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DVD "HARKIS LES SACRIFIES"

Personne ne peut plus dire :"Je ne savais pas !"

Ministère de tutelle

Secrétariat aux Anciens Combattants et à la "mémoire" (sic)

Où en est la relation Etat/Rapatriés

 

19-21 avril 2015 - Voyage à Sétif de M. Jean-Marc TODESCHINI

La Vérité sur SETIF 45 - ATTENTION : Changement au Cabinet !

Mise à jour le 08.02.2016

Voir aussi les pages : PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE - PREMIER MINISTRE - ONAVCG - ELECTIONS- DEPUTES -

L'action de Jeune Pied-Noir est essentiellement tournée vers l'Etat français. Les solutions aux problèmes touchant encore la communauté des Français Rapatriés ne peuvent être apportées que par la réparation des préjudices moraux et matériels subis par les Français d'Afrique du Nord et d'Outre-mer. Pour cela il faut que l'Etat reconnaisse officiellement la responsabilité des gouvernements français dans les drames humains de la décolonisation. Le drame le plus important concerne la population française d'Algérie. Jeune Pied-Noir a pour objectif principal depuis le message adressé au Président de la République lors de la réunion du Sénat du 22 septembre 1995 : "la reconnaissance de la responsabilité de l'Etat français dans l'abandon et le massacre des Harkis et les crimes commis contre les Français d'Algérie après le 19 mars 1962". Une responsabilité désormais reconnue par tous, notamment par le Président de la République Nicolas SARKOZY qui avait déclaré : "Si je suis élu, je veux reconnaître officiellement la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis et d'autres milliers de "musulmans français" qui lui avaient fait confiance, afin que l'oubli ne les assassine pas une nouvelle fois." - Nicolas SARKOZY, réunion des représentants harkis au siège de campagne de l'UMP - 31 mars 2007. Un engagement qu'il n'a tenu que le 14 avril 2012 à Perpignan ! Cinq ans après. Un engagement qu'il avait annoncé tenir avant fin 2007. Un engagement que les électeurs rapatriés et leurs amis doivent lui rappeler en permanence. C'est l'objet de la campagne de presse dans Le Monde et Le Figaro commencée le 25 septembre 2008 et qui en est à sa 7e annonce ! Voir CAMPAGNE PRESSE.
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9 janvier 2015 - Votre loi "Vérité et Justice pour les Français rapatriés" - Lettre ouverte N°2 à M. J-M TODESCHINI

Réunions des associations avec M. TODESCHINI : Comptes rendus des réunions des 17 janvier et 18 janvier 2014

Voir les décrets : N°2014-1696 et N°2014-1698 du 29 décembre 2014

Pour en savoir plus .... et ne plus dire "je ne savais pas !"

AU FORUM N°3

Une réalité historique ... un crime d'Etat

AU FORUM N°3

150.000 victimes de la "raison d'Etat"

 

RECHERCHE RAPIDE PAR NOM : Kader ARIF - Jean-Marc AYRAULT - Boussad AZNI - Mme Rose-Marie ANTOINE - Renaud BACHY - Bernard BAJOLET - Serge BARCELLINI - Claude BARTOLONE - Maurice BENASSAYG - J-M BOCKEL - Guy BONO - Gilbert COLLARD - DRIANCOURT - Eric ETIENNE - Hubert FALCO - François FILLON - V. GISCARD D'ESTAING -GAULLE (DE) - Marc LAFFINEUR - Gérard LONGUET - François MITTERRAND - F. ROCHEBLOINE - Nicolas SARKOZY - Jean-Marc TODESCHINI - Manuel VALLS -

RECHERCHES PAR THEME : ACTIONS JPN - ACTUALITES - ADRESSES.UTILES - ANIFOM - CES - FONDATION.DE.LA MEMOIRE - GOUVERNEMENT - HCR - HOMMAGE AUX HARKIS - HUFFINGTON POST 2013 - ACCORD INA-EPTV - MEMORIAL - MIR - NOMINATION H.FALCO - PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE - CR REUNION SEAC 18 DEC 2014 - CR REUNION SEAC 17 DEC 2014 - CR REUNION ARIF 18 SEPT 2012 - CR REUNION FALCO 6 JUILLET 2010 - CR REUNION FALCO 30 NOV 2009 - LETTRE OUVERTE TODESCHINI N°2 - N°1 - LETTRE OUVERTE VALLS N°2 - LO VALLS N°1 - ONACVG - SEDAC - SONDAGES - SOUTIEN - TEMOIGNAGES - Manuel VALLS 25 sep t2014 -

Nous vous invitons pour compléter vos recherches à utiliser GOOGLE et WIKIPEDIA en mettant l'expression recherchée entre "guillemets".

INDEX GENERAL - Accès alphabétique : A - B - C - D - E - F - G - H - I - J - K - L - M - N - 0 - P - Q - R - S - T - U - V - W - X - Y - Z

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------------------------------------- 2015 : SEAC - ONACVG : ADRESSES UTILES ----------------------------

VOS CONTACTS AU SECRETARIAT D'ETAT AUX RAPATRIES

Mise en ligne le 14 avril 2015

ATTENTION ! COMPTE TENU DES CHANGEMENTS FREQUENTS DES MEMBRES DU CABINET

Consultez régulièrement le site officiel : http://www.gouvernement.fr/ministre/jean-marc-todeschini

Voir aussi les adresses utiles du Pdt de la République, du Premier ministre et de l'ONACVG "Guichet unique des Rapatriés"

LES PRINCIPALES NOUVEAUTES !

M. Jean-Robert LOPEZ remplace M. Serge BARCELLINI au poste Directeur du cabinet JO du 03/04/15

M. Serge BARCELLINI devient Conseiller spécial (sic) JO du 03/04/15

M. Mohamed NEMRI est nommé Chargé de mission Rapatriés et Harkis !

et ......

M. Pascal PIAT Directeur adjoint du cabinet JO du 05/12/14

M. Benoît LEMAIRE Chef de cabinet JO du 03/01/15

M. Benjamin FOISSEY Conseiller chargé des questions mémorielles JO du 05/12/14

. Pascal JOSEPH Conseiller chargé du monde combattant, des rapatriés et des harkis JO du 05/12/14

M. Bruno GRUSELLE Conseiller pour les relations internationales JO du 05/12/14 M.

Gaëtan BRUEL Conseiller culture et lien armée-nation JO du 05/12/14

M. Emmanuel HUMBERT Conseiller territoires et prospective JO du 10/12/14

M. Yoan HADADI Conseiller parlementaire JO du 10/12/14

M. Julien MIFSUD Conseiller budgétaire JO du 17/12/14

ATTENTION ! SUITE A UN PROBLEME INFORMATIQUE NON MAITRISE LES ADRESSES COURRIELS ONT ETE MODIFIEES

Pour plus sécurité doublez vos envois en faisant désormais aussi l'adresse suivante :

nom.prenom@cabinet.defense.gouv.fr

Assurez-vous que le courriel est bien arrivé en demandant un accusé réception et en téléphonant aux secrétariats des personnes concernées.

Tenez-nous informés des diffocultés rencontrées : maito:jeunepiednoir@wanadoo.fr

**************************************************************************** ARCHIVES ***********************************************************************

(voir les décrets de nomination sur le site du JORF)

Les nominations de fonctions des cabinets sont effectuées à partir de leur parution au Journal officiel. Secrétariat d'État aux Anciens Combattants et à la Mémoire

Secrétariat d'Etat aux Anciens combattants et à la mémoire et aux Rapatriés

37, rue de Bellechasse 75700 - Paris

Adresse postale :

75700 Paris - 07 SP - TEL 01 80 50 14 00 skypec2c://r/20401 80 50 14 00

Secrétariat particulier de M. Jean-Marc TODESCHINI – Mmes Odile Engevin et Mme Tisserand Tel : 01 44 42 10 01 /02

Secrétariat du M. Serge Barcellini –– Tel : 01 44 42 13 37 - Secrétariat des conseillers – Tel : 01 44 42 12 74

M. Serge BARCELLINI    Directeur du cabinet serge.barcellini@defense.gouv.fr

JO du 26/11/14

M. Pascal PIAT Directeur adjoint du cabinet   pascal.piat@defense.gouv.fr

JO du 05/12/14

M. Benjamin FOISSEY Conseiller chargé des questions mémorielles   benjamin.foissey@defense.gouv.fr

JO du 05/12/14

M. Pascal JOSEPH Conseiller chargé du monde combattant, des rapatriés et des harkis   pascal.joseph@defense.gouv.fr

JO du 05/12/14

Mme Stéphanie TISSEROND Conseillère pour la presse et la communication stephanie.tisserond@defense.gouv.fr

JO du 05/12/14

M. Bruno GRUSELLE  Conseiller pour les relations internationales   br uno.grusselle@defense.gouv.fr

JO du 05/12/14

M. Gaëtan BRUEL Conseiller culture et lien armée-nation   gaeten.bruel@defense.gouv.fr

JO du 05/12/14

M. Emmanuel HUMBERT Conseiller territoires et prospective   emmanuel.humbert@defense.gouv.fr

JO du 10/12/14

M. Yoan HADADI Conseiller parlementaire yoan.hadadi@defense.gouv.fr

JO du 10/12/14

--------------------------------------  « Guichet unique Rapatriés » de ONACVG -------------------------------

3 mai 2015

Attention : changement d'adresse et de téléphone pour l'ONACVG !

NOUVELLE ADRESSE POUR L'ONACVG : INSCRIVEZ-VOUS VITE !

Pour tous vos dossiers à partir du 1 er janvier 2015 ! Vos contacts

ONAC-VG NATIONAL

cid:image004.jpg@01D01889.9D2331E0

Mme Rose-Marie ANTOINE , Directrice générale -   mailto:rose-marie.antoine@onacvg.fr

Sécrétariat : Mme Josiane JACQUET - Tel :0149556237 - mailto:josiane.jacquet@onacvg.fr

M. Serge DELRIEU , adjoint - Tel :0149556210 - mailto:serge.delrieu@onacvg.fr

M. Stéphane LE BORGNE , Chef du département mémoire et communication - Tel : 0149556238 - mailto:stephane.leborgne@onacvg.fr

M. MOHAMED NEMIRI , Chef de projet, Campagne de la valorisation de la mémoire harkie

Tel :0149556271 - mailto:mohamed.nemiri@onacvg.fr

ONAC-VG DEPARTEMENTAL

Prenez dès maintenant rendez-vous !

Pour connaitre le Directeur départemental de l'ONACVG auquel vous devez désormais vous adresser pour tout problème concernant la gestion de votre dossier de Français « rapatriés » : réparation, indemnisation, surendettement, mesures pour les harkis et leurs enfants, expositions, aides, subventions...

Allez sur la carte de France du site ONACVG

  http://www.onac-vg.fr/fr/carte/

Cliquez sur votre département et demandez un rendez-vous au Directeur départemental

-------------------- HISTORIQUE DES CONTACTS AVEC LE GVT DE MANUEL VALLS ----------------

HISTORIQUE DES CONTACTS AVEC LE GVT DE MANUEL VALLS

2014 - 2015 -

Voir aussi l'historique des contacts avec l'ONACVG et avec le PREMIER MINISTRE

- 25 septembre 2014 : Quai Branly, le Premier ministre, Manuel VALLS, annonce 10 mesures en faveur des Harkis et de leurs enfants lors de la 14e journée nationale en "Hommage aux Harkis"

- 3 octobre 2014 : Lettre ouverte N°1 à M. Manuel VALLS, Premier ministre, sur la 14e journée nationale en "Hommage aux Harkis" et la loi "Vérité et Justice pour les Français rapatriés".

- 17 octobre 2014 : le Secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants et à la Mémoire, Kader ARIF, démissionne suite à une affaire supposée de favoritisme. Lettre ouverte de JPN à Manuel VALLS

- Octobre 2014 : M. Jean-Marc TODESCHINI est nommé à sa place.

- 17 octobre 2014 : Lettre ouverte N°2 à M. Manuel VALLS, Premier ministre, sur la mise en oeuvre des 10 mesure(tt)es Kader Arif.

- 17 décembre 2014 : Réunion du nouveau Sécrétaire d'Etat avec un groupe de représentants (inconnus) de la communauté harkie

- 18 décembre 2014 : Réunion du nouveau Sécrétaire d'Etat avec un groupe de représentants de la communauté pied-noir. Cf compte rendu ci-après

- 22 décembre 2014 : Compte rendu de la réunion du 18 décembre établi par JPN. A ce jour, ce compte rendu n'a été l'objet d'aucune remarque ou réserve des participants.

- 29 décembre 2014 : Parution des décrets N°2014-1696 et N°2014-1698 qui débloque la situation de l'ONACVG

- 9 janvier 2015 : Lettre ouverte N°2 à M. Todeschini et Courriel à M. Serge Barcelini sur la suite de la réunion du 18 décembre 2014

- 22 janvier 2015 : Réponse du Chef de Cabinet du Premier ministre, M. Sébastien Gros, à la LO N°2, renvoyant sur M. Todeschini pour "un examen approfondi et ... de la suite qui lui sera réservée".

- 4-7 février 2015 : Séminaire de l'ONACVG sur le foncitionnement du "Guichet unique rapatriés" - A ce jour, rien de concret, semble-t-il, n'a été engagé.

- 10 février 2015 : Réponse de M. Todeschini à la lettre N°2 de JPN dans laquelle il affirme : " Je tiens à vous assurer que je suis avec attention les questions que vous évoquez, ainsi que je vous l'avais dit lors de notre rencontre de (le 18) décembre dernier".

- 27 février 2015 : Lettre de Serge BARCELLINI, Dir. Cab de M. Todeschini, à JPN en réponse à la demande du Premier ministre rappelant les 10 mesures annoncées en faveur des Harkis par M. VALLS le 25 septembre 2014. Rien sur les mesures de "solidarité nationales en faveur" de l'ensemble des "Rapatriés".

- 19 mars 2015 : Lettre ouverte N°3 à M. Manuel VALLS, Premier ministre, sur l'abrogation de la loi officialisant le 19 mars et son remplacement par la loi "Vérité et Justice pour les Rapatriés"

- 16 avril 2015 : Réponse du Chef de Cabinet du Premier ministre, M. Sébastien Gros, à la LO N°3, dans laquelle M. VALLS affirme que la loi du 6 décembre 2012 "ne saurait nier les drames survenus au lendemain du 19 mars (1962)"

- février/mars 2015 : Multiples relances par téléphone et courriels pour un nouveau rendez-vous : sans réponse

- 19-21 avril 2015 : Voyage mémoriel de M. Todeschoni et de Mme R-M Antoine et de leurs collaborateurs en Algérie à Sétif

- 25 avril 2015 : Invitation au déjeuner-débat du 6 mai sur SETIF 45 - Relance pour un nouveau rendez-vous : sans réponse

- 5 juin 2015 : Lettre ouverte N°4 au Premier ministre, M. Valls au sujet du vote de la loi "Vérité et Justice pour les Français rapatriés"

- 5 juin 2015 : Lettre ouverte N°3 à M.Todeschini au sujet du vote de la loi "Vérité et Justice pour les Français rapatriés"

- 14 juillet 2015 : Lettre ouverte N°5 au Premier ministre, M. Valls sur le "silence gardé" de M. Todeschini et Mme Antoine

- 29 juillet 2015 : Réponse du Premier ministre renvoyant sur M. Todeschini

- 30 nov. 2015 : Lettre ouverte N°6 au Premier ministre, M. Valls sur le vote de la loi "Vérité et Justice pour les Français rapatriés"

- 16 déc. 2015 : Réponse du Premier ministre, M. Valls à la lettre ouverte JPN N°6. Mais que fait donc M. J-M Todeschini ?

- 9 fév. 2016 : Lettre ouverte N°7 au Premier ministre, M. Valls sur le "silence gardé" de M. Todeschini et de Mme Antoine

En attente d'une réponse

Notre objectif prioritaire : faire voter la loi "Vérité et Justice pour les Français rapatriés" dans les meilleurs délais

Voir la première proposition de barêmes en fonctions des préjudice subis à la page REPARATION- INDEMNISATION

Contact : mailto:jeunepiednoir@wanadoo.fr

-------------------- 2015 - 5 déc F.HOLLANDE absent. J-M TODESCHINI présent ! ---------------

JPN demande que l'Hommage aux victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie devienne celui de toutes les victimes du terrorisme

Sam. 5 déc. 2015

Pour demander une invitation à Paris : 01 72 69 23 08

ou : mailto:mindac.conseillers-sec-2@cabinet.defense.gouv.fr

-------------------- 5 juin 2015 - LETTRE OUVERTE JPN N°3 A M. TODESCHINI -------------------

LETTRE OUVERTE NPN N°3 A M. TODESCHINI - 5 juin 2015

Vendredi 5 juin 2015

JEUNE PIED-NOIR

BP4 – 91570 Bièvres Tel : 06 80 21 78 54

« Trois principes me guident : la vérité, la justice et

jeunepiednoir@wanadoo.fr la confiance. » François Hollande, 31 août 2012.

Monsieur Jean-Marc TODESCHINI

Secrétaire d'Etat aux Anciens

Lettre RAC Combattants et à la Mémoire

37, rue de Bellechasse - 75007 Paris 

OBJET : A la suite de la réunion du 18 décembre 2014, demande d'audience d'une délégation des 62 associations de la campagne pour une loi « Vérité et Justice pour les Français rapatriés ».

Monsieur le Ministre,

La décision de suppression de la MIR, que vous avez obtenue quelques jours après vos premières réunions avec les représentants des associations représentatives de « Rapatriés » des 17 et du 18 décembre 2014 , pouvait laisser penser que vous alliez poursuivre sur cette prise en main rapide et efficace du dossier « Rapatriés », négligé durant deux années par votre prédécesseur. D'autant plus que vous bénéficiez, depuis le 1 er janvier 2015, de l'aide du « guichet unique rapatriés » sous la responsabilité unique de sa Directrice générale, Mme Rose-Marie Antoine, dont l'autorité et la compétence ne sont plus à démontrer.

Mais depuis notre rencontre de fin 2014, il y a déjà 6 mois déjà, nos compatriotes ne cessent de nous contacter pour nous demander où en sont les « les mesures de solidarité nationale » demandées par le Premier ministre dans son décret 2014-1696 du 29 décembre 2014.

Le seul message que nous avons eu de votre part est la réponse que vous nous avez adressée en date du 10 février 2015 , suite à notre relance auprès du Premier ministre qui vous avait transmis notre courrier. Dans cette lettre vous aviez tenu à affirmer : « Je tiens à vous assurer que je suis avec attention les questions que vous évoquez, ainsi que je vous l'avais dit lors de notre rencontre de décembre dernier  » (cf. copie jointe). Une rencontre dont nous avons adressé le compte rendu à M. Serge Barcellini, alors votre Directeur de Cabinet, qui nous en avait accusé réception en précisant dans son courriel : « Je vais le lire » . Six mois après, le « silence gardé » de M. Barcellini, comme celui de tous vos collaborateurs et ceux de Mme Antoine présents à la réunion, vaut acceptation de son contenu, comme le précise la loi du 13 novembre 2013.

Les Français rapatriés, s'ils ont par les médias et par Internet l'occasion de suivre vos déplacements en province et en Algérie, ignorent comment Mme Rose-Marie Antoine prépare, sous votre responsabilité, en concertation avec les « associations représentatives » les « mesures de solidarité nationale » qui leur sont destinées.

Comme nous l'avons présenté dans les 22 lettres ouvertes adressées au Chef de l'Etat, M. François Hollande, depuis son élection en mai 2012, et comme les 62 associations de la campagne de presse « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » l'ont affirmé dans les 22 annonces parues depuis 2008 dans Le Monde, Le Figaro, Valeurs Actuelles, La Provence, Politique Magazine et L'Echo de l'Oranie , plus personne ne conteste, sauf erreur de notre part, la réalité du « crime d'Etat » et du « crime contre l'Humanité » dont ont été victimes les Français d'Algérie, crimes dénoncés officiellement par le Chef de l'Etat le 25 septembre 2012.

Comme l'a rappelé le 11 septembre 2007 à l'Assemblée nationale le député François Hollande, la solution définitive au dossier « rapatriés » passe « nécessairement et juridiquement » par une loi.

Nous n'allons pas reprendre les arguments développés dans nos précédents courriers et dans le dossier qui vous a été remis le 18 décembre 2014. En l'absence de toute autre proposition de loi, seul un projet de loi reprenant la proposition de loi déposée à l'Assemblée nationale le 16 juillet 2014 par Me Gilbert Collard à la demande des 62 associations de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » , peut répondre aux attentes de nos compatriotes.

Les Français rapatriés ne comprennent pas la rupture de rythme de votre action en leur faveur.

Depuis notre réunion du 18 décembre 2014, malgré de nombreuses relances par courriel et par téléphone auprès de votre secrétariat particulier et de votre Cabinet, nous n'avons pas pu obtenir un nouveau rendez-vous ni avec vous, ni avec un de vos collaborateurs directs. Les demandes similaires faites auprès du Cabinet de Mme R-M Antoine et de ses collaborateurs n'ont pas eu plus de succès.

A la fin de la réunion du 18 décembre 2014, vous vous étiez pourtant engagé à nous revoir rapidement et à maintenir un dialogue régulier avec les associations représentatives présentes.

Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir nous indiquer à quelle date vous prévoyez, de rencontrer de nouveau les représentants des associations représentatives de Français rapatriés que vous avez invitées les 17 et 18 décembre 2014 pour leur présenter votre action et le calendrier de mise en œuvre des « mesures de solidarité nationale » en faveur des Français rapatriés que prépare Mme Rose-Marie Antoine, en concertation avec les « associations représentatives », conformément au décret du Premier ministre.

En l'absence d'une prochaine réunion plénière, nous vous serions très reconnaissants de bien vouloir nous indiquer à quelle date vous pouvez recevoir , dans les meilleurs délais, une délégation de représentants de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés ».

Fort du soutien constant du Chef de l'Etat depuis le 25 septembre 2012, c'est sous sa haute autorité morale et avec votre accord « par silence gardé », que nous avons demandé au Premier ministre de bien vouloir inscrire au prochain calendrier de l'Assemblée nationale le vote de la loi « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » , comme nous allons demander aux Présidents des groupes politiques et individuellement à chacun des 925 parlementaires de lui faire part de leur accord collectif et personnel.

Dans cette attente et restant à votre disposition et à celle de vos collaborateurs,

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de notre haute considération.

 

Taouès TITRAOUI, - Membre depuis sa création du Haut Conseil des Rapatriés, élue locale

Bernard COLL - Secrétaire général de JPN

---------------------- 2015 - VOYAGE DE M.TODESCHINI EN ALGERIE - 19-21 juin --------------------

"Aucun Français aujourd'hui ne saurait arguer de son ignorance, car tout ce qui tient une plume et qui ne dit mot consent." - François Mauriac - 14.11.1957

19-21 avril 2015 - Mémoire apaisée : Voyage à Sétif de M. Jean-Marc TODESCHINI

l'attention de Mesdames et Messieurs les Parlementaires

Veuillez trouver, ci-après, le courriel que nous avons adressé ce jour à M. Jean-Marc TODESCHINI.   Restant à votre disposition pour tout complément d'information. Avec nos meilleures salutations.

* Pour la coordination Région Nord / Paris des Associations de la Campagne nationale « Vérité et Justice pour les Français rapatriés »

de la campagne de presse 2008-2014 de 21 annonces dans Le Monde, Le Figaro, La Provence, L'Echo de l'Oranie, Politique Magazine, Valeurs Actuelles.

Ce Collectif de 62 Associations représente plus de 300.000 adhérents.

Pour plus d'information, contact MEDIAS : Bernard COLL, Secrétaire général de JPN – Tel : 06 80 21 78 54

*******************************************************************************************************************************

De : JPN [ mailto:jeunepiednoir@wanadoo.fr ]
Envoyé : jeudi 9 avril 2015 12:07
À : BARCELLINI Serge; FOISSEY Benjamin; GRUSELLE Bruno ( bruno.grusselle@defense.gouv.fr ); HUMBERT Emmanuel; JOSEPH Pascal; PIAT Pascal ( pascal.piat@defense.gouv.fr ); TISSEROND Stéphanie
Cc : ANTOINE Rose-Marie; ANTOINE Rose-Marie ( josiane.jacquet@onacvg.fr ); DELRIEU Serge; LE BORGNE Stephane (onacvg); NEMIRI Mohamed ONACVG; COLMOU Yves (pm); GATEAU Gilles (pm); GROS Sebastien (pm); VEDEL Renaud (pm); ABBO Bernard FH ; BONNE Emmanuel; CAVALERI Axel; CLAVREUL Gilles ( gilles.clavreul@elysee.fr ); JOUYET Jean-Pierre; RIVIERE Constance; SIMA Isabelle FH
Objet : TRES URGENT / VOYAGE EN ALGERIE DE M. TOSDESCHINI - Demande de rendez-vous avec M. le Secrétaire d'Etat / V&J 090415

Objet : URGENT / VOYAGE EN ALGERIE DE M. TOSDESCHINI - Demande de rendez-vous avec M. le Secrétaire d'Etat / V&J 090415

TRES URGENT – MERCI - TRES URGENT – MERCI - TRES URGENT – MERCI

A l'attention de M. Serge BARCELLINI

Directeur de Cabinet de M. Jean-Marc TODESCHINI, Secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants et à la Mémoire, chargé des « Rapatriés »

Copie aux Cabinets de M. le Président de la République et du Premier ministre

Pour information : Mme Rose-Marie ANTOINE et ses collaborateurs, les 925 Parlementaires, les médias,

300 associations de Français « rapatriés » et Anciens combattants et leurs adhérents .

Monsieur le Directeur de Cabinet,

A la suite de l'annonce dans les médias du prochain voyage en Algérie du 19 au 21 avril 2015 de M. Jean-Marc TODESCHINI et après nos échanges de courriels des mois de décembre et janvier 2015 relatifs à la réunion du 18 décembre avec M. le Secrétaire d'Etat, dont nous vous avons adressé le compte-rendu le 22 décembre sans remarque à ce jour de sa part, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir solliciter une audience en urgence pour les 62 associations de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » auprès de M. le Secrétaire d'Etat pour qu'il puisse prendre en compte, avant son voyage en Algérie, des légitimes attentes de nos compatriotes. D'autant plus que la dépêche AFP précise « Jean-Marc Todeschini effectuera un "voyage mémoriel" du 19 au 21 avril à Sétif (Nord-Est), puis Mers El-Kébir (Ouest) et Alger, a indiqué son cabinet. "Le message du gouvernement sera : aucune mémoire n'est oubliée, on est dans une mémoire apaisée", a-t-on ajouté de même source. »

La présence de M. TODESCHINI à SETIF sera-t-elle l'occasion d'évoquer les victimes européennes massacrées et mutilées lors des émeutes de SETIF et GUELMA  ? A Mers-El-Kébir la visite de M. le Secrétaire d'Etat sera-t-elle l'occasion de la reconnaissance par l'Etat algérien du massacre de plusieurs milliers de pieds-noirs le 5 juillet 1962 à Oran et dans toute l'Algérie auparavant  ? M. TODESCHINI compte-t-il se rendre aussi sur les lieux des massacres d'EL-HALIA, de MELOUZA et de WAGRAM  ? Le massacre des 100.000 à 150.000 harkis et leurs familles est-il au programme de cette rencontre exceptionnelle de trois jours ? Le sort des cimetières juifs et européens sera-t-il aussi évoqué ? Comme l'indemnisation par l'Algérie des biens spoliés aux Français contraints d'abandonner leur terre natale sous la menace de « la valise ou du cercueil »  ?

Un « crime d'Etat » et des « crimes contre l'Humanité » officiellement reconnus par le Président de la République François HOLLANDE et annoncés publiquement depuis le 25 septembre 2008 sans contestation dans L e Monde, Le Figaro et Valeurs Actuelles (cf. l'annonce ci-jointe dans VALEURS ACTUELLES du 13 mars 2014).

Cette réunion en urgence paraît d'autant plus nécessaire que, sauf erreur de notre part, aucune association de Français rapatriés n'a été depuis la réunion 18 décembre 2014 invitée par M. TODESCHINI ou Mme Rose-Marie ANTOINE à venir exprimer les demandes des Français d'Algérie en ce qui concerne le sort des 200.000 Français assassinés par le FLN durant la « guerre d'Algérie » ainsi que sur l'état du patrimoine culturel et matériel qu'ils ont laissé à la suite de l'exode forcé ayant suivi les « accords d'Evian » du 19 mars 1962 .

Plus de trois mois après la réunion du 18 décembre 2014 , après les nombreux déplacements en province de M. TODESCHINI et de Mme Rose-Marie ANTOINE, cette rencontre permettrait aussi de faire le point sur les engagements annoncés par le Premier Ministre le 25 septembre 2014 , il y a déjà plus de 6 mois , pour lesquels, semble-t-il, aucune mesure concrète n'a été engagée, malgré le séminaire du 4 au 7 février dernier des Directeurs régionaux de l'ONAC-VG, désormais depuis le 1 er janvier 2014 le « Guichet unique des Rapatriés » sous la responsabilité de Mme Rose-Marie ANTOINE.

Comptant sur votre très ancienne connaissance du dossier « rapatriés » pour obtenir cette rencontre « sans mémoire oubliée » dans la vérité de l'Histoire.

Restant à votre disposition pour tout complément d'information pouvant vous être utile,

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Directeur de Cabinet, l'expression de nos salutations distinguées.

 

Taouès TITRAOUI – Elue locale - Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création

Bernard COLL, Secrétaire général - JPN -BP 4 – 91570 Bièvres - Tel : 06 80 21 78 54 - Courriel : jeunepiednoir@wanadoo.fr

--------------- 10 février 2015 - REPONSE DE M. TODESCHINI A LA LO N°2 JPN --------------------

REPONSE DE M. TODESCHINI A LA LO N°2 JPN du 9 janvier

 

----------- 9 janvier 2015 : Courriel de JPN à M. BARCELLINI, LO N°2 à M. TODESCHINI --------

LETTRE OUVERTE N°2 à M. TODESCHINI

Courriel adressé à M. Serge BARCELLINI et message à M. Jean-Marc TODESCHINI

suite à la encontre du jeudi 18 décembre 2014 au Secrétariat d'Etat aux Anciens Combattants et à la Mémoire

Mise en ligne le 10 janvier 2015

FLASH INFO JEUNE PIED-NOIR

34 ans d'action continue au service des Harkis, des Pieds-noirs et de leurs Amis.

BP 4 - 91570 BIEVRES - Tel : 06 80 21 78 54

Voir pour plus de détails les informations sur le site JPN

  http://pagesperso-orange.fr/jeunepiednoir/jpn.wst

SAUVONS LA COMMUNAUTE HARKIS/PIEDS-NOIRS/ANCIENS COMBATTANTS D'UN GENOCIDE MEMORIEL

Bulletin N° 436 – 9 janvier 2015

« La vérité de l'Histoire avant la paix des mémoires ». Pierre DESCAVES

*******

Pour l'information générale de tous les Français rapatriés.

Merci de rediffuser aux responsables des associations du monde des rapatriés que vous connaissez, à vos parents, proches et amis

A l'attention de Mmes et Messieurs les Présidentes et Présidents des 62 Associations de Français rapatriés et Amis, et de leurs adhérents

et aux 2010 donateurs de la campagne nationale « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » et à tous ceux qui désirent les rejoindre.

Veuillez trouver, ci-après, le courriel que nous avons adressé ce jour à M. Serge BARCELLINI, le Directeur de Cabinet du Secrétaire d'Etat aux Anciens combattants et à la Mémoire, en charge des Rapatriés, M. Jean-Marc TODESCHINI. Merci d'en informer les « responsables des associations du monde des rapatriés » ainsi que tous les « rapatriés » concernés, parents, proches et amis. Restant à votre disposition pour tout complément d'information. Avec nos dévouées amitiés. Bernard Coll, secrétaire général de JPN.

Chers Compatriotes et Amis,

Jeune Pied-Noir vous souhaite une Bonne et Heureuse Année 2015

Votre avis sur le Magazine AU FORUM des FRANÇAIS RAPATRIES

Harkis, Pieds-Noirs, Anciens combattants et Amis nous intéresse.

Cliquez sur les liens AU FORUM N°1 et AU FORUM N°2 pour visionner les deux premières émissions.

En préparation AU FORUM N°3 sur les Barricades d'Alger de janvier 1960. Nous contacter si vous souhaitez y participer.

Courriel : jeunepiednoir@wanadoo.fr

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De : JPN [ mailto:jeunepiednoir@wanadoo.fr ]
Envoyé : vendredi 9 janvier 2015 16:54
À : BARCELLINI Serge; FOISSEY Benjamin; GRUSELLE Bruno ( bruno.grusselle@defense.gouv.fr ); HUMBERT Emmanuel; JOSEPH Pascal; PIAT Pascal ( pascal.piat@defense.gouv.fr ); TISSEROND Stéphanie
Cc : ANTOINE Rose-Marie; ANTOINE Rose-Marie ( josiane.jacquet@onacvg.fr ); DELRIEU Serge; LE BORGNE Stephane (onacvg); NEMIRI Mohamed ONACVG; COLMOU Yves (pm); GATEAU Gilles (pm); GROS Sebastien (pm); VEDEL Renaud (pm); ABBO Bernard FH ; BONNE Emmanuel; CAVALERI Axel; CLAVREUL Gilles ( gilles.clavreul@elysee.fr ); JOUYET Jean-Pierre; RIVIERE Constance; SIMA Isabelle FH

Objet : LETTRE OUVERTE N°2 à  J-M Todeschini / Vœux, création d'un groupe de dialogue Etat/Rapatriés pour la loi "Vérité et Justice" / JPN 090115

Diffusion générale

A l'attention de M. Serge BARCELLINI

Directeur de Cabinet de M. Jean-Marc TODESCHINI, Secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants et à la Mémoire, chargé des « Rapatriés »

Copie aux Cabinets de M. le Président de la République et du Premier ministre

Pour information : Mme Rose-Marie ANTOINE et ses collaborateurs, les 925 Parlementaires, les médias,

300 associations de Français « rapatriés » et Anciens combattants et leurs adhérents .

Monsieur le Directeur de Cabinet,

Comme suite à la réunion du 18 décembre et aux échanges par courriel que nous avons eus depuis, nous vous prions de trouver, ci-joint, notre Lettre ouverte N°2 à M. Jean-Marc TODESCHINI ainsi que les annexes qui l'accompagnent. Dans l'attente du plaisir de vous retrouver en janvier pour, nous l'espérons, agir ensemble et mettre en œuvre les « mesures de solidarité nationale  » du gouvernement en faveur « du monde des rapatriés », nous vous souhaitons, ainsi qu'à l'ensemble des membres des Cabinets et de l'ONACVG destinataires et à leurs familles, une bonne et heureuse année 2015.

Avec notre meilleur souvenir harki et pied-noir.

Taouès TITRAOUI – Elue locale

Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création

Bernard COLL, Secrétaire général

JPN -BP 4 – 91570 Bièvres

Tel : 06 80 21 78 54

Site : http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/

Courriel : jeunepiednoir@wanadoo.fr

**************************************  LETTRE OUVERTE N°2 A M. JEAN-MARC TODESCHINI  *********************************

JEUNE PIED-NOIR                                                                                                                                                                    Vendredi 9 janvier 2015       

BP4 – 91570 Bièvres

Tel : 06 80 21 78 54                                                                                                                                                                                               « Trois principes me guident : la vérité, la justice et

jeunepiednoir@wanadoo.fr                                                                                                                                                     la confiance. » François Hollande, 31 août 2012.

Monsieur Jean-Marc TODESCHINI

Secrétaire d'Etat aux Anciens

Lettre RAC                                                                                                                                                                                                              Combattants et à la Mémoire

                                                                                                                                                                                                                                37, rue de Bellechasse

75007 Paris

OBJET : Vœux 2015. Suivi de la réunion des représentants des associations du monde des rapatriés du 18 décembre 2014. Proposition la création d'une instance de dialogue Etat/Rapatriés pour finaliser le projet de loi « Vérité et Justice pour les Français rapatriés ».

Monsieur le Ministre,

L'usage veut qu'en ce début d'année les Français s'adressent leurs vœux pour que l'année nouvelle soit plus propice encore que celle qui vient de s'écouler. C'est avec d'autant plus de plaisir que nous vous adressons nos vœux de santé et bonheur personnel et aussi nos souhaits de réussite dans votre nouvelle fonction, que cette année nouvelle débute, chose exceptionnelle dans le « monde des rapatriés » depuis André Santini, par la décision que vous avez obtenue en dix jours alors que votre prédécesseur n'avait pu, voulu ou su la réaliser en l'espace d'un an et demi. C'est-à-dire l'indispensable disparition de la MIR et le départ de son très inactif, et bien rémunéré selon M. Jean-Marc Ayrault, président depuis 2007, M.Renaud Bachy.

Une dissolution indispensable au fonctionnement du « Guichet unique Rapatriés » de l'ONACVG, comme nous l'avions évoqué dans les différents courriers que nous avons adressés au Chef de l'Etat et aux Premiers ministres depuis le début de l'année 2014, lors de trois réunions avec Mme Rose-Marie Antoine et ses collaborateurs et à l'occasion de notre réunion du 18 décembre dernier. Dans le dossier que nous vous avons remis ce jour-là, nous formions le vœu que cette réunion soit  le point de départ d'une solution équitable et définitive du dossier des Français « rapatriés » et que vous soyez le dernier ministre des « rapatriés ». Nous renouvelons ce vœu à l'occasion de cette année nouvelle.

En mettant à votre actif, en si peu de temps, la possibilité à l'ONACVG de fonctionner au 1 er janvier 2015, comme cela avait été annoncé le 25 septembre dernier par le Premier ministre, M. Manuel Valls, vous permettez au gouvernement d'apporter une solution conforme aux principes qui guident quotidiennement les actions du Président de la République : « La Vérité, la Justice et la Confiance » . Incontestablement, vous venez d'acquérir la crédibilité nécessaire pour obtenir cette confiance indispensable pour que les 425.000 familles « rapatriés », spoliées par la politique d'abandon de nos départements algériens et de décolonisation des gouvernements français, aient confiance dans votre détermination. Une Vérité et une Justice auxquelles ont droit tous les citoyens français, selon les principes de la République d'Egalité et de Fraternité et ceux des Droits de l'Homme, préambule de la Constitution française votée en septembre 1958 par les « 10 millions de Français à part entière » de nos départements d'Algérie et par la majorité des citoyens français de la Communauté, à l'exception de la Guinée.

