POUR UNE LOI DEFINITIVE POUR LES
FRANÇAIS "RAPATRIES"
Mise à jour le 23.04.2011
La loi du 23 février 2005 doit être complétée de l'amendement reconnaissant officiellement la responsabilité de l’Etat français. Seule cette reconnaissance apportera une solution définitive aux multiples problèmes moraux et matériels dûs à la violation des accords d’Evian du 19 mars 1962, reconnue désormais par l'article 2 de la loi. Ces problèmes ne peuvent pas en effet trouver de solution juste et équitable pour les victimes dans le cadre des nombreuses lois votées depuis 1970. Plus de 16.000 pétitions pour la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat française ont été adressées au Chef de l'Etat et présentées à la presse par Jeune Pied-Noir. Les candidats aux prochaines élections doivent s'engager publiquement et solennellement à voter l'amendement pour la reconnaissant de la responsabilité de l'Etat français en 1962.
RECHERCHE PAR THEME : ACTUALITES - ARCHIVES - AMENDEMENTS - ARTICLE 4 - CES - DEBATS - DEPUTES - GOUVERNEMENT - HISTORIQUE DES LOIS RAPATRIES - LOI DU 23 FEVRIER 2005 - MEDIAS - PETITION ARTICLE 4 - PARLEMENT 2004 - PROPOSITIONS JPN -
RECHERCHE PAR NOM : J-P ALDUY - BACQUET - Jacques BRIAT - DIEFFENBACHER - Mme DINI - FISCHER - KERGUERIS - KERT - LACHAUD - LEONETTI - Mme LETARD - LIBERTI - MEKACHERA - MESQUIDA - MERLY - Jacques PEYRAT - Mme PRINTZ - RETAILLAUD - TABAROT - VALLET - VERCAMER -
ACTUALITES *** ACTUALITES *** ACTUALITES *** ACTUALITES *** ACTUALITES ****** ACTUALITES
--------------------------------------------- HISTORIQUE DES LOIS RAPATRIES -----------------------------------------
Voir le rapport remis au CES par
JPN à la rubrique : CES |
-------------------------------------------------- LA LOI DU 23 FEVRIER 2005 -----------------------------------------------
Voir
le site de l'Assemblée nationale |
--------------------------------------------- POUR LE MAINTIEN DE L'ARTICLE 4 --------------------------------------
POUR
DEFENDRE LA LIBERTE, LA VERITE ET LA DEMOCRATIE COMMUNIQUE
DE PRESSE Alors que la souveraineté nationale a confirmé par le vote des députés et des sénateurs la volonté des Français de reconnaître « en particulier le rôle positif de la colonisation » , volonté confirmée par deux tiers des Français, selon le sondage CSA du Figaro du 2 décembre 2005, un groupe d'agitateurs professionnels composé d'intellectuels communistes anciens staliniens, d'historiens « militants » d'extrême gauche, d'élus socialistes ou du centre en mal d'électeurs essaie, par le biais de la condamnation de l'article 4 de la loi du 23 février en faveur des Français rapatriés et à des fins purement politiciennes, de faire abroger l'intégralité de la loi 2005-158 . Car ce n'est pas l'article 4 - simple conséquence logique de l'article 1 - qui les inquiète, mais les articles 1, 2 et 5 qui reconnaissent la réalité des crimes de la décolonisation dont ils ont été les complices actifs ou silencieux. Ce n'est pas la colonisation française qu'il faut condamner, car elle appartient désormais à l'Histoire comme la colonisation romaine de la Gaule, mais bien les crimes d'une décolonisation ratée et ceux des régimes qui ont pris la succession de la France. C'est la situation humaine dramatique dans nos ex-départements d'Algérie et dans la plupart des ex-colonies qui pousse leurs populations à fuir vers la France et l'Europe. Ce n'est pas la colonisation qui est responsable de l'immigration massive et de la révolte des banlieues, mais c'est une décolonisation manquée et ceux qui entretiennent depuis 50 ans un discours violent et mensonger contre la France et son œuvre en Outre-mer pour justifier l'échec de leur idéologie qui a déjà fait plus de 200 millions de morts dans le monde . Depuis l'exode des années 60, les Français de métropole et les élus de la Nation côtoient chaque jour les Français rapatriés de toutes origines – Harkis, Pieds-noirs, Vietnamiens, Africains… - qui ont dû subir les calomnies dont on les a couverts pour justifier la politique de décolonisation et son échec. Ils les ont connus silencieux et travailleurs dans les cités inhumaines et tristes des banlieues communistes, laborieux sur les terres difficiles du sud de la France ou de Corse, entreprenants et dynamiques dans les administrations, les entreprises et commerces. Ils les ont vus progresser en repartant de rien après avoir été obligés de tout abandonner. Ils les ont vus réussir avec la persévérance et le même courage qui leur avaient permis de bâtir des pays modernes ouverts sur l'avenir. Aujourd'hui encore dans ce débat qui les concerne directement, les Français rapatriés d'Afrique du Nord et d'Outre-mer restent curieusement « oubliés » des médias. La reconnaissance du rôle positif de la colonisation dépasse le clivage artificiel d'une France de droite et d'une France de gauche. Il s'agit d'un impérieux devoir de vérité et de mémoire. C'est ce qu'ont montré les longs débats sur la loi 2005-158 ; et la décision des députés et sénateurs vise à corriger une injustice devenue trop flagrante pour tous. En appelant tous les Français à signer cette pétition nous demandons au Chef de l'Etat et au gouvernement de respecter leur volonté et celle de la Nation représentée démocratiquement par le Parlement. La loi 2005-158 est définitivement votée. Elle s'impose à tous les Français et doit être appliquée dans son intégralité. Les décrets et circulaires doivent être promulgués pour tous ses articles dans les meilleurs délais. Contact presse - Bernard Coll : 06 80 21 78 54 JEUNE PIED-NOIR - BP 4 – 91570 BIEVREShttp://perso.wanadoo.fr/jeunepiednoir/jpn.wst - Courriel : jeunepiednoir@wanadoo.fr télécharger ce texte en pdf : communiqué de presse |
---------------------------------------------------------------- PETITION ------------------------------------------------------------
Rejoignez
les milliers de signataires de la pétition nationale Faites-la signez, adressez-la au Premier ministre et faites nous parvenir ue copie. Gagnons ensemble ! |
PETITION Défendons la liberté, la vérité et la démocratie ! ADRESSEZ VITE CETTE PETITION AU PREMIER MINISTRE COLONISATION POSITIVE
: OUI AU MAINTIEN DE L'ARTICLE 4
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Pétitions réunies par l'Association :
Monsieur
le Premier Ministre
Hôtel Matignon – 57, rue de Varenne - 75007 Paris
Fax : 01 42 75 80 05 / 85 96 / 53 99 / 71 42 / 04 – 01 45 44 15 72
www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/pm_premier-ministre.php3
Merci d'adresser une copie de cette page à JPN BP4 - 91570 Bièvres pour le suivi national de cette pétition.
