2012 DU CHEF DE CABINET DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

********

FRANCOIS HOLLANDE FAVORABLE A UNE LOI POUR RECONNAITRE "L'ABANDON VOLONTAIRE

DE NOS CONCITOYENS RAPATRIES ET EN PARTICULIER DES HARKIS"

-- REPONSE N°1 DU PDT FRANCOIS HOLLANDE A LA LETTRE N°1 DE JPN DU 3 AOUT 2012 --

Campagne nationale « 2008 – 2012 : Vérité et Justice pour les Français rapatriés »

Le Président François HOLLANDE confirme l'engagement du candidat François HOLLANDE de reconnaître publiquement la responsabilité de l'Etat français dans l'abandon volontaire en 1962 des Harkis et des Pieds-noirs.

Lettre de Pierre Besnard,Chef de Cabinet du Président de la République reçue le 30 août 2012

************************ LETTRE N°1 DE JPN AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE - 3 AOUT 2012 ************************

Monsieur François HOLLANDE

Le 3 août 2012

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Il s'agit de rattraper les 50 années perdues depuis les drames de 1962 !

Cette reconnaissance concerne tous les Francçais. Merci de nous faire part de votre point de vue en nous adressant un courriel à :

mailto:jeunepiednoir@wanadoo.fr

****************** ASSOCIATIONS AYANT SOUTENU LA CAMPAGNE DE PRESSE DES 11 ANNONCES DANS LE MONDE ET LE FIGARO ********************

EN 3 ANS, 11 ANNONCES DANS « Le MONDE » et « Le FIGARO »

Associations qui participent à la campagne « 2008-2012 : Vérité et Justice pour les Français rapatriés »

L'Alma Le Corso - Ass. des Amies de l'Algérianie, AAA - Amicale des Pieds-noirs de la Moselle - Les Amitiés oraniennes de la Côte d'Azur - Amicale des Enfants de l'Algérois - Amicale des Anciens Elèves de l'Ecole d'Agriculture d'Algérie, A.A.E.E.A.E - Association des Amis de Raoul Salan - Ass. pour le Défense des Biens patrimoniaux en Tunisie, ADEPT - Amicale des Pieds-noirs de Picardie - Amicale des Oraniens de l'Isère (Echirolles) - Amicale des Saïdéens - Amicale Saint Cloudienne – Amicale des Anciens d'Aïn-Sefra - Ass. de Défense et de l'Avenir des Harkis, A.D.A.H - CAPFA, Cercle des Anciennes Provinces françaises d'Algérie - Carnoux-Racines - Cercles Algérianistes du Grand Avignon et du Pays du Vaucluse, de Fréjus / Saint-Raphaël, de Hyères, de Nice, de Saint-Etienne - CDFA, Comité de Défense des Français d'Algérie - CEPN, Centre d'Etudes Pied-Noir – Comité d'Action Patriotique CAP Nice - Comité NON au 19 mars 1962 (PACA) - CRI, Collectif des Rapatriés Internautes - Comité Non au 19 mars 1962 PACA - Comité pour le Respect de la Mémoire des Morts de la Guerre d'Algérie - L'ECHO de L'ORANIE – AUX ECHOS D'ALGER – EMSI, Equipes Médico-sociales Itinérantes en Algérie 1957-62 - Jeune Pied-Noir – Maison des Rapatriés de Grenoble – MAN - RéAgir, Résister et Agir - Secours de France – S.O.S Outre-mer - U.C.D.A.R.A, Union des Comités de Défense des Agriculteurs Rapatriés d'Algérie – UNC , Union Nationale des Combattants Nationale - UNC Hautes Pyrénées (65) - UNC Oise (60) - UNC Yvelines (78)

Un grand merci à toutes ces associations solidaires et courageuses – Aidez-les - Rejoignez-les !

------------------- 24 janvier 2012 : LES ENGAGEMENTS DU CANDIDAT F.HOLLANDE -------------------

Lettre du candidat François HOLLANDE

du 24 janvier 2012

Cette lettre a été confirmée par les courriers reçus de la Présidence de la République après l'élection de François HOLLANDE.

Voir aussi la page Elections

--------------------------------- 2007 - 2015 - NICOLAS SARKOZY ----------------------

------------------ 2015 : LES RENONCEMENTS DU PRESIDENT NICOLAS SARKOZY ------------

VIDEO DU RENONCEMENT DU 31 MARS 2007 DE SARKOZY

Campagne nationale « Loi Vérité et Justice pour les Français rapatriés »

Nicolas SARKOZY, en tant que Président des "Républicains" dénonce "des décennies de renoncements, de reniements et de lâchetés collectives" en laissant entendre que la droite est aussi responsable de ces reculs ! (Le Figaro du 26 novembre 2015)

Mais que va pouvoir dire aux Français "rapatriés" le candidat Nicolas Sarkozy s'il se présente en 2017 pour justifier sa demi-décennie "de renoncements, de reniements et de lâchetés" personnelles de 2007 à 2012 ?

Voir la vidéo du 31 mars 2007

Votre avis: Nicolas SARKOZY doit-il renoncer à se présenter à l'élection présidentielle de 2017 ? - Votre réponse à : mailto:jeunepiednoir@wanadoo.fr

 

------------------ 2012 : LES ENGAGEMENTS DU PRESIDENT NICOLAS SARKOZY ------------

Campagne nationale « 2008 – 2012 : Vérité et Justice pour les Français rapatriés »

Après 5 années de silence et d'oubli qui allaient faire de lui un « assassin » de la mémoire des Harkis

Nicolas SARKOZY, en tant que Chef de l'Etat, a reconnu officiellement à Rivesaltes

la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis

Que va-t-il faire pour concrétiser cette reconnaissance ?

Les premières réactions : le Front National appel à manifester contre la venue de Nicolas SARKOZY à Rivesaltes - Voir l'article du MIDI-LIBRE

************* 2012 : LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE *******************

Monsieur Nicolas SARKOZY

Le 30 avril 2012

Monsieur le Président de la République,

Le 14 avril 2012, suite à votre visite au camp de Harkis de Rivesaltes, dans votre allocution à Perpignan pour la remise de la Grand-Croix de la Légion d'Honneur à notre ami le général François MEYER, un juste qui a sauvé ses Harkis en n'acceptant pas d'appliquer les ordres criminels alors imposés par le gouvernement du général De Gaulle à l'armée française, vous avez reconnu la responsabilité de la France dans l'abandon des Harkis après le 19 mars 1962. Cinq ans après à votre engagement solennel du 31 mars 2007 devant plus de 200 représentants de la communauté harkie.

Un abandon qui ne pouvait conduire, comme l'avait démontré le professeur Maurice Allais dans son ouvrage « L'Algérie d'Evian » (L'Esprit Nouveau, juillet 1962), qu'au génocide de la population pro-française d'Algérie. Un abandon dont la conséquence dramatique avait été annoncée par le général De Gaulle   lui-même dans sa conférence de presse du 23 octobre 1958 : « Quelle hécatombe connaîtrait l'Algérie si  nous étions assez stupides et assez lâches pour l'abandonner ».

Depuis le 25 septembre 2008, onze annonces dans Le Monde et Le Figaro, financées par 42 associations et 1600 donateurs pour un budget de 100.000 euros, vous ont invité régulièrement à tenir votre engagement du 31 mars 2007. Comme nous l'avons aussi été fait lors de toutes les réunions Etat-Rapatriés jusqu'au départ précipité de M. Hubert Falco fin 2010.

S'il vous a fallu cinq années pour honorer votre engagement du 31 mars 2007, c'est parce que cette reconnaissance marque une rupture difficile dans 50 ans d'un « mensonge français » comme l'avait déjà souligné dans son ouvrage en 2003 votre conseiller Georges-Marc Benamou. Vous avez affirmé récemment dans le Figaro du 22 avril : « Tout doit être débattu, sans hypocrisie, sans esquive sans faux-fuyant. Les Français ont le droit à la vérité » . Beaucoup de nos compatriotes Harkis et Pieds-noirs doutent encore de votre volonté officielle de « vérité ». Car en 1962 la « France » c'était le général De Gaulle. Pour que votre reconnaissance du 14 avril 2012 soit effective, il faudrait que   « sans hypocrisie, sans esquive et faux-fuyant » vous reconnaissiez le véritable responsable de l'abandon et du massacre des Harkis et de milliers des disparus pieds-noirs et soldats français et que la Nation l'entérine par une loi.  Par sa politique algérienne du 19 mars 1962, le général De Gaulle est responsable d'un crime d'Etat qui a conduit à un crime contre l'Humanité . C'est ce que nous affirmons, à la suite du professeur Maurice Allais, depuis 1990 dans les médias et récemment encore dans Le Huffington Post. Sans jamais avoir été contredit.

Quatre millions de Français rapatriés et descendants qui vont avoir à s'exprimer dans une semaine vous demandent d'affirmer cette vérité sur la responsabilité du général De Gaulle dans leur abandon le 19 mars 1962. Pour beaucoup de Français d'Algérie et leurs nombreux amis, seule la reconnaissance de cette réalité historique est susceptible de les convaincre de la sincérité de votre déclaration du 14 avril 2012. En cinq jours il vous est encore possible de rattraper cinq années perdues.

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de notre très haute considération.

 

Bernard COLL - Secrétaire général de JPN - BP 4 – 91570 Bièvres – Tel :06 80 21 78 54

Pour l'ensemble des soutien de la campagne «2008-2012 : Vérité et Justice pour les Français rapatriés ».

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Il s'agit de rattraper les 5 années perdues depuis l'engagement du 31 mars 2007 .

Jeune Pied-Noir vous invite à nous faire part de votre point de vue en nous adressant un courriel à :

mailto:jeunepiednoir@wanadoo.fr

****************** ASSOCIATIONS AYANT SOUTENU LA CAMPAGNE DE PRESSE DES 11 ANNONCES DANS LE MONDE ET LE FIGARO ********************

EN 3 ANS, 11 ANNONCES DANS « Le MONDE » et « Le FIGARO »

Associations qui participent à la campagne « 2008-2012 : Vérité et Justice pour les Français rapatriés »

L'Alma Le Corso - Ass. des Amies de l'Algérianie, AAA - Amicale des Pieds-noirs de la Moselle - Les Amitiés oraniennes de la Côte d'Azur - Amicale des Enfants de l'Algérois - Amicale des Anciens Elèves de l'Ecole d'Agriculture d'Algérie, A.A.E.E.A.E - Association des Amis de Raoul Salan - Ass. pour le Défense des Biens patrimoniaux en Tunisie, ADEPT - Amicale des Pieds-noirs de Picardie - Amicale des Oraniens de l'Isère (Echirolles) - Amicale des Saïdéens - Amicale Saint Cloudienne – Amicale des Anciens d'Aïn-Sefra - Ass. de Défense et de l'Avenir des Harkis, A.D.A.H - CAPFA, Cercle des Anciennes Provinces françaises d'Algérie - Carnoux-Racines - Cercles Algérianistes du Grand Avignon et du Pays du Vaucluse, de Fréjus / Saint-Raphaël, de Hyères, de Nice, de Saint-Etienne - CDFA, Comité de Défense des Français d'Algérie - CEPN, Centre d'Etudes Pied-Noir – Comité d'Action Patriotique CAP Nice - Comité NON au 19 mars 1962 (PACA) - CRI, Collectif des Rapatriés Internautes - Comité Non au 19 mars 1962 PACA - Comité pour le Respect de la Mémoire des Morts de la Guerre d'Algérie - L'ECHO de L'ORANIE – AUX ECHOS D'ALGER – EMSI, Equipes Médico-sociales Itinérantes en Algérie 1957-62 - Jeune Pied-Noir – Maison des Rapatriés de Grenoble – MAN - RéAgir, Résister et Agir - Secours de France – S.O.S Outre-mer - U.C.D.A.R.A, Union des Comités de Défense des Agriculteurs Rapatriés d'Algérie – UNC , Union Nationale des Combattants Nationale - UNC Hautes Pyrénées (65) - UNC Oise (60) - UNC Yvelines (78)

Un grand merci à toutes ces associations solidaires et courageuses – Aidez-les - Rejoignez-les !

 

Dans sa réponse au courrier adressé par JPN le 3 août dernier, le Président de la République confirme sa volonté de "reconnaître publiquement les responsabilités des gouvernements français dans l'abandon des Harkis, le massacre de ceux restés en Algérie et les conditions d'accueil des familles transferées dans les campas en France".

4 millions d'électeurs "rapatriés" attendent que le Président de la République tienne l'engagement de Nicolas SARKOZY sur la reconnaissance de la responsabilité de l'Etat français dans "l'abandon volontaire" des Français d'Algérie, le massacre des Harkis et de milliers de pieds-noirs et soldats français enlevés et assassinés après la "paix" d'Evian du 19 mars 1962 !

Le Président de la République Nicolas SARKOZY a reconnu officiellement, le 14 avril 2012 à Perpignan, la responsabilité de l'Etat français de 1962 dans l'abandon des Harkis. De son côté, le nouveau Chef de l'Etat, François HOLLANDE, a confirmé le 24 janvier 2012 sa détermination à officialiser cette reconnaissance par le vote d'une loi par le Parlement.

Il y a donc désormais un consensus national Droite-Gauche pour reconnaître officiellement le crime d'Etat du 19 mars 1962.Le nouveau Parlement français s'honorerait par le vote de cette loi dès la première législature de 2012.

-------------------------- 2012 - N. SARKOZY - LES RAPATRIES EN COLERE -----------------------

Campagne nationale « 2008 – 2012 : Vérité et Justice pour les Français rapatriés »

Après 5 années de silence et d'oubli qui allaient faire de lui un « assassin » de la mémoire des Harkis

Nicolas SARKOZY, en tant que Chef de l'Etat, a reconnu officiellement à Rivesaltes

la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis

Quelle stratégie pour concrétiser en 2012 la reconnaissance de la responsabilité

de l'Etat français de 1962 dans l'abandon des Français d'Algérie ?

QUE VA-T-IL SE PASSER MAINTENANT ?

Il s'agit de rattraper les 5 années perdues depuis l'engagement du 31 mars 2007 .

Jeune Pied-Noir vous invite à nous faire part de votre point de vue en nous adressant un courriel à :

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EN 3 ANS, 11 ANNONCES DANS « Le MONDE » et « Le FIGARO »

Associations qui participent à la campagne « 2008-2012 : Vérité et Justice pour les Français rapatriés »

L'Alma Le Corso - Ass. des Amies de l'Algérianie, AAA - Amicale des Pieds-noirs de la Moselle - Les Amitiés oraniennes de la Côte d'Azur - Amicale des Enfants de l'Algérois - Amicale des Anciens Elèves de l'Ecole d'Agriculture d'Algérie, A.A.E.E.A.E - Association des Amis de Raoul Salan - Ass. pour le Défense des Biens patrimoniaux en Tunisie, ADEPT - Amicale des Pieds-noirs de Picardie - Amicale des Oraniens de l'Isère (Echirolles) - Amicale des Saïdéens - Amicale Saint Cloudienne – Amicale des Anciens d'Aïn-Sefra - Ass. de Défense et de l'Avenir des Harkis, A.D.A.H - CAPFA, Cercle des Anciennes Provinces françaises d'Algérie - Carnoux-Racines - Cercles Algérianistes du Grand Avignon et du Pays du Vaucluse, de Fréjus / Saint-Raphaël, de Hyères, de Nice, de Saint-Etienne - CDFA, Comité de Défense des Français d'Algérie - CEPN, Centre d'Etudes Pied-Noir – Comité d'Action Patriotique CAP Nice - Comité NON au 19 mars 1962 (PACA) - CRI, Collectif des Rapatriés Internautes - Comité Non au 19 mars 1962 PACA - Comité pour le Respect de la Mémoire des Morts de la Guerre d'Algérie - L'ECHO de L'ORANIE – AUX ECHOS D'ALGER – EMSI, Equipes Médico-sociales Itinérantes en Algérie 1957-62 - Jeune Pied-Noir – Maison des Rapatriés de Grenoble – MAN - RéAgir, Résister et Agir - Secours de France – S.O.S Outre-mer - U.C.D.A.R.A, Union des Comités de Défense des Agriculteurs Rapatriés d'Algérie – UNC , Union Nationale des Combattants Nationale - UNC Hautes Pyrénées (65) - UNC Oise (60) - UNC Yvelines (78)

Un grand merci à toutes ces associations solidaires et courageuses – Aidez-les - Rejoignez-les !