La solution définitive au dossier « rapatriés » passe « nécessairement et juridiquement » par une loi

Cette étape franchie, tout dépend désormais des réponses que vous allez pouvoir apporter, au nom du gouvernement que vous représentez, aux autres questions qui vous ont été posées le 18 décembre par les différents intervenants (cf. le compte rendu que nous avons adressé le 22 décembre à votre Directeur de Cabinet, M. Serge Barcellini, qui en a accusé réception le 24 décembre). En ce qui concerne le collectif des 62 associations de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés », que nous avions l'honneur de représenter avec le président Gabriel Mène et M. Stéphane Lucci, nous attendons la réponse du gouvernement à la première des attentes de nos compatriotes, le vote d'une loi de réparation qu'oblige « nécessairement et juridiquement » la reconnaissance officielle , comme avait tenu à le rappeler le député François Hollande au Chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, le 11 septembre 2007 à l'Assemblée nationale.  Le vote de cette loi s'impose depuis le 25 septembre 2012, date à laquelle le Président François Hollande a officiellement reconnu « la faute et la responsabilité de la France dans l'abandon des rapatriés et des harkis » . Une reconnaissance qui a désormais un consensus national comme nous le rappelions dans la lettre que nous vous avons remise le 18 décembre 2014.

La proposition de loi « Vérité et Justice pour les Français Rapatriés » élaborée démocratiquement

La Campagne nationale « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » a pour objet de répondre aux attentes de tous nos compatriotes en apportant une solution définitive au « dossier » des Français rapatriés par l'adoption et le vote d'une loi selon la procédure légale ouverte à tous les citoyens français par l'article VI de la Déclaration des Droits de l'Homme de 1789, préambule de notre Constitution : « la loi est l'expression de la volonté générale. Tous les Citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs représentants, à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse ».

Le premier projet de texte de loi « Vérité et Justice pour les Français rapatriés », préparé sous la direction de notre regretté président, le député Pierre Descaves, juriste de profession, a été présenté aux candidats à la Présidence de la République lors de la réunion du 24 janvier 2012 au Sénat. Trois candidats ont répondu favorablement à notre appel, Mme Marine Le Pen et M. Bernard Governatori qui ont signé la convention présentée. Le candidat François Hollande, indisponible ce jour-là, a tenu à nous adresser le jour même une lettre d'engagement confirmant sa volonté de reconnaître « la faute et la responsabilité des gouvernements français dans l'abandon des Français rapatriés » (cf. pièce jointe). Dès septembre 2008, nous avons engagé une campagne d'annonces dans les quotidiens Le Monde, Le Figaro, La Provence, L'Echo de l'Oranie, Politique Magazine et Valeurs Actuelles pour faire connaître à un large public notre projet de texte de loi. Après deux années de concertation publique, ouverte à toutes les suggestions et propositions, les associations de Français rapatriés, ont validé début septembre 2013 à Port-Barcarès un texte qui a été adressé le 17 septembre 2013 au Premier ministre. Ce texte a aussi été adressé par courrier au Gouvernement et par Internet aux 925 parlementaires, aux médias et à 300 associations « du monde des rapatriés » . Il a été aussi présenté le 20 novembre 2013 lors de la réunion du Groupe d'étude « rapatriés » présidé par le député Elie Aboud, en présence des principales associations de Français rapatriés, dont une partie était représentée le 18 décembre à votre réunion.

Le 16 juillet 2014 , suite à la demande du Collectif « Vérité et Justice pour les Français rapatriés », le député Me Gilbert Collard déposait une proposition de loi « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » à l'Assemblée nationale, enregistrée sous le N°2135 (cf. pièce jointe). Comme nous le soulignions dans notre lettre du 18 décembre, la Ligue des Droits de l'Homme, la LICRA et les MRAP formulent la même demande de reconnaissance comme en témoignent leurs courriers au Chef de l'Etat dont nous vous avons remis une copie. Ce texte peut donc être considéré, sauf objection publique argumentée qui n'a pas eu lieu encore à ce jour , comme répondant aux attentes légitimes des 425.000 familles de Français « rapatriés » et à leurs 1.000.000 ayants droits.

Bien que le Président de la République François Hollande, n'ait pas encore confirmé par une déclaration officielle personnelle sa reconnaissance du 25 septembre 2012 faite par M. Kader Arif, étant lui-même en déplacement aux Etats-Unis ce jour-là, celle-ci constitue une reconnaissance officielle ouvrant droit à réparation, son Cabinet ayant confirmé par écrit à de nombreuses reprises le caractère officiel de cette reconnaissance. Sauf si le Chef de l'Etat désavoue publiquement ses Chefs de Cabinets successifs , chose qu'il n'a pas faite depuis le 3 décembre 2012, date de la lettre adressée à Mme Marine Le Pen par son Chef de Cabinet, M. Pierre Besnard, pour confirmer cette reconnaissance. 

La suite législative de cette reconnaissance est donc la présentation au Parlement par le Gouvernement d'un projet de loi « Vérité et Justice pour les Rapatriés » reprenant soit le texte validé par le Collectif « Vérité et Justice pour les Rapatriés », soit un texte s'en inspirant. Dans ce cas, il serait souhaitable que ce nouveau texte soit, avant d'être présenté aux parlementaires, discuté avec les « responsables des associations du monde rapatriés » . Les difficultés rencontrées par vos collaborateurs pour organiser les réunions du 17 et 18 décembre 2014, vous ont conduit à annoncer lors de ces réunions que vous aviez demandé à un Commissaire général des Armées d'établir une liste des représentants des associations « représentatives » avec lesquelles vous allez établir l'indispensable concertation permettant de prendre en compte les attentes réelles des 425.000 familles de Français « rapatriés ». Nous ne pouvons qu'approuver et soutenir votre démarche de création d'une instance de dialogue crédible du « monde des rapatriés » .

Pour la création rapide d'une instance de dialogue Etat/Rapatriés compétente et constructive.

Pour répondre rapidement à ce problème, en apparence complexe mais en réalité très simple, nous vous prions de trouver, ci-joint, une première note de synthèse basée sur notre expérience de militants  « du monde des rapatriés  » depuis 1974, année où nous avons adhérés pour la première fois à des associations de harkis et pieds-noirs, puis comme responsables associatifs depuis 1981, date de la création de notre propre association. Les différentes campagnes nationales que nous avons engagées et que nous animons : « Vérité sur le 19 mars 1962  » (1981), « Sauvons la Nouvelle Calédonie française » (1984), « Hommage aux Harkis  » (1986), « Disparus en Algérie » (2002), etc. et celle que nous coordonnons d epuis 2008 « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » , notre participations à toutes les réunions avec l'Etat depuis 1986 avec M.André Santini, ainsi que notre participation aux trois Hauts Conseils des Rapatriés de 2002 à 2010, nous ont permis d'acquérir une vision globale du monde des rapatriés, car nous sommes l'une des rares associations ayant une action continue aussi bien dans « le monde des rapatriés harkis  » que dans « le monde des rapatriés pieds-noirs , et aussi des autres « rapatriés » d'AFN et des anciens territoires sous souveraineté française, comme celui des Anciens combattants que nous ne pouvons dissocier de notre attente de Vérité et de Justice.

Une instance de dialogue qui doit répondre aux missions de l'ONACVG.

Les missions de l'ONACVG  sont définies de façon claire et précise par article 2 du décret N° 2014-1896 du Premier ministre, M. Manuel VALLS :

-        1) préparer en concertation avec les associations représentatives , les mesures de solidarité nationale en faveur des rapatriés

-        2) veiller à la mise en œuvre des mesures décidées par les pouvoirs publics

-        3) suivre, coordonner et faciliter l'application des dispositions législatives et réglementaires

-        4) mettre en œuvre des actions d'information , d'évaluation et de médiation

Pour le Collectif « Vérité et Justice pour les Français rapatriés », la création d'une nouvelle instance de dialogue Etat/Rapatriés ne se justifie que dans le cadre du vote de la loi qui est la première des « mesures de solidarité nationale » attendue par nos compatriote

Afin d'aller vite dans la création de cette instance de dialogue et pour ne pas ajouter de longs mois à 52 années déjà perdues, nous avons adressé nos premières réflexions à l'ensemble des « responsables des associations du monde des rapatriés » pour qu'ils vous fassent part directement et publiquement pat Internet, comme nous le faisons, de leurs propositions concrètes, voire de leur candidature. Là aussi, l'article VI de la Déclaration des Droits de l'Homme doit servir de référence : « Tous les Citoyens étant égaux à ses yeux sont également admissibles, selon leur capacité, et sans autres distinctions que celles de leurs vertus et de leurs talents ».

Nous sommes, comme par le passé, disponibles pour participer à cette instance, comme le sont également les autres responsables des 62 associations de la campagne nationale « Vérité et Justice pour les Français rapatriés ». Est-il envisageable de prévoir la seconde réunion de concertation juste avant vos vœux « au monde des rapatriés » , si vous maintenez cette tradition en générale très appréciée ? Si vous pouviez dès à présent en fixer la date, les responsables de province qui souhaiteraient y participer pourraient ainsi bénéficier de tarifs réduits pour leurs billets de train et d'avion qui sont à leur charge. Cela vous permettrait de dialoguer directement avec une représentation plus large de notre communauté qui, comme vous le savez, réside pour 70% en région Sud-PACA.

Nous vous renouvelons notre invitation du 18 décembre de venir  rencontrer directement sur le terrain nos compatriotes, comme le demande le Chef de l'Etat, aux réunions des « responsables des associations du monde des rapatriés », ouvertes à tous, prévues les samedis 17 janvier à AMIENS et 24 janvier 2015 à NIMES . Nous serions très honorés de votre présence. Dans cette attente et restant à votre disposition et à celle de vos collaborateurs,

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de notre haute considération.

Taouès TITRAOUI,

Membre depuis sa création du Haut Conseil des Rapatriés, élue locale

Bernard COLL

Secrétaire général de JPN

Auteurs du « LIVRE DES HARKIS » (JPN, 1991) et du DVD « Harkis, les sacrifiés » (Coproduction JPN/ECPAD, 2010)

PJ : Lettre du candidat F. Hollande à JPN, 24 janvier 2012 , Loi N°2135 « Vérité et Justice pour les Français rapatriés », etc. tous ces documents sont présentés sur le site Internet JPN.

*************************************************  NOTE N°1 A M. JEAN-MARC TODESCHINI  **************************************************

                                                                                                                                                                                                                                                        Le 9 janvier  2015

A M. Jean-Marc TODESCHINI

Secrétaire d'Etat aux Anciens combattants et à la Mémoire, en charge du dossier « rapatriés »

Suite de la réunion du 18 décembre 2014

NOTE N°1 SUR LA CREATION D'UNE INSTANCE DE DIALOGUE ETAT/RAPATRIES

Auteurs : JPN-  B.COLL/T. TITRAOUI

JPN BP 4 – 91570 Bièvres – Tel : 06 80 21 78 54 – jeunepiednoir@wanadoo.fr

INTRODUCTION

52 années ont passé depuis l'arrivée massive durant l'été 1962 des Français « rapatriés »  d'Algérie, Harkis et Pieds-noirs. Le qualificatif de « rapatriés », imposé par l'administration française, est d'ailleurs mal adapté à une population contrainte à un exil forcé. Que représente aujourd'hui le « monde des rapatriés », ensemble des Français issus des départements d'Algérie et des anciens territoires sous souveraineté française (« la plus grande France ») contraints de quitter, du fait de la politique des gouvernements français, les territoires dont ils avaient assuré le développement sous les lois de la République française ? Nous recommandons à vos collaborateurs la lecture de l'excellent ouvrage « Les Français d'Algérie 50 ans après » de notre ami Maurice Calmein, président fondateur du Cercle Algérianiste (EditionAtlantis, 2012) qui donne une bonne synthèse du milieu associatif « pied-noir » (cf. pièce jointe).

1 – LE MONDE DES RAPATRIES EN CHIFFRES

L'ANIFOM/SCR donnait en 2002 le chiffre de 1.483.321 « rapatriés », représentant 425.000 familles auxquels il faut ajouter, au moins, un million d'ayants droit (dont une grande partie ignore ses droits légitimes !). Aujourd'hui, avec la 4 e génération d'ayants droit atteignant la majorité, on peut estimer, selon les analyses des politologues, à environ 3 millions d'électeurs la communauté des Français rapatriés, dont la grande majorité demeure dans le sud de la France en PACA (Cf. Valeurs Actuelles du 13 mars 2013). Environ 95% des rapatriés sont originaires d'AFN, dont 65% d'Algérie , 18% du Maroc, 12% de Tunisie. Le reste se partage entre l'Indochine 3%, l'Afrique noire, l'Egypte, Djibouti, les Comores et Vanuatu 2%.

2 – LE MONDE DES RAPATRIES : UNE COMMUNAUTE DE DESTIN

Cette importante communauté, à laquelle la France doit en grande partie son rayonnement international et la Francophonie, est composée essentiellement de Français de souche européenne exilés d'AFN, mais aussi d'importantes minorités composées des populations locales restées fidèles à la France d'origines algérienne, principalement les harkis et leurs familles, marocaine, tunisienne, vietnamiens, indienne, etc, « Français par le sang versé » et les souffrances subies. Le 6 juin 1964, le Président de la République, Charles De Gaulle déclarait, dans l'objet de fermer le ministère des « Rapatriés » : « Nous l'avons résolu ( le problème de l'Algérie ) comme il fallait, conformément au génie de la France et à son intérêt. Je vous prends à témoin, en un an, un million de Français de ce pays ont été rapatriés sans heurt, sans drame, sans douleur, et intégrés dans notre unité nationale ».  Ce qui fait que, 50 ans après cette fameuse déclaration qui gela toutes les aides et indemnisations dues aux Rapatriés jusqu'en 1970, « le monde des rapatriés » existe toujours, ainsi que les problèmes qui lui sont liés , c'est qu'il constitue une réelle «communauté de destin ». En effet, les liens profonds qui unissent les Français rapatriés sont anciens et associés à une Histoire commune à laquelle ils sont très attachés.

•  Communauté de destin par leur travail qui a permis la valorisation de pays ayant plusieurs siècles, voire plusieurs milliers d'années de retard par rapport au monde occidental. L'ouvrage d'Augustin Ibazizen « Le Pont de Bereq'Mouch , ou le bond de mille ans  » (Paris, La Table ronde, 1979), est une illustration saisissante de cet apport de la présence française.

•  Communauté de destin par le sentiment d'avoir appartenu à la « plus grande France » qui permet aujourd'hui à notre Pays de rayonner dans le monde entier par sa langue, sa culture et sa civilisation. Le Président François Hollande n'a-t-il pas lors de son dernier voyage au Canada exprimé cette fierté d'être Français au vue de l'œuvre des colons venus avec Samuel Champlain développer ces terres vierges ? N'aurait-il pas eu le même sentiment s'il avait pu, comme son père très « Algérie française », voir l'œuvre française en Afrique du Nord ?

•  Communauté de destin par le « sang versé » lorsque « la mère patrie » fit appel à eux pour la défendre et la libérer en 1870, 1914-18 et 1939-45. Des sacrifices qui ouvrir  à beaucoup « d'indigènes », au sens d'habitant du pays, leur intégration à la communauté française lors des guerres engagées par les gouvernements légaux français : guerres coloniales, européennes, d'Indochine, d'AFN et TOE. Les noms de l'Agha Ben Ismaël, général français, du Bachaga Boualam, vice-président de l'Assemblée nationale, d'Alain Mimoun, gloire du sport français, sont dans toutes les mémoires.

•  Communauté de destin par ses personnalités, fiertés de la France d'aujourd'hui : Mme Marthe Simard, la première femme députée, Yves Saint-Laurent, Albert Camus, Mal Juin, Gaston Monnerville, Alexandre Dumas, Blaise Diane, Nafissa Sid Cara, etc. L'étude que nous avons faite sur le Who's Who 2007, a permis de recenser plus de 5% des personnalités originaires d'AFN et 4000 célébrités issues d'AFN et des « colonies » !

•  Communauté de destin face au terrorisme et aussi, pour l'Algérie, par une guerre civile avec ses attentats et ses crimes contre des civils, ses disparus et autres martyrs, par l'exode forcé et la perte de leur terre natale, de leurs cimetières, de leurs monuments aux morts et de leurs biens acquis sous les lois de la République française ; pour avoir subi la politique de « la valise ou le cercueil » (cf. l'excellent film de nos amis Charly Cassan et Marie Avenel) du fait de l'abandon des gouvernements français et l'absence de protection que devait lui assurer la France pourtant signataire de traités et accords avec les représentants des nouveaux pouvoirs, souvent créés de toutes pièces par le pouvoir français. Une politique d'abandon suivie par l'absence de solidarité nationale dans leur accueil en métropole, par la falsification de leur Histoire et la répétition de calomnies justifiant le « crime d'Etat » commis à leur égard.

En final, ce qui caractérise le plus cette communauté française est d'avoir cru, et de croire encore, par patriotisme, dans les valeurs françaises, consciente, comme le disait Jacques Bainville que  « La France n'est pas une race, mais mieux, c'est une Nation ».   Français avant tout dans l'espérance trahie du « Tous Français avec De Gaulle » du 13 mai 1958 comme l'ont si bien démontré Jacques Soustelle et Georges Bidault, successeur en 1943 de Jean Moulin à la présidence du C.N.R et Croix de la Libération. A tous ces liens, qui font du « monde des rapatriés » une communauté originale et attachante, c'est ajouté depuis 52 ans, un lien nouveau, probablement celui qui les unit le plus dans la diversité de leurs origines et de leurs personnalités, c'est le sentiment d'une injustice subie pour « raison d'Etat » pour masquer la politique criminelle de décolonisation et d'abandon de nos départements algériens par les gouvernements français depuis l'Indochine. La conséquence de ce sentiment d'injustice se traduit par le besoin de reconnaissance par  la Nation de leur drame et de leur véritable Histoire qui seule peut réparer l'injustice subie depuis plus de 50 ans. C'est donc une communauté très variée par l'originalité des cultures qui la composent, mais très unie et homogène dans les sacrifices consentis durant les guerres de libération de « la mère Patrie » et lors de la politique de décolonisation et d'abandon de nos départements algériens.

3 – « LE MONDE DES RAPATRIES » en 2015

Depuis la reprise du dialogue Etat/Rapatriés en 1970, à la suite de la mort de De Gaulle, celui-ci a toujours eu lieu au sein d'instances composées de représentants des associations de Français rapatriés, principalement d'Algérie, et des personnes « qualifiées ». En 1971, les 8 plus importantes de ces associations ont été considérées par l'Etat comme « représentatives ». En réalité, il n'a jamais existé d'élection permettant au « monde des rapatriés », évoluant avec le temps de 1,5 à 3 millions de Français, de désigner démocratiquement ses représentants. Depuis la révolte des camps de harkis en 1974-75, certaines associations, en fonction des actions qu'elles ont menées et du contexte politique du moment, ont été admises ponctuellement ou de façon régulière dans les multiples instances de dialogue officielles ou officieuses qui se sont succédées depuis les années 1980. Avec le temps, la quasi-totalité des créateurs des grandes associations sont décédés ou ont cessé toute activité. Certaines associations « historiques » ont disparues. Leurs successeurs n'ont pas toujours les qualités et compétences des personnalités qui ont animé, jusqu'au décès du ministre Jacques Augarde en 2006, le « monde des rapatriés ». La « représentativité » des associations encore présentes dans les réunions officielles, depuis la date de création en 2002 du Haut Conseil des Rapatriés, tient plus du bon vouloir de l'Etat que de leur influence réelle sur « le monde des rapatriés ». Chaque association ne peut légitimement que se prévaloir de ses adhérents, au mieux quelques milliers pour les plus importantes.

Le HCR, dont l'activité a été arrêtée volontairement en 2010 par le président de la MIR, M. Renaud Bachy, suite à la démission d'une partie de ses membres, est en effet la dernière instance légale publique dont la liste des participants a été publiée au J.O.R.F. Ce qui n'est pas le cas, des instances occultes comme le « G12-21 » Harkis dont à ce jour la liste des « responsables » n'a pas été officiellement publiée ni même officieusement diffusée par les participants, ce qui retire naturellement toute crédibilité à son action réelle ou supposée, même si certaines de ses propositions reprennent, sans les citer, des multiples motions, chartes, messages adressés par les associations de « rapatriés » aux pouvoirs publics. Cette absence de légitimité est compensée par l'organisation de collectifs, souvent de durée éphémère. A notre connaissance, le seul collectif fonctionnant de façon publique depuis 2008 est le collectif de la campagne nationale « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » qui regroupe 62 associations de Harkis, Pieds-noirs et d'Anciens combattants totalisant plus de 300.000 adhérents, dans l'objectif unique de faire voter la proposition de loi déposée, à leur demande, à l'Assemblée nationale le 16 juillet 2014 par Me Gilbert Collard. Une démarche qui en 5 ans a permis la publication de 22 annonces dans les médias et de 22 lettres ouvertes aux Présidents de la République qui n'ont suscité aucune critique, aucune contre-proposition, aucune remarque ou suggestion des autres associations. Cette proposition de loi, faite en toute transparence, dans le respect de nos institutions, doit être la base du dialogue Etat/Rapatriés, permettant de solder définitivement et équitablement le « dossier rapatriés ». Sauf à présenter un projet aussi élaboré et aussi cohérent. Ce qui n'est pas le cas actuellement.

4 – L'OBJET DES ASSOCIATIONS DU «MONDE DES RAPATRIES »,

Dans ce contexte, aucune association ne peut prétendre être représentative. Les critères de « représentativité » des responsables devant finaliser avec l'Etat cette proposition de loi, doivent tenir compte de l'objectif recherché. Il faut d'abord que l'objet de l'association corresponde à cet objectif.

Les associations sont multiples et variées, touchant tous les domaines d'une communauté diverse par ses origines, riche culturellement, au passé glorieux (Armée d'Afrique et Troupes coloniales) et aux milliers de personnalités prestigieuses. Beaucoup ont une vocation limitée à un village, une région, une ville, un quartier ou une spécificité culturelle. Leurs objets sont dont  très divers et portent sur la défense des intérêts moraux et matériels de l'ensemble ou d'une partie de nos compatriotes, comme simplement sur des aspects culturels, mémoriels, festifs, sportifs, etc.  Leur nombre varie entre 200 et 400, selon qu'on y intègre les amicales. Loin de négliger le rôle de beaucoup d'entre-elles, dont les thèmes doivent être abordés dans des groupes de travail largement évoqués dans les derniers Hauts Conseils des Rapatriés : Culture, Mémoire, Cimetières en Algérie, Disparus, etc, le choix des responsables de la concertation Etat/Rapatriés doit porter sur des associations à vocation nationale de défense des intérêts moraux et matériels de nos compatriotes.

Une vingtaine d'entre-elles a été représentée dans les derniers Hauts Conseil des Rapatriés et lors des différentes réunions avec l'Etat. C'est aux responsables actifs de ces dernières qu'il convient d'appliquer les critères qui permettraient de constituer un groupe de dialogue non pas « représentatif » au sens strict du terme, mais capable d'avoir une valeur ajoutée dans la préparation de la loi de reconnaissance et de réparation que doit voter le Parlement comme la suite législative s'imposant après la reconnaissance officielle par le Chef de l'Etat, M. François Hollande, le 25 septembre 2012 de « la faute et de la responsabilité de la France dans l'abandon des rapatriés et des harkis ».

5 - LA FINALITE DU GROUPE DE DIALOGUE « ETAT/RAPATRIES » : LA LOI « VERITE ET JUSTICE POUR LES FRANÇAIS RAPATRIES »

Les missions de l'ONACVG  sont définies de façon claire et précise par article 2 du décret N° 2014-1896 du Premier ministre, M. Manuel VALLS :

-        1) de préparer en concertation avec les associations représentatives , les mesures de solidarité nationale en faveur des rapatriés

-        2) de veiller à la mise en œuvre des mesures décidées par les pouvoirs publics

-        3) de suivre, coordonner et faciliter l'application des dispositions législatives et réglementaires

-        4) de mettre en œuvre des actions d'information , d'évaluation et de médiation

Pour le Collectif « Vérité et Justice pour les Français rapatriés », la création d'une nouvelle instance de dialogue Etat/Rapatriés ne se justifie que dans le cadre du vote de la loi qui est la première des « mesures de solidarité nationale » attendue par nos compatriote. Sa mission doit être de proposer au Secrétaire d'Etat, dans les délais les plus brefs, le texte du projet de loi que le gouvernement présentera au Parlement.

6 - CRITERES POUVANT JUSTIFIER L'APPARTENANCE AU GROUPE DE DIALOGUE ETAT/RAPATRIES

Compte tenu du poids des « rapatriés » d'AFN (95% des rapatriés), il paraît logique que 95% des  responsables associatifs soient issus de cette communauté. Ce qui ne devrait pas nuire aux solutions communes apportées car leurs problèmes englobent, pour l'essentiel ceux des autres composantes du « monde des rapatriés ». Il convient cependant d'intégrer les particularités touchant des groupes importants comme celui de nos compatriotes harkis et des vietnamiens ayant connus durant des décennies les camps d'isolement forcé.

Dans ce contexte, les connaissances et qualités demandées aux responsables devraient être :

•  d'avoir participer activement à l'élaboration de la proposition de loi

•  d'avoir une connaissance approfondie des attentes de nos compatriotes

•  d'avoir une approche globale des solutions aux attentes morales et matérielles

•  d'être une force de propositions concrètes et constructives notamment pour bâtir la grille des réparations financières en fonction des préjudices moraux subis et le solde de l'indemnisation

•  d'avoir les moyens de communiquer avec leurs compatriotes pour exposer les solutions retenues et obtenir leurs opinions

Ces connaissance et qualités peuvent être facilement appréciées par :

•  Leur appartenance depuis au moins une décennie à une association dont l'objet est la défense des droits moraux et matériels de l'ensemble des Français rapatriés d'AFN et d'outre-mer. Leur qualité de membres fondateurs et leur participation au dialogue Etat/Rapatriés depuis au moins 2002.

•  Leur appartenance à cette communauté ou, si ce n'est pas le cas, leur engagement public depuis au moins deux décennies dans la défense de la communauté des rapatriés.

•  L'ancienneté de leur engagement et des responsabilités exercées.

•  Leur activité au sein de leur association , leurs œuvres et leurs travaux personnels pour la défense des intérêts moraux et matériels de leurs compatriotes.

•  Leur appartenance à une association indépendante des pressions possibles de l'Etat (subvention, postes, décorations, etc.) et la transparence de leur action.

•  Leur compétence, leur force de proposition, leur créativité

•  Leur capacité à animer et gérer un collectif ou un groupe de travail

•  Leur capacité de négociateur face à l'Etat et de dialogue

•  Leur capacité de communication vers les 425.000 familles concernées, vers les médias, vers le monde politique

7 -  CALENDRIER DE MISE EN ŒUVRE

Le champ de recherche des responsables concernés étant limité par l'objet de la création du Groupe de dialogue Etat/Rapatriés, l'approche la plus rapide et la plus simple est l'appel à candidature sur présentation d'un CV répondant aux critères demandés.

Ce qui peut être réalisé en quelques semaines au maximum.

Nous sommes, naturellement, candidats pour ce Groupe de dialogue Etat/Rapatriés.

Mme Taouès TITRAOUI, élue locale

Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création en 2002

Bernard COLL, Secrétaire général de JPN depuis 1981

Coordinateur Région Nord/Paris-RP de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés »

Auteurs du « LIVRE DES HARKIS » (JPN, 1991) et du DVD « HARKIS, les sacrifiés » (coproduction JPN/ECPAD, 2010).

------------ Lundi 22 dec. 2014 : Courriel à M. BARCELLINI, Message à M. TODESCHINI ----------

PREMIER COMPTE-RENDU DE LA REUNION DU 18 JANVIER 2014

Courriel adressé à M. Serge BARCELLINI et message à M. Jean-Marc TODESCHINI

suite à la publication des décrets : N°2014-1696 et N°2014-1698 du 29 décembre 2014

Mise en ligne le 22 décembre 2014

FLASH INFO JEUNE PIED-NOIR

33 ans d'action continue au service des Harkis, des Pieds-noirs et de leurs Amis.

BP 4 - 91570 BIEVRES - Tel : 06 80 21 78 54

Voir pour plus de détails les informations sur le site JPN

  http://pagesperso-orange.fr/jeunepiednoir/jpn.wst

SAUVONS LA COMMUNAUTE HARKIS/PIEDS-NOIRS/ANCIENS COMBATTANTS D'UN GENOCIDE MEMORIEL

Bulletin N° 435 – 22 décembre 2014

« La vérité de l'Histoire avant la paix des mémoires ». Pierre DESCAVES

*******

Pour l'information générale de tous les Français rapatriés.

Merci de rediffuser aux responsables des associations du monde des rapatriés que vous connaissez, à vos parents, proches et amis

A l'attention de Mmes et Messieurs les Présidentes et Présidents des 62 Associations de Français rapatriés et Amis, et de leurs adhérents

et aux 2010 donateurs de la campagne nationale « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » et à tous ceux qui désirent les rejoindre.

Veuillez trouver, ci-après, le courrier que nous avons adressé ce jour à M. Serge BARCELLINI, le nouveau Directeur de Cabinet du nouveau Secrétaire d'Etat aux Rapatriés, M. Jean-Marc TODESCHINI, qui remplace M. Kader ARIF démissionnaire. Merci d'en informer les « responsables des associations du monde des rapatriés » ainsi que tous les « rapatriés » concernés, parents, proches et amis. Restant à votre disposition pour tout complément d'information. Avec nos dévouées amitiés. Bernard Coll, secrétaire général de JPN.

Chers Compatriotes et Amis,

Jeune Pied-Noir vous souhaite un Joyeux Noël et vous adresse ses Meilleurs Vœux pour l'Année 2015

Votre avis sur le Magazine AU FORUM des FRANÇAIS RAPATRIES

Harkis, Pieds-Noirs, Anciens combattants et Amis nous intéresse.

Cliquez sur les liens AU FORUM N°1 et AU FORUM N°2 pour visionner les deux premières émissions.

De : JPN [ mailto:jeunepiednoir@wanadoo.fr ]
Envoyé : lundi 22 décembre 2014 10:15
À : BARCELLINI Serge; FOISSEY Benjamin; GRUSELLE Bruno ; HUMBERT Emmanuel; JOSEPH Pascal; PIAT Pascal; TISSEROND Stéphanie
Cc : ANTOINE Rose-Marie; ANTOINE Rose-Marie ; DELRIEU Serge; LE BORGNE Stephane (onacvg); NEMIRI Mohamed ONACVG; COLMOU Yves (pm); GATEAU Gilles (pm); GROS Sebastien (pm); VEDEL Renaud (pm); ABBO Bernard FH ; BONNE Emmanuel; CAVALERI Axel; CLAVREUL Gilles; HUBAC Sylvie FH; JOUYET Jean-Pierre; RIVIERE Constance; SIMA Isabelle FH
Objet : COMPTE RENDU de la réunion du jeudi 18 décembre de J-M Todeschini avec les responsables des associations du monde rapatriés / JPN 221214

Objet : COMPTE RENDU de la réunion du jeudi 18 décembre de  J-M Todeschini avec «  les responsables des associations du monde rapatriés  » / JPN 221214

J+4 – Diffusion générale

A l'attention de M. Serge BARCELLINI

Directeur de Cabinet de M. Jean-Marc TODESCHINI, Secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants et à la Mémoire, chargé des « Rapatriés »

Copie aux Cabinets de M. le Président de la République et du Premier ministre

Pour information : Mme Rose-Marie ANTOINE et ses collaborateurs, les 925 Parlementaires, les médias, 300 associations de Français « rapatriés » et Anciens combattants et leurs adhérents .

Monsieur le Directeur de Cabinet,

Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir transmettre à M. Jean-Marc TODESCHINI le message ci-après. Dans l'attente du plaisir de vous retrouver en janvier pour, nous l'espérons, agir ensemble pour mettre en œuvre les « mesures de solidarité nationale » du gouvernement en faveur « du monde des rapatriés », nous vous souhaitons, ainsi qu'à l'ensemble des membres du Cabinet et de l'ONACVG destinataires et à leurs familles, de passer un Joyeux Noël et de bonnes Fêtes de fin d'année.

Avec notre meilleur souvenir harki et pied-noir.

Taouès TITRAOUI – Elue locale Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création

Bernard COLL, Secrétaire général JPN -BP 4 – 91570 Bièvres Tel : 06 80 21 78 54

Site : http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/ Courriel : jeunepiednoir@wanadoo.fr

*****************  MESSAGE A L'ATTENTION DE M. JEAN-MARC TODESCHINI  ****************

Monsieur le Ministre,                                                                                                                                                                                                       Lundi 22 décembre 2014

Permettez-nous en premier lieu de vous remercier de votre accueil, ainsi que vos collaborateurs et de Mme Rose-Marie Antoine et de ses collaborateurs, à l'occasion de la réunion du 18 décembre en votre ministère.  Vous souhaitiez rencontrer rapidement « les responsables des associations du monde rapatriés » . Pour cela, deux réunions confidentielles étaient prévues les 17 et 18 décembre 2014 sur des listes « reconstituées » par votre Cabinet rapidement après le départ précipité de M. Kader ARIF qui, semble-t-il, a laissé les tiroirs vides, liste dont nous étions naturellement exclus à sa demande depuis que nous demandions publiquement sa démission il y a plus d'un an.

N'ayant été informés de votre souhait que par le « téléphone harki/pied-noir » (une variante exilé de son ancêtre « le téléphone arabe », bien souvent plus rapide et efficace qu'Internet)  le vendredi 12 décembre 2014 , nous avons essayé d'aider votre Directeur de Cabinet, M. Serge BARCELLINI, que nous connaissons depuis 1989, pour faire en sorte que ces deux réunions soient les plus constructives possible et vous permettent de rattraper les deux années et demi déjà perdues par M. Kader ARIF , comme l'ont souligné tous les intervenants.  Nous avons donc diffusé à l'ensemble des   « responsables associatifs du monde rapatriés   » (concept ouvert, faut-il le souligner) , dont votre Cabinet n'avait plus la liste, l'invitation à ces réunions adressées seulement à quelques responsables associatifs encore connus de vos services. Grâce à cette diffusion, huit enfants de harkis ont pu participé à la réunion du 17 décembre et M.Thierry ROLANDO, le président national du Cercle Algérianiste , la plus importante association culturelle de Français rapatriés (8000 adhérents et 39 fédérations régionales) a pu, comme JPN, s'inscrire à la réunion du 18 décembre. Nous avions dû déjà intervenir en 1989 pour venir en aide à M. BARCELLINI à l'occasion de la longue et difficile réalisation du timbre « Hommage aux Harkis » , qui a duré neuf mois, et il nous a paru normal de le faire de nouveau afin de lui faciliter une préparation rendue compliquée par le brusque départ de M. Kader ARIF. Loin de voir nos efforts compris par M. Benjamin FOISSEY, que nous rencontrions pour la première fois, celui-ci nous a fait remarquer que la diffusion générale de lettre d'invitation de M. BARCELLINI, faite pourtant pour faciliter sa tâche, pourrait être passible d'une poursuite judiciaire. Nous serions vraiment désolés que le début d'une relation, que vous souhaitez franche et cordiale, débute sur un malentendu « de bon foi » qui aurait pu être évité si M.Benjamin FOISSEY, déjà actif sous votre prédécesseur, avait pris contact avec notre association lors de sa prise de fonction. Nous espérons, que maintenant que nous nous connaissons, ce risque de malentendu ne se reproduira plus.

Le faible nombre de demandes de participations nouvelles aux deux  réunions a dû rassurer la légitime inquiétude que pouvait avoir votre Cabinet d'être submergé de sollicitations des très nombreux « responsables des associations du monde des rapatriés » pouvant légitimement se sentir concernés. Inquiétude infondée car, comme chacun le sait, 80% des responsables « rapatriés » se trouvant en région Sud-PACA et les frais de déplacement (et éventuellement d'hébergement) étant, comme par le passé, à leur charge, peu d'entre eux, prévenus quelques jours avant, ont pris le risque d'une dépense importante pour leur association (ou personnelle) pour assister à une réunion de deux heures sans ordre du jour, sans connaître les autres participants et où, forcément, leur temps de parole aurait été très limité . Le 18 janvier, les 11 responsables présents ont eu un temps moyen de parole de 11 minutes . Pour nos deux amis responsables venus de la région toulonnaise, avec 800 € de billets d'avion pris au dernier moment, et l'obligation de se lever à 4 heures du matin pour être à 10h30 au Secrétariat d'Etat, cela fait lourd en fatigue et financièrement la minute de parole. Cela ne risque-t-il pas d'ailleurs de constituer un handicap sérieux pour la représentativité des multiples commissions évoquées lors de la réunion, les responsables « parisiens » étant très avantagés par ce mode de fonctionnement ? L'utilisation d'Internet ne peut-elle pas être envisagée, comme le font de nombreuses administrations et entreprises depuis une décennie, pour apporter une solution efficace à une difficulté liée à une large dispersion géographique des responsables concernés ? Notre association, qui assure la coordination pour la Région Nord-Paris/RP des 62 associations harkis/pieds-noirs/Anciens combattants et des 2010 donateurs qui soutiennent, depuis le 25 septembre 2008, la campagne nationale « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » , en étroite relation avec l'USDIFRA qui assure la coordination pour la région Sud-PACA, se tient à votre disposition pour vous faire part de son expérience dans ce domaine.

Vous avez pu constater la grande tenue et la qualité des interventions « des responsables des associations du monde des rapatriés » présents le 18 décembre, leur disciple et le ton équilibré de leurs propos , malgré le passif des 2,5 années de perdues par M. Kader ARIF . Mais vous avez pu aussi en constater la fermeté de leur propos et leur détermination à obtenir par la loi la Vérité et la Justice qu'attendent les 420.000 familles de Français rapatriés et leurs 600.000 ayants droit. Une Vérité et une Justice qui sont deux des valeurs qui guident les actions quotidiennes du Chef de l'Etat. Comme vous, nous souhaitons rattraper les deux années et demi de temps perdu par votre prédécesseur dont le passif n'est, naturellement pas à mettre à votre actif, mais à celui du Gouvernement qui n'a pas encore tenu les engagements du Président de la République du 25 septembre 2012.

Pour  permettre au Gouvernement , que vous représentez , de répondre aux attentes légitimes nos compatriotes, exprimées lors des réunions des 17 et 18 décembre par tous les intervenants, nous présentons sur notre site Internet Jeune Pied-Noir un premier compte rendu détaillé de la réunion du 18 décembre (accès par un simple clic sur les mots). Les échos que nous avons eus des attentes qui vous ont été présentées lors de la réunion du 17 recoupant très largement la synthèse de la réunion du 18 janvier, nous convions les personnes désirant en savoir plus, dans un premier temps, à prendre contact avec notre ami le Président Hocine BOUARES . Il est naturel que les comptes rendus finaux de ces réunions puissent prendre en compte les modifications et remarques que vous estimeriez utiles à l'exactitude des propos tenus ainsi que ceux des autres participants. Nous sommes sur ce point à votre écoute , celle de vos collaborateurs et de vos invités.

