POUR UNE LOI DEFINITIVE POUR LES

FRANÇAIS "RAPATRIES"

Mise à jour le 23.04.2011

La loi du 23 février 2005 doit être complétée de l'amendement reconnaissant officiellement la responsabilité de l’Etat français. Seule cette reconnaissance apportera une solution définitive aux multiples problèmes moraux et matériels dûs à la violation des accords d’Evian du 19 mars 1962, reconnue désormais par l'article 2 de la loi. Ces problèmes ne peuvent pas en effet trouver de solution juste et équitable pour les victimes dans le cadre des nombreuses lois votées depuis 1970. Plus de 16.000 pétitions pour la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat française ont été adressées au Chef de l'Etat et présentées à la presse par Jeune Pied-Noir. Les candidats aux prochaines élections doivent s'engager publiquement et solennellement à voter l'amendement pour la reconnaissant de la responsabilité de l'Etat français en 1962.

RECHERCHE PAR THEME : ACTUALITES - ARCHIVES - AMENDEMENTS - ARTICLE 4 - CES - DEBATS - DEPUTES - GOUVERNEMENT - HISTORIQUE DES LOIS RAPATRIES - LOI DU 23 FEVRIER 2005 - MEDIAS - PETITION ARTICLE 4 - PARLEMENT 2004 - PROPOSITIONS JPN -

RECHERCHE PAR NOM : J-P ALDUY - BACQUET - Jacques BRIAT - DIEFFENBACHER - Mme DINI - FISCHER - KERGUERIS - KERT - LACHAUD - LEONETTI - Mme LETARD - LIBERTI - MEKACHERA - MESQUIDA - MERLY - Jacques PEYRAT - Mme PRINTZ - RETAILLAUD - TABAROT - VALLET - VERCAMER -

ACTUALITES *** ACTUALITES *** ACTUALITES *** ACTUALITES *** ACTUALITES ****** ACTUALITES

--------------------------------------------- HISTORIQUE DES LOIS RAPATRIES -----------------------------------------

Voir le rapport remis au CES par JPN à la rubrique : CES

-------------------------------------------------- LA LOI DU 23 FEVRIER 2005 -----------------------------------------------

Voir le site de l'Assemblée nationale

--------------------------------------------- POUR LE MAINTIEN DE L'ARTICLE 4 --------------------------------------

POUR DEFENDRE LA LIBERTE, LA VERITE ET LA DEMOCRATIE
L'ASSOCIATION JEUNE PIED-NOIR LANCE UNE PETITION
AUPRES DE TOUS LES FRANÇAIS
POUR DEMANDER LE MAINTIEN DANS SON INTEGRALITE
DE LA LOI DU 23 FEVRIER 2005-158
EN FAVEUR DES FRANÇAIS RAPATRIES

COMMUNIQUE DE PRESSE
DIMANCHE 11 DECEMBRE 2005

Alors que la souveraineté nationale a confirmé par le vote des députés et des sénateurs la volonté des Français de reconnaître « en  particulier le rôle positif de la colonisation » , volonté confirmée par deux tiers des Français, selon le sondage CSA du Figaro du 2 décembre 2005, un groupe d'agitateurs professionnels composé d'intellectuels communistes anciens staliniens, d'historiens « militants » d'extrême gauche, d'élus socialistes ou du centre en mal d'électeurs essaie, par le biais de la condamnation de l'article 4 de la loi du 23 février en faveur des Français rapatriés et à des fins purement politiciennes, de faire abroger l'intégralité de la loi 2005-158 . Car ce n'est pas l'article 4 - simple conséquence logique de l'article 1 - qui les inquiète, mais les articles 1, 2 et 5 qui reconnaissent la réalité des crimes de la décolonisation dont ils ont été les complices actifs ou silencieux. Ce n'est pas la colonisation française qu'il faut condamner, car elle appartient désormais à l'Histoire comme la colonisation romaine de la Gaule, mais bien les crimes d'une décolonisation ratée et ceux des régimes qui ont pris la succession de la France. C'est la situation humaine dramatique dans nos ex-départements d'Algérie et dans la plupart des ex-colonies qui pousse leurs populations à fuir vers la France et l'Europe. Ce n'est pas la colonisation qui est responsable de l'immigration massive et de la révolte des banlieues, mais c'est une décolonisation manquée et ceux qui entretiennent depuis 50 ans un discours violent et mensonger contre la France et son œuvre en Outre-mer pour justifier l'échec de leur idéologie qui a déjà fait plus de 200 millions de morts dans le monde .

Depuis l'exode des années 60, les Français de métropole et les élus de la Nation côtoient chaque jour les Français rapatriés de toutes origines – Harkis, Pieds-noirs, Vietnamiens, Africains… - qui ont dû subir les calomnies dont on les a couverts pour justifier la politique de décolonisation et son échec. Ils les ont connus silencieux et travailleurs dans les cités inhumaines et tristes des banlieues communistes, laborieux sur les terres difficiles du sud de la France ou de Corse, entreprenants et dynamiques dans les administrations, les entreprises et commerces. Ils les ont vus progresser en repartant de rien après avoir été obligés de tout abandonner. Ils les ont vus réussir avec la persévérance et le même courage qui leur avaient permis de bâtir des pays modernes ouverts sur l'avenir. Aujourd'hui encore dans ce débat qui les concerne directement, les Français rapatriés d'Afrique du Nord et d'Outre-mer restent curieusement « oubliés » des médias. La reconnaissance du rôle positif de la colonisation dépasse le clivage artificiel d'une France de droite et d'une France de gauche. Il s'agit d'un impérieux devoir de vérité et de mémoire. C'est ce qu'ont montré les longs débats sur la loi 2005-158 ; et la décision des députés et sénateurs vise à corriger une injustice devenue trop flagrante pour tous. En appelant tous les Français à signer cette pétition nous demandons au Chef de l'Etat et au gouvernement de respecter leur volonté et celle de la Nation représentée démocratiquement par le Parlement. La loi 2005-158 est définitivement votée. Elle s'impose à tous les Français et doit être appliquée dans son intégralité. Les décrets et circulaires doivent être promulgués pour tous ses articles dans les meilleurs délais.

Contact presse - Bernard Coll : 06 80 21 78 54

JEUNE PIED-NOIR - BP 4 – 91570 BIEVRES

http://perso.wanadoo.fr/jeunepiednoir/jpn.wst - Courriel : jeunepiednoir@wanadoo.fr

télécharger ce texte en pdf : communiqué de presse

---------------------------------------------------------------- PETITION ------------------------------------------------------------

 

Comme la Maison du Rapatrié de Grenoble - regroupant l'ANFANOMA, le FNR, Le Cactus, les Oraniens de l'Isère, Généalogie AMT, MAFA, ASCA - les Pieds-Noirs de Moselle, Harkis Citoyens de France, les Pieds-Noirs de Suisse, le Cercle Algérianiste du Poitou, les Pieds-Noirs de l'Océan Indien... et des milliers de Français de toutes origines, métropolitains, pieds-noirs, harkis, anciens combattants....

Rejoignez les milliers de signataires de la pétition nationale
pour le maintien de la loi 2005-158 dans son intégralité.

Faites-la signez, adressez-la au Premier ministre et faites nous parvenir ue copie.

Gagnons ensemble !

 

PETITION

Défendons la liberté, la vérité et la démocratie !

  ADRESSEZ VITE CETTE PETITION AU PREMIER MINISTRE

COLONISATION POSITIVE : OUI AU MAINTIEN DE L'ARTICLE 4
de la loi 2005 –158 de reconnaissance de la Nation et de
contribution nationale en faveur des Français rapatriés

Alors que la souveraineté nationale a confirmé par le vote des députés et des sénateurs la volonté des Français de reconnaître « en  particulier le rôle positif de la colonisation », volonté confirmée par deux tiers des Français, selon le sondage CSA du Figaro du 2 décembre 2005, un groupe d'agitateurs professionnels composé d'intellectuels communistes anciens staliniens, d'historiens « militants » d'extrême gauche, d'élus socialistes ou du centre en mal d'électeurs essaie, par le biais de la condamnation de l'article 4 de la loi du 23 février en faveur des Français rapatriés et à des fins purement politiciennes, de faire abroger l'intégralité de la loi 2005-158. Car ce n'est pas l'article 4 - simple conséquence logique de l'article 1 qui les inquiète - mais les articles 1, 2 et 5 qui reconnaissent la réalité des crimes de la décolonisation dont ils ont été les complices actifs ou silencieux. Ce n'est pas la colonisation française qu'il faut condamner, car elle appartient désormais à l'Histoire comme la colonisation romaine de la Gaule, mais bien les crimes d'une décolonisation ratée et ceux des régimes qui ont pris la succession de la France. C'est la situation humaine dramatique dans nos ex-départements d'Algérie et dans la plupart des ex-colonies qui pousse leurs populations à fuir vers la France et l'Europe. Ce n'est pas la colonisation qui est responsable de l'immigration massive et de la révolte des banlieues, mais c'est une décolonisation manquée et ceux qui entretiennent depuis 50 ans un discours violent et mensonger contre la France et son œuvre en Outre-mer pour justifier l'échec de leur idéologie qui a déjà fait plus de 200 millions de morts dans le monde. C'est pourquoi nous vous demandons de respecter la liberté des Français et la volonté de la Nation représentée démocratiquement par le Parlement en maintenant la loi 2005-158 dans son intégralité et en promulguant dans les meilleurs délais les décrets et circulaires d'application pour tous ses articles.

