PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Mise à jour le 30.04.2012

LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Second tour. Quelle stratégie pour les "rapatriés" ?

17 ANNEES D'ACTION CONTINUE : 22 SEPTEMBRE 1995 - 14 AVRIL 2012

RIVESALTES, UN GRAND MOMENT DE L'HISTOIRE DE FRANCE : LA FIN DE 50 ANS D'UN MENSONGE FRANCAIS

Samedi 14 avril 2012, après 5 années de silence et d'oubi, le Président de la République reconnaît la responsabilité de la France

dans l'abandon et le massacre des Harkis après le 19 mars 1962 en Algérie.

L'action de Jeune Pied-Noir est essentiellement tournée vers l'Etat français. Les solutions aux problèmes touchant encore la communauté des Français Rapatriés ne peuvent être apportées que par la réparation des préjudices moraux et matériels subis par les Français d'Afrique du Nord et d'Outre-mer. Pour cela il faut que l'Etat reconnaisse officiellement la responsabilité des gouvernements français dans des drames humains de la décolonisation. Le drame le plus important concerne la population française d'Algérie. Jeune Pied-Noir a pour objectif principal depuis le message adressé au Président de la République lors de la réunion du Sénat du 22 septembre 1995 : "la reconnaissance de la responsabilité de l'Etat français dans l'abandon et le massacre des Harkis et les crimes commis contre les Français d'Algérie après le 19 mars 1962". Une responsabilité désormais reconnue par tous, sauf encore officiellement par le Président de la République qui avait pourtant déclaré :

"Si je suis élu Président de la République, je veux reconnaître officiellement la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis et d'autres milliers de "musulmans français" qui lui avaient fait confiance, afin que l'oubli ne les assassine pas une nouvelle fois." - Nicolas SARKOZY, réunion des représentants harkis au siège de campagne de l'UMP - 31 mars 2007.

Un engagement qu'il avait annoncé tenir avant fin 2007. Un engagement que les Français doivent lui demander de tenir le 25 septembre 2008, lors de la prochaine Journée Nationale d'Hommage aux Harkis.

RECHERCHES PAR THEME : ACTUALITES - ACTIONS - ACTIONS JPN - ADRESSES UTILES - ARCHIVES - 5 DECEMBRE 2007 - 5 DECEMBRE 2008 - 5JUILLET - COMMUNIQUE DE PRESSE JPN 2010 - CONSTITUTION - CRIF - DEPUTES - 19 MARS 1962 - 31 MARS 2007 - ENGAGEMENTS - GOUVERNEMENT - HARKIS - INDEMNISATION - JPN - LA NARTELLE (83) - MANIFESTATIONS - LE MONDE - LETTRES OUVERTES - LIVRES - NIMES 2 AVRIL 2007 - MEDIAS - PERSONNALITES - RAPATRIES - TEMOIGNAGES - USDIFRA - VIDEO 31 MARS 2007

RECHERCHE PAR NOM : J-P ALDUY - M.ALLAIS - Mme ALLIOT-MARIE - Me ALTIT - B.AZNI - Roselyne BACHELOT - G-M. BENAMOU - D.BAUDIS - M.BENASSAYAG - J-M BOCKEL - Ali BOUALAM - P. BUISSON - J.CHIRAC - E. CORBIN DE MANGOUX - S. DASSAULT - P. DEVEDJIAN - P. DOUSTE-BLAZY - M. DUBOURDIEU - J-C FLORY - G. FORZY - N. GUEDJ - G.LONGUET - E.MACIAS - A.MADELIN - H.MEKACHERA - A. MELIANI - P. POIVRE D'ARVOR - C. PONCELET - J-P RAFFARIN - R.ROMANI - A.SANTINI - N. SARKOZY 13 décembre 7mars2010 - Gérard VACKIER -

*** ACTUALITES *** ACTUALITES *** ACTUALITES *** ACTUALITES *** ACTUALITES ***

Mais que va donc dire le Président-candidat Nicolas SARKOZY à Rivesaltes le samedi 14 avril 2012, plus de 5 ans après son engagement du 31 mars 2007 ? Pour le savoir cliquer sur : HARKIS : Nicolas SARKOZY à Rivesaltes !

Les premières réactions : le Front National appel à manifester contre la venue de Nicolas SARKOZY à Rivesaltes - Voir l'article du MIDI-LIBRE

HARKIS/PIEDS-NOIRS : à Nice le 9 mars 2012 Nicolas SARKOZY a-t-il tenu ses engagements de 2007 ?

Le Chef de l'Etat doit officiellement confirmer ses déclaration de Président-candidat.

----------------------------------------------------- UNE ACTION A SUIVRE --------------------------------------------------

Campagne nationale « 2008 – 2012 : Vérité et Justice pour les Français rapatriés »

Après 5 années de silence et d'oubli qui allaient faire de lui un « assassin » de la mémoire des Harkis

Nicolas SARKOZY, en tant que Chef de l'Etat, a reconnu officiellement à Rivesaltes

la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis

Que va-t-il faire pour concrétiser cette reconnaissance ?

************************************************ LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ******************************************

Monsieur Nicolas SARKOZY

Le 30 avril 2012

Monsieur le Président de la République,

Le 14 avril 2012, suite à votre visite au camp de Harkis de Rivesaltes, dans votre allocution à Perpignan pour la remise de la Grand-Croix de la Légion d'Honneur à notre ami le général François MEYER, un juste qui a sauvé ses Harkis en n'acceptant pas d'appliquer les ordres criminels alors imposés par le gouvernement du général De Gaulle à l'armée française, vous avez reconnu la responsabilité de la France dans l'abandon des Harkis après le 19 mars 1962. Cinq ans après à votre engagement solennel du 31 mars 2007 devant plus de 200 représentants de la communauté harkie.

Un abandon qui ne pouvait conduire, comme l'avait démontré le professeur Maurice Allais dans son ouvrage « L'Algérie d'Evian » (L'Esprit Nouveau, juillet 1962), qu'au génocide de la population pro-française d'Algérie. Un abandon dont la conséquence dramatique avait été annoncée par le général De Gaulle   lui-même dans sa conférence de presse du 23 octobre 1958 : « Quelle hécatombe connaîtrait l'Algérie si  nous étions assez stupides et assez lâches pour l'abandonner ».

Depuis le 25 septembre 2008, onze annonces dans Le Monde et Le Figaro, financées par 42 associations et 1600 donateurs pour un budget de 100.000 euros, vous ont invité régulièrement à tenir votre engagement du 31 mars 2007. Comme nous l'avons aussi été fait lors de toutes les réunions Etat-Rapatriés jusqu'au départ précipité de M. Hubert Falco fin 2010.

S'il vous a fallu cinq années pour honorer votre engagement du 31 mars 2007, c'est parce que cette reconnaissance marque une rupture difficile dans 50 ans d'un « mensonge français » comme l'avait déjà souligné dans son ouvrage en 2003 votre conseiller Georges-Marc Benamou. Vous avez affirmé récemment dans le Figaro du 22 avril : « Tout doit être débattu, sans hypocrisie, sans esquive sans faux-fuyant. Les Français ont le droit à la vérité » . Beaucoup de nos compatriotes Harkis et Pieds-noirs doutent encore de votre volonté officielle de « vérité ». Car en 1962 la « France » c'était le général De Gaulle. Pour que votre reconnaissance du 14 avril 2012 soit effective, il faudrait que   « sans hypocrisie, sans esquive et faux-fuyant » vous reconnaissiez le véritable responsable de l'abandon et du massacre des Harkis et de milliers des disparus pieds-noirs et soldats français et que la Nation l'entérine par une loi.  Par sa politique algérienne du 19 mars 1962, le général De Gaulle est responsable d'un crime d'Etat qui a conduit à un crime contre l'Humanité . C'est ce que nous affirmons, à la suite du professeur Maurice Allais, depuis 1990 dans les médias et récemment encore dans Le Huffington Post. Sans jamais avoir été contredit.

Quatre millions de Français rapatriés et descendants qui vont avoir à s'exprimer dans une semaine vous demandent d'affirmer cette vérité sur la responsabilité du général De Gaulle dans leur abandon le 19 mars 1962. Pour beaucoup de Français d'Algérie et leurs nombreux amis, seule la reconnaissance de cette réalité historique est susceptible de les convaincre de la sincérité de votre déclaration du 14 avril 2012. En cinq jours il vous est encore possible de rattraper cinq années perdues.

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de notre très haute considération.

 

Bernard COLL - Secrétaire général de JPN - BP 4 – 91570 Bièvres – Tel :06 80 21 78 54

Pour l'ensemble des soutien de la campagne «2008-2012 : Vérité et Justice pour les Français rapatriés ».

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Il s'agit de rattraper les 5 années perdues depuis l'engagement du 31 mars 2007 .

Jeune Pied-Noir vous invite à nous faire part de votre point de vue en nous adressant un courriel à :

mailto:jeunepiednoir@wanadoo.fr

****************** ASSOCIATIONS AYANT SOUTENU LA CAMPAGNE DE PRESSE DES 11 ANNONCES DANS LE MONDE ET LE FIGARO ********************

EN 3 ANS, 11 ANNONCES DANS « Le MONDE » et « Le FIGARO »

Associations qui participent à la campagne « 2008-2012 : Vérité et Justice pour les Français rapatriés »

L'Alma Le Corso - Ass. des Amies de l'Algérianie, AAA - Amicale des Pieds-noirs de la Moselle - Les Amitiés oraniennes de la Côte d'Azur - Amicale des Enfants de l'Algérois - Amicale des Anciens Elèves de l'Ecole d'Agriculture d'Algérie, A.A.E.E.A.E - Association des Amis de Raoul Salan - Ass. pour le Défense des Biens patrimoniaux en Tunisie, ADEPT - Amicale des Pieds-noirs de Picardie - Amicale des Oraniens de l'Isère (Echirolles) - Amicale des Saïdéens - Amicale Saint Cloudienne – Amicale des Anciens d'Aïn-Sefra - Ass. de Défense et de l'Avenir des Harkis, A.D.A.H - CAPFA, Cercle des Anciennes Provinces françaises d'Algérie - Carnoux-Racines - Cercles Algérianistes du Grand Avignon et du Pays du Vaucluse, de Fréjus / Saint-Raphaël, de Hyères, de Nice, de Saint-Etienne - CDFA, Comité de Défense des Français d'Algérie - CEPN, Centre d'Etudes Pied-Noir – Comité d'Action Patriotique CAP Nice - Comité NON au 19 mars 1962 (PACA) - CRI, Collectif des Rapatriés Internautes - Comité Non au 19 mars 1962 PACA - Comité pour le Respect de la Mémoire des Morts de la Guerre d'Algérie - L'ECHO de L'ORANIE – AUX ECHOS D'ALGER – EMSI, Equipes Médico-sociales Itinérantes en Algérie 1957-62 - Jeune Pied-Noir – Maison des Rapatriés de Grenoble – MAN - RéAgir, Résister et Agir - Secours de France – S.O.S Outre-mer - U.C.D.A.R.A, Union des Comités de Défense des Agriculteurs Rapatriés d'Algérie – UNC , Union Nationale des Combattants Nationale - UNC Hautes Pyrénées (65) - UNC Oise (60) - UNC Yvelines (78)

Un grand merci à toutes ces associations solidaires et courageuses – Aidez-les - Rejoignez-les !

Campagne nationale « 2008 – 2012 : Vérité et Justice pour les Français rapatriés »

Après 5 années de silence et d'oubli qui allaient faire de lui un « assassin » de la mémoire des Harkis

Nicolas SARKOZY, en tant que Chef de l'Etat, a reconnu officiellement à Rivesaltes

la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis

Quelle stratégie pour concrétiser en 2012 la reconnaissance de la responsabilité

de l'Etat français de 1962 dans l'abandon des Français d'Algérie ?

QUE VA-T-IL SE PASSER MAINTENANT ?

Il s'agit de rattraper les 5 années perdues depuis l'engagement du 31 mars 2007 .

Jeune Pied-Noir vous invite à nous faire part de votre point de vue en nous adressant un courriel à :

mailto:jeunepiednoir@wanadoo.fr

****************** ASSOCIATIONS AYANT SOUTENU LA CAMPAGNE DE PRESSE DES 11 ANNONCES DANS LE MONDE ET LE FIGARO ********************

EN 3 ANS, 11 ANNONCES DANS « Le MONDE » et « Le FIGARO »

Associations qui participent à la campagne « 2008-2012 : Vérité et Justice pour les Français rapatriés »

L'Alma Le Corso - Ass. des Amies de l'Algérianie, AAA - Amicale des Pieds-noirs de la Moselle - Les Amitiés oraniennes de la Côte d'Azur - Amicale des Enfants de l'Algérois - Amicale des Anciens Elèves de l'Ecole d'Agriculture d'Algérie, A.A.E.E.A.E - Association des Amis de Raoul Salan - Ass. pour le Défense des Biens patrimoniaux en Tunisie, ADEPT - Amicale des Pieds-noirs de Picardie - Amicale des Oraniens de l'Isère (Echirolles) - Amicale des Saïdéens - Amicale Saint Cloudienne – Amicale des Anciens d'Aïn-Sefra - Ass. de Défense et de l'Avenir des Harkis, A.D.A.H - CAPFA, Cercle des Anciennes Provinces françaises d'Algérie - Carnoux-Racines - Cercles Algérianistes du Grand Avignon et du Pays du Vaucluse, de Fréjus / Saint-Raphaël, de Hyères, de Nice, de Saint-Etienne - CDFA, Comité de Défense des Français d'Algérie - CEPN, Centre d'Etudes Pied-Noir – Comité d'Action Patriotique CAP Nice - Comité NON au 19 mars 1962 (PACA) - CRI, Collectif des Rapatriés Internautes - Comité Non au 19 mars 1962 PACA - Comité pour le Respect de la Mémoire des Morts de la Guerre d'Algérie - L'ECHO de L'ORANIE – AUX ECHOS D'ALGER – EMSI, Equipes Médico-sociales Itinérantes en Algérie 1957-62 - Jeune Pied-Noir – Maison des Rapatriés de Grenoble – MAN - RéAgir, Résister et Agir - Secours de France – S.O.S Outre-mer - U.C.D.A.R.A, Union des Comités de Défense des Agriculteurs Rapatriés d'Algérie – UNC , Union Nationale des Combattants Nationale - UNC Hautes Pyrénées (65) - UNC Oise (60) - UNC Yvelines (78)

Un grand merci à toutes ces associations solidaires et courageuses – Aidez-les - Rejoignez-les !

Samedi 14 avril 2012 à Rivesaltes , plus de 5 ans après, Nicolas SARKOZY tient son engagement du 31 mars 2007 .

5 années perdues pour des milliers de vieux Harkis, pour leurs épouses et leurs enfants.

Que va faire maintenant l'Etat français pour rattraper 50 années de mensonge et d'injustice ?

Campagne nationale « 2008 – 2012 : Vérité et Justice pour les Français rapatriés »

« Si je suis élu Président de la République, je veux reconnaître la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis et d'autres milliers de « musulmans française » qui lui avaient fait confiance, afin que l'oubli ne les assassine pas une nouvelle fois. » Le candidat Nicolas SARKOZY aux représentants harkis réunis au siège du candidat de l'UMP – 31 mars 2007 .

Après 5 années de silence et d'oubli qui allaient faire de lui un « assassin » de la mémoire des Harkis

Nicolas SARKOZY, en tant que Chef de l'Etat, a reconnu officiellement à Rivesaltes

la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis

En se rendant le samedi 14 avril 2012, en tant que Président de la République, au camp de Rivesaltes, où transitèrent et furent parqués durant des années des milliers de Harkis et leurs familles rescapés du massacre programmé par les "Accords" d'Evian du 19 mars 1962, Nicolas SARKOZY a enfin tenu son engagement du 31 mars 2007.

Comme le souligne tous les médias, cette visite faite dans un contexte électoral difficile pour le candidat-président, a été une surprise pour beaucoup de "rapatriés". Comment croire à la sincérité d'une démarche qui devait avoir lieu le 5 décembre 2007 et qui n'est due qu'à l'inquiétude d'un candidat qui craint, semble-t-il, de ne pas être présent au second tour de l'élection présidentielle ? Quoi qu'il en soit, cette tentative de dernier moment pour récupérer un électorat "sacrifié", avec les pieds-noirs, durant 5 ans à la raison d'Etat, est un grand moment de l'Histoire de France.

C'est la fin de 50 ans d'un mensonge français !

QUE VA-T-IL SE PASSER MAINTENANT ?

Pour être réellement effective, la reconnaissance ce samedi 14 avril 2012 par le Président de la République du crime d'Etat du 19 mars 1962 doit être officiellement reconnue par la Nation par le vote d'une loi au Parlement. Seul un engagement écrit du candidat Nicolas SARKOZY permettra de croire en la sincérité du Président Nicolas SARKOZY dont la réélection est des plus incertaine alors que ses deux principaux concurrents, Mme Marine LE PEN et François HOLLANDE, se sont engagés par écrit à reconnaître officiellement par une loi la responsabilité de l'Etat français dans l'abandon et le massacre des Harkis après le 19 mars 1962.

4 millions de Français rapatriés et leurs descendants attendent les actes officiels qui logiquement doivent suivre la reconnaissance du Président Nicolas SARKOZY, actes qu'il aurait dû accomplir, comme il s'y était engagé le 13 avril 2007, avant la fin 2007.

Il s'agit de rattraper les 5 années perdues depuis son engagement du 31 mars 2007 .

Jeune Pied-Noir, qui a été à l'initiative du message du 22 septembre 1995, demande la création immédiate d'un Conseil National des Rapatriés pour préparer avec l'Etat le vote de la loi de reconnaissance de la responsabilité de l'Etat dans les drames qui ont suivi le 19 mars 1962 et étudier les mesures de réparation de 50 années d'injustes subies par la communauté des Français d'Algérie et aussi par tous les spoliés de la décolonisation du Maroc, de Tunisie, d'Indochine et des anciens territoires placés sous souveraineté française.

Pour être crédible, le nouveau Conseil National des Rapatriés doit être composé exclusivement de personnalités Harkis, Pieds-Noirs, Rapatriés et Amies des autres territoires qui ont soutenu publiquement le message du 22 septembre 1995 adressé au Président de la République. Elles doivent avoir agi concrètement pour obtenir cette reconnaissance avant le 25 septembre 2001 date de la première journée en "Hommage aux Harkis". Ces personnalités doivent appartenir à des Associations indépendantes des subventions de l'Etat et autres organismes publics.

Jeune Pied-Noir remercie toutes celles et ceux qui depuis le 22 septembre 1995 ont soutenu le message adressé au Chef de l'Etat lui demandant de reconnaître la responsabilité de l'Etat français dans l'abandon et le massacre de 150.000 Harkis et l'assassinat ou la disparition de milliers de pieds-noirs et soldats français après le 19 mars 1962. Un grand merci en particulier aux 42 Associations, aux 1600 donateurs de la campagne "2008-2012 : Vérité et Justice pour les Français rapatriés" qui ont permis la publication de 11 annonces dans Le Monde et Le Figaro rappelant à Nicolas SARKOZY son engagement du 31 mars 2007. Un grand merci aux 16.000 pétitionnaires qui ont relayé depuis 17 ans inlassablement cette demande et qui nous ont permis de

GAGNER ENSEMBLE !

Contact presse : Bernard COLL – Tel : 06 80 21 78 54

jeunepiednoir@wanadoo.fr ou 01 69 41 01 12

****************** ASSOCIATIONS AYANT SOUTENU LA CAMPAGNE DE PRESSE DES 11 ANNONCES DANS LE MONDE ET LE FIGARO ********************

EN 3 ANS, 11 ANNONCES DANS « Le MONDE » et « Le FIGARO »

Associations qui participent à la campagne « 2008-2012 : Vérité et Justice pour les Français rapatriés »

L'Alma Le Corso - Ass. des Amies de l'Algérianie, AAA - Amicale des Pieds-noirs de la Moselle - Les Amitiés oraniennes de la Côte d'Azur - Amicale des Enfants de l'Algérois - Amicale des Anciens Elèves de l'Ecole d'Agriculture d'Algérie, A.A.E.E.A.E - Association des Amis de Raoul Salan - Ass. pour le Défense des Biens patrimoniaux en Tunisie, ADEPT - Amicale des Pieds-noirs de Picardie - Amicale des Oraniens de l'Isère (Echirolles) - Amicale des Saïdéens - Amicale Saint Cloudienne – Amicale des Anciens d'Aïn-Sefra - Ass. de Défense et de l'Avenir des Harkis, A.D.A.H - CAPFA, Cercle des Anciennes Provinces françaises d'Algérie - Carnoux-Racines - Cercles Algérianistes du Grand Avignon et du Pays du Vaucluse, de Fréjus / Saint-Raphaël, de Hyères, de Nice, de Saint-Etienne - CDFA, Comité de Défense des Français d'Algérie - CEPN, Centre d'Etudes Pied-Noir – Comité d'Action Patriotique CAP Nice - Comité NON au 19 mars 1962 (PACA) - CRI, Collectif des Rapatriés Internautes - Comité Non au 19 mars 1962 PACA - Comité pour le Respect de la Mémoire des Morts de la Guerre d'Algérie - L'ECHO de L'ORANIE – AUX ECHOS D'ALGER – EMSI, Equipes Médico-sociales Itinérantes en Algérie 1957-62 - Jeune Pied-Noir – Maison des Rapatriés de Grenoble – MAN - RéAgir, Résister et Agir - Secours de France – S.O.S Outre-mer - U.C.D.A.R.A, Union des Comités de Défense des Agriculteurs Rapatriés d'Algérie – UNC , Union Nationale des Combattants Nationale - UNC Hautes Pyrénées (65) - UNC Oise (60) - UNC Yvelines (78)

Un grand merci à toutes ces associations solidaires et courageuses – Aidez-les - Rejoignez-les !

Campagne nationale « 2008 – 2012 : Vérité et Justice pour les Français rapatriés »

« Si je suis élu Président de la République, je veux reconnaître la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis et d'autres milliers de « musulmans française » qui lui avaient fait confiance, afin que l'oubli ne les assassine pas une nouvelle fois. » Le candidat Nicolas SARKOZY aux représentants harkis réunis au siège du candidat de l'UMP – 31 mars 2007 .

Après 5 ans d'hésitation et d'un silence qui peuvent faire de lui un « assassin » de la mémoire des Harkis

Nicolas SARKOZY, en tant que Chef de l'Etat, va-t-il reconnaître officiellement à Rivesaltes

la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis ?

En se rendant le samedi 14 avril 2012, en tant que Président de la République, au camp de Rivesaltes, où transitèrent et furent parqués durant des années des milliers de Harkis et leurs familles rescapés du massacre programmé par les "Accords" d'Evian du 19 mars 1962, Nicolas SARKOZY va-t-il enfin tenir son engagement du 31 mars 2007 ?

Car cette visite surprise à une semaine du premier tour a-t-elle pour finalité de réparer bien tardivement, la "dette d'honneur" de la Nation envers les Harkis et leurs familles où constitue-t-elle une simple tentative de récupération d'un électorat "sacrifié", avec les pieds-noirs, durant 5 ans à la raison d'Etat mais dont les 4 millions de voix semblent aujourd'hui indispensables au Chef de l'Etat s'il veut avoir une chance d'être au second tour ?

Si le Président de la République se contente de simples paroles, qui pourra le croire ? La reconnaissance du crime d'Etat du 19 mars 1962 doit être officiellement reconnue par la Nation par le vote d'une loi au Parlement.

Seul un engagement écrit de voter cette loi indispensable peut encore donner une crédibilité aux propos tardifs d'un Président dont la réélection est des plus incertaine alors que ses deux principaux concurrents, Mme Marine LE PEN et François HOLLANDE, se sont engagés par écrit à reconnaître officiellement la responsabilité de l'Etat français dans l'abandon et le massacre des Harkis après le 19 mars 1962.

4 millions de Français rapatriés et leurs descendants attendent avec une certaine curiosité l'annonce que fera, ou ne fera pas, le Président-candidat Nicolas SARKOZY, plus de 5 ans après son engagement du 31 mars 2007 qu'il n'a pas encore "scrupuleusement" tenu.

Pour être crédible, Nicolas SARKOZY signera-t-il aussi la Convention Candidat/Rapatriés

afin que le Parlement français confirme cette reconnaissance par une loi, au nom de la Nation française, dès la première session parlementaire en 2012.

ou ce qui serait le plus logique dans sa démarche, va-t-il reconnaître le "crime d'Etat" suivi d'un "crime contre l'Humanité" du général De Gaulle comme l'y invitait déjà en 2003 son conseiller Georges-Marc Benamou en déclarant :

« La France a jeté les harkis dans les basses-fosses de l’Histoire. Il y a eu 80.000 morts. Paris a systématiquement entravé leur sauvetage. De Gaulle est bel et bien complice d’un crime contre l’humanité. » Georges-Marc BENAMOU (Paris-Match – N°2841 – 30/10- 5/11/2003)

Les Français rapatriés attendent avec une grande curiosité ce que va pouvoir dire ou faire le Président-candidat Nicolas SARKOZY ce samedi 14 avril à Rivesaltes qu'il n'a pas eu le temps de dire ou faire en 5 ans de pouvoir absolu.

Qui pourra encore le croire ?

Contact presse : Bernard COLL – Tel : 06 80 21 78 54

jeunepiednoir@wanadoo.fr ou 01 69 41 01 12

Campagne nationale « 2008 – 2012 : Vérité et Justice pour les Français rapatriés »

« Si je suis élu Président de la République, je veux reconnaître la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis et d'autres milliers de « musulmans française » qui lui avaient fait confiance, afin que l'oubli ne les assassine pas une nouvelle fois. » Le candidat Nicolas SARKOZY aux représentants harkis réunis au siège du candidat de l'UMP – 31 mars 2007 .

Après 5 ans d'hésitation et d'un silence qui peuvent faire de lui un « assassin » de la mémoire des Harkis

Nicolas SARKOZY, en tant que Chef de l'Etat, a-t-il reconnu officiellement à Nice le 9 mars 2012

le « crime d'Etat » du général De Gaulle du 19 mars 1962 ?

En affirmant à Nice le vendredi 9 mars 2012, en tant que Président de la République, devant 450 représentants sélectionnés de la communauté des Français « rapatriés », « Il faut que la République reconnaisse qu'il y a eu une injustice, qu'il y a eu une forme d'abandon, c'est fait » , puis « Les harkis ont le droit à ce respect, à cette reconnaissance, et ont le droit qu'on leur dise qu'à l'époque, les autorités françaises ne se sont pas bien comportées à l'endroit de ceux qu'elles auraient dû protéger », Nicolas Sarkozy en tant que Chef de l'Etat a-t-il reconnu officiellement le « crime d'Etat » du 19 mars 1962 accompli par les « autorités françaises » de l'époque ?