En ce qui concerne le Collectif « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » , les principales questions qui vous ont été posées sont jointes dans les annexes de ce courriel. Nous espérons que la période des fêtes de fin d'année vous laissera le temps de visionner les DVD « La Valise ou le Cercueil » et « Harkis, les sacrifiés  » qui, en deux heures trente, vous permettront d'avoir toutes les informations sur le « crime d'Etat » du 19 mars 1962 et ses conséquences pour l'ensemble des Français rapatriés d'Algérie. Les dossiers similaires sur les préjudices moraux et matériels subis par nos compatriotes de Tunisie, du Maroc, d'Indochine et des autres territoires anciennement sous souveraineté française sont à votre disposition.

Les réponses du Gouvernement que vous allez présenter en janvier 2015 ne concernent pas uniquement « les responsables des associations du monde des rapatriés » présents les 17 et 18 décembre 2014 mais l'ensemble des 420.000 familles rapatriés et leurs 600.000 ayants droits , selon les chiffres de l'ANIFOM. Il est indispensable de les informer. Nous animons sur TVLIBERTES le magazine « AU FORUM » des Français rapatriés d'AFN et d'outre-mer, harkis, pieds-noirs et anciens combattants ( Cliquez sur les liens AU FORUM N°1 et AU FORUM N°2 pour visionner les deux premières émissions) et nous serions très honorés de pouvoir vous accueillir dans le cadre du Journal Télévisé de 19h de TVLIBERTES et pour le prochain magazine AU FORUM N°3 qui sera diffusé le vendredi 23 janvier 2015 .

Les difficultés que rencontre encore le Secrétariat d'Etat aux Anciens combattants et à la Mémoire pour mettre en place le dispositif du «  Guichet unique Rapatriés » de l'ONACVG, qui doit être opérationnel au 1 er janvier 2014 , ont une cause unique connu désormais de tous. Comme vous, nous souhaitons que vous puissiez résoudre dès janvier 2015 cette situation des plus paradoxale. Nous sommes naturellement, comme par le passé et demain , à votre disposition et à celle de vos collaborateurs pour contribuer au succès des prochaines « mesures de solidarité de la Nation envers les Français rapatriés » demandées par le Président de la République à votre prédécesseur dans son décret de nomination du 8 juin 2012. Notamment au succès du vote dès début 2015 de la loi « Vérité et Justice pour les Français rapatriés ».

Face à sa forte baisse de popularité, le Chef de l'Etat a marqué son désir d'aller de nouveau à la rencontre des Français. Nous espérons que, suivant son exemple, vous pourrez vous associer, ainsi que vos collaborateurs, à la réunion des associations de harkis, pieds-noirs, rapatriés et anciens combattants de la région Nord qui se tiendra à AMIENS le samedi 17 janvier 2015 à 15 heures . Voire que vous pourrez aussi rencontrer les « rapatriés » de la région Sud à NIMES le samedi 24 janvier 2015 .

Nous souhaiterions que, poussez par votre volonté d'aller vite pour rattraper le temps perdu, vos collaborateurs ne proposent pas comme date de notre deuxième réunion le 3 janvier 2015 à 19 heures, comme le fit votre prédécesseur, car c'est un samedi. Réunion à laquelle nous étions aimablement conviés par M. Kader ARIF. A toutes fins utiles, nous joignons une copie de cette invitation pour reconstituer les archives disparues de votre secrétariat (cf. pièce jointe). Si c'était le cas, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir nous en informer par retour de courriel.

Dans l'attente des réponses que vous allez apporter « au monde des rapatriés », nous vous souhaitons, ainsi qu'à votre famille, de passer un joyeux Noël et d'agréables Fêtes de fin d'année, et vous prions croire, Monsieur le Ministre, à l'expression de notre haute considération.

Taouès TITRAOUI – Elue locale Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création

Bernard COLL, Secrétaire général JPN -BP 4 – 91570 Bièvres Tel : 06 80 21 78 54

Site : http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/ Courriel : jeunepiednoir@wanadoo.fr

Au service des Français rapatriés depuis 1974. Auteurs du « LIVRE DES HARKIS » (JPN, 1991) et du DVD « HARKIS, les sacrifiés » (coproduction JPN/ECPAD, 2010)

***************** REUNION DES RESPONSABLES DES ASSOCIATIONS DU MONDE RAPATRIES DU 18 DECEMBRE 2014 ****************

Avec M. Jean-Marc TODESCHINI, Secrétaire d'Etat aux Anciens combattants et à la Mémoire

Intervention de Bernard COLL, Secrétaire général de JPN – 06 80 21 78 54

Permettez-nous en premier lieu de vous adresser toutes nos félicitations pour votre nomination et pour votre volonté de vouloir rattraper rapidement les deux années et demie perdues de votre prédécesseur. Cette rencontre que vous avez voulue peu de temps après votre nomination, en pleine période de fêtes, montre bien votre détermination d'aller vite dans le règlement définitif du dossier « rapatriés ». « Rapatriés » terme impropre pour qualifier les victimes d'un exode forcé pour « raison d'Etat », mais que nous garderons parce qu'il est aujourd'hui d'un usage administratif et courant. Cette réunion peut être le point de départ d'une solution équitable et définitive au dossier des Français « rapatriés », selon les principes qui guident quotidiennement les actions du Chef de l'Etat de « Vérité, justice et confiance » . Vous seriez alors, après la très longue liste de 23 de vos prédécesseurs, le dernier ministre des « rapatriés ». C'est ce que nous souhaitons. Cette rencontre peut être aussi celle de la rupture du dialogue Etat/Rapatriés comme le fut la réunion du 3 janvier 2013 à 19 heures de M. Kader Arif. Tout dépend des réponses que vous allez pouvoir faire au nom du gouvernement que vous représentez, notamment sur la première de leur attente, le vote d'une loi de reconnaissance et de réparation qu'oblige « nécessairement et juridiquement » la reconnaissance officielle, le 25 septembre 2012, du Président François Hollande de « la faute et la responsabilité de la France dans l'abandon des rapatriés et des harkis » . Une reconnaissance qui a désormais un consensus national. Les questions auxquelles nous vous demandons de bien vouloir apporter des réponses officielles sont :

•  le Gouvernement envisage-t-il de déposer un projet de loi « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » sur la base de la proposition de loi déposée le 16 juillet 2014 par Me Gilbert COLLARD à la demande du Collectif des 62 associations de la campagne nationale « Vérité et Justice pour les Français rapatriés »  ?

•  Si oui, quand envisagez-vous de créer les indispensables  commissions Etat/Rapatriés préparatoire à la présentation de ce projet de loi devant définir la grille des réparation et le solde de l'indemnisation et proposer les moyens de financement de la « dette d'honneur » de la Nation, de 42 Md€ selon notre estimation provisoire ?

•  Pouvez-vous nous confirmer, comme l'a affirmé le Premier ministre Manuel Valls le 25 septembre dernier, que l'ouverture du « guichet unique rapatriés » ONACVG sera effective au 1 er janvier 2015 et les condition s d'accès à leur dossiers ANIFOM des 420.000 familles de Français rapatriés et leurs 600.000 ayants droit ? Cet accès est rendu indispensable à la fois pour le traitement des dossiers urgents, mais aussi pour que les ayants droit des 420.000 familles rapatriées puissent avoir accès aux dossiers de leurs parents décédés et connaître leurs droits.

•  Quelle est la situation administrative de la MIR et de son Directeur M.Renaud Bachy, toujours président, semble-t-il , cette mission fantôme étant, aux dernières nouvelles, réfugiée Tour Mirabeau (Paris XVe) ? Quand paraîtra le décret de sa dissolution annoncé depuis fin 2013 ?

•  Quand est-il de la mise en œuvre au 1 er janvier 2015 des 10 mesures du plan harkis annoncées par le Premier ministre le 25 septembre dernier Quai Branly ?

•  Dans le cadre de la politique mémorielle  de la guerre de 194-18, le gouvernement envisage-t-il le rapatriement du Monument aux Morts d'Alger

•  Quelles sont actions de valorisation de l'œuvre française en AFN et outre-mer prévues par le gouvernement ?

•  Qu'en est-il de l'inexistante Fondation de la Mémoire de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie ?

•  Envisagez-vous la création d'une structure officielle de dialogue Etat/Rapatriés pérenne ainsi que celle d'un Bulletin d'information « Rapatriés » ONAC-VG par Internet et d'un espace « Associations du monde des rapatriés » sur le site Internet de l'ONAC-VG, qui à ce jour ne comporte aucune information sur les mesures en faveur des harkis, ni sur le « guichet unique » et dont le moteur de recherche ignore les mots « rapatriés » et « pied-noirs » ?

•  Quelle est la date de la prochaine réunion au cours de laquelle vous nous communiquerez les réponses officielles du gouvernement ?

•  Enfin, permettez-moi de vous inviter à la réunion « des responsables des associations du monde rapatriés », harkis, pieds-noirs et anciens combattants, prévue le samedi 17 janvier à la Mairie d'Amiens.

Je vous remercie, Monsieur le Ministre, de votre attention.

--------- Jeudi 18 dec. 2014 : Réunion de M. TODESCHINI avec le "monde des rapatriés " --------

Après deux ans et demi d'absence de concertation : reprise du dialogue Etat/Rapatriés

PREMIER COMPTE-RENDU DE LA REUNION

de M. Jean-Marc TODESCHINI avec les "représentants des associations du monde rapatriés "

Rencontre du jeudi 18 décembre 2014 à 10h30  au Secrétariat d'Etat aux Anciens Combattants et à la Mémoire

Mise en ligne le 22 décembre 2014

Ce premier compte rendu, rédigé par Jeune Pied-Noir n'engage naturellement que JPN. Il a envoyé le 22 décembre 2014 à M. le Secrétaire d'Etat aux Anciens combattants et à la Mémoire et aux participants afin d'y intégrer le texte de leurs interventions, d'apporter leurs éventuelles remarques et corrections par courriel à mailto:jeunepiednoir@wanadoo.fr . NOTA IMPORTANT : M. TODESCHINI ayant demandé qu'il n'y ait pas d'enregistrement audio de la réunion, cette synthèse se réfère à des notes prises rapidement et de façon abregée. Nous avons essayé d'être le plus exact possible. Restant à votre disposition. Cordialement. Bernard COLL, 06 80 21 78 54.

UNE EXCLUSIVITE JEUNE PIED-NOIR !

Cette réunion se voulait à l'origine confidentielle entre le nouveau Secrétaire d'Etat et quelques " responsables des association du monde rapatriés " sélectionnés par ses collaborateurs sur les listes appurées de son prédécesseur, M. Kader ARIF. Ayant demandé à y participer, JPN considère que les réunions "des responsables des associations du monde rapatriés" avec l'Etat ne concernent pas uniquement les participants mais tous les Français rapatriés, c'est-à-dire les 420.000 familles sopliées par la politique de décolonisation des gouvernements français et leurs 600.000 ayants droit (statistiques de l'ANIFOM). Etant rares ces derniers années, elles doivent donc se faire en toute transparence, avec un ordre du jour et un compte rendu de réunion. Ancien Directeur de Cabinet de M. Jean-Pierre MASSERET, M.Jean-Marc TODESCHINI a certainement une bonne connaissance du monde des anciens combattants. Cette réunion lui a permis d'avoir, par l'unanimité des attentes exprimées par les onze représentants du "monde des rapatriés" présents, une présentation synthétique et concrète d'un monde dont il a découvert, depuis les débats sur le 19 mars 1962, les cruelles vérités qu'il ignorait, d'après ses propos, auparavant.

La réunion, qui a durée deux heures et quart, a été d'une très grande tenue. Durant une heure trente environ, les 11 intervenants, représentant 8 associations nationales, ont eu le temps de s'exprimer de façon sereine et sans interruption, soit 11 minutes en moyenne par association. Dans l'ordre de leur prise de parole, les intervenants ont évoqué les principaux sujets :

M. Yves SAINSOT (ANFANOMA) : perte des repères, depuis deux et demi le gouvernement mulitplie les maladresses envers les rapatriés, 14 juillet, 16 août, discours du 5 décembre 2014 de M. Todeschini, pas de valorisation de notre patrimoine, de notre mémoire, des sacrifices des pieds-noirs en 1914-18 et 1939-45, non respect de notre histoire, nécessité d'intégrer le titre de "Rapatriés" dans le SEAC, prise en compte du traumatisme des enfants, définition d'un statut des "rapatriés" au sein de l'ONAC.

Thierry ROLANDO (Cercle Algérianiste) : 2,5 ans de perdu avec K.Arif, référence au discours de Chef de l'Etat à Alger inacceptable, pas de repentance mais l'Etat commémore le 19 mars et le 17 octobre, mais pas le 26 mars ou le 5 juillet, que des gestes hostiles, pas de reconnaissance de la responsabilité de la France, nécessité d'un geste solennel du Président de la République, rapatriement du Monument aux Morts d'Alger

Mme Nicole FERRANDIS (Ass. des Familles du 26 mars 1962) : crainte pour l'affichage sur la colonne centrale du Mémorial du Quai Branly de noms des victimes civiles et des disparus, accès aux archives pour les familles des victimes, déclaration du Chef de l'Etat, avenir de la Fondation de la Mémoire, statut des enfants de "rapatriés",

M. J-P SEROIN (MAFA) : 2,5 années de perdu par le mépris de K.Arif envers les "pieds-noirs", spoliation, mémoire (CDHA), distinctions honorifiques supprimées pour les rapatriés depuis 2,5 ans par K.Arif

M. Jean-Félix VALLAT (MAFA - ARMR) : non respect de l'engagement du candidat François Hollande pour l'indemnisation des rapatriés, nécessité d'une nouvelle loi, création de commissions de travail, intégration des rapatriés au sein du conseil d'administration de l'ONACVG, recherche sur les disparus en Algérie, abscense d'une commission "rapatriés" au sein du Parti socialiste

M. Claude POLI (FNR) : accord sur les intervention précédentes, les rapatriés sont en attente d'une déclaration solennelle en leur faveur de l'Etat,

Gilles BONNIER (CLAN-R) : nos attentes sont connues, depuis 2,5 ans rupture du dialogue avec l'Etat, reprise avec l'ONACVG, nécessité de définir le champs d'action du Secrétariat d'Etat, pas de relation du Gouvernement avec le Groupe d'étude rapatriés à l'Assemblée nationale présidé par Elie Aboud qui ne comprend aucun député socialiste, rôle de la Fondation de la Mémoire, absence de valorisation des "pieds-noirs", quelle réactualisation de l'indemnisation depuis la fermeture de l'ANIFOM, intégration et valorisation de l'activités de l'association des SAS et risque de sa disparition

M. Michel LEVY (GNPI) : Mémoire, Monument aux Morts d'Alger et création d'un Mémorial national à Paris en mémoire de tous les Français d'outre-mer "morts pour la France", loi d'indemnisation dans le cadre du droit commun français, création d'une commission paritaire, respect de la Déclaration des Droits de l'Homme (article XVII) et des Accords d'Evian, hommage à nos anciens de 1914-18,

M. Gabriel MENE et M. Stéphane LUCCI (USDIFRA) : 2,5 années de perdues, régler vite les problèmes humains immédiats, ceux des surendettés et réinstallés très agées, que devient la MIR et son Président qui bloque tous les dossiers, application par la France des "accords" d'Evian

Taouès TITRAOUI (excusée pour obligations d'élue), Bernard COLL (JPN) : vote de la loi "Vérité et Justice pour les Français rapatrié" N°2135 du 16 juillet 2014, MIR, fonction et rôle de M. Renaud BACHY, "Guichet unique rapatriés" de l'ONACVG, valorisation de notre histoire, rapatriement du Mort aux Morts d'Alger (cf. texte ci-dessus lu lors de la réunion)

TEXTE LU PAR JPN ET REMIS A M. JEAN-MARC TODESCHINI

REUNION DES RESPONSABLES DES ASSOCIATIONS DU MONDE RAPATRIES DU 18 DECEMBRE 2014

Avec M. Jean-Marc TODESCHINI, Secrétaire d'Etat aux Anciens combattants et à la Mémoire

Intervention de Bernard COLL, Secrétaire général de JPN – 06 80 21 78 54

Permettez-nous en premier lieu de vous adresser toutes nos félicitations pour votre nomination et pour votre volonté de vouloir rattraper rapidement les deux années et demie perdues de votre prédécesseur. Cette rencontre que vous avez voulue peu de temps après votre nomination, en pleine période de fêtes, montre bien votre détermination d'aller vite dans le règlement définitif du dossier « rapatriés ». « Rapatriés » terme impropre pour qualifier les victimes d'un exode forcé pour « raison d'Etat », mais que nous garderons parce qu'il est aujourd'hui d'un usage administratif et courant. Cette réunion peut être le point de départ d'une solution équitable et définitive au dossier des Français « rapatriés », selon les principes qui guident quotidiennement les actions du Chef de l'Etat de « Vérité, justice et confiance » . Vous seriez alors, après la très longue liste de 23 de vos prédécesseurs, le dernier ministre des « rapatriés ». C'est ce que nous souhaitons. Cette rencontre peut être aussi celle de la rupture du dialogue Etat/Rapatriés comme le fut la réunion du 3 janvier 2013 à 19 heures de M. Kader Arif. Tout dépend des réponses que vous allez pouvoir faire au nom du gouvernement que vous représentez, notamment sur la première de leur attente, le vote d'une loi de reconnaissance et de réparation qu'oblige « nécessairement et juridiquement » la reconnaissance officielle, le 25 septembre 2012, du Président François Hollande de « la faute et la responsabilité de la France dans l'abandon des rapatriés et des harkis » . Une reconnaissance qui a désormais un consensus national. Les questions auxquelles nous vous demandons de bien vouloir apporter des réponses officielles sont :

•  le Gouvernement envisage-t-il de déposer un projet de loi « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » sur la base de la proposition de loi déposée le 16 juillet 2014 par Me Gilbert COLLARD à la demande du Collectif des 62 associations de la campagne nationale « Vérité et Justice pour les Français rapatriés »  ?

•  Si oui, quand envisagez-vous de créer les indispensables commissions Etat/Rapatriés préparatoire à la présentation de ce projet de loi devant définir la grille des réparation et le solde de l'indemnisation et proposer les moyens de financement de la « dette d'honneur » de la Nation, de 42 Md€ selon notre estimation provisoire ?

•  Pouvez-vous nous confirmer, comme l'a affirmé le Premier ministre Manuel Valls le 25 septembre dernier, que l'ouverture du « guichet unique rapatriés » ONACVG sera effective au 1 er janvier 2015 et les condition s d'accès à leur dossiers ANIFOM des 420.000 familles de Français rapatriés et leurs 600.000 ayants droit ? Cet accès est rendu indispensable à la fois pour le traitement des dossiers urgents, mais aussi pour que les ayants droit des 420.000 familles rapatriées puissent avoir accès aux dossiers de leurs parents décédés et connaître leurs droits.

•  Quelle est la situation administrative de la MIR et de son Directeur M.Renaud Bachy, toujours président, semble-t-il , cette mission fantôme étant, aux dernières nouvelles, réfugiée Tour Mirabeau (Paris XVe) ? Quand paraîtra le décret de sa dissolution annoncé depuis fin 2013 ?

•  Quand est-il de la mise en œuvre au 1 er janvier 2015 des 10 mesures du plan harkis annoncées par le Premier ministre le 25 septembre dernier Quai Branly ?

•  Dans le cadre de la politique mémorielle  de la guerre de 194-18, le gouvernement envisage-t-il le rapatriement du Monument aux Morts d'Alger ?

•  Quelles sont actions de valorisation de l'œuvre française en AFN et outre-mer prévues par le gouvernement ?

•  Qu'en est-il de l'inexistante Fondation de la Mémoire de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie ?

•  Envisagez-vous la création d'une structure officielle de dialogue Etat/Rapatriés pérenne ainsi que celle d'un Bulletin d'information « Rapatriés » ONAC-VG par Internet et d'un espace « Associations du monde des rapatriés » sur le site Internet de l'ONAC-VG, qui à ce jour ne comporte aucune information sur les mesures en faveur des harkis, ni sur le « guichet unique » et dont le moteur de recherche ignore les mots « rapatriés » et « pied-noirs » ?

•  Quelle est la date de la prochaine réunion au cours de laquelle vous nous communiquerez les réponses officielles du gouvernement ?

•  Enfin, permettez-moi de vous inviter à la réunion « des responsables des associations du monde rapatriés », harkis, pieds-noirs et anciens combattants, prévue le samedi 17 janvier à la Mairie d'Amiens.

Je vous remercie, Monsieur le Ministre, de votre attention.

M. TODESCHINI a apporté quelques premiers éléments de réponse dans un contexte dont il ne maitrise pas encore toutes les données et d'un monde dont il semble découvrir la réalité et la complexité.

Les premières réponses de M. Jean-Marc Todeschini

SON DISCOURS DU 5 DECEMBRE QUAI BRANLY - M.TODESCHINI assume son discours qui a provoqué de nombreuses réactions fermes, comme celle de l'UNC, et plus parfois plus vives. 52 ans après, on est dans une autre période, si l'on veut dialoguer, il faut tendre la main aux Algériens. Ce n'est pas la repentance. Question posée par JPN lors de la réunion : est-ce que cette main tendue l'est aussi pour les victimes de l'Algérie française ? Comptez-vous vous rendre au Mur des Disparus de Perpignan ou à la Stèle des martyrs de l'Algérie française à Marignane ? En attente de réponse.

ORGANISATION DE LA REUNION ET CONTROLE DES ASSOCIATIONS INVITEES - M. TODESCHINI voulait rencontré rapidement les "représentants des associations du monde des rapatriés". Les invitations ont été lancées sur les listes disponibles (ni le Cercle Algérianiste, ni Jeune Pied-Noir n'étaient sur ces listes !). Si vous avez demandé à être invités, vous l'avez été. Un contrôleur général des Armées va s'assurer de la représentativité des associations de harkis et pieds-noirs sur des critères comme le nombre d'adhérents, activités, etc. On doit pouvoir regarder ce qu'il est possible de faire sans mettre en cause la participation de l'un ou de l'autre. On aura des débats, il y aura des désaccords. Par Internet, on peut reconstituer les listes. Question posée lors de la réunion par JPN : demande de fusion des deux groupes de responsables du "monde harkis" et "du monde rapatriés" comme l'ont demandé les harkis hier. Réponse : M.TODESCHINI et ses collaborateurs affirment que les harkis n'ont pas fait cette demande.

MONUMENT AUX MORTS D'ALGER - M. TODESCHINI se dit prêt à se mettre serieusement au travail, notamment dans le cadre de l'ONACVG. Pour le Monument national à Paris, il faut aussi voir avec le conseil municipal de la ville.

LA MIR - M. TODESCHINI reconnait que les questions posées par les participants sur la situation administrative de la MIR sont justifiées. Il se trouve en effet devant une situation qu'il doit éclaircir rapidement, au risque "de perdre sa crédibilité" selon ses propres paroles. En effet, M. TODESCHINI a confirmé que le décret de dissolution de la MIR n'a toujours pas été publié et que M.Renaud BACHY en est encore le président, ce qui bloque, depuis plus d'un an, le bon fonctionnement de l'ONACVG.

LA MEMOIRE - DISPARUS - HARKIS - Quand l'ONACVG sera en place on pourra créer rapidement des groupes de travail. Pour les disparus, il y a un groupe de travail franco-algérien sur les disparus européens et militaires qui doit se rencontrer mi-2015. Ce groupe fonctionne dans le cadre de la coopération fixée au plus haut niveau des deux Etats. Mais, pour l'instant, il n'est pas envisageable d'aborder le sort des harkis disparus et massacrés, cela bloquerait la discussion engagée avec les Algériens. D'abord les pieds-noirs et les militaires, on passera à l'étape suivante après. M. TODESCHINI reconnaît qu'il n'est pas un diplomate et qu'Il faut laisser faire les diplomates. Remarque d'un participant : le "droit de savoir" pour les familles reconnu par l'ONU n'est pas appliqué aux Français de disparus en d'Algérie. Pour M. TODESCHINI, les choses ne sont pas simples mais on va essayer d'avancer.

LA FONDATION DE LA MEMOIRE DE LA GUERRE D'ALGERIE - Pour M. TODESCHINI il va falloir faire une remise à plat. Il faut créer des groupes de travail. Il y a aussi le groupe d'étude parlementaire, évoqué dans les interventions, mais c'est politique. Remarque d'un participant : Un groupe "rapatriés" doit être créé par Mme Lucette LOUSTEAU, député socialiste du Lot-et-Garonne, différent du groupe d'étude parlementaire dans lequel ne figure actuellement aucun socialiste.

19 MARS 1962 - Très favorable au 19 mars, M. TODESCHINI a cependant découvert en tant que Directeur de Jean-Pierre MASSERET (qui lui était défavorable à cette date) ce qui s'était passé alors. Il l'a dit dans son discours lors du vote de la loi en 2013. Mais il a dû suivre la position du Gouvernement représenté par M.Kader Arif. Il a voté la loi officialisant cette date par "discipline" socialiste ! NOTA : Nous espérons que les témoignages des différents intervenants, ainsi que les DVD "La valise ou le cercueil" et "Harkis, les sacrifiés" qui lui ont été offerts par JPN lors de la réunion, permettront peut-être à M.TODESCHINI de se rendre compte que la discipline de son parti l'a conduit à cautionner un "crime d'Etat" suivi d'un "crime contre l'humanité" reconnus désormais par tous, même par le LDH, la LICRA et le MRAP restés silencieux durant plus de 40 ans. Nous espéronq que M. TODESCHINI demandera l'abrogation de la loi officialisant le 19 mars 1962.

L'ONACVG "GUICHET UNIQUE" - M. TODESCHINI croit que c'est au sein de l'ONACVG qu'on va pouvoir travailler sur le plan mémoriel , quand le problème R.BACHY sera réglé.

STATUT POUR LES "RAPATRIES" AU SEIN DE L'ONACVG - Pour M. TODESCHINI, les harkis ont le statut de "combattants", ce qui n'est pas le cas des autres rapatriés qui sont actuellement sans statuts . M.TODESCHINI rappelle qu'il n'y a pas de statut à l'ONACVG sans droit, donc forcemment sans réparation. Dès qu'on pourra travailler, on sera amené à faire des propositions. Remarque de JPN : tous les Français musulmans rapatriés n'étaient pas des combattants, il y avait des civils élus, etc. Et leurs enfants ne sont pas des combattants. NOTA JPN: dans le "monde des rapatriés", il y a eu les pieds-noirs qui ont fait leur service militaire et ceux rappelés, qui ont été des combattants ! Il y a plus de 20 statuts à l'ONACVG, notamment celui de "victimes de guerre". C'est celui que JPN préconise : "victimes de la guerre civile franco-française d'Algérie".

SPOLIATION - INDEMNISATION : Pour M. TODESCHINI, vous proposez une loi, il y d'autres projets de propositions de loi...mais il y a son coût (confusion suite à plusieurs interventions simultanées des participants rappelant que François HOLLANDE s'était engagé à faire voter une nouvelle loi et que le budget national permet de prendre en charge une nouvelle loi). Pour M. TODESCHINI et le gouvernement cela ne paraît pas sérieux dans le contexte budgétaire actuel (à faire valider par M. le Secrétaire d'Etat). Vives réactions. M. TODESCHINI qu'il faut arrêter le débat et créer un groupe interne de travail.

Si les participants ont trouvé un Secrétaire d'Etat à l'écoute et d'un contact agréable, ils attendent désormais les réponses officielles aux questions qui lui ont été posées. Pour JPN, M.TODESCHINI et ses collaborateurs semblent très loin des attentes de nos compatriotes, comme ils ne semblent pas maîtiser les dossiers dont pourtant, pour certains d'entre eux, ils s'occupent depuis plusieurs années, voire pour certains depuis plusieurs décennies. La position de JPN est claire : soit M. TODESCHINI apporte d'ici fin janvier 2015 des réponses précises du Gouvernement aux questions qui lui ont été posées, soit il reste sur des déclarations d'intention sans effets concrés . Dans ce dernier cas, JPN ne verra pas l'utilité de reprendre un dialogue coûteux en temps et en argent, tous les frais de déplacements et d'hébergement étant aux frais des associations ! Ainsi le coût des billets d'avion pour deux personnes supportés par nos amis de l'USDIFRA, payés plein tarif, pour venir à cette réunion en ayant été prévenus seulement une semaine avant, a été de 800 euros ! En étant obligés de se lever à 4 heures du matin pour être à 10h30 à Paris ! On imagine les fatigues inutiles et le coût annuel de participation aux multiples commissions dont il ne sortira, et encore, que des compte rendus officiels édulcorés ! C'est pourquoi, il a été proposé à M. TODESCHINI de venir à son tour rencontré rapidement le "monde des rapatriés" sur le terrain.

REUNIONS PUBLIQUES DE JANVIER 2015

M. le Ministre, venez découvrir et débattre

des attentes des Français rapatriés après deux ans et demi d'absence de dialogue Etat/Rapatriés

des problèmes non réglés et de la loi "Vérité et Justice pour les Français rapatriés", comment la faire voter.

Le 18 janvier 2014, M. TODESCHINI a été invité, ainsi que ses collaborateurs, à venir rencontrer les harkis, pieds-noirs et anciens combattants amis lors des réunions qui vont se tenir. Faites de même pour vos réunions du mois de janvier !

Samedi 17 janvier 2015

à AMIENS

Organisée en coordination avec les Harkis, Pieds-noirs et Anciens combattants de Picardie et des environs

Coordination : JPN, Bernard COLL : 06 80 21 78 54

Samedi 24 janvier 2015

à NIMES

Contact : USDIFRA, Gabriel MENE, président : 06 09 78 58 92

Ce premier compte rendu a été rédigé par Bernard Coll, secrétaire général de JPN. Il a été adressé le 22 mars 2015 à M. TODESCHINI et à ses conseillers, ainsi qu'à tous les participants afin qu'ils puissent apporter les modifications voulues - Pour plus d'information - Tel : 06 80 21 78 54

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Pour obtenir le point de vue du Secrétaire d'Etat, M. Jean-Marc TODESCHINI sur la réunion « du monde rapatriés » du 18 décembre 2014

contactez ses conseillers par courriel  : mindac.conseillers-sec@cabinet.defense.gouv.fr ou par téléphone : 01 44 42 11 46

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LA PREPARATION DE LA REUNION

Comme par le passé, cette réunion, comme celle avec les harkis du 17 décembre 2014, a été préparée en catimi par les collaborateurs de M. TODESCHINI. JPN ayant été informé par deux des 62 associations de la campagne "Vérité et Justice pour les Français rapatriés", a pu informer les 300 associations "du monde des rapatriés" et les 2010 donateurs de la campagne, ainsi que les médias et les 925 parlementaires. Cette information a permis d'indentifier une partie des invités avant la rencontre des « représentants des associations du monde des rapatriés » avec leur nouveau Secrétaire d'Etat, M. Jean-Marc TODESCHINI du jeudi 18 décembre 2014, qui étaient :

M. Stéphane LUCCI (USDIFRA)

M. Michel LEVY (GNPI)

M. Gabriel MENE (USDIFRA)

M. Claude POLI (FNR)

Thierry ROLANDO (Cercle Algérianiste), non invités initialement

M. Yves SAINSOT (ANFANOMA)

M. J-P SEROIN (MAFA)

M. Jean-Félix VALLAT (ARMR)

Taouès TITRAOUI et Bernard COLL (JPN), non invités initialement

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Etaient aussi présents à la réunion : Mme Nicole FERRANDIS (Ass. des Familles des victimes du 26 mars 1962) et M. Gilles BONNIER (CLAN-R). Etaient invités mais absents : MM. Jean-Marie AVELIN (VERITAS), Joseph PEREZ (CDHA) et M. Auguste SANTOLINO (association inconnue au niveau national)

JPN attire l'attention de tous les responsables d'association nationale ayant vocation de défendre les intérêts moraux et matériels de leurs compatriotes depuis des décennies sur la nécessité de s'informer mutuellement des tentatives de division par des invitations sélectives et confidentielles. En effet, comme l'a fait ressortir la réunion, les attentes retraduitent par les responsables présents sont les mêmes : les Français rapatries demandent que la Vérité sur leur Histoire soit renconnue et non falsifiée et qu'ils aient accès à la Justice commune à tous les Français au nom du principe d'Egalité en droit des citoyen et de Fraternité entre Français, dans le respect de la Contitution française.

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POUR ETRE INFORMES, REGARDEZ SUR TVLIBERTES

les émissions AU FORUM 1 avec Secours de France

et AU FORUM 2 avec l'Union Nationale des Combattants

------------ jeudi 18 décembre 2015 : préparation de la éunion du "monde des rapatriés" ----------

Bulletin N° 434 – 15 décembre 2014

« La vérité de l'Histoire avant la paix des mémoires ». Pierre DESCAVES *******

Merci de rediffuser aux responsables des associations du monde des rapatriés que vous connaissez

TRES URGENT !

A l'attention de Mmes et Messieurs les Présidentes et Présidents des 62 Associations de Français rapatriés et Amis, et de leurs adhérents et aux 2010 donateurs de la campagne nationale « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » et à tous ceux qui désirent les rejoindre.

Veuillez trouver, ci-après, le courrier que nous avons adressé ce jour à M. Serge BARCELLINI, le nouveau Directeur de Cabinet du nouveau Secrétaire d'Etat aux Rapatriés, M. Jean-Marc TODESCHINI, qui remplace M. Kader ARIF démissionnaire. Merci d'informer les « responsables des associations du monde des rapatriés » que M. TODESCHINI souhaite rencontrer sans exclusive . Avec nos dévouées amitiés. Bernard Coll, secrétaire général de JPN.

Rencontre des « représentants des associations du monde des rapatriés » Avec leur nouveau Secrétaire d'Etat, M. Jean-Marc TODESCHINI

INVITATION

Jeudi 18 décembre 2014 à 10h30 précises

 

R.S.V.P rapidement par courriel : mindac.conseillers-sec@cabinet.defense.gouv.fr ou par téléphone : 01 44 42 11 46  - Merci

Nota : les frais de déplacement et d'hébergement ne sont pas pris en charge par le Secrétariat d'Etat

De : JPN [ mailto:jeunepiednoir@wanadoo.fr ]
Envoyé : lundi 15 décembre 2014 19:06
À : BARCELLINI Serge; FOISSEY Benjamin; GRUSELLE Bruno ; HUMBERT Emmanuel; JOSEPH Pascal; PIAT Pascal ( pascal.piat@defense.gouv.fr ); TISSEROND Stéphanie
Cc : ANTOINE Rose-Marie; ANTOINE Rose-Marie ( josiane.jacquet@onacvg.fr ); DELRIEU Serge; LE BORGNE Stephane (onacvg); NEMIRI Mohamed ONACVG
Objet : Objet : TRES URGENT : Réunion des responsables des associations du monde des rapatriés du jeudi 18 décembre de J-M Todeschini / JPN 151214

Objet : TRES URGENT : Réunion des responsables des associations du monde des rapatriés du jeudi 18 décembre de J-M Todeschini / JPN 151214

J-2,5 – TRES URGENT

A l'attention de M. Serge BARCELLINI Directeur de Cabinet du Secrétaire d'Etat aux Anciens combattants et aux Rapatriés

Pour information : Mme Rose-Marie ANTOINE et ses collaborateurs Diffusion aux 300 associations de Pieds-noirs, Harkis et Rapatriés concernées

Monsieur le Directeur de Cabinet,Permettez-nous tout d'abord de vous féliciter pour votre promotion à la fonction de Directeur de Cabinet. Comme suite à notre courriel du 13 décembre, et à l'aimable appel téléphonique de ce soir à 17h40 de M. Pascal JOSEPH, Conseiller chargé du monde combattant, des rapatriés et des harkis, confirmant que nous sommes aussi conviés à la rencontre avec M. Jean-Marc TODESCHINI  qui souhaite rencontrer tous  « les responsables des associations du monde des rapatriés » sans exclusion, ce dont nous le félicitons, nous avons relayer votre appel aux nombreux responsables harkis, pieds-noirs et anciens combattants concernés qui, semble-t-il faute de listes incomplètes, n'ont pas encore reçu d'invitation.Comme vous le savez, le « monde des rapatriés » ne dispose pas d'instance représentative et chaque association ne représente que ses adhérents. Seule l'écoute de toutes les associations permet d'avoir une idée réelle des attentes d'une communauté très diverses par ses origines et par les départements ou territoires abandonnés par la France en Afrique du Nord, Afrique noire, Indochine en passant par Madagascar et les Indes françaises.

C'est la raison pour laquelle de nombreuses associations agissent dans le cadre de Collectif comme celui de la campagne nationale « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » que nous animons depuis 2008 avec M. Gabriel MENE, président de l'USDIFRA, qui regroupent 62 associations demandant le vote de la loi déposée à l'Assemblée nationale le 16 juillet dernier.Ayant déjà eu le plaisir de vous rencontrer lors de la préparation du timbre « Hommage aux Harkis » en 1989 , nous espérons que nous pourrons aboutir au même résultat qui nous avait permis d'élaborer ensemble avec succès un timbre conforme à l'attente de nos compatriotes.Comme nous supposons que M. TODESCHINI souhaite rattraper les deux années de temps perdu par son prédécesseur (cf. Lettre du 19 août 2014 de Mme Isabelle SIMA, Chef de Cabinet du Président de la République dont nous attendons encore la réponse de M. Kader ARIF), M. Pascal JOSPEH nous a indiqué que c' était une simple prise de contact. Si M. le Secrétaire d'Etat demande à des responsables de province qui, pour beaucoup d'entre eux vont devoir se déplacer la veille à leurs frais en prenant des billets d'avion ou train au tarif le plus élevé, pour avoir simplement le plaisir de faire furtivement  sa connaissance et de celle ses nouveaux collaborateurs avec l'espoir de s'exprimer, au mieux, quelques minutes , cette première rencontre ne risque-t-elle pas de conduire à une déception  ?