Samedi 14 avril 2012 à Rivesaltes , plus de 5 ans après, Nicolas SARKOZY tient son engagement du 31 mars 2007 .

5 années perdues pour des milliers de vieux Harkis, pour leurs épouses et leurs enfants.

Que va faire maintenant l'Etat français pour rattraper 50 années de mensonge et d'injustice ?

Campagne nationale « 2008 – 2012 : Vérité et Justice pour les Français rapatriés »

« Si je suis élu Président de la République, je veux reconnaître la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis et d'autres milliers de « musulmans française » qui lui avaient fait confiance, afin que l'oubli ne les assassine pas une nouvelle fois. » Le candidat Nicolas SARKOZY aux représentants harkis réunis au siège du candidat de l'UMP – 31 mars 2007 .

Après 5 années de silence et d'oubli qui allaient faire de lui un « assassin » de la mémoire des Harkis

Nicolas SARKOZY, en tant que Chef de l'Etat, a reconnu officiellement à Rivesaltes

la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis

En se rendant le samedi 14 avril 2012, en tant que Président de la République, au camp de Rivesaltes, où transitèrent et furent parqués durant des années des milliers de Harkis et leurs familles rescapés du massacre programmé par les "Accords" d'Evian du 19 mars 1962, Nicolas SARKOZY a enfin tenu son engagement du 31 mars 2007.

Comme le souligne tous les médias, cette visite faite dans un contexte électoral difficile pour le candidat-président, a été une surprise pour beaucoup de "rapatriés". Comment croire à la sincérité d'une démarche qui devait avoir lieu le 5 décembre 2007 et qui n'est due qu'à l'inquiétude d'un candidat qui craint, semble-t-il, de ne pas être présent au second tour de l'élection présidentielle ? Quoi qu'il en soit, cette tentative de dernier moment pour récupérer un électorat "sacrifié", avec les pieds-noirs, durant 5 ans à la raison d'Etat, est un grand moment de l'Histoire de France.

C'est la fin de 50 ans d'un mensonge français !

QUE VA-T-IL SE PASSER MAINTENANT ?

Pour être réellement effective, la reconnaissance ce samedi 14 avril 2012 par le Président de la République du crime d'Etat du 19 mars 1962 doit être officiellement reconnue par la Nation par le vote d'une loi au Parlement. Seul un engagement écrit du candidat Nicolas SARKOZY permettra de croire en la sincérité du Président Nicolas SARKOZY dont la réélection est des plus incertaine alors que ses deux principaux concurrents, Mme Marine LE PEN et François HOLLANDE, se sont engagés par écrit à reconnaître officiellement par une loi la responsabilité de l'Etat français dans l'abandon et le massacre des Harkis après le 19 mars 1962.

4 millions de Français rapatriés et leurs descendants attendent les actes officiels qui logiquement doivent suivre la reconnaissance du Président Nicolas SARKOZY, actes qu'il aurait dû accomplir, comme il s'y était engagé le 13 avril 2007, avant la fin 2007.

Il s'agit de rattraper les 5 années perdues depuis son engagement du 31 mars 2007 .

Jeune Pied-Noir, qui a été à l'initiative du message du 22 septembre 1995, demande la création immédiate d'un Conseil National des Rapatriés pour préparer avec l'Etat le vote de la loi de reconnaissance de la responsabilité de l'Etat dans les drames qui ont suivi le 19 mars 1962 et étudier les mesures de réparation de 50 années d'injustes subies par la communauté des Français d'Algérie et aussi par tous les spoliés de la décolonisation du Maroc, de Tunisie, d'Indochine et des anciens territoires placés sous souveraineté française.

Pour être crédible, le nouveau Conseil National des Rapatriés doit être composé exclusivement de personnalités Harkis, Pieds-Noirs, Rapatriés et Amies des autres territoires qui ont soutenu publiquement le message du 22 septembre 1995 adressé au Président de la République. Elles doivent avoir agi concrètement pour obtenir cette reconnaissance avant le 25 septembre 2001 date de la première journée en "Hommage aux Harkis". Ces personnalités doivent appartenir à des Associations indépendantes des subventions de l'Etat et autres organismes publics.

Jeune Pied-Noir remercie toutes celles et ceux qui depuis le 22 septembre 1995 ont soutenu le message adressé au Chef de l'Etat lui demandant de reconnaître la responsabilité de l'Etat français dans l'abandon et le massacre de 150.000 Harkis et l'assassinat ou la disparition de milliers de pieds-noirs et soldats français après le 19 mars 1962. Un grand merci en particulier aux 42 Associations, aux 1600 donateurs de la campagne "2008-2012 : Vérité et Justice pour les Français rapatriés" qui ont permis la publication de 11 annonces dans Le Monde et Le Figaro rappelant à Nicolas SARKOZY son engagement du 31 mars 2007. Un grand merci aux 16.000 pétitionnaires qui ont relayé depuis 17 ans inlassablement cette demande et qui nous ont permis de

GAGNER ENSEMBLE !

Contact presse : Bernard COLL – Tel : 06 80 21 78 54

jeunepiednoir@wanadoo.fr ou 01 69 41 01 12

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L'Alma Le Corso - Ass. des Amies de l'Algérianie, AAA - Amicale des Pieds-noirs de la Moselle - Les Amitiés oraniennes de la Côte d'Azur - Amicale des Enfants de l'Algérois - Amicale des Anciens Elèves de l'Ecole d'Agriculture d'Algérie, A.A.E.E.A.E - Association des Amis de Raoul Salan - Ass. pour le Défense des Biens patrimoniaux en Tunisie, ADEPT - Amicale des Pieds-noirs de Picardie - Amicale des Oraniens de l'Isère (Echirolles) - Amicale des Saïdéens - Amicale Saint Cloudienne – Amicale des Anciens d'Aïn-Sefra - Ass. de Défense et de l'Avenir des Harkis, A.D.A.H - CAPFA, Cercle des Anciennes Provinces françaises d'Algérie - Carnoux-Racines - Cercles Algérianistes du Grand Avignon et du Pays du Vaucluse, de Fréjus / Saint-Raphaël, de Hyères, de Nice, de Saint-Etienne - CDFA, Comité de Défense des Français d'Algérie - CEPN, Centre d'Etudes Pied-Noir – Comité d'Action Patriotique CAP Nice - Comité NON au 19 mars 1962 (PACA) - CRI, Collectif des Rapatriés Internautes - Comité Non au 19 mars 1962 PACA - Comité pour le Respect de la Mémoire des Morts de la Guerre d'Algérie - L'ECHO de L'ORANIE – AUX ECHOS D'ALGER – EMSI, Equipes Médico-sociales Itinérantes en Algérie 1957-62 - Jeune Pied-Noir – Maison des Rapatriés de Grenoble – MAN - RéAgir, Résister et Agir - Secours de France – S.O.S Outre-mer - U.C.D.A.R.A, Union des Comités de Défense des Agriculteurs Rapatriés d'Algérie – UNC , Union Nationale des Combattants Nationale - UNC Hautes Pyrénées (65) - UNC Oise (60) - UNC Yvelines (78)

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---------------------------------- 2012 - N. SARKOZY - LES RAPATRIES EN COLERE -------------------------

Campagne nationale « 2008 – 2012 : Vérité et Justice pour les Français rapatriés »

« Si je suis élu Président de la République, je veux reconnaître la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis et d'autres milliers de « musulmans française » qui lui avaient fait confiance, afin que l'oubli ne les assassine pas une nouvelle fois. » Le candidat Nicolas SARKOZY aux représentants harkis réunis au siège du candidat de l'UMP – 31 mars 2007 .

Après 5 ans d'hésitation et d'un silence qui peuvent faire de lui un « assassin » de la mémoire des Harkis

Nicolas SARKOZY, en tant que Chef de l'Etat, va-t-il reconnaître officiellement à Rivesaltes

la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis ?

En se rendant le samedi 14 avril 2012, en tant que Président de la République, au camp de Rivesaltes, où transitèrent et furent parqués durant des années des milliers de Harkis et leurs familles rescapés du massacre programmé par les "Accords" d'Evian du 19 mars 1962, Nicolas SARKOZY va-t-il enfin tenir son engagement du 31 mars 2007 ?

Car cette visite surprise à une semaine du premier tour a-t-elle pour finalité de réparer bien tardivement, la "dette d'honneur" de la Nation envers les Harkis et leurs familles où constitue-t-elle une simple tentative de récupération d'un électorat "sacrifié", avec les pieds-noirs, durant 5 ans à la raison d'Etat mais dont les 4 millions de voix semblent aujourd'hui indispensables au Chef de l'Etat s'il veut avoir une chance d'être au second tour ?

Si le Président de la République se contente de simples paroles, qui pourra le croire ? La reconnaissance du crime d'Etat du 19 mars 1962 doit être officiellement reconnue par la Nation par le vote d'une loi au Parlement.

Seul un engagement écrit de voter cette loi indispensable peut encore donner une crédibilité aux propos tardifs d'un Président dont la réélection est des plus incertaine alors que ses deux principaux concurrents, Mme Marine LE PEN et François HOLLANDE, se sont engagés par écrit à reconnaître officiellement la responsabilité de l'Etat français dans l'abandon et le massacre des Harkis après le 19 mars 1962.

4 millions de Français rapatriés et leurs descendants attendent avec une certaine curiosité l'annonce que fera, ou ne fera pas, le Président-candidat Nicolas SARKOZY, plus de 5 ans après son engagement du 31 mars 2007 qu'il n'a pas encore "scrupuleusement" tenu.

Pour être crédible, Nicolas SARKOZY signera-t-il aussi la Convention Candidat/Rapatriés

afin que le Parlement français confirme cette reconnaissance par une loi, au nom de la Nation française, dès la première session parlementaire en 2012.

ou ce qui serait le plus logique dans sa démarche, va-t-il reconnaître le "crime d'Etat" suivi d'un "crime contre l'Humanité" du général De Gaulle comme l'y invitait déjà en 2003 son conseiller Georges-Marc Benamou en déclarant :

« La France a jeté les harkis dans les basses-fosses de l’Histoire. Il y a eu 80.000 morts. Paris a systématiquement entravé leur sauvetage. De Gaulle est bel et bien complice d’un crime contre l’humanité. » Georges-Marc BENAMOU (Paris-Match – N°2841 – 30/10- 5/11/2003)

Les Français rapatriés attendent avec une grande curiosité ce que va pouvoir dire ou faire le Président-candidat Nicolas SARKOZY ce samedi 14 avril à Rivesaltes qu'il n'a pas eu le temps de dire ou faire en 5 ans de pouvoir absolu.

Qui pourra encore le croire ?

Contact presse : Bernard COLL – Tel : 06 80 21 78 54

jeunepiednoir@wanadoo.fr ou 01 69 41 01 12

Campagne nationale « 2008 – 2012 : Vérité et Justice pour les Français rapatriés »

« Si je suis élu Président de la République, je veux reconnaître la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis et d'autres milliers de « musulmans française » qui lui avaient fait confiance, afin que l'oubli ne les assassine pas une nouvelle fois. » Le candidat Nicolas SARKOZY aux représentants harkis réunis au siège du candidat de l'UMP – 31 mars 2007 .

Après 5 ans d'hésitation et d'un silence qui peuvent faire de lui un « assassin » de la mémoire des Harkis

Nicolas SARKOZY, en tant que Chef de l'Etat, a-t-il reconnu officiellement à Nice le 9 mars 2012

le « crime d'Etat » du général De Gaulle du 19 mars 1962 ?

En affirmant à Nice le vendredi 9 mars 2012, en tant que Président de la République, devant 450 représentants sélectionnés de la communauté des Français « rapatriés », « Il faut que la République reconnaisse qu'il y a eu une injustice, qu'il y a eu une forme d'abandon, c'est fait » , puis « Les harkis ont le droit à ce respect, à cette reconnaissance, et ont le droit qu'on leur dise qu'à l'époque, les autorités françaises ne se sont pas bien comportées à l'endroit de ceux qu'elles auraient dû protéger », Nicolas Sarkozy en tant que Chef de l'Etat a-t-il reconnu officiellement le « crime d'Etat » du 19 mars 1962 accompli par les « autorités françaises » de l'époque ?

Car les « autorités françaises » en 1962, c'étaient le général De Gaulle et son gouvernement !

Pour confirmer officiellement devant la Nation la reconnaissance de ce « crime d'Etat » qui a conduit

à un « crime contre l'Humanité », le candidat/Chef de l'Etat est-il prêt à signer la

Convention Candidat/Rapatriés  ?

Cette convention adressée à tous les candidats , sera de nouveau présentée à la presse

le samedi 17 mars 2012 lors du Colloque International

« Les Accords d'Evian : un crime d'Etat et/ou un crime contre l'Humanité ?» - Paris (8 e )

afin que le Parlement français confirme cette reconnaissance par une loi, au nom de la Nation française, dès la première session parlementaire en 2012 ,

une loi de reconnaissance de la responsabilité de l'Etat français dans le crime d'Etat du 19 mars 1962.

Au cours de ce Colloque international seront présentés tous les documents officiels qui démontrent scientifiquement que l'Etat français de 1962 est bien responsable du « crime d'Etat » du 19 mars qui a conduit à un « crime contre l'Humanité » envers les Harkis, les Pieds-noirs et les soldats métropolitains massacrés, enlevés et assassinés par le FLN, son complice des « Accords » d'Evian. Une vérité historique qu'aucun historien ne peut désormais contester.

Contact presse et personnalités : Bernard COLL – Tel : 06 80 21 78 54

Colloque privé, uniquement sur inscription. Pour s'inscrire : jeunepiednoir@wanadoo.fr ou 01 69 41 01 12

--------------------------------- N. SARKOZY - LES RAPATRIES EN COLERE ----------------------------

 

Tester vite la mémoire du Président de la République pour lui demander s'il se souvient encore de son engagement du 31 mars 2007

en lui laissant un message sur : http://www.elysee.fr/ecrire/ - Faites-nous part de sa réponse !

Ci-dessous, deux messages pour aider le Chef de l'Etat à retrouver la mémoire et le sauver d'un Alzheimer précoce

Faite un clic droit et "enregistrer l'image sous". A joindre à vos courriels ou à coller sur vos correspondances adressées à l'Elysée !

--------------------------- 2011 : N. SARKOZY - LES RAPATRIES EN COLERE ---------------------------

25 septembre 2011 - HARKIS : Nicolas SARKOZY est-il atteint d'Alzheimer précoce ?

Une étonnante déclaration de Mme Roselyne BACHELOT, Ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale.

HARKIS : pour sauver Nicolas SARKOZY de son Alzheimer précoce, vérifiez sa déclaration du 31 mars 2007

CLIQUEZ SUR : Nicolas SARKOZY s'engage... il y a 4 ans et 6 mois !

Tester vite la mémoire du Président de la République pour lui demander s'il se souvient encore de son engagement du 31 mars 2007

en lui laissant un message sur : http://www.elysee.fr/ecrire/ - Faites-nous part de sa réponse !

------------------------------- N. SARKOZY : 19 MARS "CRIME D'ETAT"-------------------------------

CRIME D'ETAT DU 19 MARS 1962

Le Président de la République doit tenir ses engagements !