----------------------------------------------- PROPOSITIONS JEUNE PIED-NOIR --------------------------------------------
POUR OBTENIR JUSTICE, UNE SEULE JUSTE REPONSE : Voir la rubrqiue : RECONNAISSANCE NATIONALE La reconnaissance officielle par la loi de la responsabilité l'Etat français dans les massacres, assassinats et disparitions de dizaines de milliers de Français en Algérie après le 19 mars 1962.
SIGNEE PAR TOUTES LES ASSOCIATIONS ET 15.000 FRANÇAIS DE TOUTES ORIGINES
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LETTRE A M. HAMLAOUI MEKACHERA, SECRETAIRE D'ETAT AUX ANCIENS COMBATTANTS
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---------------------------------------------------- COMMUNIQUE DE PRESSE -------------------------------------------------
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LOI
RAPATRIES - JEUDI 10 FEVRIER 2005 LETTRE OUVERTE A JEAN-PIERRE RAFFARIN Vote
à l’Assemblée nationale en deuxième lecture
le 10 février 2005 de la Monsieur le Premier Ministre, Dans votre intervention du 5 décembre 2004, lors de la Journée nationale d’hommage aux « morts pour la France » de la Guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie, vous avez affirmé : « Après huit années d’affrontements et de violences extrêmes, la séparation de la France et de l’Algérie semait deuils et blessures, souffrances et malheur. En cette journée nationale, je veux associer à l’hommage de la République les nombreuses victimes civiles, de toutes confessions et de toutes conditions. Après le temps de la douleur, vient celui de la réparation, de la reconnaissance ; puis celui de l’apaisement et de la réconciliation. » Votre
propos venait en écho du texte de l’article premier
du projet de « loi de reconnaissance de la Nation et de contribution
nationale en faveur des Français rapatriés »
déposé par votre gouvernement : «La Nation exprime
sa reconnaissance aux femmes et aux hommes qui ont participé
à l’œuvre accomplie par la France dans les anciens
départements français d’Algérie, au Maroc,
en Tunisie et en Indochine ainsi que dans les territoires placés
antérieurement sous la souveraineté française
», que les députés ont complété
en votant le 11 juin 2004 les articles suivants : Il aura fallu 43 ans pour que l’Etat français reconnaisse la réalité de ces drames vécus par les victimes d’attentats terroristes, les familles de disparus, les rescapés du massacre des Harkis, de la fusillade de la rue d’Isly, de la chasse aux européens d’Oran du 5 juillet et toutes sortes d’exactions dont ont été victimes les Français d’Algérie jusqu’ici niées aussi bien par les hommes politiques que par l’histoire officielle. Cette reconnaissance des conséquences dramatiques des « accords d’Evian » viennent tardivement démentir l’affirmation mensongère du général De Gaulle lors de sa conférence du 6 juin 1964 : « Nous l’avons résolu (le problème algérien) comme il fallait, conformément au génie de la France et à son intérêt... Je vous en prends tous à témoins, en une année, un million de Français établis dans ce pays ont été rapatriés sans heurts, sans drames, sans douleur et intégrés dans notre unité nationale ». Il a fallu attendre la mort du général De Gaulle pour qu’une première loi en faveur des Français d’Algérie permette en 1970 de commencer à « bâtir l’édifice » que reste encore inachevé. Comme le soulignait déjà Honoré de Balzac dans « Illusions perdues » : « Il y a deux Histoires : l’Histoire officielle, menteuse, qu’on enseigne, l’Histoire ad usum delphini ; puis l’Histoire secrète, où sont les véritables causes des événements, une histoire honteuse. » Non, le « cessez-le-feu » unilatéral du 19 mars 1962, comme l’évoque avec talent le chanteur pied-noir Jean-Pax Mefret, n’a pas fait « cessez-le-sang ». Il reste à déterminer quels sont les responsables français du « processus d’indépendance », ce nouveau concept introduit dans l’article premier ainsi que ceux qui ont accepté, sans intervenir, la violation des accords d’Evian. A cet effet la loi du 11 juin 2003, crée Fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie, des combats du Maroc et de Tunisie est créée, avec le concours de l’Etat, et confie aux chercheurs et aux historiens le rôle de définir la responsabilité ou non du gouvernement français de l’époque dans les drames qui ont suivi le 19 mars 1962 en Algérie. Est-ce le rôle des historiens de déterminer cette responsabilité ? Est-il réellement nécessaire d’attendre leurs travaux pour que la Nation reconnaisse la vérité? Des différentes réunions que nous avons eues avec MM. le Ministre Hamlaoui Mekachera, avec Marc Dubourdieu, Président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés et les multiples interventions de Mme Taouès Titraoui et des