Ceux qui ont assisté aux réunions de M. Kader ARIF du 18 septembre 2012 et du 3 janvier 2013 ne souhaiteront probablement ne pas revivre des moments aussi peu fructueux (cf. les compte rendus sur notre site page GOUVERNEMENT ). La notion de « responsable des associations du monde rapatriés » étant vague et, comme vous le savez il y a plus de 300 associations Harkis/Pieds-noirs (toutes ont-elles été invitées par vos soins?), le temps de parole de chacun risque d'être en effet très bref comme les entretiens particuliers d e M. TODESCHINI avec ses invités.Nous sommes à J-2,5 de la réunion. Pour permettre à M. le Secrétaire d'Etat de répondre aux attentes les plus importantes de nos compatriotes, nous nous permettons de vous proposer dès maintenant les points sur lesquels nous souhaiterions que M. TODESCHINI apporte les réponses du gouvernement. Nous invitons les autres responsables associatifs à faire de même. Une rapide synthèse des courriels reçus vous permettra de vous faire une idée des attentes prioritaires.  En ce qui concerne le Collectif « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » , que nous animons pour la Région NORD /PARIS , voici ces points :  

•  Après la reconnaissance officielle par le Président de la République, M. François HOLLANDE, le 25 septembre 2012 de la « faute et de la responsabilité de la France dans l'abandon des rapatriés et des harkis » (cf. lettre de la Présidence de la République du 23 mars 2013 ci-jointe de Mme Isabelle SIMA), présentation au Parlement, début 2015, par le Gouvernement d'un projet de loi « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » sur la base de la proposition de loi déposée le 16 juillet 2014 par Me Gilbert COLLARD à la demande du Collectif des 62 associations de la campagne nationale « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » (cf. pièce s jointe s ).

•  Création d'une commission mixte Etat/Parlement/Rapatriés pour définir la grille des réparation et le solde de l'indemnisation (cf. article 3 de la proposition de loi N°2135 du 16 juillet 2014) •  Règlement des dossiers urgents en cours (les 120 dossiers déposés par l'USDIFRA auprès du SCR d'Agen)

•  Ouverture du « guichet unique rapatriés » ONACVG au 1 er janvier 2015 : condition s d'accès aux dossiers ANIFOM pour les 420.000 familles de Français rapatriés et leurs 600.000 ayants droit, traitement des dossiers urgents, information de ces 420.000 familles rapatriées sur les mesures en cours et celles à venir, situation de la MIR et de M.Renaud BACHY, toujours président, semble-t-il , de cette mission fantôme réfugiée Tour Mirabeau (Paris XVe), etc.

•  Mise en œuvre au 1 er janvier 2015 des 10 mesures du plan harkis annoncées par le Premier ministre le 25 septembre dernier Quai Branly (cf. nos lettres à M. VALLS).

•  Politique mémorielle  : rapatriement du Monument aux Morts d'Alger, valorisation de l'œuvre française en AFN et outre-mer, Fondation de la Mémoire de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie, etc.

•  Création d'une structure de dialogue pérenne Etat/Rapatriés , d'un Bulletin d'information « Rapatriés » ONAC-VG par Internet et d'un espace « Rapatriés » sur le site Internet de l'ONAC-VG Compte tenu du nombre important d'associations invitées, ne serait-il pas souhaitable que, lors de la réunion plénière du matin, soient définies les commissions de travail qui permettront à M. le Secrétaire d'Etat de disposer dès le soir même des propositions concrètes des responsables présents et, après un déjeuner rapide (des sandwichs peuvent très bien convenir) ,  l'après-midi de 14h30 à 18h , travail des commissions avec les collaborateurs du Cabinet, sous votre direction, et remise d'une première liste des propositions concrètes par le président de chaque commission. Cette approche est facilitée par la connaissance des dossiers des responsables invités qui, pour beaucoup, ont déjà participé depuis des décennies aux travaux des Hauts Conseil des Rapatriés ou aux instances qui les ont précédées.

La liste des commissions peut être facilement établie en actualisant celles des compte rendus des derniers HCR. Dans le cas où vous ne disposeriez plus des archives des HCR 1, 2, 3 et antérieures, suite aux dossiers récemment retirés du Secrétariat d'Etat lors du départ précipité de M.Kader ARIF , nous mettons à votre disposition les archives de toutes les réunions Etat/Rapatriés depuis M. André SANTINI en 1985 . Vous pourrez aussi compter sur la diligence des représentants des autres associations pour vous aider à disposer rapidement des études essentielles. Afin de permettre à tous nos compatriotes ne pouvant se rendre à la réunion d'exprimer directement leurs attentes auprès de M. le Secrétaire d'Etat nous nous permettons de joindre à cet envoi les coordonnées de son secrétariat, celle de son récent cabinet et un rappel du « guichet unique rapatriés » de l'ONACVG . Internet permettant une expression démocratique directe, il serait dommage d'en priver les Français rapatriés concernés.Comme vous le savez, nous animons sur TVLIBERTES le magazine « AU FORUM » des Français rapatriés d'AFN et d'outre-mer, harkis, pieds-noirs et anciens combattants ( Cliquez sur les liens AU FORUM N°1 et AU FORUM N°2 pour visionner les deux premières émissions ) .

Nous serions très honorés de pouvoir obtenir de M. le Secrétaire d'Etat un entretien pour le Journal Télévisé de TVLIBERTES du 18 ou 19 décembre 2014 et pour le magazine AU FORUM N°3 qui sera diffusé le vendredi 23 janvier 2015 . Les propos que va tenir M. TOSDESCHINI le 18 décembre ne concerne pas uniquement les représentants conviés mais l'ensemble des 420.000 familles rapatriés et leurs 600.000 ayants droits , selon les chiffres de l'ANIFOM. Il est indispensable de les informer rapidement.  Nous  sommes heureux d'essayer de contribuer à rendre fructueuse cette première rencontre de M. Jean-Marc TODESCHINI avec les responsables des associations du monde des rapatriés et demandons aux responsables concernés de bien vouloir s'assurer que les associations avec lesquelles ils sont en rapport soient aussi informées afin de vous exprimer directement leur attentes.

Nous sommes naturellement, comme par le passé et demain , à votre disposition et à celle de vos collaborateurs pour vous apporter, sous 48 heures maximum, les informations complémentaires dont vous pourriez avoir besoin comme par exemple les 29 attentes recensées par le premier HCR en 2004 ayant permis le débat sur la loi du 23 février 2005.Dans l'attente du plaisir de vous revoir jeudi, veuillez croire, Monsieur le Directeur de Cabinet, à notre meilleur souvenir et à nos salutations distinguées.

Taouès TITRAOUI – Elue locale - Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création

Bernard COLL, Secrétaire général - JPN -BP 4 – 91570 Bièvres - Tel : 06 80 21 78 54

Site : http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/ Courriel : jeunepiednoir@wanadoo.fr

Au service des Français rapatriés depuis 1974. Auteurs du « LIVRE DES HARKIS » (JPN, 1991) et du DVD « HARKIS, les sacrifiés » (coproduction JPN/ECPAD, 2010)

************************ ARCHIVES : VOS CONTACTS AU SECRETARIAT D'ETAT AUX RAPATRIES ********************************

(voir les décrets de nomination sur le site du JORF)

Les nominations de fonctions des cabinets sont effectuées à partir de leur parution au Journal officiel. Secrétariat d'État aux Anciens Combattants et à la Mémoire

Secrétariat d'Etat aux Anciens combattants et à la mémoire et aux Rapatriés

37, rue de Bellechasse 75700 - Paris Adresse postale : 75700 Paris - 07 SP - TEL 01 80 50 14 00 skypec2c://r/20401 80 50 14 00

Secrétariat particulier de M. Jean-Marc TODESCHINI – Mmes Odile Engevin et Mme Tisserand Tel : 01 44 42 10 01 /02

Secrétariat du M. Serge Barcellini –– Tel : 01 44 42 13 37 - Secrétariat des conseillers – Tel : 01 44 42 12 74

M. Serge BARCELLINI    Directeur du cabinet serge.barcellini@defense.gouv.fr JO du 26/11/14

M. Pascal PIAT Directeur adjoint du cabinet   pascal.piat@defense.gouv.fr JO du 05/12/14

M. Benjamin FOISSEY Conseiller chargé des questions mémorielles   benjamin.foissey@defense.gouv.fr JO du 05/12/14

M. Pascal JOSEPH Conseiller chargé du monde combattant, des rapatriés et des harkis   pascal.joseph@defense.gouv.fr JO du 05/12/14

Stéphanie TISSEROND Conseillère pour la presse et la communication stephanie.tisserond@defense.gouv.fr JO du 05/12/14

M. Bruno GRUSELLE  Conseiller pour les relations internationales   br uno.grusselle@defense.gouv.fr JO du 05/12/14

M. Gaëtan BRUEL Conseiller culture et lien armée-nation   gaeten.bruel@defense.gouv.fr JO du 05/12/14

M. Emmanuel HUMBERT Conseiller territoires et prospective   emmanuel.humbert@defense.gouv.fr JO du 10/12/14

M. Yoan HADADI Conseiller parlementaire yoan.hadadi@defense.gouv.fr JO du 10/12/14

-------------------------------------  « Guichet unique Rapatriés » de ONACVG --------------------------------

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Pour tous vos dossiers à partir du 1 er janvier 2015 ! Vos contacts ONAC-VG NATIONAL

Mme Rose-Marie ANTOINE , Directrice générale -   mailto:rose-marie.antoine@onacvg.fr

Sécrétariat : Mme Josiane JACQUET - Tel :0149556237 - mailto:josiane.jacquet@onacvg.fr

M. Serge DELRIEU , adjoint - Tel :0149556210 - mailto:serge.delrieu@onacvg.fr

M. Stéphane LE BORGNE , Chef du département mémoire et communication - Tel : 0149556238 - mailto:stephane.leborgne@onacvg.fr

M. MOHAMED NEMIRI , Chef de projet, Campagne de la valorisation de la mémoire harkie Tel :0149556271 - mailto:mohamed.nemiri@onacvg.fr

ONAC-VG DEPARTEMENTAL

Prenez dès maintenant rendez-vous ! Pour connaitre le Directeur départemental de l'ONACVG auquel vous devez désormais vous adresser pour tout problème concernant la gestion de votre dossier de Français « rapatriés » : réparation, indemnisation, surendettement, mesures pour les harkis et leurs enfants, expositions, aides, subventions...

Allez sur la carte de France du site ONACVG   http://www.onac-vg.fr/fr/carte/

Cliquez sur votre département et demandez un rendez-vous au Directeur départemental

------- Mercredi 17 dec : Compte rendu r éunion de M. TODESCHINI avec le "monde harkis" ------

UNE EXCLUSIVITE JEUNE PIED-NOIR !

COMPTE-RENDU DE LA REUNION DU 17 DECEMBRE 2014

de M. Jean-Marc TODESCHINI avec les "représentants des associations du monde harkis"

Rencontre du mercredi 17 décembre 2014 à 10h30  a u Secrétariat d'Etat aux Anciens Combattants et à la Mémoire

Mise en ligne le 22 décembre 2014

Selon les premiers échos, cette réunion a été essentiellement une première prise de contact entre le nouveau Secrétaire d'Etat et "le monde des harkis". Si M.Jean-Marc TODESCHINI a une connaissance du monde des anciens combattants - il a été le Directeur de Cabinet de M.Jean-Pierre MASSERET - cette réunion n'a pas été l'occasion de sa part de nouvelles annonces sur un sujet qu'il semble découvrir, mais, comme pour la réunion "du monde des rapatriés" du 18 janvier, l'occasion pour les participants de rappeler les attentes de la communauté harkie : reconnaissance de la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des harkis, libre circulation, application des 10 mesure(tte)s de MM. VALLS/ARIF, etc.. Aux invités de la première génération, rescapés du "G12 ARIF", ont été acceptés au dernier moment huit responsables de la seconde génération harkie. En l'absence de la publication de la liste officielle des invités , il est difficile de se faire une idée de la représentativité de ce groupe de 16 personnes. Le plus simple est de s'adresser au porte-parole officiel de cette réunion, M. Hocine BOUARES et aux collaborateurs de M. TODESCHINI et de Mme Rose-Marie ANTOINE présents. Restant à votre disposition. Bernard Coll, secrétaire général de JPN. Tel : 06 80 21 78 54

*******************************

Pour toute information sur la réunion « harkis » du 17 décembre 2014

PORTE-PAROLE DU "G12" HARKIS ARIF

M. Hocine BOUARES président de l'AFRONAAA – Tel : 06 71 65 49 37

Pour participer demander le compte rendu de la réunion aux conseillers de M. TODESCHINI  : mindac.conseillers-sec@cabinet.defense.gouv.fr

ou par téléphone : 01 44 42 11 46

Français rapatriés, contactez vite vos responsables par courriel pour exprimer vos attentes

 ( tapez le nom du responsable ou de l'association dans Google)! 

******************

Cliquez sur les titres pour voir les émissions AU FORUM 1 avec Secours de France

et AU FORUM 2 avec l'Union Nationale des Combattants

------------------ Mercredi 17 decembre : préparation de la r éunion du "monde harkis" ---------------

Bulletin N° 435 – 16 décembre 2014

« La vérité de l'Histoire avant la paix des mémoires ». Pierre DESCAVES

*******

EXCLUSIVITE ! Nous venons d'avoir la confirmation ! 

Après la démission rapide de son prédécesseur, M. Kader ARIF, et 2 ans et demi de perdus ,

M. Jean-Marc TODESCHINI désire s'informer rapidement des attentes des Français Harkis !

Rencontre le mercredi 17 décembre 2014 à 10h30 !

Au Secrétariat d'Etat aux Anciens Combattants et à la mémoire

37, rue de Bellechasse – 75007 Paris 

A l'attention de Mesdames et Messieurs les Parlementaires

Nous vous avons informés hier de la rencontre prévue le jeudi 18 décembre à 10h30 des « responsables associatifs du monde rapatriés » avec leur nouveau Secrétaire d'Etat, M.Jean-Marc TODESCHINI, qui remplace M. Kader ARIF démissionnaire. M.TODESCHINI a souhaité rencontrer la veille, demain mercredi 17 décembre 2014 , sans exclusive tous les « responsables des associations du monde harkis » . Il est dommage que nos compatriotes harkis n'aient pas été conviés à une réunion unique avec les autres rapatriés, d'autant plus que tous les « rapatriés », harkis, pieds-noirs, et rapatriés des autres territoires ( soit 420.000 familles selon les chiffres de l'ANIFOM) sont désormais gérés par le « guichet unique rapatriés » de l'ONACVG.. Même si les conditions de leur abandon, de leur exode et de leur accueil en France ont été différentes de celles de Pieds-noirs, la reconnaissance officielle du Président de la République M. François HOLLANDE du 25 septembre 2012 porte sur l'ensemble des Français rapatriés (cf. pièce jointe) et que la loi déposée « Vérité et justice pour les Français rapatriés » le 16 juillet 2014 apporte une solution conforme aux principe d'égalité de la République et de la justice françaises à tous les problèmes de nos compatriotes rapatriés quel que soit leur origine. Restant à votre disposition. Bernard Coll, secrétaire général de JPN. Tel : 06 80 21 78 54

*******************************

Pour toute information sur la réunion « harkis » du 17 décembre 2014

PORTE-PAROLE DU « G12 » HARKIS

M. Hocine BOUARES – Tel : 06 71 65 49 37

Pour participer aux réunions R.S.V.P rapidement par courriel : mindac.conseillers-sec@cabinet.defense.gouv.fr

ou par téléphone : 01 44 42 11 46  - Merci

Nota : les frais de déplacement et d'hébergement ne sont pas pris en charge par le Secrétariat d'Etat

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Rencontre des « représentants des associations du monde des rapatriés »

Avec leur nouveau Secrétaire d'Etat, M. Jean-Marc TODESCHINI

Jeudi 18 décembre 2014 à 10h30 précises 

Responsables actuellement connus des associations du monde des rapatriés qui seront présents le 18 janvier 2014

Merci de nous indiquer votre présence si vous avez été invités 

M. Stéphane LUCCI (USDIFRA)

M. Michel LEVY (GNPI)

M. Gabriel MENE (USDIFRA)

M. Claude POLI (FNR)

Thierry ROLANDO (Cercle Algérianiste)

M. Yves SAINSOT (ANFANOMA)

M. J-P SEROIN (MAFA)

M. Jean-Félix VALLAT (ARMR)

Taouès TITRAOUI et Bernard COLL (JPN)

Français rapatriés, contactez vite ces responsables par courriel pour exprimer vos attentes

 ( tapez le nom du responsable ou de l'association dans Google)! 

TVLIBERTES interrogera sur place les responsables associatifs du monde rapatriés « harkis » et « pieds-noirs

sur leur attentes avant la réunion et sur leurs impressions après leur rencontre avec M. jean-Marc TODESCHINI.

******************

Cliquez sur les titres pour voir les émissions AU FORUM 1 avec Secours de France

et AU FORUM 2 avec l'Union Nationale des Combattants

-------------------------- 21 NOVEMBRE 2014 : QUI EST M.Jean-Marc TODESCHINI --------------------

 

 

Qui est Jean-Marc TODESCHINI, votre nouveau Secrétaire d'Etat ?

21 novembre 2014

Voir sa biographie dans Wiképédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Marc_Todeschini

Voir aussi le site du Sénat : http://www.senat.fr/senateur/todeschini_jean_marc01062t.html

Faites aussi « Jean-Marc Todeschini » dans Google.

-------------------------- 21 NOVEMBRE 2014 : DEMISSION DE M. KADER ARIF --------------------------

Une demande satisfaite des Français « rapatriés » : la démission de Kader ARIF

Communiqué de presse de Jeune Pied-Noir 

21 novembre 2014

Que va-t-il se passer après la démission de Kader ARIF ? Les 62 associations de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » demandent au Président de la République et au Premier ministre de les recevoir officiellement le 5 décembre 2014 à l'occasion de la Journée nationale en mémoire des victimes civiles et militaires en Afrique du Nord. 

Dans ses lettres ouvertes adressées le 12 septembre 2014 au Chef de l'Etat et des 3 et du 17 octobre 2014 au Premier ministre, Jeune Pied-Noir demandait la démission de M. Kader Arif. A la fois pour les soupçons de favoritisme pesant sur leur ministre de tutelle, mais aussi, principalement, pour sa gestion du dossier « Rapatriés ». Une démission souhaitée par de nombreuses associations déçues par la curieuse « nouvelle méthode de concertation » du Secrétaire d'Etat aux Anciens combattants et à la mémoire, qui consistait à ne dialoguer qu'avec des représentants choisis par lui et à n'entendre que les propos correspondant à ses propres décisions. Dans la lettre adressée le 12 septembre au Président de la République, JPN posait la question : « Les Français rapatriés peuvent-ils accepter d'être représentés lors de la cérémonie du 25 septembre par un Secrétaire d'Etat qui sera contraint, peut-être, de démissionner d'ici quelques semaines ? Quelle sera l'effet sur une opinion publique déjà très déçue selon les sondages ? Votre gouvernement peut-il courir le risque d'être déjugé une nouvelle fois ? » Le 25 septembre 2014, la cérémonie a été présidée par Monsieur le Premier ministre. Celui-ci a pris des engagements publics envers nos compatriotes harkis que le gouvernement ne peut pas tenir ! Dès le 3 octobre, nous en avons informé M. Valls en affirmant : « Kader Arif falsifie la vérité ! Kader Arif vous ment ! Il n'y a aucune concertation constructive entre les harkis et lui ! Ni avec les pieds-noirs ! Kader Arif ment : le « guichet unique Rapatriés » de l'ONAC-VG ne fonctionne pas ! M.Kader Arif doit démissionner ou être démissionné ! C'est désormais chose faite. M. Kader Arif a démissionné, mais le problème « Rapatriés » reste ! M. Kader Arif porte la lourde responsabilité d'avoir fait perdre deux années aux Français rapatriés qui s'ajoutent aux 50 années déjà passées. Les 62 associations de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés », que Jeune Pied-Noir et l'USDIFRA ont l'honneur de coordonner au niveau national, demandent au Chef de l'Etat et au Premier ministre de s'adresser directement aux Français rapatriés en réunissant le 5 décembre prochain leurs responsables à l'occasion de la journée nationale en mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie, pour leur confirmer que M. Jean-Marc Todeschini, le successeur de M. Kader Arif, aura bien comme mission d'honorer immédiatement la reconnaissance officielle du Président de la République François Hollande du 25 septembre 2012 « de la faute et de la responsabilité de la France dans l'abandon des Français rapatriés et des harkis » . Une rencontre indispensable pour que la Nation honore sa « dette d'honneur » envers une communauté qui en 1870, en 1914-18 et en 1939-45 est venue généreusement verser son sang pour libérer « la mère Patrie ».   Bernard Coll, secrétaire général de JPN, coordinateur Région Nord/Paris de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés ».

------------------------ 15 AVRIL 2014 : LE NOUVEAU CABINET DE M. KADER ARIF --------------------

Le nouveau Sécrétaire d'Etat doit entendre TOUS les "Rapatriés" !

Soutenez la demande d'une réunion pléniaire par courrier, par Internet ou par téléphone !

En contactant le Cabinet du Ministre Kader Arif

Secrétaire d'Etat aux Anciens combattants - 37, rue de Bellechase, 75007 Paris

Mme Natalia MALAVASI, secrétaire particulière du ministre - Tel : 01 44 42 10 01 - natalia.malavasi@defense.gouv.fr

M. Manuel BOUGEARD , nouveau Directeur de Cabinet -  Tel : 01 44 42 10 31 luis.vassy@defense.gouv.fr

M. Guy BONO, Directeur de Cabinet - Tel : 01 44 42 12 74 guy.bono@defense.gouv.fr

Secrétariat  : 01 44 42 10 45 ou 13 36 - Standard : 01 44 42 10 00

**********

CABINET COMPLET EN DATE DU 15 AVRIL 2014

Les nominations de fonctions des cabinets sont effectuées à partir de leur parution au Journal officiel.

Directeur du cabinet

M. Manuel BOUGEARD (JO du 16/04/14)

Conseiller spécial

M. Guy BONO (JO du 16/04/14)

Conseiller auprès du secrétaire d'Etat, chargé des questions mémorielles

M. Serge BARCELLINI (JO du 16/04/14)

Directeur adjoint du cabinet

M. Pascal PIAT (JO du 16/04/14)

Chef de cabinet

Mme Charlotte DAMMANE (JO du 16/04/14)

Conseillère pour la presse et la communication

Mme Stéphanie TISSEROND (JO du 16/04/14)

Conseiller pour les relations internationales

M. Bruno GRUSELLE (JO du 16/04/14)

**********

MAIS AUSSI DIRECTEMENT, SANS INTERMEDIAIRE, AUPRES DES CABINETS

DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ET DU PREMIER MINISTRE !

Cabinet du Président de la République

Mme Sylvie HUBAC, Chef de Cabinet - sylvie.hubac@elysee.fr

Standard : 01 42 92 81 00

Cabinet du Premier ministre

Secrétariat général du gouvernement : 01 42 75 80 00

M. Jean-Pierre GUERIN, Chef de Cabinet - jean-pierre.guerin@pm.gouv.fr

Et aussi aux parlementaires dont ceux du

et auprès du Groupe d'étude parlementaire « rapatriés »

M. Elie ABOUD, député , président – eaboud@assemblee-nationale.fr

Assistante Mme VEILLITH - Tel : 06 52 76 92 58 – sylvieveillithparlement@gmail.com

ATTENTION : comme par le passé, ne recherchez pas à joindre la Mission Interministérielle aux Rapatriés ( même si vous avez du temps à perdre !)

plus personne ne sait où s'est réfugié M. Renaud BACHY, toujours ex-président de la MIR et ex-Directeur général de l'ANIFOM depuis 2007 !

Il n'a plus de téléphone ni d'adresse courriel ! Mais cela ne change rien !

************************

Prévenez aussi les parlementaires ainsi que votre député et votre sénateur !

Demandez aux journalistes que vous connaissez de s'informer pour vous informer.

C'est normalement le premier de leur devoir et l'honneur de leur fonction !

IMPORTANT : TENEZ-NOUS INFORMES DES REPONSES OBTENUES . MERCI

Nous invitons les Parlementaires, les journalistes, les responsables associatifs et le million d'ayants droits des 420.000 familles « rapatriées » concernés à téléphoner aux numéros indiqués sur ce courriel pour que M. Kader ARIF s'explique publiquement. Il est indispensable désormais que les Associations de Français rapatriés qui ont œuvré depuis le 22 septembre 1995 pour obtenir « la reconnaissance de la responsabilité de l'Etat français dans l'abandon des Français rapatriés », dont naturellement nos compatriotes Harkis qui sont Français, soient reçues par le Président de la République qui a reconnu officiellement la faute et la responsabilité de la France comme le confirme la lettre du 22 mars 2013 de la Présidence de la République.

**************

Merci de nous tenir informés des réponses obtenues.

Pour la coordination des Associations de la Campagne nationale « Vérité et Justice pour les Français rapatriés »

de la campagne de presse 2008-2014 de 18 annonces dans Le Monde, Le Figaro, L'Echo de l'Oranie, Valeurs Actuelles.

Ce Collectif de 60 Associations représente plus de 350.000 adhérents.

Pour plus d'information, votre contact associatif : Bernard COLL, Secrétaire général de JPN - Tel, 06 80 21 78 54

----------------------- 17 MARS 2014 : INVITATION CITOYENNE A M. KADER ARIF -----------------

Mesures de l'Etat en faveur des Français Rapatriés

DEJEUNER-DEBAT

CONFERENCE DE PRESSE

Paris - Champs Elysées

INVITATION PERSONNELLE 

A l'attention de M. Kader ARIF,

Ministre délégué aux Anciens combattants

Monsieur le Ministre, Cher Compatriote,

Comme suite aux lettres ouvertes adressées le 6 février 2014 à M. le Président de la République, au Premier Ministre, à vous-même et à Mme Rose-Marie ANTOINE, et à notre lettre du 28 février 2014 à M. Guy BONO, votre Chef de Cabinet, nous vous confirmons l'invitation « citoyenne » des Associations de la campagne « Vérité et Justice pour les Français Rapatriés » au déjeuner-débat et à la conférence de presse qui se tiendront au Pavilllon Elysée Lenôtre , sous la présidence de M. Pierre DESCAVES , président du Comité National des Rapatriés, juriste, ancien député et conseiller régional honoraire de Picardie, engagé volontaire en 1943 à 19 ans dans l'Armée d'Afrique,

Mardi 18 mars à 12 heures

Déjeuner-débat sur le thème :

Mesures de solidarité nationale et dispositif en faveur des Français rapatriés

22 mois après l'élection de M. François HOLLANDE à la Présidence de la République

et après la reconnaissance officielle le 25 septembre 2012

par le Chef de l'Etat, M. François HOLLANDE,

de la responsabilité de la France dans l'abandon des Français rapatriés et des Harkis .

  Questions des journalistes

à 15 heures

Conférence de presse

Présentation par M. Pierre DESCAVES de la proposition pour un projet

de loi de reconnaissance et de réparation pour les Français rapatriés

et de l'amendement pour que la loi N°2013-1361 officialisant le 19 mars 1962 devienne

la journée en mémoire des victimes du « crime d'Etat » et du « crime contre l'Humanité »

de l'Etat français et d'hommage aux « Justes de France » qui s'y sont opposés.

Interventions des parlementaires et personnalités soutenant la proposition de loi et l'amendement demandé 

Présentation du programme de valorisation de la mémoire des Français Rapatriés

et des sacrifices des combattants de toutes origines de l'Armée d'Afrique

dans le cadre des commémorations officielles des guerres 1914-18 et de 1939-45 ,

du 70 e anniversaire du Débarquement de Provence, de la guerre d'Indochine,

du 14 juillet, de l'Hommage aux Harkis du 25 septembre et

de la journée du en mémoire des victimes de la la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie le 5 décembre. 

Présentation par les Présidents d'Associations

des grands rassemblements en 2014 des Français Rapatriés d'AFN et d'Outre-mer.

 

Dans l'attente de la confirmation de votre réponse à cette invitation « citoyenne » et du plaisir de vous accueillir lors du déjeuner-débat à 12 heures afin que vous puissiez présenter personnellement aux associations et aux médias les mesures que vous avez préparées depuis 22 mois « en concertation avec les associations concernées » suite à la mission que vous a confiée personnellement le Chef de l'Etat par son décret N°2012-795 du 8 juin 2012 .

Dans l'attente de votre réponse et restant à votre disposition de votre Cabinet pour tout complément d'information,

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Ministre et Cher Compatriote, à l'expression de nos salutations distinguées.

Pour la coordination de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés »

 

Taouès TITRAOUI – Elue locale

Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création

Bernard COLL, Secrétaire général                                                                    R.S.V.P

JPN -BP 4 – 91570 Bièvres                                                                                 Tel : 06 80 21 78 54

Site : http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/                                Courriel : jeunepiednoir@wanadoo.fr

-------- 28 FEVRIER 2014 : LETTRE OUVERTE A M. GUY BONO, CABINET DE M. KADER ARIF -----

LETTRE OUVERTE N°7 A M. GUY BONO, CABINET DE M. KADER ARIF

Objet : Accord Loi Vérité & Justice pour les Français rapatriés

A Madame Sylvie HUBAC

Directrice de Cabinet du Président de la République

Copie Cabinet du Premier ministre et ONAC-VG

Madame la Directrice de Cabinet,

Nous vous prions de trouver, ci-après, copie de la lettre recommandée avec AR que nous vous avons adressée aujourd'hui à M. Guy BONO, Chef de Cabinet de M. Kader ARIF.

Vous en souhaitant bonne réception. Avec nos salutations distinguées.

Pour la coordination des 60 Associations d'Anciens combattants, patriotiques et de Français Rapatriés

de la campagne nationale « Vérité et Justice pour les Français rapatriés »

Taouès TITRAOUI – Elue locale, rescapée comme M. Kader ARIF, des massacres du 19 mars 1962

Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création

Bernard COLL, Secrétaire général de Jeune pied noir

JPN -BP 4 – 91570 Bièvres

Tel : 06 80 21 78 54

Site :   http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/

Courriel :   jeunepiednoir@wanadoo.fr

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JEUNE PIED-NOIR                                              Vendredi 28 février 2014      

BP4 – 91570 Bièvres

Tel : 06 80 21 78 54                                                                         Monsieur Guy BONO

jeunepiednoir@wanadoo.fr                                                               Chef de Cabinet de  M. Kader ARIF

Ministre délégué aux Anciens

Lettre N°7 recommandée avec AR                                                 Combattants

Copie : Cabinets du Président de la République et                                 37, rue de Bellechasse

du Premier ministre, parlementaires, médias et Rapatriés                       75007 Paris

OBJET : Accord de M. Kader ARIF sur la proposition de loi « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » suite à la demande du Premier ministre du 27 décembre 2013.

Monsieur le Chef de Cabinet

Suite à la demande du Premier ministre du  27 décembre 2013  invitant M. Kader ARIF, ministre délégué responsable des Français rapatriés, à répondre personnellement au projet de loi  « Vérité et justice pour les Français rapatriés »  que nous lui avons adressé  le 17 septembre 2013 , en tant que coordinateur de la campagne regroupant 60 Associations représentant 350.000 adhérents, vous nous avez adressé un courrier en date du  19 février 2014 , posté le 21 février ,  qui nous est parvenu le 24 février 2014  (cf. pièce jointe).

Nous tenions à vous en remercier. Lors de notre entretien du 26 février 2014 à l'ONAC-VG avec M. Serge DELRIEU ,  Administrateur civil, adjoint au directeur des missions de l'ONAC-VG, en présence de M.Mohamed NEMERI, Chef de projet de la valorisation de la Mémoire Harkie à l'ONAC-VG, nous avons effectué une lecture attentive commune de votre réponse qui conduit notre association à vous demander quelques précisions.

•  Votre réponse correspondant à une demande personnelle du Premier ministre au ministre délégué M.Kader ARIF, votre signature n'étant pas précédée de la mention légale «  Pour le ministre  », pouvez-vous nous confirmer, par courrier officiel, que vous disposez d'une délégation de signature pour répondre en lieu et place du ministre, ou si M. le ministre a validé votre réponse ? Le mieux ne serait-il pas que M. Kader ARIF signa lui-même cette réponse faite sur injonction du Premier ministre ?

2)    Le premier paragraphe introduit l'objet de la demande du Premier ministre  « sur notre souhait de voir examiné votre projet de loi « Vérité et justice pour les Français rapatriés  ». La suite de votre réponse ne porte pas sur cette attente de M. Jean-Marc AYRAULT, première de toutes les revendications des Français rapatriés, à la suite de la reconnaissance officielle par le Président de la République le 25 septembre 2012 de la  « faute et de la responsabilité de la France dans l'abandon des Français rapatriés et des Harkis »  (cf. lettre du 22 mars 2013 du Cabinet du Président de la République). Pourriez-vous nous faire parvenir la réponse de M. le Ministre délégué à la demande du Premier ministre sur ce point ? Vous trouverez, ci-après, la nouvelle proposition de notre projet de loi avec la modification apportée à l'article 2, à la suite des échanges que nous avons eus avec les parlementaires qui soutiennent notre proposition.

PROPOSITION POUR UN PROJET DE LOI RAPATRIES

Article 1 :

La Nation reconnaît la responsabilité de l'État français dans l'abandon et le massacre des harkis et leurs familles, dans l'abandon de toutes les familles européennes, dans la disparition et l'assassinat de milliers de pieds-noirs et de soldats métropolitains après la signature des accords d'Évian du 19 mars 1962. La Nation s'engage à réparer les préjudices moraux et matériels subis par les Français d'Afrique du Nord et d'Outre-mer du fait de la politique de décolonisation de l'État français.

Article 2 :

Les réparations morales et le solde d'indemnisation dus aux Français rapatriés de nos départements algériens et des autres territoires anciennement sous souveraineté française seront fixés par une loi-cadre, intégrant les lois existantes, qui soldera définitivement la dette de l'État. Les montants des réparations qui devront suivre les règles du droit français et international en la matière seront proposés par une commission incluant les Français rapatriés, les Ministres concernés ainsi que des parlementaires désignés par les commissions compétentes de l'Assemblée Nationale et su Sénat. Cette commission sera désignée dans les trois mois qui suivront la promulgation de la présente loi.

3)     Vous affirmez dans votre paragraphe trois, que la réforme engagée par M. le ministre pour aboutir  « au guichet unique »  est désormais effective  depuis le 1 er  janvier 2014  par l'ONAC-VG, sous la Direction de Mme Rose-Marie ANTOINE, confirmant que toutes les compétences et le patrimoine de l'ANIFOM ont été transférés vers cet établissement. Vous n'évoquez pas le transfert des compétences de la MIR, dont le décret est toujours en examen au Conseil d'État,  ce qui rend actuellement le dispositif prévu inefficient . M. Renaud BACHY, président de la MIR nommé par M. Nicolas SARKOZY en novembre 2007, et malgré 21 mois de Gouvernement de M. Jean-Marc AYRAULT , est toujours président de la MIR, bloquant toute action concrète de Mme Rose-Marie ANTOINE. Vous serait-il possible de nous indiquer vers quelle date M. Renaud BACHY sera démis officiellement de sa fonction de président de la MIR et quand le transfert des dossiers urgents bloqués à la MIR par l'inaction récurrente de M. Renaud BACHY permettra à l'ONAC-VG d'être réellement opérationnel ?

4)    Dans le paragraphe quatre, en contradiction avec le « guichet unique », vous annoncez que  deux organismes ,  l'ONAC-VG et le SCR  (Service Central des Rapatriés) assureront l'ensemble des missions, sans préciser lesquelles seront dévolues au SCR et comment se feront les prises de décision entre les responsables de ces deux organismes. Lors de notre entretien du 26 février avec M. Serge DELRIEU, celui-ci nous a confirmé que le SCR dépendrait toujours du Ministère de l'Intérieur jusqu'en 2018, date à laquelle sa suppression sera probablement envisagée. Cette décision aurait été prise afin d'assurer une diminution naturelle de l'effectif du SCR ,  actuellement d'une quarantaine d'agents à une vingtaine en 2018, pour permettre une intégration finale plus facile des agents restant au sein de l'ONAC-VG. Cette dualité du « guichet unique » conduit à un circuit complexe d'information de nos compatriotes, d'analyse des dossiers, de recommandation et de prise de décision qui demandera plusieurs mois avant que le « Rapatrié » concerné voit sa demande rejetée car aucune mesure nouvelle ne permettra de prendre en compte ses légitimes droits.  En clair, cela semble signifier que le Gouvernement considère que le « dossier » Rapatriés est déjà définitivement clos et qu'aucune mesure nouvelle ne viendra entre temps augmenter la charge des agents du SCR , qui n'ont d'ailleurs actuellement rien à faire, les dossiers ne pouvant plus être traités depuis plus d'un an à la suite de la destruction volontaire de l'ANIFOM et de son service informatique par M. Renaud BACHY. Ne faudrait-il pas qu'une  commission d'enquête parlementaire  examine la gestion de l'ANIFOM et de la MIR par M. Renaud BACHY depuis sa nomination et que soient rendus publics les comptes de ces organismes conformément à l'article XIV de la Déclaration des Droits de l'Homme de 1789, préambule de notre Constitution ?

5)    Vous affirmez, dans le paragraphe cinq, que cette réforme a été menée par M. Kader ARIF  « en concertation avec les associations »,   sous-entendu de Français rapatriés .  En vertu de l'article XV de la déclaration des Droits de l'Hommes de 1789, préambule de la Constitution française, pouvez-vous nous préciser avec quelles associations, quels responsables (selon quels critères ont-ils été choisis par M. le Ministre comme représentatif s  des 420.000 familles rapatriées ?), lors de quelles réunions et fournir aux 3 millions de Français concernés les comptes rendus de ces réunions ? Pour avoir été conviés au x  deux premières réunions à 19 heures, celle du 18 septembre 2012, dont nous avons fait le compte rendu, puis à celle du 3 janvier 2013, à laquelle nous ne sommes pas allés compte tenu de la date, et dont le compte rendu a été fait par le Président de l'ANFANOMA (cf. notre site à la page  GOUVERNEMENT ), pour avoir annoncé les réunions clandestines des 12 septembre 2013 et 18 février 2014 avec des associations anonymes, nous n'avons pas entendu parler d'autres réunions du ministre avec les  « associations concernées ».   Nous invitons les associations qui ont participé à ces réunions confidentielles de bien vouloir se signaler et d'exprimer publiquement leur opinion sur les échanges qu'elles ont eus avec M. Kader ARIF, ainsi que les projets exposés et les décisions qui ont été prises. Il convient que tous les Français rapatriés soient informés de ce qui a été dit en leur nom et qu'ils puissent librement s'exprimer sur les choix retenus par M. le ministre.

6 )    Vous précisez, toujours dans ce paragraphe, que la dotation de  17,8 M€ est destinée à assurer le financement de l'ensemble des mesures en faveur des rapatriés . M. Serge DELRIEU nous a confirmé ce montant prévu dans le budget 2014 en nous précisant que 15 M€    de cette dotation  s ont déjà destinés à couvrir les rentes de nos compatriotes Harkis ayant opté pour cette solution. On imagine difficilement ce qui pourra être fait avec les 2,8 M€ restant pour répondre aux attentes légitimes de 420.000 familles spoliées depuis 52 ans, soit 66 € par famille.