Une initiative à soutenir de Gérard VACKIER, élu local

(Voir les articles de presse via Google)

Bonjour Mes Amis,

Un geste simple qui va pourrir la messagerie du Président Sarkozy et qui peut nous rendre service à tous.

Ecrivez-lui tout simplement sur le site ci-joint, en lui demandant d'intervenir personnellement, afin que cessent les actions de la Fnaca auprès des mairies de France pour faire apposer des plaques de rues, avenus, places, Et chose plus grave aujourd'hui sur des Monuments aux Morts (interdit par la loi du 25 Octobre 1919)  Plaques "19 Mars 1962 - Fin de la Guerre d'Algérie " appellation mensongère, au regard de tous sauf de la Fnaca. Il est grand temps vu que les élus locaux ferment les yeux par crainte d'un manque de voix aux prochaines élections, que le Président de la République, prenne ses responsabilités.

Faites suivre à tous vos contacts, c'est facile, c'est simple et rapide.

http://www.elysee.fr/ecrire/

Je vous remercie d'avance.

Gérard VACKIER, élu local -

--------------------------------------- 2011 : LES HARKIS EN COLERE ---------------------------------

LES HARKIS ET LEURS AMIS EN COLERE !

SUCCES DE LA MANIFESTATION DE NIMES DU SAMEDI 2 AVRIL 2011 !

Voir les articles de presse via Google ou sur le site :

http://mouvementresistanceharkie.blogspot.com/2011/02/le-2-avril-2011-grande-manifestation.html

Contactez vite la COORDINATION DU MOUVEMENT HARKIS DU GARD - Tel : 06 43 87 23 39 et les 200 Associations qui se sont engagées depuis 1995 à obtenir la reconnaissance du "crime d'Etat" du 19 mars 1962.

*****
Le Président de la République doit tenir immédiatement ses engagements
du candidat

Nicolas SARKOZY envers les Français Rapatriés !

Voir les pages de notre site sur ce thème dans "recherche rapide" sur la page de garde.

Voir la rubrique : les engagements de Nicolas SARKOZY

LA SANCTION EN CAS DE "MENSONGE D'ETAT" = PAS UNE VOIX EN 2012 POUR CELUI QUI N'A PAS RESPECTE SA PAROLE !

POUR ETRE ELU IL FAUT 50% DES VOIX + UNE VOIX - ET CETTE VOIX C'EST LA VÔTRE !

--------- 2010 - N. SARKOZY : 10e JOURNEE NATIONALE "HOMMAGE AUX HARKIS "---------

LES HARKIS ET LEURS AMIS EN COLERE !
Monsieur le Président de la République, tenez les engagements
du candidat

Nicolas SARKOZY envers les Français Rapatriés !

GRANDE REUNION HARKIS, PIEDS-NOIRS ET AMIS A NIMES LE SAMEDI 2 AVRIL 2011

Rendez-vous à 13 heures au Quai de la Fontaine en face le Bd GAMBETTA

un peu plus haut de la Maison carrée.

Contactez vite le COORDINATION DU MOUVEMENT HARKIS DU GARD - Tel : 06 43 87 23 39 si vous souhaitez que le Chef de l'Etat ne déshonore pas la FRANCE en ne tenant pas "tous ses engagements" comme il l'avait affirmé dans les spots publicitaires de la campagne présidentielle en 2007 en tant que candidat Nicolas SARKOZY !

Voir la rubrique : les engagements de Nicolas SARKOZY

LA SANCTION EN CAS DE "MENSONGE D'ETAT" = PAS UNE VOIX EN 2012 POUR CELUI QUI N'A PAS RESPECTE SA PAROLE !

POUR ETRE ELU IL FAUT 50% DES VOIX + UNE VOIX - ET CETTE VOIX C'EST LA VÔTRE !

------------- 2010 - N. SARKOZY : 10e JOURNEE NATIONALE "HOMMAGE AUX HARKIS "-------------

10e Journée nationale en Hommage aux Harkis

COMMUNIQUE DE PRESSE

Vendredi 24 septembre 2010

Monsieur le Président de la République, où serez-vous demain 25 septembre 2010

lors de la 10 e Journée nationale en « Hommage aux Harkis ?

Monsieur le Président de la République,

Demain, 25 septembre 2010, la Nation rendra hommage, pour la 10 e année consécutive, à nos compatriotes Harkis et à leurs familles. Comme lors des trois précédentes cérémonies depuis votre élection à la Présidence de la République, vous ne présiderez pas l'hommage officiel rendu à l'Hôtel des Invalides. Depuis sa création le 25 septembre 2001 par votre prédécesseur, Jacques CHIRAC, vous n'y avez jamais assisté. Comme d'ailleurs vous n'avez jamais été présent, depuis sa création le 5 décembre 2003, à aucune cérémonie officielle en mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie, Quai Branly à Paris. Des cérémonies qui se déroulent pourtant en des lieux situés à cinq minutes du Palais de l'Elysée où vous résidez. Le 14 novembre 2006, vous avez avec votre homologue algérien, visité à Alger le monument aux « Martyrs » algériens. De nouveau, lors de votre visite à Alger du 3 au 5 décembre 2007, vous avez tenu à déposer une gerbe en mémoire des « martyrs » de la rébellion algérienne. M. Abdelaziz Bouteflika n'a pas encore eu cette délicate attention lors de ses nombreuses visites officielles ou privées à Paris pour les victimes françaises du FLN.

Le 31 mars 2007, lors de la campagne présidentielle vous aviez annoncé devant plus de 200 représentants de la communauté harkie: « Si je suis élu Président de la République, je veux reconnaître la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis et de milliers d'autres musulmans français qui lui avaient fait confiance, afin que l'oubli ne les assassine pas une nouvelle fois. » . Un engagement que vous avez publiquement dit tenir, devant les Associations « pieds-noirs » réunies le 13 avril 2007 en présence de MM. Christian ESTROSI et André SANTINI, avant la fin de l'année 2007. Le 5 décembre 2007, un flash Europe 1 annonçait à 8 heures du matin que vous alliez le soir même, dès votre retour d'Alger, l'honorer devant les représentants de la communauté des Français rapatriés et des Anciens combattants réunis à votre demande à l'Elysée. Vos invités n'ont eu le droit qu'à une répétition de votre discours de Constantine.

Plus de trois ans et quatre mois après votre élection, vous n'avez pas donc encore tenu cet engagement. Lors des nombreuses rencontres des Associations de Français rapatriés avec vos multiples conseillers « rapatriés » et ceux du gouvernement, que ce soit MM. Erard CORBIN de MANGOUX, Maxime TANDONNET ou Eric ETIENNE, Mme Mathilde LIGNOT-LELOUP, MM. Alexandre PASCAL, Xavier DELARUE et Mme Odile FROUMENT, ou l'insaisissable Renaud BACHY, le très discret président de la MIR (Mission Interministérielle aux Rapatriés), ou encore directement avec les Ministres ou Secrétaires d'Etat Hamlaoui MEKACHERA, Alain MARLEIX, Jean-Marie BOCKEL et actuellement M.Hubert FALCO, Secrétaire d'Etat à la Défense, aux Anciens Combattants et aussi ministre des Rapatriés (la circulaire du Premier ministre du 2 juillet 2010 annonce l'existence d'un « ministère chargé des rapatriés  »), tous se disent impuissants à obtenir, malgré paraît-il leurs relances régulières, une réponse de votre part sur la date que vous auriez retenue pour honorer cette reconnaissance tant attendue par les rares Harkis survivants ( 48 ans après, ils ne restent plus que 4000 Harkis de la première génération sur les 20.000 sauvés en 1962 ! ) et leurs familles. Selon les rumeurs dont ils disposent, vous seriez, semble-t-il, décidé à tenir votre engagement à l'occasion du 10 e anniversaire de la Journée nationale en Hommage aux Harki, le 25 septembre 2011. Nous serons alors à sept mois de l'élection présidentielle de mai 2012. A cette date, cet engagement de 2007 ne risque-t-il pas d'être interprété par les Français rapatriés comme une nouvelle promesse électorale virtuelle valable pour les cinq années à venir ? Auront-ils d'ailleurs la patience – voire une longévité suffisante - d'attendre votre hypothétique décision maintes fois reportée malgré la multiplication des appels de personnalités de toutes tendances vous invitant depuis 2007 à tenir rapidement cet engagement envers nos compatriotes Harkis et leurs familles ? Ne risquent-ils pas d'être tentés par le récent et ferme discours de grandes consciences morales comme Jean Daniel, Jean Lacouture ou le Président de la Ligue des Droits de l'Homme qui - pourtant curieusement amnésiques durant 45 ans - vous somment dans les médias, entourés de leurs égéries et filles de Harkis tout récemment vindicatives, de tenir immédiatement votre engagement ?

Devant ces interrogations, le temps passant, nous vous serions très reconnaissants si vous pouviez vous exprimer directement sur la date à laquelle vous pensez répondre à l'attente de nos compatriotes Harkis et de leurs familles. Car nul ne doute que vous tiendrez votre parole, ayant affirmé dans un « spot » télévisé de la campagne présidentielle officielle : « Je tiendrai scrupuleusement mes engagements  ». Et dans un autre de vos messages aux Français, vous n'avez pas hésité à faire vôtre cette remarque de bon sens : « Où irions-nous si les hommes politiques ne tenez pas leurs engagements ? ». Et dans moins de 20 mois, les Français seront invités à élire le premier des leurs.

Notre association, pour rappeler à nos compatriotes le tragique destin des Harkis vient de réaliser un film DVD, que nous sommes heureux de vous offrir, dont le titre « Harkis, les sacrifiés » s'inspire d'une de vos affirmations les plus émouvantes de votre déclaration, désormais historique, du 31 mars 2007 : « Ne sacrifions pas une nouvelle fois les Harkis ». Il n'appartient qu'à vous d'éviter ce nouveau sacrifice de nos compatriotes sur l'autel de la « raison d'Etat » franco-algérienne.

Votre agenda sur votre site Internet nous apprend vous avez déjeuné hier avec les représentants du culte musulman (en l'absence de Harkis qui appartiennent pourtant pour beaucoup à ce culte), et qu'aujourd'hui vous serez quelque part en région parisienne. Il ne précise pas encore ce que vous ferez demain samedi 25 septembre. Peut-être pourrez-vous trouver cette petite heure qui vous permettra de témoignez votre attachement à nos compatriotes, si souvent qualifiés d'« oubliés de l'Histoire » ?

Dans cette attente, aux noms des 200 Associations de Français rapatriés et les 16.000 Français ayant signé le message du 22 septembre 1995 adressé au Président de la République française, je vous prie d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de ma très haute considération.

Bernard COLL

Secrétaire général de JPN

Jeune Pied-Noir

BP 4 – 19570 BIEVRES

jeunepiednoir@wanadoo.fr - Site : http://pagesperso-orange.fr/jeunepienoir/jpn.wst

-------------------------------- 2010 - N. SARKOZY - LES RAPATRIES EN COLERE -------------------------

LES RAPATRIES EN COLERE !
Monsieur le Président de la République, tenez les engagements
du candidat

Nicolas SARKOZY envers les Français Rapatriés !

SOUTENEZ L'ACTION DE NOS COMPATRIOTES EN COLERE !

Contactez vite l'USDIFRA si vous souhaitez vous aussi défendre nos compatriotes saisis parce que l'Etat ne veut pas payer sa "dette d'honneur" envers les Français Rapatriés comme l'a affirmé en 2007 le candidat Nicolas SARKOZY !

Voir la rubrique : les engagements de Nicolas SARKOZY

----------------------------2009 : J-C FLEURY 2009 : UN DEPUTE ECRIT AU PRESIDENT -------------------

2008 - 2012 : CAMPAGNE NATIONALE
"13 mai 2008 - 5 juillet 2012 : Vérité et Justice pour les Français rapatriés"

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Alors que les Français d'Algérie vont se recueillir dimanche 5 juillet dans toute la France en souvenir des milliers de Français assassinés et disparus à Oran le 5 juillet 1962 et en mémoire de tous les civils et militaires "morts pour la France" en Algérie

Le député Jean-Claude FLORY intervient auprès de la Présidence de la République et de Matignon en faveur des Français rapatriés qui attendent depuis 47 ans Vérité et Justice !

Plus de deux ans après son élection, le Président de la République doit tenir ses engagements envers les Français rapatriés !

Invitée le 13 juin dernier par le Président Mohamed MOUSLIM et les Harkis de la DBFM à s'associer au 47e anniversaire de leur exode forcé (voir notre bulletin N°100 et notre site Internet), Mme Taouès TITRAOUI, membre du Haut Conseil des Rapatriés, élue locale, avait présenté au député Jean-Claude FLORY les légitimes revendications des Harkis et des Pieds-noirs et fait part de leur profonde déception, voire de leur colère, devant l'attitude du gouvernement et de la MIR totalement inactifs dans la réalisation des engagements pris par Nicolas SARKOZY envers la communauté des Français rapatriés.

En cette veille de la commémoration dans toute la France de la dramatique journée du 5 juillet 1962 à Oran, au cours de laquelle des milliers de Français furent assassinés et enlevés, Jeune Pied-Noir appelle les harkis, les pieds-noirs, les anciens combattants et leurs nombreux amis à intervenir auprès des députés et sénateurs pour qu'ils engagent une démarche analogue à celle du député Jean-Claude FLORY, que nous remercions de son intervention courageuse, claire et complète.

Le député Jean-Claude FLORY lors de la cérémonie en hommage aux Harkis de la DBFM le 13 juin dernier à Largentière (07).

Pour le remercier de son intervention auprès la Présidence de la République et du Premier ministre, contactez-le : mailto:jcflory@assemblee-nationale.fr
Assemblée nationale - 126 rue de l'Université - 75355 Paris 07 SP
Permanence parlementaire : BP 107 - 07600 Vals les Bains
Téléphone : 04 75 37 90 25 - Télécopie : 04 75 38 07 16 - mailto:jean-claude.flory@wanadoo.fr

POUR MIEUX CONNAITRE LES HARKIS DE LA DBFM
Reportage sur la journée d'hommage aux Harkis de la DBFM
ou dans le Bulletin JPN Information N°100 (envoi sur simple demande)

-------------------------------------------------- N. SARKOZY - 5 JUILLET 2009 ----------------------------------------

5 JUILLET : JOURNEE NATIONALE D'HOMMAGE AUX VICTIMES CIVILES ET MILITAIRES DE LA GUERRE D'ALGERIE ET DES COMBATS DU MAROC ET DE TUNISIE

10 juin 2009

LETTRE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Monsieur Nicolas SARKOZY
Président de la République
Palais de l’Elysée - 55, rue du Faubourg Saint-Honoré - 75008 PARIS

OBJET : Demande de changement du 5 décembre au 5 juillet de la date de commémoration nationale en mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie.

Monsieur le Président la République,

Comme vous avez pu encore le constater, tous les ans, une virulente polémique s’engage autour du 19 mars 1962, que deux associations d’anciens combattants essaient d’imposer, sans succès depuis 1975, comme date de commémoration officielle en mémoire des victimes civiles et militaires « morts pour la France » de la guerre d’Algérie. Leur principal argument repose sur l’application du « cessez-le-feu » signé la veille entre l’Etat français et le seul FLN qui, selon eux, aurait marqué le retour de la paix en Algérie. Or, chacun sait hélas, que le cessez-le-feu unilatéral de l’Armée française du 19 mars 1962 a été suivi, en sept mois de « paix », de plus de crimes contre les Français d’Algérie et les militaires français que sept ans de guerre. Cette date marque en réalité pour les Français d’Algérie le début de drames que vous avez si bien décrits dans vos engagements envers nos compatriotes durant la campagne présidentielle, notamment dans votre courrier du 16 avril 2007 : « Il n’est pas question que le 19 mars soit une date officielle de commémoration. Il est arrogant de condamner et de mépriser la douleur qui fut la vôtre et celle de vos familles lorsque vous fûtes chassés de vos terres, de vos maisons, et séparés de vos amis. Je le répète, c’est par respect pour vous que je n’accepterai pas que la date officielle de la commémoration des morts de la guerre d’Algérie soit celle du cessez-le-feu, qui de surcroît, n’a pas été respecté ».