Nom – prénom
Adresse courriel

Adresse complète

Code postal - Ville

Signature

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pétitions réunies par l'Association :

 

Monsieur le Premier Ministre
Hôtel Matignon – 57, rue de Varenne - 75007 Paris
Fax : 01 42 75 80 05 / 85 96 / 53 99 / 71 42 / 04 – 01 45 44 15 72

www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/pm_premier-ministre.php3

Merci d'adresser une copie de cette page à JPN BP4 - 91570 Bièvres pour le suivi national de cette pétition.

----------------------------------------------- PROPOSITIONS JEUNE PIED-NOIR --------------------------------------------

POUR OBTENIR JUSTICE, UNE SEULE JUSTE REPONSE :

Voir la rubrqiue : RECONNAISSANCE NATIONALE

La reconnaissance officielle par la loi de la responsabilité l'Etat français

dans les massacres, assassinats et disparitions

de dizaines de milliers de Français en Algérie après le 19 mars 1962.

SOUTENEZ NOTRE ACTION - SIGNEZ ET FAITES SIGNER LA

PETITION NATIONALE

SIGNEE PAR TOUTES LES ASSOCIATIONS ET 15.000 FRANÇAIS DE TOUTES ORIGINES

JPN BP 4 91570 BIEVRES

Fax : 01 69 41 89 29 - E-mail : jeunepiednoir@wanadoo.fr

--------------------------------------------------------------- ARCHIVES -----------------------------------------------------------

 

LETTRE A M. HAMLAOUI MEKACHERA, SECRETAIRE D'ETAT AUX ANCIENS COMBATTANTS

JEUNE PIED-NOIR
BP 4 - 91570 BIEVRES
Gsm : 06 80 21 78 54
Tél: 01 69 41 01 12 - Fax : 01 69 41 89 29
E-mail : jeunepiednoir@wanadoo.fr
   
Télécopie – courrier
2 pages
  Le 29 Juin 2005
Monsieur Hamlaoui MEKACHERA
Ministre Délégué auxAnciens Combattants
37, rue de Bellechasse
75007 PARIS
OBJET : Inauguration du Mémorial des fusillés et combattants tombés pour que vive l’Algérie française – Marignane 6 juillet 2005  

 

Monsieur le Ministre, Cher Ami,
Nous pensions, qu’après plus de 2 ans de débats et le vote par les parlementaires de la loi 2005- 158 du 23 février de reconnaissance de la Nation en faveur des Français rapatriés, loi reconnaissant la réalité des crimes commis en Algérie après le 19 mars 1962 contre les Français
d’Algérie de toutes origines, que les élus, les historiens, les journalistes et les associations qui ont idéologiquement et parfois activement justifié les crimes les plus odieux du FLN, qualifiés par le Chef de l’Etat d’actes de «barbarie », auraient eu la pudeur de se taire, voire même de demander
pardon, comme l’a fait Jean Daniel pour les Harkis, aux victimes innocentes dont elles ont ignoré les drames durant des décennies.
L’attitude de la Ligue des Droits de l’Homme et de quelques associations professionnelles de l’antiracisme, et celle de quelques élus semblant ignorer les débats de la loi 2005-158 paraît bien hypocrite. Les associations et les personnes qui protestent contre l’inauguration de Marignane
refusent tout dialogue et n’agissent que par anathèmes, sachant qu’elles sont incapables de tenir une argumentation historique sérieuse et crédible. Elles feignent de méconnaître une réalité qu’elles ne peuvent plus ignorer puisque que Michel Tubiana, alors Président de la Ligue des Droits de
l’Homme, avait lui-même qualifié la politique du général De Gaulle et du gouvernement de 1962 de « crime d’Etat » (cf. son article de Libération du 10 septembre 2001) demandant même à notre actuel Président de la République de reconnaître officiellement ce crime, reprenant avec 6 ans de
retard et sans complexe notre message du 22 septembre 1995 remis en main propre à M.Jacques Chirac par Guy Forzy, alors Secrétaire d’Etat aux Rapatriés. A ce jour plus de 15.000 de nos pétitions ont été adressées à l’Elysée. Dans son entretien de l’an dernier dans Paris-Match,
Georges-Marc Benhamou a accusé de général De Gaulle de « crime contre l’humanité ». Il n’a pas été poursuivi en diffamation ni par la famille du général ni par l’Etat français. N’est-ce pas tout simplement parce que cette affirmation est historiquement vraie ?
Nous sommes surpris qu’un gouvernement de droite ait cru bon de céder à la pression d’un groupe d’une dizaine d’associations de gauche réunissant au maximum quelques centaines de personnes dans leurs manifestations les plus importantes malgré les appels à répétition de certains médias
complaisants. Il est encore surprenant qu’ayant vécu vous-même ce drame vous ayez accepté de vous faire le défenseur d’une cause que vous savez indéfendable. Comme le soulignait le Président de la République le 25 septembre 2001 : « Notre devoir, c’est la vérité ». Enfermé dans un
mensonge d’Etat depuis 43 ans, le pouvoir politique ne pourra sortir de cette impasse qu’en reconnaissant la vérité des faits. En tant que ministre en charge des Rapatriés vous nous avez promis de créer les conditions d’un dialogue constructif permettant de déterminer historiquement les
responsabilités des différents acteurs de la guerre civile d’Algérie de1962. Vous avez vous-même reconnu dans vos diverses interventions au Sénat et à l’Assemblée nationale : « J’en arrive aux questions que vous avez tous évoquées : la vérité historique et les responsabilités,
notamment celle de l’Etat français, dans les drames intervenus après le 19 mars 1962... Je vous remercie pour ce débat qui va nourrir notre travail, pour parvenir à de justes réponses. » (Sénat – 17 décembre 2003) et aussi « Aujourd’hui, le gouvernement de Jean-
Pierre Raffarin souhaite apporter une réponse aux questions qui demeurent, plus de quarante ans après la séparation douloureuse de la France et de l’Algérie... Aujourd’hui, le moment est venu d’entendre le message des rapatriés... » (Assemblée nationale le 2 décembre
2003). En rejetant sur la future « Fondation de la mémoire de la guerre d’Algérie et des combats du L-Mekachera - Marignane 300605.doc / 03/07/05 Maroc et de Tunisie » le rôle de déterminer les responsabilités, le gouvernement a choisi de
maintenir le doute sur une vérité pourtant aujourd’hui acceptée par l’opinion publique. Les femmes et les hommes qui se sont opposés à la politique criminelle du général De Gaulle étaient pour une grande majorité de grands résistants au nazisme. La seule évocation de Georges Bidault, successeur de Jean Moulin à la tête de la résistance, ou celle de Jacques Soustelle, compagnon de la Libération, permet de comprendre leur engagement en 1962 était de même nature que celui de 1940 et que leur principal motivation était de protéger et de sauver des milliers de citoyens français abandonnés par le pouvoir légal d’alors. Le 5 juillet à Marseille aura lieu la marche silencieuse des familles de disparus à laquelle toutes les associations de Français d’AFN et leurs amis demandent de s’associer. Le gouvernement va-t-il aussi leur interdire de se recueillir en souvenir des milliers de Français abandonnés par le gouvernement du général De Gaulle alors que l’Armée française encore présente aurait pu les
sauver ? Elles ont été volontairement sacrifiées comme parce que gênantes et inutiles à la nouvelle politique du Chef de l’Etat. Le langage contemporain qualifierait cette action de « purification ethnique ». L’action des médias et de l’Etat menée pour la libération récente de Florence
Aubenas et d’Hussein Hanoun montre qu’une mobilisation semblable aurait permis de sauver ces milliers de vies françaises. Pensez que les Français d’Algérie et de leurs nombreux amis céderont à l’interdiction de se recueillir en mémoire de leurs morts, c’est mal connaître la
réalité de leur combat depuis 43 ans pour la vérité et la justice ainsi que l’évolution de l’opinion publique française et d’une partie importante des jeunes journalistes maintenant au courant des circonstances dramatiques de l’exode de plus d’un million de Français de leur terre natale.
Nous faisons appel à votre sagesse et à votre connaissance de notre Histoire, car vous avez vécu comme nous le massacre des harkis et l’exode des pieds-noirs, pour créer avant le 6 juillet prochain les conditions d’un vrai dialogue permettant aux différentes parties de s’écouter et de se
comprendre. Nous vous demandons de bien vouloir recevoir une délégation des associations soutenant l’inauguration de la stèle de Marignane comme celles opposées à cet hommage privé afin de comprendre ce qui peut encore séparer des Français sur des faits historiques
maintenant reconnus par la loi 2005-158 du 23 février 2005. N’est-ce pas là visiblement la conséquence de ce grand manque de communication de la part du gouvernement sur lequel nous avons à de multiples reprises attiré votre attention? Comme nous vous l’avons proposé, ne paraît-il
pas de plus en plus indispensable d’organiser dès la rentrée une grande réunion d’information permettant de répondre à toutes les questions en attente ? Les Français d’Algérie, ainsi que de nombreux compatriotes de métropole, s’interrogent sur le sens du futur traité d’amitié francoalgérien
après les propos insultants pour la France du Président Bouteflika. Ils s’interrogent sur le retard pris dans la désignation du nouveau Haut Conseil des Rapatriés, sur la création de la Fondation de la mémoire, sur les prochaines cérémonies du 25 septembre et du 5 décembre à
laquelle doivent être désormais associées les victimes civiles, sur la sauvegarde des cimetières en Algérie, sur à la réponse de l’Etat aux violentes attaques contre la loi 2005-158 lancées par les médias et historiens de gauche, les mêmes qui demandent l’interdiction de la cérémonie de
Marignane. Aujourd’hui, le gouvernement de Dominique de Villepin souhaite-t-il apporter une réponse aux questions qui demeurent, plus de quarante-trois ans après la séparation douloureuse de la France et de l’Algérie... Aujourd’hui, le moment est-il venu d’entendre le message des rapatriés ? Ou les 2 millions de Français d’Algérie de toutes origines et leurs descendants seront-ils encore sacrifiés à la raison d’Etat ? Le dernier référendum a montré la fracture existant entre les Français, le gouvernement et leurs élus. Il ne faudrait pas que l’absence d’un vrai dialogue entre les Français d’AFN et l’Etat vienne amplifier cette réalité politique. Dans l’attente d’une réponse favorable de votre part à notre demande de réunion de dialogue et de concertation et restant à votre disposition pour contribuer à l’apaisement auquel ont droit les familles des victimes du 19 mars 1962,
Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, Cher Ami, à l’assurance de nos meilleures salutations.