Car les « autorités françaises » en 1962, c'étaient le général De Gaulle et son gouvernement !

Pour confirmer officiellement devant la Nation la reconnaissance de ce « crime d'Etat » qui a conduit

à un « crime contre l'Humanité », le candidat/Chef de l'Etat est-il prêt à signer la

Convention Candidat/Rapatriés  ?

Cette convention adressée à tous les candidats , sera de nouveau présentée à la presse

le samedi 17 mars 2012 lors du Colloque International

« Les Accords d'Evian : un crime d'Etat et/ou un crime contre l'Humanité ?» - Paris (8 e )

afin que le Parlement français confirme cette reconnaissance par une loi, au nom de la Nation française, dès la première session parlementaire en 2012 ,

une loi de reconnaissance de la responsabilité de l'Etat français dans le crime d'Etat du 19 mars 1962.

Au cours de ce Colloque international seront présentés tous les documents officiels qui démontrent scientifiquement que l'Etat français de 1962 est bien responsable du « crime d'Etat » du 19 mars qui a conduit à un « crime contre l'Humanité » envers les Harkis, les Pieds-noirs et les soldats métropolitains massacrés, enlevés et assassinés par le FLN, son complice des « Accords » d'Evian. Une vérité historique qu'aucun historien ne peut désormais contester.

Contact presse et personnalités : Bernard COLL – Tel : 06 80 21 78 54

Colloque privé, uniquement sur inscription. Pour s'inscrire : jeunepiednoir@wanadoo.fr ou 01 69 41 01 12

 

 

Tester vite la mémoire du Président de la République pour lui demander s'il se souvient encore de son engagement du 31 mars 2007

en lui laissant un message sur : http://www.elysee.fr/ecrire/ - Faites-nous part de sa réponse !

Ci-dessous, deux messages pour aider le Chef de l'Etat à retrouver la mémoire et le sauver d'un Alzheimer précoce

Faite un clic droit et "enregistrer l'image sous". A joindre à vos courriels ou à coller sur vos correspondances adressées à l'Elysée !

 

25 septembre 2011 - HARKIS : Nicolas SARKOZY est-il atteint d'Alzheimer précoce ?

Une étonnante déclaration de Mme Roselyne BACHELOT, Ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale.

HARKIS : pour sauver Nicolas SARKOZY de son Alzheimer précoce, vérifiez sa déclaration du 31 mars 2007

CLIQUEZ SUR : Nicolas SARKOZY s'engage... il y a 4 ans et 6 mois !

Tester vite la mémoire du Président de la République pour lui demander s'il se souvient encore de son engagement du 31 mars 2007

en lui laissant un message sur : http://www.elysee.fr/ecrire/ - Faites-nous part de sa réponse !

CRIME D'ETAT DU 19 MARS 1962

Le Président de la République doit tenir ses engagements !

Une initiative à soutenir de Gérard VACKIER, élu local

(Voir les articles de presse via Google)

Bonjour Mes Amis,

Un geste simple qui va pourrir la messagerie du Président Sarkozy et qui peut nous rendre service à tous.

Ecrivez-lui tout simplement sur le site ci-joint, en lui demandant d'intervenir personnellement, afin que cessent les actions de la Fnaca auprès des mairies de France pour faire apposer des plaques de rues, avenus, places, Et chose plus grave aujourd'hui sur des Monuments aux Morts (interdit par la loi du 25 Octobre 1919)  Plaques "19 Mars 1962 - Fin de la Guerre d'Algérie " appellation mensongère, au regard de tous sauf de la Fnaca. Il est grand temps vu que les élus locaux ferment les yeux par crainte d'un manque de voix aux prochaines élections, que le Président de la République, prenne ses responsabilités.

Faites suivre à tous vos contacts, c'est facile, c'est simple et rapide.

http://www.elysee.fr/ecrire/

Je vous remercie d'avance.

Gérard VACKIER, élu local -

---------------------------------------------------- LES HARKIS EN COLERE ------------------------------------------------

LES HARKIS ET LEURS AMIS EN COLERE !

SUCCES DE LA MANIFESTATION DE NIMES DU SAMEDI 2 AVRIL 2011 !

Voir les articles de presse via Google ou sur le site :

http://mouvementresistanceharkie.blogspot.com/2011/02/le-2-avril-2011-grande-manifestation.html

Contactez vite la COORDINATION DU MOUVEMENT HARKIS DU GARD - Tel : 06 43 87 23 39 et les 200 Associations qui se sont engagées depuis 1995 à obtenir la reconnaissance du "crime d'Etat" du 19 mars 1962.

*****
Le Président de la République doit tenir immédiatement ses engagements
du candidat

Nicolas SARKOZY envers les Français Rapatriés !

Voir les pages de notre site sur ce thème dans "recherche rapide" sur la page de garde.

Voir la rubrique : les engagements de Nicolas SARKOZY

LA SANCTION EN CAS DE "MENSONGE D'ETAT" = PAS UNE VOIX EN 2012 POUR CELUI QUI N'A PAS RESPECTE SA PAROLE !

POUR ETRE ELU IL FAUT 50% DES VOIX + UNE VOIX - ET CETTE VOIX C'EST LA VÔTRE !

LES HARKIS ET LEURS AMIS EN COLERE !
Monsieur le Président de la République, tenez les engagements
du candidat

Nicolas SARKOZY envers les Français Rapatriés !

GRANDE REUNION HARKIS, PIEDS-NOIRS ET AMIS A NIMES LE SAMEDI 2 AVRIL 2011

Rendez-vous à 13 heures au Quai de la Fontaine en face le Bd GAMBETTA

un peu plus haut de la Maison carrée.

Contactez vite le COORDINATION DU MOUVEMENT HARKIS DU GARD - Tel : 06 43 87 23 39 si vous souhaitez que le Chef de l'Etat ne déshonore pas la FRANCE en ne tenant pas "tous ses engagements" comme il l'avait affirmé dans les spots publicitaires de la campagne présidentielle en 2007 en tant que candidat Nicolas SARKOZY !

Voir la rubrique : les engagements de Nicolas SARKOZY

LA SANCTION EN CAS DE "MENSONGE D'ETAT" = PAS UNE VOIX EN 2012 POUR CELUI QUI N'A PAS RESPECTE SA PAROLE !

POUR ETRE ELU IL FAUT 50% DES VOIX + UNE VOIX - ET CETTE VOIX C'EST LA VÔTRE !

------------------------- 10e JOURNEE NATIONALE "HOMMAGE AUX HARKIS "--------------------------------

10 e Journée nationale en Hommage aux Harkis

COMMUNIQUE DE PRESSE

Vendredi 24 septembre 2010

Monsieur le Président de la République,

où serez-vous demain 25 septembre 2010

lors de la 10 e Journée nationale en « Hommage aux Harkis ?

Monsieur le Président de la République,

Demain, 25 septembre 2010, la Nation rendra hommage, pour la 10 e année consécutive, à nos compatriotes Harkis et à leurs familles. Comme lors des trois précédentes cérémonies depuis votre élection à la Présidence de la République, vous ne présiderez pas l'hommage officiel rendu à l'Hôtel des Invalides. Depuis sa création le 25 septembre 2001 par votre prédécesseur, Jacques CHIRAC, vous n'y avez jamais assisté. Comme d'ailleurs vous n'avez jamais été présent, depuis sa création le 5 décembre 2003, à aucune cérémonie officielle en mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie, Quai Branly à Paris. Des cérémonies qui se déroulent pourtant en des lieux situés à cinq minutes du Palais de l'Elysée où vous résidez. Le 14 novembre 2006, vous avez avec votre homologue algérien, visité à Alger le monument aux « Martyrs » algériens. De nouveau, lors de votre visite à Alger du 3 au 5 décembre 2007, vous avez tenu à déposer une gerbe en mémoire des « martyrs » de la rébellion algérienne. M. Abdelaziz Bouteflika n'a pas encore eu cette délicate attention lors de ses nombreuses visites officielles ou privées à Paris pour les victimes françaises du FLN.

Le 31 mars 2007, lors de la campagne présidentielle vous aviez annoncé devant plus de 200 représentants de la communauté harkie: « Si je suis élu Président de la République, je veux reconnaître la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis et de milliers d'autres musulmans français qui lui avaient fait confiance, afin que l'oubli ne les assassine pas une nouvelle fois. » . Un engagement que vous avez publiquement dit tenir, devant les Associations « pieds-noirs » réunies le 13 avril 2007 en présence de MM. Christian ESTROSI et André SANTINI, avant la fin de l'année 2007. Le 5 décembre 2007, un flash Europe 1 annonçait à 8 heures du matin que vous alliez le soir même, dès votre retour d'Alger, l'honorer devant les représentants de la communauté des Français rapatriés et des Anciens combattants réunis à votre demande à l'Elysée. Vos invités n'ont eu le droit qu'à une répétition de votre discours de Constantine.

Plus de trois ans et quatre mois après votre élection, vous n'avez pas donc encore tenu cet engagement. Lors des nombreuses rencontres des Associations de Français rapatriés avec vos multiples conseillers « rapatriés » et ceux du gouvernement, que ce soit MM. Erard CORBIN de MANGOUX, Maxime TANDONNET ou Eric ETIENNE, Mme Mathilde LIGNOT-LELOUP, MM. Alexandre PASCAL, Xavier DELARUE et Mme Odile FROUMENT, ou l'insaisissable Renaud BACHY, le très discret président de la MIR (Mission Interministérielle aux Rapatriés), ou encore directement avec les Ministres ou Secrétaires d'Etat Hamlaoui MEKACHERA, Alain MARLEIX, Jean-Marie BOCKEL et actuellement M.Hubert FALCO, Secrétaire d'Etat à la Défense, aux Anciens Combattants et aussi ministre des Rapatriés (la circulaire du Premier ministre du 2 juillet 2010 annonce l'existence d'un « ministère chargé des rapatriés  »), tous se disent impuissants à obtenir, malgré paraît-il leurs relances régulières, une réponse de votre part sur la date que vous auriez retenue pour honorer cette reconnaissance tant attendue par les rares Harkis survivants ( 48 ans après, ils ne restent plus que 4000 Harkis de la première génération sur les 20.000 sauvés en 1962 ! ) et leurs familles. Selon les rumeurs dont ils disposent, vous seriez, semble-t-il, décidé à tenir votre engagement à l'occasion du 10 e anniversaire de la Journée nationale en Hommage aux Harki, le 25 septembre 2011. Nous serons alors à sept mois de l'élection présidentielle de mai 2012. A cette date, cet engagement de 2007 ne risque-t-il pas d'être interprété par les Français rapatriés comme une nouvelle promesse électorale virtuelle valable pour les cinq années à venir ? Auront-ils d'ailleurs la patience – voire une longévité suffisante - d'attendre votre hypothétique décision maintes fois reportée malgré la multiplication des appels de personnalités de toutes tendances vous invitant depuis 2007 à tenir rapidement cet engagement envers nos compatriotes Harkis et leurs familles ? Ne risquent-ils pas d'être tentés par le récent et ferme discours de grandes consciences morales comme Jean Daniel, Jean Lacouture ou le Président de la Ligue des Droits de l'Homme qui - pourtant curieusement amnésiques durant 45 ans - vous somment dans les médias, entourés de leurs égéries et filles de Harkis tout récemment vindicatives, de tenir immédiatement votre engagement ?

Devant ces interrogations, le temps passant, nous vous serions très reconnaissants si vous pouviez vous exprimer directement sur la date à laquelle vous pensez répondre à l'attente de nos compatriotes Harkis et de leurs familles. Car nul ne doute que vous tiendrez votre parole, ayant affirmé dans un « spot » télévisé de la campagne présidentielle officielle : « Je tiendrai scrupuleusement mes engagements  ». Et dans un autre de vos messages aux Français, vous n'avez pas hésité à faire vôtre cette remarque de bon sens : « Où irions-nous si les hommes politiques ne tenez pas leurs engagements ? ». Et dans moins de 20 mois, les Français seront invités à élire le premier des leurs.

Notre association, pour rappeler à nos compatriotes le tragique destin des Harkis vient de réaliser un film DVD, que nous sommes heureux de vous offrir, dont le titre « Harkis, les sacrifiés » s'inspire d'une de vos affirmations les plus émouvantes de votre déclaration, désormais historique, du 31 mars 2007 : « Ne sacrifions pas une nouvelle fois les Harkis ». Il n'appartient qu'à vous d'éviter ce nouveau sacrifice de nos compatriotes sur l'autel de la « raison d'Etat » franco-algérienne.

Votre agenda sur votre site Internet nous apprend vous avez déjeuné hier avec les représentants du culte musulman (en l'absence de Harkis qui appartiennent pourtant pour beaucoup à ce culte), et qu'aujourd'hui vous serez quelque part en région parisienne. Il ne précise pas encore ce que vous ferez demain samedi 25 septembre. Peut-être pourrez-vous trouver cette petite heure qui vous permettra de témoignez votre attachement à nos compatriotes, si souvent qualifiés d'« oubliés de l'Histoire » ?

Dans cette attente, aux noms des 200 Associations de Français rapatriés et les 16.000 Français ayant signé le message du 22 septembre 1995 adressé au Président de la République française, je vous prie d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de ma très haute considération.

Bernard COLL

Secrétaire général de JPN

Jeune Pied-Noir

BP 4 – 19570 BIEVRES

jeunepiednoir@wanadoo.fr - Site : http://pagesperso-orange.fr/jeunepienoir/jpn.wst

------------------------------------------ LES RAPATRIES EN COLERE --------------------------------------------------

 

LES RAPATRIES EN COLERE !
Monsieur le Président de la République, tenez les engagements
du candidat

Nicolas SARKOZY envers les Français Rapatriés !

SOUTENEZ L'ACTION DE NOS COMPATRIOTES EN COLERE !

Contactez vite l'USDIFRA si vous souhaitez vous aussi défendre nos compatriotes saisis parce que l'Etat ne veut pas payer sa "dette d'honneur" envers les Français Rapatriés comme l'a affirmé en 2007 le candidat Nicolas SARKOZY !

Voir la rubrique : les engagements de Nicolas SARKOZY

 

----------------------------------------------------- UN DEPUTE A SUIVRE --------------------------------------------------

2008 - 2012 : CAMPAGNE NATIONALE
"13 mai 2008 - 5 juillet 2012 : Vérité et Justice pour les Français rapatriés"

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Alors que les Français d'Algérie vont se recueillir dimanche 5 juillet dans toute la France en souvenir des milliers de Français assassinés et disparus à Oran le 5 juillet 1962 et en mémoire de tous les civils et militaires "morts pour la France" en Algérie

Le député Jean-Claude FLORY intervient auprès de la Présidence de la République et de Matignon en faveur des Français rapatriés qui attendent depuis 47 ans Vérité et Justice !

Plus de deux ans après son élection, le Président de la République doit tenir ses engagements envers les Français rapatriés !

Invitée le 13 juin dernier par le Président Mohamed MOUSLIM et les Harkis de la DBFM à s'associer au 47e anniversaire de leur exode forcé (voir notre bulletin N°100 et notre site Internet), Mme Taouès TITRAOUI, membre du Haut Conseil des Rapatriés, élue locale, avait présenté au député Jean-Claude FLORY les légitimes revendications des Harkis et des Pieds-noirs et fait part de leur profonde déception, voire de leur colère, devant l'attitude du gouvernement et de la MIR totalement inactifs dans la réalisation des engagements pris par Nicolas SARKOZY envers la communauté des Français rapatriés.

En cette veille de la commémoration dans toute la France de la dramatique journée du 5 juillet 1962 à Oran, au cours de laquelle des milliers de Français furent assassinés et enlevés, Jeune Pied-Noir appelle les harkis, les pieds-noirs, les anciens combattants et leurs nombreux amis à intervenir auprès des députés et sénateurs pour qu'ils engagent une démarche analogue à celle du député Jean-Claude FLORY, que nous remercions de son intervention courageuse, claire et complète.

Le député Jean-Claude FLORY lors de la cérémonie en hommage aux Harkis de la DBFM le 13 juin dernier à Largentière (07).

Pour le remercier de son intervention auprès la Présidence de la République et du Premier ministre, contactez-le : mailto:jcflory@assemblee-nationale.fr
Assemblée nationale - 126 rue de l'Université - 75355 Paris 07 SP
Permanence parlementaire : BP 107 - 07600 Vals les Bains
Téléphone : 04 75 37 90 25 - Télécopie : 04 75 38 07 16 - mailto:jean-claude.flory@wanadoo.fr

POUR MIEUX CONNAITRE LES HARKIS DE LA DBFM
Reportage sur la journée d'hommage aux Harkis de la DBFM
ou dans le Bulletin JPN Information N°100 (envoi sur simple demande)

----------------------------------------------------------------- 5 JUILLET --------------------------------------------------------

5 JUILLET : JOURNEE NATIONALE D'HOMMAGE AUX VICTIMES CIVILES ET MILITAIRES DE LA GUERRE D'ALGERIE ET DES COMBATS DU MAROC ET DE TUNISIE

10 juin 2009

LETTRE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Monsieur Nicolas SARKOZY
Président de la République
Palais de l’Elysée - 55, rue du Faubourg Saint-Honoré - 75008 PARIS

OBJET : Demande de changement du 5 décembre au 5 juillet de la date de commémoration nationale en mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie.

Monsieur le Président la République,

Comme vous avez pu encore le constater, tous les ans, une virulente polémique s’engage autour du 19 mars 1962, que deux associations d’anciens combattants essaient d’imposer, sans succès depuis 1975, comme date de commémoration officielle en mémoire des victimes civiles et militaires « morts pour la France » de la guerre d’Algérie. Leur principal argument repose sur l’application du « cessez-le-feu » signé la veille entre l’Etat français et le seul FLN qui, selon eux, aurait marqué le retour de la paix en Algérie. Or, chacun sait hélas, que le cessez-le-feu unilatéral de l’Armée française du 19 mars 1962 a été suivi, en sept mois de « paix », de plus de crimes contre les Français d’Algérie et les militaires français que sept ans de guerre. Cette date marque en réalité pour les Français d’Algérie le début de drames que vous avez si bien décrits dans vos engagements envers nos compatriotes durant la campagne présidentielle, notamment dans votre courrier du 16 avril 2007 : « Il n’est pas question que le 19 mars soit une date officielle de commémoration. Il est arrogant de condamner et de mépriser la douleur qui fut la vôtre et celle de vos familles lorsque vous fûtes chassés de vos terres, de vos maisons, et séparés de vos amis. Je le répète, c’est par respect pour vous que je n’accepterai pas que la date officielle de la commémoration des morts de la guerre d’Algérie soit celle du cessez-le-feu, qui de surcroît, n’a pas été respecté ».

Pour éviter cette polémique, le Président Jacques CHIRAC, suivant l’avis de la commission Favier qui proposait de choisir une date neutre, avait opté pour la date sans signification du 5 décembre pour l’hommage de la Nation aux militaires « morts pour la France » en Algérie. Cette date est commémorée depuis 2003 et elle a été confirmée par le Parlement, expression de la volonté du Peuple français, lors du vote de la loi du 23 février 2005 pour rendre aussi hommage aux victimes civiles de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie.

Depuis l’avis de la commission Favier et le vote de la loi du 23 février 2005 qui reconnaît dans son article 2 la « violation des accords d’Evian », la demande de nombreuses personnalités et les déclarations des principaux candidats à l’élection présidentielle invitent à réexaminer le choix du 5 décembre fait en 2003 par votre prédécesseur. En effet, la date du 5 juillet semble désormais, pour des raisons historiques et objectives, s’imposer naturellement :

1 – La date officielle de la fin de la « guerre » d’Algérie pour la prise en compte de la campagne officielle sur le théâtre d’opération est le 2 juillet 1962, comme l’atteste le décompte des services de tous les personnels militaires. Et comme le confirme d’ailleurs l’article L1 bis la loi du 18 octobre 1999.

2 – La demande persistante depuis novembre 1993 de nombreux Anciens Combattants d’Algérie, notamment de la plus importante de leur Association -l’Union Nationale des Combattants, UNC - et de son Président M. Hugues DALLEAU, pour que soient aussi considérés comme « morts pour la France » les 535 militaires français assassinés ou disparus en Algérie après le 2 juillet 1962 et jusqu’au 4 juillet 1964 dans des opérations de protection ou de secours de nos compatriotes encore sur place (cf. annexe jointe).

3 – L’assassinat le 5 juillet 1964, 2 ans après l’indépendance de l’Algérie, du jeune Jean-Claude Saint-Aubin, 23 ans, et de sa jeune passagère Mlle Dominique Kaydash, 18 ans, par les services spéciaux français qui pensaient assassiner un responsable de l’OAS. Ce crime d’Etat, commis par « erreur » de ciblage, a été reconnu officieusement par la Justice française qui a accordé aux parents du jeune Saint-Aubin une réparation morale de 500.000 francs, soit 75.000 euros, estimant que « l’institution judiciaire avait mal fonctionnée » (cf. annexe jointe).

4 - A ces faits objectifs, il serait légitime d’associer tous les soldats et civils français « morts pour la France » en Algérie du 5 juillet 1830, date officielle de la conquête française de la Régence turque d’Alger, au 5 juillet 1962, date du massacre collectif d’Oran où furent assassinés et disparurent plusieurs centaines de Français d’Algérie (peut-être même plusieurs milliers).

5 – Votre volonté personnelle de montrer publiquement votre considération pour les victimes d’actes terroristes. Le 5 juillet 2007, vous aviez accueilli à l’Elysée Mme Françoise RUDETZKI, alors présidente de l’association SOS Attentats. Le 5 juillet 2009, les familles des victimes du massacre d’Oran 5 juillet 1962, qu’aucun Président de la République française n’a reçu depuis cette date, seraient très touchées si vous acceptiez de les recevoir.

Enfin votre désir public de voir reconnu le « crime d’Etat » du 19 mars 1962. Le 31 mars 2007 devant la presse et les responsables d’associations de Français rapatriés Harkis en présence du ministre délégué aux Anciens Combattants, M. Hamlaoui MEKACHERA, vous aviez déclaré : « Si je suis élu Président de la République, je veux reconnaître la responsabilité de la France dans l’abandon et le massacre des harkis et d’autres milliers de musulmans français qui lui avaient fait confiance, afin que l’oubli ne les assassine pas une deuxième fois ». Cet engagement a été salué par une ovation prolongée de l’assistance car il répond à la première des attentes des deux millions de Français rapatriés et de leurs descendants. Lors de la réunion du 13 avril 2007, en présence des ministres André Santini et Christian Estrosi et des députés Kert, Diefenbacher et Vitel, à la question de savoir à quelle date vous envisagiez de tenir cet engagement de reconnaître officiellement la responsabilité de l’Etat, vous avez répondu sans ambiguïté : avant fin 2007. Reconnaissance à laquelle vous avez souhaité associer les victimes civiles : « Je vous confirme qu’outre la mémoire due aux disparus, je souhaite que les victimes françaises innocentes de cette guerre, jusqu’à l’indépendance, se voient reconnaître la qualité de morts pour la France et que leurs noms figurent sur une stèle officielle afin que personne n’oublie ces épisodes douloureux. » « Plus d’un demi-siècle après les faits, il est temps que toute la lumière soit faite sur ces disparitions, que l’on aide les familles à retrouver la paix, et que les disparus aient une reconnaissance de la Nation par l’inscription de leurs noms sur ce monument public. »

Tous ces faits historiques incontestables nous conduisent à vous demander de bien vouloir proposer au Parlement le vote d’un amendement modifiant la date de l’hommage de la Nation du 5 décembre au 5 juillet. Le Mémorial du Quai Branly à Paris pourra alors réellement devenir le lieu national de mémoire de toutes les victimes civiles et militaires « morts pour la France » en Afrique du Nord.

Les Français rapatriés, qui attendent depuis plus de deux ans du gouvernement la mise en œuvre de vos engagements en leur faveur, seront particulièrement sensibles à ce changement symbolique marquant à la fois votre volonté de voir leurs drames reconnus et celle de voir tous vos engagements tenus à leur égard.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre très haute considération.


Bernard COLL
Secrétaire général de Jeune Pied-Noir

PJ : - Lettre de M. Hugues DALLEAU, Président de l’UNC, de 1993 et articles de presse sur l’affaire Saint-Aubin.

 

SIGNEZ LA PETITION POUR QUE LE 5 JUILLET REMPLACE LE 5 DECEMBRE COMME JOURNEE EN MEMOIRE DES VICTIMES CIVILES ET MILITAIRES DE LA GUERRE D'ALGERIE ET DES COMBATS DU MAROC ET DE TUNISIE

Pour télécharger la PETITION NATIONALE, cliquez sur : OUI AU 5 JUILLET

COMMUNIQUE DE PRESSE DE JEUNE PIED-NOIR

Lundi 9 mars 2009

LETTRE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

FRANCAIS RAPATRIES - 19 MOIS DE BILAN DU GOUVERNEMENT : RIEN NE FONCTIONNE !

A la suite de l'importante réunion organisée le 7 février 2009 à Paris par le Comité National de Liaison des Harkis de France, dans une lettre adressée au Président de la République, Jeune Pied-Noir, dresse le bilan de l'action du gouvernement de François FILLON en faveur des "Français rapatriés" depuis sa nomination il y a plus de 19 mois. Rien ne fonctionne !

Tout semble indiquer que cette passivité apparente cache la volonté d'une politique de clôture rapide du dossier des "Français rapatriés" qui bloque l’officialisation d’une " histoire apaisée" entre les Etats français et algérien, indispensable à un échange commercial fructueux entre les deux pays dans le cadre l’Union de la Méditerranée.

L'annonce discrète par la Cour des Comptes de la fermeture prochaine de l'ANIFOM (Agence pour l'Indemnisation des Français d'Outre-mer) - organisme public gérant depuis les années 1970 les 420.000 dossiers des familles françaises spoliées par la politique de décolonisation de l'Etat français - étant le prélude d'une politique de "génocide mémoriel" de l'Histoire des Français rapatriés nécessaire pour libérer le gouvernement actuel du "boulet" rapatriés. Comme les accords d'Evian du 19 mars 1962 avaient été conçus pour libérer le général De Gaulle du "boulet" algérien. Des accords dont les conséquences furent l'abandon et le massacre de 150.000 Harkis, l'assassinat ou la disparition de plusieurs milliers de Pieds-noirs et de 700 soldats français. Un "crime contre l'Humanité" aujourd'hui dénoncé par des personnalités de toutes sensibilités et que le candidat Nicolas SARKOZY s'était engagé à reconnaître officiellement s'il était élu Président de la République. Un engagement qu'avait aussi promis François HOLLANDE au nom du Parti Socialiste et de sa candidate.