Pour éviter cette polémique, le Président Jacques CHIRAC, suivant l’avis de la commission Favier qui proposait de choisir une date neutre, avait opté pour la date sans signification du 5 décembre pour l’hommage de la Nation aux militaires « morts pour la France » en Algérie. Cette date est commémorée depuis 2003 et elle a été confirmée par le Parlement, expression de la volonté du Peuple français, lors du vote de la loi du 23 février 2005 pour rendre aussi hommage aux victimes civiles de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie.

Depuis l’avis de la commission Favier et le vote de la loi du 23 février 2005 qui reconnaît dans son article 2 la « violation des accords d’Evian », la demande de nombreuses personnalités et les déclarations des principaux candidats à l’élection présidentielle invitent à réexaminer le choix du 5 décembre fait en 2003 par votre prédécesseur. En effet, la date du 5 juillet semble désormais, pour des raisons historiques et objectives, s’imposer naturellement :

1 – La date officielle de la fin de la « guerre » d’Algérie pour la prise en compte de la campagne officielle sur le théâtre d’opération est le 2 juillet 1962, comme l’atteste le décompte des services de tous les personnels militaires. Et comme le confirme d’ailleurs l’article L1 bis la loi du 18 octobre 1999.

2 – La demande persistante depuis novembre 1993 de nombreux Anciens Combattants d’Algérie, notamment de la plus importante de leur Association -l’Union Nationale des Combattants, UNC - et de son Président M. Hugues DALLEAU, pour que soient aussi considérés comme « morts pour la France » les 535 militaires français assassinés ou disparus en Algérie après le 2 juillet 1962 et jusqu’au 4 juillet 1964 dans des opérations de protection ou de secours de nos compatriotes encore sur place (cf. annexe jointe).

3 – L’assassinat le 5 juillet 1964, 2 ans après l’indépendance de l’Algérie, du jeune Jean-Claude Saint-Aubin, 23 ans, et de sa jeune passagère Mlle Dominique Kaydash, 18 ans, par les services spéciaux français qui pensaient assassiner un responsable de l’OAS. Ce crime d’Etat, commis par « erreur » de ciblage, a été reconnu officieusement par la Justice française qui a accordé aux parents du jeune Saint-Aubin une réparation morale de 500.000 francs, soit 75.000 euros, estimant que « l’institution judiciaire avait mal fonctionnée » (cf. annexe jointe).

4 - A ces faits objectifs, il serait légitime d’associer tous les soldats et civils français « morts pour la France » en Algérie du 5 juillet 1830, date officielle de la conquête française de la Régence turque d’Alger, au 5 juillet 1962, date du massacre collectif d’Oran où furent assassinés et disparurent plusieurs centaines de Français d’Algérie (peut-être même plusieurs milliers).

5 – Votre volonté personnelle de montrer publiquement votre considération pour les victimes d’actes terroristes. Le 5 juillet 2007, vous aviez accueilli à l’Elysée Mme Françoise RUDETZKI, alors présidente de l’association SOS Attentats. Le 5 juillet 2009, les familles des victimes du massacre d’Oran 5 juillet 1962, qu’aucun Président de la République française n’a reçu depuis cette date, seraient très touchées si vous acceptiez de les recevoir.

Enfin votre désir public de voir reconnu le « crime d’Etat » du 19 mars 1962. Le 31 mars 2007 devant la presse et les responsables d’associations de Français rapatriés Harkis en présence du ministre délégué aux Anciens Combattants, M. Hamlaoui MEKACHERA, vous aviez déclaré : « Si je suis élu Président de la République, je veux reconnaître la responsabilité de la France dans l’abandon et le massacre des harkis et d’autres milliers de musulmans français qui lui avaient fait confiance, afin que l’oubli ne les assassine pas une deuxième fois ». Cet engagement a été salué par une ovation prolongée de l’assistance car il répond à la première des attentes des deux millions de Français rapatriés et de leurs descendants. Lors de la réunion du 13 avril 2007, en présence des ministres André Santini et Christian Estrosi et des députés Kert, Diefenbacher et Vitel, à la question de savoir à quelle date vous envisagiez de tenir cet engagement de reconnaître officiellement la responsabilité de l’Etat, vous avez répondu sans ambiguïté : avant fin 2007. Reconnaissance à laquelle vous avez souhaité associer les victimes civiles : « Je vous confirme qu’outre la mémoire due aux disparus, je souhaite que les victimes françaises innocentes de cette guerre, jusqu’à l’indépendance, se voient reconnaître la qualité de morts pour la France et que leurs noms figurent sur une stèle officielle afin que personne n’oublie ces épisodes douloureux. » « Plus d’un demi-siècle après les faits, il est temps que toute la lumière soit faite sur ces disparitions, que l’on aide les familles à retrouver la paix, et que les disparus aient une reconnaissance de la Nation par l’inscription de leurs noms sur ce monument public. »

Tous ces faits historiques incontestables nous conduisent à vous demander de bien vouloir proposer au Parlement le vote d’un amendement modifiant la date de l’hommage de la Nation du 5 décembre au 5 juillet. Le Mémorial du Quai Branly à Paris pourra alors réellement devenir le lieu national de mémoire de toutes les victimes civiles et militaires « morts pour la France » en Afrique du Nord.

Les Français rapatriés, qui attendent depuis plus de deux ans du gouvernement la mise en œuvre de vos engagements en leur faveur, seront particulièrement sensibles à ce changement symbolique marquant à la fois votre volonté de voir leurs drames reconnus et celle de voir tous vos engagements tenus à leur égard.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre très haute considération.


Bernard COLL
Secrétaire général de Jeune Pied-Noir

PJ : - Lettre de M. Hugues DALLEAU, Président de l’UNC, de 1993 et articles de presse sur l’affaire Saint-Aubin.

 

SIGNEZ LA PETITION POUR QUE LE 5 JUILLET REMPLACE LE 5 DECEMBRE COMME JOURNEE EN MEMOIRE DES VICTIMES CIVILES ET MILITAIRES DE LA GUERRE D'ALGERIE ET DES COMBATS DU MAROC ET DE TUNISIE

Pour télécharger la PETITION NATIONALE, cliquez sur : OUI AU 5 JUILLET

------------------------------------ NICOLAS SARKOZY 2009 : UNE ACTION A SUIVRE ----------------------------

COMMUNIQUE DE PRESSE DE JEUNE PIED-NOIR

Lundi 9 mars 2009

LETTRE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

FRANCAIS RAPATRIES - 19 MOIS DE BILAN DU GOUVERNEMENT : RIEN NE FONCTIONNE !

A la suite de l'importante réunion organisée le 7 février 2009 à Paris par le Comité National de Liaison des Harkis de France, dans une lettre adressée au Président de la République, Jeune Pied-Noir, dresse le bilan de l'action du gouvernement de François FILLON en faveur des "Français rapatriés" depuis sa nomination il y a plus de 19 mois. Rien ne fonctionne !

Tout semble indiquer que cette passivité apparente cache la volonté d'une politique de clôture rapide du dossier des "Français rapatriés" qui bloque l’officialisation d’une " histoire apaisée" entre les Etats français et algérien, indispensable à un échange commercial fructueux entre les deux pays dans le cadre l’Union de la Méditerranée.

L'annonce discrète par la Cour des Comptes de la fermeture prochaine de l'ANIFOM (Agence pour l'Indemnisation des Français d'Outre-mer) - organisme public gérant depuis les années 1970 les 420.000 dossiers des familles françaises spoliées par la politique de décolonisation de l'Etat français - étant le prélude d'une politique de "génocide mémoriel" de l'Histoire des Français rapatriés nécessaire pour libérer le gouvernement actuel du "boulet" rapatriés. Comme les accords d'Evian du 19 mars 1962 avaient été conçus pour libérer le général De Gaulle du "boulet" algérien. Des accords dont les conséquences furent l'abandon et le massacre de 150.000 Harkis, l'assassinat ou la disparition de plusieurs milliers de Pieds-noirs et de 700 soldats français. Un "crime contre l'Humanité" aujourd'hui dénoncé par des personnalités de toutes sensibilités et que le candidat Nicolas SARKOZY s'était engagé à reconnaître officiellement s'il était élu Président de la République. Un engagement qu'avait aussi promis François HOLLANDE au nom du Parti Socialiste et de sa candidate.

Vous trouverez, ci-dessous, deux versions, une synthétique et la version complète, de la lettre qui a été adressée le 7 mars au Chef de l'Etat par JPN. Les 27 annexes sont présentées en partie sur le site Internet de Jeune Pied-Noir. Les journalistes qui désirent recevoir copie de ces annexes par courrier peuvent contacter JPN au 06 80 21 78 54.

JPN - BP 4 - 91570 BIEVRES

-------------------------------- NICOLAS SARKOZY 2009 : UNE ACTION A SUIVRE ---------------------------

LETTRE DE JEUNE PIED-NOIR AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Samedi 7 mars 2009

LETTRE COURTE (3 PAGES) SYNTHESE DE LA LETTRE COMPLETE (18 PAGES)

Monsieur Nicolas SARKOZY
Palais de l’Elysée
55, rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 PARIS

FRANCAIS RAPATRIES : 19 MOIS DE BILAN DU GOUVERNEMENT

Monsieur le Président de la République,

Vous trouverez, joint à ce courrier, une lettre plus longue et détaillée parce qu’elle correspond à l’analyse de 19 mois d’attente et de déceptions dues à l’inaction du gouvernement. Nous avons aussi voulu qu’elle soit complète et constructive pour que les 47 années de combat des Français rapatriés pour leur dignité et leurs droits légitimes puissent, éventuellement, servir à adopter une solution définitive juste et équitable aux problèmes créés par l’Etat français en 1962. Cette lettre d’introduction en est une synthèse qui vous est plus particulièrement destinée.

Il y a un mois, le 7 février dernier s’est tenue à Paris, à l’initiative du Comité National de Liaison des Harkis de France, une importante réunion dont l’objet était de faire le bilan de l’action gouvernementale envers les Harkis et leurs Enfants. La présence de nouvelles personnalités officielles et l’absence de toutes celles actuellement en charge du dossier « rapatriés » furent les signes précurseurs de l’annonce de changements importants.

L’objet de ce courrier n’est pas de vous rappeler, comme cela a été fait avec émotion lors de cette réunion, la dramatique histoire des Harkis et de leurs enfants, que vous avez évoquée de façon émouvante et vraie dans votre discours du 31 mars 2007. Nous souhaitons simplement vous faire part des sentiments, voire des inquiétudes, des Français rapatriés devant le bilan inexistant de la Mission Interministérielle aux Rapatriés présidée par Renaud BACHY, et de celui, aussi déficient, du Haut Conseil des Rapatriés tributaire de la MIR. Ces deux instances sont officiellement chargées du dialogue entre l’Etat et nos compatriotes. En résumé, depuis la désignation du gouvernement de François FILLON rien ne fonctionne pour les Français rapatriés!

Cette déception est doublée désormais d’une réelle inquiétude à la suite des nouveaux messages délivrés par les intervenants officiels lors de la réunion du 7 février. Une réunion qui aura eu le mérite de clarifier les intentions du gouvernement envers les Harkis et leurs enfants. La principale décision de l’Etat semble être de vouloir se débarrasser au plus vite, 47 ans après, du "boulet" des Français rapatriés afin de pouvoir engager rapidement sa politique économique de l’Union de la méditerranée dans laquelle l’Algérie, avec ses richesses, a une place centrale.

Dans une France « en faillite », le Premier ministre semble vouloir annoncer rapidement son « non » définitif à l’insolvable « dette d’honneur » de la Nation envers les Français rapatriés et sa décision d’en finir avec leur histoire et leur mémoire qui nuisent aux bonnes relations et à un rapprochement économique fructueux avec l’Algérie. Un choix que semble conforter l’accumulation de petits détails pratiques dont la convergence ne peut se réduire au simple jeu d’un heureux hasard : le 4 décembre 2007, la cession de toutes les archives audiovisuelles de l’Algérie française (accord INA-EPTV), l’annonce discrète de la dissolution en juin 2009 de l'ANIFOM (avis de la Cour des Comptes), le nouveau retard dans la création de la Fondation de la mémoire de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie (4 ans depuis la loi du 23 février 2005 !), la nouvelle fin provisoire du Mémorial national de la France d'Outre-mer de Marseille (un projet qui n’a que 23 ans !), la volonté de suppression des cérémonies, lois mémorielles et de destruction des lieux de mémoire (rapport Kaspi, Mémorial de Marignane) obtenus par les Français rapatriés, le report de 15 ans de l’ouverture des archives de la guerre d’Algérie, la valorisation du mythe gaulliste par l’Historial Charles De Gaulle, et la volonté d’imposer la commémoration de la paix d’Evian du « 19 mars 1962 – Fin de la guerre d’Algérie », comme date de la « mémoire apaisée » franco-algérienne. Une « paix » qui fit en 7 mois plus de victimes civiles innocentes qu’en 7 ans de « guerre ».

En 1962, le FLN offrait "la valise ou le cercueil" aux Français d'Algérie. Aujourd’hui, le gouvernement français semble vouloir leur proposer, en attendant l’œuvre finale de la nature, une politique de « l'oubli », véritable « cercueil mémoriel » qui les « assassinera une nouvelle (et dernière) fois ». Il reste cependant au gouvernement à apprécier la réaction des 3 millions de Français rapatriés, de leurs enfants et petits-enfants et ses conséquences électorales, notamment pour 2012, année qui coïncidera avec le 50e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie mais aussi avec celui de la « purification ethnique » algérienne de 1962 qui conduisit à l’exode plus d’un million de Français d’Algérie de toutes origines : juifs, européens, arabes et berbères français. Un « génocide », programmé dans les « accords d’Evian » du 19 mars 1962, dénoncé par le professeur Maurice ALLAIS, prix Nobel d’économie, dans le journal Combat dès avril 1962, puis dans son ouvrage prémonitoire « L’Algérie d’Evian » paru en juillet 1962 (réédition JPN – 1999).

La situation inextricable, en apparence, résultant de la solution finale algérienne du général De Gaulle de 1962, dont vous êtes l’héritier au nom du principe de continuité de l’Etat, a conduit les conseillers du gouvernement à opter pour la solution la plus simple, celle à court terme, en poursuivant la politique appliquée par tous les gouvernements français depuis 1962 : gagner du temps en niant les problèmes et en masquant les réalités pour que le temps fasse son œuvre.

L’alternative à cette politique de « génocide mémoriel », indigne de la Patrie des Droits de l’Homme, n’est-elle pas celle de la « rupture » avec ce « mensonge français » que vous préconisiez avec justesse lors de la campagne présidentielle en déclarant que vous reconnaîtriez, si vous étiez élu Président de la République la responsabilité de l’Etat français dans l’abandon et le massacre des Harkis conséquences directes du 19 mars 1962 en Algérie ? Comme le fit en 1995 Jacques CHIRAC pour nos compatriotes juifs. Une politique de vérité qui serait accompagnée, selon vos engagements, du refus de toute commémoration officielle du 19 mars 1962, de l’attribution de la mention de « morts pour la France » aux victimes civiles du FLN, de la réalisation rapide du Mémorial de la France d'Outre-mer de Marseille, de la création de la Fondation de la Mémoire de la Guerre d’Algérie. Mesures auxquelles pourraient s’ajouter logiquement : le retour à sa vocation première du Musée de la France d’Outre-mer Porte Dorée, le rapatriement du Monument aux Morts d’Alger, l’intégration à l’Historial Charles De Gaulle d’un Mémorial aux victimes du « crime d’Etat » du 19 mars 1962, l’ouverture de toutes les archives de la guerre d’Algérie. Toutes ces mesures mémorielles et matérielles étant exprimées dans une loi unique de reconnaissance, de réparation et d’indemnisation, soldant définitivement la « dette d’honneur » de la Nation envers les Français rapatriés.