Bernard COLL
Secrétaire général de JPN

 

---------------------------------------------------- COMMUNIQUE DE PRESSE -------------------------------------------------

COMMUNIQUE DE PRESSE

Alors que le Parlement français vient d'affirmer, par la loi de "reconnaissance de la Nation et de contribution nationale en faveur des Français rapatriés" votée le 10 février dernier, la réalité des crimes commis contre les Français d'Algérie de toutes confessions après le 19 mars 1962, un débat est prévu le 19 mars de 17h à 18h sur France Culture, radio d'Etat, en l'absence de familles des victimes ou de leurs représentants. La loi adoptée par la représentation nationale stipule clairement :

Article 1er - « La Nation exprime sa reconnaissance aux femmes et aux hommes qui ont participé à l’œuvre accomplie par la France dans les anciens départements français d’Algérie, au Maroc, en Tunisie et en Indochine ainsi que dans les territoires placés antérieurement sous la souveraineté française. Elle reconnaît les souffrances éprouvées et les sacrifices endurés par les rapatriés, les anciens membres des formations supplétives et assimilées, les disparus et les victimes civiles et militaires des événements liés au processus d’indépendance de ces anciens départements et territoires et leur rend, ainsi qu’à leurs familles, solennellement hommage ».

Article 2 – « La Nation associe les rapatriés d’Afrique du Nord, les personnes disparues et les populations civiles victimes des massacres ou d’exactions commis durant la guerre d’Algérie et après le 19 mars 1962 en violation des accords d’Evian, ainsi que les victimes civiles des combats de Tunisie et du Maroc, à l’hommage rendu le 5 décembre aux combattants morts pour la France en Afrique du Nord ».

Une fois de plus, des historiens connus pour avoir omis durant des décennies dans leurs travaux le massacre de plus de 100 000 harkis, les enlèvements par milliers d'européens, les assassinats, viols, tortures commis par le FLN contre la population civile désarmée, la fusillade de la rue d'Isly à Alger du 26 mars 1962, les massacres collectifs d'Oran du 5 juillet 1962... vont débattre entre-eux et avec des partisans du combat d'arrière-garde de la commémoration du 19 mars 1962 pour tenter de justifier l'injustifiable.

Depuis la première plainte du 30 août 2001 pour crime contre l'humanité déposée par le Comité National de Liaison des Harkis, présidé par Boussad AZNI, auteur du livre "Harkis : un crime d'Etat" (Ed. Ramsay et Livre de poche "J'ai lu" - 2002), suivie des deux plaintes déposées par 43 familles de disparus pieds-noirs les 13 mars 2002 et 5 juillet 2002, de nombreux reportages aux heures de grande écoute sur TF1, France 2, France 3, France-Culture, Radio Monte- Carlo, RTL, Radio-Courtoisie... et dans la presse écrite Le Point, Valeurs Actuelles, Paris-Match, le Figaro, le Monde... ont informé les Français de cette histoire cachée, de cette histoire honteuse pour la Nation française. Lundi 14 mars, les téléspectateurs de FR3 ont pu suivre aux journaux nationaux de 12h30 et 19h30 deux reportages émouvants sur les disparus européens. 43 ans après les Français découvrent le drame de ces familles qui ont attendu un proche disparu pour apprendre par l'ouverture des archives que l'Etat français était parfaitement informé depuis 1962 de leur assassinat. Les historiens sérieux disposent aujourd'hui de tous les documents, archives, témoignages pour démontrer "le crime d'Etat" du 19 mars 1962 comme l'a dénoncé justement Michel Tubiana, Président de la Ligue des Droits de l'Homme, dans le journal Libération du samedi 10 septembre 2001.

Jeune Pied-Noir lance un appel à témoins auprès de tous ceux qui ont été les victimes du 19 mars 1962 en leur demandant de contacter directement les médias pour leur faire part de leurs témoignages. Nous appelons aussi tous militaires français qui ont été les témoins impuissants, parce le gouvernement français d'alors leur avait donné l'ordre de ne pas intervenir, de décrire les scènes auxquelles ils ont été contraints d'assister. Des milliers de familles de disparus, de victimes d'attentats et de torture attendent par vos témoignages que justice leur soit enfin rendue. Jeune Pied-Noir met gratuitement à la disposition des journalistes, des chercheurs, des historiens son importante documentation.

La reconnaissance de la réalité historique par le Parlement ne doit pas être bafouée par "l'amnésie libératrice" de quelques intellectuels aux mains propres mais à la conscience couverte de sang.

Bernard Coll
Secrétaire général de JPN

 

LOI RAPATRIES - JEUDI 10 FEVRIER 2005
VOTE A L'ASSEMBLE NATIONALE EN DEUXIEME LECTURE

LETTRE OUVERTE A JEAN-PIERRE RAFFARIN

Vote à l’Assemblée nationale en deuxième lecture le 10 février 2005 de la
« Loi de reconnaissance de la Nation et de contribution nationale en faveur
des Français rapatriés » - Une loi qui ne les satisfait pas.

Monsieur le Premier Ministre,

Dans votre intervention du 5 décembre 2004, lors de la Journée nationale d’hommage aux « morts pour la France » de la Guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie, vous avez affirmé : « Après huit années d’affrontements et de violences extrêmes, la séparation de la France et de l’Algérie semait deuils et blessures, souffrances et malheur. En cette journée nationale, je veux associer à l’hommage de la République les nombreuses victimes civiles, de toutes confessions et de toutes conditions. Après le temps de la douleur, vient celui de la réparation, de la reconnaissance ; puis celui de l’apaisement et de la réconciliation. »

Votre propos venait en écho du texte de l’article premier du projet de « loi de reconnaissance de la Nation et de contribution nationale en faveur des Français rapatriés » déposé par votre gouvernement : «La Nation exprime sa reconnaissance aux femmes et aux hommes qui ont participé à l’œuvre accomplie par la France dans les anciens départements français d’Algérie, au Maroc, en Tunisie et en Indochine ainsi que dans les territoires placés antérieurement sous la souveraineté française », que les députés ont complété en votant le 11 juin 2004 les articles suivants :
- « Elle reconnaît les souffrances éprouvées et les sacrifices endurés par les rapatriés, les anciens membres des formations supplétives et assimilées, les disparus et les victimes civiles et militaires des événements liés au processus d’indépendance de ces anciens départements et territoires et leur rend, ainsi qu’à leurs familles, solennellement hommage.
- La Nation associe les populations civiles de toutes confessions, harkis, pieds-noirs, victimes des massacres perpétrés durant la guerre d’Algérie ainsi que ceux commis après le 19 mars 1962 en violation des accords d’Evian, à l’hommage pour les combattants morts pour la France en Afrique du Nord, rendu le 5 décembre lors de la journée nationale décrétée en 2003 ».