Vous trouverez, ci-dessous, deux versions, une synthétique et la version complète, de la lettre qui a été adressée le 7 mars au Chef de l'Etat par JPN. Les 27 annexes sont présentées en partie sur le site Internet de Jeune Pied-Noir. Les journalistes qui désirent recevoir copie de ces annexes par courrier peuvent contacter JPN au 06 80 21 78 54.

JPN - BP 4 - 91570 BIEVRES

 

LETTRE DE JEUNE PIED-NOIR AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Samedi 7 mars 2009

LETTRE COURTE (3 PAGES) SYNTHESE DE LA LETTRE COMPLETE (18 PAGES)

Monsieur Nicolas SARKOZY
Palais de l’Elysée
55, rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 PARIS

FRANCAIS RAPATRIES : 19 MOIS DE BILAN DU GOUVERNEMENT

Monsieur le Président de la République,

Vous trouverez, joint à ce courrier, une lettre plus longue et détaillée parce qu’elle correspond à l’analyse de 19 mois d’attente et de déceptions dues à l’inaction du gouvernement. Nous avons aussi voulu qu’elle soit complète et constructive pour que les 47 années de combat des Français rapatriés pour leur dignité et leurs droits légitimes puissent, éventuellement, servir à adopter une solution définitive juste et équitable aux problèmes créés par l’Etat français en 1962. Cette lettre d’introduction en est une synthèse qui vous est plus particulièrement destinée.

Il y a un mois, le 7 février dernier s’est tenue à Paris, à l’initiative du Comité National de Liaison des Harkis de France, une importante réunion dont l’objet était de faire le bilan de l’action gouvernementale envers les Harkis et leurs Enfants. La présence de nouvelles personnalités officielles et l’absence de toutes celles actuellement en charge du dossier « rapatriés » furent les signes précurseurs de l’annonce de changements importants.

L’objet de ce courrier n’est pas de vous rappeler, comme cela a été fait avec émotion lors de cette réunion, la dramatique histoire des Harkis et de leurs enfants, que vous avez évoquée de façon émouvante et vraie dans votre discours du 31 mars 2007. Nous souhaitons simplement vous faire part des sentiments, voire des inquiétudes, des Français rapatriés devant le bilan inexistant de la Mission Interministérielle aux Rapatriés présidée par Renaud BACHY, et de celui, aussi déficient, du Haut Conseil des Rapatriés tributaire de la MIR. Ces deux instances sont officiellement chargées du dialogue entre l’Etat et nos compatriotes. En résumé, depuis la désignation du gouvernement de François FILLON rien ne fonctionne pour les Français rapatriés!

Cette déception est doublée désormais d’une réelle inquiétude à la suite des nouveaux messages délivrés par les intervenants officiels lors de la réunion du 7 février. Une réunion qui aura eu le mérite de clarifier les intentions du gouvernement envers les Harkis et leurs enfants. La principale décision de l’Etat semble être de vouloir se débarrasser au plus vite, 47 ans après, du "boulet" des Français rapatriés afin de pouvoir engager rapidement sa politique économique de l’Union de la méditerranée dans laquelle l’Algérie, avec ses richesses, a une place centrale.

Dans une France « en faillite », le Premier ministre semble vouloir annoncer rapidement son « non » définitif à l’insolvable « dette d’honneur » de la Nation envers les Français rapatriés et sa décision d’en finir avec leur histoire et leur mémoire qui nuisent aux bonnes relations et à un rapprochement économique fructueux avec l’Algérie. Un choix que semble conforter l’accumulation de petits détails pratiques dont la convergence ne peut se réduire au simple jeu d’un heureux hasard : le 4 décembre 2007, la cession de toutes les archives audiovisuelles de l’Algérie française (accord INA-EPTV), l’annonce discrète de la dissolution en juin 2009 de l'ANIFOM (avis de la Cour des Comptes), le nouveau retard dans la création de la Fondation de la mémoire de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie (4 ans depuis la loi du 23 février 2005 !), la nouvelle fin provisoire du Mémorial national de la France d'Outre-mer de Marseille (un projet qui n’a que 23 ans !), la volonté de suppression des cérémonies, lois mémorielles et de destruction des lieux de mémoire (rapport Kaspi, Mémorial de Marignane) obtenus par les Français rapatriés, le report de 15 ans de l’ouverture des archives de la guerre d’Algérie, la valorisation du mythe gaulliste par l’Historial Charles De Gaulle, et la volonté d’imposer la commémoration de la paix d’Evian du « 19 mars 1962 – Fin de la guerre d’Algérie », comme date de la « mémoire apaisée » franco-algérienne. Une « paix » qui fit en 7 mois plus de victimes civiles innocentes qu’en 7 ans de « guerre ».

En 1962, le FLN offrait "la valise ou le cercueil" aux Français d'Algérie. Aujourd’hui, le gouvernement français semble vouloir leur proposer, en attendant l’œuvre finale de la nature, une politique de « l'oubli », véritable « cercueil mémoriel » qui les « assassinera une nouvelle (et dernière) fois ». Il reste cependant au gouvernement à apprécier la réaction des 3 millions de Français rapatriés, de leurs enfants et petits-enfants et ses conséquences électorales, notamment pour 2012, année qui coïncidera avec le 50e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie mais aussi avec celui de la « purification ethnique » algérienne de 1962 qui conduisit à l’exode plus d’un million de Français d’Algérie de toutes origines : juifs, européens, arabes et berbères français. Un « génocide », programmé dans les « accords d’Evian » du 19 mars 1962, dénoncé par le professeur Maurice ALLAIS, prix Nobel d’économie, dans le journal Combat dès avril 1962, puis dans son ouvrage prémonitoire « L’Algérie d’Evian » paru en juillet 1962 (réédition JPN – 1999).

La situation inextricable, en apparence, résultant de la solution finale algérienne du général De Gaulle de 1962, dont vous êtes l’héritier au nom du principe de continuité de l’Etat, a conduit les conseillers du gouvernement à opter pour la solution la plus simple, celle à court terme, en poursuivant la politique appliquée par tous les gouvernements français depuis 1962 : gagner du temps en niant les problèmes et en masquant les réalités pour que le temps fasse son œuvre.

L’alternative à cette politique de « génocide mémoriel », indigne de la Patrie des Droits de l’Homme, n’est-elle pas celle de la « rupture » avec ce « mensonge français » que vous préconisiez avec justesse lors de la campagne présidentielle en déclarant que vous reconnaîtriez, si vous étiez élu Président de la République la responsabilité de l’Etat français dans l’abandon et le massacre des Harkis conséquences directes du 19 mars 1962 en Algérie ? Comme le fit en 1995 Jacques CHIRAC pour nos compatriotes juifs. Une politique de vérité qui serait accompagnée, selon vos engagements, du refus de toute commémoration officielle du 19 mars 1962, de l’attribution de la mention de « morts pour la France » aux victimes civiles du FLN, de la réalisation rapide du Mémorial de la France d'Outre-mer de Marseille, de la création de la Fondation de la Mémoire de la Guerre d’Algérie. Mesures auxquelles pourraient s’ajouter logiquement : le retour à sa vocation première du Musée de la France d’Outre-mer Porte Dorée, le rapatriement du Monument aux Morts d’Alger, l’intégration à l’Historial Charles De Gaulle d’un Mémorial aux victimes du « crime d’Etat » du 19 mars 1962, l’ouverture de toutes les archives de la guerre d’Algérie. Toutes ces mesures mémorielles et matérielles étant exprimées dans une loi unique de reconnaissance, de réparation et d’indemnisation, soldant définitivement la « dette d’honneur » de la Nation envers les Français rapatriés.

Cette approche de vérité permettrait de replacer la colonisation, ancêtre de la mondialisation, dans un contexte historique et humain constructif, dont le Maroc, le Sénégal ou la République démocratique du Congo donnent l’exemple en honorant le Maréchal Lyautey, le général Raoul Salan et Pierre Savorgnan de Brazza. Car l’héritage commun de la colonisation, outre un passé glorieux et fraternel, c’est aujourd’hui encore la Francophonie, avec ses 150 millions de francophones, 55 états sur les cinq continents ayant le français comme langue officielle et représentant un quart des Etats membres de l’ONU, soit 710 millions de personnes. C’est le rayonnement de l’exceptionnelle culture française dans notre civilisation européenne de liberté, c’est toujours l’amour de la France et de ses valeurs de « Liberté-Egalité-Fraternité » pour les nombreuses populations qui, depuis leur libération du « colonialisme » français, sont aujourd’hui pour la plupart sans espérance. Des populations qui ne connaissent souvent désormais que la contrainte, l’exploitation, la misère, la guerre, la violence, voire la famine et l’esclavage. Et comme solution que la fuite, au péril de leur vie, vers cette France dont le souvenir « colonial » les fait encore rêver et espérer. L’héritage colonial, c’est aussi une nationalité pour des dizaines de millions de personnes dans le monde, et l’espoir de l’acquérir pour un nombre encore plus grand, pour ceux qui en ont été arbitrairement privés en 1962 comme pour ceux qui souhaiteraient sincèrement l’obtenir parce que « Français » de cœur et d’esprit.

De l’héritage colonial se dégage un concept nouveau, suite logique du nationalisme du XIXe siècle né du principe alors adapté à son temps du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » : le civilisationisme. C’est-à-dire le droit pour une personne, quelle que soit son origine, de choisir librement sa civilisation, sa culture, sa religion afin de vivre en paix dans un espace civilisationnel cohérent avec ceux qui partagent les mêmes valeurs. C’est l’exemple que nous donnent les Harkis qui ont opté volontairement en toute conscience, pour leur avenir et celui des leurs, pour la France, la civilisation française et la culture européenne. C’est ce qu’affirmait déjà, dès 1962, le Bachaga BOUALAM dans ses ouvrages « Mon Pays la France » et « Les Harkis au service de la France » (Ed. France-Empire). Puis en déclarant, en 1964, que ses Harkis et lui répondaient « présents » à l’Europe. C’est ce que constatait avec justesse le journaliste du Monde Bernard Brigouleix en titrant son article à propos de la grève de la faim des anciens harkis de 1976 : « Etre Arabes, pauvres et nationalistes français » (cf. annexes, Le Monde du 24 décembre 1976).

En demandant au gouvernement de tenir vos engagements envers les Harkis et leurs enfants, vous pouvez clore rapidement et définitivement le dossier « Harkis ». C’était déjà l’objet du premier message que nous vous avons adressé par l’annonce parue dans le quotidien Le Monde du 25 septembre 2005 lors de la Journée nationale d’Hommage aux Harkis (cf. annexes). En demandant au gouvernement de tenir vos engagements envers toutes les victimes du 19 mars 1962, vous pouvez clore rapidement et définitivement le dossier « rapatriés ». Ce sera l’objet de la deuxième annonce qui paraîtra dans le FIGARO du 17 mars 2009 pour rappeler votre opposition à toute commémoration du 19 mars 1962, comme celle des familles des victimes et d’une majorité de Français à ce « crime d’Etat ».

Trois millions de Français rapatriés, et leurs descendants, regroupés dans la campagne nationale « 2008 – 2012 : Vérité et Justice pour les Français rapatriés », attendent les décisions prochaines du gouvernement. 47 ans après leur exode, si elles se confirment, n’ayant plus rien à perdre, ils auront tout à gagner.

Après Issy-les-Moulineaux le 25 septembre dernier avec le ministre André SANTINI, aujourd’hui 7 mars les Anciens Combattants de Neuilly rendent hommage au Bachaga BOUALAM, officier et député français, Grand-croix de la Légion d’honneur, vice-président de l’Assemblée nationale de 1958 à 1962, ainsi qu’à l’œuvre de pacification des officiers SAS en Algérie. Les Français rapatriés, ainsi que vos anciens administrés de Neuilly, seraient très honorés si vous apportiez l’hommage du Premier des Français à ces combattants de la « paix » en Algérie et à ce grand Français qui fut des leurs. Un Français qui présidait alors en grande tenue de bachaga les réunions de l’Assemblée nationale sans que cela n’étonne ou ne choque personne. Une assemblée qui comprenait alors 45 autres députés Français musulmans, aux côtés de leurs collègues Africains et Malgaches de la « plus grande France ». Ils représentaient cette « diversité » française qui, si elle ne portait pas encore ce nom, était bien alors une réalité humaine quotidienne de la Nation. Un passé proche qui pourrait éclairer notre avenir.

Restant à votre disposition et celle de vos collaborateurs,

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de notre très haute considération.


Bernard COLL
Secrétaire général de Jeune Pied-Noir.
Pour les 200 associations de Français rapatriés et les 15.000 Français ayant signé la pétition du 22 septembre 1995 - Co-auteur avec Mme Taouès TITRAOUI, membre du Haut Conseil des Rapatriés, élue locale, du « LIVRE DES HARKIS » (Editions JPN – 1991)

PJ : Lettre, annexes et l’ouvrage « L’Algérie d’Evian » du Professeur Maurice ALLAIS (ed. JPN – 1999)

----------------------------------------------------- UNE ACTION A SUIVRE --------------------------------------------------

LETTRE DE JEUNE PIED-NOIR AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Samedi 7 mars 2009

LETTRE COMPLETE (18 PAGES)

Monsieur Nicolas SARKOZY
Président de la République
Palais de l’Elysée
55, rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 PARIS

Monsieur le Président de la République,

Il y a un mois, le 7 février dernier s’est tenue à Paris, à l’initiative du Comité National de Liaison des Harkis de France, une importante réunion de la communauté harkie dont l’objet était de faire le bilan de 19 mois d’activité du gouvernement autour du thème «Les Harkis et leurs Enfants les grands oubliés de la diversité ?». Plus de 380 personnes, dont 135 responsables d’associations de harkis et de leurs enfants, ont participé à cette rencontre, fort bien organisée et réussie.

La présence de nombreuses personnalités officielles, telles Yazid SABEG, Commissaire de la diversité et de l'égalité des chances auprès du Premier Ministre, du Commissaire en chef Philippe JACOB, Conseiller défense, anciens combattants de l’Etat-major particulier du Président de la République, de Marc DEL GRANDE, directeur de cabinet adjoint du Secrétaire d’état à la défense et aux anciens combattants Jean-Marie BOCKEL, de Rachid KACI, Conseiller technique Politique de la ville, diversité à la Présidence République, de Marc DUBOURDIEU, Directeur de la HALDE, et de Boussad AZNI, Conseiller au monde combattant, aux harkis et à la citoyenneté du secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens combattants Jean-Marie BOCKEL, montre l’intérêt porté personnellement à cette rencontre par le Premier ministre qui a préféré se faire représenter par de nouveaux membres du gouvernement et proches plutôt que par les hauts fonctionnaires et conseillers actuellement en charge des « Français rapatriés », Renaud BACHY, Président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés, le Préfet Maxime TANDONNET, Conseiller à la Présidence de la République, Eric ETIENNE, Conseiller auprès du Premier ministre et Yves KODDERITZSCH, Président du Haut Conseil des Rapatriés qui étaient absents.

La présence de nouveaux et prestigieux invités proches du pouvoir, comme M. Daniel LAURENT Directeur des études à l'Institut Montaigne, représentant Claude BEBEAR et du réalisateur Mohamed MEBTOUL, conseiller technique Islam de France 2, ne pouvait que renforcer ce sentiment de volonté de changement.

L’objet de ce courrier n’est pas de vous rappeler, comme cela a été fait avec talent dans la matinée et en début d'après-midi par des personnalités qualifiées et avec émotion par des victimes, l'histoire dramatique des 220.000 Harkis ou assimilés engagés aux côtés de l’Armée française durant la guerre d’Algérie, de leur combat victorieux contre le FLN, de leur espérance du 13 mai 1958 trahie en septembre 1959 par le changement de politique du général De Gaulle, des "accords" d’Evian du 19 mars 1962, de leur désarmement et de leur abandon, les hommes étant livrés au FLN avec le matériel (cf. annexe 1, note du GMS 25 du 10 juillet 1962) sur « ordre du général De Gaulle lui-même » selon l’aveu tardif de Raymond ARON (50 ans de réflexion politique - Mémoires - Julliard). Ordres exécutés sans faiblesse, malgré ses états d’âme, par ce grand commis de l’Etat Pierre MESSMER, alors Ministre des Armées, qui conduisirent au massacre de plus de 100.000 d'entre eux, selon Jean LACOUTURE (cf. annexes, Télérama, 13 septembre 1991), sans que l'Armée française n'intervienne. Seule l'action d’officiers désobéissant aux ordres reçus permit de sauver environ 20.000 Harkis et leurs familles. Une vérité dont les participants retrouvèrent la réalité dans les témoignages du général François MEYER et du capitaine Daniel ABOLIVIER qui contribuèrent à sauver leurs harkis, des « justes » auxquels la Nation n’a pas encore rendu hommage. Des Harkis et leurs familles qui furent relégués avec les pieds-noirs dans des cités de transit ou dans ces « camps de la honte » dont le dernier, Jouques en Provence, ne fut fermé et détruit pour ne pas laisser de trace, qu’en 1997 (vidéo disponible). Un drame bien connu aujourd’hui d’une majorité de Français et vécu à l’époque par le jeune officier S.A.S démobilisé Claude BEBEAR qui, avec Georges JASSERON et Xavier CAMILLERAPP, accueillit et aida un grand nombre de rescapés harkis à s’installer en Normandie après leur arrivée difficile, et souvent illégale, en France (cf. « Les Harkis en France » de Georges Jasseron – Ed. du Fuseau – 1965).

Notre intention n’est pas non plus d’évoquer leur révolte en 1975 et leur long combat en France pour la reconnaissance du "crime d'Etat" du 19 mars 1962, comme l’a si justement qualifié bien tardivement Michel TUBIANA, alors Président de la Ligue des Droits de l’Homme, dans Libération du 10 septembre 2001 (cf. annexe 3). Une reconnaissance, déjà publiquement demandée le 22 septembre 1995 au Chef de l’Etat Jacques CHIRAC par 200 Associations de Harkis et Pieds-noirs et plus de 15.000 Français (cf. annexes), et amplifiée en 2001 par le dépôt par les avocats Me Emmanuel ALTIT et Philippe REULET (†) d’une plainte pour "crime contre l'Humanité" par 9 harkis du Comité National de Liaison des Harkis et son président Boussad AZNI, suivi en 2002 de deux plaintes identiques de 43 familles de disparus européens soutenues par Jeune Pied-Noir (cf. annexe 4). Des moments émouvants, souvent insupportables lorsqu’ils furent évoqués avec sobriété et dignité par ces victimes volontairement abandonnées aux actes de « barbarie » de leurs bourreaux, comme le reconnu Jacques CHIRAC le 21 septembre 2001, humiliées devant la population, torturées sauvagement et traitées en esclaves par le FLN, et par leurs familles oubliées dans la « nuit des camps-ghettos », selon l’expression d’Alain MADELIN, à cette destruction voulue par l'Etat français poursuivant ainsi l’œuvre inachevée en Algérie commencée par le gouvernement du général De Gaulle. « Ce résidu disparaîtra par voie d’extinction » (cf. annexe 5) préconisait en 1963 un rapport de l’organisme chargé de la gestion administrative des survivants Harkis parqués à Bias. En attendant l’œuvre de la nature, les gouvernements n’eurent qu’une politique, celle du mensonge et de l’oubli.

Une histoire douloureuse et honteuse pour la Nation qui est désormais reconnue par tous les historiens, par de nombreuses personnalités de toutes sensibilités et que vous avez brillamment et si fortement exprimée « pour que l'oubli ne les assassine pas une nouvelle fois" dans votre émouvant discours du 31 mars 2007 devant les représentants de la communauté harkie réunis à votre siège de campagne lors de l’élection présidentielle (vidéo disponible). Une dramatique histoire que chaque Français peut désormais retrouver dans plus de soixante-dix ouvrages, une vingtaine de films et documentaires et sur les nombreux sites Internet de la communauté des Français rapatriés.

Nous souhaitons simplement par cette lettre vous faire part des sentiments, voire des inquiétudes, mais aussi des espoirs et des propositions des Français rapatriés, sur l’action du gouvernement, son bilan et les perspectives nouvelles qu’il paraît vouloir offrir à nos compatriotes telles qu’elles apparurent dans les interventions des représentants de l’Etat et les messages délivrés lors de l’importante rencontre du 7 février 2009.

19 MOIS D’AGITATION POUR UN BILAN INEXISTANT !

Qui mieux que Boussad AZNI, qui outre sa fonction de Conseiller du secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens combattants Jean-Marie BOCKEL, mais aussi comme Vice-président du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création, ancien Président du Comité National de Liaison des Harkis, et défenseur acharné de la cause harkie depuis la révolte des camps de 1975, pouvait tracer le bilan des mesures prises par les pouvoirs publics et des actions engagées par Renaud BACHY. Des actions présentées par le Président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés, suivant la « feuille de route » remise par le Premier ministre, lors de ses vœux 2008 à la communauté rapatriée, quelques semaines après sa nomination. Boussad AZNI a été, comme à son habitude, particulièrement clair : les choses n'avancent pas de façon satisfaisante que ce soit pour le plan emploi harkis, éducation-logement, l'action des comités départementaux de suivi auprès des Préfectures ou encore la mise en oeuvre de la loi du 23 février 2005. Les circulaires et décrets d’application manquants n’ont pas été pris, les préfectures sont sans directives et ordres précis, le personnel sans moyens. En résumé, depuis la désignation du gouvernement FILLON, rien ne fonctionne !

C'est ce qui est aussi apparu pour le bilan du troisième Haut Conseil des Rapatriés, instance de dialogue et de propositions entre l’Etat et les rapatriés créée en 2003 par Jean-Pierre RAFFARIN, dont le disfonctionnement chronique constitue la caractéristique essentielle depuis trois ans maintenant. Plus de 10 mois après sa création (auxquels s’ajoutent les 6 mois de retard ayant précédé sa désignation tardive!), Boussad AZNI en a fait l'amer constat. Ce troisième HCR ne fonctionne pas mieux que le précédent, voire encore moins bien, pour des raisons qui ont été depuis plusieurs années bien identifiées et signalées par Jeune Pied-Noir au président Renaud BACHY : le mode de sélection arbitraire de ses 48 membres, l’absence totale de méthode de travail, de programme et de moyens (cf. liste des documents remis par JPN à la MIR). Son actuel président, qui fut aussi le dernier du HCR précédent, Yves KODDERITZSCH, ne dispose toujours pas de secrétariat, ni de moyens de fonctionnement, et il n’a toujours pas réussi à en faire valider le règlement intérieur ! Tout dépend de la MIR à laquelle le HCR est rattaché moralement et matériellement et Renaud BACHY affirme n’avoir aucun moyen.

Les témoignages accablants des membres présents ou représentés du Haut Conseil des Rapatriés furent tous concordants. Le HCR ne fonctionne pas du fait de l’absence totale de volonté du Président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés. Il est regrettable que le Président du HCR n’ait pas été présent pour pouvoir confirmer les difficultés qu’il rencontre quotidiennement et dont il ne se cache pas publiquement. Un HCR dont un tiers des membres doivent prochainement démissionner s’ils ne sont pas reçus par le Premier ministre avant le 19 mars prochain, selon la motion votée le 4 décembre 2008 qui a été transmise au Premier ministre par le Président KODDERITZSCH le 16 décembre 2008 (cf. annexe 6). Demande restée sans réponse aux intéressés, la lettre adressée fin janvier par M.FILLON au Président du HCR étant restée, pour des raisons inconnues, confidentielle. Un autre tiers, à la suite de l’appel lancé par Boussad AZNI le 24 octobre 2008, ainsi que 22 Associations de Harkis et Jeune Pied-Noir souhaitent la démission du Président de la MIR .

Renaud BACHY, Bruno ETIENNE et Erard CORBIN de MANGOUX (remplacé depuis par le préfet Maxime TANDONNET) furent les « sélectionneurs » des 48 membres et personnalités qualifiées du troisième HCR, dont le dernier tiers est composé de personnalités inconnues de la communauté et des Associations de Français rapatriés.

Cette situation explique probablement leur absence à cette réunion, qui pourtant les concernait directement. M. Renaud BACHY s’était pourtant engagé oralement à venir, quelques jours avant, auprès des organisateurs. Il s’en est excusé la veille en adressant curieusement sa lettre à notre association et non au CNLH, organisateur de cette rencontre (cf. annexe 7). Une absence surprenante qui aurait pu, au moins, être compensée par la présence de ses nombreux collaborateurs. D’autant plus étonnante que M. Renaud BACHY avait répondu favorablement ces derniers temps aux diverses invitations des associations pieds-noirs aussi bien en province qu'à Paris pour présenter son "bilan" et les prochaines actions de sa nouvelle « feuille de route ». Le 22 janvier dernier, lors de la présentation de ses vœux à la communauté rapatriée au Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, lors d’un cocktail très réussi regroupant plus de 200 responsables harkis et pieds-noirs et la quasi-totalité des membres du HCR, Renaud BACHY avait exposé un bilan qui impressionna fortement l’assistance, notamment lorsqu’il annonça avoir trouvé 250.000 emplois pour les enfants de Harkis ! Il est vrai, ajouta-t-il avec un certain réalisme, qu’il lui fallait désormais trouver ces 250.000 enfants (vidéo disponible). Plus de 47 ans après l’exode de 1962, les enfants de harkis, majoritairement âgés de 45 à 65 ans (environ 100.000 personnes), sont plus soit proche de la retraite ou déjà à la retraite, et leur préoccupation principale n’est plus la formation et l’emploi qui ne concerne que les plus jeunes (environ 20.000 personnes), mais celle d’avoir une retraite décente, actuellement obérée par des années de chômage, de précarité et d’inactivité. Un décalage temporel sur lequel Jeune Pied-Noir avait à plusieurs reprises attiré l’attention du Président de la MIR, notamment au cours des quatre entretiens de deux heures qu’il nous avait accordés depuis sa nomination fin 2007. Ainsi que dans les nombreux courriers, notes et rapports qui lui furent adressés et tous restés sans réponse. Aussi, le 7 février, ma brève intervention pour rappeler la demande de démission de M. Renaud BACHY exprimée par Boussad AZNI, fut saluée par une spontanée et longue ovation de la salle ( cf. vidéos disponibles).