Cette approche de vérité permettrait de replacer la colonisation, ancêtre de la mondialisation, dans un contexte historique et humain constructif, dont le Maroc, le Sénégal ou la République démocratique du Congo donnent l’exemple en honorant le Maréchal Lyautey, le général Raoul Salan et Pierre Savorgnan de Brazza. Car l’héritage commun de la colonisation, outre un passé glorieux et fraternel, c’est aujourd’hui encore la Francophonie, avec ses 150 millions de francophones, 55 états sur les cinq continents ayant le français comme langue officielle et représentant un quart des Etats membres de l’ONU, soit 710 millions de personnes. C’est le rayonnement de l’exceptionnelle culture française dans notre civilisation européenne de liberté, c’est toujours l’amour de la France et de ses valeurs de « Liberté-Egalité-Fraternité » pour les nombreuses populations qui, depuis leur libération du « colonialisme » français, sont aujourd’hui pour la plupart sans espérance. Des populations qui ne connaissent souvent désormais que la contrainte, l’exploitation, la misère, la guerre, la violence, voire la famine et l’esclavage. Et comme solution que la fuite, au péril de leur vie, vers cette France dont le souvenir « colonial » les fait encore rêver et espérer. L’héritage colonial, c’est aussi une nationalité pour des dizaines de millions de personnes dans le monde, et l’espoir de l’acquérir pour un nombre encore plus grand, pour ceux qui en ont été arbitrairement privés en 1962 comme pour ceux qui souhaiteraient sincèrement l’obtenir parce que « Français » de cœur et d’esprit.

De l’héritage colonial se dégage un concept nouveau, suite logique du nationalisme du XIXe siècle né du principe alors adapté à son temps du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » : le civilisationisme. C’est-à-dire le droit pour une personne, quelle que soit son origine, de choisir librement sa civilisation, sa culture, sa religion afin de vivre en paix dans un espace civilisationnel cohérent avec ceux qui partagent les mêmes valeurs. C’est l’exemple que nous donnent les Harkis qui ont opté volontairement en toute conscience, pour leur avenir et celui des leurs, pour la France, la civilisation française et la culture européenne. C’est ce qu’affirmait déjà, dès 1962, le Bachaga BOUALAM dans ses ouvrages « Mon Pays la France » et « Les Harkis au service de la France » (Ed. France-Empire). Puis en déclarant, en 1964, que ses Harkis et lui répondaient « présents » à l’Europe. C’est ce que constatait avec justesse le journaliste du Monde Bernard Brigouleix en titrant son article à propos de la grève de la faim des anciens harkis de 1976 : « Etre Arabes, pauvres et nationalistes français » (cf. annexes, Le Monde du 24 décembre 1976).

En demandant au gouvernement de tenir vos engagements envers les Harkis et leurs enfants, vous pouvez clore rapidement et définitivement le dossier « Harkis ». C’était déjà l’objet du premier message que nous vous avons adressé par l’annonce parue dans le quotidien Le Monde du 25 septembre 2005 lors de la Journée nationale d’Hommage aux Harkis (cf. annexes). En demandant au gouvernement de tenir vos engagements envers toutes les victimes du 19 mars 1962, vous pouvez clore rapidement et définitivement le dossier « rapatriés ». Ce sera l’objet de la deuxième annonce qui paraîtra dans le FIGARO du 17 mars 2009 pour rappeler votre opposition à toute commémoration du 19 mars 1962, comme celle des familles des victimes et d’une majorité de Français à ce « crime d’Etat ».

Trois millions de Français rapatriés, et leurs descendants, regroupés dans la campagne nationale « 2008 – 2012 : Vérité et Justice pour les Français rapatriés », attendent les décisions prochaines du gouvernement. 47 ans après leur exode, si elles se confirment, n’ayant plus rien à perdre, ils auront tout à gagner.

Après Issy-les-Moulineaux le 25 septembre dernier avec le ministre André SANTINI, aujourd’hui 7 mars les Anciens Combattants de Neuilly rendent hommage au Bachaga BOUALAM, officier et député français, Grand-croix de la Légion d’honneur, vice-président de l’Assemblée nationale de 1958 à 1962, ainsi qu’à l’œuvre de pacification des officiers SAS en Algérie. Les Français rapatriés, ainsi que vos anciens administrés de Neuilly, seraient très honorés si vous apportiez l’hommage du Premier des Français à ces combattants de la « paix » en Algérie et à ce grand Français qui fut des leurs. Un Français qui présidait alors en grande tenue de bachaga les réunions de l’Assemblée nationale sans que cela n’étonne ou ne choque personne. Une assemblée qui comprenait alors 45 autres députés Français musulmans, aux côtés de leurs collègues Africains et Malgaches de la « plus grande France ». Ils représentaient cette « diversité » française qui, si elle ne portait pas encore ce nom, était bien alors une réalité humaine quotidienne de la Nation. Un passé proche qui pourrait éclairer notre avenir.

Restant à votre disposition et celle de vos collaborateurs,

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de notre très haute considération.


Bernard COLL
Secrétaire général de Jeune Pied-Noir.
Pour les 200 associations de Français rapatriés et les 15.000 Français ayant signé la pétition du 22 septembre 1995 - Co-auteur avec Mme Taouès TITRAOUI, membre du Haut Conseil des Rapatriés, élue locale, du « LIVRE DES HARKIS » (Editions JPN – 1991)

PJ : Lettre, annexes et l’ouvrage « L’Algérie d’Evian » du Professeur Maurice ALLAIS (ed. JPN – 1999)

--------------------------------- NICOLAS SARKOZY 2009 : UNE ACTION A SUIVRE ----------------------------

LETTRE DE JEUNE PIED-NOIR AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Samedi 7 mars 2009

LETTRE COMPLETE (18 PAGES)

Monsieur Nicolas SARKOZY
Président de la République
Palais de l’Elysée
55, rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 PARIS

Monsieur le Président de la République,

Il y a un mois, le 7 février dernier s’est tenue à Paris, à l’initiative du Comité National de Liaison des Harkis de France, une importante réunion de la communauté harkie dont l’objet était de faire le bilan de 19 mois d’activité du gouvernement autour du thème «Les Harkis et leurs Enfants les grands oubliés de la diversité ?». Plus de 380 personnes, dont 135 responsables d’associations de harkis et de leurs enfants, ont participé à cette rencontre, fort bien organisée et réussie.

La présence de nombreuses personnalités officielles, telles Yazid SABEG, Commissaire de la diversité et de l'égalité des chances auprès du Premier Ministre, du Commissaire en chef Philippe JACOB, Conseiller défense, anciens combattants de l’Etat-major particulier du Président de la République, de Marc DEL GRANDE, directeur de cabinet adjoint du Secrétaire d’état à la défense et aux anciens combattants Jean-Marie BOCKEL, de Rachid KACI, Conseiller technique Politique de la ville, diversité à la Présidence République, de Marc DUBOURDIEU, Directeur de la HALDE, et de Boussad AZNI, Conseiller au monde combattant, aux harkis et à la citoyenneté du secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens combattants Jean-Marie BOCKEL, montre l’intérêt porté personnellement à cette rencontre par le Premier ministre qui a préféré se faire représenter par de nouveaux membres du gouvernement et proches plutôt que par les hauts fonctionnaires et conseillers actuellement en charge des « Français rapatriés », Renaud BACHY, Président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés, le Préfet Maxime TANDONNET, Conseiller à la Présidence de la République, Eric ETIENNE, Conseiller auprès du Premier ministre et Yves KODDERITZSCH, Président du Haut Conseil des Rapatriés qui étaient absents.

La présence de nouveaux et prestigieux invités proches du pouvoir, comme M. Daniel LAURENT Directeur des études à l'Institut Montaigne, représentant Claude BEBEAR et du réalisateur Mohamed MEBTOUL, conseiller technique Islam de France 2, ne pouvait que renforcer ce sentiment de volonté de changement.

L’objet de ce courrier n’est pas de vous rappeler, comme cela a été fait avec talent dans la matinée et en début d'après-midi par des personnalités qualifiées et avec émotion par des victimes, l'histoire dramatique des 220.000 Harkis ou assimilés engagés aux côtés de l’Armée française durant la guerre d’Algérie, de leur combat victorieux contre le FLN, de leur espérance du 13 mai 1958 trahie en septembre 1959 par le changement de politique du général De Gaulle, des "accords" d’Evian du 19 mars 1962, de leur désarmement et de leur abandon, les hommes étant livrés au FLN avec le matériel (cf. annexe 1, note du GMS 25 du 10 juillet 1962) sur « ordre du général De Gaulle lui-même » selon l’aveu tardif de Raymond ARON (50 ans de réflexion politique - Mémoires - Julliard). Ordres exécutés sans faiblesse, malgré ses états d’âme, par ce grand commis de l’Etat Pierre MESSMER, alors Ministre des Armées, qui conduisirent au massacre de plus de 100.000 d'entre eux, selon Jean LACOUTURE (cf. annexes, Télérama, 13 septembre 1991), sans que l'Armée française n'intervienne. Seule l'action d’officiers désobéissant aux ordres reçus permit de sauver environ 20.000 Harkis et leurs familles. Une vérité dont les participants retrouvèrent la réalité dans les témoignages du général François MEYER et du capitaine Daniel ABOLIVIER qui contribuèrent à sauver leurs harkis, des « justes » auxquels la Nation n’a pas encore rendu hommage. Des Harkis et leurs familles qui furent relégués avec les pieds-noirs dans des cités de transit ou dans ces « camps de la honte » dont le dernier, Jouques en Provence, ne fut fermé et détruit pour ne pas laisser de trace, qu’en 1997 (vidéo disponible). Un drame bien connu aujourd’hui d’une majorité de Français et vécu à l’époque par le jeune officier S.A.S démobilisé Claude BEBEAR qui, avec Georges JASSERON et Xavier CAMILLERAPP, accueillit et aida un grand nombre de rescapés harkis à s’installer en Normandie après leur arrivée difficile, et souvent illégale, en France (cf. « Les Harkis en France » de Georges Jasseron – Ed. du Fuseau – 1965).

Notre intention n’est pas non plus d’évoquer leur révolte en 1975 et leur long combat en France pour la reconnaissance du "crime d'Etat" du 19 mars 1962, comme l’a si justement qualifié bien tardivement Michel TUBIANA, alors Président de la Ligue des Droits de l’Homme, dans Libération du 10 septembre 2001 (cf. annexe 3). Une reconnaissance, déjà publiquement demandée le 22 septembre 1995 au Chef de l’Etat Jacques CHIRAC par 200 Associations de Harkis et Pieds-noirs et plus de 15.000 Français (cf. annexes), et amplifiée en 2001 par le dépôt par les avocats Me Emmanuel ALTIT et Philippe REULET (†) d’une plainte pour "crime contre l'Humanité" par 9 harkis du Comité National de Liaison des Harkis et son président Boussad AZNI, suivi en 2002 de deux plaintes identiques de 43 familles de disparus européens soutenues par Jeune Pied-Noir (cf. annexe 4). Des moments émouvants, souvent insupportables lorsqu’ils furent évoqués avec sobriété et dignité par ces victimes volontairement abandonnées aux actes de « barbarie » de leurs bourreaux, comme le reconnu Jacques CHIRAC le 21 septembre 2001, humiliées devant la population, torturées sauvagement et traitées en esclaves par le FLN, et par leurs familles oubliées dans la « nuit des camps-ghettos », selon l’expression d’Alain MADELIN, à cette destruction voulue par l'Etat français poursuivant ainsi l’œuvre inachevée en Algérie commencée par le gouvernement du général De Gaulle. « Ce résidu disparaîtra par voie d’extinction » (cf. annexe 5) préconisait en 1963 un rapport de l’organisme chargé de la gestion administrative des survivants Harkis parqués à Bias. En attendant l’œuvre de la nature, les gouvernements n’eurent qu’une politique, celle du mensonge et de l’oubli.

Une histoire douloureuse et honteuse pour la Nation qui est désormais reconnue par tous les historiens, par de nombreuses personnalités de toutes sensibilités et que vous avez brillamment et si fortement exprimée « pour que l'oubli ne les assassine pas une nouvelle fois" dans votre émouvant discours du 31 mars 2007 devant les représentants de la communauté harkie réunis à votre siège de campagne lors de l’élection présidentielle (vidéo disponible). Une dramatique histoire que chaque Français peut désormais retrouver dans plus de soixante-dix ouvrages, une vingtaine de films et documentaires et sur les nombreux sites Internet de la communauté des Français rapatriés.

Nous souhaitons simplement par cette lettre vous faire part des sentiments, voire des inquiétudes, mais aussi des espoirs et des propositions des Français rapatriés, sur l’action du gouvernement, son bilan et les perspectives nouvelles qu’il paraît vouloir offrir à nos compatriotes telles qu’elles apparurent dans les interventions des représentants de l’Etat et les messages délivrés lors de l’importante rencontre du 7 février 2009.

19 MOIS D’AGITATION POUR UN BILAN INEXISTANT !

Qui mieux que Boussad AZNI, qui outre sa fonction de Conseiller du secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens combattants Jean-Marie BOCKEL, mais aussi comme Vice-président du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création, ancien Président du Comité National de Liaison des Harkis, et défenseur acharné de la cause harkie depuis la révolte des camps de 1975, pouvait tracer le bilan des mesures prises par les pouvoirs publics et des actions engagées par Renaud BACHY. Des actions présentées par le Président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés, suivant la « feuille de route » remise par le Premier ministre, lors de ses vœux 2008 à la communauté rapatriée, quelques semaines après sa nomination. Boussad AZNI a été, comme à son habitude, particulièrement clair : les choses n'avancent pas de façon satisfaisante que ce soit pour le plan emploi harkis, éducation-logement, l'action des comités départementaux de suivi auprès des Préfectures ou encore la mise en oeuvre de la loi du 23 février 2005. Les circulaires et décrets d’application manquants n’ont pas été pris, les préfectures sont sans directives et ordres précis, le personnel sans moyens. En résumé, depuis la désignation du gouvernement FILLON, rien ne fonctionne !

C'est ce qui est aussi apparu pour le bilan du troisième Haut Conseil des Rapatriés, instance de dialogue et de propositions entre l’Etat et les rapatriés créée en 2003 par Jean-Pierre RAFFARIN, dont le disfonctionnement chronique constitue la caractéristique essentielle depuis trois ans maintenant. Plus de 10 mois après sa création (auxquels s’ajoutent les 6 mois de retard ayant précédé sa désignation tardive!), Boussad AZNI en a fait l'amer constat. Ce troisième HCR ne fonctionne pas mieux que le précédent, voire encore moins bien, pour des raisons qui ont été depuis plusieurs années bien identifiées et signalées par Jeune Pied-Noir au président Renaud BACHY : le mode de sélection arbitraire de ses 48 membres, l’absence totale de méthode de travail, de programme et de moyens (cf. liste des documents remis par JPN à la MIR). Son actuel président, qui fut aussi le dernier du HCR précédent, Yves KODDERITZSCH, ne dispose toujours pas de secrétariat, ni de moyens de fonctionnement, et il n’a toujours pas réussi à en faire valider le règlement intérieur ! Tout dépend de la MIR à laquelle le HCR est rattaché moralement et matériellement et Renaud BACHY affirme n’avoir aucun moyen.