ses collègues lors des réunions du Haut Conseil des Rapatriés en présence du Président Alain Vauthier, comme lors des entretiens avec vos plus proches collaborateurs comme MM. Xavier Chinaud et Emmanuel Charron, il ressort que l’Etat français, qui ne nie plus la réalité des faits, avance deux raisons principales pour retarder cette reconnaissance. Il s’agirait : 1) d’éviter que M. Pierre Messmer, qui par sa fonction de ministre des Armées de 1960 à 1969 porte l’entière responsabilité du désarmement des harkis et de l’absence de protection de la population civile d’Algérie après le 19 mars 1962, ne soit l’objet d’une action en justice de la part de ses victimes 2) de limiter le poids financier de l’inévitable réparation des préjudices moraux et matériels subis par les 500000 familles de victimes d’attentats, d’assassinats, d’enlèvements, contraintes à l’exode et abandonner durant 43 ans en argumentant que la France ne peut pas aujourd’hui, compte tenu de l’état de ses finances, assurer cette « dette d’honneur » selon les propres termes du Président de la République. M. Pierre Messmer lui-même reconnaît la réalité du massacre des harkis et sa propre part de responsabilité, même s’il tend à atténuer celle-ci en rejetant le massacre sur le FLN, notamment sur l’actuel Président algérien, sur ses collègues décédés – principalement Louis Joxe – et ... sur les harkis qui n’avaient pas à écouter les promesses qui leur étaient faites ! (Entretien du Monde du 25 septembre 2001 avec le journaliste Philippe Bernard). Plus récemment à Nice, interpellé par des Harkis et leurs enfants, il déclara : « j’ai agi par solidarité gouvernementale ». Ces aveux de complicité active ou passive se retrouvent dans les témoignages d’Alain Peyrefitte, de Bernard Tricot et d’autres proches collaborateurs du Chef de l’Etat, comme Raymond Aron qui affirmait déjà dans ses mémoires : « Les harkis, pour la plupart, furent livrés à la vengeance des vainqueurs, sur l’ordre peut-être du général De Gaulle lui-même, qui par le verbe, transfigura la défaite et camoufla les horreurs... » (50 ans de réflexion politique – Mémoires – Julliard - 1989). Cette reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français de l’époque est devenue si évidente, que le journaliste Georges-Marc Benhamou a pu déclarer, sans être poursuivi par la famille du général ni par ses défenseurs, lors de la sortie de son ouvrage « Un mensonge français » (Ed. Robert Laffont - 2003) : « La France a jeté les harkis dans les basses-fosses de l’Histoire. Il y a eu environ 80.000 morts. Et Paris a systématiquement entravé leur sauvetage. De Gaulle et bel et bien complice d’un crime contre l’humanité .» (Paris-Match N° 2841 du 5 novembre 2003 – Entretien avec Gilles Martin-Chauffier - pages 84-85). Propos qui ont été largement repris par d’autres médias et toujours sans aucune réaction. L’écrivain Raphaël Delpard dans son ouvrage « Les oubliés de la guerre d’Algérie » (Ed. Michel Lafon - 2003) démontre, à travers les archives officielles déjà disponibles et les témoignages des familles de disparus en Algérie après le 19 mars 1962, l’absence volontaire de protection de la population européenne et musulmane pro-française. Une quarantaine de livres traite aujourd’hui du massacre des harkis et des disparus en Algérie en accusant le gouvernement de l’époque. Aucun d’entre eux n’a été poursuivi par la justice pour diffamation ou diffusion d’informations mensongères. Aucun historien n’a démenti leurs propos. Bien au contraire les historiens que nous avons interrogés affirment qu’avec les archives, les témoignages et les documents actuellement disponibles il leur est possible de définir dès maintenant les responsabilités françaises et algériennes. Le général De Gaulle ne se condamnait-il pas lui-même avant l’heure en déclarant lors de sa conférence de presse radiotélévisée du 23 octobre 1958 : « Quelle hécatombe connaîtrait l’Algérie si nous étions assez stupides et assez lâches pour l’abandonner ? » Si cela était encore nécessaire, l’Etat pourrait ouvrir immédiatement toutes les archives publiques et privées, notamment celles de la Gendarmerie française, qui a formé la Gendarmerie algérienne de 1962 à 1972, celles des unités de l’Armée françaises restées en Algérie après le 19 mars 1962, celles du commandant François sur les 1300 Harkis et musulmans pro-français évadés des bagnes algériens ou récupérés par les services spéciaux français en Algérie entre 1963-1975, celles des centres médicaux où ont été traité les quelques centaines de rescapés européens enlevés par le FLN et dont l’état physique et psychologique les rendaient « in-montrables », et celles des hommes politiques décédés négociateurs des accords avec le FLN : MM. Pompidou, Joxe, de