LES NOUVEAUX MESSAGES DU GOUVERNEMENT

Mais c'est la dernière partie de cette rencontre, "Les harkis et leurs enfants les grands oubliés de la diversité", qui constituait le point d'orgue de cette journée particulièrement riche et bien menée par les organisateurs, Mohamed BELHADJ et Gasmi BOAZA. Les interventions de Yazid SABEG, Commissaire de la diversité et de l'Egalité des chances auprès du Premier Ministre, de Daniel LAURENT Directeur des études à l'Institut Montaigne représentant Claude BEBEAR, de Rachid KACI, de la Présidence République et de Marc DUBOURDIEU, Directeur de la HALDE furent écoutées par un auditoire attentif.

Elles furent précédées par un hommage à Marc DUBOURDIEU, Président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés de 2002 à 2005, dont l’action fut, à juste titre, honorée par le CNLH et les participants, notamment pour son travail particulièrement apprécié lors de la préparation de la loi du 23 février 2005 et par son soutien efficace au premier Haut Conseil des Rapatriés. Le seul HCR qui fonctionna bien sous l’impulsion dynamique de son président, Alain VAUTHIER, Directeur de l’ANIFOM, représenté lors de cette journée par Mme Annie THUEYRAS, dont les rapatriés apprécient la compétence, la courtoisie et le dévouement et ceux de leurs collaborateurs.

Quels furent donc les grands messages adressés aux Harkis et à leurs enfants par les représentants du gouvernement ? Car si les représentants officiels du dialogue Etat-Rapatriés brillaient par leur absence, les représentants de la politique de la « diversité » étaient présents au plus au niveau.

Le premier message était donc clair. L'avenir des Harkis et de leurs enfants est de se fondre dans la politique de "diversité" mise en place activement par le gouvernement pour en devenir une des composantes qui pourra, comme les autres communautés, en tirer quelques avantages pratiques pour ses dirigeants. Une diversité qui a tout intérêt à s’appuyer sur son identité "musulmane" d’origine, un atout incontestable si l’on en juge aujourd’hui par les attentions de l’Etat pour l’Islam en France qui dispose de forts soutiens intérieurs et de riches appuis extérieurs. Pour la circonstance le terme inusité depuis longtemps de "Français musulmans" remplaça celui de « Musulmans de France » et fut réutilisé pour qualifier les harkis et leurs enfants dans les discours de Yazid SABEG et Mohamed MEBTOUL, réalisateur de l'émission "ISLAM" sur FRANCE 2, et seul représentant officieux des Médias officiels à cette réunion (vidéo disponible).

Dans son intervention, Rachid KACI insista particulièrement sur la « honte » qui pèse sur la France à la suite de l’abandon et du massacre des Harkis après le 19 mars 1962 et les inacceptables conditions de leur accueil. Une honte qu’il ressent personnellement comme Français à toute évocation de ce drame. Et pourtant, rappela-t-il, il n’eut pas à en souffrir, n’étant pas fils de harki. Durant la guerre d’Algérie, son père avait fait le bon choix : celui de soutenir le FLN en France, ce qui valut à la famille KACI de vivre, après 1962, librement en France au contraire de leur cousin harki relégué dans une cité-ghetto. Mais le plus étonnant fut son cri d'alarme en décalage avec les discours des autres intervenants officiels : "Ne tombez pas dans le piège de la diversité ! ". Une intervention anachronique dite de façon émouvante, dans laquelle Rachid KACI invita les membres du HCR à démissionner, pour ne pas cautionner la nouvelle politique proposée par le gouvernement à leur égard. Un conseil en opposition à la décision des membres présents du HCR et du vice-président Boussad AZNI qui rappelait quelques minutes avant, avec bon sens, que les membres démissionnaires seraient immédiatement remplacés par des personnes plus souples et compréhensives aux attentes du gouvernement. Rachid KACI va-t-il, après vous avoir fait le compte rendu de cette réunion, et vous avoir rappelé les engagements du gouvernement envers les Harkis et leurs enfants, mettre en application son conseil, en vous présentant sa démission si ces engagements ne sont pas rapidement tenus ? Illustrera-t-il ainsi par son exemple que les hommes politiques de la « République des lâches » savent parfois mettre en harmonie leurs propos et leurs actes ? (vidéo disponible).

L'intervention de Yazid SABEG fut beaucoup plus nuancée. Français d’Algérie, fils de fonctionnaire français, dont le père est venu d’Algérie en 1952, Yazid SABEG découvre la complexité du dossier qu'il est en charge de reprendre. Après en avoir longuement conféré, selon ses propos, avec Renaud BACHY avant cette réunion, il ne pouvait que donner des axes de réflexion qui laissèrent l'assistance entre une inquiétude floue et une espérance incertaine. La mission qui lui a été confiée par le Premier ministre de reprendre le dossier « Harkis », et d’une façon plus large celui des rapatriés ces « immigrés de l’intérieur » pour les désintégrer dans la diversité, ne semble pas lui paraître d’un abord des plus simples.

Le discours de Daniel LAURENT, fut clair et très pragmatique. La France est un pays de "réseaux". Affirmant que la communauté « harkie » pesait plus d’un million de personnes, il invita donc les Harkis et leurs enfants à devenir un vrai "lobby" qui placera, avec l'aide de réseaux amis comme le réseau Montaigne, les meilleurs de ses membres à des postes intéressants de l’état ou de la société civile (vidéo disponible). Est-ce bien là réellement la bonne traduction de la promotion par le mérite personnel que vous présentiez aux Français durant la campagne présidentielle? Verra-ton prochainement remplacer le principe fondamental « d’égalité » de la République exprimé dans l’article VI de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyens, préambule de la Constitution française : « Tous les citoyens étant égaux devant la loi, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans distinctions que celles de leurs vertus et leur talents », par celui de la « discrimination » au mérite positif de bien servir « son réseau » ?

LE SENTIMENT QUE LE CHOIX DU GOUVERNEMENT EST FAIT.
LA POLITIQUE DU GOUVERNEMENT ENVERS LES RAPATRIES SERA LE PROLONGEMENT DE CELLE DES GOUVERNEMENTS FRANCAIS DEPUIS 1962 !

Cette importante réunion aura eu le mérite de clarifier l’action prochaine du gouvernement envers les Harkis, et plus largement sa politique envers les « Français rapatriés ». Près de 47 ans après l’exode dramatique de 1962, il devient nécessaire de clore rapidement et définitivement un dossier devenu, comme l’Algérie de 1962, un « boulet » pour la politique gouvernementale envers les pays arabes et un frein à ses objectifs économiques dans le cadre de l’Union de la méditerranée.

L'absence à cette réunion de tous les responsables officiels en charge des « Français rapatriés » est-elle annonciatrice de la fin prochaine de la MIR et du HCR, ces deux instances, en panne depuis 3 ans, n'ayant plus aucun rôle à jouer, TOUS LES PROBLEMES RAPATRIES étant désormais considérés comme réglés ou inréglables, donc sans solution ?

CLORE VITE ET DEFINITIVEMENT LE PROBLEME DE L’INDEMNISATION DES SPOLIATIONS MATERIELLES

C’est ce préconise l’avis du C.E.S du 19 décembre 2007 demandé en juillet 2007 par le Premier ministre sur lequel, 14 mois après, il ne s’est toujours pas prononcé. Un avis dont les conclusions correspondent heureusement à la préoccupation majeure du gouvernement : pas de nouvelle loi d'indemnisation, cette loi étant trop complexe à mettre en oeuvre compte tenu du cumul inextricable de lois précédentes votées depuis 1960. Une indemnisation d’ailleurs impossible à chiffrer selon les « experts » financiers du CES - pourtant évaluée entre 10 à 120 milliards d’euros selon les Associations consultées - qui coûterait de toute façon trop cher à l'Etat français, déjà "en faillite" à l’époque. Si les rapatriés (ou leurs descendants maintenant) veulent être indemnisés des spoliations subies, il leur reste le recours d’engager une action contre l'Algérie qui n’a pas respecté les "accords d'Evian" du 19 mars 1962. Selon les experts avertis du CES, en taxant de quelques centimes d’euros le baril de pétrole algérien, cela devrait pouvoir dégager quelques milliards d’euros qui devraient satisfaire d’ici quelques années les rapatriés survivants les plus mécontents. Une approche originale, déjà suggérée par les experts français des années soixante, en parfaite harmonie avec la thèse officielle qu’il n’appartenait plus à la France d’intervenir dans cette requête qui ne la concerne pas, l’Algérie étant un Etat indépendant et le seul bénéficiaire des biens spoliés.

La politique du « fait accompli » qui permit efficacement de se débarrasser du "boulet" algérien en 1962, permettra-t-elle à l'Etat français d’éteindre de la même façon les scories du brasier de cette période sanglante dont les Harkis et Pieds-noirs sont les derniers "résidus" ? Une communauté dont ne veut pas entendre parler le Chef d'Etat algérien qui sera reçu prochainement à Paris dans le cadre de l’Union de la Méditerranée et dont le gouvernement français souhaiterait qu’il en accepte la première présidence. Un président qui, à la veille de sa prochaine réélection démocratique, a besoin d’un soutien international et qui ne pourra se satisfaire de petits cadeaux comme ceux faits par Jacques CHIRAC lors des négociations du « traité d’amitié » : le coffret contenant le sceau du Dey d’Alger et la « clé de la Casbah d’Alger » remis au Prince de BOURMONT le 5 juillet 1830 lors de la prise d’Alger. Des cadeaux achetés très chers par les Musées nationaux, en les préemptant, lors de la vente de succession du vainqueur d’Alger. Un achat qui avait été salué par un commissaire priseur, un peu fleur bleu, comme la volonté de voir ces pièces historiques du patrimoine national sauvées par l’Etat pour être conservées en France (Vente de la succession du Maréchal de Bourmont, Fontainebleau, 2003 (vidéo disponible). Une Algérie qui pèse lourd dans l'avenir français avec ses 3 millions de ressortissants vivant en France, avec "son" gaz et son pactole bancaire de plus de cent milliards de pétrodollars dont le gouvernement français aimerait bien récupérer quelques dizaines de milliards pour combler partiellement un déficit que la crise économique imprévue ne cesse de creuser.

Un Premier ministre rigoureux qui va dire « non » pour solder la dette d’honneur de la Nation 42 milliards d'euros (étalés sur 5 ans) envers les Français rapatriés spoliés matériellement par les Etat français et algériens car « la France est en faillite », un Premier ministre magicien qui sait dire « oui » aux banques et trouver immédiatement les 86 milliards d’euros (sur les 320 milliards annoncés) nécessaires pour les sauver de leur mauvaise gestion dans un monde en crise. Sans que cela ne coûte naturellement un seul centime aux contribuables français ! Une crise qui semble, malgré ce paradoxe, avoir conforté le choix raisonnable de la politique « rapatriés » de François FILLON.

Un choix qui semble être précédé de signes annonciateurs dont l’accumulation ne peut se réduire au simple jeu d’un heureux hasard comme l’annonce discrète par la Cour des Comptes de la dissolution prochaine de l'ANIFOM (note du 4 février 2009), le décret étant déjà, suivant une rumeur persistante de « source sûre », à la signature du Premier ministre. Une dissolution qui se justifie à la fois par la fin, en juin 2009, des derniers versements prévus de la loi du 23 février 2005, et par les judicieuses conclusions de l'avis du 19 décembre 2007 du Conseil Economique et social. En dispersant rapidement le personnel qualifié et compétent de l'ANIFOM, il sera ensuite difficile de reconstituer, si par malheur cela s’avérer nécessaire, leur savoir et le savoir-faire dus à plus de 50 ans de gestion de dossiers rendue complexe par la multitude des lois, décrets, circulaires, ordonnances et autre textes administratifs. En se privant d’un l’outil efficace et sûr, l’Etat aura un argument concret à opposer à toute velléité de nouvelle loi.

CLORE VITE ET DEFINITIVEMENT LE PROBLEME DES PREJUDICES MORAUX
ET CELUI DE L’HISTOIRE ET DE LA MEMOIRE DES FRANCAIS RAPATRIES

Si la dissolution de l’ANIFOM mettra fin définitivement au dossier de l’indemnisation matérielle des Français rapatriés, il restera à solder le délicat problème des revendications morales et mémorielles des Français rapatriés. Une histoire et une mémoire, représentées en partie par les 420.000 dossiers des familles de rapatriés gérés par l'ANIFOM depuis les années soixante, auxquelles les Pieds-noirs et les Harkis s’accrochent avec la ténacité de ceux qui détiennent la vérité de leur vécu et de leurs souvenirs. Une histoire et une mémoire qui ont survécu à l’abandon des archives administratives et notariales en Algérie en 1962, à la tentative de rétrocession des Archives de la France d’Outre-mer en 1984, à la désinformation constante des médias officiels et des instances gouvernementales. Une histoire et une mémoire dont la survivance reste un point de blocage sérieux entre la France et l’Algérie. Mais qui auront probablement du mal à s’imposer devant les films réalisés par l’Algérie à partir des archives de « l’Algérie française » offertes à ce pays par le gouvernement français le 4 décembre 2007 par l’accord INA-EPTV. Une collaboration fructueuse dont les premiers « documentaires » sont déjà annoncés par le gouvernement algérien comme particulièrement révélateurs des « fautes et crimes » commis lors de la présence française.

Là aussi le gouvernement dispose d’outils mémoriels pouvant se révéler utiles par une simple évolution de leur vocation initiale, comme a su le faire avec efficacité Jacques TOUBON pour l’Ancien Palais des Colonies de la Porte Dorée. Un Palais que le Maréchal LYAUTEY voulait être la vitrine de l’œuvre française en Afrique du Nord et Outre-mer et qui est devenu, en 4 ans seulement, le Musée des apports de l’immigration et des souffrances des anciennes populations colonisées. Un projet copie du dossier de « Palais permanent des Français d’AFN et d’Outre-mer » présenté en 1986 par notre association au ministre de la Culture François LEOTARD (cf. annexe 8). Un musée qui permet aujourd’hui d’adapter au gré des besoins de l’Histoire officielle les cinq siècles de l’histoire coloniale française. Un projet rondement mené par l’ancien ministre, bref expert « harkis » de la majorité durant quelques mois, qui dut arrêter sa mission après avoir fait spontanément un « bras d’honneur » (comme Raymond BARRE l’avait fait en 1987 aux pieds-noirs refusant sa présence lors du rassemblement de Nice) aux 200 responsables de la communauté harkie réunis le 19 octobre 2002 à Paris par le CNLH de Boussad AZNI, comme seule réponse à la question de la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français dans le crime d’Etat du 19 mars 1962 (cf. annexe 9 et vidéo disponible).

La Fondation de la mémoire de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie, annoncée par le Premier ministre le 25 septembre 2007 pour fin 2008, n’est toujours pas créée, 4 ans après la loi du 23 février 2005 et 2 ans après la remise au Premier ministre du rapport de préfiguration du préfet (HC) Roger BENMEBAREK. Rapport resté depuis confidentiel. Ce décalage, entre l’annonce et la réalité, n’a pas permis au Premier ministre de présider la cérémonie du 25 septembre dernier en Hommage aux Harkis, craignant d’avoir à justifier ce retard selon les propos de son conseiller « rapatriés » Eric ETIENNE lors de son entretien du 22 janvier dernier avec Jeune Pied-Noir. Une fondation bloquée seulement par la recherche difficile des sponsors privés. Une fondation de la mémoire de la guerre d’Algérie qui, selon les propos entre autres d’Alain MARLEIX, ne pourra être que partagée avec celle de l’Algérie. Une approche qui permettrait probablement de trouver le financement privé manquant, l’Algérie contribuant déjà généreusement à celui de la grande mosquée de Marseille.

Le projet du Mémorial national de la France d'Outre-mer de Marseille est une nouvelle fois définitivement enterrée. Son Président, Jean-Pierre Rioux a annoncé amèrement sa « mésaventure » dans une lettre adressée le 3 janvier 2009 à ses collègues du Conseil scientifique, se plaignant que leurs travaux sur une « mémoire gênante » devaient être rangés dans les oubliettes d’une l’histoire officielle et consensuelle franco-algérienne, le « vieux projet » étant abandonné « en catimini et sans que nul ne s’en émeuve là-bas ou à Paris» (cf. annexe 10 - Libération du 11 décembre 2008). Le maire de Marseille Jean-Claude GAUDIN, de son côté, n’a pas perdu espoir et laisse entendre à ses électeurs rapatriés que ce projet pourrait être repris en 2011, le temps de finir la grande Mosquée de Marseille et le Mucem (Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée) aux Docks des Suds. Un projet ambitieux qui intègre le vieux Fort Saint-Jean de Marseille. Un lieu préalablement destiné en 1996 à devenir le Musée de la France d’Outre-mer, mais que de fouilles archéologiques nouvelles, d’une durée imprécise, avaient contraint malheureusement, à renoncer au site pourtant officiellement attribué et annoncé aux Français rapatriés et aux marseillais (vidéo disponible). Interrogé sur les raisons de ces retards et échecs successifs depuis 1986, Renaud BACHY a reconnu, avec un certain bon sens, que lorsqu’un projet durait si longtemps, c’était probablement que l’Etat n’en voulait pas. Les Français rapatriés doivent-ils aussi le penser ?

La volonté de suppression de lois et cérémonies mémorielles gênantes pour lesquelles le gouvernement a demandé à l’historien André KASPI de faire des propositions d’allégement d’un programme mémoriel devenu subitement trop encombré. Notamment par les commémorations obtenues par les Associations de Français rapatriés, comme la journée nationale « Hommage aux Harkis », celle du 5 décembre en mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie, et aussi par le vote malheureux de la loi du 23 février 2005 sous la pression du « lobby » rapatriés. Des commémorations qui ont fait l’objet d’une première recommandation visant à les supprimer ou à les « départementaliser ». Les grandes lignes étant tracées, leur suppression ou leur marginalisation pourra se faire progressivement dès que les circonstances le permettront.

La création de l’Historial Charles De Gaulle, nouveau lieu de valorisation du mythe gaulliste. Si la mémoire des 150.000 Harkis et des milliers de Pieds-noirs et soldats français sacrifiés à la politique algérienne du général De Gaulle n’a pas pu encore trouver un lieu d’expression, la mémoire et le culte de leur bourreau s’est enrichi par l’inauguration le 22 février 2008 d’un nouveau mausolée. Une inauguration émouvante qui s’est déroulée sous le regard attentif de Georges-Marc BENAMOU. Une famille magnanime, des parents, des proches et des admirateurs conciliants que la présence de celui qui accusa quelques années plus tôt le général De Gaulle de « complicité de crime contre l’Humanité » (cf. annexe 11, Paris-Match, N° 2841 du 30 octobre 2003) n’a, semble-t-il, pas beaucoup troublé. L’Etat, en maintenant l’indispensable « mensonge français » qui tient lieu de politique mémorielle de la France depuis 50 ans, innove audacieusement dans le domaine mémoriel, en devenant le premier pays au monde à honorer dans un même site - l’Hôtel national des Invalides, ce « haut lieu de la mémoire nationale » - le bourreau par un « Historial » de 2500 m2, créé en 5 ans, et ses 150.000 victimes par une plaque en marbre de 100 x 70 cm, attendue 39 ans !

UNE INTERROGATION IMPORTANTE : APPRECIER VITE LES RISQUES DE CETTE POLITIQUE DE CONTINUITE ET SES CONSEQUENCES ELECTORALES

Il reste, pour les conseillers du Premier ministre, à apprécier la réaction des 3 millions de Français rapatriés, de leurs enfants et petits-enfants - et celle de leurs nombreux amis - qui auront encore un poids important dans les élections à venir, notamment lors de la présidentielle de 2012. Une population qui a contribué au succès de votre élection en mai 2007 grâce aux conseils avisés d’un expert « Algérie française » et « Front national », Patrick BUISSON, ancien Directeur de l’hebdomadaire de droite Minute et auteur des « plus beaux textes » de l’Algérie française dans le livre « O.A.S, Histoire de la Résistance française en Algérie » de l’agrégé d’histoire Pascal GAUCHON. Un ouvrage de référence sur le sujet édité par Jeune Pied-Noir en 1984 (cf. annexe 12).

Le test du « 19 mars 1962 – Fin de la guerre d’Algérie ». Après l’affaire de la stèle de Marignane, la commémoration prochaine du « cessez-le-feu » du 19 mars 1962, que la FNACA et l’ARAC essaient depuis les années soixante-dix d’imposer comme la date du retour de la « paix » en Algérie, constituera le meilleur test pour juger de la réactivité de la communauté Français d’Algérie, jugée par les experts officiels comme vieillissante et moins pugnace. C’est un des points de leur histoire sur lequel les Français rapatriés se sont toujours montrés d’une grande intransigeance.

Dès fin 2007, Alain MARLEIX, lors de son voyage en Algérie annonçait les intentions du gouvernement dans ce domaine, reprises ensuite par l’ambassadeur de France en Algérie, Bernard BAJOLET, puis plus récemment par les déclarations à la FNACA du Secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants Jean-Marie BOCKEL invitant les autorités officielles à s’associer aux prochaines commémorations du « cessez-le-feu » du 19 mars 1962 en Algérie. Une date idéale pour sceller la réconciliation des mémoires officielles franco-algériennes par l’annonce de la Fondation de la Mémoire partagée franco-algérienne de la guerre d’Algérie, gage de la bonne volonté de l’Etat français envers le Président algérien. Un Président qui serait aussi sensible, à la veille de sa prochaine réélection démocratique programmée, à une reconnaissance des « crimes et fautes » commis lors de « l’occupation de l’Algérie par la République française de 1830 à 1962 » selon le raccourci historique approximatif de l’ancien ambassadeur à Alger, M. Bernard BAJOLET, lors de ses vœux aux Algériens fin 2008. Une demande actuellement récurrente dans tous les discours des autorités algériennes et qui sera prochainement relayée par les premiers films sur les « crimes » commis par la France réalisés à partir des archives de l’Armée et de l’Algérie française, si généreusement données à la demande du gouvernement français, le 4 décembre 2007, par l’INA a son homologue algérien l’EPTV. Un 19 mars honoré dernièrement, heureuse coïncidence, par des personnalités de la majorité, notamment par le Ministre de l’éducation nationale Xavier DARCOS – un choix qui lui fit perdre son élection de maire de Périgueux – par Patrick OLLIER, maire de Rueil-Malmaison et compagnon de Mme ALLIOT-MARIE, Ministre de l’Intérieur et de l’Outre-mer. Une date valorisée aussi par le maire socialiste de Valence dans la Drôme qui trouvera prochainement les Français rapatriés dans sa ville pour s’opposer à l’inauguration de sa place du 19 mars 1962. Comme la FNACA les retrouvera lors des expositions qu’elles organisent, plus particulièrement dans les Lycées et Collèges, comme celui de Boulogne sur Gesse (31), pour essayer en vain de faire croire aux Français que le 19 mars 1962 fut réellement la date du retour de la « paix » en Algérie. Une paix qui fit en 7 mois plus de victimes civiles innocentes qu’en 7 ans de « guerre ». En histoire les faits sont têtus et les victimes difficiles à convaincre des bienfaits de leurs bourreaux.

En 1962, le FLN offrait, avec l'aide active et bienveillante de l'Etat français, comme seul choix démocratique aux Français d'Algérie "la valise ou le cercueil". Et ce fut effectivement après la "paix d'Evian" du 19 mars 1962 le cercueil pour 175.000 harkis, pieds-noirs et soldats français selon les chiffres du ministre André SANTINI, ancien Secrétaire d’Etat aux Rapatriés. En 2009, le cours normal de la vie a déjà conduit dans un monde meilleur plus de 500.000 Français rapatriés de toutes origines. Aux 700.000 « rapatriés » restant et à leurs 2 millions de descendants le gouvernement français ne semble vouloir proposer à leur histoire et à leur mémoire, en attendant l’œuvre définitive de la nature, qu’un "cercueil mémoriel", transformant ces « oubliés » de l’Histoire en « vivants-morts » de la Mémoire. Un « génocide mémoriel », suite logique de celui de 1962, qui les « assassinera une nouvelle (et dernière) fois » comme vous l’aviez si justement évoqué le 31 mars 2007 comme l’avait déjà constaté le Maréchal FOCH en affirmant : "les peuples ne perdent la vie que lorsqu'ils perdent la mémoire".

Tous ces faits tangibles sont-ils le fruit du hasard, celui de l’imagination injustement inquiète des Français rapatriés ou la traduction concrète d'une politique déterminée à finir vite avec "ce résidu » qui doit disparaître « par voie d'extinction » mais qui reste encore bien présent. L’Etat français n’a-t-il pour clore ce dossier que la solution initiée par la grande révolution française avec le génocide vendéen ? Le gouvernement français actuel n’a-t-il comme seule politique que celle d’être le complice actif d’un « crime mémoriel » ?

L’AUTRE POLITIQUE : ROMPRE AVEC 50 ANS DE « MENSONGE FRANCAIS ».
LE GOUVERNEMENT DOIT TENIR LES ENGAGEMENTS QUE VOUS AVEZ PRIS ENVERS LES FRANCAIS RAPATRIES QUI VOUS ONT PERMIS D’ETRE ELU.

L’alternative à cette politique mémorielle criminelle n’est-elle pas celle de la « rupture » avec les méthodes de ce passé honteux, déjà condamné par l’Histoire, et que vous préconisiez avec justesse lors de la campagne présidentielle. Une rupture qui ne peut être provoquée que par la reconnaissance de la vérité, comme l’a demandé une nouvelle fois le 7 février dernier lors de la réunion du CNLH, le colonel Aziz MELIANI, Saint-cyrien, ancien officier combattant d’Algérie, maire-adjoint à Strasbourg, président d’une des plus importantes associations de Français musulmans et auteur de l’ouvrage « Le drame des Harkis, la honte de la France » (Ed. Perrin – 1993). En terminant sa brillante allocution : « Pour une politique moderne de la mémoire », le colonel MELIANI lança de nouveau un appel à : « la RECONNAISSANCE OFFICIELLE de la responsabilité de la France dans l’abandon et le massacre des Harkis et leurs familles en 1962, estimé entre 60.000 et 100.000 personnes, conformément à l’engagement de Nicolas SARKOZY, candidat à la Présidentielle. »

Une reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français indispensable, comme le fit en 1995 Jacques CHIRAC pour nos compatriotes juifs et que le Conseil d’Etat vient de confirmer. C’est pourquoi depuis le 22 septembre 1995, cette demande légitime est devenue le premier point de toutes les chartes, motions et synthèses des Associations de Français rapatriés et la première des propositions du premier HCR. Un engagement que Erard CORBIN de MANGOUX, alors votre conseiller rapatriés, nous avait dit être, le 9 juillet 2007, celui qui serait le plus difficile à tenir. Pour un conseiller technique peut-être mais probablement pas pour le Président de la République et les Français pour lesquels « Ensemble tout est possible ! ». Car, selon votre pertinente remarque lors de la campagne présidentielle : « Ou irions-nous si les hommes politiques ne tenaient pas leurs engagements ? » (vidéo disponible).