Il aura fallu 43 ans pour que l’Etat français reconnaisse la réalité de ces drames vécus par les victimes d’attentats terroristes, les familles de disparus, les rescapés du massacre des Harkis, de la fusillade de la rue d’Isly, de la chasse aux européens d’Oran du 5 juillet et toutes sortes d’exactions dont ont été victimes les Français d’Algérie jusqu’ici niées aussi bien par les hommes politiques que par l’histoire officielle. Cette reconnaissance des conséquences dramatiques des « accords d’Evian » viennent tardivement démentir l’affirmation mensongère du général De Gaulle lors de sa conférence du 6 juin 1964 : « Nous l’avons résolu (le problème algérien) comme il fallait, conformément au génie de la France et à son intérêt... Je vous en prends tous à témoins, en une année, un million de Français établis dans ce pays ont été rapatriés sans heurts, sans drames, sans douleur et intégrés dans notre unité nationale ». Il a fallu attendre la mort du général De Gaulle pour qu’une première loi en faveur des Français d’Algérie permette en 1970 de commencer à « bâtir l’édifice » que reste encore inachevé.

Comme le soulignait déjà Honoré de Balzac dans « Illusions perdues » : « Il y a deux Histoires : l’Histoire officielle, menteuse, qu’on enseigne, l’Histoire ad usum delphini ; puis l’Histoire secrète, où sont les véritables causes des événements, une histoire honteuse. »

Non, le « cessez-le-feu » unilatéral du 19 mars 1962, comme l’évoque avec talent le chanteur pied-noir Jean-Pax Mefret, n’a pas fait « cessez-le-sang ». Il reste à déterminer quels sont les responsables français du « processus d’indépendance », ce nouveau concept introduit dans l’article premier ainsi que ceux qui ont accepté, sans intervenir, la violation des accords d’Evian. A cet effet la loi du 11 juin 2003, crée Fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie, des combats du Maroc et de Tunisie est créée, avec le concours de l’Etat, et confie aux chercheurs et aux historiens le rôle de définir la responsabilité ou non du gouvernement français de l’époque dans les drames qui ont suivi le 19 mars 1962 en Algérie.

Est-ce le rôle des historiens de déterminer cette responsabilité ? Est-il réellement nécessaire d’attendre leurs travaux pour que la Nation reconnaisse la vérité? Des différentes réunions que nous avons eues avec MM. le Ministre Hamlaoui Mekachera, avec Marc Dubourdieu, Président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés et les multiples interventions de Mme Taouès Titraoui et des ses collègues lors des réunions du Haut Conseil des Rapatriés en présence du Président Alain Vauthier, comme lors des entretiens avec vos plus proches collaborateurs comme MM. Xavier Chinaud et Emmanuel Charron, il ressort que l’Etat français, qui ne nie plus la réalité des faits, avance deux raisons principales pour retarder cette reconnaissance. Il s’agirait :

1) d’éviter que M. Pierre Messmer, qui par sa fonction de ministre des Armées de 1960 à 1969 porte l’entière responsabilité du désarmement des harkis et de l’absence de protection de la population civile d’Algérie après le 19 mars 1962, ne soit l’objet d’une action en justice de la part de ses victimes

2) de limiter le poids financier de l’inévitable réparation des préjudices moraux et matériels subis par les 500000 familles de victimes d’attentats, d’assassinats, d’enlèvements, contraintes à l’exode et abandonner durant 43 ans en argumentant que la France ne peut pas aujourd’hui, compte tenu de l’état de ses finances, assurer cette « dette d’honneur » selon les propres termes du Président de la République.

M. Pierre Messmer lui-même reconnaît la réalité du massacre des harkis et sa propre part de responsabilité, même s’il tend à atténuer celle-ci en rejetant le massacre sur le FLN, notamment sur l’actuel Président algérien, sur ses collègues décédés – principalement Louis Joxe – et ... sur les harkis qui n’avaient pas à écouter les promesses qui leur étaient faites ! (Entretien du Monde du 25 septembre 2001 avec le journaliste Philippe Bernard). Plus récemment à Nice, interpellé par des Harkis et leurs enfants, il déclara : « j’ai agi par solidarité gouvernementale ». Ces aveux de complicité active ou passive se retrouvent dans les témoignages d’Alain Peyrefitte, de Bernard Tricot et d’autres proches collaborateurs du Chef de l’Etat, comme Raymond Aron qui affirmait déjà dans ses mémoires : « Les harkis, pour la plupart, furent livrés à la vengeance des vainqueurs, sur l’ordre peut-être du général De Gaulle lui-même, qui par le verbe, transfigura la défaite et camoufla les horreurs... » (50 ans de réflexion politique – Mémoires – Julliard - 1989).

Cette reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français de l’époque est devenue si évidente, que le journaliste Georges-Marc Benhamou a pu déclarer, sans être poursuivi par la famille du général ni par ses défenseurs, lors de la sortie de son ouvrage « Un mensonge français » (Ed. Robert Laffont - 2003) : « La France a jeté les harkis dans les basses-fosses de l’Histoire. Il y a eu environ 80.000 morts. Et Paris a systématiquement entravé leur sauvetage. De Gaulle et bel et bien complice d’un crime contre l’humanité .» (Paris-Match N° 2841 du 5 novembre 2003 – Entretien avec Gilles Martin-Chauffier - pages 84-85). Propos qui ont été largement repris par d’autres médias et toujours sans aucune réaction. L’écrivain Raphaël Delpard dans son ouvrage « Les oubliés de la guerre d’Algérie » (Ed. Michel Lafon - 2003) démontre, à travers les archives officielles déjà disponibles et les témoignages des familles de disparus en Algérie après le 19 mars 1962, l’absence volontaire de protection de la population européenne et musulmane pro-française. Une quarantaine de livres traite aujourd’hui du massacre des harkis et des disparus en Algérie en accusant le gouvernement de l’époque. Aucun d’entre eux n’a été poursuivi par la justice pour diffamation ou diffusion d’informations mensongères. Aucun historien n’a démenti leurs propos. Bien au contraire les historiens que nous avons interrogés affirment qu’avec les archives, les témoignages et les documents actuellement disponibles il leur est possible de définir dès maintenant les responsabilités françaises et algériennes.

Le général De Gaulle ne se condamnait-il pas lui-même avant l’heure en déclarant lors de sa conférence de presse radiotélévisée du 23 octobre 1958 : « Quelle hécatombe connaîtrait l’Algérie si nous étions assez stupides et assez lâches pour l’abandonner ? »

Si cela était encore nécessaire, l’Etat pourrait ouvrir immédiatement toutes les archives publiques et privées, notamment celles de la Gendarmerie française, qui a formé la Gendarmerie algérienne de 1962 à 1972, celles des unités de l’Armée françaises restées en Algérie après le 19 mars 1962, celles du commandant François sur les 1300 Harkis et musulmans pro-français évadés des bagnes algériens ou récupérés par les services spéciaux français en Algérie entre 1963-1975, celles des centres médicaux où ont été traité les quelques centaines de rescapés européens enlevés par le FLN et dont l’état physique et psychologique les rendaient « in-montrables », et celles des hommes politiques décédés négociateurs des accords avec le FLN : MM. Pompidou, Joxe, de Broglie, Buron, Tricot ou encore Alain Peyrefitte.

Sur le plan de la réparation - indépendamment du solde de l’indemnisation chiffrée à environ 14 milliards d’euros - celle-ci peut être estimée à environ 20 milliards d’euros, soit un total de 34 milliards d’euros. L’absorption sans douleur par les finances publiques, c’est à dire les contribuables français, de l’incroyable dette du Crédit Lyonnais, estimée à 24 milliards d’euros, montre que l’Etat peut facilement, par une loi cadre sur 5 ans, apurer sa dette envers les Français d’AFN et d’Outre-mer spoliés du fait de sa politique de décolonisation. Les cas de réparation similaires où la responsabilité de l’Etat ne manque pas : nos compatriotes juifs, amiante, le sang contaminé, l’affaire du jeune Saint-Aubin assassiné par erreur le 5 juillet 1964 par les services spéciaux français... et plus récemment encre celle des disparus de Mourmelon dont chaque famille va être indemnisée forfaitairement 25000 euros par l’Etat, reconnu responsable. L’éventuelle réduction d’impôts annoncée pour 2006 ou 2007 ne permettrait-elle pas à la Nation de solder simplement ce problème financier ou encore le bon usage de la cagnotte de 7 milliards d’euros découverte récemment ? En effet les sommes dont ont été spoliés les Français d’AFN et d’Outre-mer depuis les années 60 ont été utilisées par l’Etat français au profit de l’ensemble de la communauté française. Il paraît juste qu’elles soient restituées par tous les Français qui en ont été les bénéficiaires à ceux auxquels elles auraient dû être initialement versées. Si l’Etat algérien doit contribuer à la réparation de la spoliation des biens des Français d’Algérie, qu’il a déclaré vacants dès fin 1962, c’est à l’Etat français de lui faire respecter les accords d’Evian qui ont été présentés par lui-même comme des accords internationaux.