Broglie, Buron, Tricot ou encore Alain Peyrefitte. Sur le plan de la réparation - indépendamment du solde de l’indemnisation chiffrée à environ 14 milliards d’euros - celle-ci peut être estimée à environ 20 milliards d’euros, soit un total de 34 milliards d’euros. L’absorption sans douleur par les finances publiques, c’est à dire les contribuables français, de l’incroyable dette du Crédit Lyonnais, estimée à 24 milliards d’euros, montre que l’Etat peut facilement, par une loi cadre sur 5 ans, apurer sa dette envers les Français d’AFN et d’Outre-mer spoliés du fait de sa politique de décolonisation. Les cas de réparation similaires où la responsabilité de l’Etat ne manque pas : nos compatriotes juifs, amiante, le sang contaminé, l’affaire du jeune Saint-Aubin assassiné par erreur le 5 juillet 1964 par les services spéciaux français... et plus récemment encre celle des disparus de Mourmelon dont chaque famille va être indemnisée forfaitairement 25000 euros par l’Etat, reconnu responsable. L’éventuelle réduction d’impôts annoncée pour 2006 ou 2007 ne permettrait-elle pas à la Nation de solder simplement ce problème financier ou encore le bon usage de la cagnotte de 7 milliards d’euros découverte récemment ? En effet les sommes dont ont été spoliés les Français d’AFN et d’Outre-mer depuis les années 60 ont été utilisées par l’Etat français au profit de l’ensemble de la communauté française. Il paraît juste qu’elles soient restituées par tous les Français qui en ont été les bénéficiaires à ceux auxquels elles auraient dû être initialement versées. Si l’Etat algérien doit contribuer à la réparation de la spoliation des biens des Français d’Algérie, qu’il a déclaré vacants dès fin 1962, c’est à l’Etat français de lui faire respecter les accords d’Evian qui ont été présentés par lui-même comme des accords internationaux. Cependant
la raison d’Etat semble encore avoir plus de poids que le
souci de rendre justice aux Français d’Afrique du Nord
dont l’Etat reconnaît si tardivement les mérites.
Des Français qui ont été profondément
surpris et choqués du détournement de l’Histoire
pratiquée par votre gouvernement lors de la commémoration
du 60ème anniversaire du débarquement de Provence.
Les Pieds-noirs et les Français musulmans qui constituaient
80% des troupes françaises de ce débarquement ont
été spoliés de leur victoire au profit d’un
chef d’Etat algérien qui durant la guerre d’Algérie
a été l’un des membres de l’organisation
terroriste qui avait pour cible principale les anciens combattants
français ! Cette contre-vérité historique s’est
accompagnée de l’ubuesque annonce de l’attribution
de la Légion d’Honneur à la ville d’Alger
« capitale de la France combattante de 1943-1944 » dont
le monument aux Morts a été enfoui sous une chape
de béton par l’actuel régime algérien.
Les paroles du chant des Africains, hymne de l’Armée
d’Afrique, ont été transformées pour
remplacer « venant des colonies » par « venant
de nos pays ». Jamais la ré-écriture de l’histoire
n’aura atteint ce degré de falsification. En juin 2004
vous avez confirmé l’attribution du « Palais
Lyautey », l’ancien Musée des Colonies, Porte
Dorée à Paris, à la Fondation de la mémoire
de l’immigration à laquelle n’a pas été
pas associée la communauté des Français d’Algérie.
N’est-elle pas pourtant constituée d’immigrants
venus de toutes les régions d’Europe dans les départements
français d’Algérie et d’exilés
arabes et berbères réfugiés en France ? Cette
Fondation a pour vocation, selon les propres termes des associations
d’immigrés associées à ce projet, de
« déconstruire l’image de la colonisation, de
retourner les symboles comme un gant. Dire et montrer que la page
de la colonisation est définitivement tournée et détourner
le bâtiment de sa vocation première» qui était,
selon le vœu du maréchal Lyautey, de montrer aux Français
de métropole l’œuvre des Français des Outre-mer
(Site Internet histoire-immigration.fr). Cette volonté publiquement
affichée de reconstruite l’Histoire de la France d’Outre-mer
n’est-elle pas en contradiction avec la volonté exprimée
par les représentants de la Nation de l’article 1 amendé