Une reconnaissance devant être accompagnée de gestes forts comme l’interdiction de toute commémoration du 19 mars 1962, afin de respecter votre engagement d’avril 2007 : « Il n'est pas question que le 19 mars soit une date officielle de commémoration. Il est arrogant de condamner et de mépriser la douleur qui fut la vôtre et celle de vos familles lorsque vous fûtes chassés de vos terres, de vos maisons, et séparés de vos amis. Je le répète, c'est par respect pour vous que je n'accepterai pas que la date officielle de la commémoration des morts de la guerre d'Algérie soit celle d'un cessez- le- feu, qui de surcroît, n'a pas été respecté ». L’application de votre opposition à la commémoration de cette date pour rendre hommage aux victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie, opposition qui était aussi celles de tous vos prédécesseurs Valéry GISCARD D’ESTAING, François MITTERRAND et Jacques CHIRAC, permettrait de clore définitivement ce faux dossier, comme vous le rappeliez durant la campagne présidentielle : «Plusieurs milliers de Harkis ont été massacrés, au mépris des accords d'Evian. En l'absence de plan d'évacuation ou, il faut le dire, de volonté politique, seuls 10% d'entre eux purent s'établir en France entre 1962 et 1968… Le premier devoir c'est la vérité. Ne laissons pas l'oubli recouvrir la mort et les douleurs du passé ».

La guerre civile franco-française d’Algérie se termine réellement, non le 19 mars 1962, mais le 5 juillet 1964, deux ans après l’indépendance officielle de l’Algérie, par une « erreur de ciblage » des services spéciaux français qui tua les innocents Jean-Claude Saint-Aubin, âgé de 21 ans, et de sa jeune fiancée de 19 ans, Dominique Kaydasch (cf. annexe 13). Une date que demande aussi depuis plusieurs années Hugues DALEAU président de l’Union Nationale des Combattants - UNC, car elle marque la fin des « opérations humanitaires » en Algérie, 535 soldats français « morts pour la France » ayant été tués jusqu’à cette date en Algérie dans des actions de guerre en contribuant à sauver des vies dans des missions à ce jour inconnues (cf. annexe 14).

L’attribution de la mention « Morts pour la France » à toutes les victimes civiles des attentats terroristes du FLN et de la répression de l’Etat français, selon votre engagement de campagne présidentielle : «Je souhaite que les victimes françaises innocentes de cette guerre, jusqu'à l'indépendance, et je pense tout particulièrement aux victimes du 26 mars, se voient reconnaître la qualité de morts pour la France et que leurs noms figurent sur une stèle officielle afin que personne n’oublie ces épisodes douloureux » et que vous avez complété en déclarant : « Vous m'avez demandé de me prononcer sur les réparations dues aux victimes. Je vous confirme qu'outre la mémoire due aux « disparus », je souhaite que les victimes françaises innocentes de cette guerre, jusqu'à l'indépendance, se voient reconnaître la qualité de « morts pour la France » et que leurs noms figurent sur une stèle officielle afin que personne n’oublie ces épisodes douloureux ».

L’attribution de la Légion d’Honneur aux victimes ayant survécu aux actes terroristes du FLN en Algérie et à tous les Harkis ou à leur veuves de la première génération. Le Président syrien Bachir el Assad, que le gouvernement français a accueilli avec honneur le 14 juillet dernier et lors de la rencontre pour l’Union de la Méditerranée qui a précédé notre fête nationale, vient de remettre à la poseuse de bombe du Milk-Bar Djamila BOUHIREB, la plus haute distinction de son pays pour son action de « combattante de la liberté durant la guerre de libération contre le colonialisme » en Algérie. Le Président syrien, dont le pays est signataire de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, ignore probablement que les crimes terroristes contre les civils sont considérés comme des « crimes contre l’Humanité » en droit international. Ne serait-il pas envisageable, pour le lui rappeler, que vous remettiez la Légion d’Honneur aux victimes de ces « porteuses de mort », comme Nicole GUIRAUD mutilée à vie à l’âge de 10 ans par cette « héroïne » algérienne « porteuse de feu » déjà honorée par la chaîne publique française FR3 en 2008 ? Ces victimes ne doivent-elles pas bénéficier de la compassion des plus hautes autorités de la France, patrie des Droits de l’Homme, comme le mérite aussi les Harkis et leurs veuves de la première génération, avant que la nature ne fasse son oeuvre par « voie d’extinction » ?

La création du Mémorial de la France d'Outre-mer de Marseille selon votre vœu : « Il est temps que le Mémorial de la France d’Outre-mer à Marseille voit le jour. Le Mémorial devra être inauguré en 2009 et les associations de rapatriés ont vocation à participer au comité de pilotage ». Compte tenu des difficultés rencontrées depuis deux décennies par Michel GAUDIN, ne serait-il pas plus judicieux de créer ce mémorial à Aix-en-Provence, ou le député-maire Mme Maryse JOISSAINS dispose déjà du fond des Archives de la France d’Outre-mer, de la plus belle Maison des Rapatriés, la maison Maréchal Juin, et surtout de la volonté de faire de sa ville celle du Patrimoine culturel des Français d’Afrique du Nord et d’Outre-mer ? N’est-il pas envisageable, en ce qui concerne Marseille, d’intégrer l’Histoire des Français d’Afrique du Nord et d’Outre-mer dans le futur MUCEM ?

En attendant la réalisation prochaine du MUCEM, le retour à sa vocation première du Musée de la France d’Outre-mer Porte Dorée n’est-il pas envisageable ? L’actuel Musée de l’Immigration pourrait intégrer la Fondation de la Mémoire de la Guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie tant attendue selon votre vœu : « Je souhaite la création rapide d'une Fondation pour la mémoire sur la guerre d'Algérie. Les Harkis y ont toute leur place, avec les autres rapatriés. Dirigée par vous et pour vous, cette Fondation aura vocation à mettre en lumière vos histoires, vos cultures, vos richesses ». Les Français d’Algérie ne sont-ils pas en effet aussi en partie des immigrés espagnols, maltais, italiens, allemands, suisses, arméniens, etc., venus en France, l’Algérie étant lors de leur migration aux XIXe et XXe siècles constituée de départements français depuis 1848 ? Cette solution a de nombreux avantages. Montrer qu’une des causes importantes de la « diversité » française d’aujourd’hui tient au rayonnement colonial de la France. Montrer le côté humain et fraternel en rassemblant dans un même lieu les Français des 5 continents d’hier et d’aujourd’hui. Enfin, son aspect peu coûteux, une simple évolution de la scénographie permet en effet une réintégration rapide de l’œuvre française en AFN et Outre-mer comme cela était fait jusqu’en 1965. En redonnant sa vocation initiale au Palais de la Porte Dorée, celle que lui avait donnée le Maréchal Lyautey de vitrine en France de l’œuvre de la plus grande France et de ses populations de toutes origines, le gouvernement réconciliera les Français de toutes origines avec leur véritable Histoire. En regardant objectivement son passé, la France retrouvera sa vocation naturelle, celle d’être porteuse d’espérance.

Le retour en France du Monument aux Morts d’Alger selon votre engagement : « Si je suis élu, je souhaite ouvrir, une souscription nationale pour que soit érigé en France, un monument national qui regroupera les noms de tous ceux venus d'Outre-Mer, quelles que soient leurs origines, leurs religions, leurs provenances, qui ont participé derrière le drapeau français à la construction de notre pays, à sa défense ou à sa libération ». Ce monument a été conçu en France par le grand sculpteur Paul LANDOWSKY, son transport vers l’Algérie s’étant effectué sans difficulté en 1924, son rapatriement à Paris en 2009, avec l’évolution des techniques, devrait s’effectuer sans difficultés. De nombreux monuments d’Algérie ont d’ailleurs été l’objet, dès 1962, d’un rapatriement identique en métropole, dont la très célèbre et imposante statue du Duc d’Aumale, qui fit la célébrité de la Place du Gouvernement d’Alger durant plus d’un siècle, que la ville de Neuilly a accueillie en 1984 ! Avant de le recouvrir d’une chape de béton, le gouvernement algérien avait d’ailleurs proposé au gouvernement de Pierre MESSMER le rapatriement du Monument aux Morts d’Alger. Celui-ci n’avait pas donné suite, ce monument évoquant probablement pour lui de mauvais souvenirs, comme le massacre, le 26 mars 1962, rue d’Isly à Alger de 80 civils par l’armée française sous ses ordres, une semaine exactement après la « paix » d’Evian (vidéo disponible).

L’intégration à l’Historial Charles De Gaulle d’un Mémorial aux victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des Combats du Maroc et de Tunisie permettrait aux Français de se réconcilier avec leur Histoire contemporaine. Le destin comparé du général De Gaulle et de ses victimes devrait servir utilement la France et les Français. En présentant les motivations réelles qui guidèrent le général De Gaulle de libérateur de la France métropolitaine en 1944-45 à celui de « complice d’un crime contre l’Humanité » en 1962, en analysant ses décisions politiques qui changèrent le destin de millions de Français, ce site deviendrait un lieu unique au monde de réflexion politique et humaine. Comment l’action politique du général De Gaulle, s’appuyant à l’origine sur les valeurs de la grandeur française, a-t-elle pu évoluer vers la tromperie, l’abus de confiance, le mensonge, la duplicité, le viol de sa propre Constitution en s’accompagnant de propos racistes ? Comment ses méthodes politiques basées sur le fait accompli, sur des référendums truqués, s’appuyant sur des actions de répression policière d’emprisonnements arbitraires, de tortures et de crimes par des tribunaux d’exception, ont-elles pu s’accomplir dans la Patrie des Droits de l’Homme ? Comment les détours imprévus de sa personnalité le conduisirent-ils, pour imposer sa politique, à accepter de sacrifier des dizaines de milliers de victimes harkis, pieds-noirs et Français de métropole ? Cette réflexion comparative ne serait-elle pas une source riche d’enseignement pour les générations à venir ? N’est-il pas important pour les jeunes Français de comprendre comment un homme seul a pu en quelques années détruire 132 ans de création française et comment, selon son collaborateur Raymond ARON, il fut celui « qui par le verbe transfigura la défaite et camoufla les horreurs » (50 ans de réflexion politique – Mémoires – Julliard). Là aussi cette décision présenterait pour le gouvernement l’avantage de se limiter au coût marginal d’une simple réadaptation scénographique et placerait la France à l’avant-garde de la gestion mémorielle de son Histoire, l’une des plus importantes, des plus riches mais aussi des plus complexes des grandes Nations.

Toutes ces mesures mémorielles s’inscrivant dans la loi définitive de reconnaissance, de réparation et d’indemnisation - dont les aspects financiers sont désormais levés par les décisions du Premier ministre dans le domaine bancaire - solderont définitivement, selon votre expression, la « dette d’honneur » de la Nation envers les Français rapatriés. La crise financière aura au moins permis de montrer les ressources inconnues des finances françaises. En en faisant bénéficier les Français rapatriés et leurs descendants, compte tenu de leur dynamisme reconnu, cela constituera, outre un acte de justice, un incontestable facteur de relance de l’économie française.

Une économie française bouleversée par la crise actuelle, prévue il y a déjà plus de 10 ans par le professeur Maurice ALLAIS, notre seul prix Nobel d’Economie, qui préconisait aussi les moyens de l’éviter. Comme il avait prévu, 47 ans plus tôt, les drames inéluctables auxquels conduisaient les fictifs « accords d’Evian », drames, il est vrai déjà entrevus auparavant par le général De Gaulle lui-même, lorsqu’il déclara à l’occasion de sa conférence de presse radio-télévisée du 23 octobre 1958 : « Quelle hécatombe connaîtrait l’Algérie si nous étions assez stupides et assez lâches pour l’abandonner ! » (vidéo disponible). C’est pourtant ce qu’il fit.

Une rencontre du gouvernement français de ce grand savant, dont l’autorité est reconnue mondialement, ne pourrait-elle pas servir utilement l’avenir de notre Pays ? Nous adressons au Premier ministre un exemplaire « L’Algérie d’Evian », ouvrage prémonitoire du Professeur Maurice ALLAIS paru en juillet 1962, que notre association a eu l’honneur de rééditer en 1999 à l’occasion de l’hommage que lui a rendu la communauté des Français rapatriés au Pavillon Gabriel les 6 et 7 mars 1999 (vidéo disponible), il y a tout juste 10 ans. Un ouvrage dont nous sommes aussi heureux de vous offrir un exemplaire, comme nous l’avons déjà fait à Renaud BACHY.

LA FRANCE, SES VALEURS, SA CULTURE, SA CIVILISATION
UNE ESPERANCE POUR TOUS LES OPPRIMES DU MONDE

La situation inextricable, en apparence, résultant de la politique algérienne du général De Gaulle en 1962, dont vous êtes l’héritier au nom du principe de continuité de l’Etat, a conduit vos Conseillers à opter pour une politique de continuité, apparemment la plus facile et la pratique à court terme, en poursuivant celle appliquée par tous les gouvernements depuis cette période. Dans cette logique de continuité, Henri GUAINO, jeune gaulliste idéaliste, vous a proposé le concept de « la colonisation un système injuste »., Un concept « stupide et lâche » aurait probablement dit le général De Gaulle qui savait reconnaître les mérites de la colonisation pour en avoir été l’un des premiers bénéficiaires (cf. annexe 15). Un concept qui ne résiste pas longtemps à l’analyse historique. La colonisation romaine de la Gaulle en est l’exemple le plus proche des Français. Le gouvernement français va-t-il demander réparation à l’Italie pour les quatre siècles d’occupation romaine dont sont sortis les fondements de la civilisation française ? Le professeur Maurice ALLAIS, comme le professeur Jacques MARSEILLE, ont souvent pris en référence cet exemple historique incontestable pour démontrer l’absurdité de cette approche reniant le passé, donc sans avenir. Jacques CHIRAC, lui-même, avait vu les limites de cette stratégie de la continuité en reconnaissant dès 1991 la responsabilité des gouvernements successifs dans la politique « harkie » et en engageant résolument, comme il l’avait fait pour nos compatriotes juifs, la France dans la voie de la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français dans l’abandon et le massacre des Harkis en 1962. Une voie tracée par la reconnaissance des actes de « barbarie » dont ils ont été les victimes, la pérennisation de la Journée nationale d’Hommage aux Harkis et le vote de la loi du 23 février 2005. C’est ce qu’avait ressenti, avec finesse, Jean-Marie COLOMBANI dans son éditorial du Monde du 12 novembre 1996. Après avoir évoqué la reconnaissance par le Président de la République le 16 juillet 1995 de la responsabilité de l’Etat français dans la persécution des juifs entre 1940 et 1944, le Président du Monde mis en parallèle le sort de « tous ceux qui ont souffert par l’Algérie : Français rapatriés, « harkis », musulmans engagés auprès de la puissance coloniale et abandonnés à la vindicte des nationalistes ou installés en France sans parvenir à s’insérer dans la société », et conclut son article : « Il reviendra peut-être au successeur de Jacques Chirac, issu de la génération suivante, de faire la clarté sur les responsabilité des uns et des autres » (cf. annexe 16).

« Il y a une arme plus terrible que la calomnie, c’est la vérité. » soulignait déjà, avec un réalisme conforté d’une expérience exceptionnelle, le prince de Talleyrand, ce grand homme politique que Napoléon considérait, malgré ses « trahisons », comme l’un des deux seuls hommes d’Etat de son règne.

La colonisation : un phénomène historique ancêtre de la mondialisation. Le rétablissement de la grande aventure coloniale française dans son contexte historique et sa réalité humaine, dans tous ses aspects économiques et culturels, tels qu’ils ont été enseignés aux Français sous les IIIe et IVe République (la France aurait-elle pu tromper ses enfants durant plus d’un siècle ?) et vécus par les populations qui se sacrifièrent pour libérer la « mère Patrie » menacée en 1870, 1914-18 et 1939-45, ne permettrait-il pas de retrouver cette « espérance trahie » en 1960 comme le soulignait Jacques SOUSTELLE, ce Français libre de la première heure (carte N°19) ? La France et les anciens pays sous sa souveraineté ne doivent-ils pas suivre la voie tracée par le Maroc, le Sénégal ou le Congo Brazzaville qui ne vivent pas la colonisation française comme une « faute et un crime » mais comme un moment fort de notre histoire commune. Le Maréchal Lyautey est honoré par les Marocains comme le père du Maroc moderne, le général Salan est traité par les Sénégalais comme le héros ayant conduit nos tirailleurs sénégalais à la victoire contre les nazis et Savorgnan de Brazza par les Congolais comme leur libérateur de l’esclavage et autres pratiques cruelles ancestrales.

Qui dressera, en contrepartie, le lourd bilan économique mais surtout humain de la décolonisation, cette brève période de l’histoire mondiale qui a fait en cinquante ans par ses destructions, ses massacres, ses disparitions, ses génocides, ses guerres civiles et tribales, ses famines, ses déplacements massifs de populations, ses épurations ethniques, ses exodes … dix fois, vingt fois, cent fois peut-être plus de morts que cinq siècles de colonisation française? Il aura fallu plus de trente ans pour que le premier procès des Khmers rouges (2 à 3 millions de morts) - ces enfants de l’idéologie communiste, la plus meurtrière de l’Histoire de l’Humanité avec ses 100 Millions de morts - s’ouvre sous l’égide de la Cour pénale internationale. Un Cambodge qui était considéré, durant la courte présence française, comme une des perles de notre Empire par sa douceur de vivre et celle de ses habitants.

La plus grande France, une réalité humaine et économique actuelle. L’héritage collectif bien vivant de la colonisation, c’est en premier lieu la Francophonie, avec ses 150 millions de francophones sur les cinq continents, symbole du rayonnement de la culture française et de l’amour de la France pour de nombreuses populations. C’est aussi une nationalité pour des millions de personnes dans le monde. Une nationalité qui fut une espérance lorsque le général De Gaulle lançait le slogan « TOUS FRANCAIS » aux bons jours de 1958, parce qu’il avait besoin des voix des « 10 millions de Français d’Algérie à part entière» pour retrouver le pouvoir. Une France qui comptait en novembre 1958, 48 députés Français musulmans aux côtés de leurs collègues africains et malgaches dans une Assemblée nationale présidée en grande tenue par le Bachaga BOUALAM, sans que cela étonne ou ne choque personne.

Une Assemblée où siégeaient Léon M’BA, Félix HOUPHOUET BOIGNY, Léopold SENGHOR et aussi Aimé CESAIRE, et un Sénat dont le Président était Gaston MONNERVILLE, des élus issus de la « diversité » coloniale et de l’égalité républicaine des écoles de « la plus grande France ». Une plus grande France qui existe encore, les « confettis » de l’Empire faisant de notre Pays, grâce à la colonisation, la deuxième puissance maritime du monde avec 11 millions de km2 de fonds sous-marins.

La France une culture exceptionnelle dans la civilisation européenne de liberté. Tout le monde n’a pas la chance d’avoir la nationalité française et ceux qui s’estiment insatisfaits ont la liberté d’en changer, même provisoirement comme l’algérien-français Hervé BOURGES. Ils peuvent même opter pour une autre culture et même une civilisation s’ils le souhaitent. Peu semble le faire alors que beaucoup souhaiterait acquérir la nationalité française pour ce quelle représente, en dehors des avantages purement matériels. Mais est-ce nécessaire de le rappeler au Premier des Français auquel « La France a tout donné » ?

Les vieux Etats-Nations, issus jusqu’au XXe siècle du principe « du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » ne doivent-ils pas, avec l’accélération des échanges, l’explosion des moyens de communications, la facilité des transports donc celle des migrations, chercher un principe plus ouvert et plus généreux permettant à des Nations, comme la France, recomposées en partie de « diversités » récentes de toutes origines de bien vivre ensemble. Vivre en harmonie sans se déchirer par l’exploitation, bien souvent à des fins d’intérêt personnel, de leurs différences culturelles d’origine en bafouant les principes des Droits de l’Homme qui constituent les fondements des démocraties modernes.

Le principe des nationalités issu de cette période, qui engendra bien des drames fratricides européens, ne doit-il pas évoluer vers un concept humain plus général de liberté l’englobant pour offrir à chaque individu un espace de liberté dans lequel il désire vivre et s’épanouir avec sa famille et ses proches ? Ce choix de société ne se résume-t-il pas aujourd’hui à celui pour chaque personne de pouvoir choisir la civilisation qui lui convient le mieux. Ce choix se traduit par le concept de « civilisationisme », intégrant celui du nationalisme du XIXe siècle, qui consiste à donner à tout individu, quelle que soit son origine et sa nationalité, la liberté de choisir la civilisation dans laquelle il souhaite vivre et s’épanouir. Une approche que vous avez esquissée dans vos vœux à la Nation fin décembre 2007. Et que le Bachaga Saïd BOUALAM exprimait déjà clairement en 1964 en affirmant : « C’est de nouveau l’espoir de la fraternité et de la justice. C’est le même espoir qui submergea la très brève Algérie française. Cet espoir est maintenant dans l’Europe, et nous autres, les Africains exilés de la terre d’Algérie, nous sommes disponibles. Mes Harkis et moi, nous répondons présents ». (L’Esprit Public – 1964).

Le gouvernement français d’alors ne l’a pas écouté. Le gouvernement actuel saura-t-il entendre le même appel des Harkis, de leurs enfants et petits-enfants et celui de millions d’orphelins de la France déjà sur notre sol ou dans le monde ?

UNE SOLUTION FINALE QUI VOUS APPARTIENT

Ne faudrait-il pas inviter le Premier ministre et son gouvernement à mettre dès maintenant en œuvre vos engagements les plus solennels envers les Harkis et les Français rapatriés ? Des engagements que tous vos collaborateurs ont annoncé qu’ils seront tenus, sans pouvoir en préciser la date. Vingt mois après votre brillante élection, cette incertitude, si elle se prolonge encore, ne risque-t-elle pas de faire perdre aux Français rapatriés toute confiance et, par-là, à la majorité actuelle les élections à venir ?

C’était déjà l’objet du premier message que nous vous avons adressé dans Le Monde du 25 septembre 2008 à l’occasion de la Journée nationale d’Hommage aux Harkis (cf. annexe 17). Ce sera l’objet de la deuxième annonce qui paraîtra prochainement dans le quotidien Le Figaro du 17 mars 2009 pour rappeler votre opposition à toute commémoration du 19 mars 1962, comme celle des familles des victimes de ce « crime d’Etat » soutenues par tous les Français rapatriés et leurs amis.

Regroupés dans la campagne nationale « 2008 – 2012 : Vérité et Justice pour les Français rapatriés », nos compatriotes attendent les prochaines décisions du gouvernement en espérant qu’ils ne seront pas obligés, comme pour les régionales de 2000 d’utiliser, dès l’élection européenne de 2009, leur propre bulletin de vote, « faussant » ainsi les résultats démocratiques comme nous l’avait écrit Mme Michèle ALLIOT-MARIE, alors Présidente du RPR (cf. annexe 18), confirmant ainsi, mieux qu’un sondage, la réalité du vote « rapatriés ». Un vote qui se trouvera amplifié par le « réseau » Internet des centaines d’associations et amicales de Français rapatriés Harkis, Pieds-noirs et leurs nombreux amis de France, des DOM-TOM et de l’étranger, la « diaspora » rapatriée étant répartie, du fait de l’exode de 1962 dans le monde entier. Un vote qui risque de peser sur les résultats, par la force et la cohérence du besoin de Vérité et de Justice qui animent tous les Français rapatriés. Un vote qui peut s’avérer plus important que les estimations des meilleurs politologues qui ne disposent pas encore de résultats fiables sur l’influence réelle d’Internet. Si le Premier ministre confirme la politique de son gouvernement à leur égard, restant fidèle au principe gaulliste « Le gouvernement français ne traite les Français qu’en fonction des services qu’il attend d’eux » (Général De Gaulle, « Mémoires d’Espoir » - 1959), ne risque-t-il pas de conduire l’actuelle « majorité visible » à devenir rapidement une « minorité invisible » ?

La France a souvent connu des périodes difficiles. Mais sa première richesse, restent les Français, leur génie, leur savoir-faire, leur intelligence et leur capacité à s’adapter et à sortir des situations les plus difficiles. L’Histoire nous montre qu’il y a toujours eu des Français de toutes origines capables de relever les défis des temps difficiles. L’Histoire nous enseigne qu’ils ont été parfois peu nombreux mais, qu’en général, ils ont souvent réussi. C’est probablement pour cela que notre Pays bénéficie de cette d’attraction due à son Histoire plus que millénaire, à sa culture exceptionnelle, à sa civilisation européenne et à ses valeurs, parfois contradictoires, mais qui représentent aux yeux des plus déshérités du monde comme des intellectuels les plus exigeants, une espérance dépassant leurs origines culturelles et ethniques. L’élégance, la qualité, le bon goût et l’art de vivre français restent, malgré les vicissitudes présentes, les marques essentielles de notre Pays, et les raisons du profond amour qu’il a suscité dans les temps passés comme aujourd’hui. Un amour allant parfois jusqu’au sacrifice suprême comme a su si bien le traduire pour ses Harkis et pour lui-même le Bachaga Saïd BOUALAM dans ses ouvrages « Mon Pays la France » (France-Empire, 1962) et « Les Harkis au service de la France » (France-Empire, 1963). Qui mieux, en effet, que les Harkis et les « Français musulmans » qui, sans se renier, sont devenus de vrais Français, souvent par le sang versé, mais surtout par leur amour de la France et de ses valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité comme le leur avait, avec sagesse, conseillé ce grand ami de la France, qui fut auparavant son ennemi le plus acharné, l’Emir ABD-EL-KADDER qui écrivait au maire d’Amboise en 1857 : « Nous devons nous regarder aujourd’hui comme Français, par l’amitié et l’affection qu’on nous témoigne ».

Après André SANTINI et la ville d’Issy-les-Moulineaux le 25 septembre dernier, les Anciens Combattants de Neuilly aujourd’hui 7 mars 2009, présente une exposition en hommage au Bachaga BOUALAM et rendent hommage à l’œuvre de paix des Officiers SAS et de leurs harkis en Algérie. Un geste qui trouverait toute sa dimension si le Premier des Français décidait de s’y associer en témoignant aussi la reconnaissance de la Nation à ce grand Français de la plus grande France qui, avec bien d’autres, a été l’exemple concret d’une intégration républicaine réussie d’un Français issu de nos « diversités » coloniales, malgré les engagements les plus solennels non tenus à son égard par les plus hautes autorités de l’Etat.