Les témoignages accablants des membres présents ou représentés du Haut Conseil des Rapatriés furent tous concordants. Le HCR ne fonctionne pas du fait de l’absence totale de volonté du Président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés. Il est regrettable que le Président du HCR n’ait pas été présent pour pouvoir confirmer les difficultés qu’il rencontre quotidiennement et dont il ne se cache pas publiquement. Un HCR dont un tiers des membres doivent prochainement démissionner s’ils ne sont pas reçus par le Premier ministre avant le 19 mars prochain, selon la motion votée le 4 décembre 2008 qui a été transmise au Premier ministre par le Président KODDERITZSCH le 16 décembre 2008 (cf. annexe 6). Demande restée sans réponse aux intéressés, la lettre adressée fin janvier par M.FILLON au Président du HCR étant restée, pour des raisons inconnues, confidentielle. Un autre tiers, à la suite de l’appel lancé par Boussad AZNI le 24 octobre 2008, ainsi que 22 Associations de Harkis et Jeune Pied-Noir souhaitent la démission du Président de la MIR .

Renaud BACHY, Bruno ETIENNE et Erard CORBIN de MANGOUX (remplacé depuis par le préfet Maxime TANDONNET) furent les « sélectionneurs » des 48 membres et personnalités qualifiées du troisième HCR, dont le dernier tiers est composé de personnalités inconnues de la communauté et des Associations de Français rapatriés.

Cette situation explique probablement leur absence à cette réunion, qui pourtant les concernait directement. M. Renaud BACHY s’était pourtant engagé oralement à venir, quelques jours avant, auprès des organisateurs. Il s’en est excusé la veille en adressant curieusement sa lettre à notre association et non au CNLH, organisateur de cette rencontre (cf. annexe 7). Une absence surprenante qui aurait pu, au moins, être compensée par la présence de ses nombreux collaborateurs. D’autant plus étonnante que M. Renaud BACHY avait répondu favorablement ces derniers temps aux diverses invitations des associations pieds-noirs aussi bien en province qu'à Paris pour présenter son "bilan" et les prochaines actions de sa nouvelle « feuille de route ». Le 22 janvier dernier, lors de la présentation de ses vœux à la communauté rapatriée au Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, lors d’un cocktail très réussi regroupant plus de 200 responsables harkis et pieds-noirs et la quasi-totalité des membres du HCR, Renaud BACHY avait exposé un bilan qui impressionna fortement l’assistance, notamment lorsqu’il annonça avoir trouvé 250.000 emplois pour les enfants de Harkis ! Il est vrai, ajouta-t-il avec un certain réalisme, qu’il lui fallait désormais trouver ces 250.000 enfants (vidéo disponible). Plus de 47 ans après l’exode de 1962, les enfants de harkis, majoritairement âgés de 45 à 65 ans (environ 100.000 personnes), sont plus soit proche de la retraite ou déjà à la retraite, et leur préoccupation principale n’est plus la formation et l’emploi qui ne concerne que les plus jeunes (environ 20.000 personnes), mais celle d’avoir une retraite décente, actuellement obérée par des années de chômage, de précarité et d’inactivité. Un décalage temporel sur lequel Jeune Pied-Noir avait à plusieurs reprises attiré l’attention du Président de la MIR, notamment au cours des quatre entretiens de deux heures qu’il nous avait accordés depuis sa nomination fin 2007. Ainsi que dans les nombreux courriers, notes et rapports qui lui furent adressés et tous restés sans réponse. Aussi, le 7 février, ma brève intervention pour rappeler la demande de démission de M. Renaud BACHY exprimée par Boussad AZNI, fut saluée par une spontanée et longue ovation de la salle ( cf. vidéos disponibles).

LES NOUVEAUX MESSAGES DU GOUVERNEMENT

Mais c'est la dernière partie de cette rencontre, "Les harkis et leurs enfants les grands oubliés de la diversité", qui constituait le point d'orgue de cette journée particulièrement riche et bien menée par les organisateurs, Mohamed BELHADJ et Gasmi BOAZA. Les interventions de Yazid SABEG, Commissaire de la diversité et de l'Egalité des chances auprès du Premier Ministre, de Daniel LAURENT Directeur des études à l'Institut Montaigne représentant Claude BEBEAR, de Rachid KACI, de la Présidence République et de Marc DUBOURDIEU, Directeur de la HALDE furent écoutées par un auditoire attentif.

Elles furent précédées par un hommage à Marc DUBOURDIEU, Président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés de 2002 à 2005, dont l’action fut, à juste titre, honorée par le CNLH et les participants, notamment pour son travail particulièrement apprécié lors de la préparation de la loi du 23 février 2005 et par son soutien efficace au premier Haut Conseil des Rapatriés. Le seul HCR qui fonctionna bien sous l’impulsion dynamique de son président, Alain VAUTHIER, Directeur de l’ANIFOM, représenté lors de cette journée par Mme Annie THUEYRAS, dont les rapatriés apprécient la compétence, la courtoisie et le dévouement et ceux de leurs collaborateurs.

Quels furent donc les grands messages adressés aux Harkis et à leurs enfants par les représentants du gouvernement ? Car si les représentants officiels du dialogue Etat-Rapatriés brillaient par leur absence, les représentants de la politique de la « diversité » étaient présents au plus au niveau.

Le premier message était donc clair. L'avenir des Harkis et de leurs enfants est de se fondre dans la politique de "diversité" mise en place activement par le gouvernement pour en devenir une des composantes qui pourra, comme les autres communautés, en tirer quelques avantages pratiques pour ses dirigeants. Une diversité qui a tout intérêt à s’appuyer sur son identité "musulmane" d’origine, un atout incontestable si l’on en juge aujourd’hui par les attentions de l’Etat pour l’Islam en France qui dispose de forts soutiens intérieurs et de riches appuis extérieurs. Pour la circonstance le terme inusité depuis longtemps de "Français musulmans" remplaça celui de « Musulmans de France » et fut réutilisé pour qualifier les harkis et leurs enfants dans les discours de Yazid SABEG et Mohamed MEBTOUL, réalisateur de l'émission "ISLAM" sur FRANCE 2, et seul représentant officieux des Médias officiels à cette réunion (vidéo disponible).

Dans son intervention, Rachid KACI insista particulièrement sur la « honte » qui pèse sur la France à la suite de l’abandon et du massacre des Harkis après le 19 mars 1962 et les inacceptables conditions de leur accueil. Une honte qu’il ressent personnellement comme Français à toute évocation de ce drame. Et pourtant, rappela-t-il, il n’eut pas à en souffrir, n’étant pas fils de harki. Durant la guerre d’Algérie, son père avait fait le bon choix : celui de soutenir le FLN en France, ce qui valut à la famille KACI de vivre, après 1962, librement en France au contraire de leur cousin harki relégué dans une cité-ghetto. Mais le plus étonnant fut son cri d'alarme en décalage avec les discours des autres intervenants officiels : "Ne tombez pas dans le piège de la diversité ! ". Une intervention anachronique dite de façon émouvante, dans laquelle Rachid KACI invita les membres du HCR à démissionner, pour ne pas cautionner la nouvelle politique proposée par le gouvernement à leur égard. Un conseil en opposition à la décision des membres présents du HCR et du vice-président Boussad AZNI qui rappelait quelques minutes avant, avec bon sens, que les membres démissionnaires seraient immédiatement remplacés par des personnes plus souples et compréhensives aux attentes du gouvernement. Rachid KACI va-t-il, après vous avoir fait le compte rendu de cette réunion, et vous avoir rappelé les engagements du gouvernement envers les Harkis et leurs enfants, mettre en application son conseil, en vous présentant sa démission si ces engagements ne sont pas rapidement tenus ? Illustrera-t-il ainsi par son exemple que les hommes politiques de la « République des lâches » savent parfois mettre en harmonie leurs propos et leurs actes ? (vidéo disponible).

L'intervention de Yazid SABEG fut beaucoup plus nuancée. Français d’Algérie, fils de fonctionnaire français, dont le père est venu d’Algérie en 1952, Yazid SABEG découvre la complexité du dossier qu'il est en charge de reprendre. Après en avoir longuement conféré, selon ses propos, avec Renaud BACHY avant cette réunion, il ne pouvait que donner des axes de réflexion qui laissèrent l'assistance entre une inquiétude floue et une espérance incertaine. La mission qui lui a été confiée par le Premier ministre de reprendre le dossier « Harkis », et d’une façon plus large celui des rapatriés ces « immigrés de l’intérieur » pour les désintégrer dans la diversité, ne semble pas lui paraître d’un abord des plus simples.

Le discours de Daniel LAURENT, fut clair et très pragmatique. La France est un pays de "réseaux". Affirmant que la communauté « harkie » pesait plus d’un million de personnes, il invita donc les Harkis et leurs enfants à devenir un vrai "lobby" qui placera, avec l'aide de réseaux amis comme le réseau Montaigne, les meilleurs de ses membres à des postes intéressants de l’état ou de la société civile (vidéo disponible). Est-ce bien là réellement la bonne traduction de la promotion par le mérite personnel que vous présentiez aux Français durant la campagne présidentielle? Verra-ton prochainement remplacer le principe fondamental « d’égalité » de la République exprimé dans l’article VI de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyens, préambule de la Constitution française : « Tous les citoyens étant égaux devant la loi, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans distinctions que celles de leurs vertus et leur talents », par celui de la « discrimination » au mérite positif de bien servir « son réseau » ?

LE SENTIMENT QUE LE CHOIX DU GOUVERNEMENT EST FAIT.
LA POLITIQUE DU GOUVERNEMENT ENVERS LES RAPATRIES SERA LE PROLONGEMENT DE CELLE DES GOUVERNEMENTS FRANCAIS DEPUIS 1962 !

Cette importante réunion aura eu le mérite de clarifier l’action prochaine du gouvernement envers les Harkis, et plus largement sa politique envers les « Français rapatriés ». Près de 47 ans après l’exode dramatique de 1962, il devient nécessaire de clore rapidement et définitivement un dossier devenu, comme l’Algérie de 1962, un « boulet » pour la politique gouvernementale envers les pays arabes et un frein à ses objectifs économiques dans le cadre de l’Union de la méditerranée.

L'absence à cette réunion de tous les responsables officiels en charge des « Français rapatriés » est-elle annonciatrice de la fin prochaine de la MIR et du HCR, ces deux instances, en panne depuis 3 ans, n'ayant plus aucun rôle à jouer, TOUS LES PROBLEMES RAPATRIES étant désormais considérés comme réglés ou inréglables, donc sans solution ?

CLORE VITE ET DEFINITIVEMENT LE PROBLEME DE L’INDEMNISATION DES SPOLIATIONS MATERIELLES

C’est ce préconise l’avis du C.E.S du 19 décembre 2007 demandé en juillet 2007 par le Premier ministre sur lequel, 14 mois après, il ne s’est toujours pas prononcé. Un avis dont les conclusions correspondent heureusement à la préoccupation majeure du gouvernement : pas de nouvelle loi d'indemnisation, cette loi étant trop complexe à mettre en oeuvre compte tenu du cumul inextricable de lois précédentes votées depuis 1960. Une indemnisation d’ailleurs impossible à chiffrer selon les « experts » financiers du CES - pourtant évaluée entre 10 à 120 milliards d’euros selon les Associations consultées - qui coûterait de toute façon trop cher à l'Etat français, déjà "en faillite" à l’époque. Si les rapatriés (ou leurs descendants maintenant) veulent être indemnisés des spoliations subies, il leur reste le recours d’engager une action contre l'Algérie qui n’a pas respecté les "accords d'Evian" du 19 mars 1962. Selon les experts avertis du CES, en taxant de quelques centimes d’euros le baril de pétrole algérien, cela devrait pouvoir dégager quelques milliards d’euros qui devraient satisfaire d’ici quelques années les rapatriés survivants les plus mécontents. Une approche originale, déjà suggérée par les experts français des années soixante, en parfaite harmonie avec la thèse officielle qu’il n’appartenait plus à la France d’intervenir dans cette requête qui ne la concerne pas, l’Algérie étant un Etat indépendant et le seul bénéficiaire des biens spoliés.

La politique du « fait accompli » qui permit efficacement de se débarrasser du "boulet" algérien en 1962, permettra-t-elle à l'Etat français d’éteindre de la même façon les scories du brasier de cette période sanglante dont les Harkis et Pieds-noirs sont les derniers "résidus" ? Une communauté dont ne veut pas entendre parler le Chef d'Etat algérien qui sera reçu prochainement à Paris dans le cadre de l’Union de la Méditerranée et dont le gouvernement français souhaiterait qu’il en accepte la première présidence. Un président qui, à la veille de sa prochaine réélection démocratique, a besoin d’un soutien international et qui ne pourra se satisfaire de petits cadeaux comme ceux faits par Jacques CHIRAC lors des négociations du « traité d’amitié » : le coffret contenant le sceau du Dey d’Alger et la « clé de la Casbah d’Alger » remis au Prince de BOURMONT le 5 juillet 1830 lors de la prise d’Alger. Des cadeaux achetés très chers par les Musées nationaux, en les préemptant, lors de la vente de succession du vainqueur d’Alger. Un achat qui avait été salué par un commissaire priseur, un peu fleur bleu, comme la volonté de voir ces pièces historiques du patrimoine national sauvées par l’Etat pour être conservées en France (Vente de la succession du Maréchal de Bourmont, Fontainebleau, 2003 (vidéo disponible). Une Algérie qui pèse lourd dans l'avenir français avec ses 3 millions de ressortissants vivant en France, avec "son" gaz et son pactole bancaire de plus de cent milliards de pétrodollars dont le gouvernement français aimerait bien récupérer quelques dizaines de milliards pour combler partiellement un déficit que la crise économique imprévue ne cesse de creuser.

Un Premier ministre rigoureux qui va dire « non » pour solder la dette d’honneur de la Nation 42 milliards d'euros (étalés sur 5 ans) envers les Français rapatriés spoliés matériellement par les Etat français et algériens car « la France est en faillite », un Premier ministre magicien qui sait dire « oui » aux banques et trouver immédiatement les 86 milliards d’euros (sur les 320 milliards annoncés) nécessaires pour les sauver de leur mauvaise gestion dans un monde en crise. Sans que cela ne coûte naturellement un seul centime aux contribuables français ! Une crise qui semble, malgré ce paradoxe, avoir conforté le choix raisonnable de la politique « rapatriés » de François FILLON.

Un choix qui semble être précédé de signes annonciateurs dont l’accumulation ne peut se réduire au simple jeu d’un heureux hasard comme l’annonce discrète par la Cour des Comptes de la dissolution prochaine de l'ANIFOM (note du 4 février 2009), le décret étant déjà, suivant une rumeur persistante de « source sûre », à la signature du Premier ministre. Une dissolution qui se justifie à la fois par la fin, en juin 2009, des derniers versements prévus de la loi du 23 février 2005, et par les judicieuses conclusions de l'avis du 19 décembre 2007 du Conseil Economique et social. En dispersant rapidement le personnel qualifié et compétent de l'ANIFOM, il sera ensuite difficile de reconstituer, si par malheur cela s’avérer nécessaire, leur savoir et le savoir-faire dus à plus de 50 ans de gestion de dossiers rendue complexe par la multitude des lois, décrets, circulaires, ordonnances et autre textes administratifs. En se privant d’un l’outil efficace et sûr, l’Etat aura un argument concret à opposer à toute velléité de nouvelle loi.

CLORE VITE ET DEFINITIVEMENT LE PROBLEME DES PREJUDICES MORAUX
ET CELUI DE L’HISTOIRE ET DE LA MEMOIRE DES FRANCAIS RAPATRIES

Si la dissolution de l’ANIFOM mettra fin définitivement au dossier de l’indemnisation matérielle des Français rapatriés, il restera à solder le délicat problème des revendications morales et mémorielles des Français rapatriés. Une histoire et une mémoire, représentées en partie par les 420.000 dossiers des familles de rapatriés gérés par l'ANIFOM depuis les années soixante, auxquelles les Pieds-noirs et les Harkis s’accrochent avec la ténacité de ceux qui détiennent la vérité de leur vécu et de leurs souvenirs. Une histoire et une mémoire qui ont survécu à l’abandon des archives administratives et notariales en Algérie en 1962, à la tentative de rétrocession des Archives de la France d’Outre-mer en 1984, à la désinformation constante des médias officiels et des instances gouvernementales. Une histoire et une mémoire dont la survivance reste un point de blocage sérieux entre la France et l’Algérie. Mais qui auront probablement du mal à s’imposer devant les films réalisés par l’Algérie à partir des archives de « l’Algérie française » offertes à ce pays par le gouvernement français le 4 décembre 2007 par l’accord INA-EPTV. Une collaboration fructueuse dont les premiers « documentaires » sont déjà annoncés par le gouvernement algérien comme particulièrement révélateurs des « fautes et crimes » commis lors de la présence française.