de la loi du 11 juin 2004 ? Cet article affirme en effet : L’Etat va-t-il engager des poursuites contre lui-même pour trouver des solutions à ses propres contradictions ? Dans ce contexte, face à quels nouveaux désagréments les Français d’Afrique du Nord vont-ils se trouver lorsqu’ils découvriront le « Traité d’amitié franco-algérien » que votre gouvernement prépare en catimini sans les avoir consultés, eux qui pourtant comme au moment des accords d’Evian, sont les premiers concernés ? Une fois de plus vont-ils être exclus de tout dialogue et mis devant le fait accompli ? Le potentiel relationnel qu’ils représentent pour la construction d’un avenir équilibré du bassin méditerranéen va-t-il encore rester de nouveau inutilisé ? A de multiples reprises, nous avons attiré votre attention et celle de vos collaborateurs sur l’indispensable « devoir de mémoire » préalable à la construction d’une nouvelle relation entre la France et l’Algérie. La reconnaissance de la vérité historique est désormais inéluctable comme l’avait déjà souligné le Professeur Maurice Allais, Prix Nobel d’Economie, lors de son intervention du 6 mars 1999 au Pavillon Gabriel. La récente création du Collectif Harkis/Pieds-noirs, regroupant les 50 associations les plus actives qui demandent aux hommes politiques de reconnaître officiellement la responsabilité du gouvernement de 1962, monte que Français d'AFN et d’Outre-mer, fort d’une communauté de plus de 3 millions de citoyens français, sans compter leurs nombreux amis métropolitains, n'accepteront de voir leur histoire et leur honneur sacrifiés au maintien d’un mensonge d'Etat destiné à protéger les quelques hauts responsables encore survivants et privant de leurs droits de Français les familles victimes spoliées par une politique criminelle préméditée. Le projet de loi voté le 11 juin 2004 à l’Assemblée nationale a pour ambition de « parachever l’édifice bâti depuis plus de 40 ans pour que soient reconnues et honorés les sacrifices consentis par nos rapatriés ». Or, vous ne pouvez l’ignorer, il n’y a pas eu « d’édifice bâti » mais une superposition de lois incomplètes faites à la hâte qui rend aujourd’hui illisibles les droits des Français d’Algérie qui ont subi et non « consentis » les sacrifices que l’Etat leur a imposés contre leur gré, en violation des Droits de l’Homme, du droit internationale et des lois françaises. Il n’y aura pas justice sans la reconnaissance de la vérité et donc des responsabilités comme l’a souligné avec force, il y a quatre ans déjà, le Président de la République dans son discours du 25 septembre 2001 lors de la première Journée nationale d’Hommage aux Harkis en déclarant : « Notre premier devoir, c’est la vérité… Les massacres commis en 1962, frappant les militaires comme les civils, les femmes comme les enfants, laisseront pour toujours l’empreinte irréparable de la barbarie. Ils doivent être reconnus. La France en quittant le sol algérien n’a pas su les empêcher ? Elle n’a pas su sauver ses enfants ». Les Français d’Algérie, comme une majorité de leurs compatriotes métropolitains, veulent aujourd’hui connaître les véritables causes de cette historie honteuse. Aujourd’hui les petits-enfants rejoignent la première et la deuxième génération d’exilés que nous sommes réellement pour exiger que l’Etat répare ce qui peut être encore réparé. Forts de ce soutien, ceux qui se sont battu depuis 43 ans continueront à le faire par tous les moyens légaux pour obtenir vérité et justice. En novembre 1991 Jacques Chirac, alors Président du RPR, reconnaissait déjà lors d’une réunion à la Roque d’Anthéron: « La situation indigne des harkis est à inscrire au passif des gouvernements successifs. Tous les hommes politiques assument une responsabilité commune. » (Dépêche AFP -16 novembre1991). Est-ce pour cette raison qu’en 43 ans aucun Premier ministre, aucun Président de la République n’a reçu officiellement une délégation de victimes de l’après 19 mars 1962 pour l’écouter et lui témoigner directement la reconnaissance de la Nation ? Le vote d’une loi juste ne permet-il pas d’envisager cet acte symbolique tant attendu par tous ? De nombreux élus de la majorité, comme toute l’opposition et l’UDF, appellent de leurs vœux cette rupture avec ce passé indigne de la Patrie des Droits de l’Homme. Lors du débat historique du 2 décembre 2003 à l’Assemblée nationale, le rapporteur de la loi lui-même, M. Christian Kert, soulignait « Nous voulons corrigés les injustices qui n’ont pas été réparées... reste à accomplir une autre tâche, la quête de la vérité historique. », et M. Yvan Lachaud a traduit le sentiment profond des beaucoup de ses collègues députés : « Nous avons le devoir de mettre fin à une situation qui n'a que trop duré. Ayons le courage que n'ont pas eu nos prédécesseurs. Nous le devons aux rapatriés et aux harkis ». A l’exemple de leurs compatriotes arméniens, n'est-il pas à craindre que, devant une nouvelle déception qui prolongerait inutilement le « temps de la douleur », les Français d’AFN et d’Outre-mer ne s'orientent massivement lors des prochaines échéances politiques vers un engagement contraire à celui qu’ils envisageaient si leur espérance n’avait pas été déçue ? Restant à votre disposition et celle de vos collaborateurs, Nous vous prions de croire, Monsieur le Premier Ministre, à l'assurance de nos très respectueuses salutations.