Nous vous prions d’excuser cette lettre un peu longue, nous vous écrivons au nom des dizaines de milliers de Français qui ont soutenu et soutiennent notre action depuis 28 ans. Notre association a durant cette période contribué par ses nombreux compte rendus, rapports, lettres et propositions à faire évoluer la vision de l’Etat et des Français sur la situation de nos compatriotes. Elle continuera à poursuivre son unique but : rendre justice à l’œuvre de la France en Afrique du Nord et Outre-mer, et aux Français de toutes origines qui l’ont accomplie. Elle poursuivra son action, comme le feront aussi, soyez en sûr, nos enfants et petits-enfants car il s’agit d’une question de dignité personnelle et familiale tout autant que celle de l’avenir de générations de Français à venir. Les manifestations de Valence et de Boulogne de Gesse sont toutes deux animées par des « jeunes pieds-noirs » nés en France métropolitaine après l’exode de 1962. Au-delà de la perte de la terre qui nous a vu naître et que nos aînés avaient fécondée, les femmes et hommes libres que nous représentons ne peuvent pas rester passifs en voyant chaque jour la mémoire de ceux qui leurs sont chers, et qui ne sont plus là pour se défendre, bafouées au nom de raisons politiques ou économiques à court terme.

Si le gouvernement maintient sa politique, trois millions de Français rapatriés et leurs descendants n’ayant plus rien à perdre auront tout à gagner à exprimer publiquement leurs sentiments.

Restant à votre disposition et celle de vos nouveaux collaborateurs pour le dossier rapatriés.

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de notre très haute considération.

Bernard COLL - Secrétaire général de Jeune Pied-Noir.
35 ans d’action continue au service des Harkis et Pieds-noirs,
Co-auteur avec Mme Taouès TITRAOUI, membre du Haut Conseil des Rapatriés, élue locale,
Du « LIVRE DES HARKIS » (Editions JPN – 1991)

Pièces jointes :
- Annexes mentionnées dans la lettre
- Liste des personnalités pouvant vous apporter directement leur témoignage sur le contenu de cette lettre.
- Liste partielles des conférences, notes, rapports, courriers fournis par JPN durant ces dernières années.

Copie aux :
- Personnalités et responsables cités dans la lettre.
- Associations de Français rapatriés Harkis, Pieds-Noirs et d’Anciens Combattants
- Aux Parlementaires, Elus et Médias concernés par le dossier « rapatriés ».

Livre offert : « L’Algérie d’Evian » du Professeur Maurice ALLAIS, Prix Nobel d’Economie.

-------------------------------------------------------- PERSONNALITES ------------------------------------------------------

LETTRE DE JEUNE PIED-NOIR AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Samedi 7 mars 2009

ANNEXE DE LA LETTRE COMPLETE (27 ANNEXES)

ANNEXE N° A

A LA LETTRE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Liste partielle des Personnalités pouvant témoigner sur les faits cités dans ce courrier.

- Jean-Paul ALDUY, sénateur, auteur avec les sénateurs RETAILLEAU et PEYRAT de l’amendement du 16 décembre 2004 demandant l’intégration dans la loi du 23 février 2005 de la reconnaissance par « la Nation de la responsabilité de l’Etat Français dans les massacres, enlèvements, et disparitions postérieurs à la date du 19 mars 1962 des civiles européens, des militaires et des civils harkis et leurs familles engagés à ses côtés ». Sa ville de Perpignan accueille le Mur des Disparus en Algérie, conçu par le Cercle Algérianiste de Perpignan et les familles de disparus, inauguré fin 2007 en présence de 7000 Français rapatriés et d’Alain MARLEIX (cf. annexe 19, vidéo disponible).

- Professeur Maurice ALLAIS, prix Nobel d’Economie. Dès avril 1962, le professeur Maurice Allais dénonça courageusement par ses articles dans le journal Combat, le « génocide » les Français d’Algérie de toutes origines auxquels conduisaient inéluctablement les accords fictifs d’Evian. En juillet 1962, paraît son ouvrage « L’Algérie d’Evian » synthèse de ses articles, qui a été réédité en 1999 par JPN à l’occasion de l’hommage rendu les 6 et 7 mars 1999 par les Français rapatriés au Professeur Maurice ALLAIS au Pavillon Gabriel à Paris (vidéo disponible).

- Mme Michèle ALLIOT-MARIE, Comme responsable nationale du RPR, Mme Alliot-Marie reconnut l’impact du vote « rapatriés » lors des élections régionales de 2000 (cf.annexe 18). Ministre de la Défense, Mme Alliot-Marie a inauguré à l’Hôtel national des Invalides le 25 septembre 2003, en présence du Ministre des anciens combattants, Hamlaoui MEKACHERA, l’exposition « Harkis, Soldats de la France, Soldats de l’Armée d’Afrique », conçue par Jeune Pied-Noir avec l’aide de la MIR et de la DMPA (vidéo disponible).

- Me Emmanuel ALTIT est, avec Me Philippe REULET (†), l’avocat des 9 Harkis du CNLH et des 43 familles de disparus, soutenues par JPN, qui déposèrent les plaintes pour « crimes contre l’Humanité » en août 2001 et mars et juillet 2002 (cf annexe 4, vidéo disponible). Spécialiste international en droit humanitaire, il a été l’un des trois avocats ayant permis en juillet 2007 la libération des infirmières bulgares détenues en Libye par le colonel KADAFI.

- Boussad AZNI, fils de harki, défenseur de la cause harkie depuis la révolte du camp de Biais en 1975, Président du Comité National de Liaison des Harkis lors de la plainte pour « crime contre l’Humanité » déposée par 9 Harkis en août 2001 (cf annexe 4, vidéo disponible), Conseiller du Secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants Jean-Marie BOCKEL, Boussad AZNI est aussi l’auteur du livre « Harkis : un crime d’Etat – Généalogie d’un abandon » (Editions Ramsay - 2002 et Ed. j’ai lu – 2002) pour lequel JPN a fourni de nombreux dossiers.

- Georges-Marc BENAMOU, écrivain et journaliste, Conseiller à la Présidence de la République, auteur de l’ouvrage « Un mensonge français » (Robert Laffont – 2003), pour lequel JPN a fourni de nombreux dossiers, et de l’article de Paris-Match du 30 octobre 2003 dans lequel il accuse ouvertement le général De Gaulle d’être « le complice de crime contre l’Humanité » (cf. annexe 11).

- Dominique BAUDIS, ancien ministre, ancien maire de Toulouse dont le père Pierre Baudis fut l’un des grands maires de France qui se préoccupa en 1962 de l’accueil des Français rapatriés abandonnés par l’Etat. Dominique Baudis fut l’un des premiers maires de France à soutenir dès 1986 la campagne « Hommage aux Harkis » et à réaliser une cérémonie « Hommage aux Harkis » en 1987 dans sa ville. Il est l’une des nombreuses personnalités qui demandent la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français dans l’abandon et le massacre des Harkis (cf annexe 20).

- Maurice BENASSAYAG, ancien Secrétaire d’Etat aux Rapatriés, a été l’organisateur de la première cérémonie nationale en « Hommage aux Harkis » le 9 décembre 1989 dans la cour de l’Hôtel national des Invalides lors de la sortie du timbre « Hommage aux Harkis », dont JPN est le concepteur, vendu à 11,5 millions d’exemplaires. A cette occasion, notre association a tenu le bureau premier jour au ministère de la Santé. Maurice Benassayag est co-auteur avec André SANTINI de l’article paru dans le Figaro du 15 juin 2000 demandant pour la première fois publiquement la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français dans l’abandon et le massacre des Harkis après le 19 mars 1962 (cf. annexe 22).

- Jean-Marie BOCKEL, comme maire socialiste de Mulhouse, a accueilli et présidé en 1992 une cérémonie « Hommage aux Harkis » organisée par les Harkis et leurs enfants de sa ville et JPN, en présence du colonel Aziz MELIANI. A cette occasion, Jean-Marie BOCKEL raconta comment les membres de sa famille installés en Algérie à la suite de la guerre de 1870, accueillirent durant la seconde guerre mondiale ses parents chassés d’Alsace par les nazis. Jean-Marie BOCKEL a voté le 19 janvier 2002 en faveur de la loi d’officialisation du 19 mars 1962.

- Patrick BUISSON, journaliste et écrivain, Conseiller à la Présidence de la République, auteur des « plus beaux textes de l’Algérie française » publiés dans l’album « OAS, Histoire de la résistance française en Algérie » de l’historien Pascal GAUCHON (Editions JPN – 1991).

- Erard CORBIN de MANGOUX, préfet, Conseiller « rapatriés » à la Présidence de la République, auquel notre association a remis le 29 juillet 2007, à sa demande, un rapport de 13 pages et 30 annexes proposant une démarche permettant de tenir votre engagement de reconnaître la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français dans l’abandon et le massacre des Harkis. Il fut, selon ses propos, l’un des rédacteurs, avec Renaud BACHY, du projet du discours du 5 décembre 2007 qui contenait cet engagement qui fut retiré par Henri GUAINO dans l’avion vous ramenant d’Algérie en France, sous prétexte que le coût économique de 42 milliards d’euros répondant à la réparation et d’indemnisation des préjudices moraux et matériels ne pouvaient être assumé par le gouvernement. Une reconnaissance de la responsabilité de l’Etat annoncée le 5 décembre 2007 par tous les médias, à la suite des flashs d’Europe 1 de 6h30 et 8h du matin, comme étant un des points de votre discours aux Français rapatriés réunis le soir à l’Elysée (vidéo disponible).

- Serge DASSAULT, Industriel, maire-sénateur, dès son élection comme maire a débaptisé en mai 1997 la place « 19 mars 1962 – Fin de la guerre d’Algérie» inaugurée par les communistes de sa ville de Corbeil (91).

- Patrick DEVEDJIAN, Secrétaire général de l’UMP, député, dès son élection a débaptisé la place « 19 mars 1962 – Fin de la guerre d’Algérie» inaugurée par les communistes dans sa ville d’Antony (92).

- Philippe DOUSTE- BLAZY, ministre, il est l’initiateur, avec le député-maire d’Antibes Jean LEONETTI, de la loi du 23 février 2005. Il est aussi l’auteur d’un article censuré « in extremis » dans le Figaro de 25 septembre 2002, dans lequel il lançait un appel pour la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français. Jeune Pied-Noir dispose du texte original non censuré signé du ministre.

- Marc DUBOURDIEU, Président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés de 2003 à 2005. A présidé le seul dîner-débat organisé en octobre 2004 au Sénat par notre Association en présence des principaux responsables rapatriés lors de la préparation de la loi du 23 février 2005. A permis en 2003, la création par JPN avec le concours de la DMPA, de l’exposition « Harkis, Soldats de la France, soldats de l’Armée d’Afrique », inaugurée par Mme ALLIOT-MARIE en compagnie de Hamlaoui MEKACHERA et l’organisation, en 2004, de la première « Rencontre des écrivains de ma mémoire harkie », conçue et organisée par Jeune Pied-Noir (cf. annexes).

- Guy FORZY, Délégué interministériel aux Rapatriés de 1995 à 1997. Il remit en main propre au Président de la République Jacques CHIRAC le message signé le 22 septembre 1995 par les Associations de Français rapatriés réunies au Sénat sous la présidence du ministre Jacques Augarde, en présence du ministre Roger ROMANI lui demandant de reconnaître la responsabilité de l’Etat français dans les massacres, l’assassinat et les disparitions survenus en Algérie après le 19 mars 1962 (cf. annexe 3). Guy FORZY est l’auteur de l’ouvrage « Ça aussi c’était De Gaulle » dans lequel il présente la face cachée des actions de l’illustre général.

- Nicole GUEDJ, Secrétaire d’Etat aux droits des victimes, elle reçut en janvier 2005, à la demande de JPN, six familles de Français disparus en Algérie qu’elle écouta avec attention et émotion. A la fin de cet entretien, elle déclara : « les victimes d’hier doivent être traitées comme celles d’aujourd’hui ». Quelques mois après elle quittait son poste.

- Gérard LONGUET, ancien Ministre, soutien dès son origine en 1986 de la campagne nationale « Hommage aux Harkis », a été lors du grand rassemblement des Pieds-noirs à Nice en 1987 à l’origine de l’inscription au programme philatélique, à la demande de JPN, du timbre « Hommage aux Harkis » paru le 9 décembre 1989 et vendu à 11,5 millions d’exemplaires.

- Enrico MACIAS, chanteur compositeur, il a soutenu dès son origine en 1986 la campagne nationale « Hommage aux Harkis » et a toujours témoigné sa solidarité à ses frères Harkis et à leurs enfants en participant aux cérémonies et rencontres organisées par JPN lorsque son emploi du temps le lui permettait.

- Alain MADELIN, ancien ministre, candidat à la présidentielle de 2002, soutien dès son origine en 1986 de la campagne nationale « Hommage aux Harkis », auteur lors de l’élection présidentielle de 2002 d’un appel pour la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français dans les drames qui suivirent le 19 mars 1962 (cf. annexes).

- Hamlaoui MEKACHERA : ancien Ministre délégué des Anciens Combattants, fut comme président du Conseil National des Français Musulmans, l’un des animateurs de l’action contre la loi du 19 janvier 2002 cherchant à officialiser le 19 mars 1962. Soutien de la campagne nationale « Hommage aux Harkis », il inaugura le 25 septembre 2003 à l’Hôtel national des Invalides, avec Mme Alliot-Marie, l’exposition « Harkis, Soldats de la France, Soldats de l’Armée d’Afrique », conçue par Jeune Pied-Noir, et le 25 septembre 2004 l’exposition « Les écrivains de la mémoire harkie » réalisée par JPN (cf. annexes)

- Colonel Aziz MELIANI, officier français, saint-cyrien, auteur du livre «Le drame des Harkis, la honte de la France» (Ed. Perrin 1993). A de nombreuses reprises, il a témoigné publiquement de l’abandon et du massacre des Harkis dont il fut un témoin. Le colonel Méliani est l’auteur de l’appel le 7 février 2009, lors de la réunion du CNLH, demandant à l’Etat de reconnaître la responsabilité de la France dans les drames qui suivirent la « paix » d’Evian du 19 mars 1962 en Algérie.

- Patrick POIVRE D’ARVOR, journaliste, écrivain et homme de télévision. Le 14 juillet 2001, il demanda au Président Jacques CHIRAC quel était son sentiment à la suite des insultes proférées envers les Harkis par le Président algérien lors de sa visite en France. Le Président de la République annonça alors qu’il avait décidé de créer une Journée d’Hommage aux Harkis le 25 septembre 2001. Comme responsable de journaux télévisés, il accepta de présenter de nombreux reportages sur les Harkis et les disparus en Algérie qui contribuèrent à une prise de conscience de l’opinion publique française. En 1993, il accueillit le colonel Aziz MELIANI à l’occasion de la sortie de son livre « Le drame des Harkis, la honte de la France» dans son émission Ex-libris (vidéo disponible).

- Christian PONCELET, sénateur, fut le premier Président du Sénat depuis 1962 à recevoir le 8 juillet 2003, 8 familles de disparus en Algérie pour leur témoigner sa solidarité et de sa compassion.

- Jean-Pierre RAFFARIN, sénateur, ancien Premier ministre, créateur du premier Haut Conseil des Rapatriés, est à l’origine de la loi du 23 février 2005 dont l’article 2 reconnaît la réalité des massacres et des assassinats qui ont été commis en Algérie « en violation des accords d’Evian du 19 mars 1962 ».

- Roger ROMANI, sénateur, ancien ministre et Secrétaire d’Etat aux Rapatriés. Il présidait la réunion du 22 septembre 1995 au Sénat au cours de laquelle fut remis à Guy FORZY, alors Délégué interministériel aux Rapatriés, le message destiné au Chef de l’Etat des associations nationales de Français rapatriés réunies sous la présidence de l’ancien ministre Jacques AUGARDE (cf. annexes 3).

- André SANTINI, maire-ministre, ancien secrétaire d’Etat aux Rapatriés de 1986-87, fut, dès 1986, l’un des premiers soutiens de la campagne nationale de solidarité française « Hommage aux Harkis » lancée par Jeune Pied-noir en 1985. Il est l’auteur, en 1987, de la première loi de réparation et de reconnaissance de la Nation envers les Harkis. Il est le premier homme politique en exercice à avoir publiquement demandé « pardon » aux Harkis et à avoir exprimé, avec Maurice BENASSAYAG, dans leur article commun du Figaro du 15 juin 2000 la nécessité d’une reconnaissance officielle de la responsabilité de l’Etat français dans l’abandon et le massacre des Harkis(cf. annexes 22). A sa demande, depuis 2005, chaque 25 septembre, notre association participe à la journée d’Hommage aux Harkis de la ville d’Issy-les-Moulineaux en organisant un événement original sur ce thème.

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ANNEXE B

LETTRE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DU 7 MARS 2009

Liste des annexes mentionnées dans la lettre


1 - Note GSM 25 du 10 juillet 1962

2 - Article « Harkis : un crime d’Etat » de Michel Tubiana dans Libération du 10 septembre 2001

3 – Message des Associations de Français rapatriés du 22 septembre 1995 au Président de la République, remise en main propre par Guy FORZY à Jacques CHIRAC et lettre d’André SANTINI du 1er avril 1996

4 – Plainte pour crime contre l’Humanité de 9 harkis du CNLH du 28 août 2001 et plaintes pour crime contre l’Humanité de 43 familles de disparus les 13 mars et 8 juillet 2002

5 – « Ce résidu disparaîtra par voie d’extinction » - Note sur les Harkis de Biais du 1 octobre 1963

6 – Lettre de Y. KODDERITZSCH au Premier ministre – 16 décembre 2008

7 – Lettre de Renaud BACHY à JPN du 6 février 2009

8 – Pétition adressée à F. Léotard puis à P. Douste-Blazy au sujet du Palais Lyautey 1986

9 – Lettre de JPN à Jacques TOUBON au sujet de son « geste » du 19 octobre 2002 envers les Harkis.

10 – Lettre de Jean-Pierre RIOUX annonçant la fin du Mémorial de Marseille du janvier 2009 et article de Libération de Jean-Pierre RIOUX du janvier 2009

11 - Article de Georges-Marc BENAMOU accusant De Gaulle avoir été complice d’un crime d’Etat (Paris-Match – 30 octobre 2003 N°2841)

12 – Publicité sur le livre OAS de Pascal GAUCHON avec les plus beaux textes de l’Algérie française de Patrick BUISSON, édité par Jeune Pied-Noir en 1984

13 – Documents de presse sur l’affaire Saint-Aubin - 1992

14 – Note de l’UNC sur le 4 juillet 1964 – Novembre 1993

15 – De Gaulle et la colonisation de l’Algérie – 18 août 1947

16 – Le Monde – Jean-Marie COLOMBANI 12 novembre 1996

17 – Annonce « Hommage aux Harkis » Le Monde du 25 septembre 2008

18 – Lettre de Madame ALLIOT-MARIE a Jeune Pied-Noir sur l’impact du vote « rapatriés » du
12 octobre 2000

19 – Amendement ALDUY, RETAILLEAU, PEYRAT du 16 décembre 2004

20 – Lettre de Dominique BAUDIS du 15 septembre 2000

21 – Article de DOUSTE-BLAZY dans le Figaro du 25 septembre 2002

22 – Article du Figaro André SANTINI et Maurice BENASSAYAG – 10 juin 2000

23 – Rencontre des écrivains de la mémoire Harkie – 25 septembre 2004

24- Bulletin et tract d’Alain MADELIN demandant la reconnaissance officielle de l’abandon des Harkis – Election présidentielle de 2002 ;

25 – Manifestation « Hommage aux Harkis » à Issy-les-Moulineaux 2007 et 2008

27 – Annonce « Vérité 19 mars 1962 » à paraître dans le FIGARO du 17 mars 2009

JEUNE PIED-NOIR Le 7 mars 2009
BP 4 - 91570 BIEVRES
Tél: 06 80 21 78 54 - Tél : 01 69 41 01 12
E-mail : jeunepiednoir@wanadoo.fr

COMMUNIQUE DE PRESSE

JEUNE PIED-NOIR

24 septembre 2008

--------------------------------------------------- ENGAGEMENTS -------------------------------------------------------

HOMMAGE AUX HARKIS

"Si je suis élu, je veux reconnaître officiellement la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis et d'autres milliers de "musulmans français" qui lui avaient fait confiance, afin que l'oubli ne les assassine pas une nouvelle fois." - Nicolas SARKOZY, réunion des représentants harkis au siège de campagne de l'UMP - 31 mars 2007.

Monsieur le Président,

Pour que "l'oublie ne les assassine pas une nouvelle fois", tenez les engagements du candidat Nicolas Sarlozy envers les Harkis !

10 août 2008

VIDEO EN EXCLUSIVITE JEUNE PIED-NOIR - SUR DEMANDE

Extrait de la déclaration de Nicolas SARKOZY devant les représentants de la communauté harkis

le 31 mars 2007 au siège de campagne de l'UMP N. Sarkozy s'engage devant les Harkis

( Sur demande : Taille 9Mo - durée du téléchargement 50 s)

Voir aussi la rubrique "engagements" dans "Les attentes des Français rapatriés"

--------------------- 64e ANNIVERSAIRE DU DEBARQUEMENT DE PROVENCE -------------------

Ve REPUBLIQUE : 50 ANS DE MENSONGES FRANCAIS !

PRESIDENT DE LA REPULIQUE

ALLOCUTION DE M. LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
- 64ème anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945 -

Dimanche 10 mai 2009

La Nartelle (Var) – Vendredi 8 mai 2009

8 mai 2009 : l'hommage de Sarkozy aux combattants africains. Un "oubli" : les Français d’Algérie !

Monsieur le Premier Ministre

Monsieur le Président du Sénat,

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Messieurs les Ministres,

Mesdames et Messieurs les parlementaires,

Monsieur le Président du Conseil Régional,

Monsieur le Président du Conseil Général,

Monsieur le Maire de Sainte-Maxime,

Mesdames et Messieurs les élus,

Nous voici donc réunis en ce 8 mai pour commémorer la fin de la 2è Guerre Mondiale.

C’est l’occasion pour chacun d’entre nous de nous souvenir une fois encore de ce qu’après tant de sang, tant de larmes, tant de douleurs, la paix nous a apporté.

Pendant des siècles, le destin de l’Europe a été scellé par l’esprit de revanche. Pendant des siècles, chaque guerre préparait la suivante, le meurtre appelait le meurtre et la souffrance réclamait la vengeance.

Le 8 mai nous ne célébrons pas seulement la libération de notre patrie, nous ne célébrons pas seulement la victoire sur le nazisme. Le 8 mai nous célébrons aussi une victoire sur nous-mêmes.

Ne rien oublier, mais ne plus haïr : voilà comment ceux qui furent grands dans la guerre furent plus grands encore dans la Paix.

On ne prend la mesure de cette grandeur, qu’en n’oubliant pas nous-mêmes ce qu’ils ont enduré et ce qu’ils ont accompli en se battant au péril de leur vie.

Nous devons haïr la guerre avec son cortège d’horreurs et de souffrances. Nous devons haïr la guerre qui est absurde.

Mais nous devons rendre hommage à ceux auxquels l’engrenage fatal d’une folie meurtrière ne laissa pas d’autre choix que de prendre les armes pour défendre les plus belles valeurs humaines.

Ils avaient le sens de l’honneur.

Ils étaient dignes.

Ils étaient courageux.

Ils étaient généreux.

Ils étaient fraternels.

Ceux de nos compatriotes qui ont fait leur devoir.

Soldats de la France Libre et de l’armée de l’ombre, résistants des maquis, ce furent des héros.

Si j’ai souhaité que cette année la commémoration du 8 mai ait lieu ici, à Sainte-Maxime, c’est pour rendre un hommage particulier à ces héros qui débarquèrent sur les plages, vos plages, ces plages le 15 août 1944.

Ce jour là, à 3h30 du matin les bombardements commencent.

A 4h30 les parachutistes sautent sur Le Muy et l’occupent.

A 5h30 les quatre cents canons de 250 navires de guerre ouvrent le feu sur les positions allemandes.

60 000 hommes s’apprêtent à se ruer entre le Cap Nègre et Saint-Raphaël.

Les troupes de débarquement sont américaines et sont françaises. Et parmi elles, je veux leur rendre un hommage particulier, il y a les Spahis, il y a les Tabors marocains, il y a les tirailleurs sénégalais.

La Résistance les attend. Depuis des semaines elle prépare le jour J avec l’Etat-major allié. Son aide va être décisive.

L’avance est rapide.

Le 17 août, les alliés ont déjà installé une tête de pont de 70 km de long sur 20 de profondeur.

Le 28, c’est Marseille et Toulon qui se trouvent libérés.

250 000 soldats français sont engagés dans ces opérations. Ils formeront avec le renfort de 114 000 FFI, la 1ère Armée française qui, avec de Lattre, libérera l’Alsace et bousculera l’armée allemande jusqu’au Danube.

A ces soldats qui se sont si bien battus le Général de Tassigny, commandant en chef de la 1ère Armée française dira au jour de la Victoire : « vous avez fait votre devoir et parfois plus que votre devoir ».

Le débarquement de Provence ne décide pas de l’issue de la guerre, mais il joue un rôle absolument décisif dans la participation de la France à la victoire finale.

Depuis Bir Hakheim et Koufra jusqu’au Mont Cassin, une poignée de combattants dont les rangs n’ont cessé de grossir pour devenir une armée se sont couverts de gloire sur tous les champs de bataille.

Mais c’est ici, sur les plages de Provence que commence véritablement la reconquête de la France par elle-même. En Normandie mais ce sont les Alliés qui constituent la force principale. En Provence ce sont les troupes françaises qui fournissent l’essentiel de l’effort. Beaucoup d’entre elles se sont battues en Italie. Elles ont reçu les renforts de la division d’infanterie coloniale et de deux divisions blindées.

Les troupes coloniales montrent un courage admirable. Tout le temps qu’ils participeront à l’épopée de la 1ère Armée, ils se battront pour la France comme s’ils se battaient pour leur mère-patrie. Ils ne seront économes ni de leur peine, ni de leur sang. La France n’oubliera jamais leur sacrifice.

Elle n’oubliera jamais, la France, les soldats américains tombés à leurs côtés sur ces plages. Et nous célébrerons le 6 juin leur souvenir avec la visite du Président Obama en France.

La France n’oubliera jamais les soldats alliés couchés sur la terre de Normandie.