Cependant la raison d’Etat semble encore avoir plus de poids que le souci de rendre justice aux Français d’Afrique du Nord dont l’Etat reconnaît si tardivement les mérites. Des Français qui ont été profondément surpris et choqués du détournement de l’Histoire pratiquée par votre gouvernement lors de la commémoration du 60ème anniversaire du débarquement de Provence. Les Pieds-noirs et les Français musulmans qui constituaient 80% des troupes françaises de ce débarquement ont été spoliés de leur victoire au profit d’un chef d’Etat algérien qui durant la guerre d’Algérie a été l’un des membres de l’organisation terroriste qui avait pour cible principale les anciens combattants français ! Cette contre-vérité historique s’est accompagnée de l’ubuesque annonce de l’attribution de la Légion d’Honneur à la ville d’Alger « capitale de la France combattante de 1943-1944 » dont le monument aux Morts a été enfoui sous une chape de béton par l’actuel régime algérien. Les paroles du chant des Africains, hymne de l’Armée d’Afrique, ont été transformées pour remplacer « venant des colonies » par « venant de nos pays ». Jamais la ré-écriture de l’histoire n’aura atteint ce degré de falsification. En juin 2004 vous avez confirmé l’attribution du « Palais Lyautey », l’ancien Musée des Colonies, Porte Dorée à Paris, à la Fondation de la mémoire de l’immigration à laquelle n’a pas été pas associée la communauté des Français d’Algérie. N’est-elle pas pourtant constituée d’immigrants venus de toutes les régions d’Europe dans les départements français d’Algérie et d’exilés arabes et berbères réfugiés en France ? Cette Fondation a pour vocation, selon les propres termes des associations d’immigrés associées à ce projet, de « déconstruire l’image de la colonisation, de retourner les symboles comme un gant. Dire et montrer que la page de la colonisation est définitivement tournée et détourner le bâtiment de sa vocation première» qui était, selon le vœu du maréchal Lyautey, de montrer aux Français de métropole l’œuvre des Français des Outre-mer (Site Internet histoire-immigration.fr). Cette volonté publiquement affichée de reconstruite l’Histoire de la France d’Outre-mer n’est-elle pas en contradiction avec la volonté exprimée par les représentants de la Nation de l’article 1 amendé de la loi du 11 juin 2004 ? Cet article affirme en effet :
- Les programmes de recherches universitaires accordent à l’histoire de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, la place qu’elle mérite..
- Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à l’histoire et aux sacrifices des combattants de l’Armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit.
- Toute allégation injurieuse commise envers une personne à raison de sa qualité vraie ou supposée d’ancien supplétif de l’armée française en Algérie ou assimilé est interdite. L’Etat assure le respect de ce principe dans le cadre des lois en vigueur. »

L’Etat va-t-il engager des poursuites contre lui-même pour trouver des solutions à ses propres contradictions ?

Dans ce contexte, face à quels nouveaux désagréments les Français d’Afrique du Nord vont-ils se trouver lorsqu’ils découvriront le « Traité d’amitié franco-algérien » que votre gouvernement prépare en catimini sans les avoir consultés, eux qui pourtant comme au moment des accords d’Evian, sont les premiers concernés ? Une fois de plus vont-ils être exclus de tout dialogue et mis devant le fait accompli ? Le potentiel relationnel qu’ils représentent pour la construction d’un avenir équilibré du bassin méditerranéen va-t-il encore rester de nouveau inutilisé ?

A de multiples reprises, nous avons attiré votre attention et celle de vos collaborateurs sur l’indispensable « devoir de mémoire » préalable à la construction d’une nouvelle relation entre la France et l’Algérie. La reconnaissance de la vérité historique est désormais inéluctable comme l’avait déjà souligné le Professeur Maurice Allais, Prix Nobel d’Economie, lors de son intervention du 6 mars 1999 au Pavillon Gabriel. La récente création du Collectif Harkis/Pieds-noirs, regroupant les 50 associations les plus actives qui demandent aux hommes politiques de reconnaître officiellement la responsabilité du gouvernement de 1962, monte que Français d'AFN et d’Outre-mer, fort d’une communauté de plus de 3 millions de citoyens français, sans compter leurs nombreux amis métropolitains, n'accepteront de voir leur histoire et leur honneur sacrifiés au maintien d’un mensonge d'Etat destiné à protéger les quelques hauts responsables encore survivants et privant de leurs droits de Français les familles victimes spoliées par une politique criminelle préméditée.

Le projet de loi voté le 11 juin 2004 à l’Assemblée nationale a pour ambition de « parachever l’édifice bâti depuis plus de 40 ans pour que soient reconnues et honorés les sacrifices consentis par nos rapatriés ». Or, vous ne pouvez l’ignorer, il n’y a pas eu « d’édifice bâti » mais une superposition de lois incomplètes faites à la hâte qui rend aujourd’hui illisibles les droits des Français d’Algérie qui ont subi et non « consentis » les sacrifices que l’Etat leur a imposés contre leur gré, en violation des Droits de l’Homme, du droit internationale et des lois françaises. Il n’y aura pas justice sans la reconnaissance de la vérité et donc des responsabilités comme l’a souligné avec force, il y a quatre ans déjà, le Président de la République dans son discours du 25 septembre 2001 lors de la première Journée nationale d’Hommage aux Harkis en déclarant : « Notre premier devoir, c’est la vérité… Les massacres commis en 1962, frappant les militaires comme les civils, les femmes comme les enfants, laisseront pour toujours l’empreinte irréparable de la barbarie. Ils doivent être reconnus. La France en quittant le sol algérien n’a pas su les empêcher ? Elle n’a pas su sauver ses enfants ».

Les Français d’Algérie, comme une majorité de leurs compatriotes métropolitains, veulent aujourd’hui connaître les véritables causes de cette historie honteuse. Aujourd’hui les petits-enfants rejoignent la première et la deuxième génération d’exilés que nous sommes réellement pour exiger que l’Etat répare ce qui peut être encore réparé. Forts de ce soutien, ceux qui se sont battu depuis 43 ans continueront à le faire par tous les moyens légaux pour obtenir vérité et justice. En novembre 1991 Jacques Chirac, alors Président du RPR, reconnaissait déjà lors d’une réunion à la Roque d’Anthéron: « La situation indigne des harkis est à inscrire au passif des gouvernements successifs. Tous les hommes politiques assument une responsabilité commune. » (Dépêche AFP -16 novembre1991).

Est-ce pour cette raison qu’en 43 ans aucun Premier ministre, aucun Président de la République n’a reçu officiellement une délégation de victimes de l’après 19 mars 1962 pour l’écouter et lui témoigner directement la reconnaissance de la Nation ? Le vote d’une loi juste ne permet-il pas d’envisager cet acte symbolique tant attendu par tous ?

De nombreux élus de la majorité, comme toute l’opposition et l’UDF, appellent de leurs vœux cette rupture avec ce passé indigne de la Patrie des Droits de l’Homme. Lors du débat historique du 2 décembre 2003 à l’Assemblée nationale, le rapporteur de la loi lui-même, M. Christian Kert, soulignait « Nous voulons corrigés les injustices qui n’ont pas été réparées... reste à accomplir une autre tâche, la quête de la vérité historique. », et M. Yvan Lachaud a traduit le sentiment profond des beaucoup de ses collègues députés : « Nous avons le devoir de mettre fin à une situation qui n'a que trop duré. Ayons le courage que n'ont pas eu nos prédécesseurs. Nous le devons aux rapatriés et aux harkis ».

A l’exemple de leurs compatriotes arméniens, n'est-il pas à craindre que, devant une nouvelle déception qui prolongerait inutilement le « temps de la douleur », les Français d’AFN et d’Outre-mer ne s'orientent massivement lors des prochaines échéances politiques vers un engagement contraire à celui qu’ils envisageaient si leur espérance n’avait pas été déçue ?

Restant à votre disposition et celle de vos collaborateurs,

Nous vous prions de croire, Monsieur le Premier Ministre, à l'assurance de nos très respectueuses salutations.


Pour les 14 000 signataires de la pétition nationale pour la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français dans le massacre et la disparition de 150 000 Harkis et européens d’Algérie après le 19 mars 1962 en Algérie.

Bernard COLL
Secrétaire général de Jeune Pied-Noir

VOTE EN 2e LECTURE A L'ASSEMBLEE NATIONALE
Loi de reconnaissance de la Nation et de contribution
en faveur des Français rapatriés

JEUDI 10 FEVRIER A 15 HEURES

Demandez une invitation à votre député ou à la Mission
Interministérielle aux Rapatriés - Tél : 01 53 69 55 00

Tenez-nous informé des reportages et articles
parus dans les médias - jeunepiednoir@wanadoo.fr

---------------------------------------------------------------- DEPUTES -----------------------------------------------------------

LETTRE OUVERTE AUX DEPUTES AYANT VOTE LA LOI DU 22 FEVRIER 2005

AU SUJET DE LA

PROPOSITION DE LOI N° 2907 SUR LES DATES DE COMMEMORATION DE LA FIN DE LA GUERRE D'ALGERIE

présentée par M. Jacques BRIAT, député du Tarn et Garonne

Enregistrée à l'Assemblée nationale le 28 février 2006

*************************

Madame la Députée, Monsieur le Député,

Nous apportons notre soutien au message que vous a adressé M. Gilles Bonnier au nom de l'association AJIR pour les Harkis en vous invitant à relire la loi du 23 février 2005, loi votée à l'unanimité par le Parlement, seul représentant de la Nation et du Peuple français, c'est à dire aussi par tous les députés UMP, et notamment son article 2 qui associe "les rapatriés d'Afrique du Nord, les personnes disparues et les populations civiles victimes de massacres ou d'exactions commis durant la guerre d'Algérie et après le 19 mars 1962, en violation des accords d'Evian, ainsi que les victimes civiles des combats de Tunisie et Maroc, à l'hommage rendu le 5 décembre aux combattants morts pour la France en Afrique du Nord".