Bernard
COLL VOTE
EN 2e LECTURE A L'ASSEMBLEE NATIONALE |
---------------------------------------------------------------- DEPUTES -----------------------------------------------------------
LETTRE OUVERTE AUX DEPUTES AYANT VOTE LA LOI DU 22 FEVRIER 2005 AU SUJET DE LA PROPOSITION DE LOI N° 2907 SUR LES DATES DE COMMEMORATION DE LA FIN DE LA GUERRE D'ALGERIE présentée par M. Jacques BRIAT, député du Tarn et Garonne Enregistrée à l'Assemblée nationale le 28 février 2006 ************************* Madame la Députée,
Monsieur le Député, *************************************************** 2007 - ANNEE DU 45e ANNIVERSAIRE DE L'EXODE DES FRANCAIS D'ALGERIE 2007 - ANNEE DES ELECTIONS PRESIDENTIELLES ET LEGISLATIVES Pour être élu, un candidat doit obtenir 50% des voix + 1 voix Cette voix, ça peut être pour lui la vôtre ! --------------------------------------- EN 2007, LES FRANCAIS D'AFRIQUE DU NORD ET LEURS AMIS CHOISIRONT LES CANDIDATS QUI AURONT PUBLIQUEMENT DEMANDE LA RECONNAISSANCE DE LA RESPONSABILITE DE L'ETAT DE 1962 DANS LE MASSACRE DES HARKIS ET LES ENLEVEMENTS EN ALGERIE VOUS AUSSI, FAITES LE SAVOIR AUX FUTURS CANDIDATS ET A VOTRE DEPUTE FAITES PART DE VOS SENTIMENTS AUX DEPUTES SIGNATAIRES DE CETTE PROPOSITION DE LOI jbriat @assemblee-nationale.fr ; jauclair@assemblee-nationale.fr ; jcbeaulieu@assemblee-nationale.fr ; gbiancheri@assemblee-nationale.fr ; gbray@assemblee-nationale.fr ; ldegauchy@assemblee-nationale.fr ; jdiebold @assemblee-nationale.fr ; ddord@assemblee-nationale.fr ; gdubrac@assemblee-nationale.fr ; ggeoffroy@assemblee-nationale.fr ; agest@assemblee-nationale.fr ; mgiro@assemblee-nationale.fr ; djulia@assemblee-nationale.fr ; akergueris@assemblee-nationale.fr ; jlleonard@assemblee-nationale.fr ; hmartinez@assemblee-nationale.fr ; dprevost@assemblee-nationale.fr ; sroques@assemblee-nationale.fr ; fsaintleger@assemblee-nationale.fr ; jgodfrain@assemblee-nationale.fr; jpsoisson@assemblee-nationale.fr ; mroumegoux@assemblee-nationale.fr ; odassault@assemblee-nationale.fr ; TENEZ-NOUS
INFORMES DES REPONSES RECUES - MERCI |
------------------------------------------ AMENDEMENT DU SENATEUR ALDUY -------------------------------------
Dernière minute : jeudi 20 h15, le reportage sur TF1 a été déprogrammé à 19 h 30. Séance au Sénat 16 décembre 15 h 00, le sénateur jean-Paul Alduy, devant toutes les pressions subies, n'a pas pu présenter son amendement.
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------------------------------------------------------------ AMENDEMENTS --------------------------------------------------------
---------------------------------------- DEBATS SUR LA LOI DU 23 FEVRIER 2005 ------------------------------------
Le vendredi 11 juin à l'Assemblée nationale les députés ont voté plusieurs amendements modifiant de façon profonde le projet de loi N°1499 " portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés " adopté en Conseil des Ministres le 10 mars dernier. A l'article 1er dans lequel " La Nation exprime sa reconnaissance aux femmes et aux hommes qui ont participé à l'œuvre accomplie par la France dans les anciens départements français d'Algérie, au Maroc, en Tunisie et en Indochine ainsi que dans les territoires placés antérieurement sous la souveraineté française " ont été ajoutés les articles suivants : - " Elle reconnaît les souffrances éprouvées et les sacrifices endurés par les rapatriés, les anciens membres des formations supplétives et assimilées, les disparus et les victimes civiles et militaires des événements liés au processus d'indépendance de ces anciens départements et territoires et leur rend, ainsi qu'à leurs familles, solennellement hommage. - La Nation associe les populations civiles de toutes confessions, harkis, pieds-noirs, victimes des massacres perpétrés durant la guerre d'Algérie ainsi que ceux commis après le 19 mars 1962 en violation des accords d'Evian, à l'hommage pour les combattants morts pour la France en Afrique du Nord, rendu le 5 décembre lors de la journée nationale décrétée en 2003. - Une fondation pour la mémoire de la guerre d'Algérie, des combats du Maroc et de Tunisie est créée, avec le concours de l'Etat. -Les programmes de recherches universitaires accordent à l'histoire de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, la place qu'elle mérite.. - Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à l'histoire et aux sacrifices des combattants de l'Armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit. - Toute allégation injurieuse commise envers une personne à raison de sa qualité vraie ou supposée d'ancien supplétif de l'armée française en Algérie ou assimilé est interdite. L'Etat assure le respect de ce principe dans le cadre des lois en vigueur. " Il est heureux de constater que l'amendement associant les victimes civiles des massacres et crimes commis après le 19 mars 1962 par le FLN en Algérie à la Journée d'Hommage du 5 décembre, a été adopté contre l'avis du rapporteur et du gouvernement, ceci devant leur refus d'intégrer la reconnaissance de la responsabilité de l'Etat français dans ces massacres. L'article 2 offre la possibilité aux Harkis bénéficiaires de l'allocation de reconnaissance versée d'opter soit pour le maintien de celle-ci portée à 2800 € par an, soit garder l'allocation actuelle de 2100 € par an associée à un capital de 20000€, soit enfin de toucher un capital unique de 30000€. L'article 3 proroge jusqu'au 31 décembre 2009 (au lieu du 31 décembre 2004) les mesures d'aide à l'accession à la propriété, l'amélioration de l'habitat et le désendettement immobilier. L'article 4 ouvre par dérogation aux Harkis arrivés depuis le 10 janvier 1973 le bénéfice de l'allocation de reconnaissance et les aides spécifiques au logement. A cet article est ajouté la possibilité pour leurs