7)    En matière de mémoire , vous confirmez que le Président de la République a officiellement reconnu, par le message lu par  M. Kader ARIF le 25 septembre 2012, la  « faute »  de la France dans l'abandon des Harkis. Selon la lettre du 22 mars 2013) du Chef de Cabinet du Président de la République, M. Pierre BESNARD (cf. pièce jointe), non démentie depuis onze mois par le Chef de l'État, M. François HOLLANDE, conformément à ses engagements de candidat à la présidence de la République, a bien reconnu officiellement, ce jour-là, par la bouche de M. Kader ARIF, « La faute et la responsabilité de la France dans l'abandon des rapatriés et des Harkis, et les conditions ainsi que le traitement indigne de ceux qui ont été accueillis sur le sol français » . Depuis cette date nous avons à plusieurs reprises, sans succès, par lettres recommandées avec accusé réception, demandé au Chef de l'État de confirmer personnellement ses propos. Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir intervenir auprès du Cabinet du Président de la République pour en avoir confirmation. Quoi qu'il en soit,  en terme de droit,  la reconnaissance officielle d'une  « faute »  implique nécessairement sa réparation et pour cela le vote d'une loi de réparation. Ce que M. François HOLLANDE lui-même avait tenu à signaler à son prédécesseur, M. Nicolas SARLOZY, le 11 septembre 2007 par une question écrite posée à l'Assemblée nationale (QE N°4228 JO du 5/2/2008). Le programme mémoriel 2014-2018 ne prévoit pas, semble-t-il, une valorisation de la mémoire Harkis/Pieds-noirs/Anciens combattants AFN et outre-mer, et d'une façon générale des Français rapatriés, à hauteur du déficit mémoriel créé par 52 années d'un  « silence d'État » , selon l'expression reprise par l'historien Jean-Jacques JORDI, destiné à couvrir le  « crime d'État »  du 19 mars 1962 et le  « crime contre l'Humanité »  subis par nos compatriotes rapatriés. Des crimes dénoncés aujourd'hui par la LDH et la LICRA et par de nombreuses autorités morales de gauche comme Jean DANIEL, Jean LACOUTURE et de feu Mme Germaine TILLION. La Cour d'Appel de Rennes vient d'ailleurs de reconnaître, par son arrêt N°689 du 15 octobre 2013, en accordant la mention de « Mort pour la France » à, M. Paul TEUMA, un de nos compatriotes assassiné le 5 juillet 1962 lors des massacres d'Oran, qu'aucune date ne marque officiellement la fin de la guerre d'Algérie . Cette unanimité et cette décision de justice, qui fait jurisprudence, nous conduit à demander q u'un amendement soit apporté par le Parlement à la loi 2012-1361 du 6 décembre 2012, instituant le 19 mars  comme (seconde) journée officielle en mémoire des victimes civiles et militaires de la « guerre » d'Algérie et des combats de Tunisie et du Maroc, afin de donner sa réelle signification à cette date.  En effet, le 19 mars 1962   ne doit-il pas être considéré comme l'égal en terme mémoriel de la Raffle du Vel'Hiv du 16 juillet 1943,   comme l'a si bien souligné Mme Dominique SCHNAPPER, fille de Raymond ARON, collaborateur intime du général DE GAULLE ? En terme humain, le 19 mars 1962 a fait 5 fois plus de victimes françaises en quelques mois que 5 années de guerre pour nos compatriotes d'origine juive. La reconnaissance officielle de ce fait historique par le Chef de l'État conduit nécessairement à ce que la commémoration du 19 mars soit interprétée comme celle de la date officielle du 22 juillet pour nos compatriotes juifs victimes de la barbarie nazie. C'est d'ailleurs ce terme de  « barbarie »  qu'avait utilisé le Président Jacques CHIRAC lors de son discours à l'Élysée du 25 septembre 2001 pour qualifier l'abandon par la France et le massacre par le FLN des Harkis et des autres victimes civiles et militaires françaises après le 19 mars 1962. La commémoration officielle prochaine de la Journée nationale du 19 mars 1962, ne devrait-elle pas devenir  celle en mémoire des victimes des crimes d'État et contre l'Humanité de l'État français du 19 mars 1962 et de l'hommage aux Justes  qui s'y sont opposés ? M. Kader ARIF qui a eu, pour la première fois, l'amabilité de nous adresser 10 cartons d'invitation 25 jours à l'avance  ( cf. pièces jointes), ne devrait-il pas convier, à cette occasion,  le Chef de l'État à confirmer personnellement ce jour-là la reconnaissance que M. Kader ARIF a faite, semble-t-il incomplètement, en lisant le message du Président de la République le 25 septembre 2012 ? Nous demandons que le programme mémoriel de valorisation des sacrifices des Français d'AFN et d'Outre-mer pour la libération de la France en 1914-18, en 1939-45 , notamment le 14 juillet et le 15 août , et pour la défense des idéaux de Liberté, d'Égalité et de Fraternité dans la France d'Outre-mer, particulièrement en Indochine et en Algérie ,  permette à tous les Français d'exprimer leur gratitude à nos héroïques soldats de l'Armée d'Afrique et des Troupes coloniales, dont, en particulier, nos compatriotes harkis et leurs familles, par leur défilé sur les Champs Elysée comme le 14 juillet 1958 (cf. la DVD «  Harkis les sacrifiés », coproduction JPN/ECPAD, 2010)

8)   La  reconnaissance de ces crimes, non démentie par le Chef de l'État ,  comme par quiconque, nous permet de revenir sur l'objet de la réponse attendue par M. le Premier ministre concernant la proposition de  projet de loi   « Vérité et Justice pour les Français rapatriés »   à laquelle M. Kader ARIF répond, dans l'esprit du « silence gardé » de la loi N°2013-1005 du 12 novembre 2013, c'est-à-dire, suivant le vieil adage populaire « qui ne dit mot consent ».

Ce qui expliquerait, sauf démenti de M. le Ministre délégué, qu'en 20 mois de  « concertation avec les associations »,  que M. Kader ARIF n'a rien retenu des propositions qui ont pu lui être faites (lesquelles d'ailleurs ?), la reconnaissance du « crime d'Etat » du 19 mars 1962 les englobant toutes .  Cependant, les Français rapatriés s'interrogent sur sa concrétisation, attendue aussi par beaucoup de Français, qui illustrerait le slogan de campagne de M.François HOLLANDE,  « Le changement c'est maintenant » . Ce changement va-t-il simplement se traduire, comme l'annonce le Canard Enchaîné de cette semaine, par le départ, en avril ou mai, de M. Kader ARIF de son poste actuel ? La nomination de M. Kader ARIF,  dont le destin personnel de rescapé des massacres du 19 mars 1962  grâce à la fuite en France de ses parents, laissait espérer plus de compassion de sa part pour la communauté de destin « rapatriée » à laquelle il appartient historiquement .

Nous profitons de ce courriel pour vous confirmer l'invitation citoyenne que nous avons adressée au Chef de l'État, au Premier ministre, à M. Kader ARIF et à Mme Rose-Marie ANTOINE à venir s'exprimer devant les représentants de nos associations. L'absence de réponse de leurs Cabinets, nous conduit à penser que nos invités, comme pour la loi, nous font confiance pour le choix de la date, de l'horaire et du lieu. Nous en sommes très honorés.

Nous avons donc le plaisir de vous confirmer que cette rencontre aura lieu le  mardi 18 mars 2014 à 12 heures, dans un lieu prestigieux proche du Palais de l'Elysée, autour d'un déjeuner-débat, sous la présidence de M. Pierre DESCAVES, ancien député et conseiller général, ancien combattant, engagé volontaire à 19 ans dans l'Armée d'Afrique. Le choix du lieu permet au Président de la République, en quelques minutes, d'être présent parmi nous. S'agissant de la reconnaissance d'un crime d'État et d'un crime contre l'Humanité , l'usage du  « droit de réserve »  des hauts fonctionnaires en période pré-électorale, entré en vigueur le 21 février, ne risque-t-il pas d'apparaître comme « décalé » ,  alors que le gouvernement a disposé  de plus de 17 mois  pour rendre effective la reconnaissance du 25 septembre 2012, et qu'aucun de nos invités n'est candidat sur une liste municipale, comme vous l'êtes en tant que candidat socialiste à  Saint-Martin-de-Crau (13)  où résident de nombreux compatriotes rapatriés ? La dénonciation d'un « crime contre l'Humanité » n'engage-t-elle pas chaque citoyen au-delà de la fonction ?

A la veille d'élections importantes,  3 millions de Français rapatriés et leurs descendants , sans compter leurs nombreux amis métropolitains, ne risqueraient-ils pas d'être déçus si le Chef de l'Etat et son gouvernement ne saisissaient par l'occasion de cette rencontre « citoyenne » pour confirmer leurs engagements solennels à leur égard ? Quoi qu'il en soit, leur « silence gardé » ne pourra être  considéré par la Nation que comme un accord définitif de leur part.

Dans l'attente d'une prompte réponse « pour le ministre » ou de celle personnelle de M. Kader ARIF, et restant à votre disposition,

Veuillez agréer, Monsieur le Chef de Cabinet, l'expression de nos salutations distinguées.

Pour la coordination des 60 Associations d'Anciens combattants, patriotiques et de Français Rapatriés

de la campagne nationale « Vérité et Justice pour les Français rapatriés »

Taouès TITRAOUI – Elue locale, rescapée comme M. Kader ARIF, des massacres du 19 mars 1962

Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création

Bernard COLL, Secrétaire général de Jeune pied noir

JPN -BP 4 – 91570 Bièvres

Tel : 06 80 21 78 54

Site :   http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/

Courriel :   jeunepiednoir@wanadoo.fr

PJ : les pièces jointes vous ont été adressées ce jour par Internet. Elles sont aussi disponibles sur notre site ou via Google.

--------------------------- 18 FEVRIER 2014 : M. KADER ARIF RECEVAIT LES HARKIS -----------------------

En vue de la rencontre "d'ici quelques mois" avec le Président de la République,

Ce mercredi 18 février 2014 à 14 heures

M. KADER ARIF reçevait en catimini des représentants Harkis choisis par son Cabinet.

QUE S'EST-IL PASSE ?  

C'est très simple. Pour le savoir, le plus simple est de le demander aux participants,

notamment au Cabinet de M. Kader ARIF.

Vous pouvez aussi contacter les Cabinets du Président de la République

et du Premier Ministre

Voir les coordonnées ci-après ou sur les sites officiels

du Chef de l'Etat et du Gouvernement via Google !

**************************************************************** Message mis en ligne le 18 février 2014 ***************************************************************

En vue de la rencontre "d'ici quelques mois" avec le Président de la République,

Ce mercredi 18 février 2014 à 14 heures

M. KADER ARIF reçoit en catimini des représentants Harkis choisis par son Cabinet.

Cette seconde rencontre, préparée en secret par M. Kader ARIF, ministre délégué aux Anciens Combattants et aux « Rapatriés », fils de Harki rescapé des massacres du 19 mars 1962,

sans aucune consultation des Associations représentatives des Français Rapatriés !  

aura lieu au

Ministère des Anciens combattants - 37, rue de Bellechase, 75007 Paris

Aujourd'hui 18 février 2014 à 14 heures

*********

Alors que les TOUS les Français "rapatriés" sont concernés par la rencontre avec le Chef de l'Etat, leur ministre de tutelle, M.Kader ARIF continue ses rencontres confidentielles avec des représentants associatifs harkis choisis par son Cabinet qui, quelles que soient leurs qualités et leur dévouement à la communauté "rapatriée", ne peuvent prétendre représenter l'ensemble des 420.000 familles de Français "rapatriés". Vous êtes responsable associatif "rapatriés", Harki, Pied-Noir ou Anciens Combattants, cette réunion est destinée à présenter vos légitimes revendications au Chef de l'Etat et au Gouvernement.

Le Chef de l'Etat doit entendre TOUS les "Rapatriés" !

C'est désormais possible : faites directement par Internet ou par téléphone !

En contactant le Cabinet du Ministre Kader Arif

Ministère des Anciens combattants - 37, rue de Bellechase, 75007 Paris

Mme Natalia MALAVASI, secrétaire particulière du ministre - Tel : 01 44 42 10 01 - natalia.malavasi@defense.gouv.fr

M.Louis VASSY, nouveau Directeur de Cabinet -  Tel : 01 44 42 10 31 luis.vassy@defense.gouv.fr

M. Guy BONO, Directeur de Cabinet - Tel : 01 44 42 12 74 guy.bono@defense.gouv.fr

Secrétariat  : 01 44 42 10 45 ou 13 36 - Standard : 01 44 42 10 00

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MAIS AUSSI DIRECTEMENT, SANS INTERMEDIAIRE, AUPRES DES CABINETS

DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ET DU PREMIER MINISTRE !

Cabinet du Président de la République

Mme Sylvie HUBAC, Chef de Cabinet - sylvie.hubac@elysee.fr

Standard : 01 42 92 81 00

Cabinet du Premier ministre

Secrétariat général du gouvernement : 01 42 75 80 00

M. Jean-Pierre GUERIN, Chef de Cabinet - jean-pierre.guerin@pm.gouv.fr

Et aussi aux parlementaires dont ceux du

Groupe d'étude parlementaire « rapatriés »

M. Elie ABOUD, député , président – eaboud@assemblee-nationale.fr

Assistante Mme VEILLITH - Tel : 06 52 76 92 58 – sylvieveillithparlement@gmail.com

ATTENTION : comme par le passé, ne recherchez pas à joindre la Mission Interministérielle aux Rapatriés ( même si vous avez du temps à perdre !)

plus personne ne sait où s'est réfugié M. Renaud BACHY, toujours ex-président de la MIR et ex-Directeur général de l'ANIFOM depuis 2007 !

Il n'a plus de téléphone ni d'adresse courriel ! Mais cela ne change rien !

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Prévenez aussi les parlementaires ainsi que votre député et votre sénateur !

Demandez aux journalistes que vous connaissez de s'informer pour vous informer.

C'est normalement le premier de leur devoir et l'honneur de leur fonction !

IMPORTANT : TENEZ-NOUS INFORMES DES REPONSES OBTENUES . MERCI

Nous invitons les Parlementaires, les journalistes, les responsables associatifs et le million d'ayants droits des 420.000 familles « rapatriées » concernés à téléphoner aux numéros indiqués sur ce courriel pour que M. Kader ARIF s'explique publiquement. Il est indispensable désormais que les Associations de Français rapatriés qui ont œuvré depuis le 22 septembre 1995 pour obtenir « la reconnaissance de la responsabilité de l'Etat français dans l'abandon des Français rapatriés », dont naturellement nos compatriotes Harkis qui sont Français, soient reçues par le Président de la République qui a reconnu officiellement la faute et la responsabilité de la France comme le confirme la lettre du 22 mars 2013 de la Présidence de la République.

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Merci de nous tenir informés des réponses obtenues.

Pour la coordination des Associations de la Campagne nationale « Vérité et Justice pour les Français rapatriés »

de la campagne de presse 2008-2014 de 18 annonces dans Le Monde, Le Figaro, L'Echo de l'Oranie, Valeurs Actuelles.

Ce Collectif de 60 Associations représente plus de 350.000 adhérents.

Pour plus d'information, votre contact associatif : Bernard COLL, Secrétaire général de JPN - Tel, 06 80 21 78 54

------------------------- 30 MAI 2013 : COURRIEL OUVERT A M. KADER ARIF -------------------------

COURRIEL OUVERT A M. KADER ARIF

Envoyé le 30 mai 2013 à 19h30

Le Point a révèlé l'existence d'un « rapport » confidentiel sur des mesures pour les « rapatriés »

préparé en catimini M. Kader ARIF, ministre délégué aux Anciens Combattants et aux « Rapatriés »,

sans aucune consultation des Associations de Français Rapatriés !  

Vous trouverez, ci-après, copie du courriel que nous avons adressé à notre ministre de tutelle. Nous invitons les Parlementaires, les journalistes, les responsables associatifs et le million d'ayants droits des 420.000 familles « rapatriées » concernés à téléphoner aux numéros indiqués sur ce courriel pour que M. Kader ARIF s'explique publiquement. Il est indispensable désormais que les Associations de Français rapatriés qui ont œuvré depuis le 22 septembre 1995 pour obtenir « la reconnaissance de la responsabilité de l'Etat français dans l'abandon des Français rapatriés », dont naturellement nos compatriotes Harkis qui sont Français, soient reçues par le Président de la République qui vient de reconnaître officiellement la faute et la responsabilité de la France comme le confirme la lettre du 22 mars 2013 de la Présidence de la République.

Merci de nous tenir informés des réponses obtenues.

Pour la coordination du Collectif « Vérité et Justice pour les Français rapatriés »

de la campagne de presse 2008-2013 de 14 annonces dans Le Monde et Le Figaro.

Ce Collectif de 54 Associations représente plus de 350.000 adhérents.

Contact :  Bernard Coll – 06 80 21 78 54

**************************************** COPIE DU COURRIEL ADRESSE A M. KADER ARIF *****************************************

De : JPN [ mailto:jeunepiednoir@wanadoo.fr ]
Envoyé : jeudi 30 mai 2013 19:34
À : 'luis.vassy@defense.gouv.fr'
Cc : BONO Guy ; < natalia.malavasi@defense.gouv.fr >; < pierre.besnard@elysee.fr >; 'serge.barcellini@defense.gouv.fr'; 'pascal.piat@defense.gouv.fr'; 'pierre.bazin@defense.gouv.fr'; 'guillaume.mascarin@defense.guv.fr'; sylvie.hubac@elysee.fr ; 'jean-pierre.guerin@pm.gouv.fr'; 'christophe.chantepy@pm.gouv.fr'; pierre-rene.lemas@elysee.fr ; 'camille.putois@pm.gouv.fr'; 'thierry.lamaire@pm.gouv.fr'; aquilino.morelle@elysee.fr ; alain.zabulon@elysee.fr
Objet : LOI DE RECONNAISSANCE ET DE REPARATION – Demande d'audience des Associations du Collectif nationale « Vérité et Justice pour les Français rapatriés »- JPN 300513

LOI DE RECONNAISSANCE ET DE REPARATION – Demande d'audience des Associations du Collectif nationale « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » - JPN 300513

A l'attention de M. Kader ARIF, Ministre délégué aux Anciens Combattants,

Copie : Luis VASSY, Directeur de Cabinet de M. Kader ARIF

            Guy BONO, Chef de Cabinet de M. Kader ARIF

Monsieur le Ministre, Cher Compatriote fils de Harki,

Sans réponse de votre part aux différentes demandes d'audience que nous vous avons faites depuis le mois d'août 2012, nous avons relancé par téléphone  le 28 mai et aujourd'hui encore votre secrétaire particulière, Mme Nathalie MALAVASI (Tel : 01 44 42 10 01 ) ainsi que les secrétariats de M.Louis VASSY (Tel : 01 44 42 10 31) et de M. Guy BONO (Tel : 01 44 42 12 74). Pour obtenir la même réponse que lors de nos précédentes relances téléphoniques en 2012 : « nous ne connaissons pas l'agenda de M. le Ministre » (ce qui est inquiétant) ou « nous n'avons aucune réponse à vos demandes » (qui ont dû s'égarer), etc.

D'après les contacts que nous avons eus avec les autres présidents d'associations de Français rapatriés, il semblerait que leurs demandes soient traitées de façon identique. Les deux réunions sans suite des 18 septembre 2012 avec les « Harkis » et celle du 3 janvier 2013 avec les « Pieds-noirs », toutes les deux ayant eu lieu à 19 heures - si vous avez un agenda inconnu de vos collaborateurs il semble visiblement très chargé - n'ont eu aucune suite. Vous êtes un des rares ministres dont l'emploi du temps ne figure pas sur le site officiel de votre ministère alors que ceux du Chef de l'Etat et du Premier ministre y sont régulièrement mis à jour.

Dans quelques jours, vous allez fêter votre première année de nomination. Par le décret N°2012-795 du 8 juin 2012, le Président de la République, M.François HOLLANDE, vous confiait la délégation de préparer et de mettre en œuvre les mesures de solidarité nationale en faveur des rapatriés.

Le Français « rapatriés », dont les Harkis, viennent d'apprendre aujourd'hui grâce à l'hebdomadaire LE POINT (cf. article ci-joint) que vous alliez remettre au Parlement un rapport gouvernemental le 1 er juin . Le 1 er juin est un samedi ! Ce jour a probablement été retenu parce que votre emploi du temps est trop chargé en semaine et que vous n'avez plus aucune disponibilité même pas à 19 heures. Il est vrai que vous ne précisez pas l'heure, ni le lieu. Et encore moins l'année ce qui explique peut-être votre choix. S'il s'agit de 2013, votre Cabinet devrait s'assurer de savoir si les parlementaires seront encore présents. Afin de les en informer, nous leur envoyons une copie de ce courriel pour que, si possible, vous ne parliez pas devant une salle vide. Bien que cela faciliterait le débat que vous pourriez avoir avec eux, comme cela simplifie celui que vous avez avec nous.

La rédaction de ce « rapport » ayant été confidentielle (même vos collaborateurs ne semblent pas au courant), nous informons aussi toutes les Associations de Français rapatriés et nos compatriotes qu'ils vont avoir la surprise de découvrir les mesures de solidarité nationale que vous avez préparées pour eux et sans eux, sauf si vous publiez la liste des responsables rapatriés que vous avez consultés. Quelles seront ces mesures tant attendues? Vont-elles répondre à leurs légitimes attentes de Vérité et de Justice maintenant que le Président de la République a officiellement reconnu, par votre intermédiaire le 25 septembre 2012, la faute et la responsabilité de la France dans l'abandon des rapatriés et des Harkis » (cf. la Lettre de confirmation du 22 mars 2013 de M. Pierre BESNARD, Chef de Cabinet de la Présidence de la République). Car, le 25 septembre 2012, le Chef de l'Etat étant à l'ONU aux Etats-Unis, c'est vous qui avez eu l'honneur de lire publiquement son message. Et vous ne pouvez ignorer les conséquences qu'obligent « nécessairement et juridiquement » cette reconnaissance, comme l'avait rappelé si justement au gouvernement le député d'opposition François HOLLANDE, le 11 septembre 2007, par une question écrite à l'Assemblée nationale (cf. Question écrite JO du 11/9/12 page 5479).

A moins que, comme l'a rumeur semble l'indiquer , compte tenu de votre emploi du temps trop chargé, vous ne vous soyez contenté de reprendre les conclusions du rapport du Conseil Economique et Social sur « Les politiques financières conduites en faveur des Français rapatriés  »  (J.O – Avis et rapports du CES N°28, année 2007 – Mercredi 26 décembre 2007) du président Yves ZEHR, ainsi que ses conclusions (Notes d'Iéna N° 280 du 17 décembre 2007). Un document établi à la demande de M. François FILLON, alors Premier ministre, que celui-ci avait pris soin de bien ranger dans un tiroir et que vous avez peut-être retrouvé par hasard ? A moins que M. Renaud BACHY, toujours serviable et président de la fantomatique Mission Interministérielle aux Rapatriés (les personnes curieuses et qui ont du temps à perdre peuvent toujours essayer de le joindre au Tel : 01 40 56 60 77) et transparent Directeur général de l'ANIFOM, dont il a réduit l'effectif à une personne, vous en ait communiqué un exemplaire, preuve de son travail assidu dans le précédent gouvernement. Si cette rumeur se confirme, ne craignez-vous pas que votre image, déjà bien floue, ne se trouble encore plus ?

Tous les documents du CES sont consultables sur le site de notre association : http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/CES.htm

Dans le FIGARO du 27 mai 2013, dans la rubrique « débats », vous avez consigné avec M. Fred MOORE, un article dont la conclusion se terminait par ce message émouvant  : « Souvenons-nous de ce que nous devons à l'esprit d'unité du CNR (Conseil National de la Résistance), à l'esprit de la Libération » , ayant rappelé auparavant le courage de cette petite poignée de femmes et d'hommes qui, dans la résistance et dans les Forces françaises libres, avaient contribué modestement mais sans peur à notre Liberté retrouvée grâce, il faut aussi le dire, principalement aux forces Alliées. Parmi eux, vous le savez probablement se trouvait Georges BIDAULT, successeur à la présidence du CNR de Jean MOULIN le 21 juin 1943 suite de son arrestation. Curieusement, comme celle de beaucoup d'autres résistants, la mémoire de Georges BIDAULT, qui dirigea pourtant le CNR jusqu'à la Libération  puis qui fut ministre, président du conseil et même quelques temps Chef de l'Etat par intérim, semble s'être effacée de la mémoire officielle que vous représentez. Comme dans votre rappel des commémorations en 2013 et 2014 de la libération de la France, semble aussi s'effacer le rôle de nos parents de l'Armée d'Afrique , comme celui de votre père, vaillant combattant français du 7 e RTA, glorieux régiment auquel a aussi appartenu mon père lors des campagnes de Tunisie, d'Italie, de Provence et d'Allemagne. La mémoire de votre père disparaît aussi, est-ce par modestie ?, de la présentation que vous avez adressée au Who's Who. Comme celle de votre mère. Comme disparaissent les 175.000 pieds-noirs et des 230.000 Français musulmans qui combattirent au sein du CEFI du général Juin, un compatriote de Bône, et de la 1 er Armée française du général de Lattre de Tassigny. Nous espérons pour vous que ces absences familiales et historiques ne marquent pas des troubles de mémoire plus personnels.

En espérant que votre propre appel au courage s'adresse aussi à vous-même, en exemple de celui de nos pères, nous vous renouvelons notre demande d'audience ou du moins celle d'une réponse que vous pouvez limiter à quelques mots : non, et si oui date, lieu et heure (si possible rapidement après la publication de votre rapport, en semaine et avant 19 heures pour nos compatriotes qui résident en province) que votre Directeur de Cabinet ou votre Chef de Cabinet, ou encore leur secrétariat, sensibles à votre détermination, sauront traduit en un courriel ou une lettre de quelques lignes.

Dans cette attente et restant à votre disposition,

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Ministre, l'assurance de nos salutations distinguées.

Pour la coordination du Collectif « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » de la campagne de presse de 14 annonces dans Le Monde et Le Figaro

Taouès TITRAOUI – Elue locale, rescapée comme vous des massacres du 19 mars 1962, fille de Harki, ancien combattant 1939-45 du 7 e RTA entre autres.

Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création

Bernard COLL, Secrétaire général - JPN -BP 4 – 91570 Bièvres - 06 80 21 78 54

------------------------- RAPPORT SUR LE BILAN DE LA LOI DU 23 FEVRIER 2005 -----------------------

18 JUIN 2013 - LE RAPPORT "ARIF" DISPONIBLE !

Pour le recevoir adressé un courriel à mailto:jeunepiednoir@wanadoo.fr

Voir aussi le site "Notre Journal" : http://www.notrejournal.info/

13 juin 2013 : Après un an d'activités clandestines "rapatriés" du ministre Kader ARIF et de Renaud BACHY, président de la MIR et Directeur général de l'ANIFOM

qu'il a réduit à un seul employé ! que peut donc contenir le "rapport" remis par M. Jean-Marc AYRAULT au Sénat ?

Ne serait-ce pas, par hasard, une copie du rapport demandé par François FILLON en juillet 2007 au Conseil Economique et Social,

oublié durant 5 ans au fond d'un tiroir et, semble-t-il, retrouvé par hasard par le gouvernement ? Voir la page CES

----------------------------------------------- 2013 : Maurice BENASSAYAG ------------------------------------------

RECONNAISSANCE DE LA RESPONSABILITE DU GOUVERNEMENT DE 1962
Le Figaro du 10 juin 2010

Voir la page RECONNAISSANCE
Justice pour les Français Rapatriés

--------------------------------------- 2012 - Journée Hommage aux Harkis -------------------------------------

COMMUNIQUE DE PRESSE

LOI DU 19 MARS 1962

22 octobre 2012 

MASSACRE DES 100.000 HARKIS DU 19 MARS 1962

MILLIERS D'ASSASSINATS ET ENLEVEMENTS D'EUROPEENS APRES LE « CESSEZ-LE-FEU »

PLUS DE 500 SOLDATS FRANÇAIS TUES OU DISPARUS JUSQU'EN JUILLET 1964.

Pour Kader ARIF, Ministre délégué aux Anciens Combattants et aux Français rapatriés,  il faut

« REGARDER L'HISTOIRE EN FACE »

M. Kader ARIF, Ministre délégué aux Anciens Combattants et aux Français rapatriés, fils de Harki rescapé des massacres du 19 mars 1962 qui firent plus de 100.000 victimes, des milliers d'assassinats et de disparitions parmi les Pieds-noirs et plusieurs centaines de tués ou disparus chez les soldats français restés sur place jusqu'en juillet 1964, la date du 19 mars 1962 doit être regardée en face, comme celles du 17 octobre 1961, du 26 mars et du 5 juillet 1962.

Demain mardi 23 octobre 2012, il recevra à 10h30 à son ministère une délégation du Comité d'Entente des Associations patriotiques et du Groupe Unité d'Action « Non à la loi du 19 mars 1962 » qui rassemblent plus de 100 associations de harkis, de pieds-noirs et d'anciens combattants hostiles à l'officialisation de la date du « 19 mars 1962 – Fin de la guerre d'Algérie », un « mensonge français » comme vient de le confirmer le Tribunal administratif de Rennes (Jugement du 31 mai 2012 N° 0904990).

M. ARIF ne laissera pas en effet devant les grilles de son ministère ses anciens compagnons d'exil Harkis et Pieds-noirs comme y furent contraints , à partir du 19 mars 1962, les soldats français en Algérie qui durent interdire, sur ordre, l'accueil dans les casernes françaises à leurs anciens compagnons d'armes Harkis, auxquels ils devaient bien souvent la vie. M. le Ministre des Anciens combattants et des Français rapatriés se souvient que sa famille et lui-même furent sauvés de justesse par des officiers qui refusèrent d'obéir aux ordres criminels de l'Etat français de 1962.

Les anciens combattants d'Algérie et les Français rapatriés expèrent que M. Kader ARIF leur communiquera demain la date à laquelle le Président de la République les recevra à l'Elysée pour leur annoncer sa position personnelle sur le 19 mars 1962, comme le firent tous ses prédécesseurs (cf. lettre ci-jointe à François Hollande, Président de la République)

Contact presse :  

Bernard COLL, coordinateur du Groupe Unité d'Action Paris « Non à la loi du 19 mars 1962 »

jeunepiednoir@wanadoo.fr - Tel - 06 80 21 78 54 - JPN - BP 4 – 91570 Bièvres

Site : http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/

----------------------------------- 2012 - Journée Harkis - Réunion Kader ARIF ----------------------------------

UNE EXCLUSIVITE JEUNE PIED-NOIR !

COMPTE RENDU SYNTHETIQUE DE LA REUNION HARKIS DU 18 SEPTEMBRE 2012

rédigé par JPN et diffusé le 25 septembre 2012 à 11 heures 

L'objet de cette réunion était « d'évoquer la préparation de la Journée du 25 septembre en hommage aux Harkis ». M. le Ministre était accompagné de M. Guy BONO, Chef de Cabinet, et de ses deux conseillers « rapatriés » : M. Serge BARCELLINI, bien connu depuis les années 1980-90 des anciens Harkis et représentants d'associations de Rapatriés, et de la très jeune Mme Kheira DRISSI, qui découvre l'univers complexe du monde des « Rapatriés ». M.Kader ARIF a été le seul à exposer son point de vue personnel et à répondre aux questions. Une cinquantaine de représentants des Associations Harkis, de leurs enfants et de leur amis étaient présents. L'heure tardive de convocation, 19h, n'a permis qu'à une dizaine d'entre eux de poser des questions et faire part de leur point de vue au ministre, durant une heure et demi. La fin de la réunion a été confuse, chacun voulant s'exprimer alors qu'aucun micro n'était disponible. Il a donc été matériellement impossible de faire des propositions concrètes au Ministre. Ce compte rendu n'a pas pour ambition de retranscrire les propos échangés. Compte tenu de l'unanimité des attentes exprimées par les différents intervenants Harkis et amis, la synthèse ci-dessous a été faite en fonction des thèmes évoqués et de leur priorité comme l'a demandé M. le Ministre. Cette présentation est en effet plus pratique à utiliser dans la suite des relations des Associations avec l'Etat. Les engagements personnels de M. Kader ARIF apparaissent en gras. Les propositions faites sur place au Ministre, celles qui nous sont parvenues depuis la réunion et celles que JPN a déjà transmises au Ministre, apparaissent soulignées . D'autres vont suivre en fonction des annonces ou non du Ministre lors de la 12 e cérémonie en Hommage aux Harkis, à laquelle le Président de la République M. François HOLLANDE, étant à l'ONU, ne pourra pas participer, comme il n'a pas pu participer aux 11 cérémonies précédentes.

Nous ignorons si un compte rendu officiel a été prévu par M. le Ministre et ses conseillers. Si ce n'est pas le cas, nous serons très heureux de publier les corrections et remarques qu'il voudra bien nous faire parvenir. Les participants et destinataires sont invités à nous faire part aussi de leurs éventuels ajouts et propositions concrètes. Plus de 50 ans après notre exode forcé, alors que la 1 e génération disparaît, l'important est d'apporter des solutions concrètes rapides aux problèmes humains que posent encore l'abandon et le massacre des Harkis prémédités par les gouvernements français de 1962. N'hésitez pas à nous contacter par courriel ou téléphone pour tout complément d'information. Le Chef de l'Etat souhaite que la France devienne une « République exemplaire », « transparente » et animée par les principes de « Vérité, de Justice et de Confiance ». Il appartient aux membres du gouvernement et des administrations françaises de montrer l'exemple. En introduction à la réunion du 18 septembre, notre compatriote Kader ARIF a affirmé qu'il n'entend pas parler la « langue de bois » et il a invité les Harkis à suivre son exemple en affirmant, comme le général Edmond JOUHAUD, que « la vie est un combat », et qu'il continuera à se battre pour réussir comme il l'a fait à ce jour. La journée du 25 septembre 2012 sera, nous l'espérons, l'aboutissement du juste combat mené depuis 50 ans des Harkis et de leur amis pour obtenir la « Vérité » et la « Justice » annoncées par le Chef de l'Etat. Ils attendent que leur compatriote les aident pour faire aboutir le 25 septembre leur légitime attente de reconnaissance des drames qu'ils ont vécus. Bien cordialement. Bernard COLL : 06 80 21 78 54 – jeunepiednoir@wanadoo.fr

NOTA : LA LISTE DES PARTICIPANTS PEUT ETRE OBTENUE AUPRES DE

Mme Kheira DRISSI – Tel ligne direct : 01 44 42 13 36 – Secrétariat : 01 44 42 10 30 - Courriel : kheira.drissi@defense.gouv.fr

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Points abordés lors de la réunion du 18 septembre 2012

M. Kader ARIF reconnaît que la priorité des priorités c'est la reconnaissance de la responsabilité de l'Etat français de 1962 dans l'abandon et le massacre des Harkis,  dans les conditions de leur réclusion dans des camps de la honte en France et dans l'oubli  des « prisonniers de guerre » emprisonnés en Algérie après 1962. Sans oublier les Harkis européens écartés des dispositions légales. 

Cette légitime attente, devenue la priorité de la communauté N°1 de tous les Français rapatriés depuis la journée historique du 22 septembre 1995 au Sénat où elle fut demandée pour la première fois, a été la revendication récurrente de la réunion du 18 septembre. Sans cette reconnaissance du Chef de l'Etat, officialisée par une loi, les autres attentes ne trouveront, comme durant ces 50 dernières années, que des solutions partielles. Les participants ont demandé non pas une « repentance » mais une « reconnaissance » des faits historiques de leur «abandon volontaire » selon l'expression même de M. François HOLLANDE. Cette reconnaissance de la responsabilité de l'Etat doit être exprimée par la Nation par une loi . M. le Ministre Kader ARIF a reconnu en fin de réunion que s'il y avait à transmettre un seul message au Chef de l'Etat, c'était celui-ci . Propositions JPN  : Il s'agit de la reconnaissance d'une réalité historique démontrée par les faits et documents officielle que plus personne ne conteste. Les Associations demandent la création le plus rapidement possible d'une commission Gouvernement/Parlement/Rapatriés pour la préparation de cette loi et l'étude de son financement. Tous les éléments pour sa rédaction rapide existent depuis les débats parlementaires préparatoires à la loi du 23 février 2005 et le rapport du CES de décembre 2007. JPN demande l'ouverture des archives des interrogatoires des 1300 « prisonniers de guerre » rescapés des bagnes algériens entre 1963 et 1977 actuellement déposés au Fort de Vincennes et auquel seul le Ministre a accès. Ces dossiers, établis par les Services spéciaux français , dirigés alors par le commandant FRANCOIS qui recueillait les rescapés, comportent d'importantes informations sur les disparus européens et sur les auteurs des crimes contre les Harkis et leurs familles. Les 42 Associations de la campagne  « 2008-2012, Vérité et Justice pour les Français rapatriés » dispose d'un dossier complet et de propositions concrètes pour la rédaction

de la loi qu'elle peuvent présenter à M. le Ministre dès que son agenda le lui permettra. Faute de temps, le sort des Harkis européens n'a pu être évoqué . Ils ont été écartés des lois de 1986, 1994 et 2005 uniquement en fonction de leur qualité ethnique alors qu'ils avaient bien le statut de Harkis. Cette injustice, violant les lois actuelles sur la référence à une origine ethnique, doit être réparée.

Le sort des Harkis et de leurs familles restés en Algérie spoliés de leur nationalité française au mépris des Droits de l'Homme (article 15 de la déclaration universelle)

Les participants demandent à M. le Ministre de faciliter la reconnaissance de la nationalité française aux enfants de Harkis contraints de rester en Algérie et qui regagnent actuellement la France. Privés par l'Etat français de leur nationalité française par les « accords » d'Evian du 19 mars 1962 (au mépris de l'article 15 de la déclaration universelle des Droits de l'Homme), le règlement de leurs dossiers est actuellement très long, parfois plus de 10 ans. N'est-il pas possible d'accélérer la procédure de retour à la nationalité française pour les enfants de Harkis « Morts pour la France »  ? M. le Ministre demande que les dossiers lui soient adressé directement . Propositions JPN - Faute de temps la reconnaissance du titre de « prisonniers de guerre » pour les Harkis restés les prisons du FLN pour certains jusqu'en 1977, voire plus, n'a pu être abordé. Nous joignons à ce compte rendu l'appel du président de leur association, notre ami A. Zerga qui n'a pas été convié à la réunion   :   « Il y a quand même un grand problème que personne ne soulève et aucune association n'en parle dans les revendications adressées aux CHEFS D'ETAT.  Je veux parler des harkis qui n'ont pas eu la chance de traverser la méditerranée et de transiter dans les camps de Larzac, Rivesaltes, etc....Les harkis qui ont été désarmés, abandonnés et livrés aux bourreaux du FLN, les camps de LARZAC et les autres sont considérés pour eux comme  des camps du club    " MED "  Pour ceux qui ont vu à la télé  les documents sur " AUSWITCH" , c'est exactement à l'identique dans les camps des prisonniers du FLN ( Viols des femmes devant leurs maris,  viols des harkis, bouteilles dans le cul,  tu as soif tu boiras de l'eau savonneuse, la gégène, l'humiliation par la population- harkis attachés au sol pour que l'on pisse dessus avec des jets des excréments  et  si la vie est à sa fin, le harki finiras par être tué.  Résultat c'est de cette manière qu'aujourd'hui les historiens parlent de: 75.000 ou de 150.000 tués . Alors chers amis, vous êtes en ce moment en train de préparer la liste des revendications à présenter au Chef de l'Etat n'oubliez pas d'ajouter pour les harkis anciens prisonniers du FLN : L 'ATTRIBUTION DU STATUT DE PRISONNIER DE GUERRE   comme leurs camarade du Vietminh qui nous coutera pas grand-chose à l'Etat.    "    AUCUNE  NATION  NE LIVRE SON  ARMEE  A  L'ENNEMI,  LA FRANCE  L' A   FAIT " . Merci cher ami.   Le président de l' A.N.A.C.H.P.G.A.  - A.ZERGA - LE MUY » . La loi de reconnaissance et de réparation devra intégrer cette demande.