Les deux seuls signataires des accords d'Evian étant l'Etat français et le FLN, il s'agit maintenant de déterminer à qui incombe la responsabilité des crimes commis après le 19 mars 1962, et reconnus désormais par la loi que vous avez votée, en violation des accords d'Evian.

Il va de soi que cette reconnaissance rend absurde toute commémoration du 19 mars 1962 comme date de fin des combats puisque, tous les historiens sont désormais d'accord pour le reconnaître, il y a eu plus de victimes civiles après la "paix" d'Evian qu'en 7 années de "guerre".

Le dossier ci-joint vous éclairera, si les longs débats ayant précédé le vote de la loi du 23 février 2005 ne l'ont pas suffisamment fait, sur la responsabilité de l'Etat français qui était, selon les accords d'Evian, garant de la sécurité et des biens de ses nationaux en Algérie. Vous pouvez aussi consulter les nombreux sites Internet Harkis et Pieds-Noirs qui détaillent les drames vécus par nos compatriotes.

L'heure n'est plus aux déclarations et aux propositions de loi de circonstance en fonction des publics auxquels vous vous adressez. Il va vous falloir choisir entre maintenir un mensonge d'Etat, comme l'a qualifié le journaliste Georges-Marc Benhamou, pour masquer un crime d'Etat, selon les propos de Michel Tubiana, alors Président de la Ligue des Droits de l'Homme (Libération du 10 septembre 2001), ou la reconnaissance de la responsabilité de l'Etat français dans les dizaines de milliers de harkis massacrés et les milliers enlèvements de Français d'Algérie de toutes origines après le 19 mars 1962.

Sachez que les deux millions de Français d'Algérie, et leurs nombreux amis métropolitains (70 % des Français considèrent selon les sondages que l'Etat français s'est mal comporté vis-à-vis des harkis) ne voteront que pour les candidats qui s'engageront à reconnaître le crime d'Etat dont ont été les victimes les Français d'Algérie. Vous recevrez prochainement un questionnaire vous permettant de préciser votre engagement.

Nous vous invitons pour cela à lire les déclarations de M. André SANTINI, Député-maire d'Issy-les-Moulineaux et ancien Secrétaire d'Etat aux Rapatriés.

Nous sommes à votre disposition pour tout complément d'information pouvant vous être utile dans votre décision.

Veuillez agréer, Madame la Députée, Monsieur le Député, l'expression de nos salutations distinguées.


Bernard COLL
Secrétaire général de Jeune Pied-Noir
06 80 21 78 54
http://perso.wanadoo.fr/jeunepiednoir/jpn.wst

***************************************************

2007 - ANNEE DU 45e ANNIVERSAIRE DE L'EXODE DES FRANCAIS D'ALGERIE

2007 - ANNEE DES ELECTIONS PRESIDENTIELLES ET LEGISLATIVES

Pour être élu, un candidat doit obtenir 50% des voix + 1 voix

Cette voix, ça peut être pour lui la vôtre !

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EN 2007, LES FRANCAIS D'AFRIQUE DU NORD ET LEURS AMIS CHOISIRONT LES CANDIDATS QUI AURONT PUBLIQUEMENT DEMANDE LA RECONNAISSANCE DE LA RESPONSABILITE DE L'ETAT DE 1962 DANS LE MASSACRE DES HARKIS ET LES ENLEVEMENTS EN ALGERIE

VOUS AUSSI, FAITES LE SAVOIR AUX FUTURS CANDIDATS ET A VOTRE DEPUTE

FAITES PART DE VOS SENTIMENTS AUX DEPUTES SIGNATAIRES DE CETTE PROPOSITION DE LOI

jbriat @assemblee-nationale.fr ; jauclair@assemblee-nationale.fr ; jcbeaulieu@assemblee-nationale.fr ; gbiancheri@assemblee-nationale.fr ; gbray@assemblee-nationale.fr ; ldegauchy@assemblee-nationale.fr ; jdiebold @assemblee-nationale.fr ; ddord@assemblee-nationale.fr ; gdubrac@assemblee-nationale.fr ; ggeoffroy@assemblee-nationale.fr ; agest@assemblee-nationale.fr ; mgiro@assemblee-nationale.fr ; djulia@assemblee-nationale.fr ; akergueris@assemblee-nationale.fr ; jlleonard@assemblee-nationale.fr ; hmartinez@assemblee-nationale.fr ; dprevost@assemblee-nationale.fr ; sroques@assemblee-nationale.fr ; fsaintleger@assemblee-nationale.fr ; jgodfrain@assemblee-nationale.fr; jpsoisson@assemblee-nationale.fr ; mroumegoux@assemblee-nationale.fr ; odassault@assemblee-nationale.fr ;

TENEZ-NOUS INFORMES DES REPONSES RECUES - MERCI

------------------------------------------ AMENDEMENT DU SENATEUR ALDUY -------------------------------------

Dernière minute :

jeudi 20 h15, le reportage sur TF1 a été déprogrammé à 19 h 30.

Séance au Sénat 16 décembre 15 h 00,

le sénateur jean-Paul Alduy, devant toutes les pressions subies, n'a pas pu présenter son amendement.


Le sénateur Jean-Paul ALDUY lors de sa rencontre au Sénat le mardi 14 décembre avec des enfants de Harkis, des familles de disparus et des témoins des massacres ayant suivi le 19 mars 1962.

------------------------------------------------------------ AMENDEMENTS --------------------------------------------------------

FRANCE-CULTURE - 93,5 Mhz
La radio nous communique que le reportage qui était prévu le 15 décembre à 18h
sera diffusé le 16 décembre à l'un des journaux de 7h, 8h ou 9h

CHAINES DE TELEVISION
Le 16 décembre Canal+ et I-Télévision diffuseront les interviews du ministre
délégué aux Anciens Combattants Hamlaoui Mekachera et de Boussad Azni,
vice-président du Haut Conseil des Rapatriés. TF1 a prévu de présenter un
reportage sur les EMSI (Equipes médicaux-sociales itinérantes) et sur leur
action humanitaire en Algérie.

AMENDEMENT M. ALDUY
Le bureau du sénateur Michel GUERRY nous demande de noter que le sénateur
n'est pas signataire de l'amendement de Monsieur ALDUY.

AMENDEMENT Mme LETARD
La sénatrice Valérie LETARD a déposé un amendement à l'article premier ainsi rédigé :
"La Nation reconnaît la responsabilité de l'Etat français dans les
massacres, et disparitions postérieures à la date du 19 mars 1962, des
civils européens, des militaires et des civils harkis, et de leurs familles à leurs côtés."

Reproduisez et faites connaître ces informations - Merci.

URGENT !

Appel à tous les Français d'Algérie, du Maroc, de Tunisie et à leurs amis

Contactez demain 15 décembre par téléphone, télécopie, email
votre sénateur pour lui demander de soutenir l'amendement suivant
déposé par les sénateurs
ALDUY, PEYRAT et RETAILLEAU.
La loi est examinée et votée au Sénat jeudi 16 décembre à partir de 9h.
Ne ratons pas cette occasion unique d'obtenir vérité et justice. Merci.

A M E N D E M E N T

présenté par
MM. ALDUY, PEYRAT et RETAILLEAU
_________________

DIVISION ADDITIONNELLE APRES L'ARTICLE 1ER

« La Nation reconnaît la responsabilité de l'Etat Français dans les massacres, enlèvements, et disparitions postérieures à la date du 19 mars 1962 des civils européens, des militaires et des civils harkis et leurs familles engagés à ses côtés.»

 

OBJET

 

La communauté des rapatriés attend aujourd'hui, plus que jamais, un geste fort, un geste symbolique du Parlement et de l'Etat qui ne peut trouver sa traduction que dans la reconnaissance de la réalité du drame vécu par les Pieds-Noirs et les Harkis, de l'oeuvre que ceux-ci ont accomplis en Algérie ainsi que des responsabilités qui sont à l'origine des crimes commis à son égard.

Cela semble être une condition indispensable pour apaiser les coeurs et les esprits et accomplir l'oeuvre de réconciliation que nous appelons de nos voeux.