La France n’oubliera jamais ses enfants morts pour racheter le déshonneur de la défaite, pour racheter lahonte de la collaboration et pour racheter l’humiliation de la servitude. Ils se battaient pour qu’à leur tour leurs enfants, nous-mêmes, n’aient pas à rougir de ce qu’auraient accompli leurs pères. Ils se battaient pour leur transmettre cette fierté d’être Français que pendant quatre ans la France à leurs yeux avait perdue.

Pour eux, ces combattants, la vraie France, ne pouvait être ailleurs que dans le coeur de ceux qui avaient choisi de se battre pour elle parce que l’idée de l’abaissement de la France leur était absolument insupportable.

En débarquant sur ces plages sous le feu meurtrier de l’ennemi, en incorporant dans leur rang, au fur et à mesure de leur progression, les Forces Françaises de l’Intérieur, en rétablissant partout l’autorité de l’Etat et la souveraineté de la Nation, nos compatriotes étaient davantage que des soldats victorieux : ils étaient la France, la France qui rentrait chez-elle, la France qui retrouvait son honneur et la France qui retrouvait son unité.

Avec le premier soldat français qui met le pied sur le sol provençal, avec le premier char de Leclerc qui rentre dans Paris, avec le premier résistant qui vient se battre au grand jour au côté des Français libres, la France redevient la France.

Mes chers compatriotes,

Nous devons apprendre à nos enfants à ne pas être prisonniers du passé. Mais nous devons aussi apprendre à nos enfants à être fiers de leur pays, à être fiers de la France, de ce que les générations qui les ont précédés ont accompli de grand, ont accompli de noble, ont accompli de beau.

Nous devons leur montrer l’exemple de ces jeunes français qui se sont sacrifiés à une cause qui leur semblait plus grande que leur propre vie. Et c’est grâce à tous ces martyrs qu’aujourd’hui nous sommes unpeuple libre. Nous ne pouvons pas oublier ce sacrifice et ce que nous leur devons.

Je veux rendre hommage aux vétérans de cette guerre atroce qui à un moment tragique de notre histoire ont eu la force et ont eu le courage de dire « non ».

Je veux leur dire que ce qu’ils ont fait ne doit pas seulement relever de l’histoire. Ce qu’ils ont fait doit continuer de faire partie de la mémoire vivante de notre pays.

La France Libre, la Résistance, c’est une partie de notre identité nationale. C’est l’expression la plus haute et la plus compréhensible de nos valeurs.

Ne plus haïr, mais ne rien oublier…

Pour, demain, « ne pas subir ».

Vive la République,

Vive la France.

------------------------------- 50e ANNIVERSAIRE DE LA CONSTITUTION ----------------------------

ANNIVERSAIRES

Mardi 6 mai 2008

LETTRE OUVERTE DE JEUNE PIED-NOIR

AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Monsieur Nicolas SARKOZY
Président de la République
Palais de l’Elysée - 55, rue du Faubourg Saint-Honoré - 75008 PARIS

Il y a cinquante ans, sans la révolution patriotique des 10 millions de Français d'Algérie du 13 mai 1958 et l'appel du général Raoul Salan, jamais le général De Gaulle n'aurait pu retrouver le pouvoir qu'il avait abandonné le 20 janvier 1946. Pieds-noirs, Français musulmans et patriotes de métropole sont à l'origine de cet événement historique fondateur de la Ve République. Le 28 septembre 1958, la France de "55 millions de Français de Dunkerque à Tamanrasset" adoptait par référendum le nouveau projet de Constitution à 79,2% des suffrages en Métropole et à 96,2% en Algérie. 71 députés, dont 46 Français musulmans, furent élus en novembre 1958 pour représenter les trois départements français d'Algérie à l'Assemblée nationale. Fin 1959, parjurant ses engagements les plus solennels, le Chef de l'Etat, engageait la France dans une politique d'abandon de nos départements algériens qui conduisit en 1962 au massacre de 150.000 harkis, à l’assassinat et à la disparition de milliers de pieds-noirs et de soldats de l’Armée française, puis à l’exode de plus d’un million de Français d’Algérie de toutes confessions. Tout cela après une sanglante guerre civile entre Français marquée par la fusillade de la rue d’Isly du 26 mars et les enlèvements massifs d’européens à Oran le 5 juillet 1962.

Lors de la campagne électorale vous vous êtes engagé auprès des représentants de la communauté harkie réunie à votre siège de campagne, le 31 mars 2007, en déclarant solennellement : "Si je suis élu Président de la République, je veux reconnaître officiellement la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis et d'autres milliers de "musulmans français" qui lui avaient fait confiance, afin que l'oublie ne les assassine pas une nouvelle fois." Engagement que vous avez confirmé devant les représentants de la communauté pied-noire le 13 avril 2007 en affirmant votre volonté de reconnaître, afin fin 2007, la réalité de tous les crimes commis par l’Etat français envers les Français d’Algérie et rapatriés. Confiant dans vos déclarations, nos compatriotes ont massivement contribué à votre élection.

Voici déjà un an que vous êtes au pouvoir et les Français rapatriés, loin de voir vos engagements à leur égard se réaliser, constatent que vos actes, comme ceux de vos collaborateurs directs, les éloignent chaque jour de vos propos les plus solennels. C’est pourquoi, en cette date anniversaire de votre élection, notre association tient à vous rappeler vos engagements de candidat en vous invitant aussi à revoir, comme peuvent le faire tous les Français, votre premier discours du 6 mai 2007 après 20 heures dans lequel vous annonciez que vous les tiendriez, contrairement à vos prédécesseurs. C'était ce que vous aviez baptisé tout au long de votre campagne "la rupture".

Un an après votre élection comme Président de la République, les Français Rapatriés espèrent que vos prochaines décisions permettront d’éviter que cette « rupture » annoncée par le candidat Nicolas Sarkozy ne soit pas celle des Français avec celui dont la fonction est pourtant de les représenter tous.

Prochainement, les Français rapatriés et leurs nombreux amis se réuniront par milliers à Marseille le 13 mai, pour rappeler à la Nation la "rupture" pacifique, il y cinquante ans, du 13 mai 1958 à Alger, qui entraîna la chute de la IVe République et la création de la Ve République, dont 2008 marquera aussi le 50e anniversaire. A compter de ce jour, ils rappelleront à l’opinion française, aux dates qui marquèrent leur souffrance, les événements qui les menèrent de l’espérance du 13 mai 1958 à sa trahison du 3 juillet 1962 par le Président de la République, le général De Gaulle, et son gouvernement, responsables d’un "crime d’Etat" et "complices d’un crime contre l’Humanité", comme l'a qualifié dans son ouvrage "Un mensonge française" votre conseiller privé Georges-Marc Benamou .

Veuillez croire, Monsieur le Président de la République, à l'assurance de notre très haute considération.

Bernard COLL - Secrétaire général de Jeune Pied-Noir

Pour les 15.000 signataires de la pétition pour la "reconnaissance de la responsabilité de l'Etat français dans l'abandon et le massacre des Harkis, les milliers de disparitions de pieds-noirs et soldats français, et l'exode de plus d'un million de Français de leur terre natale."

Pour en savoir plus, cliquez sur "Reconnaissance nationale"

---------------------------------------------- MESSAGES DES ASSOCIATIONS ---------------------------------------------

PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Diffusion du 15 février 2008

NICOLAS SARKOZY AU CRIF, UNE PREMIERE !

APPEL DE BERNARD ANTONY, PRESIDENT DE L'AGRIF
jeudi 14 février 2008


Que l’on fasse mémoire notamment du sort tragique des enfants juifs déportés pendant la guerre, quoi de plus compréhensible ? Mais c’est pourtant une grave erreur, car une injustice discriminatoire, que vient de commettre encore Nicolas Sarkozy en imposant à chaque petit enfant de France le souvenir exclusif de l’un d’eux. Cela ne risque-t-il pas d’aller à l’encontre du but recherché ? Il y a encore en effet en France un peuple vendéen qui se souvient qu’à l’appel de l’ignoble tarbais Bertrand Barrère pour l’extermination de la Vendée , des dizaines de milliers d’enfants furent selon les massacres brûlés vifs ou égorgés par les « colonnes infernales » de Turreau ou écrasés sous les pieds des chevaux de Westermann.

Pourquoi ne pas se souvenir d’un enfants des Lucs ? Il y a en France des milliers de réfugiés cambodgiens qui n’oublient pas que dans le génocide communiste des Khmers rouges périrent des centaines de milliers d’enfants. Il y a en France des immigrés venus des pays de l’Europe de l’Est où le communisme perpétra encore d’immenses exterminations. Pourquoi ne pas se souvenir d’un de ces petits enfants d’Ukraine mourant par centaines de milliers dans la famine organisée par les héros d’Aragon ?

Il y a en France des Arméniens, des Chaldéens rescapés des génocides perpétrés par les Turcs où une cruauté sans limite amenait des monstres à dépecer des enfants sur les genoux de leurs mères avant de les tourmenter indiciblement ! Pourquoi ne pas se souvenir d’un petit enfant de Smyrne ou de Trébizonde ? Il y a en France des Pieds-noirs, des Harkis qui se souviennent des enfants violés, torturés, égorgés dans l’horreur des massacres perpétrés par les tortionnaires d’un Bouteflika ! Pourquoi ne pas se souvenir d’un petit enfant massacré, musulman, chrétien ou juif, de la Mitidja , de l’Oranie ou du Constantinois ?

En n’inculquant d’une manière continue, comme monsieur Sarkozy continue à le faire, qu’une mémoire discriminatoire on ira à l’encontre du but recherché. Les victimes de toutes origines, de toutes entreprises exterminatrices et génocidaires ne sont-elles pas également dignes de mémoire ? Pourquoi susciter si évidemment le sentiment qu’il n’y aurait de compassion que pour la souffrance du peuple juif ? Comment ne pas comprendre que cette sélectivité dans l’indignation mémorielle entraînera la conclusion que l’on fait du racisme dans la mémoire ?

Chrétienté-Solidarité et le Cercle d’Amitié Française Juive et Chrétienne invitent donc monsieur le président de la République à ordonner à son ministre de l’Education Nationale à préparer un document où il sera fait mémoire de tous les grands génocides perpétrés par les idéologies, sans oublier celle de notre temps où l’on aura déchiqueté par dizaines de millions les enfants dans le sein de leur mère.

Communiqué de Bernard Antony

Jeune Pied-Noir approuve cette demande de bon sens de Bernard Antony et vous invite à exprimer votre opinion directement aux conseillers du Chef de l'Etat, de son gouvernement, aux parlementaires, élus, journalistes et intellectuels de toutes sensibilités. Voir la page GOUVERNEMENT pour les adresses.

------------------------------------------ HARKIS : LETTRE DE ALI BOUALAM ----------------------------------------

HARKIS : LE BILAN !

Jeudi 5 février 2009

Lettre au Président de la République

de M. Ali BOUALEM, Président de l'A.R.A.P.A.
(Association des Rapatriés d’Arles et du Pays d’Arles)

Arles, le 14 janvier 2009

Monsieur le Président de la République,

Vous m'avez fait l'honneur de m'inviter le 17 décembre 2008 à votre conférence de presse consacrée à l'égalité des chances en France. Je n'ai pu me rendre à cette intéressante initiative, pour les raisons suivantes :

Vice-Président d'une association de rapatriés unissant Français d'origine européenne (pieds-noirs) et Français d'origine musulmane (notamment des Harkis), j’estime votre plan proposant la diversité dans les domaines social, économique et institutionnel, contradictoire dans la mesure où il existe en France, depuis 1962, une communauté de Français par le sang versé, hommes et femmes n’ayant jamais marchandé leur attachement viscéral à la France et l'ayant prouvé dans tous les combats pour la défense de la Mère-Patrie. Ils ont d'ailleurs définitivement sacrifié l'amour de la terre de leurs ancêtres et leurs biens, en acceptant d’être rapatriés en 1962, dans des conditions pas toujours honorables pour notre pays.

Cette communauté a toujours manifesté un intérêt certain pour vous même et les instances politiques que vous dirigez (UMP) et l'a prouvé lors de votre élection à la Présidence de la République.

Ceci ne semble pas toujours le cas de ces Français « fraîchement arrivés ». Leur grand nombre explique-t-il toute la sollicitude de vos mesures ?

Je pense que ma communauté est en droit d'attendre, de votre part, une discrimination doublement positive en sa faveur afin de rattraper toutes ces années perdues et qui pourrait se traduire par un certain nombre de nominations dans les administrations, les sociétés d'Etat et même au sein de votre grand parti, l'UMP.

En effet, enfants et petits enfants de cette communauté de Harkis en ont la capacité et, bien sûr, tous les diplômes nécessaires, équivalents et aussi valables que ceux acquis par ces hommes et femmes de la diversité.

Aujourd'hui, sachez Monsieur le Président que cette communauté rapatriée dans son ensemble se sent trahie et a le sentiment d'être composée de Français de 2ème zone. Elle est amère, déçue et il est de notre devoir de vous rappeler aujourd'hui à vos engagements notamment ceux du discours de Toulon et ceux lors de votre rencontre avec les différentes associations de rapatriés car il n'est jamais porteur de tourner le dos à ceux auxquels on a tant promis.

Ces propositions, très généreuses en eIles-mêmes, ont pour seul but d'inciter ces jeunes fils et petits-fils de Harkis à se détourner de notre pays, à ne plus ressentir ce même amour de la Patrie, comme leurs pères.

Pourtant, lors de votre rencontre avec les Associations de Rapatriés, en 2007, vous vous étiez engagé à reconnaître la responsabilité de t'Etat Français dans l’abandon et le massacre des Harkis en 1962 et les milliers de victimes de toutes origines après le cessez-le-feu du 19 Mars.

Nous espérions que votre projet d'Union pour la Méditerranée, généreux et nécessaire aurait permis par un rapprochement sincère des deux rives de la Méditerranée, un grand projet économique et culturel, une reconnaissance historique de notre oeuvre dans nos départements français d'Algérie notamment en même temps que des fautes commises de part et d'autre, et non pas une repentance à sans unique.

Cette union pour la Méditerranée doit absolument comporter un volet reconnaissant le drame vécu par cette population Harki, la réalité des évènements ayant suivi les accords d'EVIAN.

Ce même volet devrait rappeler à l'Algérie, que, suite aux accords d'EVIAN, elle s'était engagée à l'indemnisation des biens patrimoniaux acquis par ces populations depuis dès décennies.

Ces accords n'ont pu été respectés, raison pour laquelle nous vous demandons. Monsieur le Président, de tenter de clôturer ce profond contentieux de façon très humaine, dans le cadre de ce projet historique et positif devant apaiser et clore tous les malentendus, sans oublier cette population harki-française.

Monsieur Ali BOUALEM

Vice-Président de l'A.R.A.P.A.

A.R.A.P.A. – Association des Rapatriés d’Arles et du Pays d’Arles
Maison des Associations – 3, bd des Lices – 13200 ARLES
Contact – Tel : 06 23 36 01 31

Jeune Pied-Noir soutient les propositions et les interrogations de cette lettre mesurée et pleine de bon sens du Président de l'A.R.A.P.A, M. Ali BOUALEM, et vous demande d'écrire au Chef de l'Etat pour lui apporter votre soutien. Les lettres au Président de la République bénéficient de la franchise postale lorsqu'elles ne mentionnent pas le nom de Président en exercice.

Voir pour la correspondance au Chef de l'Etat la rubrique "Président de la République"

------------------------------------------------- ELYSEE : 5 DECEMBRE 2007---------------------------------------------------

LETTRE A M. NICOLAS SARKOZY

Président de la République Française

de Jeune Pied-Noir

12 décembre 2007

Nous vous invitons à reprendre les termes de cette lettre pour l'adresser directement au Chef de l'Etat dans les meilleures délais. En franchise postale si vous ne mettez que la fonction sans le nom. Merci de nous tenir informés des réponses reçues.

ECRIVEZ A NICOLAS SARKOZY
Ecrire en dispense d’affranchissement (ne pas mettre le nom)
M. Le Président de la République
55, rue du Faubourg Saint-Honoré - 75008 PARIS

ou contacter directement : Maxime TANDONNET (remplaceM. Erard Corbin de Mangoux)
Conseiller intérieur – chargé des Français rapatriés
Tel : 01 42 92 86 76 – Fax : 01 42 92 81 45

Courriel : mailto:maxime.tandonnet@elysee.fr

M. Renaud Bachy
Président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés
96, Av. de Suffren – 75015 Paris
Tel : 01 53 69 55 43 – Fax : 01 53 69 55 47

Dossier en .pdf de la lettre JPN et de la lettre du 15 janvier 2001 Ministre Jacques Augarde, cliquez sur : Lettres

------------------------------------ ENGAGEMENTS ENVERS LES RAPATRIES --------------------------------------

COMMUNIQUE

Après la rencontre du 5 décembre à l'Elysée

les fédérations de Français rapatriés

interpellent le Chef de l'Etat

vendredi 7décembre 2007
COMMUNIQUE COMMUN

Les Responsables associatifs des Français Rapatriés reçus par le Président de la République, à son retour d’Algérie, le 5 décembre ont entendu les déclarations du Chef de l’Etat.

« Si la France a une dette morale, c’est d’abord envers vous » avait déclaré M Sarkozy en avril dernier. Ils regrettent qu’en cette journée d’hommage national aux Victimes de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie, le Président n’ait pas saisi une telle occasion solennelle pour concrétiser cette volonté de reconnaissance et de réparation.

Ils relèvent avec consternation que sur le site de l’Elysée, n’aient été mentionnées que les associations d’anciens combattants et de rapatriés Harkis. « Pieds-noirs » et « Harkis » s’opposent à toute tentative de division et confirment leur entière solidarité. Ils revendiquent fortement leur appartenance à la catégorie des « Français Rapatriés »

Ils tiennent à exprimer la très vive émotion de la communauté rapatriée à la suite des déclarations du Président de la République assimilant uniquement la période française de l’Algérie à un système d’asservissement ce qui contribue à jeter indirectement l’opprobre sur les Français d’Algérie et résonne comme une repentance qui ne dit pas son nom.


Signé par les fédérations suivantes :
- Fédération Nationale des Cercles Algérianistes, BP 213 11102 Narbonne Cedex
- Comité de Liaison des Associations Nationales de Rapatriés (C.L.A.N.R.), 7 rue Pierre Girard,75 010 PARIS
- Comité de Liaison des Associations Indépendantes et Revendicatives de Rapatriés (C.L.A.I.R.-R.), 95 rue d’Amsterdam 75 008 PARIS
- Jeune Pied-Noir – BP 4 – 91570 Bièvres

(Liste ouverte aux autres associations désirant s’associer à ce communiqué commun)

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EXCLUSIVITE JEUNE PIED-NOIR

Extrait de la déclaration de Nicolas SARKOZY devant les représentants de la communauté harkis

le 31 mars 2007 au siège de campagne de l'UMP, cliquez sur

(Mention JPN obligatoire - taille 9Mo - durée du téléchargement 50 s) :

N. Sarkozy s'engage devant les Harkis

 

Nicolas SARKOZY reçoit les Français rapatriés dès son retour d'Algérie

le 5 décembre 2007 à 17h30 à l'Elysée

Les déclarations de Nicolas Sarkozy en Algérie seront suivies avec beaucoup d'attention par les Français rapatriés qui ont voté massivement pour son élection à la Présidence de la République. Son intervention, lors de la rencontre imprévue à laquelle il a convié leurs représentants et ceux des Anciens Combattants, dès son retour d'Algérie, est encore plus attendue. Les Harkis et les Pieds-noirs, que le Chef de l'Etat a su séduire par ses engagements lors de la campagne électorale, attendent que le premier des Français reconnaisse la réalité politique dont ils ont été les victimes, mettant fin à leur longue exclusion du droit commun français. Cette date du 5 décembre, à laquelle beaucoup reprochaient de ne rien signifier, va-t-elle devenir, par l’expression de sa volonté politique, une journée historique ?

CONTACT

Monsieur le Président de la République

Palais de l'Elysée - 55, rue du Faubourg Saint-Honoré - 75008 PARIS

(Courrier dispensé d'affranchissement si le nom du Président n'est pas mentionné sur l'enveloppe)

Tel : 01 42 92 81 00 / Fax : 01 42 92 81 05 / 81 79 - 81 45 - 81 22 - 81 93 - 81 22

ou Fax : 01 42 75 80 05

Ecrivez directement au Chef de l'Etat : http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

 

L'EVENEMENT

Nicolas SARKOZY reçoit les Français Rapatriés et les Anciens Combattants à 17h30 mercredi 5 décembre à l'Elysée

Mercredi 5 décembre 2007

Le Président de la République recevra à 17h aujourd'hui plus de 200 représentants des Français rapatriés et Anciens Combattants d'Algérie, du Maroc et de Tunisie à l'Elysée. L'intervention du Chef de l'Etat est très attendue compte tenu de ses engagements lors de la campagne présidentielle.

EXCLUSIVITE JEUNE PIED-NOIR

Extrait de la déclaration de Nicolas SARKOZY devant les représentants de la communauté harkis

le 31 mars 2007 au siège de campagne de l'UMP, cliquez sur

(Mention JPN obligatoire - taille 9Mo - durée du téléchargement 50 s) :

N. Sarkozy Harkis

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Nicolas SARKOZY en visite officielle en Algérie du 3 au 5 décembre

Lundi 3 décembre 2007

Ce voyage officiel, qui a déjà été l'objet d'une mise au point suite aux déclarations déplacées d'un ministre algérien, laisse les Français d'Algérie devant une interrogation doublée d'une inquiétude. Que fera et dira à Constantine le 5 décembre à 11 heures le Président de la République française au moment où les Français se recueilleront dans toutes les villes et villages de France et des DOM-TOM en mémoire des 250.000 victimes civiles et militaires françaises de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie ? Ira-t-il se souvenir à l'emplacement de l'ancien Monument aux Morts de 1870, 1914-18, 1939-45 des milliers d’indigènes arabes, berbères, juifs et européens de Constantine morts pour défendre les idéaux de liberté, d'égalité et de fraternité de la France ? Préféra-t-il évoquer les victimes de la répression du gouvernement provisoire de la République française du général De Gaulle qui a suivi le massacre, d’une barbarie fanatique, le 8 mai 1945 de 109 européens et autres Français musulmans de tous âges et sexes à Sétif, Guelma et la région ? Voudra-t-il revenir sur un passé « dépassé » en évoquant la brutale conquête de la ville de Constantine ? Nos troupes, composées en partie de soldats de la Grande Armée napoléonienne, avaient conservé les méthodes guerrières pratiquées en Allemagne, en Espagne, en Russie ou lors d’autres épopées révolutionnaires et impériales. Les Chefs d'Etat français se sont-ils excusés de leurs "crimes de guerre" à chacun de leurs voyages dans ces pays ? Cherchera-t-il à valoriser les liens d'amitié exceptionnels nés de cette période en évoquant la noble attitude de l'Emir Abd-el-Kader ? Ce farouche adversaire de la France va devenir son plus fidèle ami. L'Emir, qui avait commis lui aussi quelques crimes de guerre dans l'esprit du temps, avait compris que la conquête française, voulue par Dieu, ouvrait un nouveau destin de paix et de progrès à ses coreligionnaires. Le 20 novembre 1852, il écrivait au maire d'Amboise : "Nous devons nous regarder aujourd'hui comme Français par l'amitié et l'affection qu'on nous témoigne". Certains de ses enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants ont servi avec loyauté et honneur dans les rangs de l’armée française. Le long et tumultueux passé de l'Algérie permet des déclarations qui peuvent satisfaire quelques-uns comme mécontenter tout le monde. L'histoire de la colonisation française aussi. En la limitant à quelques épisodes guerriers, le Président de la République française peut répondre à la demande insistante du Président algérien. Il peut aussi dénoncer, dans l'esprit du discours de Dakar, nos crimes vrais ou supposés tout en rappelant qu’ils ont été suivis d'une oeuvre civilisatrice. Une œuvre qu’avait rappelée, dans sa déclaration à la presse du 18 août 1947, le général De Gaulle pour l’oublier ensuite. Sans la colonisation il n'y aurait jamais eu de Francophonie, ce lien qui nous unit à plus de 150 millions d'habitants du monde et permet à la France d'aborder la mondialisation, autre conséquence historique de la colonisation, avec des atouts que n'ont pas tous nos partenaires européens. La colonisation, comme la migration des peuples, est un phénomène inséparable de l'histoire de l'humanité. Les Arabes peuvent-ils se présenter comme les légitimes "indigènes" d'Algérie ? Ne sont-ils pas, comme les Français, des occupants récents poussés par un désir de conquête guerrière qui a laissé, semble-t-il, plus de ruines et de pleurs que de vergers en fleurs ? Quelle légitimité leur confère une occupation du Maghreb par le sabre qui n’a précèdé celle de la France que de dix siècles ? Si l'Algérie algérienne, c'est-à-dire une Algérie sans ses juifs, ses musulmans français et ses européens qui en faisaient l’originalité, est aujourd'hui une réalité depuis 45 ans, il n'en demeure pas moins que l’Algérie française multiraciale et multiculturelle a aussi réellement existé durant 132 ans. Tenter de rayer ce long passé commun de mémoires qui se refusent à l’oubli des deux côtés de la Méditerranée, ne règle pas le problème d'avenir que connaît la jeunesse algérienne d'aujourd'hui. Le Président français a le choix de s'adresser aux 32 millions de nouveaux Algériens nés depuis l’indépendance, pour qui l'Histoire d'avant 1962 est aussi importante que celle des conquêtes napoléoniennes aux jeunes Français d’aujourd’hui. Comme il peut chercher à satisfaire le besoin de légitimité de la classe dirigeante algérienne appartenant à ces 4 millions d'Algériens ayant connu la présence française. Parmi eux, si l'on en juge à l'accueil qu'ils réservent aujourd'hui à leurs frères "pieds-noirs" chassés par l'exode de 1962 ou par les courriels qu'ils leur adressent, beaucoup semblent avoir gardé un souvenir non-négatif de cette cohabitation. Même leur Président qui, prudent, préfère venir se faire soigner en toute confiance à l’Hôpital militaire du Val de Grâce. Il se souvient que le général De Gaulle avait lui-même confié une délicate intervention chirurgicale au professeur pied-noir Pierre Aboulker, un de ces réputés médecins de la Faculté d’Alger, à l’époque l’une des plus renommées de France. L’histoire commune de la France et de l’Algérie peut se prolonger en une éternelle «guerre des mémoires». C’est ce que souhaiteraient quelques historiens militants et autres intellectuels traumatisés par la chute du mur de Berlin. Elle peut aussi contribuer à redonner un avenir aux Algériens d’aujourd’hui et à ceux d’hier. Autrement que par un rêve de visa pour l’Europe ou une fuite dans les images virtuelles transmises par les antennes paraboliques qui décorent leurs immeubles délabrés. Par une rupture totale avec le "mensonge français" officiel depuis 1962, si justement dénoncé par son conseiller culturel Georges-Marc Benamou, lui-même un enfant du pays, Nicolas Sarkozy peut ouvrir une page nouvelle de l’histoire franco-algérienne, illustrant ainsi la pensée d’Antoine de Saint-Exupéry : « L’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir mais de le rendre possible. »

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EXTRAIT DE "LA FRANCE SERA LA FRANCE " - DISCOURS DU GENERAL DE GAULLE - 1950


------------------------------- ENGAGEMENTS ENVERS LES RAPATRIES -------------------------------

LES ENGAGEMENTS DU CANDIDAT NICOLAS SARKOZY

Le Monde du 12 avril 2007

Nous vous invitons à comparer le discours à la réalité ! Quelle confiance peut-on faire à une personne qui ne respecte pas ses engagements ? 14 mois après son élection, force est de constater que la "réhabilitation" des rapatriés d'Algérie n'a pas encore commencée !