M. Kader ARIF reconnaît l'inefficacité et l'échec de la MIR, présidée par M. BACHY et pose la question de l'avenir de la Fondation de la Mémoire de la « guerre » d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie. Il promet cohésion et efficacité en 2013 sans préciser la date.

Les choses sont « en panne », « ça ne marche pas » pour reprendre l'expression du Ministre qui a demandé au gouvernement d'assumer la pleine charge de sa fonction de Ministre des Français rapatriés en réunissant les services actuellement dispersés entre plusieurs ministères que le MIR devait normalement coordonner. Après 5 années d'échec, le bilan est là. La MIR va disparaître, M. Renaud BACHY, son président depuis 2007, n'était d'ailleurs pas convié à la réunion du 18 septembre, preuve de son inutilité s'il était encore nécessaire de le démontrer. M. le Ministre a annoncé une clarification en 2013, sans préciser le mois, et une participation active des associations dans les prochaines instances . Propositions JPN   : la non décision de suppression immédiate de la MIR paraît des plus surprenante compte tenu de l'urgence. Sur quels services va en effet s'appuyer M.le Ministre entre temps ? Depuis plusieurs mois M. BACHY, qui est aussi Directeur général de l'ANIFOM, poursuit son travail de démantèlement de cette instance. Le gouvernement en est informé depuis le mois de juin. JPN a demandé par courriel et lettres recommandées à M. le Ministre de bien vouloir clarifier cette situation dans les meilleurs délais. Sans réponse à ce jour. Les Français rapatriés doivent savoir vite à qui ils doivent adresser leurs dossiers. JPN propose pour avoir immédiatement un service opérationnel que le personnel qualifié de la MIR soit intégré au Ministère des Anciens combattants et des Français Rapatriés et que M. le Ministre s'appuie sur le personnel compétent de l'ANIFOM dirigé par Mme Annie TUYERAS. Pour disposer d'un conseil compétent immédiat, ne faudrait- il pas que M. le Ministre consulte les nombreux Ministres, Secrétaires d'Etat, Délégués et Présidents de Mission aux Rapatriés qui l'ont précédé et les anciens Directeurs de l'ANIFOM en choisissant ceux reconnus pour leur activité positive et réelle comme André SANTINI, Maurice BENASSAYAG, Hamlaoui MEKACHERA, Marc DUBOURDIEUX et Alain VAUTHIER? En capitalisant sur la compétence, le savoir-faire de ces personnalités reconnues des Français rapatriés, le gouvernement ne fera-t-il pas de sérieuses économies de temps et d'argent ? En attendant une décision du Premier ministre Jean-Marc AYRAULT, M. Kader ARIF a demandé que tous les dossiers soient désormais adressés à son nom. Voici donc ses coordonnées et celles de ses collaborateurs. Il s'engage personnellement à ce que tous les dossiers soient examinés même s'il ne peut pas y apporter de réponse dans l'immédiat. M. le Ministre ayant confirmé qu'il a la charge du dossier « rapatriés », est-il envisagé, afin que tous les Français rapatriés et l'opinion publique en soient informés, que cette responsabilité apparaisse dans son titre de Ministre délégué aux Anciens combattants et aux Français rapatriés  ?

A diffuser à 420.000 familles de Français rapatriés spoliés en attente la «Vérité » et de la « Justice » annoncées par le Chef de l'Etat.

ADRESSES UTILES

M. Kader ARIF

Ministre délégué aux Anciens Combattants et aux Français rapatriés

37, rue de Bellechasse – 75007 Paris – Tel standard : 01 44 42 10 00

Tel de son secrétariat particulier : 01 44 42 10 01 - courriel : natalia.malavasi@defense.gouv.fr 

CABINET DU MINISTRE

Directeur de Cabinet : Maurice BRAUD

Directeur adjoint de Cabinet : Pascal PIAT

     Chef de Cabinet : Guy BONO

CONSEILLERS « RAPATRIES » DU MINISTRE

M. Serge BARCELINI (que les anciens connaissent bien du temps de Maurice BENASSAYAG, en 1988-89)  – Tel : 01 44 42 13 77

Courriel : serge.barcelini@defense.gouv.fr

Mme Kheira DRISSI , conseiller rapatriés du ministre – Tel ligne direct : 01 44 42 13 36 – Secrétariat : 01 44 42 10 30

Courriel : kheira.drissi@defense.gouv.fr

Toutes les adresses mail sont sur le format : prenom.nom@defense.gouv.fr

M. Kader ARIF est aussi conscient de mesures urgentes humanitaires pour les plus défavorisés : 1 e génération, veuves, emploi et retraite pour la 2 e  génération, jeunes de la 3 e génération sans emploi, surendettement...  Une aide indispensable immédiate s'impose pour ces victimes de l'Etat français.

La première urgence ce sont les anciens mis en difficultés par des ressources insuffisantes : de 400 à 700 euros par mois et les veuves ne recevant que 450 euros maximum par mois. Plus de 50 ans après, pour la 2 e génération commence à se poser le problème d'une retraite décente pour les personnes restées des années sans emploi ou au chômage. Beaucoup de Harkis ont dû s'endetter pour assurer une existence digne à leurs familles. Certains n'ont pas compris l'option proposée par la loi de 2005 entre les 30.000 euros et le rente viagère. L'urgence, c'est aussi les jeunes de la 3 e génération ayant eu une scolarité faussée par les camps, les adultes de la 2 e génération encore en âge de travailler et ceux proches de la retraite après des années de chômage pour certain. L'échec du plan emploi « animé » durant 5 ans par M. Renaud BACHY sans résultats tangibles montre qu'il faut trouver d'autres solutions comme l'a déjà demandé JPN au M. le Min is tre par des emplois réservés dans la fonction publiques (EN, Préfectures, ministères, ministères, armée), les collectivités locales (Hôpitaux, mairies...) et, pourquoi pas, les entreprises privées pour les « oubliés » de l'Histoire. Notamment par un quota « Enfants de Harkis » dans les 150 000 emplois d'avenir annoncés par le gouvernement. L'ONAC peut jouer un rôle important dans cette action suite au premier recensement des enfants de Harkis à la recherche d'un emploi. Propositions JPN . Il s'agit d'une prise de conscience nationale qui ne pourra avoir lieu qu'avec la reconnaissance par la Nation des traitements inhumains subis par les Harkis et leurs familles dans les camps-ghettos de la honte et par 50 années de la politique d'oubli des gouvernements français depuis 1962. JPN propose qu'une campagne médiatique soit assurée par l'Etat pour sensibiliser les Administrations et les Entreprises et qu'une émission de télévision sur une chaine publique soit créée pour les Français rapatriés .

Injures envers les Harkis, application de l'article 5 de la loi du 23 février 2005

Les participants font remarquer au Ministre que la loi actuelle n'est pas appliquée (les Harkis ont encore été insultés lors d'un récent colloque à Paris sans interventions des organisateurs), si elle est d'ailleurs applicable. C'est à l'Etat de veiller à ce que les Harkis et leurs familles soient respectés comme citoyens français. M. le Ministre s'interroge : les enfants de Harkis et enfants d'immigrés algériens sont-ils identiques ? Ils ont souvent les mêmes prénoms et noms qui sont parfois encore un obstacle. Faut-il revendiquer encore pour la 4 e et 5 e génération l'appartenance à la communauté harkie où constituer un ensemble se fondant dans la communauté nationale ? L a disparition et l'abandon du terme Harkis, 50 ans après, ne serait-elle pas une solution pour éviter les conflits ? Pour les participants, Harkis et « Beurs » ne peuvent être assimilés. Les Harkis ont fait le bon choix : celui de la France. Leurs enfants en sont fiers et sont prêts à se battre pour Elle si nécessaire. Nombreux sont les enfants de Harkis engagés dans l'Armée française. Les Harkis et leurs enfants doivent être traités en fonction de leurs sacrifices pour la France. Propositions JPN  : JPN demande aux associations de faire connaître au Ministre les cas d'injures publiques faites aux Harkis.

Pour M. Kader ARIF, la défense de la mémoire des Harkis est un devoir de mémoire national

Tout en étant contre les lois mémorielles, M. le Ministre a insisté sur l'importance de la défense de la Mémoire harkie, 50 ans après les massacres, l'exode et les conditions d'isolement dans les camps de la honte. Il ne peut y avoir, selon lui, de « mémoire officielle ». Il faut la « construire ensemble » . Cette mémoire doit-elle être partagée avec celles des immigrés algériens ? Est-ce là un moyen d'apaiser les mémoires pour « mieux vivre ensemble »  ? Faut-il que les Harkis et les Beurs partagent leur passé commun ? Les Harkis doivent-ils encore revendiquer leur spécificité où doivent-ils être simplement des Français comme les autres et rentrer dans le droit commun ? Autant de questions qu'a librement posées M. Kader ARIF, affirmant qu'on n'appartient pas à la Nation quand on appartient pas à sa mémoire collective . Il faut, a-t-il, insisté rappeler l'engagement et les sacrifices des Français arabes et berbères durant les guerres 1914-18, 39-45 en Indochine et en Algérie. Tout le monde est d'accord, lui compris, sur l'inutilité d'une « repentance » pour l'abandon et le massacre des Harkis. Il s'agit d'une reconnaissance de la responsabilité de l'Etat qui pourrait se faire, selon lui, sans loi, comme pour nos compatriotes juifs . Les participants font la remarque que la reconnaissance de ces responsabilités criminelles par l'Etat doivent être réparées matériellement. Dans ce cas, seule une loi permet de le faire compte tenu du nombre de victimes et d'ayants droits (420.000 familles ont été spoliées par l'Etat français selon l'ANIFOM).   Propositions JPN . Le droit commun, les harkis, et d'une manière plus générale tous les Rapatriés, en ont été privé durant 50 ans par tous les gouvernements français. Les question soulevées par le Ministre ont leurs réponses, selon Jeune Pied-Noir, dans la reconnaissance de la Vérité historique et dans l'actualité que vit aujourd'hui la France sous la menace d'un terrorisme qui s'apparente malheureusement à celui connu en Algérie de 1954 à 1962. Les « mémoires » qui ne se rattachent pas à des faits historiques irréfutables peuvent être l'objet de toutes les manipulations, surtout 50 ans après. Les Harkis ont fait le bon choix, celui de la France et leurs enfants en sont fiers. Comme l'actualité vient tristesse de nous le montrer encore, lors de la cérémonie du 19 septembre aux Invalides, présidé par François HOLLANDE, les parents et les enfants des « Morts pour la France » et ceux qui risquent leur vie au nom de la France comme soldats ou civils, ont des droits sur nous comme l'avait déjà souligné Georges CLEMENCEAU. Jeune Pied-Noir demande à M. le Ministre la création d'un groupe de travail avec le Ministère de l'Education Nationale pour qu'un enseignement de l'Histoire des Harkis soient fait dans les Lycées et Collèges. Nous l'avons invité à se rendre à l'Hôtel de ville de CAMBRAI où se tient depuis le 18 septembre et jusqu'au 26 septembre une « Semaine harkie » organisée par M. le député-maire François-Xavier VILLAIN. Durant cette semaine les élèves de tous les lycées et collèges de la ville ont été invités à découvrir la véritable histoire des Harkis grâce à 4 expositions réalisées avec la DMPA. Malheureusement l'agenda de M. le Ministre ne lui permettra pas de se rendre à CAMBRAI, ni à l'inauguration de la plus grande Stèle en Hommage aux Harkis à JOUQUES. Cette belle revue mensuelle qui dépend du ministère, n'a consacré depuis 2001, en 12 ans, que quelques articles à l'Armée d'Afrique et aux Harkis. JPN propose que la revue « Les Chemins de la Mémoire » consacre un numéro spécial « 25 septembre 2012, pour marquer la reconnaissance par le Président de la République de la responsabilité de l'Etat français dans l'abandon et le massacre des Harkis et de leurs familles ? En 2013, la France va commémorer le 70 e anniversaire la libération de la Tunisie française, de la Corse et la reconquête de l'Italie par le Corps Expédition Français d'Italie, dirigé par le général JUIN, pied-noir né à Bône, composé essentiellement de 175.000 Pieds-noirs et de Français musulmans. En 1943, Alger devient la capitale de la France combattante. En 2014, la France va commémorer le 70 e anniversaire du débarquement de Provence et la libération avec les Alliés de Toulon, Marseille, Lyon, Dijon, Strasbourg et de toute l'Alsace... par la 1 ère Armée française qui plantera ses drapeaux victorieux sur le 19 mars 1945 sur les bords du Rhin. Pour répondre au vœux de M. le Ministre, JPN demande que 2013 – 2014 soient deux années à la Gloire de l'Armée d'Afrique et des 400.000 Pieds-noirs et français musulmans qui la composaient pour l'essentielle. JPN propose que la revue « Les Chemins de la Mémoire » consacre une série de numéros à l'Armée d'Afrique, aux Troupes coloniales et aux Harkis durant cette période.

Un impératif de transparence totale sur la représentativité des Associations et sur leurs activités réelles et leur financement par l'Etat

Plusieurs intervenants ont demandé comment avaient été invités les participants à la réunion du 18 septembre, s'interrogeant sur qui représente quoi et qui ? Combien d'adhérents ont les associations, quelles sont leurs activités réelles, quelles subventions touchent-elles ? M. le Ministre a répondu que la gestion des Associations n'était pas dans son champ de responsabilités et que l'Etat, plus particulièrement en France, se trouvait confronté au problème de la représentativité associative dans bien d'autres domaines, comme les syndicats où seulement 8% des Français sont syndiqués alors qu'en Suède le taux est 90%. M. le Ministre a conseillé aux associations de se regrouper, de se fédérer pour faire poids face à l'Etat. En ce qui concerne les dépenses, M. le Ministre a cité l'usage incertains des fonds de la Fondation de la Mémoire qui dispose désormais de 6 millions d'euros. Comment sont-ils utilisés ? Pour le ministre, une clarification s'impose . Propositions JPN   : M. le Ministre ne pourrait-ils pas, dans un premier temps, demander à ses services, comme la loi y oblige chaque administration, de publier les comptes de la MIR, de l'ANIFOM et de la FONDATION de la MEMOIRE et les subventions données par ces instances, par les autres ministères et les collectivités territoriales aux Associations de rapatriés ? Des associations d'enfants de Harkis, inexistantes avant 2003, ont reçu depuis quelques années plusieurs des dizaines milliers d'euros (voire même des centaines de milliers d'euros semble-t-il) des pouvoirs publiques, des collectivités territoriales et de dizaines de « sponsors » publiques ou privés. Leurs responsables, souvent restés silencieux durant des décennies dans la défense des Harkis, monopolisent les médias et, pour la première fois lors de la réunion du 18 septembre, certains ont été invités. Plusieurs intervenants ont demandé que toute la transparence soit faite sur le monde associatif qui peut être l'enjeu de toutes les manipulations par des groupes de pression, par l'argent et les médias. JPN a proposé par courriel la réalisation d'un « LIVRE D'OR » des représentants associatifs . Une édition d'un annuaire des Associations et de leurs représentants avait été réalisée en 1965. Estimation du budget du projet JPN : 3500 euros la une réalisation en 2 mois d'une version Internet accessible aux 420.000 familles de Français rapatriés.

Pour Kader ARIF, il faudrait faire émerger une nouvelle élite de la communauté harkie.

C'est un des point évoqué avec insistance par M. le Ministre. Ne faut-il pas faire émerger et valoriser les réussites de Harkis et de leurs d'enfants actuellement anonymes ? Pour lui, il n'y a pas que de « pauvres » harkis mais aussi quelques beaux exemples de succès. Pour les participants la priorité reste plus l'emploi des jeunes non qualifiés défavorisés par leur séjour prolongé dans les camps-ghettos que la promotion d'une petite élite qui a déjà réussi et qui est capable par ses propres moyens de progresser. M. Kader ARIF souligne l'importance de la volonté individuelle de réussir. Et que pour réussir, il fallait se battre. M. le Ministre n'en est-il pas d'ailleurs l'un des plus beaux exemples ? Propositions JPN : l'idée de M. le Ministre apparaît comme intéressante si elle englobe l'ensemble des personnalités et des célébrités d'hier et d'aujourd'hui de la communauté des Français Rapatriés d'Algérie, du Maroc, de Tunisie et des anciens territoires sous souveraineté française . JPN propose à M. le Ministre de réaliser un «  WHO'S WHO des Français Rapatriés » sur le modèle du Livre d'Or de l'Algérie 1937, ancêtre de notre actuel WHO' WHO, dont un exemplaire a été remis gracieusement à Mme Kheira DRISSI lors de notre entrevue du 30 août au Ministère. JPN a travaillé durant deux années avec la société de M. Antoine HEBRARD, Président l'actuel WHO'S WHO in France. Ce travail a permis de créer une base de données de 2000 personnalités décédées et de 2000 personnalités en activités. A titre d'exemple, la biographie de M. Kader ARIF est déjà dans l'édition du WHO'S WHO depuis plusieurs années (voir ci-dessous). Estimation du projet « WHO' WHO AFN » JPN : de 25 à 30.000 euros. Question au Ministre : depuis plusieurs mois, il n'y a pas votre biographie officielle sur site officiel de votre Ministère, et votre agenda n'est pas disponible comme celui du Chef de l'Etat, du Premier ministre et des autres ministres. Ces rubriques seront-elles prochainement renseignées ?

UN BEL EXEMPLE DE REUSSITE : M. KADER ARIF, FILS DE HARKI

M. Kader ARIF favorable à une réciprocité indispensable dans les relations France-Algérie. Le prochain voyage du Chef de l'Etat en Algérie

devrait marquer une amélioration pour la libre circulation des Harkis.

M. le Ministre a fait remarquer, en prenant toutes les précautions « diplomatiques » que cela exige, que nos « amis algériens » avaient mis une sourdine en France, comme en Algérie, aux commémorations du 50 e anniversaire de l'indépendance, notamment durant la période électorale. Ils n'ont pas mis de l'huile sur le feu. Une nouvelle génération arrive qui n'a pas connue la guerre civile d'Algérie de 1954-62. C'est un point important avant le voyage, d'ici la fin de l'année (semble-t-il fin octobre ou début novembre) du Président de la République que M. le Ministre accompagnera pour y voir son homologue algérien afin d'aborder le problème récurrent de la libre circulation des Harkis entre la France et l'Algérie et de ceux qui désirent être inhumés dans leur terre natale . Une nouvelle étape des relations France-Algérie, notamment dans le domaine économique, semble s'annoncer avec la disparition (comme pour les Harkis de la 1 e génération) des anciens du FLN. Les intervenants demandent à ce que la règle de réciprocité soit la base des échanges avec l'Algérie . Actuellement les anciens terroristes du FLN, condamnés par la justice française puis amnistiés, peuvent circuler librement entre la France et l'Algérie alors que leurs victimes Harkis ne le peuvent pas. M. Kader ARIF estime qu'en effet cela devrait être la base des échanges entre les deux pays et qu'il le demandera . Les participants font remarquer que la « reconstruction » d'une relation apaisée entre les deux rives de la méditerranée ne pourra se faire que par la reconnaissance de la Vérité historique de chaque côté. Ne faudrait-il pas qu'une délégation de Harkis accompagne le Président de la République lors de son voyage en Algérie  ? M. Kader ARIF y est favorable. Propositions JPN propose au gouvernement qu'un geste d'amitié « franco-algérienne » envers nos morts serait de « rapatrier » le Monument aux Morts d'Alger , réalisé par le sculpteur Paul LANDOWSY, qui est actuellement masqué par une chape de béton facilement destructible. Sous M. FALCO, une commission Etat/Rapatriés a déjà analysé les possibilités de retour de ce monument où sa reconstruction à Paris. Budget : de l'ordre de 3 à 6 millions d'euros en fonction de la solution retenue. Pourquoi le gouvernement ne demanderait-il, en réciprocité de la plaque apposée par la Mairie de Paris pour les victimes FLN du 17 octobre 1961, alors que la France était encore en guerre contre cette organisation terroriste, qu'une plaque commémorative soit apposée sur la Grande Poste d'Alger en mémoire des victimes du massacre de la rue d'Isly du 26 mars 1962 ? En effet, l'Etat algérien actuel n'est pour rien responsable de ce massacre effectué sur ordre du pouvoir français par l'armée française restée légale. Une délégation des familles des victimes du 26 mars 1962 ne pourrait-elle pas accompagner le Chef de l'Etat François HOLLANDE a Alger lors de son prochain voyage ?

En conclusion, tous les participants reconnaissent que le drame des Harkis et de leurs familles doit être abordé sur le plan humain sans volonté de récupération politique ou autre. Leur souffrance ne doit pas être l'enjeu des intérêts de pouvoir de la droite comme de gauche. Il y a d'ailleurs aujourd'hui un consensus national UMP-PS-FN, soit de 80 % des électeurs. Plus personne ne nie la réalité de l'abandon volontaire des Français d'Algérie, selon l'expression même du Président de la République François HOLLANDE . Rien ne s'oppose plus au vote d'une loi de reconnaissance de la responsabilité de l'Etat dans l'abandon des Français rapatriés. Les participants espèrent que le Chef de l'Etat honorera le 25 septembre ses engagements et comptent sur le gouvernement et les Parlementaires pour les concrétiser par une loi. Comme l'a demandé M. le Ministre, ils sont prêts à poursuivre le « combat » qu'ils mènent depuis 50 ans pour que Vérité et Justice leur soit enfin rendue.

---------------------------------- 2012 - Réunion du 18 septembre Kader ARIF ------------------------------

UNE EXCLUSIVITE JEUNE PIED-NOIR !

COMPTE RENDU SYNTHETIQUE DE LA REUNION HARKIS DU 18 SEPTEMBRE 2012

rédigé par JPN et diffusé le 25 septembre 2012 à 11 heures 

L'objet de cette réunion était « d'évoquer la préparation de la Journée du 25 septembre en hommage aux Harkis ». M. le Ministre était accompagné de M. Guy BONO, Chef de Cabinet, et de ses deux conseillers « rapatriés » : M. Serge BARCELLINI, bien connu depuis les années 1980-90 des anciens Harkis et représentants d'associations de Rapatriés, et de la très jeune Mme Kheira DRISSI, qui découvre l'univers complexe du monde des « Rapatriés ». M.Kader ARIF a été le seul à exposer son point de vue personnel et à répondre aux questions. Une cinquantaine de représentants des Associations Harkis, de leurs enfants et de leur amis étaient présents. L'heure tardive de convocation, 19h, n'a permis qu'à une dizaine d'entre eux de poser des questions et faire part de leur point de vue au ministre, durant une heure et demi. La fin de la réunion a été confuse, chacun voulant s'exprimer alors qu'aucun micro n'était disponible. Il a donc été matériellement impossible de faire des propositions concrètes au Ministre. Ce compte rendu n'a pas pour ambition de retranscrire les propos échangés. Compte tenu de l'unanimité des attentes exprimées par les différents intervenants Harkis et amis, la synthèse ci-dessous a été faite en fonction des thèmes évoqués et de leur priorité comme l'a demandé M. le Ministre. Cette présentation est en effet plus pratique à utiliser dans la suite des relations des Associations avec l'Etat. Les engagements personnels de M. Kader ARIF apparaissent en gras. Les propositions faites sur place au Ministre, celles qui nous sont parvenues depuis la réunion et celles que JPN a déjà transmises au Ministre, apparaissent soulignées . D'autres vont suivre en fonction des annonces ou non du Ministre lors de la 12 e cérémonie en Hommage aux Harkis, à laquelle le Président de la République M. François HOLLANDE, étant à l'ONU, ne pourra pas participer, comme il n'a pas pu participer aux 11 cérémonies précédentes.

Nous ignorons si un compte rendu officiel a été prévu par M. le Ministre et ses conseillers. Si ce n'est pas le cas, nous serons très heureux de publier les corrections et remarques qu'il voudra bien nous faire parvenir. Les participants et destinataires sont invités à nous faire part aussi de leurs éventuels ajouts et propositions concrètes. Plus de 50 ans après notre exode forcé, alors que la 1 e génération disparaît, l'important est d'apporter des solutions concrètes rapides aux problèmes humains que posent encore l'abandon et le massacre des Harkis prémédités par les gouvernements français de 1962. N'hésitez pas à nous contacter par courriel ou téléphone pour tout complément d'information. Le Chef de l'Etat souhaite que la France devienne une « République exemplaire », « transparente » et animée par les principes de « Vérité, de Justice et de Confiance ». Il appartient aux membres du gouvernement et des administrations françaises de montrer l'exemple. En introduction à la réunion du 18 septembre, notre compatriote Kader ARIF a affirmé qu'il n'entend pas parler la « langue de bois » et il a invité les Harkis à suivre son exemple en affirmant, comme le général Edmond JOUHAUD, que « la vie est un combat », et qu'il continuera à se battre pour réussir comme il l'a fait à ce jour. La journée du 25 septembre 2012 sera, nous l'espérons, l'aboutissement du juste combat mené depuis 50 ans des Harkis et de leur amis pour obtenir la « Vérité » et la « Justice » annoncées par le Chef de l'Etat. Ils attendent que leur compatriote les aident pour faire aboutir le 25 septembre leur légitime attente de reconnaissance des drames qu'ils ont vécus. Bien cordialement. Bernard COLL : 06 80 21 78 54 – jeunepiednoir@wanadoo.fr

NOTA : LA LISTE DES PARTICIPANTS PEUT ETRE OBTENUE AUPRES DE

Mme Kheira DRISSI – Tel ligne direct : 01 44 42 13 36 – Secrétariat : 01 44 42 10 30 - Courriel : kheira.drissi@defense.gouv.fr

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Points abordés lors de la réunion du 18 septembre 2012

M. Kader ARIF reconnaît que la priorité des priorités c'est la reconnaissance de la responsabilité de l'Etat français de 1962 dans l'abandon et le massacre des Harkis,  dans les conditions de leur réclusion dans des camps de la honte en France et dans l'oubli  des « prisonniers de guerre » emprisonnés en Algérie après 1962. Sans oublier les Harkis européens écartés des dispositions légales. 

Cette légitime attente, devenue la priorité de la communauté N°1 de tous les Français rapatriés depuis la journée historique du 22 septembre 1995 au Sénat où elle fut demandée pour la première fois, a été la revendication récurrente de la réunion du 18 septembre. Sans cette reconnaissance du Chef de l'Etat, officialisée par une loi, les autres attentes ne trouveront, comme durant ces 50 dernières années, que des solutions partielles. Les participants ont demandé non pas une « repentance » mais une « reconnaissance » des faits historiques de leur «abandon volontaire » selon l'expression même de M. François HOLLANDE. Cette reconnaissance de la responsabilité de l'Etat doit être exprimée par la Nation par une loi . M. le Ministre Kader ARIF a reconnu en fin de réunion que s'il y avait à transmettre un seul message au Chef de l'Etat, c'était celui-ci . Propositions JPN  : Il s'agit de la reconnaissance d'une réalité historique démontrée par les faits et documents officielle que plus personne ne conteste. Les Associations demandent la création le plus rapidement possible d'une commission Gouvernement/Parlement/Rapatriés pour la préparation de cette loi et l'étude de son financement. Tous les éléments pour sa rédaction rapide existent depuis les débats parlementaires préparatoires à la loi du 23 février 2005 et le rapport du CES de décembre 2007. JPN demande l'ouverture des archives des interrogatoires des 1300 « prisonniers de guerre » rescapés des bagnes algériens entre 1963 et 1977 actuellement déposés au Fort de Vincennes et auquel seul le Ministre a accès. Ces dossiers, établis par les Services spéciaux français , dirigés alors par le commandant FRANCOIS qui recueillait les rescapés, comportent d'importantes informations sur les disparus européens et sur les auteurs des crimes contre les Harkis et leurs familles. Les 42 Associations de la campagne  « 2008-2012, Vérité et Justice pour les Français rapatriés » dispose d'un dossier complet et de propositions concrètes pour la rédaction

de la loi qu'elle peuvent présenter à M. le Ministre dès que son agenda le lui permettra. Faute de temps, le sort des Harkis européens n'a pu être évoqué . Ils ont été écartés des lois de 1986, 1994 et 2005 uniquement en fonction de leur qualité ethnique alors qu'ils avaient bien le statut de Harkis. Cette injustice, violant les lois actuelles sur la référence à une origine ethnique, doit être réparée.

Le sort des Harkis et de leurs familles restés en Algérie spoliés de leur nationalité française au mépris des Droits de l'Homme (article 15 de la déclaration universelle)

Les participants demandent à M. le Ministre de faciliter la reconnaissance de la nationalité française aux enfants de Harkis contraints de rester en Algérie et qui regagnent actuellement la France. Privés par l'Etat français de leur nationalité française par les « accords » d'Evian du 19 mars 1962 (au mépris de l'article 15 de la déclaration universelle des Droits de l'Homme), le règlement de leurs dossiers est actuellement très long, parfois plus de 10 ans. N'est-il pas possible d'accélérer la procédure de retour à la nationalité française pour les enfants de Harkis « Morts pour la France »  ? M. le Ministre demande que les dossiers lui soient adressé directement . Propositions JPN - Faute de temps la reconnaissance du titre de « prisonniers de guerre » pour les Harkis restés les prisons du FLN pour certains jusqu'en 1977, voire plus, n'a pu être abordé. Nous joignons à ce compte rendu l'appel du président de leur association, notre ami A. Zerga qui n'a pas été convié à la réunion   :   « Il y a quand même un grand problème que personne ne soulève et aucune association n'en parle dans les revendications adressées aux CHEFS D'ETAT.  Je veux parler des harkis qui n'ont pas eu la chance de traverser la méditerranée et de transiter dans les camps de Larzac, Rivesaltes, etc....Les harkis qui ont été désarmés, abandonnés et livrés aux bourreaux du FLN, les camps de LARZAC et les autres sont considérés pour eux comme  des camps du club    " MED "  Pour ceux qui ont vu à la télé  les documents sur " AUSWITCH" , c'est exactement à l'identique dans les camps des prisonniers du FLN ( Viols des femmes devant leurs maris,  viols des harkis, bouteilles dans le cul,  tu as soif tu boiras de l'eau savonneuse, la gégène, l'humiliation par la population- harkis attachés au sol pour que l'on pisse dessus avec des jets des excréments  et  si la vie est à sa fin, le harki finiras par être tué.  Résultat c'est de cette manière qu'aujourd'hui les historiens parlent de: 75.000 ou de 150.000 tués . Alors chers amis, vous êtes en ce moment en train de préparer la liste des revendications à présenter au Chef de l'Etat n'oubliez pas d'ajouter pour les harkis anciens prisonniers du FLN : L 'ATTRIBUTION DU STATUT DE PRISONNIER DE GUERRE   comme leurs camarade du Vietminh qui nous coutera pas grand-chose à l'Etat.    "    AUCUNE  NATION  NE LIVRE SON  ARMEE  A  L'ENNEMI,  LA FRANCE  L' A   FAIT " . Merci cher ami.   Le président de l' A.N.A.C.H.P.G.A.  - A.ZERGA - LE MUY » . La loi de reconnaissance et de réparation devra intégrer cette demande.

M. Kader ARIF reconnaît l'inefficacité et l'échec de la MIR, présidée par M. BACHY et pose la question de l'avenir de la Fondation de la Mémoire de la « guerre » d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie. Il promet cohésion et efficacité en 2013 sans préciser la date.

Les choses sont « en panne », « ça ne marche pas » pour reprendre l'expression du Ministre qui a demandé au gouvernement d'assumer la pleine charge de sa fonction de Ministre des Français rapatriés en réunissant les services actuellement dispersés entre plusieurs ministères que le MIR devait normalement coordonner. Après 5 années d'échec, le bilan est là. La MIR va disparaître, M. Renaud BACHY, son président depuis 2007, n'était d'ailleurs pas convié à la réunion du 18 septembre, preuve de son inutilité s'il était encore nécessaire de le démontrer. M. le Ministre a annoncé une clarification en 2013, sans préciser le mois, et une participation active des associations dans les prochaines instances . Propositions JPN   : la non décision de suppression immédiate de la MIR paraît des plus surprenante compte tenu de l'urgence. Sur quels services va en effet s'appuyer M.le Ministre entre temps ? Depuis plusieurs mois M. BACHY, qui est aussi Directeur général de l'ANIFOM, poursuit son travail de démantèlement de cette instance. Le gouvernement en est informé depuis le mois de juin. JPN a demandé par courriel et lettres recommandées à M. le Ministre de bien vouloir clarifier cette situation dans les meilleurs délais. Sans réponse à ce jour. Les Français rapatriés doivent savoir vite à qui ils doivent adresser leurs dossiers. JPN propose pour avoir immédiatement un service opérationnel que le personnel qualifié de la MIR soit intégré au Ministère des Anciens combattants et des Français Rapatriés et que M. le Ministre s'appuie sur le personnel compétent de l'ANIFOM dirigé par Mme Annie TUYERAS. Pour disposer d'un conseil compétent immédiat, ne faudrait- il pas que M. le Ministre consulte les nombreux Ministres, Secrétaires d'Etat, Délégués et Présidents de Mission aux Rapatriés qui l'ont précédé et les anciens Directeurs de l'ANIFOM en choisissant ceux reconnus pour leur activité positive et réelle comme André SANTINI, Maurice BENASSAYAG, Hamlaoui MEKACHERA, Marc DUBOURDIEUX et Alain VAUTHIER? En capitalisant sur la compétence, le savoir-faire de ces personnalités reconnues des Français rapatriés, le gouvernement ne fera-t-il pas de sérieuses économies de temps et d'argent ? En attendant une décision du Premier ministre Jean-Marc AYRAULT, M. Kader ARIF a demandé que tous les dossiers soient désormais adressés à son nom. Voici donc ses coordonnées et celles de ses collaborateurs. Il s'engage personnellement à ce que tous les dossiers soient examinés même s'il ne peut pas y apporter de réponse dans l'immédiat. M. le Ministre ayant confirmé qu'il a la charge du dossier « rapatriés », est-il envisagé, afin que tous les Français rapatriés et l'opinion publique en soient informés, que cette responsabilité apparaisse dans son titre de Ministre délégué aux Anciens combattants et aux Français rapatriés  ?

A diffuser à 420.000 familles de Français rapatriés spoliés en attente la «Vérité » et de la « Justice » annoncées par le Chef de l'Etat.

ADRESSES UTILES

M. Kader ARIF

Ministre délégué aux Anciens Combattants et aux Français rapatriés

37, rue de Bellechasse – 75007 Paris – Tel standard : 01 44 42 10 00

Tel de son secrétariat particulier : 01 44 42 10 01 - courriel : natalia.malavasi@defense.gouv.fr 

CABINET DU MINISTRE

Directeur de Cabinet : Maurice BRAUD

Directeur adjoint de Cabinet : Pascal PIAT

     Chef de Cabinet : Guy BONO

CONSEILLERS « RAPATRIES » DU MINISTRE

M. Serge BARCELINI (que les anciens connaissent bien du temps de Maurice BENASSAYAG, en 1988-89)  – Tel : 01 44 42 13 77

Courriel : serge.barcelini@defense.gouv.fr

Mme Kheira DRISSI , conseiller rapatriés du ministre – Tel ligne direct : 01 44 42 13 36 – Secrétariat : 01 44 42 10 30

Courriel : kheira.drissi@defense.gouv.fr

Toutes les adresses mail sont sur le format : prenom.nom@defense.gouv.fr

M. Kader ARIF est aussi conscient de mesures urgentes humanitaires pour les plus défavorisés : 1 e génération, veuves, emploi et retraite pour la 2 e  génération, jeunes de la 3 e génération sans emploi, surendettement...  Une aide indispensable immédiate s'impose pour ces victimes de l'Etat français.

La première urgence ce sont les anciens mis en difficultés par des ressources insuffisantes : de 400 à 700 euros par mois et les veuves ne recevant que 450 euros maximum par mois. Plus de 50 ans après, pour la 2 e génération commence à se poser le problème d'une retraite décente pour les personnes restées des années sans emploi ou au chômage. Beaucoup de Harkis ont dû s'endetter pour assurer une existence digne à leurs familles. Certains n'ont pas compris l'option proposée par la loi de 2005 entre les 30.000 euros et le rente viagère. L'urgence, c'est aussi les jeunes de la 3 e génération ayant eu une scolarité faussée par les camps, les adultes de la 2 e génération encore en âge de travailler et ceux proches de la retraite après des années de chômage pour certain. L'échec du plan emploi « animé » durant 5 ans par M. Renaud BACHY sans résultats tangibles montre qu'il faut trouver d'autres solutions comme l'a déjà demandé JPN au M. le Min is tre par des emplois réservés dans la fonction publiques (EN, Préfectures, ministères, ministères, armée), les collectivités locales (Hôpitaux, mairies...) et, pourquoi pas, les entreprises privées pour les « oubliés » de l'Histoire. Notamment par un quota « Enfants de Harkis » dans les 150 000 emplois d'avenir annoncés par le gouvernement. L'ONAC peut jouer un rôle important dans cette action suite au premier recensement des enfants de Harkis à la recherche d'un emploi. Propositions JPN . Il s'agit d'une prise de conscience nationale qui ne pourra avoir lieu qu'avec la reconnaissance par la Nation des traitements inhumains subis par les Harkis et leurs familles dans les camps-ghettos de la honte et par 50 années de la politique d'oubli des gouvernements français depuis 1962. JPN propose qu'une campagne médiatique soit assurée par l'Etat pour sensibiliser les Administrations et les Entreprises et qu'une émission de télévision sur une chaine publique soit créée pour les Français rapatriés .