enfants, éligibles aux bourses nationales de l'éducation nationale, de se voir attribuer des aides complémentaires. Un an après l'entrée en vigueur de la loi, un rapport fera un point sur la situation des besoins des enfants de Harkis en formation, emploi et logement. L'article 5 restitue aux familles de rapatriés les sommes prélevées par l'ANIFOM pour le remboursement à l'Etat des prêts accordés par l'article 46 de la loi de 1970, par l'article 3 de la loi de 1978 et l'article 2 de la loi de 1987. L'article 6 ouvre la possibilité " d'une indemnisation forfaire aux personnes de nationalité française ayant fait l'objet de condamnations ou de sanctions amnistiées, de mesures administratives d'expulsion, d'internement ou d'assignation à résidence, ayant de ce fait dû cesser leur activité professionnelle. " Malgré les avancées certaines du texte voté en première lecture le 11 juin, les pieds-noirs et harkis partagent le sentiment de frustration exprimé par de nombreux députés de toutes sensibilités. En refusant d'assumer sans ambiguïté la reconnaissance de la responsabilité du gouvernement de 1962 dans les massacres commis en Algérie après le 19 mars 1962, le rapporteur de la commission, le député UMP Christian KERT, a affirmé qu'il considérait que " la rédaction de son amendement - qui écarte le concept de responsabilité de l'Etat, synonyme de réparations matérielles - est préférable, rappelant qu'elle a d'ailleurs été approuvée par le Haut Conseil des Rapatriés ". Or dans les travaux préparatoires du Haut Conseil des Rapatriés, la demande de reconnaissance de la responsabilité du gouvernement de l'époque dans les massacres - notamment celui de plus de 100.000 Harkis et de leurs familles - les assassinats et les milliers de disparitions de civils qui se sont produits en Algérie après le 19 mars 1962 constitue le préalable à toutes les revendications des harkis et des pieds-noirs. Les divers compte-rendus du HCR mentionnent cette attente légitime de tous les Français d'Algérie. D'autre part, lorsque M. KERT a reçu en audition une délégation du HCR le 5 mai dernier, le vice-président Boussad AZNI, au nom de la section Harkis, a placé en premier lieu cette revendication. Enfin M. KERT a reçu le compte-rendu du dîner-débat au Sénat du 19 mai dernier - auquel assistaient M. Marc DUBOURDIEU, Président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés, et le sénateur Max MAREST - dans lequel cette demande apparaît de nouveau comme préambule à toute nouvelle loi. Ce refus de reconnaître une réalité historique, pourtant reconnue par le Président de la République lui-même dans son discours du 25 septembre 2001 lors de la première journée d'Hommage aux Harkis, ne permet pas de mettre fin à 42 ans de souffrances morales des victimes et de leurs familles. La mise en avant du seul argument budgétaire rend encore plus inconcevable le rejet des amendements déposés dans ce sens par les députés UMP, UDF et PS. En effet la dette de l'Etat vis-à-vis des Français d'AFN et d'Outre-mer et inférieure à la somme payée par les contribuables français pour rembourser le déficit du Crédit Lyonnais ! C'est pourquoi les Français d'AFN et d'Outre-mer se tournent désormais vers les sénateurs afin que soit définitivement tournée cette page douloureuse de notre Histoire. Les Français d'Algérie pourront alors bâtir un nouvel avenir en faisant un travail de mémoire au sein de la Fondation sur la guerre d'Algérie et du Mémorial National de la France d'Outre-mer. |
- MEKACHERA, Secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants : " Aujourd'hui, le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin souhaite apporter une réponse aux questions qui demeurent, plus de quarante ans après la séparation douloureuse de la France et de l'Algérie…. Aujourd'hui, le moment est venu d'entendre le message des rapatriés…" - M. Christian KERT, porte-parole de l'UMP : " En ouvrant solennellement ce débat, le gouvernement a transformé un climat de résignation en un courant d'espérance. Attention, toutefois, de ne pas décevoir l'espérance ! … Nous voulons corrigés les injustices qui n'ont toujours pas été réparées… Reste à accomplir une autre tâche, la quête de la vérité historique." - M. MESQUIDA, PS : "Le général de Gaulle en 1958 a dit aux Français d'Algérie de toutes origines … " Tous Français, de Dunkerque à Tamanrasset" … Ils ont été les victimes d'une tromperie d'Etat. … Quarante et un ans après… les Français d'Algérie, pieds-noirs et harkis, attendent toujours une véritable et totale reconnaissance de sa responsabilité par l'Etat. Il est temps que la France reconnaisse les préjudices qu'ils ont subis ou qu'elle leur a laisser subir sans garantir leur protection, et que les spoliations soient enfin réparées. Une loi doit définitivement et solennellement reconnaître les responsabilités de la France et assurer une réparation morale et matérielle en complétant les dispositions d'indemnisation, en corrigeant les inégalités, en comblant les lacunes et en réparant les oublis." - M. VERCAMER, UDF : "Enfin, et c'est l'essentiel, les personnes pratiquant le négationnisme ou le révisionnisme du drame harki doivent être sanctionnées." - M. LBERTI, PC : "Il est temps que la France assume toutes ses responsabilités." - M. DIEFENBACHER, UMP : "Reconnaître, c'est faire la lumière sur toutes ces tragédies. Dénonçant un crime d'Etat, certains croient justes d'évoquer la responsabilité de la nation, de l'Etat ou des gouvernements eux-mêmes." - M.LEONETTI, UMP-UDF : "Personne ne doit oublier la rue d'Isly, les massacres d'Oran et des harkis, après le 19 mars 1962. C'est l'honneur des grands pays de reconnaître leurs erreurs, leurs fautes et de les réparer… A travers cette mémoire, assumons aussi la totalité de la vérité historique. Les rapatriés