Là aussi le gouvernement dispose d’outils mémoriels pouvant se révéler utiles par une simple évolution de leur vocation initiale, comme a su le faire avec efficacité Jacques TOUBON pour l’Ancien Palais des Colonies de la Porte Dorée. Un Palais que le Maréchal LYAUTEY voulait être la vitrine de l’œuvre française en Afrique du Nord et Outre-mer et qui est devenu, en 4 ans seulement, le Musée des apports de l’immigration et des souffrances des anciennes populations colonisées. Un projet copie du dossier de « Palais permanent des Français d’AFN et d’Outre-mer » présenté en 1986 par notre association au ministre de la Culture François LEOTARD (cf. annexe 8). Un musée qui permet aujourd’hui d’adapter au gré des besoins de l’Histoire officielle les cinq siècles de l’histoire coloniale française. Un projet rondement mené par l’ancien ministre, bref expert « harkis » de la majorité durant quelques mois, qui dut arrêter sa mission après avoir fait spontanément un « bras d’honneur » (comme Raymond BARRE l’avait fait en 1987 aux pieds-noirs refusant sa présence lors du rassemblement de Nice) aux 200 responsables de la communauté harkie réunis le 19 octobre 2002 à Paris par le CNLH de Boussad AZNI, comme seule réponse à la question de la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français dans le crime d’Etat du 19 mars 1962 (cf. annexe 9 et vidéo disponible).

La Fondation de la mémoire de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie, annoncée par le Premier ministre le 25 septembre 2007 pour fin 2008, n’est toujours pas créée, 4 ans après la loi du 23 février 2005 et 2 ans après la remise au Premier ministre du rapport de préfiguration du préfet (HC) Roger BENMEBAREK. Rapport resté depuis confidentiel. Ce décalage, entre l’annonce et la réalité, n’a pas permis au Premier ministre de présider la cérémonie du 25 septembre dernier en Hommage aux Harkis, craignant d’avoir à justifier ce retard selon les propos de son conseiller « rapatriés » Eric ETIENNE lors de son entretien du 22 janvier dernier avec Jeune Pied-Noir. Une fondation bloquée seulement par la recherche difficile des sponsors privés. Une fondation de la mémoire de la guerre d’Algérie qui, selon les propos entre autres d’Alain MARLEIX, ne pourra être que partagée avec celle de l’Algérie. Une approche qui permettrait probablement de trouver le financement privé manquant, l’Algérie contribuant déjà généreusement à celui de la grande mosquée de Marseille.

Le projet du Mémorial national de la France d'Outre-mer de Marseille est une nouvelle fois définitivement enterrée. Son Président, Jean-Pierre Rioux a annoncé amèrement sa « mésaventure » dans une lettre adressée le 3 janvier 2009 à ses collègues du Conseil scientifique, se plaignant que leurs travaux sur une « mémoire gênante » devaient être rangés dans les oubliettes d’une l’histoire officielle et consensuelle franco-algérienne, le « vieux projet » étant abandonné « en catimini et sans que nul ne s’en émeuve là-bas ou à Paris» (cf. annexe 10 - Libération du 11 décembre 2008). Le maire de Marseille Jean-Claude GAUDIN, de son côté, n’a pas perdu espoir et laisse entendre à ses électeurs rapatriés que ce projet pourrait être repris en 2011, le temps de finir la grande Mosquée de Marseille et le Mucem (Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée) aux Docks des Suds. Un projet ambitieux qui intègre le vieux Fort Saint-Jean de Marseille. Un lieu préalablement destiné en 1996 à devenir le Musée de la France d’Outre-mer, mais que de fouilles archéologiques nouvelles, d’une durée imprécise, avaient contraint malheureusement, à renoncer au site pourtant officiellement attribué et annoncé aux Français rapatriés et aux marseillais (vidéo disponible). Interrogé sur les raisons de ces retards et échecs successifs depuis 1986, Renaud BACHY a reconnu, avec un certain bon sens, que lorsqu’un projet durait si longtemps, c’était probablement que l’Etat n’en voulait pas. Les Français rapatriés doivent-ils aussi le penser ?

La volonté de suppression de lois et cérémonies mémorielles gênantes pour lesquelles le gouvernement a demandé à l’historien André KASPI de faire des propositions d’allégement d’un programme mémoriel devenu subitement trop encombré. Notamment par les commémorations obtenues par les Associations de Français rapatriés, comme la journée nationale « Hommage aux Harkis », celle du 5 décembre en mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie, et aussi par le vote malheureux de la loi du 23 février 2005 sous la pression du « lobby » rapatriés. Des commémorations qui ont fait l’objet d’une première recommandation visant à les supprimer ou à les « départementaliser ». Les grandes lignes étant tracées, leur suppression ou leur marginalisation pourra se faire progressivement dès que les circonstances le permettront.

La création de l’Historial Charles De Gaulle, nouveau lieu de valorisation du mythe gaulliste. Si la mémoire des 150.000 Harkis et des milliers de Pieds-noirs et soldats français sacrifiés à la politique algérienne du général De Gaulle n’a pas pu encore trouver un lieu d’expression, la mémoire et le culte de leur bourreau s’est enrichi par l’inauguration le 22 février 2008 d’un nouveau mausolée. Une inauguration émouvante qui s’est déroulée sous le regard attentif de Georges-Marc BENAMOU. Une famille magnanime, des parents, des proches et des admirateurs conciliants que la présence de celui qui accusa quelques années plus tôt le général De Gaulle de « complicité de crime contre l’Humanité » (cf. annexe 11, Paris-Match, N° 2841 du 30 octobre 2003) n’a, semble-t-il, pas beaucoup troublé. L’Etat, en maintenant l’indispensable « mensonge français » qui tient lieu de politique mémorielle de la France depuis 50 ans, innove audacieusement dans le domaine mémoriel, en devenant le premier pays au monde à honorer dans un même site - l’Hôtel national des Invalides, ce « haut lieu de la mémoire nationale » - le bourreau par un « Historial » de 2500 m2, créé en 5 ans, et ses 150.000 victimes par une plaque en marbre de 100 x 70 cm, attendue 39 ans !

UNE INTERROGATION IMPORTANTE : APPRECIER VITE LES RISQUES DE CETTE POLITIQUE DE CONTINUITE ET SES CONSEQUENCES ELECTORALES

Il reste, pour les conseillers du Premier ministre, à apprécier la réaction des 3 millions de Français rapatriés, de leurs enfants et petits-enfants - et celle de leurs nombreux amis - qui auront encore un poids important dans les élections à venir, notamment lors de la présidentielle de 2012. Une population qui a contribué au succès de votre élection en mai 2007 grâce aux conseils avisés d’un expert « Algérie française » et « Front national », Patrick BUISSON, ancien Directeur de l’hebdomadaire de droite Minute et auteur des « plus beaux textes » de l’Algérie française dans le livre « O.A.S, Histoire de la Résistance française en Algérie » de l’agrégé d’histoire Pascal GAUCHON. Un ouvrage de référence sur le sujet édité par Jeune Pied-Noir en 1984 (cf. annexe 12).

Le test du « 19 mars 1962 – Fin de la guerre d’Algérie ». Après l’affaire de la stèle de Marignane, la commémoration prochaine du « cessez-le-feu » du 19 mars 1962, que la FNACA et l’ARAC essaient depuis les années soixante-dix d’imposer comme la date du retour de la « paix » en Algérie, constituera le meilleur test pour juger de la réactivité de la communauté Français d’Algérie, jugée par les experts officiels comme vieillissante et moins pugnace. C’est un des points de leur histoire sur lequel les Français rapatriés se sont toujours montrés d’une grande intransigeance.

Dès fin 2007, Alain MARLEIX, lors de son voyage en Algérie annonçait les intentions du gouvernement dans ce domaine, reprises ensuite par l’ambassadeur de France en Algérie, Bernard BAJOLET, puis plus récemment par les déclarations à la FNACA du Secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants Jean-Marie BOCKEL invitant les autorités officielles à s’associer aux prochaines commémorations du « cessez-le-feu » du 19 mars 1962 en Algérie. Une date idéale pour sceller la réconciliation des mémoires officielles franco-algériennes par l’annonce de la Fondation de la Mémoire partagée franco-algérienne de la guerre d’Algérie, gage de la bonne volonté de l’Etat français envers le Président algérien. Un Président qui serait aussi sensible, à la veille de sa prochaine réélection démocratique programmée, à une reconnaissance des « crimes et fautes » commis lors de « l’occupation de l’Algérie par la République française de 1830 à 1962 » selon le raccourci historique approximatif de l’ancien ambassadeur à Alger, M. Bernard BAJOLET, lors de ses vœux aux Algériens fin 2008. Une demande actuellement récurrente dans tous les discours des autorités algériennes et qui sera prochainement relayée par les premiers films sur les « crimes » commis par la France réalisés à partir des archives de l’Armée et de l’Algérie française, si généreusement données à la demande du gouvernement français, le 4 décembre 2007, par l’INA a son homologue algérien l’EPTV. Un 19 mars honoré dernièrement, heureuse coïncidence, par des personnalités de la majorité, notamment par le Ministre de l’éducation nationale Xavier DARCOS – un choix qui lui fit perdre son élection de maire de Périgueux – par Patrick OLLIER, maire de Rueil-Malmaison et compagnon de Mme ALLIOT-MARIE, Ministre de l’Intérieur et de l’Outre-mer. Une date valorisée aussi par le maire socialiste de Valence dans la Drôme qui trouvera prochainement les Français rapatriés dans sa ville pour s’opposer à l’inauguration de sa place du 19 mars 1962. Comme la FNACA les retrouvera lors des expositions qu’elles organisent, plus particulièrement dans les Lycées et Collèges, comme celui de Boulogne sur Gesse (31), pour essayer en vain de faire croire aux Français que le 19 mars 1962 fut réellement la date du retour de la « paix » en Algérie. Une paix qui fit en 7 mois plus de victimes civiles innocentes qu’en 7 ans de « guerre ». En histoire les faits sont têtus et les victimes difficiles à convaincre des bienfaits de leurs bourreaux.

En 1962, le FLN offrait, avec l'aide active et bienveillante de l'Etat français, comme seul choix démocratique aux Français d'Algérie "la valise ou le cercueil". Et ce fut effectivement après la "paix d'Evian" du 19 mars 1962 le cercueil pour 175.000 harkis, pieds-noirs et soldats français selon les chiffres du ministre André SANTINI, ancien Secrétaire d’Etat aux Rapatriés. En 2009, le cours normal de la vie a déjà conduit dans un monde meilleur plus de 500.000 Français rapatriés de toutes origines. Aux 700.000 « rapatriés » restant et à leurs 2 millions de descendants le gouvernement français ne semble vouloir proposer à leur histoire et à leur mémoire, en attendant l’œuvre définitive de la nature, qu’un "cercueil mémoriel", transformant ces « oubliés » de l’Histoire en « vivants-morts » de la Mémoire. Un « génocide mémoriel », suite logique de celui de 1962, qui les « assassinera une nouvelle (et dernière) fois » comme vous l’aviez si justement évoqué le 31 mars 2007 comme l’avait déjà constaté le Maréchal FOCH en affirmant : "les peuples ne perdent la vie que lorsqu'ils perdent la mémoire".

Tous ces faits tangibles sont-ils le fruit du hasard, celui de l’imagination injustement inquiète des Français rapatriés ou la traduction concrète d'une politique déterminée à finir vite avec "ce résidu » qui doit disparaître « par voie d'extinction » mais qui reste encore bien présent. L’Etat français n’a-t-il pour clore ce dossier que la solution initiée par la grande révolution française avec le génocide vendéen ? Le gouvernement français actuel n’a-t-il comme seule politique que celle d’être le complice actif d’un « crime mémoriel » ?

L’AUTRE POLITIQUE : ROMPRE AVEC 50 ANS DE « MENSONGE FRANCAIS ».
LE GOUVERNEMENT DOIT TENIR LES ENGAGEMENTS QUE VOUS AVEZ PRIS ENVERS LES FRANCAIS RAPATRIES QUI VOUS ONT PERMIS D’ETRE ELU.

L’alternative à cette politique mémorielle criminelle n’est-elle pas celle de la « rupture » avec les méthodes de ce passé honteux, déjà condamné par l’Histoire, et que vous préconisiez avec justesse lors de la campagne présidentielle. Une rupture qui ne peut être provoquée que par la reconnaissance de la vérité, comme l’a demandé une nouvelle fois le 7 février dernier lors de la réunion du CNLH, le colonel Aziz MELIANI, Saint-cyrien, ancien officier combattant d’Algérie, maire-adjoint à Strasbourg, président d’une des plus importantes associations de Français musulmans et auteur de l’ouvrage « Le drame des Harkis, la honte de la France » (Ed. Perrin – 1993). En terminant sa brillante allocution : « Pour une politique moderne de la mémoire », le colonel MELIANI lança de nouveau un appel à : « la RECONNAISSANCE OFFICIELLE de la responsabilité de la France dans l’abandon et le massacre des Harkis et leurs familles en 1962, estimé entre 60.000 et 100.000 personnes, conformément à l’engagement de Nicolas SARKOZY, candidat à la Présidentielle. »

Une reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français indispensable, comme le fit en 1995 Jacques CHIRAC pour nos compatriotes juifs et que le Conseil d’Etat vient de confirmer. C’est pourquoi depuis le 22 septembre 1995, cette demande légitime est devenue le premier point de toutes les chartes, motions et synthèses des Associations de Français rapatriés et la première des propositions du premier HCR. Un engagement que Erard CORBIN de MANGOUX, alors votre conseiller rapatriés, nous avait dit être, le 9 juillet 2007, celui qui serait le plus difficile à tenir. Pour un conseiller technique peut-être mais probablement pas pour le Président de la République et les Français pour lesquels « Ensemble tout est possible ! ». Car, selon votre pertinente remarque lors de la campagne présidentielle : « Ou irions-nous si les hommes politiques ne tenaient pas leurs engagements ? » (vidéo disponible).

Une reconnaissance devant être accompagnée de gestes forts comme l’interdiction de toute commémoration du 19 mars 1962, afin de respecter votre engagement d’avril 2007 : « Il n'est pas question que le 19 mars soit une date officielle de commémoration. Il est arrogant de condamner et de mépriser la douleur qui fut la vôtre et celle de vos familles lorsque vous fûtes chassés de vos terres, de vos maisons, et séparés de vos amis. Je le répète, c'est par respect pour vous que je n'accepterai pas que la date officielle de la commémoration des morts de la guerre d'Algérie soit celle d'un cessez- le- feu, qui de surcroît, n'a pas été respecté ». L’application de votre opposition à la commémoration de cette date pour rendre hommage aux victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie, opposition qui était aussi celles de tous vos prédécesseurs Valéry GISCARD D’ESTAING, François MITTERRAND et Jacques CHIRAC, permettrait de clore définitivement ce faux dossier, comme vous le rappeliez durant la campagne présidentielle : «Plusieurs milliers de Harkis ont été massacrés, au mépris des accords d'Evian. En l'absence de plan d'évacuation ou, il faut le dire, de volonté politique, seuls 10% d'entre eux purent s'établir en France entre 1962 et 1968… Le premier devoir c'est la vérité. Ne laissons pas l'oubli recouvrir la mort et les douleurs du passé ».