Il est donc, indispensable, dans cet esprit, que l'article premier du projet de loi qui intègre, d'ores et déjà, la reconnaissance de l'oeuvre Outre-Mer et celle des drames vécus par toute une communauté déracinée et meurtrie puisse, aussi, comme l'ont proposé certains collègues députés, prendre en considération la reconnaissance des responsabilités à l'origine des drames qui ont suivi la signature des accords d'Evian car il ne peut y avoir évocation des drames sans celle des responsabilités.

---------------------------------------- DEBATS SUR LA LOI DU 23 FEVRIER 2005 ------------------------------------

CONTACTEZ VITE VOTRE SENATEUR ET VOTRE DEPUTE !

La loi doit être présentée en octobre au Sénat puis en deuxième lecture à l'Assemblée nationale.

Demandez leur la reconnaissance de la responsabilité du gouvernement français de 1962.

42 ANS APRES L'EXODE DES FRANCAIS D'ALGERIE

Une grande victoire : la loi adoptée le 11 juin par les députés

Le projet de loi en faveur des rapatriés adopté en première lecture reconnaît l'œuvre française en Afrique du Nord et Outre-mer, et rend hommage aux disparus, aux victimes civiles et militaires des événements liés au processus d'indépendance, ainsi qu'aux harkis, pieds-noirs et victimes de massacres perpétrés durant la guerre d'Algérie ainsi que ceux commis après le 19 mars 1962.

Le vendredi 11 juin à l'Assemblée nationale les députés ont voté plusieurs amendements modifiant de façon profonde le projet de loi N°1499 " portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés " adopté en Conseil des Ministres le 10 mars dernier.

A l'article 1er dans lequel " La Nation exprime sa reconnaissance aux femmes et aux hommes qui ont participé à l'œuvre accomplie par la France dans les anciens départements français d'Algérie, au Maroc, en Tunisie et en Indochine ainsi que dans les territoires placés antérieurement sous la souveraineté française " ont été ajoutés les articles suivants :

- " Elle reconnaît les souffrances éprouvées et les sacrifices endurés par les rapatriés, les anciens membres des formations supplétives et assimilées, les disparus et les victimes civiles et militaires des événements liés au processus d'indépendance de ces anciens départements et territoires et leur rend, ainsi qu'à leurs familles, solennellement hommage.

- La Nation associe les populations civiles de toutes confessions, harkis, pieds-noirs, victimes des massacres perpétrés durant la guerre d'Algérie ainsi que ceux commis après le 19 mars 1962 en violation des accords d'Evian, à l'hommage pour les combattants morts pour la France en Afrique du Nord, rendu le 5 décembre lors de la journée nationale décrétée en 2003.

- Une fondation pour la mémoire de la guerre d'Algérie, des combats du Maroc et de Tunisie est créée, avec le concours de l'Etat.

-Les programmes de recherches universitaires accordent à l'histoire de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, la place qu'elle mérite..

- Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à l'histoire et aux sacrifices des combattants de l'Armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit.

- Toute allégation injurieuse commise envers une personne à raison de sa qualité vraie ou supposée d'ancien supplétif de l'armée française en Algérie ou assimilé est interdite. L'Etat assure le respect de ce principe dans le cadre des lois en vigueur. "

Il est heureux de constater que l'amendement associant les victimes civiles des massacres et crimes commis après le 19 mars 1962 par le FLN en Algérie à la Journée d'Hommage du 5 décembre, a été adopté contre l'avis du rapporteur et du gouvernement, ceci devant leur refus d'intégrer la reconnaissance de la responsabilité de l'Etat français dans ces massacres.

L'article 2 offre la possibilité aux Harkis bénéficiaires de l'allocation de reconnaissance versée d'opter soit pour le maintien de celle-ci portée à 2800 € par an, soit garder l'allocation actuelle de 2100 € par an associée à un capital de 20000€, soit enfin de toucher un capital unique de 30000€.

L'article 3 proroge jusqu'au 31 décembre 2009 (au lieu du 31 décembre 2004) les mesures d'aide à l'accession à la propriété, l'amélioration de l'habitat et le désendettement immobilier.

L'article 4 ouvre par dérogation aux Harkis arrivés depuis le 10 janvier 1973 le bénéfice de l'allocation de reconnaissance et les aides spécifiques au logement. A cet article est ajouté la possibilité pour leurs enfants, éligibles aux bourses nationales de l'éducation nationale, de se voir attribuer des aides complémentaires. Un an après l'entrée en vigueur de la loi, un rapport fera un point sur la situation des besoins des enfants de Harkis en formation, emploi et logement.

L'article 5 restitue aux familles de rapatriés les sommes prélevées par l'ANIFOM pour le remboursement à l'Etat des prêts accordés par l'article 46 de la loi de 1970, par l'article 3 de la loi de 1978 et l'article 2 de la loi de 1987.

L'article 6 ouvre la possibilité " d'une indemnisation forfaire aux personnes de nationalité française ayant fait l'objet de condamnations ou de sanctions amnistiées, de mesures administratives d'expulsion, d'internement ou d'assignation à résidence, ayant de ce fait dû cesser leur activité professionnelle. "

Malgré les avancées certaines du texte voté en première lecture le 11 juin, les pieds-noirs et harkis partagent le sentiment de frustration exprimé par de nombreux députés de toutes sensibilités. En refusant d'assumer sans ambiguïté la reconnaissance de la responsabilité du gouvernement de 1962 dans les massacres commis en Algérie après le 19 mars 1962, le rapporteur de la commission, le député UMP Christian KERT, a affirmé qu'il considérait que " la rédaction de son amendement - qui écarte le concept de responsabilité de l'Etat, synonyme de réparations matérielles - est préférable, rappelant qu'elle a d'ailleurs été approuvée par le Haut Conseil des Rapatriés ". Or dans les travaux préparatoires du Haut Conseil des Rapatriés, la demande de reconnaissance de la responsabilité du gouvernement de l'époque dans les massacres - notamment celui de plus de 100.000 Harkis et de leurs familles - les assassinats et les milliers de disparitions de civils qui se sont produits en Algérie après le 19 mars 1962 constitue le préalable à toutes les revendications des harkis et des pieds-noirs. Les divers compte-rendus du HCR mentionnent cette attente légitime de tous les Français d'Algérie. D'autre part, lorsque M. KERT a reçu en audition une délégation du HCR le 5 mai dernier, le vice-président Boussad AZNI, au nom de la section Harkis, a placé en premier lieu cette revendication. Enfin M. KERT a reçu le compte-rendu du dîner-débat au Sénat du 19 mai dernier - auquel assistaient M. Marc DUBOURDIEU, Président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés, et le sénateur Max MAREST - dans lequel cette demande apparaît de nouveau comme préambule à toute nouvelle loi. Ce refus de reconnaître une réalité historique, pourtant reconnue par le Président de la République lui-même dans son discours du 25 septembre 2001 lors de la première journée d'Hommage aux Harkis, ne permet pas de mettre fin à 42 ans de souffrances morales des victimes et de leurs familles. La mise en avant du seul argument budgétaire rend encore plus inconcevable le rejet des amendements déposés dans ce sens par les députés UMP, UDF et PS. En effet la dette de l'Etat vis-à-vis des Français d'AFN et d'Outre-mer et inférieure à la somme payée par les contribuables français pour rembourser le déficit du Crédit Lyonnais !

C'est pourquoi les Français d'AFN et d'Outre-mer se tournent désormais vers les sénateurs afin que soit définitivement tournée cette page douloureuse de notre Histoire. Les Français d'Algérie pourront alors bâtir un nouvel avenir en faisant un travail de mémoire au sein de la Fondation sur la guerre d'Algérie et du Mémorial National de la France d'Outre-mer.

 

2 et 17 décembre 2003, débat sur les "rapatriés" :

un grand moment de l'histoire de France!

DEBAT A L'ASSEMBLEE NATIONALE : 2 DECEMBRE 2003

- MEKACHERA, Secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants : " Aujourd'hui, le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin souhaite apporter une réponse aux questions qui demeurent, plus de quarante ans après la séparation douloureuse de la France et de l'Algérie…. Aujourd'hui, le moment est venu d'entendre le message des rapatriés…"

- M. Christian KERT, porte-parole de l'UMP : " En ouvrant solennellement ce débat, le gouvernement a transformé un climat de résignation en un courant d'espérance. Attention, toutefois, de ne pas décevoir l'espérance ! … Nous voulons corrigés les injustices qui n'ont toujours pas été réparées… Reste à accomplir une autre tâche, la quête de la vérité historique."

- M. MESQUIDA, PS : "Le général de Gaulle en 1958 a dit aux Français d'Algérie de toutes origines … " Tous Français, de Dunkerque à Tamanrasset" … Ils ont été les victimes d'une tromperie d'Etat. … Quarante et un ans après… les Français d'Algérie, pieds-noirs et harkis, attendent toujours une véritable et totale reconnaissance de sa responsabilité par l'Etat. Il est temps que la France reconnaisse les préjudices qu'ils ont subis ou qu'elle leur a laisser subir sans garantir leur protection, et que les spoliations soient enfin réparées. Une loi doit définitivement et solennellement reconnaître les responsabilités de la France et assurer une réparation morale et matérielle en complétant les dispositions d'indemnisation, en corrigeant les inégalités, en comblant les lacunes et en réparant les oublis."