et les harkis, plus que les autres, se méfient des promesses qu'ils savent, hélas, trop souvent non tenues. Il nous revient de leur rendre l'espoir et la confiance dans les politiques. Ne les décevons pas ! " - Mme TABAROT. UMP-DL : "Non, la guerre ne s'est pas arrêtée le 19 mars 1962. Comment oublier qu'après cette date, des milliers de harkis ont été lâchement assassinés? Comment oublier que le 26 mars à Alger, des militaires français ont tiré sur d'innocents civils français? Comment oublier que, le 5 juillet 1962 à Oran, après l'indépendance, des centaines d'européens et de musulmans ont été les victimes des barbaries du FLN, devant l'armée française obligée d'assister à ce macabre spectacle sans pouvoir intervenir?" - M. BACQUET, PS : "Il faut mettre fin à l'hypocrisie… Halte à l'hypocrisie qui n'a que trop duré depuis quarante ans! (Applaudissement sur les bancs du groupe socialiste, du groupe UMP et du groupe UDF). - M. MERLY, UMP : "Il faut aussi clore le dossier des civils disparus, assassinés par le FLN entre le 19 mars 1962 et l'indépendance. Il faut ouvrir les archives pour mettre fin à l'insoutenable attente des familles." - M. LACHAUD, UMP-UDF : " Nous avons le devoir de mettre fin à une situation qui n'a que trop duré. Ayons le courage que n'ont pas eu nos prédécesseurs. Nous le devons aux rapatriés et aux harkis." DEBAT AU SENAT : 17 DECEMBRE 2003 - M. VALLET- RSDE : "Sans indemnisation morale, il n'y aura pas de réelle et juste indemnisation… "Et l'on insistera jamais assez sur les milliers de harkis torturés et massacrés, après que l'armée française les a adonnés. N'ont-ils pas été sacrifiés par la France au nom de la raison d'Etat? Aujourd'hui, pour que soit possible le travail de deuil de ces personnes et de leurs descendants, cela doit être dit et assumé par les institutions françaises. Et le mieux, c'est encore de l'écrire, dans une loi votée par le Parlement à une très grande majorité ! " - Mme PRINTZ - PS : " Par ce qu'elle a au cœur les valeurs de la république, la France doit assumer son histoire… en refusant d'assumer les accords d'Evian qu'elle avait signés, la France a laissé certains de ses enfants sans défense ni protection… Nos compatriotes harkis ont eu à connaître le sort tragique d'un abandon et d'une trahison par le gouvernement de l'époque… la responsabilité de notre pays doit être assumée, car il n'avait pas le droit de laisser nos concitoyens dans la plus grande insécurité." - M. KERGUERIS - UC : "Un fait historique semble incontestable : de nombreux musulmans se sont ralliés à la France quelques mois avant le 19 mars, forts des promesses faites par les autorités françaises. La responsabilité de la France est donc grande. Ce gouvernement a le grand mérite de l'assumer…. Le devoir de la nation à l'endroit des rapatriés est aussi d'ordre moral… La France doit faire face à son passé avec lucidité et humanité : elle doit rendre hommage aux rapatriés." - M. PEYRAT- UMP: " C'est l'honneur de la France que de reconnaître ses erreurs, ses fautes peut-être, ou ses mensonges, comme elle l'a fait déjà pour la période 1940-44. Qui a commandé le feu des tirailleurs du 26 mars? Qui a ordonné à nos troupes de demeurer dans leurs casernes l'arme au pied tandis que leurs concitoyens étaient abattus à la hache? Qui a condamné les harkis au martyre?… Grâce à vous, Monsieur le Ministre, le temps est venu de dire et, mieux encore, de faire ces choses." - M. FISCHER - PC : " Les victimes de la guerre d'Algérie ont besoin de reconnaissance, de réparation et d'une mémoire réhabilité. Il est temps que notre pays assume ses responsabilités! … Notre responsabilité est de soulager rapatriés et harkis du poids de l'histoire, de conforter leur intégration à la communauté française mais aussi de renforcer l'unité de la nation. Il convient de légiférer de façon définitive…" - M. MAREST - UMP : " Il est temps que la France reconnaisse ses fautes et tente de réparer l'irréparable… Plus de quarante ans après l'indépendance, l'attente des rapatriés reste inchangée : que l'Etat prenne en compte les vies brisées! … reconnaître l'histoire des supplétifs musulmans conduit à briser le mythe fondateur du peuple uni contre la colonisation… La France doit se souvenir qu'elle a commis des fautes : ce sera le prix à payer pour que les futures générations comprennent qu'un jour ou l'autre, on finit toujours par rendre des comptes." - M. MEKACHERA, Secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants : "J'en arrive aux questions, que vous avez tous évoquées : la vérité historique et les responsabilités, notamment celle de l'Etat français, dans les drames intervenus après le 19 mars 1962… Je vous remercie pour ce débat qui va nourrir notre travail, pour parvenir à de justes réponses. " |
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INFORMATION
POUR LES FRANCAIS D'AFN ET LEURS AMIS Le 10 février
prochain la loi, votée par les députés
en première lecture le 11 juin, puis par le Sénat
le 16 décembre 2004, sera présentée en
deuxième lecture à l'Assemblée nationale. A ce jour l'UDF, le Parti Socialiste et le Parti Communiste sont pour l'officialisation de cette reconnaissance ainsi que de nombreux députés et sénateurs de l'UMP. Comme tenu de l'importance de ce vote, M. Jean Ferré, directeur de Radio Courtoisie, a décidé de consacrer une nouvelle émission à l'analyse de ce thème. Parmi les participants à l'émission :
VOS QUESTIONS ET MESSAGES PEUVENT ETRE ADRESSEES PAR
TELECOPIE JUSQU'A LUNDI MATIN 10 HEURES AU : 01 69
41 89 29
PUIS LORS DE L'EMISSION EN APPELANT RADIO COURTOISIE |
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Pour la reconnaissance officielle de la responsabilité de l'Etat français
dans le massacre des Harkis, les disparus en Algérie et l'exode des Français d'Algérie