Injures envers les Harkis, application de l'article 5 de la loi du 23 février 2005

Les participants font remarquer au Ministre que la loi actuelle n'est pas appliquée (les Harkis ont encore été insultés lors d'un récent colloque à Paris sans interventions des organisateurs), si elle est d'ailleurs applicable. C'est à l'Etat de veiller à ce que les Harkis et leurs familles soient respectés comme citoyens français. M. le Ministre s'interroge : les enfants de Harkis et enfants d'immigrés algériens sont-ils identiques ? Ils ont souvent les mêmes prénoms et noms qui sont parfois encore un obstacle. Faut-il revendiquer encore pour la 4 e et 5 e génération l'appartenance à la communauté harkie où constituer un ensemble se fondant dans la communauté nationale ? L a disparition et l'abandon du terme Harkis, 50 ans après, ne serait-elle pas une solution pour éviter les conflits ? Pour les participants, Harkis et « Beurs » ne peuvent être assimilés. Les Harkis ont fait le bon choix : celui de la France. Leurs enfants en sont fiers et sont prêts à se battre pour Elle si nécessaire. Nombreux sont les enfants de Harkis engagés dans l'Armée française. Les Harkis et leurs enfants doivent être traités en fonction de leurs sacrifices pour la France. Propositions JPN  : JPN demande aux associations de faire connaître au Ministre les cas d'injures publiques faites aux Harkis.

Pour M. Kader ARIF, la défense de la mémoire des Harkis est un devoir de mémoire national

Tout en étant contre les lois mémorielles, M. le Ministre a insisté sur l'importance de la défense de la Mémoire harkie, 50 ans après les massacres, l'exode et les conditions d'isolement dans les camps de la honte. Il ne peut y avoir, selon lui, de « mémoire officielle ». Il faut la « construire ensemble » . Cette mémoire doit-elle être partagée avec celles des immigrés algériens ? Est-ce là un moyen d'apaiser les mémoires pour « mieux vivre ensemble »  ? Faut-il que les Harkis et les Beurs partagent leur passé commun ? Les Harkis doivent-ils encore revendiquer leur spécificité où doivent-ils être simplement des Français comme les autres et rentrer dans le droit commun ? Autant de questions qu'a librement posées M. Kader ARIF, affirmant qu'on n'appartient pas à la Nation quand on appartient pas à sa mémoire collective . Il faut, a-t-il, insisté rappeler l'engagement et les sacrifices des Français arabes et berbères durant les guerres 1914-18, 39-45 en Indochine et en Algérie. Tout le monde est d'accord, lui compris, sur l'inutilité d'une « repentance » pour l'abandon et le massacre des Harkis. Il s'agit d'une reconnaissance de la responsabilité de l'Etat qui pourrait se faire, selon lui, sans loi, comme pour nos compatriotes juifs . Les participants font la remarque que la reconnaissance de ces responsabilités criminelles par l'Etat doivent être réparées matériellement. Dans ce cas, seule une loi permet de le faire compte tenu du nombre de victimes et d'ayants droits (420.000 familles ont été spoliées par l'Etat français selon l'ANIFOM).   Propositions JPN . Le droit commun, les harkis, et d'une manière plus générale tous les Rapatriés, en ont été privé durant 50 ans par tous les gouvernements français. Les question soulevées par le Ministre ont leurs réponses, selon Jeune Pied-Noir, dans la reconnaissance de la Vérité historique et dans l'actualité que vit aujourd'hui la France sous la menace d'un terrorisme qui s'apparente malheureusement à celui connu en Algérie de 1954 à 1962. Les « mémoires » qui ne se rattachent pas à des faits historiques irréfutables peuvent être l'objet de toutes les manipulations, surtout 50 ans après. Les Harkis ont fait le bon choix, celui de la France et leurs enfants en sont fiers. Comme l'actualité vient tristesse de nous le montrer encore, lors de la cérémonie du 19 septembre aux Invalides, présidé par François HOLLANDE, les parents et les enfants des « Morts pour la France » et ceux qui risquent leur vie au nom de la France comme soldats ou civils, ont des droits sur nous comme l'avait déjà souligné Georges CLEMENCEAU. Jeune Pied-Noir demande à M. le Ministre la création d'un groupe de travail avec le Ministère de l'Education Nationale pour qu'un enseignement de l'Histoire des Harkis soient fait dans les Lycées et Collèges. Nous l'avons invité à se rendre à l'Hôtel de ville de CAMBRAI où se tient depuis le 18 septembre et jusqu'au 26 septembre une « Semaine harkie » organisée par M. le député-maire François-Xavier VILLAIN. Durant cette semaine les élèves de tous les lycées et collèges de la ville ont été invités à découvrir la véritable histoire des Harkis grâce à 4 expositions réalisées avec la DMPA. Malheureusement l'agenda de M. le Ministre ne lui permettra pas de se rendre à CAMBRAI, ni à l'inauguration de la plus grande Stèle en Hommage aux Harkis à JOUQUES. Cette belle revue mensuelle qui dépend du ministère, n'a consacré depuis 2001, en 12 ans, que quelques articles à l'Armée d'Afrique et aux Harkis. JPN propose que la revue « Les Chemins de la Mémoire » consacre un numéro spécial « 25 septembre 2012, pour marquer la reconnaissance par le Président de la République de la responsabilité de l'Etat français dans l'abandon et le massacre des Harkis et de leurs familles ? En 2013, la France va commémorer le 70 e anniversaire la libération de la Tunisie française, de la Corse et la reconquête de l'Italie par le Corps Expédition Français d'Italie, dirigé par le général JUIN, pied-noir né à Bône, composé essentiellement de 175.000 Pieds-noirs et de Français musulmans. En 1943, Alger devient la capitale de la France combattante. En 2014, la France va commémorer le 70 e anniversaire du débarquement de Provence et la libération avec les Alliés de Toulon, Marseille, Lyon, Dijon, Strasbourg et de toute l'Alsace... par la 1 ère Armée française qui plantera ses drapeaux victorieux sur le 19 mars 1945 sur les bords du Rhin. Pour répondre au vœux de M. le Ministre, JPN demande que 2013 – 2014 soient deux années à la Gloire de l'Armée d'Afrique et des 400.000 Pieds-noirs et français musulmans qui la composaient pour l'essentielle. JPN propose que la revue « Les Chemins de la Mémoire » consacre une série de numéros à l'Armée d'Afrique, aux Troupes coloniales et aux Harkis durant cette période.

Un impératif de transparence totale sur la représentativité des Associations et sur leurs activités réelles et leur financement par l'Etat

Plusieurs intervenants ont demandé comment avaient été invités les participants à la réunion du 18 septembre, s'interrogeant sur qui représente quoi et qui ? Combien d'adhérents ont les associations, quelles sont leurs activités réelles, quelles subventions touchent-elles ? M. le Ministre a répondu que la gestion des Associations n'était pas dans son champ de responsabilités et que l'Etat, plus particulièrement en France, se trouvait confronté au problème de la représentativité associative dans bien d'autres domaines, comme les syndicats où seulement 8% des Français sont syndiqués alors qu'en Suède le taux est 90%. M. le Ministre a conseillé aux associations de se regrouper, de se fédérer pour faire poids face à l'Etat. En ce qui concerne les dépenses, M. le Ministre a cité l'usage incertains des fonds de la Fondation de la Mémoire qui dispose désormais de 6 millions d'euros. Comment sont-ils utilisés ? Pour le ministre, une clarification s'impose . Propositions JPN   : M. le Ministre ne pourrait-ils pas, dans un premier temps, demander à ses services, comme la loi y oblige chaque administration, de publier les comptes de la MIR, de l'ANIFOM et de la FONDATION de la MEMOIRE et les subventions données par ces instances, par les autres ministères et les collectivités territoriales aux Associations de rapatriés ? Des associations d'enfants de Harkis, inexistantes avant 2003, ont reçu depuis quelques années plusieurs des dizaines milliers d'euros (voire même des centaines de milliers d'euros semble-t-il) des pouvoirs publiques, des collectivités territoriales et de dizaines de « sponsors » publiques ou privés. Leurs responsables, souvent restés silencieux durant des décennies dans la défense des Harkis, monopolisent les médias et, pour la première fois lors de la réunion du 18 septembre, certains ont été invités. Plusieurs intervenants ont demandé que toute la transparence soit faite sur le monde associatif qui peut être l'enjeu de toutes les manipulations par des groupes de pression, par l'argent et les médias. JPN a proposé par courriel la réalisation d'un « LIVRE D'OR » des représentants associatifs . Une édition d'un annuaire des Associations et de leurs représentants avait été réalisée en 1965. Estimation du budget du projet JPN : 3500 euros la une réalisation en 2 mois d'une version Internet accessible aux 420.000 familles de Français rapatriés.

Pour Kader ARIF, il faudrait faire émerger une nouvelle élite de la communauté harkie.

C'est un des point évoqué avec insistance par M. le Ministre. Ne faut-il pas faire émerger et valoriser les réussites de Harkis et de leurs d'enfants actuellement anonymes ? Pour lui, il n'y a pas que de « pauvres » harkis mais aussi quelques beaux exemples de succès. Pour les participants la priorité reste plus l'emploi des jeunes non qualifiés défavorisés par leur séjour prolongé dans les camps-ghettos que la promotion d'une petite élite qui a déjà réussi et qui est capable par ses propres moyens de progresser. M. Kader ARIF souligne l'importance de la volonté individuelle de réussir. Et que pour réussir, il fallait se battre. M. le Ministre n'en est-il pas d'ailleurs l'un des plus beaux exemples ? Propositions JPN : l'idée de M. le Ministre apparaît comme intéressante si elle englobe l'ensemble des personnalités et des célébrités d'hier et d'aujourd'hui de la communauté des Français Rapatriés d'Algérie, du Maroc, de Tunisie et des anciens territoires sous souveraineté française . JPN propose à M. le Ministre de réaliser un «  WHO'S WHO des Français Rapatriés » sur le modèle du Livre d'Or de l'Algérie 1937, ancêtre de notre actuel WHO' WHO, dont un exemplaire a été remis gracieusement à Mme Kheira DRISSI lors de notre entrevue du 30 août au Ministère. JPN a travaillé durant deux années avec la société de M. Antoine HEBRARD, Président l'actuel WHO'S WHO in France. Ce travail a permis de créer une base de données de 2000 personnalités décédées et de 2000 personnalités en activités. A titre d'exemple, la biographie de M. Kader ARIF est déjà dans l'édition du WHO'S WHO depuis plusieurs années (voir ci-dessous). Estimation du projet « WHO' WHO AFN » JPN : de 25 à 30.000 euros. Question au Ministre : depuis plusieurs mois, il n'y a pas votre biographie officielle sur site officiel de votre Ministère, et votre agenda n'est pas disponible comme celui du Chef de l'Etat, du Premier ministre et des autres ministres. Ces rubriques seront-elles prochainement renseignées ?

UN BEL EXEMPLE DE REUSSITE : M. KADER ARIF, FILS DE HARKI

M. Kader ARIF favorable à une réciprocité indispensable dans les relations France-Algérie. Le prochain voyage du Chef de l'Etat en Algérie

devrait marquer une amélioration pour la libre circulation des Harkis.

M. le Ministre a fait remarquer, en prenant toutes les précautions « diplomatiques » que cela exige, que nos « amis algériens » avaient mis une sourdine en France, comme en Algérie, aux commémorations du 50 e anniversaire de l'indépendance, notamment durant la période électorale. Ils n'ont pas mis de l'huile sur le feu. Une nouvelle génération arrive qui n'a pas connue la guerre civile d'Algérie de 1954-62. C'est un point important avant le voyage, d'ici la fin de l'année (semble-t-il fin octobre ou début novembre) du Président de la République que M. le Ministre accompagnera pour y voir son homologue algérien afin d'aborder le problème récurrent de la libre circulation des Harkis entre la France et l'Algérie et de ceux qui désirent être inhumés dans leur terre natale . Une nouvelle étape des relations France-Algérie, notamment dans le domaine économique, semble s'annoncer avec la disparition (comme pour les Harkis de la 1 e génération) des anciens du FLN. Les intervenants demandent à ce que la règle de réciprocité soit la base des échanges avec l'Algérie . Actuellement les anciens terroristes du FLN, condamnés par la justice française puis amnistiés, peuvent circuler librement entre la France et l'Algérie alors que leurs victimes Harkis ne le peuvent pas. M. Kader ARIF estime qu'en effet cela devrait être la base des échanges entre les deux pays et qu'il le demandera . Les participants font remarquer que la « reconstruction » d'une relation apaisée entre les deux rives de la méditerranée ne pourra se faire que par la reconnaissance de la Vérité historique de chaque côté. Ne faudrait-il pas qu'une délégation de Harkis accompagne le Président de la République lors de son voyage en Algérie  ? M. Kader ARIF y est favorable. Propositions JPN propose au gouvernement qu'un geste d'amitié « franco-algérienne » envers nos morts serait de « rapatrier » le Monument aux Morts d'Alger , réalisé par le sculpteur Paul LANDOWSY, qui est actuellement masqué par une chape de béton facilement destructible. Sous M. FALCO, une commission Etat/Rapatriés a déjà analysé les possibilités de retour de ce monument où sa reconstruction à Paris. Budget : de l'ordre de 3 à 6 millions d'euros en fonction de la solution retenue. Pourquoi le gouvernement ne demanderait-il, en réciprocité de la plaque apposée par la Mairie de Paris pour les victimes FLN du 17 octobre 1961, alors que la France était encore en guerre contre cette organisation terroriste, qu'une plaque commémorative soit apposée sur la Grande Poste d'Alger en mémoire des victimes du massacre de la rue d'Isly du 26 mars 1962 ? En effet, l'Etat algérien actuel n'est pour rien responsable de ce massacre effectué sur ordre du pouvoir français par l'armée française restée légale. Une délégation des familles des victimes du 26 mars 1962 ne pourrait-elle pas accompagner le Chef de l'Etat François HOLLANDE a Alger lors de son prochain voyage ?

En conclusion, tous les participants reconnaissent que le drame des Harkis et de leurs familles doit être abordé sur le plan humain sans volonté de récupération politique ou autre. Leur souffrance ne doit pas être l'enjeu des intérêts de pouvoir de la droite comme de gauche. Il y a d'ailleurs aujourd'hui un consensus national UMP-PS-FN, soit de 80 % des électeurs. Plus personne ne nie la réalité de l'abandon volontaire des Français d'Algérie, selon l'expression même du Président de la République François HOLLANDE . Rien ne s'oppose plus au vote d'une loi de reconnaissance de la responsabilité de l'Etat dans l'abandon des Français rapatriés. Les participants espèrent que le Chef de l'Etat honorera le 25 septembre ses engagements et comptent sur le gouvernement et les Parlementaires pour les concrétiser par une loi. Comme l'a demandé M. le Ministre, ils sont prêts à poursuivre le « combat » qu'ils mènent depuis 50 ans pour que Vérité et Justice leur soit enfin rendue.

------------------------------------------ 2012 - La réussite de Kader ARIF -------------------------------------

UNE REUSSITE EXEMPLAIRE !

Mais qui est donc M. Kader ARFI ? Un article révélateur de France Info du 11 novembre 2012 sur l'ascension vertigineuse de ce fils de Harki rescapé des massacres du 19 mars 1962, ancien chauffeur de Lionel Jospin et admirateur de François Mitterrand qui fit guillotiner 55 criminels du FLN durant la "guerre" d'Algérie ! Cliquez sur France Info

 

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Premier compte rendu de la réunion avec M. Kader ARIF

du mardi 18 septembre 2012 à 19 h au Ministère des Anciens combattants et des Français rapatriés

Objet : RECONNAISSANCE DE LA RESPONSABILITE DE L'ETAT FRANÇAIS DANS L'ABANDON VOLONTAIRE

DES FRANÇAIS D'AFN ET D'OUTRE-MER

Mesdames les Présidentes, Messieurs les Présidents,

Chers Compatriotes,

Nous vous prions de trouver, ci-joint, le courriel que nous venons d'adresser à M. Kader ARIF, Ministre délégué aux Anciens combattants et aux Français rapatriés suite à la réunion de travail d'hier dans les locaux du ministèreLe Président de la République M. François HOLLANDE ne sera pas présent le 25 septembre aux Invalides pour cette 12 e journée nationale en Hommage aux Harkis. Comme il ne l'a pas été lors de 11 e cérémonie. Il sera à l'ONU. M. Khader ARIF ne sera pas présent à CAMBRAI pour la semaine en « Hommage aux Harkis » organisée par cette ville. Il ne pourra pas être présent à JOUQUES pour l'inauguration du plus grand Mémorial de la Mémoire Harkis au camps du « Logis d'Anne » , le dernier hameau forestier ayant fermé en 1997 et détruit totalement en 1998. Il sera aux Etats-Unis.Vous trouverez, ci-joint, le bon de participation au jeu-concours proposé aux élèves des lycées et collèges de la ville de Cambrai qui vont se rendre du 18 au 26 septembre à l'Hôtel de ville voir 4 expositions réalisées par JPN sur l'Histoire des Harkis en collaboration avec la DMPA. Ces expositions ont déjà été présentées dans plus de 20 villes de France. Chacun peut participer à ce jeu en retournant le bulletin de participation à jeunepiednoir@wanadoo.fr ou à JPN – BP4 – 91570 Bièvres.Nous vous invitons nous faire part de cérémonies dans vos régions et aussi à consulter régulièrement notre site : http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/A J-6 de la 12 e cérémonie en Hommage aux Harkis , nous vous invitons à soutenir directement auprès des députés et sénateurs de votre circonscription , soit à titre associatif soit à titre personnel, la demande exprimée dans les 11 annonces parues dans Le Monde et Le Figaro depuis le 25 septembre 2008 grâce au soutien de 42 associations et 1700 Français de toutes origines.Votre soutien moral et financier nous est indispensable pour conclure favorable d'ici fin 2012, la campagne nationale  « 2008-2012 : Vérité et Justice pour les Français Rapatriés » . Nous vous remercions par avance de votre soutien aussi modeste soit-il. L'important est de montrer notre solidarité active avec les 420.000 familles victimes de la décolonisation.Restant à votre disposition pour tout complément d'information pouvant vous être utile, Nous vous adressons, Chers Compatriotes, nos dévouées amitiés.Et gagnons ensemble !

Taouès TITRAOUI – Elue locale - Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création

Bernard COLL, Secrétaire général - JPN -BP 4 – 91570 Bièvres - Tel : 06 80 21 78 54

Site : http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/ Courriel : jeunepiednoir@wanadoo.fr

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Objet : RE: J-6 : 12e CEREMONIE NATIONALE "HOMMAGE AUX HARKIS" - Présence ou absence du Chef de l'Etat - JPN 190912

REUNION DE PREPARATION DE LA CEREMONIE OFFICIELLE DE LA JOURNEE « HOMMAGE AUX HARKIS » DU 25 SEPTEMBRE 2012 – 19h

Ministère des Anciens Combattants et des Français Rapatriés – 37, rue de Bellechasse – 75007, Paris.

A l'attention de M. Kader ARIF,

Ministre délégué aux Anciens Combattants et aux Français Rapatriés,

Nous tenons à vous remercier de votre accueil lors de première réunion de travail d'hier. Comme vous avez pu le constater, l'unique priorité de nos compatriotes Harkis, de leurs enfants et de ceux qui se battent à leurs côtés depuis 1962,  est la reconnaissance de la responsabilité de l'Etat français dans « l'abandon volontaire » des Français d'Algérie, selon l'expression même de François HOLLANDE , les massacres prémédités qui ont suivi et les conditions d'isolement en France des survivants Harkis et Pieds-noirs. Beaucoup d'entre eux ont vécu de longues années dans les mêmes cités de transit. Comme cela a été souligné par tous les intervenants, la communauté des Français rapatriés n'attendra pas au-delà du 25 septembre pour que le Chef de l'Etat honore ses engagements , alors qu'il n'a cessé, lorsqu'il était dans l'opposition de demander à son prédécesseur de tenir son engagement solennel du 31 mars 2007 (nous tenons une copie de ses communiqués de presse à votre disposition). Comme cela a été souligné par les intervenants, seule une loi permettra les justes réparations des préjudices moraux et matérielles subis par les victimes des « gouvernements français » depuis 1962,  selon les termes même du Président de la République dans sa lettre à Jeune Pied-Noir du 24 janvier 2012. Vous nous avez indiqué que cette question allait au-delà de votre responsabilité et que le contenu de votre allocution du 25 septembre était en cours d'élaboration à l'Elysée avec l'aide des conseillers du Chef de l'Etat et du Premier ministre. Cela paraît effectivement normal. Nous espérons que vous pourrez transmettre aux rédacteurs l'attente légitime, 50 ans après, de nos 4 millions de compatriotes.

Comme vous l'avez exprimé si justement, cette reconnaissance de la responsabilité de l'Etat dans l'abandon et le massacre des Harkis doit être un acte solennel. Un acte que seul le Chef de l'Etat peut accomplir, confirmant celui fait bien tardivement, après 5 ans d'attente, par son prédécesseur à Perpignan le 14 avril 2012. Une reconnaissance que le Parlement, au nom de la Nation, doit entériner par une loi.Comme cela a été souligné par les intervenants, il faut en effet que l'Etat répare 50 ans de déni de Justice. Une loi ne peut être votée que si son financement est assuré. A cet effet, nous vous avons proposé  de créer un groupe de travail Etat/Rapatriés pour trouver le financement des réparations permettant de solder la « dette d'honneur » de la Nation envers les Rapatriés. Il s'agit, selon l'étude que nous avons remise au CES, d'un montant de 8,2 Md€ sur 5 ans, soit 42 Md€. Une somme modique vu les 1500 Md€ du déficit actuel qui va encore s'amplifier de 80 Md€ en 2013. Le gouvernement vient de trouver en quelques semaines 20 Md€. Nous souhaiterions vous présenter les 10 mesures à proposer au Gouvernement pour trouver le financement soldant la dette de l'Etat envers les Français Rapatriés sans alourdir la déficit de la France de façon notable.Il ne s'agit plus de reconduire durant 5 ans encore les petites mesures du « plan emploi » de M. BACHY, président de la MIR dont vous avez annoncé la disparition prochaine. Ni de palier au cas par cas aux problèmes des Harkis de la première génération surendettés, des veuves sans ressources, de l'emploi et de la formation  d'enfants de la 2 e génération qui, 50 ans après, sont plus proches de la retraite que du début d'une carrière.  Nos compatriotes apprécieront que vous souhaitiez que les dossiers vous soit adresser personnellement au Ministère (et non plus à la MIR) et votre engagement de les examiner tous, même si vous ne pouvez pas les traiter immédiatement.

En leur nom, merci. En tant que fils de Harki ayant travaillé sur des dossiers semblables lorsque vous étiez, en 1988-89, délégué régional du Secrétaire aux Rapatriés, M. Maurice BENASSAYAG, vous n'ignorez rien de la réalité des drames de nos compatriotes. Plus de 24 ans après vous retrouvez les mêmes cas. Il n'est plus nécessaire de refaire de nouvelles commissions et autres rencontres pour essayer d'apprécier une situation que tout le monde connaît. Nous vous adresserons dans les jours qui viennent un récapitulatif des attentes de nos compatriotes hiérarchisées par ordre de priorité, comme vous l'avez demandé lors de la réunion.Il s'agit de clore  rapidement un « crime d'Etat » qui a été suivi d'un « crime contre l'Humanité » reconnus aujourd'hui par tous. Est-il, en effet, encore possible de rester silencieux alors que même la Ligue des Droits de l'Homme et la LICRA, après 40 ans d'un silence complice du FLN, vous demandent aussi, avec plus de 10 ans de retard sur les Associations représentatives des Français rapatriés réunies au Sénat le 22 septembre 1995, de reconnaître cette réalité historique que plus personne ne conteste ? N'est-ce pas courir le risque soi-même de se voir accuser de complicité de ces crimes que de ne pas les dénoncer ?

Vos prédécesseurs comme André SANTINI, et nos compatriotes Maurice BENASSAYAG, Guy FORZY, Hamlaoui MEKACHERA, comme de hautes autorités morales tels Jean DANIEL, Jean LAOUTURE, Germaine TILLON, Michèle TUBIANA, les actuels présidents de la LHD et de la LICRA, des journalistes, des philosophes et des écrivains - même le très gaulliste Jean d'ORMESSON - l'ont fait et demandent au Chef de l'Etat de faire.«  Trois principes me guident : la Vérité, la Justice et la Confiance » a affirmé Le Président de la République le 31 août à Châlons-en-Champagne. Les participants à la réunion d'hier vous ont exprimé leur confiance pour que vous soyez l'artisan de la Vérité et de la Justice qu'ils attendent depuis 50 ans. Comme Ministre, comme citoyen français patriote et comme fils de Harki, vous avez entre vos mains la clé de leur apaisement et celui des 420.000 familles françaises spoliés par la politique de décolonisation menée par les gouvernements de la France. Comme Ministre et proche du Chef de l'Etat vous avez la possibilité de faire part personnellement à François HOLLANDE de l'attente prioritaire qui vous a été exprimée hier unanimement. Votre action sera appuyée par celle de tous les Français qui vont s'exprimer directement auprès du Chef de l'Etat, notamment pas la carte éditée par Générations Mémoire Harkis (cf. pièce jointe) sur le modèle de celle déjà adressée à M. Nicolas SARKOZY durant 5 années.Dans cette attente et restant à votre disposition,

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de nos salutations dévouées.TITRAOUI – Elue locale - Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création

Bernard COLL, Secrétaire général - JPN -BP 4 – 91570 Bièvres - Tel : 06 80 21 78 54

Site : http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/ - Courriel : jeunepiednoir@wanadoo.fr

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JEUNE PIED-NOIR                                              Vendredi 14 septembre 2012          

BP4 – 91570 Bièvres Tel : 06 80 21 78 54                                                          Monsieur Kader ARIF

jeunepiednoir@wanadoo.fr                                           Ministre délégué aux Anciens Lettre recommandée avec AR                                                        

Combattants - 37, rue de Bellechasse 75007 Paris 

OBJET : 12 e cérémonie nationale « Hommage aux Harkis »  - Réunion du 18 septembre 2012 au Ministère.

Monsieur le Ministre, Cher Compatriote,

Comme suite à notre courrier du 3 août, à notre entretien du 30 août avec votre Conseillère Rapatriés, Mme Kheira Drissi, et à votre courrier d'invitation à la réunion de travail du 18 septembre 2012, dont nous vous remercions, nous avons le plaisir de vous confirmer notre présence.L'objet de cette réunion étant "d'évoquer la préparation de la journée nationale en Hommage aux Harkis du 25 septembre" , très attendue de nos compatriotes, nous souhaiterions, afin de rendre constructive cette première rencontre, que vous puissiez leur apporter des éléments de réponse, nous l'espérons positifs, aux questions qu'ils nous posent :

- le Chef de l'Etat étant dans l'obligation de se rendre ce jour-là à l'ONU, envisage-t-il de recevoir avant ou après le 25 septembre une délégation de responsables Harkis ? Si oui, à quelle date ?

- depuis 2005, le Chef de l'Etat s'est engagé publiquement à reconnaître par une loi "la responsabilité des gouvernements français dans l'abandon volontaire des Français d'Algérie", selon son expression même, et les conséquences dramatiques de cet abandon, va-t-il annoncer que le gouvernement déposera lors de la première session parlementaire un projet de loi dans ce sens ? - envisage-t-il, malgré son absence le 25 septembre, de délivrer ce jour-là un message de confirmation de sa volonté de Vérité et de Justice envers les Français rapatriés ?

- vous avez inauguré le 12 décembre dans les douves des Invalides une exposition "Harkis 1962-2012" à laquelle, malheureusement faute d'information, peu de nos compatriotes ont pu s'associer. Est-il possible de connaître le programme de commémorations de l'Hommage aux Harkis 2012 et les déplacements des membres du gouvernement qui vont s'y associer ? Serez-vous présent aux "tables rondes" annoncées à Paris par une association le mardi 25 septembre à 19 heures ? Serez-vous à l'inauguration du Mémorial du camp du Logis d'Anne à Jouques, le dernier camp de familles de Harkis ayant fermé en 1997 ?

- est-il possible d'obtenir la liste des villes pilote de chaque département pour les cérémonies officielles en présence du Préfet, comme Issy-les-Moulineaux pour les Hauts-de-Seine? - les dates de vos prochaines rencontres avec les représentants de la communauté "harkie" ont-elles été fixées ? Est-il possible de savoir quels seront les représentants invités ?

- qu'en est-il de la Mission Interministérielle aux Rapatriés et de son Président ainsi que de l'ANIFOM et de son Directeur général ? Ces instances sont-elles appelées à disparaître comme le bruit court en leur sein même ?

Dans l'attente du plaisir de vous rencontrer et restant à votre disposition et celle de vos collaborateurs, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Ministre et Cher compatriote, l'expression de nos salutations dévouées.

Taouès TITRAOUI, Membre depuis sa création du Haut Conseil des Rapatriés en 2002, élue locale

Bernard COLL - Secrétaire général de JPN

PJ :   Invitation des maires de Cambrai et Issy-les-Moulineaux

Jeune Pied-Noir au service des Harkis, des Pieds-noirs et de leurs Amis depuis 31 ans.

---------------------------------------------- 2011 - Marc LAFFINEUR ----------------------------------------------

Marc LAFFINEUR à AIX-EN-PROVENCE le 31 janvier 2012 : Assez de promesses. Les Rapatriés veulent que Nicolas SARKOZY tienne ses engagements.

Marc LAFFINEUR A AIX-EN-PROVENCE

19 mars 1962: le CSA doit veiller à une évocation "équilibrée"

Par AFP le 31/01/12

Le secrétaire d'Etat aux anciens combattants, Marc Laffineur, a demandé au CSA de veiller à ce que l'évocation du 19 mars 1962 soit "la plus équilibrée possible", a-t-il annoncé mardi en présentant ses voeux aux rapatriés d'Afrique du Nord, une première.

"En cette année du 50e anniversaire de la fin de la guerre d'Algérie, nous devons redoubler d'attention", a déclaré M. Laffineur à quelque 150 personnes, pieds-noirs et harkis, réunies à la Maison des rapatriés d'Aix-en-Provence.

"Je me suis personnellement entretenu avec le président du Conseil supérieur de l'audiovisuel (Michel Boyon, ndlr), afin que l'évocation de ces pages encore douloureuses soit la plus équilibrée possible, et qu'aucune mémoire ne puisse se sentir lésée", a-t-il précisé.

"Le 19 mars ne peut pas être une commémoration nationale", a-t-il dit, conformément à la position de Nicolas Sarkozy déjà relayée dimanche à Perpignan par le ministre de la Défense, Gérard Longuet.

M. Laffineur, qui adressait pour la première fois des voeux "exclusifs" aux rapatriés d'Afrique du Nord, dissociés de ses voeux aux anciens combattants le 18 janvier, a détaillé des mesures en leur faveur touchant "à la mémoire des victimes" et aux "dispositifs d'aide matérielle".

Parmi elles, 1.585 noms de disparus civils seront inscrits d'ici le 29 février sur la colonne centrale du Mémorial national de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie sur le quai Branly, à Paris.

Alors que le Conseil constitutionnel vient de censurer une disposition qui suspendait, depuis 1998, les poursuites engagées contre les rapatriés surendettés, M. Laffineur a annoncé que la Mission interministérielle aux rapatriés avait "immédiatement préparé un nouveau texte".

Parallèlement, le secrétaire d'Etat a demandé au ministre de l'Intérieur "de ne pas accorder le concours de la force publique pour les expulsions" de rapatriés surendettés, et à la Mission interministérielle de "rouvrir tous ces dossiers et de les réexaminer au cas par cas".

"La France sait ce qu'elle vous doit et n'aura de cesse de vous témoigner sa reconnaissance. Nous y sommes d'autant plus résolus que vous n'avez pas toujours eu l'attention que vous méritiez", a conclu M. Laffineur.

Dans la salle, les réactions oscillaient entre scepticisme et rancoeur.

"Ce sont de belles paroles, on attend des actes. Ce que réclame d'abord le peuple pied-noir, c'est que la France lui demande pardon pour la trahison gaulliste", a commenté Christian Migliasso, président de l'Amicale des enfants de Bône, l'ancien nom de la ville d'Annaba en Algérie.

"M. Laffineur vient un peu tard, en période électorale. Ce que veulent les harkis, c'est la reconnaissance de la responsabilité de l'Etat dans les massacres d'après le 19 mars. Sarkozy nous l'avait promis en 2007", a dit Ali Boualam, neveu du Bachaga, défunt colonel de l'armée française et député.

Pour Jean-Pierre Risgalla, président du Cercle algérianiste du Grand Avignon, "sans cette reconnaissance-là, la page ne pourra pas être tournée".

------------------------------------------------ 2011 - Gérard LONGUET ----------------------------------------------

Congrès du Cercle Algérianiste

Gérard LONGUET affronte la mauvaise humeur des "rapatriés"

Mise en ligne le 30 janvier 2011

De Laurent LOZANO (AFP) – 29-01-2012  

PERPIGNAN — Le ministre de la Défense Gérard Longuet a affronté dimanche à Perpignan la colère des rapatriés d'Algérie contre 50 ans de politique gouvernementale, augure d'un âpre combat entre UMP et Front national pour le vote d'un groupe largement acquis à la droite et l'extrême droite.
M. Longuet avait fait le voyage pour inaugurer un centre dédié à la présence des Français en Algérie de 1830 à 1962 et délivrer un message du président Nicolas Sarkozy à plusieurs centaines de rapatriés réunis en congrès.
La présidente du Front national Marine Le Pen tenait meeting le même jour à Perpignan pour parler d'emploi dans l'une des grandes villes les plus pauvres de France. Une pure coïncidence selon le Front national, en cette année à la fois de présidentielle et de 50ème anniversaire de la fin de la guerre d'Algérie.
M. Longuet a essuyé cris et sifflets quand il a cité le nom du général de Gaulle, homme des accords d'Evian, avec celui du chancelier allemand Konrad Adenauer pour dire la nécessité d'une réconciliation franco-algérienne comme il y eut une réconciliation franco-allemande.
Haussant la voix sans se démonter, il a aussi provoqué de vives protestations quand il a évoqué le message qu'il s'apprêtait à lire de la part de M. Sarkozy, accusé par nombre de pieds-noirs et de harkis d'avoir, comme ses prédécesseurs, manqué à ses promesses à leur endroit.
Une fois lu, le message de M. Sarkozy a été largement applaudi.
"Je vous affirme que cette année 2012, cinquantenaire de la fin de la guerre d'Algérie, sera l'année du souvenir et du recueillement, et sûrement pas celle de la repentance", dit M. Sarkozy dans son message.
"Les hommes et les femmes qui sont partis s'installer en Afrique du Nord (...), loin d'être frappés d'opprobre, méritent notre reconnaissance. En développant l'économie de ces nouveaux territoires, ils ont œuvré à la grandeur de la France", dit-il.
M. Sarkozy exclut dans son message que le 19 mars 1962, date du cessez-le-feu, devienne une journée officielle de commémoration, comme le voudrait la Fnaca, grande organisation d'anciens combattants. Cette date symbolise pour une grande partie des rapatriés l'exode de centaines de milliers d'entre eux et le début des représailles et des massacres contre les Français et les harkis.
M. Longuet a regagné les faveurs du public en évoquant la nécessité que "nos compatriotes de métropole sachent ce qu'a été cette formidable aventure" de la présence française en Algérie. Mais c'est quand il a reconnu que la France n'avait pas tenu la parole faite aux rapatriés qu'il s'est attiré une ovation.
Le message de M. Sarkozy "ne répond pas aux attentes" des pieds-noirs et des harkis, a dit après coup Thierry Rolando, président du Cercle algérianiste, l'organisation qui tenait congrès à Perpignan et que ses détracteurs taxent de nostalgique de l'Algérie française.
Les rapatriés réclament non seulement la reconnaissance de leurs souffrances, mais celle de sa responsabilité par l'Etat français, sans parler de l'Etat algérien, a-t-il dit.
Or, depuis le discours prononcé par M. Sarkozy à leur attention à Toulon le 7 février 2007, "le message, en cinq ans, n'a pas été délivré", a dit M. Rolando.
M. Sarkozy dit dans son message qu'il s'adressera directement aux rapatriés au cours d'un déplacement dans quelques semaines.
Mais le Front national se pose en meilleur garant de la défense des rapatriés. Mme Le Pen leur avait quasiment réservé sa rentrée politique en août non loin de Perpignan quand elle s'était engagée, si elle était élue, à solder l'héritage de la guerre d'Algérie.
Selon une analyse récente de l'Ifop, Mme Le Pen recueille 28% d'intentions de vote chez les pieds-noirs, 8,5% de plus que sur l'ensemble des électeurs. En Languedoc-Roussillon ou en Provence-Alpes-Côte-d'Azur où ils sont nombreux, Mme Le Pen ferait 30% des voix chez les pieds-noirs et leurs descendants.

Copyright © 2012 AFP. Tous droits réservés.

Aimbalement communiqué par notre ami Harki européen Gilbert SANDMAYER

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Une décision bien tardive !

La rumeur est confirmée ! Prêt d'un an après la rupture de la relation "Etat/Rapatriés"avec le départ précipité de M. Hubert FALCO fin 2010

depuis le 16 novembre 2011 , M. Marc LAFFINEUR, notre actuel Secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants et aussi en charge des "Rapatriés"  !

Mise en ligne le 20 novembre 2011

Décret de nomination de Marc LAFFINEUR N° 2011-836 du 13 juillet modifié N°2011-1538 le 16 novembre 2011.

Article 1

Modifié par Décret n°2011-1538 du 16 novembre 2011 - art. 1
M. Marc Laffineur, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la défense et des anciens combattants, remplit toute mission et assure le suivi de tout dossier que lui confie le ministre de la défense et des anciens combattants, auprès duquel il est délégué. Il assiste le ministre de la défense et des anciens combattants et connaît des affaires qu'il lui confie sur les sujets touchant aux anciens combattants et victimes de la guerre, aux rapatriés ainsi qu'au lien entre les armées et la nation.

A moins de 5 mois de l'élection présidentielle cette nomination tombe à point !

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Sommes-nous encore gouvernés ?

A 10 JOURS du 10 e ANNIVERSAIRE DE LA

JOURNEE NATIONALE  « HOMMAGE AUX HARKIS »

le Ministère de la Défense ne sait toujours pas si la cérémonie officielle à l'Hôtel des Invalides à Paris sera présidée par le Chef de l'Etat, si elle aura lieu du dimanche 25 septembre ou le lundi 26 septembre 2011 (où un autre jour !) ?