 

--------------------------------- ENGAGEMENTS ENVERS LES HARKIS ----------------------------------

Article du Monde du 7 décembre 2008

Faites connaître votre opinion à Nicolas Sarkozy

Samedi 8 décembre 2007



Jeune Pied-Noir – BP 4 – 91570 Bièvres

(Liste ouverte aux autres associations désirant s’associer à ce communiqué commun)

-------------------------------------------------------------- ARCHIVES ------------------------------------------------------------

--------------------------- ARCHIVES PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE - J. CHIRAC -----------------------------

TRAITE D'AMITIE FRANCO-ALGERIEN

télécharger ce texte en pdf : communiqué de presse

 

LETTRE OUVERTE A JACQUES CHIRAC, CHEF DE L'ETAT FRANCAIS

15 août 2004

Présence du Président algérien aux cérémonies du Débarquement de Provence.

Monsieur le Président de la République,

De multiples courriers de protestation vous ont déjà été adressés par les associations de Français d'Afrique du Nord et d'Anciens Combattants scandalisées par l'annonce de la présence du Président algérien aux cérémonies qui vont marquer le 60e anniversaire du débarquement des forces franco-américaines du 15 août 1944 en Provence. Nous adhérons à l'ensemble des arguments qui y sont développés. L'unique raison présentée par le gouvernement pour justifier cette participation du Président Bouteflika est celle de la présence de troupes " algériennes " dans les rangs des forces qui ont contribué alors à la libération de la France.

La vérité historique à laquelle vous êtes si attaché contredit cette affirmation. Le 15 août 1944 en Provence, il ne pouvait pas y avoir de militaires " algériens " au sens actuel du terme pour la simple raison que l'Algérie n'existait pas en tant qu'Etat indépendant. L'Algérie, création française, était alors constituée de trois départements français et Alger était encore la capitale de la France combattante. L'Armée française était constituée de 173.000 Français d'origines nord-africaine et africaine, de 168.000 pieds-noirs (17% de la population européenne d'Algérie mobilisée, l'un des taux les plus élevé de la deuxième guerre mondiale), de 20.000 évadés de France et de 35.000 Corses après janvier 1944. Selon les chiffres donnés par Pierre Messmer dans la préface de l'ouvrage " La France libre " (Ed. LBM - Juin 2004), les forces combattantes françaises issues de l'Afrique du Nord et des Colonies étaient 15 fois supérieures en nombre aux troupes des Forces françaises libres. Tous les habitants d'Algérie resteront jusqu'en 1962 des citoyens français. L'Etat algérien d'aujourd'hui ne peut donc être considéré comme représentant la population ayant vécu en Algérie, alors terre française, et présenté comme acteur de la libération de la France, comme peuvent l'être le Maroc et la Tunisie, qui étaient des protectorats, ou les autres territoires d'Afrique, d'Asie ou d'Océanie sur lesquels notre Pays exerçait sa souveraineté. La classification internationale ne qualifie d'ailleurs plus cet Etat " d'Algérie " mais de " Djézaïr ", dont l'abréviation DZA est actuellement apposée par l'administration française sur les passeports des Français nés en Algérie, ceci contre leur gré et malgré leurs protestations.

Bien plus choquant, les Français d'origine arabe ou berbère ayant participé à la libération de la métropole ont été, durant toute la guerre civile d'Algérie de 1954 à 1962, la cible principale du FLN dont le Président algérien était l'un des hauts responsables. Ainsi seront assassinés par cette organisation terroriste plusieurs dizaines de milliers de Français d'origine algérienne, souvent avec " barbarie ", simplement parce qu'ils avaient été des combattants des guerres 14-18 et 39-45 et qu'ils refusaient avec courage la terreur que voulait leur imposer le FLN. L'exemple historique le plus connu est celui du Caïd Hadj Sadock, capitaine de l'Armée française, qui, le 1er novembre 1954, perdit la vie en s'opposant au lâche assassinat du jeune instituteur Monnerot. Sa dernière phrase fut : " Je ne regrette rien, c'est pour la France ". Le Président algérien était alors l'un des principaux organisateurs de ces attentats contre des civils désarmés.

Si M. Bouteflika avait été réellement attaché à la mémoire de ces combattants algériens de toutes origines, pourquoi a-t-il fait effacer leurs noms, dès le lendemain de l'indépendance, des monuments aux morts de villes et villages d'Algérie quand ceux-ci n'avaient pas déjà été détruits ? Si depuis, le Président algérien avait été réellement soucieux d'honorer les combattants d'origine algérienne de la deuxième guerre mondiale, pourquoi ne l'a-t-il jamais fait dans sa capitale? Pourquoi a-t-il aussi fait entourer d'un coffrage de béton le Monument aux morts d'Alger, capitale de la France combattante de 1942 à 1944, et détruire les plaques sur lesquelles étaient gravés les noms des 10.000 algérois morts pour la France en 1914-18 et 39-45? Pourquoi refuse-t-il encore le retour en France de ce monument comme vous le demandent depuis plusieurs années les associations de Français d'Algérie?

Mais plus récemment, alors qu'il était votre hôte officiel en 2000, le Président algérien a insulté nos compatriotes Harkis en les traitant de " collabos " et de " traîtres " à la tribune même de notre Assemblée nationale et dans ses déclarations aux médias français. Or, chacun sait que les Harkis étaient, pour beaucoup, d'anciens combattants de 39-45 et de la guerre d'Indochine. L'exemple du plus célèbre d'entre eux, le Bachaga Saïd Boualam, ancien enfant de troupe, officier de l'Armée française, député et Vice-président de l'Assemblée nationale de 1958-62, comme celui de votre actuel Ministre Délégué aux Anciens Combattant, M. Hamlaoui Mekachera, lui aussi enfant de troupe et officier français, en sont les illustrations les plus symboliques. Vous-même lors de votre intervention télévisée du 14 juillet 2000, vous avez déclaré avoir été " choqué " par les propos du Président algérien lorsque M. Patrick Poivre d'Avor vous a interrogé sur ces propos injurieux. Votre décision de créer une Journée d'Hommage aux Harkis n'a-t-elle pas été la marque de votre désapprobation ? Le Chef de l'Etat algérien n'a d'ailleurs eu aucune réaction lorsque vous avez déclaré sans ambiguïté le 25 septembre 2001 à l'Elysée lors de la première Journée nationale d'Hommage aux Harkis : " les massacres commis en 1962 laisseront pour toujours l'empreinte irréparable de la barbarie. Ils doivent être reconnus… La France en quittant le sol algérien, n'a pas su les empêcher. C'est vrai. Elle n'a pas su sauver ses enfants.… Il faut réparer aujourd'hui les erreurs qui ont été commises. "

Vos propos auraient certes permis d'imaginer une réconciliation franco-algérienne calquée sur la réconciliation franco-allemande qui a marqué les cérémonies du débarquement de Normandie si M.Bouteflika décidait de venir en France pour reconnaître et condamner le massacre de Harkis, les assassinats et les enlèvements d'européens dans toute l'Algérie et à Oran le 5 juillet 1962. S'il décidait de venir pour annoncer aussi l'ouverture des archives algériennes sur nos disparus, la réfection des cimetières français qui n'ont pas été détruits ou pillés, la libre circulation des Harkis en Algérie, ou exprimer aux Français d'Algérie ses regrets pour le sinistre choix imposé par le FLN, " la valise ou le cercueil " menant à l'épuration ethnique de 1962 qui chassa de leur terre natale plus d'un million d'algériens d'origine européenne. Il ne reste en effet aujourd'hui en Algérie que quelques centaines de pieds-noirs. Mais M. Bouteflika n'est pas M.Schröder. Il a contre lui l'accusation sans appel de M. Pierre Messmer, ministre des Armées de 1960 à 1969, puis Premier ministre de 1972 à 1974, qui déclarait à propos du massacre des Harkis dans le Monde du 25 septembre 2001,: " Le principal responsable c'est le FLN qui a trompé les harkis et les a massacrés... Il faut poursuivre les dirigeants du FLN, y compris certains ministres algériens en exercice. M. Bouteflika est un ancien FLN, et je le tiens pour l'un des principaux complices des crimes commis contre les harkis. " Cette déclaration n'a fait depuis l'objet d'aucun démenti de la Présidence algérienne. Cette accusation directe de M. Bouteflika, provenant d'un des plus hauts personnages de l'Etat français ayant accès aux sources d'information les plus sûres, doit être considérée comme la vérité, car c'est la vérité. M.Pierre Messmer, qui sera probablement présent à Toulon le 15 août prochain, pourra-t-il y côtoyer le Président algérien ?

Tous ces faits incontestables rendent la présence du Président algérien inacceptable. Cette position se trouve renforcée par le vote de la loi en faveur des Rapatriés adoptée en première lecture par les députés le 11 juin dernier dont l'article 1er précise :

- "… La Nation reconnaît les souffrances éprouvées et les sacrifices endurés par les rapatriés, les anciens membres des formations supplétives et assimilées, les disparus et les victimes civiles et militaires des événements liés au processus d'indépendance de ces anciens départements et territoires et leur rend, ainsi qu'à leurs familles, solennellement hommage.

- La Nation associe les populations civiles de toutes confessions, harkis, pieds-noirs, victimes des massacres perpétrés durant la guerre d'Algérie ainsi que ceux commis après le 19 mars 1962 en violation des accords d'Evian, à l'hommage pour les combattants morts pour la France en Afrique du Nord, rendu le 5 décembre lors de la journée nationale décrétée en 2003.

- Toute allégation injurieuse commise envers une personne à raison de sa qualité vraie ou supposée d'ancien supplétif de l'armée française en Algérie ou assimilé est interdite. L'Etat assure le respect de ce principe dans le cadre des lois en vigueur. "

Ainsi les crimes commis par le Président algérien sont aujourd'hui officiellement reconnus en France et, si celui-ci était amené à renouveler ses propos il tomberait donc sous le coup de la loi française.

La raison d'Etat a fait de la population des Français d'Algérie les victimes d'un " crime d'Etat " comme l'a si justement dénoncé en 2000 Michel Tubiana, Président de la Ligue des Droits de l'Homme. Tous les rapports des organisations humanitaires dénoncent le gouvernement actuel de l'Algérie comme une dictature impitoyable employant des mesures répressives qui ont fait depuis son origine des centaines de milliers de victimes civiles. Les procès des généraux algériens qui se sont déroulés en France et la récente publication du livre " Françalgérie - Crimes et mensonges d'Etats " de Lounis Aggoun et Jean-Baptiste Rivoire (Editions La Découverte - Avril 2004) confirment que les divers gouvernements français, prisonniers de la politique d'Evian, ont dû apporter leur soutien à cette Algérie nouvelle, création de l'Etat français en 1962. Notre Nation doit-elle encore couvrir au nom de la " raison d'Etat ", un régime dont les crimes sont dénoncés quotidiennement par des journalistes et intellectuels de toutes sensibilités dans les médias et dans de nombreuses publications ? La France " Patrie des Droits de l'Homme " peut-elle continuer à la fois à rendre hommage aux victimes et à honorer leurs bourreaux ? Le tapis rouge déployé pour M.Bouteflika servira-t-il à masquer les traces de sang qui le suivent depuis 1954? Si le Président algérien assiste aux cérémonies du 15 août, selon la même logique, sera-t-il aussi invité à assister à la prochaine Journée nationale d'Hommage aux Harkis du 25 septembre 2004 ?

" Notre premier devoir, c'est la vérité " avez vous affirmé avec force. Pour répondre à votre vœu les Français attendent que votre parole soit respectée lors des cérémonies du Débarquement de Provence. Ils attendent que justice soient enfin rendue à nos parents, Pieds-noirs et Français d'origines algérienne et africaine, venus libérer leur Mère Patrie : la France.

Pour l'honneur de notre Pays, pour ne pas compromettre une véritable réconciliation franco-algérienne attendue des deux côtés de la Méditerranée par tous ceux qui souhaitent sincèrement le renouveau des relations entre les populations algérienne et française, une autre solution s'impose à celle actuellement retenue par le gouvernement français. M.Bouteflika n'a pas sa place aux côtés des patriotes français d'Afrique du Nord de toutes origines dont il a été l'impitoyable adversaire. Nous invitons tous les Français, et plus particulièrement les élus et les intellectuels, à témoigner leur solidarité avec leurs compatriotes d'Algérie.

Dans cette attente, nous vous prions de croire, Monsieur le Président de la République, à l'assurance de notre très haute considération.

Mme Taouès TITRAOUI Bernard COLL

Membre du Haut Conseil des Rapatriés Secrétaire général de JPN

Fille de Sous-officier de l'Armée d'Afrique Fils d'Officier de l'Armée d'Afrique

Combattant 39-45 - Harki Combattant 39-45 - Indochine - Algérie 

PJ : Interview de Pierre Messmer du Monde du 25 septembre 2001.Copies: M. Le Premier Ministre, Mme La Ministre de la Défense, M. Le Ministre Délégué aux Anciens Combattants, M. Le Ministre des Affaires Etrangères, Mme Nicole Guedj, Secrétaire d'Etat aux Victimes

- Mesdames et M. Les Députés et Sénateurs, les Médias et les Intellectuels

- MM. Les Présidents de la MIR, du HCR, des Associations de Français d'AFN et d'Anciens Combattants

Télécharger ce texte en Pdf : Communiqué de presse

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MESSAGE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE

En mémoire des Français d'Algérie de toutes origines

" Morts pour la France " lors du Débarquement de Provence

Nous, soussignés, vous demandons pour les raisons évoquées dans les courriers que vous ont adressés nos associations, que le Président de l'Etat algérien ne soit pas associé aux cérémonies qui vont marquer le 60e anniversaire du débarquement de Provence.

Ces pétitions ont été réunies par l'association :

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NomPrénom Adresse complète/e-mail Code postal/Ville Date/Signature

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A adresser par lettre (dispensée d'affranchissement), par télécopie ou e-mail à

Monsieur le Président de la République

Palais de l'Elysée - 55, rue du Faubourg Saint-Honoré - 75008 Paris

Fax : 01 42 92 81 17 / 81 79 / 81 45 / 81 93 - Internet : www.elysee.fr

Merci d'adresser une copie de cette page à JPN - BP4 - 91570 Bièvres pour le suivi national de cette pétition.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 12 JUIN 2000

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LETTRE OUVERTE DES ASSOCIATIONS DE FRANÇAIS D'ALGERIE

AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE

Monsieur le Président de la République,

Vous allez accueillir solennellement le Président de la République algérienne pour une visite officielle dont le programme est particulièrement choquant pour la communauté des Français d'Algérie. Le Président Bouteflika doit se recueillir à Verdun sur les tombes des combattants français musulmans morts pour la France en 1914-18, comme des milliers de Pieds-noirs. Il doit aussi s'incliner, en votre présence, à l'Arc de Triomphe devant la tombe du Soldat inconnu. Faut-il vous rappeler que tous les monuments aux Morts des villes et villages de l'Algérie française ont été détruits par l'Etat algérien et que l'œuvre magistrale du sculpteur Paul Landowski, symbolisant le sacrifice des Français d'Alger, capitale de la France libre en 1943-44, après avoir vu tous les noms des Algérois morts pour la France effacés, est aujourd'hui noyée sous une chape de béton ?

Dans la guerre civile algérienne de 1954 à 1962, le F.L.N., dont M. Bouteflika était un haut responsable, a fait assassiner des milliers d'anciens combattants français musulmans survivants des deux guerres mondiales. L'horreur de ces assassinats a conduit à l'engagement en masse de harkis au côté des troupes régulières de notre armée en charge de la lutte contre le terrorisme aveugle du F.L.N. Après les déclarations unilatérales du gouvernement français du 19 mars 1962, 150.000 harkis et 25.000 pieds-noirs ont été massacrés ou ont disparus par la prise de pouvoir progressive du F.L.N. Plus aucun historien, plus aucun journaliste, plus aucun homme politique sérieux nie cette réalité confirmée par les récits des survivants, les témoignages des acteurs français et algériens et par les archives officielles françaises.

Des voix s'élèvent aujourd'hui de toutes parts pour vous demander de reconnaître officiellement la responsabilité de la Ve République dans la disparition de milliers de pieds-noirs et dans le massacre des harkis, comme le soulignait récemment Franz-Olivier Giesbert dans son éditorial du Figaro Magazine du 27 mai dernier : " Pour avoir cru en nous, des dizaines de milliers de harkis furent égorgés, dépecés ou bouillis vivants par les vainqueurs du F.L.N. Mais nous n'avons pas entendu leurs cris, ni les protestations des survivants. Depuis le temps, ils n'ont toujours pas troublé notre digestion, ni notre bonne conscience. Nous avons tout de suite été guéris, puisque nous n'avions pas été blessés. La repentance est dans l'air du temps. Mais, elle aussi a ses oubliés. "

En tant que Président de la République française, vous êtes le gardien des intérêts moraux et matériels de tous les Français dont les harkis, français par le sang versé, et les pieds-noirs libérateurs, ensemble, en 1944, du sol métropolitain au sein de la glorieuse Armée d'Afrique. La France, pays des Droits de l'Homme, est en droit d'exiger de l'Algérie, pays signataire de la Charte internationale de 1948, des droits réciproques pour les citoyens des deux pays notamment pour la libre circulation, le respect des cimetières, le sort des disparus, le rétablissement de la vérité sur l'œuvre civilisatrice de la France en Afrique du Nord.

Vous ne pouvez ignorer ces réalités.

Deux millions de Français d'Algérie vous demandent justice par un acte officiel de repentance comme vous l'avez fait pour nos compatriotes juifs et ainsi " sauver l'honneur " de la France comme M. Pierre Messmer regrette de ne pas l'avoir fait en 1962.

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de notre haute considération.

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Première liste d'associations signataires à Cagnes-sur-Mer, le 12 juin 2000

ACEP-Ensemble, ADEP, AFN-Collections, ANFANOMA Nationale, Les Anciens Parachutistes, A.P.C.A, Les Amis de Malte-Midi Pyrénées, Association des Anciens de Bab-el-Oued, A.S. M. O., C.A.P., Centre de Documentation Historique sur l'Algérie, Les Centurions, C.N.R.R F., Association Nationale des Français Disparus en Algérie, Cercles Algérianistes nationale, d'Aix, de Bezier, de Nice, Comité de Liaison Harkis, Coordination Nationale des Rapatriés et Repliés de France, Anciens Elèves de Dellys, F.C de Blida, L'Echo de l'Oranie, Les Echos d'Alger - Amicale des Enfants de l'Algérois, Généalogie-Service, Jeune Pied-Noir, Maison des Rapatriés de Cannes, Maison des Pieds-noirs et de ses Amis de Cagnes-sur-Mer, Maison des Rapatriés de Nice, Association pour la Mémoire de l'Empire Français, Association des Pieds-noirs et leurs Amis d'Antibes, Pieds-noirs d'Hier et d'Aujourd'hui, Les Rues de l'Algérie française, SNDDA Rapatriés, SEPIA, Association du 26 mars.

------------------------------- RECONNAISSANCE DU CRIME DU 19 MARS 1962 --------------------------------------

LETTRE OUVERTE DU 26 AOUT 2000

à Monsieur Jacques CHIRAC, Président de la République,

Palais de l'Elysée - 55, rue du Faubourg Saint-Honoré - 7008 Paris

Monsieur le Président de la République,

Le 10 juin dernier, M. André SANTINI, ancien Secrétaire d'Etat aux Rapatriés dans votre gouvernement de 1986 à 1988, confirmait dans les colonnes du Figaro sa demande de reconnaissance officielle du massacre de 150.000 harkis et de la disparition de 25.000 pieds-noirs après le 19 mars 1962 en Algérie. Comme les dizaines de milliers de Français d'Algérie, qui vous le demandent depuis le message qui vous a été adressé par l'ensemble de leurs associations réunies au Sénat le 22 septembre 1995, il n'a pas encore reçu de réponse de votre part. En ce qui concerne notre association, nous vous avons fait parvenir depuis plus de 10 ans de nombreuses lettres recommandées sur ce thème. La réalité des faits évoqués n'a jamais été démentie dans leurs réponses par vos directeurs de cabinet et vos conseillers techniques.

Lors du référendum du 8 avril 1962, les Français d'Algérie ont été arbitrairement exclus du vote qui devait sceller leur destin. Cette décision était contraire aux Droits de l'Homme, anticonstitutionnelle et antidémocratique (violation des articles 2, 3, 5, 53 de la Constitution de 1958 et de son préambule : articles 2, 6, 7 de la Déclaration de 1789, article 14 du préambule de la Constitution de 1946, articles 7, 15 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de 1948). Le général De Gaulle demandait par ce référendum aux seuls Français de métropole et à ceux des Départements (sauf l'Algérie) et Territoires d'Outre-mer, à la fois d'approuver la déclaration gouvernementale française unilatérale du 19 mars 1962 et de lui confier les pleins pouvoirs pour appliquer sa nouvelle politique d'une "Algérie algérienne". Celle-ci était en totale opposition aux engagements publics qu'il avait pris et qui lui avaient permis de revenir à la tête de l'Etat, après la révolte patriotique des Français d'Algérie et de l'Armée du 13 mai 1958, pour le maintien de "l'Algérie française".

Ce référendum du 8 avril 1962 présentait les " accords d'Evian " comme offrant toutes les garanties de protection des personnes et des biens des Français d'Algérie de toutes origines. La France, par les propos du général De Gaulle et de son gouvernement, s'en portait garant après l'indépendance durant au moins trois années. La réalité montre que ces pseudo-accords ne constituaient qu'un paravent légal destiné à cacher aux Français de métropole leur réelle finalité : éliminer par tous les moyens les forces patriotiques susceptibles de s'opposer à la politique du Chef de l'Etat. Plus d'une vingtaine d'études historiques récentes, complétant les témoignages des victimes, démontrent aujourd'hui la préméditation de ce crime d'Etat d'une ampleur dépassant celle subie par nos compatriotes juifs sous l'occupation allemande. Aucun homme politique, aucun historien sérieux, aucun ouvrage n'a aujourd'hui démontré le contraire. Le général De Gaulle lui-même, conscient des dangers encourus par les populations pro-françaises d'Algérie, n'avait-il pas déclaré lors de sa conférence de presse radio-télévisée du 23 octobre 1958 " Quelle hécatombe connaîtrait l'Algérie si nous étions assez stupides et assez lâches pour l'abandonner ". C'est donc en pleine conscience des conséquences criminelles de sa nouvelle politique que celui-ci s'engagea sur la voie de l'abandon. Les sondages montrent qu'une large majorité de Français de toutes sensibilités est aujourd'hui informée de cette réalité. Les grands médias ne refusent plus de parler de l'aspect inhumain de cette politique et des massacres qu'elle engendra. Des personnalités pro-F.L.N, comme Jean DANIEL, réclament même le pardon de la France et de l'Algérie pour les crimes commis envers les harkis et leurs enfants.

Dans votre intervention télévisée du 6 juin dernier, vous avez demandé aux Français de participer massivement au prochain référendum sur la réduction du mandat présidentiel de 7 à 5 ans. Vous avez à cette occasion manifesté votre souci de consulter plus régulièrement les Français par voie référendaire, exprimant clairement votre volonté : "je souhaite que le référendum devienne d'un usage plus régulier ... Les Français doivent pouvoir s'exprimer eux-mêmes sur certains grands sujets. C'est la voie démocratique sereine, où chaque citoyen affirme à la fois sa volonté et sa responsabilité."

Les Français d'Algérie vous ont entendu et compris. Pour répondre à votre attente et pour compenser leur absence de participation au référendum du 8 avril 1962, ils ont décidé de voter pour vous demander de reconnaître officiellement la responsabilité de la Ve République dans les massacres ayant suivi la " paix d'Evian ". Ils invitent aussi tous les Français à participer à ce vote réparateur qui seul permettra d'effacer l'accord donné par eux-mêmes au crime d'État du 19 mars 1962 qu'ils ont approuvé le 8 avril 1962 sans pouvoir en apprécier, ni connaître ses conséquences funestes.

Notre démarche s'inscrit dans le cadre de la Constitution actuelle du 4 octobre 1958 votée aussi par les "10 millions de Français à part entière " d'Algérie. L'article 3 définit que " la souveraineté appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par voie du référendum ". L'Article 15 de la Déclaration des Droits de l'Homme de 1946, partie intégrante du préambule de notre Constitution, affirme : " Chacun à le droit d'adresser une pétition écrite aux pouvoirs publics afin de provoquer l'examen des problèmes individuel et collectif ". Afin de ne pas gêner la participation au vote que vous proposez et pour ne pas alourdir les dépenses publiques, les associations de Français d'A.F.N, ainsi que tous les Français qui souhaitent s'associer à cette action réparatrice, éditeront à leurs frais leurs propres bulletins de vote sur la base du modèle ci-joint. Ils participeront aussi activement au dépouillement.

Afin de vous permettre de disposer de résultats fiables, nous avons l'honneur de solliciter de votre haute bienveillance votre accord pour la comptabilisation officielle de nos bulletins qu'ils soient isolés ou qu'ils accompagnent le bulletin portant sur la réduction du mandat présidentiel. Persuadés que cette démarche répond à votre vœu profond d'expression par " chaque citoyen à la fois de sa volonté et de sa responsabilité " et restant à la disposition de vos conseillers,

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de notre très haute considération.

 

Bernard COLL - Secrétaire général de JPN

Fils de Pieds-noirs Combattant de 1939-45 

JEUNE PIED-NOIR - BP 4 - 91570 BIEVRES

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