- M. VERCAMER, UDF : "Enfin, et c'est l'essentiel, les personnes pratiquant le négationnisme ou le révisionnisme du drame harki doivent être sanctionnées."

- M. LBERTI, PC : "Il est temps que la France assume toutes ses responsabilités."

- M. DIEFENBACHER, UMP : "Reconnaître, c'est faire la lumière sur toutes ces tragédies. Dénonçant un crime d'Etat, certains croient justes d'évoquer la responsabilité de la nation, de l'Etat ou des gouvernements eux-mêmes."

- M.LEONETTI, UMP-UDF : "Personne ne doit oublier la rue d'Isly, les massacres d'Oran et des harkis, après le 19 mars 1962. C'est l'honneur des grands pays de reconnaître leurs erreurs, leurs fautes et de les réparer… A travers cette mémoire, assumons aussi la totalité de la vérité historique. Les rapatriés et les harkis, plus que les autres, se méfient des promesses qu'ils savent, hélas, trop souvent non tenues. Il nous revient de leur rendre l'espoir et la confiance dans les politiques. Ne les décevons pas ! "

- Mme TABAROT. UMP-DL : "Non, la guerre ne s'est pas arrêtée le 19 mars 1962. Comment oublier qu'après cette date, des milliers de harkis ont été lâchement assassinés? Comment oublier que le 26 mars à Alger, des militaires français ont tiré sur d'innocents civils français? Comment oublier que, le 5 juillet 1962 à Oran, après l'indépendance, des centaines d'européens et de musulmans ont été les victimes des barbaries du FLN, devant l'armée française obligée d'assister à ce macabre spectacle sans pouvoir intervenir?"

- M. BACQUET, PS : "Il faut mettre fin à l'hypocrisie… Halte à l'hypocrisie qui n'a que trop duré depuis quarante ans! (Applaudissement sur les bancs du groupe socialiste, du groupe UMP et du groupe UDF).

- M. MERLY, UMP : "Il faut aussi clore le dossier des civils disparus, assassinés par le FLN entre le 19 mars 1962 et l'indépendance. Il faut ouvrir les archives pour mettre fin à l'insoutenable attente des familles."

- M. LACHAUD, UMP-UDF : " Nous avons le devoir de mettre fin à une situation qui n'a que trop duré. Ayons le courage que n'ont pas eu nos prédécesseurs. Nous le devons aux rapatriés et aux harkis."

DEBAT AU SENAT : 17 DECEMBRE 2003

- M. VALLET- RSDE : "Sans indemnisation morale, il n'y aura pas de réelle et juste indemnisation… "Et l'on insistera jamais assez sur les milliers de harkis torturés et massacrés, après que l'armée française les a adonnés. N'ont-ils pas été sacrifiés par la France au nom de la raison d'Etat? Aujourd'hui, pour que soit possible le travail de deuil de ces personnes et de leurs descendants, cela doit être dit et assumé par les institutions françaises. Et le mieux, c'est encore de l'écrire, dans une loi votée par le Parlement à une très grande majorité ! "

- Mme PRINTZ - PS : " Par ce qu'elle a au cœur les valeurs de la république, la France doit assumer son histoire… en refusant d'assumer les accords d'Evian qu'elle avait signés, la France a laissé certains de ses enfants sans défense ni protection… Nos compatriotes harkis ont eu à connaître le sort tragique d'un abandon et d'une trahison par le gouvernement de l'époque… la responsabilité de notre pays doit être assumée, car il n'avait pas le droit de laisser nos concitoyens dans la plus grande insécurité."

- M. KERGUERIS - UC : "Un fait historique semble incontestable : de nombreux musulmans se sont ralliés à la France quelques mois avant le 19 mars, forts des promesses faites par les autorités françaises. La responsabilité de la France est donc grande. Ce gouvernement a le grand mérite de l'assumer…. Le devoir de la nation à l'endroit des rapatriés est aussi d'ordre moral… La France doit faire face à son passé avec lucidité et humanité : elle doit rendre hommage aux rapatriés."

- M. PEYRAT- UMP: " C'est l'honneur de la France que de reconnaître ses erreurs, ses fautes peut-être, ou ses mensonges, comme elle l'a fait déjà pour la période 1940-44. Qui a commandé le feu des tirailleurs du 26 mars? Qui a ordonné à nos troupes de demeurer dans leurs casernes l'arme au pied tandis que leurs concitoyens étaient abattus à la hache? Qui a condamné les harkis au martyre?… Grâce à vous, Monsieur le Ministre, le temps est venu de dire et, mieux encore, de faire ces choses."

- M. FISCHER - PC : " Les victimes de la guerre d'Algérie ont besoin de reconnaissance, de réparation et d'une mémoire réhabilité. Il est temps que notre pays assume ses responsabilités! … Notre responsabilité est de soulager rapatriés et harkis du poids de l'histoire, de conforter leur intégration à la communauté française mais aussi de renforcer l'unité de la nation. Il convient de légiférer de façon définitive…"

- M. MAREST - UMP : " Il est temps que la France reconnaisse ses fautes et tente de réparer l'irréparable… Plus de quarante ans après l'indépendance, l'attente des rapatriés reste inchangée : que l'Etat prenne en compte les vies brisées! … reconnaître l'histoire des supplétifs musulmans conduit à briser le mythe fondateur du peuple uni contre la colonisation… La France doit se souvenir qu'elle a commis des fautes : ce sera le prix à payer pour que les futures générations comprennent qu'un jour ou l'autre, on finit toujours par rendre des comptes."

- M. MEKACHERA, Secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants : "J'en arrive aux questions, que vous avez tous évoquées : la vérité historique et les responsabilités, notamment celle de l'Etat français, dans les drames intervenus après le 19 mars 1962… Je vous remercie pour ce débat qui va nourrir notre travail, pour parvenir à de justes réponses. "

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INFORMATION POUR LES FRANCAIS D'AFN ET LEURS AMIS

Lundi 31 janvier 2005
de 18 h 00 à 19 h 30


Emission spéciale sur la loi en faveur des Français d'Algérie, du Maroc, de Tunisie
et des anciens territoires placés sous la souveraineté de la France.


RADIO COURTOISIE
Paris et RP : 95,6 MHz - Caen : 100,6 - Chartres : 104,5
Cherbourg : 87,8 - Le Havre : 101,1 - Le Mans : 98,8

Dans le monde entier sur le site Internet : http://tv-radio.com
(cliquez sur Radio 35) et par satellite sur TPS

Le 10 février prochain la loi, votée par les députés en première lecture le 11 juin, puis par le Sénat le 16 décembre 2004, sera présentée en deuxième lecture à l'Assemblée nationale.

Pour que cette nouvelle loi soit la dernière, les victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et leurs familles, demandent aux députés de répondre à leur attente en soutenant les amendements pour la reconnaissance de la responsabilité du gouvernement français de 1962 dans le massacre des harkis, les assassinats de militaires et pieds-noirs massacrés ou disparus, des civils désarmés assassinés le 26 mars à Alger ou enlevés le 5 juillet 1962 à Oran, et dans l'exode des familles après le 19 mars 1962 en abandonnant tous leurs biens.

A ce jour l'UDF, le Parti Socialiste et le Parti Communiste sont pour l'officialisation de cette reconnaissance ainsi que de nombreux députés et sénateurs de l'UMP.

Comme tenu de l'importance de ce vote, M. Jean Ferré, directeur de Radio Courtoisie, a décidé de consacrer une nouvelle émission à l'analyse de ce thème. Parmi les participants à l'émission :

  • Un historien, reconnu comme l'un des meilleurs spécialistes de la guerre d'Algérie
  • Des députés qui défendent la reconnaissance par la loi de la responsabilité de l'Etat
  • Michel LEVY, Président du G.N.P.I (Groupement National Pour l'Indemnisation), membre du Haut Conseil des Rapatriés, l'un des meilleurs spécialistes des problèmes des Français spoliés d'AFN
  • Mme Taouès TITRAOUI, maire-adjoint, membre HCR (Haut Conseil des Rapatriés), co-auteur du "Livre des Harkis"
  • Bernard COLL, Secrétaire général de l'association Jeune Pied-Noir, co-auteur du "Livre des Harkis"

VOS QUESTIONS ET MESSAGES PEUVENT ETRE ADRESSEES

PAR TELECOPIE JUSQU'A LUNDI MATIN 10 HEURES AU : 01 69 41 89 29
jeunepiednoir@wanadoo.fr - Site : http://perso.wanadoo.fr/jeunepiednoir/jpn.wst

PUIS LORS DE L'EMISSION EN APPELANT RADIO COURTOISIE
Téléphone : 01 46 51 00 85 - Télécopie : 01 46 51 21 82

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 Pour la reconnaissance officielle de la responsabilité de l'Etat français

dans le massacre des Harkis, les disparus en Algérie et l'exode des Français d'Algérie 

 

 

 

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