La guerre civile franco-française d’Algérie se termine réellement, non le 19 mars 1962, mais le 5 juillet 1964, deux ans après l’indépendance officielle de l’Algérie, par une « erreur de ciblage » des services spéciaux français qui tua les innocents Jean-Claude Saint-Aubin, âgé de 21 ans, et de sa jeune fiancée de 19 ans, Dominique Kaydasch (cf. annexe 13). Une date que demande aussi depuis plusieurs années Hugues DALEAU président de l’Union Nationale des Combattants - UNC, car elle marque la fin des « opérations humanitaires » en Algérie, 535 soldats français « morts pour la France » ayant été tués jusqu’à cette date en Algérie dans des actions de guerre en contribuant à sauver des vies dans des missions à ce jour inconnues (cf. annexe 14).

L’attribution de la mention « Morts pour la France » à toutes les victimes civiles des attentats terroristes du FLN et de la répression de l’Etat français, selon votre engagement de campagne présidentielle : «Je souhaite que les victimes françaises innocentes de cette guerre, jusqu'à l'indépendance, et je pense tout particulièrement aux victimes du 26 mars, se voient reconnaître la qualité de morts pour la France et que leurs noms figurent sur une stèle officielle afin que personne n’oublie ces épisodes douloureux » et que vous avez complété en déclarant : « Vous m'avez demandé de me prononcer sur les réparations dues aux victimes. Je vous confirme qu'outre la mémoire due aux « disparus », je souhaite que les victimes françaises innocentes de cette guerre, jusqu'à l'indépendance, se voient reconnaître la qualité de « morts pour la France » et que leurs noms figurent sur une stèle officielle afin que personne n’oublie ces épisodes douloureux ».

L’attribution de la Légion d’Honneur aux victimes ayant survécu aux actes terroristes du FLN en Algérie et à tous les Harkis ou à leur veuves de la première génération. Le Président syrien Bachir el Assad, que le gouvernement français a accueilli avec honneur le 14 juillet dernier et lors de la rencontre pour l’Union de la Méditerranée qui a précédé notre fête nationale, vient de remettre à la poseuse de bombe du Milk-Bar Djamila BOUHIREB, la plus haute distinction de son pays pour son action de « combattante de la liberté durant la guerre de libération contre le colonialisme » en Algérie. Le Président syrien, dont le pays est signataire de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, ignore probablement que les crimes terroristes contre les civils sont considérés comme des « crimes contre l’Humanité » en droit international. Ne serait-il pas envisageable, pour le lui rappeler, que vous remettiez la Légion d’Honneur aux victimes de ces « porteuses de mort », comme Nicole GUIRAUD mutilée à vie à l’âge de 10 ans par cette « héroïne » algérienne « porteuse de feu » déjà honorée par la chaîne publique française FR3 en 2008 ? Ces victimes ne doivent-elles pas bénéficier de la compassion des plus hautes autorités de la France, patrie des Droits de l’Homme, comme le mérite aussi les Harkis et leurs veuves de la première génération, avant que la nature ne fasse son oeuvre par « voie d’extinction » ?

La création du Mémorial de la France d'Outre-mer de Marseille selon votre vœu : « Il est temps que le Mémorial de la France d’Outre-mer à Marseille voit le jour. Le Mémorial devra être inauguré en 2009 et les associations de rapatriés ont vocation à participer au comité de pilotage ». Compte tenu des difficultés rencontrées depuis deux décennies par Michel GAUDIN, ne serait-il pas plus judicieux de créer ce mémorial à Aix-en-Provence, ou le député-maire Mme Maryse JOISSAINS dispose déjà du fond des Archives de la France d’Outre-mer, de la plus belle Maison des Rapatriés, la maison Maréchal Juin, et surtout de la volonté de faire de sa ville celle du Patrimoine culturel des Français d’Afrique du Nord et d’Outre-mer ? N’est-il pas envisageable, en ce qui concerne Marseille, d’intégrer l’Histoire des Français d’Afrique du Nord et d’Outre-mer dans le futur MUCEM ?

En attendant la réalisation prochaine du MUCEM, le retour à sa vocation première du Musée de la France d’Outre-mer Porte Dorée n’est-il pas envisageable ? L’actuel Musée de l’Immigration pourrait intégrer la Fondation de la Mémoire de la Guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie tant attendue selon votre vœu : « Je souhaite la création rapide d'une Fondation pour la mémoire sur la guerre d'Algérie. Les Harkis y ont toute leur place, avec les autres rapatriés. Dirigée par vous et pour vous, cette Fondation aura vocation à mettre en lumière vos histoires, vos cultures, vos richesses ». Les Français d’Algérie ne sont-ils pas en effet aussi en partie des immigrés espagnols, maltais, italiens, allemands, suisses, arméniens, etc., venus en France, l’Algérie étant lors de leur migration aux XIXe et XXe siècles constituée de départements français depuis 1848 ? Cette solution a de nombreux avantages. Montrer qu’une des causes importantes de la « diversité » française d’aujourd’hui tient au rayonnement colonial de la France. Montrer le côté humain et fraternel en rassemblant dans un même lieu les Français des 5 continents d’hier et d’aujourd’hui. Enfin, son aspect peu coûteux, une simple évolution de la scénographie permet en effet une réintégration rapide de l’œuvre française en AFN et Outre-mer comme cela était fait jusqu’en 1965. En redonnant sa vocation initiale au Palais de la Porte Dorée, celle que lui avait donnée le Maréchal Lyautey de vitrine en France de l’œuvre de la plus grande France et de ses populations de toutes origines, le gouvernement réconciliera les Français de toutes origines avec leur véritable Histoire. En regardant objectivement son passé, la France retrouvera sa vocation naturelle, celle d’être porteuse d’espérance.

Le retour en France du Monument aux Morts d’Alger selon votre engagement : « Si je suis élu, je souhaite ouvrir, une souscription nationale pour que soit érigé en France, un monument national qui regroupera les noms de tous ceux venus d'Outre-Mer, quelles que soient leurs origines, leurs religions, leurs provenances, qui ont participé derrière le drapeau français à la construction de notre pays, à sa défense ou à sa libération ». Ce monument a été conçu en France par le grand sculpteur Paul LANDOWSKY, son transport vers l’Algérie s’étant effectué sans difficulté en 1924, son rapatriement à Paris en 2009, avec l’évolution des techniques, devrait s’effectuer sans difficultés. De nombreux monuments d’Algérie ont d’ailleurs été l’objet, dès 1962, d’un rapatriement identique en métropole, dont la très célèbre et imposante statue du Duc d’Aumale, qui fit la célébrité de la Place du Gouvernement d’Alger durant plus d’un siècle, que la ville de Neuilly a accueillie en 1984 ! Avant de le recouvrir d’une chape de béton, le gouvernement algérien avait d’ailleurs proposé au gouvernement de Pierre MESSMER le rapatriement du Monument aux Morts d’Alger. Celui-ci n’avait pas donné suite, ce monument évoquant probablement pour lui de mauvais souvenirs, comme le massacre, le 26 mars 1962, rue d’Isly à Alger de 80 civils par l’armée française sous ses ordres, une semaine exactement après la « paix » d’Evian (vidéo disponible).

L’intégration à l’Historial Charles De Gaulle d’un Mémorial aux victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des Combats du Maroc et de Tunisie permettrait aux Français de se réconcilier avec leur Histoire contemporaine. Le destin comparé du général De Gaulle et de ses victimes devrait servir utilement la France et les Français. En présentant les motivations réelles qui guidèrent le général De Gaulle de libérateur de la France métropolitaine en 1944-45 à celui de « complice d’un crime contre l’Humanité » en 1962, en analysant ses décisions politiques qui changèrent le destin de millions de Français, ce site deviendrait un lieu unique au monde de réflexion politique et humaine. Comment l’action politique du général De Gaulle, s’appuyant à l’origine sur les valeurs de la grandeur française, a-t-elle pu évoluer vers la tromperie, l’abus de confiance, le mensonge, la duplicité, le viol de sa propre Constitution en s’accompagnant de propos racistes ? Comment ses méthodes politiques basées sur le fait accompli, sur des référendums truqués, s’appuyant sur des actions de répression policière d’emprisonnements arbitraires, de tortures et de crimes par des tribunaux d’exception, ont-elles pu s’accomplir dans la Patrie des Droits de l’Homme ? Comment les détours imprévus de sa personnalité le conduisirent-ils, pour imposer sa politique, à accepter de sacrifier des dizaines de milliers de victimes harkis, pieds-noirs et Français de métropole ? Cette réflexion comparative ne serait-elle pas une source riche d’enseignement pour les générations à venir ? N’est-il pas important pour les jeunes Français de comprendre comment un homme seul a pu en quelques années détruire 132 ans de création française et comment, selon son collaborateur Raymond ARON, il fut celui « qui par le verbe transfigura la défaite et camoufla les horreurs » (50 ans de réflexion politique – Mémoires – Julliard). Là aussi cette décision présenterait pour le gouvernement l’avantage de se limiter au coût marginal d’une simple réadaptation scénographique et placerait la France à l’avant-garde de la gestion mémorielle de son Histoire, l’une des plus importantes, des plus riches mais aussi des plus complexes des grandes Nations.

Toutes ces mesures mémorielles s’inscrivant dans la loi définitive de reconnaissance, de réparation et d’indemnisation - dont les aspects financiers sont désormais levés par les décisions du Premier ministre dans le domaine bancaire - solderont définitivement, selon votre expression, la « dette d’honneur » de la Nation envers les Français rapatriés. La crise financière aura au moins permis de montrer les ressources inconnues des finances françaises. En en faisant bénéficier les Français rapatriés et leurs descendants, compte tenu de leur dynamisme reconnu, cela constituera, outre un acte de justice, un incontestable facteur de relance de l’économie française.

Une économie française bouleversée par la crise actuelle, prévue il y a déjà plus de 10 ans par le professeur Maurice ALLAIS, notre seul prix Nobel d’Economie, qui préconisait aussi les moyens de l’éviter. Comme il avait prévu, 47 ans plus tôt, les drames inéluctables auxquels conduisaient les fictifs « accords d’Evian », drames, il est vrai déjà entrevus auparavant par le général De Gaulle lui-même, lorsqu’il déclara à l’occasion de sa conférence de presse radio-télévisée du 23 octobre 1958 : « Quelle hécatombe connaîtrait l’Algérie si nous étions assez stupides et assez lâches pour l’abandonner ! » (vidéo disponible). C’est pourtant ce qu’il fit.

Une rencontre du gouvernement français de ce grand savant, dont l’autorité est reconnue mondialement, ne pourrait-elle pas servir utilement l’avenir de notre Pays ? Nous adressons au Premier ministre un exemplaire « L’Algérie d’Evian », ouvrage prémonitoire du Professeur Maurice ALLAIS paru en juillet 1962, que notre association a eu l’honneur de rééditer en 1999 à l’occasion de l’hommage que lui a rendu la communauté des Français rapatriés au Pavillon Gabriel les 6 et 7 mars 1999 (vidéo disponible), il y a tout juste 10 ans. Un ouvrage dont nous sommes aussi heureux de vous offrir un exemplaire, comme nous l’avons déjà fait à Renaud BACHY.

LA FRANCE, SES VALEURS, SA CULTURE, SA CIVILISATION
UNE ESPERANCE POUR TOUS LES OPPRIMES DU MONDE

La situation inextricable, en apparence, résultant de la politique algérienne du général De Gaulle en 1962, dont vous êtes l’héritier au nom du principe de continuité de l’Etat, a conduit vos Conseillers à opter pour une politique de continuité, apparemment la plus facile et la pratique à court terme, en poursuivant celle appliquée par tous les gouvernements depuis cette période. Dans cette logique de continuité, Henri GUAINO, jeune gaulliste idéaliste, vous a proposé le concept de « la colonisation un système injuste »., Un concept « stupide et lâche » aurait probablement dit le général De Gaulle qui savait reconnaître les mérites de la colonisation pour en avoir été l’un des premiers bénéficiaires (cf. annexe 15). Un concept qui ne résiste pas longtemps à l’analyse historique. La colonisation romaine de la Gaulle en est l’exemple le plus proche des Français. Le gouvernement français va-t-il demander réparation à l’Italie pour les quatre siècles d’occupation romaine dont sont sortis les fondements de la civilisation française ? Le professeur Maurice ALLAIS, comme le professeur Jacques MARSEILLE, ont souvent pris en référence cet exemple historique incontestable pour démontrer l’absurdité de cette approche reniant le passé, donc sans avenir. Jacques CHIRAC, lui-même, avait vu les limites de cette stratégie de la continuité en reconnaissant dès 1991 la responsabilité des gouvernements successifs dans la politique « harkie » et en engageant résolument, comme il l’avait fait pour nos compatriotes juifs, la France dans la voie de la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français dans l’abandon et le massacre des Harkis en 1962. Une voie tracée par la reconnaissance des actes de « barbarie » dont ils ont été les victimes, la pérennisation de la Journée nationale d’Hommage aux Harkis et le vote de la loi du 23 février 2005. C’est ce qu’avait ressenti, avec finesse, Jean-Marie COLOMBANI dans son éditorial du Monde du 12 novembre 1996. Après avoir évoqué la reconnaissance par le Président de la République le 16 juillet 1995 de la responsabilité de l’Etat français dans la persécution des juifs entre 1940 et 1944, le Président du Monde mis en parallèle le sort de « tous ceux qui ont souffert par l’Algérie : Français rapatriés, « harkis », musulmans engagés auprès de la puissance coloniale et abandonnés à la vindicte des nationalistes ou installés en France sans parvenir à s’insérer dans la société », et conclut son article : « Il reviendra peut-être au successeur de Jacques Chirac, issu de la génération suivante, de faire la clarté sur les responsabilité des uns et des autres » (cf. annexe 16).

« Il y a une arme plus terrible que la calomnie, c’est la vérité. » soulignait déjà, avec un réalisme conforté d’une expérience exceptionnelle, le prince de Talleyrand, ce grand homme politique que Napoléon considérait, malgré ses « trahisons », comme l’un des deux seuls hommes d’Etat de son règne.

La colonisation : un phénomène historique ancêtre de la mondialisation. Le rétablissement de la grande aventure coloniale française dans son contexte historique et sa réalité humaine, dans tous ses aspects économiques et culturels, tels qu’ils ont été enseignés aux Français sous les IIIe et IVe République (la France aurait-elle pu tromper ses enfants durant plus d’un siècle ?) et vécus par les populations qui se sacrifièrent pour libérer la « mère Patrie » menacée en 1870, 1914-18 et 1939-45, ne permettrait-il pas de retrouver cette « espérance trahie » en 1960 comme le soulignait Jacques SOUSTELLE, ce Français libre de la première heure (carte N°19) ? La France et les anciens pays sous sa souveraineté ne doivent-ils pas suivre la voie tracée par le Maroc, le Sénégal ou le Congo Brazzaville qui ne vivent pas la colonisation française comme une « faute et un crime » mais comme un moment fort de notre histoire commune. Le Maréchal Lyautey est honoré par les Marocains comme le père du Maroc moderne, le général Salan est traité par les Sénégalais comme le héros ayant conduit nos tirailleurs sénégalais à la victoire contre les nazis et Savorgnan de Brazza par les Congolais comme leur libérateur de l’esclavage et autres pratiques cruelles ancestrales.

Qui dressera, en contrepartie, le lourd bilan économique mais surtout humain de la décolonisation, cette brève période de l’histoire mondiale qui a fait en cinquante ans par ses destructions, ses massacres, ses disparitions, ses génocides, ses guerres civiles et tribales, ses famines, ses déplacements massifs de populations, ses épurations ethniques, ses exodes … dix fois, vingt fois, cent fois peut-être plus de morts que cinq siècles de colo