(Voir les Bulletins JPN INFORMATION N°232 à 240 )

Une information exclusive Jeune Pied-noir - Mise en ligne le 14 septembre 2011

Hier encore, M. Thiery-Marc PINEAUD, en charge de cette cérémonie au Ministère de la Défense confirmait par courriel à JPN qu'il ne savait toujours rien.

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De : Thierry Pineaud [mailto:thierry.pineaud@defense.gouv.fr]
Envoyé : mardi 13 septembre 2011 08:56
À : JPN
Objet : Re: TRES URGENT - HOMMAGE AUX HARKIS - Cérémonie officielle du 25 septembre 2011 aux Invalides - TMP JPN 120911

 

Madame, Monsieur,

Pour reprendre l'expression employée dans votre mail : à ce jour, toujours rien d'officiel de mon côté.

Cordialement

Thierry-Marc PINEAUD

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A 10 jours de cette commémoration officielle le carton d'invitation n'est toujours pas réalisé !

Mais où donc sera le Président de la République le 25 septembre 2011 ?

Pour le savoir téléphonez aux numéros suivants !

CONTACTS : Présidence de la République

M. Christian FREMONT – Conseiller « rapatriés » du Chef de l'Etat

Courriel : christian.fremont@elysee.fr

Téléphone : 01 42 92 85 76 - Fax : 01 42 

Pascal ALEXANDRE  courriel : alexandre.pascal@pm.gouv.fr  ;  Cabinet du Premier ministre :   premier-ministre@cab.pm.gouv.fr

M. Vincent RICHIER   : vincent.richez@solidarite.gouv.fr

M. Franck ROBINE  : franck.robine@pm.gouv.fr

Mais plus M. Maxime TANDONNET qui a été « remercié » par le Président de la République mais son secrétariat fonctionne toujours !

CONTACTS : Ministère de la Défense et Secrétariat d'Etat aux Anciens Combattants

M. Jacques GERAULT, Directeur de Cabinet de Gérard LONGUET, Ministre de la Défense

Tel : 01 42 19 36 08 - Courriel  : jacques.geault@defense.gouv.fr

M. Hubert DERACHE – Directeur de Cabinet de M. Marc LAFFINEUR, Secrétaire d'Etat aux Anciens Combattantes

Courriel : hubert.derache@defense.gouv..fr

Téléphone : 01 44 42 10 01 - Fax : 01 44 42 10 12

M. Thierry-Marc PINEAUD

Tel : 01 44 42 13 27 - Courriel : thierry.pineaud@defense.gouv.fr

  Tenez-nous informés des réponses obtenues !

Confirmez-nous votre présence pour préparer ensemble l'accueil

les marcheurs de la « Longue marche des Harkis/Pieds-noirs/Amis » en région parisienne et à Paris

pour les étapes du 21 sept. : ETAMPES - 22 sept : ARPAJON - 23 sept : BOURG-LA-REINE - 25 sept : PARIS

Tenez-nous informés des réponses obtenues - JPN : 06 80 21 78 54

------------------------------------------- 2011 - NON A F.ROCHEBLOINE -------------------------------------------

MOBILISATION NATIONALE
Non à la nomination de M. François ROCHEBLOINE comme successeur d'
Hubert FALCO
au Secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens Combattants (et aux Rapatriés)

Bulletin JPN N°215 du 20 janvier 2011

FRANCOIS ROCHEBLOINE

est un soutien actif de la FNACA pour l'officialisation du 19 mars 1962

Voir le site de la FNACA

http://dandelotmije.over-blog.com/article-nous-evoquons-regulierement-les-declarations-des-personnalites-qui-sont-favorables-a-la-commemoration-du-19-mars-1962-65025824.html

*******

CE QU'IL FAUT FAIRE !

Intervenez par retour de courriel auprès des Conseillers « rapatriés » et Anciens Combattants en soutenant notre demande et en expliquant pourquoi vous ne pouvez pas accepter la nomination d'un parlementaire partisan  favorable de l'officialisation du « crime d'état » du 19 mars 1962 comme Secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants et, aussi peut-être, aux Français rapatriés Harkis et Pieds-noirs victimes du 19 mars 1962.

Les Conseillers à contacter sont :

- PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE : M. Maxime TANDONNET, Conseiller « rapatriés » de Nicolas SARKOZY : mailto:maxime.tandonnet@elysee.fr

- M. FREMONT, Chef de Cabinet de Nicolas SARKOZY : mailto:christian.fremont@elysee.fr

- PREMIER MINISTRE : M. Alexandre PASCAL, Conseiller de M.François FILLON : mailto:alexandre.pascal@pm.gouv.fr

- MINISTERE DE LA DEFENSE : M. Thierry-Marc PINEAUD : mailto:thierry.pineaud@defense.gouv.fr

- MINISTERE DES SOLIDARITES : M. Vincent RICHEZ : mailto:vincent.richez@solidarite.gouv.fr

INFORMEZ AUSSI VOS PARLEMENTAIRES ET ELUS LOCAUX ! MERCI

Messieurs les Conseillers,

Nous vous prions de bien vouloir informer le Chef de l'Etat et le Premier ministre que la nomination de M. ROCHEBLOINE au poste de Secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants (et aussi peut-être aux Rapatriés comme M. Hubert FALCO ?), farouche partisan de l'officialisation du « crime d'Etat » du 19 mars 1962, crime reconnu par le Parlement par les articles 1 et 2 de la loi du 23 février 2005, serait perçu comme le signe de la volonté de l'Etat d'en finir rapidement et définitivement avec le « dossier » rapatriés. Cette nomination viendrait conforter ce sentiment ressenti par nos compatriotes depuis l'annonce fin 2010 de la fermeture de l'ANIFOM, sauvée in-extremis par l'action des Associations de rapatriés, le constat de 3 ans d'inactivité de la Mission Interministérielle aux Rapatriés et le bilan catastrophique de son actuel président M. Renaud BACHY (plan emploi pour les enfants de Harkis, indemnisation des rapatriés, article 5 de la loi du 23 février 2005, absence totale de communication, etc...) et la rupture de tout dialogue constructif Etat/Rapatriés depuis la dernière réunion du 6 juillet 2010 avec M. Hubert FALCO et ses conseillers « rapatriés », M. Xavier DELARUE et Mme Odile FROUMENT.

Restant à votre disposition,

Nous vous prions, Messieurs les Conseillers, d'agréer l'expression de nos salutations distinguées

Bernard COLL - Secrétaire général de JPN

Pour les 200 Associations de Français rapatriés signataires du message du 22 septembre 1995 au Chef de l'Etat e t les 16.000 signataires de la pétition « NON AU 19 MARS 1962 ».

.........

DANS LES MEDIAS !

François Rochebloine peut-il espérer un secrétariat d'État ?

publié le 19.01.2011 02h01 sur le site du Progres.fr

http://www.leprogres.fr/fr/region/la-loire/loire/article/4482240/Francois-Rochebloine-peut-il-esperer-un-secretariat-d-Etat.html

La question est persistante dans le landerneau politique. Le dernier remaniement ministériel ayant réduit les centristes à portion congrue, une vague de secrétaires d'État devrait venir compléter le gouvernement et rééquilibrer en son sein les forces de la majorité présidentielle dont fait partie le Nouveau centre. Le parti centriste pourrait défendre le député de la Loire, François Rochebloine, afin qu'il intègre le gouvernement. Le nom de l'élu du Gier est cité pour le secrétariat d'État aux Anciens combattants. Un domaine qu'il a l'avantage de bien connaître. Il intervient régulièrement sur le sujet au nom du groupe Nouveau centre à l'Assemblée nationale. Mais François Rochebloine n'est pas seul sur les rangs. Il est en concurrence avec Guy Teissier, député UMP des Bouches-du-Rhône et président de la commission de la Défense à l'Assemblée nationale. Il faudra surtout que la personnalité du futur secrétaire d'État aux Anciens combattants n'est pas d'incompatibilité avec son ministre de tutelle, Alain Juppé.

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Message colonel (h) Gabriel Esnault

délégué ASAF adjoint Loire, président FARAC Loire, adhérent Unacita, adhérent UNP

* à Délégué ASAF Loire, André Nicaud , avec copie au président ASAF National.

* à général Lescel, président Farac Rhône,

* à président Rhône Alpes Nord UNACITA  Robert Valente avec copie au président       UNACITA National

* à Président Jean Yves Astier UNP Révérend Père Delarue / St Clair du Rhône avec copie au président national UNP

Objet : Rocheb l oine aux anciens combattants ?

Le colonel (h) Gabriel Esnault délégué ASAF adjoint Loire, président FARAC Loire, adhérent Unacita, adhérent UNP

 * à Délégué ASAF Loire, André Nicaud , avec copie au président ASAF National.

 * à général Lescel, président Farac Rhône,

 * à président Rhône Alpes Nord UNACITA  Robert Valente avec copie au président       UNACITA National

  * à Président Jean Yves Astier UNP Révérend Père Delarue / St Clair du Rhône avec copie au président national UNP

Nomination de François Rocheb l oine au secrétariat aux anciens combattants

Les journaux annoncent ce matin comme probable la nomination du député dde la Loire François Rocheb l oine au secrétariat d'etat aux anciens combattants.

Eu égard à ses attaches depuis toujours partisanes outrancières avec la FNACA dont il est un support viscéral,

Eu égard à son refus permanent d'assister au commémoration du 5 décembre,

eu égard à son dédain à notre endroit au quotidien depuis toujours en Loire,

je me permets de vous inviter, et je vous soutiendrai, à intervenir fermement auprès de nos correspondants nationaux pour tout faire pour empêcher cette nomination.

et je vous remercie de votre suivi attentif de ce dossier.

Avec mes remerciements respectueux.

Gabriel Esnault.

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POUR NE PAS « OUBLIER » !

"Il n'est pas question que 19 mars soit une date officielle de commémoration. Il est arrogant de condamner et de mépriser la douleur qui fut la vôtre et celle de vos familles lorsque vous fûtes chassés de vos terres, de vos maisons, et séparés de vos amis. Je le répète, c'est par respect pour vous que je n'accepterai pas que la date officielle de la commémoration des morts de la guerre d'Algérie soit celle du cessez-le-feu, qui de surcroît, n'a pas été respecté." Nicolas SARKOZY - 16 avril 2007.

« Si je suis élu Président de la République, je veux reconnaître la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis et d'autres milliers de « musulmans française » qui lui avaient fait confiance, afin que l'oubli ne les assassine pas une nouvelle fois. » Nicolas SARKOZY aux représentants harkis réunis au siège du candidat de l'UMP – 31 mars 2007 .

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NON A UN SECRÉTAIRE D'ÉTAT AUX ANCIENS COMBATTANTS

PARTISAN DU 19 MARS 1962

Communiqué du vendredi 21 janvier 2011

Le Chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, devrait désigner dans les tous prochains jours le nouveau secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants.

Des rumeurs persistantes laissent à penser que le nouveau titulaire de la charge pourrait être le député de la Loire, François Rochebloine, membre du Conseil parlementaire de la FNACA et partisan effréné de la reconnaissance comme date de la fin de la Guerre d'Algérie du 19 mars 1962. Si une telle nomination était confirmée, elle résonnerait comme une véritable provocation à l'égard de l'ensemble de la communauté des Rapatriés d'Algérie, Harkis et Pieds-Noirs confondus, ainsi qu'à l'égard d'un grand nombre d'Anciens Combattants.

Elle serait en contradiction totale avec la position de l'Etat visant à reconnaître comme seule date officielle de commémoration de la fin de la Guerre d'Algérie, le 5 décembre. Elle constituerait enfin une meurtrissure supplémentaire pour les familles des milliers de victimes assassinées par le FLN, dans les conditions les plus abominables, après le 19 mars 1962.

Le Cercle algérianiste demande avec fermeté et détermination au Chef de l'Etat de laisser de côté, pour cette nomination, les préoccupations relatives aux équilibres entre courants de la majorité. Il l'invite à choisir, après les expériences désastreuses, au poste de Secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants, de Messieurs Alain Marleix et Jean-Marie Bockel, une personnalité qui ne soit pas dans la négation des drames subis par les Harkis et les Pieds-Noirs et qui soit attachée à ce que les souffrances de toutes les victimes et notamment celles de l'après 19 mars 1962, puissent être reconnues par la communauté nationale.

Thierry Rolando - Président national du Cercle algérianiste

----------------------------------------- 2010 - RELATION ETAT/RAPATRIES ------------------------------------

RELATION ETAT/RAPATRIES
2e rencontre des Associations de Français Rapatriés "pieds-noirs"

avec M.Hubert FALCO
Secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens Combattants (et aux Rapatriés)

au SEDAC le 6 juillet 2010

Cette deuxième réunion faisait suite à la première rencontre du 30 novembre 2009 de M. Hubert FALCO, Secrétaire d'Etat à la Défense, aux Anciens Combattants et aux Rapatriés avec douze représentants de la communauté des Français rapatriés d'origine "pieds-noirs". Le même jour, a eu lieu une deuxième rencontre avec des représentants de la communauté "harkie" faisant suite à celle du 14 octobre 2009. Ces rencontres ont pour objet de permettre à M. Hubert FALCO de se faire une opinion personnelle sur les principales attentes des Français rapatriés.

Les dix intervenants de la réunion du 6 juillet 2010 (Mmes Nicole Ferrandis-Delvarre, Suzy Niçaise et Colette Ducos-Ader, MM. Gilles Bonnier, Bernard Coll, Michel Levy, Claude Poli, Yves Sainsot, Gérard Schettini, Jean-Félix Vallat) ont de nouveau repris de façon claire et détaillée les attentes de nos compatriotes exprimées dans les différentes chartes, motions, lettres et les messages diffusés lors de l'élection présidentielle. Ce compte rendu montre l'évolution (ou plutôt souvent le peu d'évolution !) des mesures pour tenir les engagements du Président de la République pris lors de la campagne présidentielle.

Comme lors de la première réunion, M. Hubert Falco était accompagné de son Directeur de Cabinet, M. Xavier Delarue, de Mme Odile Froument, Conseiller Technique aux Rapatriés, de M.Renaud Bachy, Président de la MIR et de M.Alain Vauthier, Directeur de l'ANIFOM.

Ce compte rendu, établi par Jeune Pied-Noir, a été adressé par courtoisie le 9 juillet à l'ensemble des participants avec une demande de réponse pour le 12 juillet. Une seule modification a été demandée par Gilles Bonnier concernant l'action de l'Ambassade de France pour nos cimetières en Algérie. N'ayant reçu aucune autre remarque, suggestion ou modification, ce compte rendu, comme le précédent, peut être considéré, selon l'ancien adage "Qui ne dit mot consent", comme le reflet de ce qui a été dit. Restant à votre disposition pour tout complément d'information. Cordialement.

Bernard COLL, Secrétaire général de JPN.

REMARQUE IMPORTANTE

Compte tenu de l'importance des sujets évoqués, qui concernent TOUS les Français rapatriés, il nous paraît important que TOUS nos compatriotes soient informés de ce qui s'est dit lors de cette deuxième rencontre avec M. Hubert FALCO. Nous vous demandons de bien vouloir diffuser le plus largement possible ces informations à vos parents, proches et amis concernés. JPN reste à votre disposition pour vous fournir tout complément d'information.

Nous vous invitons à comparer les réponses de M. Hubert FALCO à celles données pour les mêmes attentes lros de la réunion du 30 novembre 2009.

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OBJET : COMPTE RENDU DE LA REUNION DU 6 JUILLET 2010 AVEC M. HUBERT FALCO, MINISTRE DES RAPATRIES AU SEDAC.

Adressé le 8 juillet 2010 par courriel.

A l'attention de M. Xavier DELARUE, Directeur de Cabinet de M. Huber FALCO

et aux participants à la réunion "pieds-noirs"

Gouvernement : M. Hubert FALCO, Xavier DELARUE, Mme Odile FROUMENT (SEDAC), M. Renaud BACHY (MIR), M.Alain VAUTHIER (ANIFOM)

Représentants des Français Rapatriés : Mme Nicole DELVARRE, Mme DUCOS-ADER (remplaçant M. SEROIN), Mme Suzy SIMON-NICAISE (remplaçant Thierry ROLANDO), MM. Gilles BONNIER (remplaçant Denis FADDA), Bernard COLL, Claude POLI, Michel LEVY, Yves SAINSOT, Gérard SCHETTINI, Jean-Félix VALLAT.

Monsieur le Directeur de Cabinet,

Nous vous prions de trouver, ci-joint, le compte rendu de la réunion qui s'est tenue le 6 juillet 2010 au SEDAC de 16h30 à 18 heures avec M. Hubert FALCO, Secrétaire d'Etat à la Défense, aux Anciens Combattants et aux Rapatriés, sur l'avancement des dossiers concernant les Français rapatriés « pieds-noirs ». Une autre réunion avec des représentants « Harkis » a eu lieu avec le ministre de 18h à 19 heures. Cette deuxième réunion était la suite logique de la première réunion du 30 novembre 2009 avec M. Hubert FALCO, et des nombreuses réunions que vous avez eues depuis ainsi que vos collaborateurs avec les Associations de Français rapatriés Harkis et Pieds-noirs, notamment l'importante réunion du 26 mai dernier avec les Associations de Harkis organisée autour de la reconnaissance de la responsabilité de l'Etat français, nous vous avions demandé par courriel le 6 juillet de bien vouloir intégrer à ordre du jour tous les points abordés lors de cette première rencontre avec M. Hubert FALCO.

Nous vous remercions d'avoir permis d'élargir l'ordre du jour restreint initialement annoncé par le courrier du SEDAC du 5 juillet, en prenant en compte l'ensemble des points de la réunion du 30 novembre 2009 que nous vous avions résumés dans le compte-rendu fait par notre association le 2 décembre 2009. Ce compte rendu a été diffusé à tous les participants et à l'ensemble des Associations Harkis/PN par le Bulletin d'information JPN N°130 du 2 décembre 2009. N'ayant été l'objet d'aucune demande de modification de la part des participants, son contenu peut être considéré comme une base fiable pouvant servir au compte rendu de cette deuxième réunion. C'est donc à partir des thèmes évoqués le 30 novembre 2009 (cf. compte rendu ci-joint) qu'à été établit ce deuxième compte rendu. Malheureusement, compte tenu du nombre de points à aborder et de la courte durée de la réunion, tous les sujets n'ont pu être traités.

Nous vous serions reconnaissants, comme les autres participants à la réunion, de bien vouloir nous faire part de vos éventuelles remarques, suggestions, modifications qui permettraient de compléter ce compte rendu que nous diffuserons par un Bulletin d’information JPN à l’ensemble des Associations de Français rapatriés le mardi 13 juillet 2010 afin qu’elles puissent elles mêmes informer tous nos compatriotes concernés par les problèmes évoqués.

Comme nous l’avons souligné lors de la réunion, l’un des problèmes majeurs de la relation Etat/Rapatriés est le manque de communication. Quelques exemples : le second numéro de « Réponses rapatriés » qui devait être publié en juillet 2009 n’est toujours pas encore sorti. Le précédent numéro édité depuis la nomination de M. Renaud BACHY à la Présidence de la MIR fin 2007, date d’août 2008 et vante le plan « Emploi pour les Harkis » dont l’échec est confirmé par le récent l’Audit demandé par le SEDAC ! Un Audit dont il est impossible d’avoir une copie. La pauvreté du site Internet de la MIR est une autre illustration de cette carence d’information. L’étonnante circulaire du 30 juin 2010 « relative à la prorogation des mesure prises en faveur des Harkis » jusqu’au 31 décembre 2010 (J.O du 2 juillet 2010) n’est pas annoncée par la MIR sur son site Internet ! Aucune Association de Harkis n’a été informée du projet de cette circulaire lors de sa rédaction et lors de sa publication. Or, elle n’a été pu être rédigée que par le Président de la MIR. Curieusement, elle proroge les mesures en faveur des Harkis de quelques mois, jusqu’au 31 décembre 2010, date donnée par la « rumeur » au départ annoncé de M. Renaud BACHY. Compte tenu de la période des vacances et de la carence de communication entre la MIR et les Préfectures, quelles peuvent être l’utilité et l’efficacité de cette circulaire pour les Harkis et leurs enfants ? Aucune. Elle ne semble avoir été rédigée que pour masquer l’échec total du « plan emploi pour les enfants de Harkis ». N’est-il pas souhaitable que des éclaircissements soient apportés très rapidement par le «Ministère des Rapatriés » annoncé dans cette circulaire sur sa raison et son origine.

Restant à votre disposition,

Nous vous prions de croire, Monsieur le Directeur de Cabinet, à l'assurance de nos meilleures salutations.

Bernard COLL - Secrétaire général de JPN

Co-auteur avec Mme Taouès TITRAOUI du "Livre des Harkis" (JPN -1991), voir pour les activités depuis 29 ans de JPN notre site : http://pagesperso-orange.fr/jeunepiednoir/jpn.wst - Tel : 01 69 41 01 12 - 06 80 21 78 54

------------------------- COMPTE RENDU DE LA REUNION "PIEDS-NOIRS" - SEDAC 6 JUILLET 2010 -------------------------------

INTRODUCTION DE M. HUBERT FALCO

M. Hubert FALCO précise que l'objet principal de cette rencontre étant de lui permettre d'entendre les attentes et propositions des représentants des Français rapatriés présents sur tous les sujets qui concernent la communauté "pied-noir", fait une rapide introduction pour évoquer l'action du gouvernement et donner quelques informations sur les points à l'ordre du jour :

- Fondation de la mémoire. Elle sera officialisée normalement en septembre, le Conseil d'Etat ayant donné un avis favorable. Ses locaux seront situés aux Invalides. Les membres fondateurs ont apporté leurs contributions financières. Ce sera un outil indépendant qui mettra en oeuvre des chantiers relatifs à la mémoire de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie. Elle sera le réceptacle des toutes les mémoires des Français rapatriés, comme de celles des partisans du FLN ou de l'OAS.

- Nouvelle Instance de dialogue entre l'Etat et les Rapatriés. Elle est destinée à remplacer le troisième HCR et devra être un trait d'union entre la Fondation, les pouvoirs publics et la communauté des Rapatriés. Elle sera composée de 15 membres en un seul "collège" réussissant Harkis et Pieds-noirs. Elle sera mandatée auprès de la Fondation de la Mémoire de la GA et des combats du Maroc et de Tunisie pour aborder tous les sujets mémoriels sans discrimination.

- Inscription des victimes civiles au Mémorial national de la guerre d'Algérie du Quai Branly. Pour faire suite à l'inscription des victimes innocentes du massacre de la rue d'Isly du 26 mars 1962, une procédure administrative va permettre mise en place pour prendre en compte les nombreuses demandes des familles parvenues au SEDAC. Cette procédure va être diffusée prochainement.

- Monument national aux Morts pour la France en AFN et Outre-mer. Une commission s'est déjà réunie deux fois sous la présidence de Xavier DELARUE.

- Recherche sur le sort des disparus. On note une évolution de l’attitude des instances algériennes, notamment de la Fondation de la Wilaya IV. Mais il faut rester prudent.

- Dossiers de réparation en instance. Ils sont traités par la MIR et l'ANIFOM. Une circulaire a été adressée au Préfet concernant le "toit familiale". Le gouvernement ne souhaite pas ouvrir de nouveaux dossiers compte tenu de la situation financière.

INTERVENTION DES PARTICIPANTS

Comme pour le premier compte rendu, afin de faciliter la lecture des interventions, nous avons opté pour la même présentation thématique se référant aux attentes exprimées par les Français rapatriés dans les différents documents remis au Président de la République et au gouvernement lors de l'élection présidentielle, ainsi qu'aux instances en charges du dialogue Etat/Rapatriés. Nous tenons à souligner de nouveau le caractère unanime sur le fond des différentes demandes exprimées par les responsables rapatriés conviés à cette réunion, les quelques points de divergence ne portant que sur des détails d'interprétation ou de stratégie propre aux associations présentes. Il est donc conseillé de se référer au compte rendu de la première réunion du 30 novembre 2009.

- Reconnaissance de la Vérité historique

Ce point n'a pas été abordé mais peut être considéré comme inclus dans la Fondation de la mémoire.

- 19 mars 1962

Ce point n'a pas été abordé faute de temps.

- Reconnaissance de la responsabilité de l’Etat dans les drames ayant suivi le 19 mars 1962 en Algérie

La même demande que celle exprimée le 30 novembre est renouvelée auprès de M. Hubert FALCO. Un dossier lui est remis avec l'ensemble des 7 annonces presse parues depuis le 25 septembre 2008 dans Le Monde et Le Figaro, le numéro de l'hebdomadaire Le Point sur « Le Blues des Pieds-noirs » du 3 juin 2010 et une copie du message du 30 novembre 2009 adressé au Président de la République. Il est demandé à M. Hubert FALCO d'être le porte-parole des Français rapatriés auprès du Chef de l'Etat pour obtenir de sa part, 3 ans après son élection, le respect de l'ensemble de ses engagements vis-à-vis des Français rapatriés faits lors de la campagne présidentielle, dont un seul a été partiellement tenu (l'inscription d’une partie des victimes du 26 mars Quai Branly). La profonde déception de la communauté Harkis/Pieds-noirs risque de se transformer prochainement en une vague de mécontentement, notamment des Harkis et leurs enfants présents le 31 mars 2007 au siège de l’UMP, si rien n'est fait rapidement pour honorer cette reconnaissance de la responsabilité de l’Etat envers tous les Français rapatriés qui seule permettra de résoudre définitivement de faon satisfaisante le « dossier» rapatriés.

M. Hubert FALCO confirme ne pas avoir obtenu à ce jour de réponse du Président de la République sur cet engagement. Il s'engage à être de nouveau le porte-parole des Français rapatriés sur ce point auprès du Chef de l’Etat.

- Disparus en AFN – 1952-1964

Voir l'introduction de M. Hubert FALCO sur la recherche du sort des disparus.

- Mention « Morts pour la France » pour les victimes civiles (Voir l'introduction de M. Hubert FALCO)

M. Hubert FALCO est remercié d'avoir initié l'inscription des premières victimes civiles innocentes de la guerre d'Algérie Quai Branly par l'inscription d'une première liste des victimes civiles du massacre du 26 mars 1962, rue d'Isly. Il est demandé pourquoi les noms des autres victimes civiles bien identifiées de 1954 à 1962, comme celles des massacres d'El-Halia et autres massacres et attentats commis par le FLN, ne sont pas immédiatement inscrits sur la colonne centrale du Quai Branly. Il est souligné que l'obtention de la mention "Mort pour la France" ne doit pas être une condition nécessaire pour l'inscription des victimes civiles au Mémorial national du Quai Branly. Il ne doit pas y avoir de confusion. Les incohérences de l’Etat dans l'attribution de la mention "Mort pour la France" et le retrait quelques mois après par l'administration donnent une impression de « cacophonie » de la part de l’Etat. Plusieurs cas sont évoqués, notamment celui d'un Français Commandeur de la Légion d'Honneur disparu après le 2 juillet 1962, comme celui de familles de disparus après cette date auxquels la mention a été accordée, puis retirée alors que pour d'autres familles elle n'a pas été retirée. La date officielle de l’indépendance de l’Algérie le 2 juillet 1962 ne doit pas être une raison du rejet des dossiers des familles des victimes assassinées ou disparues postérieurement à cette date. Il ne peut y avoir de « bons » et de « mauvais » morts à cause d’une date. Des recours ont été engagés devant le tribunal administratifs car ces discriminations sont intolérables. Reste aussi le problème de l’inscription des 50.000, 100.000, voire 150.00 Harkis massacrés avant et après le 2 juillet 1962. Si l’on s’en tient à cette date, 90% d’entre eux risquent d’être exclus ! Les réponses du gouvernement aux questions des députés sur ces points sont particulièrement décevantes. Il est rappelé que l’inscription au Mémorial national du Quai Branly de toutes les victimes civiles innocentes est un des engagements du candidat Nicolas SARKOZY pour que « l’oubli ne les assassine pas une seconde fois ».

M. Hubert FALCO souligne qu’il est en accord sur le fond avec les intervenants, mais ne peut l’être sur la forme. M.Xavier DELARUE précise la procédure administrative étudiée par le SEDAC/ONAC. Les demandes se feront au niveau des départements. Des magistrats seront désignés pour vérifier la recevabilité de la demande. Il faut que la victime soit française et innocente, c'est-à-dire non impliquée dans les actions du FLN ou de l'OAS. Les dossiers sont examinés dans le cadre du droit actuel, notamment de la loi du 18 octobre 1999 sur la « guerre d’Algérie ».

La Proposition de loi N°2477 du 29 avril 2010 « visant à la reconnaissance des souffrances des citoyens français d‘Algérie victimes de crimes contre l’humanité » – Thierry Mariani, Michel Voisin, Lionnel Luca,Claude Goasquen, Elie Aboud, n’a pas été évoquée faute de temps.

- Monument national aux Morts pour la France d’AFN et d’Outre-mer (Voir l'introduction de M. Hubert FALCO)

Ce projet répond à une attente forte de la communauté des Français rapatriés qui espère ne pas être de nouveau déçue.

- ANIFOM

Cette Agence est maintenue (cf. le précédent compte rendu).

- Cimetières en Algérie

La question de la sauvegarde et de l’entretien des cimetières chrétiens et juifs en Algérie est longuement évoquée. Si la dernière réunion avec le Ministère des Affaires étrangères s’est bien passée, le communiqué diffusé sur le site de l’Ambassade de France en Algérie est contesté, les avis étant partagés sur l’exactitude des conclusions de la réunion, notamment sur la bonnes collaboration des autorités algériennes. Une nouvelle concertation et un état des lieux étant prévus en septembre/octobre 2010, il faudrait, pour être crédibles, que l’état des lieux de 2004 soit mis à jour, même si cela est difficile et compliqué. Il est souligné que seulement 10% des cimetières seraient conservés ce qui choquant.

M. Hubert FALCO donne la parole à M. Renaud BACHY sur le communiqué ayant fait suite à cette réunion. Le président de la MIR confirme l’exactitude de celui-ci et sa validation par tous les participants. L’actualisation sera faite pour fin octobre avant le vote du budget.

- Campagne de dénigrement de l’œuvre française en Algérie et des Français d’Algérie dans les médias et plus particulièrement à France Télévisions.

L’attention de M. Hubert FALCO est attirée sur le risque d’une reprise d’une polémique très forte contre l’œuvre française en Algérie à l’occasion de la sortie le 22 septembre dans les salles de cinéma du film « Hors-la-loi » de Rachid BOUCHAREB fortement contesté par les Français rapatriés et les Anciens combattants lors de sa présentation à Cannes le 21 mai dernier (cf. l’annonce faite par les Associations de Rapatriés dans Le Monde du 21 mai 2010). La sortie de ce film va suivre la présentation sur FR3 le lundi 20 septembre à 20h45 du film documentaire « Harkis, la blessure » réalisé par COSTELLE & CLARKE ( les célèbres auteurs de la série Apocalypse) qui va bénéficié d’une large campagne de promotion de la part de FR3 (comme la série Apocalypse). Un documentaire lui aussi fortement contesté par les Harkis et responsables d’associations qui ont eu l’occasion de le voir à la demande du producteur. Un autre film documentaire de témoignages recueillis en Algérie par Rachid BOUCHAREB sur « Massacre de Sétif du 8 mai 1945 » est d’autre part programmé par France Télévisions en septembre ! Des débats sont prévus par France Télévisions, dont les Français rapatriés seront de nouveau exclus comme lors des débats du 21 mai 2010. Que compte faire le SEDAC pour établir un juste équilibre entre les représentants des victimes du FLN interdits de télévision et les laudateurs du FLN qui bénéficient du financement de l’Etat français et de l’accès aux chaînes publiques de télévision ?

Cet point étant évoqué en fin de réunion, M. Hubert FALCO n’a pu y répondre.

- Réparation et Indemnisation

Il est fait part de nouveau à M. Hubert FALCO de l'insuffisance de l'indemnisation et des retraites. En ce qui concerne le "Toit familiale", le décret n'est pas connu des Préfectures et les familles se heurtent à l'administration. Il y a les problèmes des retraites des veuves, des réinstallés et, d’une façon plus générale, celui de l’indemnisation des biens perdus qui, si l’on prend le chiffre de l’Etat est de 58 %, ce qui laisse encore une dette de l’Etat de 42 % ! Il est rappelé que l’indemnisation selon le chiffrage du GNPI ne représenterait actuellement 1% de la dette et 1 millième des dépenses budgétaires de l’Etat ! Celui-ci est redevable d’une créance depuis 1962. Qu’aurait-on dit si les biens perdus par les Français en 1870 n’avaient pas été encore réparés en 1919 ! La spoliation généralisée de 1962 n’a pas été traitée de manière satisfaisante. Les réponses du gouvernement aux nombreuses questions des députés restent décevantes. Le rejet sur les états spoliateurs, en particuliers l’Algérie, comme le préconise le scandaleux rapport du CES du 19 décembre 2007, n’est pas acceptable. Il s’agit là encore d’un engagement du candidat Nicolas SARKOZY qui avait promis l’étude d’une nouvelle loi pour 2008.

M. Hubert FALCO confirme qu’une circulaire a été adressée aux Préfets pour le toit familiale. La fin de la réunion n’a pas permis à M. Hubert FALCO de répondre à la question de l’indemnisation.

- Organisation du dialogue Etat/Rapatriés (Voir l'introduction de M. Hubert FALCO)

L'attention de M. Hubert FALCO est attirée sur l'annonce faite dans Circulaire 30 juin 2010 sur la prorogation des mesures en faveur de Harkis (J.O du 2 juillet 2010 – cf. pièce jointe) de l'existence d'un "Ministère des Rapatriés". ( pages 8 – Paragraphes 8.1 et 8.2). Si cette circulaire, signée de 8 ministres, dit vrai c'est qu'il y a désormais un Ministre des Rapatriés. Votre nomination comme Ministre des Rapatriés serait incontestable une bonne nouvelle car, comme ministre vous pourrez défendre un véritable budget "rapatriés", la MIR étant actuellement démunie de tout moyen. Une rumeur insistante coure d’ailleurs de la disparition de la MIR à la fin de l'année 2010. Qu’en est-il ?

M. Hubert FALCO n'a pas relevé ce point dans la circulaire du 30 juin 2010 et dit qu'il n'a pas encore été informé de sa nomination comme Ministre des Rapatriés. M. Hubert FALCO confirme qu'il n'est pas question, pour l'instant, de la fermeture de la MIR.

- Nouvelle Instance de dialogue remplaçant le HCR (Voir l'introduction de M. Hubert FALCO)

Si la création d’une nouvelle structure de dialogue est souhaitée dans les délais les plus brefs, l’utilisation de l’appellation HCR n’est par contre pas souhaitable car elle a désormais une mauvaise résonance. Il serait souhaitable que les membres de cette nouvelle instance soient « représentatifs » par leur présence sur le terrain, leur connaissance des dossiers, leurs réalisations et leurs propositions. Sur quels critères vont-ils être retenus, surtout si leur nombre est réduit à 15 dans un seul « collègue » Harkis et Pieds-noirs ? Ne devraient-ils pas être désignés directement par les Français rapatriés ? Si oui, comment ? Il ne faut pas qu’ils apparaissent comme « choisis » par le gouvernement. Le seul HCR qui ait bien fonctionné est le premier. Le second n’a pas été satisfaisant et ne parlons pas de l’échec complet troisième. Une des raisons du bon fonctionnement du HCR1 a été, outre la qualité de son Président, la présence d’un rapporteur et la disposition d’une ligne budgétaire.

M. Hubert FALCO souligne que ce sont effectivement des remarques importantes et que le projet de cette instance sera présenté en septembre.

- Fondation de la Mémoire (Voir l'introduction de M. Hubert FALCO)

De nombreuses questions restent posées sur la constitution et le fonctionnement de cette Fondation. Il est choquant de voir les actions du FLN mises sur le même plan que celles de l’OAS. Comment va être constitué le Comité scientifique ? Comment seront désignés ses membres ? Sur quels sujets va-t-elle travailler ? Il serait souhaitable que le Secrétariat d’Etat aux Rapatriés diffuse un texte précisant ces différents points.

M. Hubert FALCO souligne que la Fondation a pour objet de rassembler les mémoires des acteurs et non de porter une appréciation sur leurs actes. En ce qui concerne ses travaux, elle aura une « feuille de route ». M. Hubert FALCO s’engage à diffuser rapidement une note descriptive sur la Fondation. M. Xavier DELARUE souligne que la Fondation fonctionnera comme les autres Fondations actuelles. Elle subventionnera des travaux de recherches, collationnera les témoignages et documents pour les historiens et chercheurs, etc.

- Mémorial de la France d’Outre-mer

Il est demandé à M. Hubert FALCO de reprendre le dossier du Mémorial de la France d'Outre-mer de Marseille, car des fonds sont bloqués pour sa construction qui a été arrêtée par le Maire de Marseille.

M. Hubert FALCO dit qu'il faudrait effectivement reprendre le dossier.

- 50 e anniversaire de l’exode des Français d’Algérie en 2012

Ce point n'a pas été abordé faute de temps.

- Hommage à Albert Camus

Ce point n'a pas été abordé faute de temps.

NOUVEAUX POINTS

- 10e Journée nationale d’Hommage aux Harkis

Il est demandé à M. Hubert FALCO si le Président de la République présidera la 10e Journée nationale en Hommage aux Harkis.

M. Hubert FALCO indique qu'à ce jour son Cabinet n'a pas encore obtenu le calendrier du Chef de l'Etat à cette date.

AUTRES POINTS NON EVOQUES FAUTE DE TEMPS

- 70e anniversaire de la Bataille de France. L’Armée d’Afrique semble avoir été « oubliée » des commémorations officielles.

- Pénaliser les injures relatives aux harkis. Où en est la proposition de loi N°1909 du 15 septembre 2009 visant à pénaliser les atteintes à la dignité de nos compatriotes ?

- Annonce du défilé sur les Champs Elysées de l’Armée algérienne le 14 juillet 2012. Y a-t-il eu un démenti officiel à cette proposition faite au Chef de l'Etat par l'Ambassadeur de France en Algérie ?

Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir apporter quelques précisions sur ces points.

------------------------------------------ 2009 - REUNIONS ETAT/RAPATRIES --------------------------------------

RELATION ETAT/RAPATRIES
Rencontre des Associations de Français Rapatriés "pieds-noirs"

avec M.Hubert FALCO
Secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens Combattants (et aux Rapatriés)

au SEDAC le 30 novembre 2009

Le 30 novembre 2009, M. Hubert FALCO, Secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens Combattants a rencontré, au cours d'une réunion de travail de deux heures, douze représentants de la communauté des Français rapatriés d'origine "pieds-noirs". Cette réunion avait pour objet, suite à la réunion

avec des représentants de la communauté "harkie" qui s'est tenue le 14 octobre, de permettre à M. Hubert FALCO de se faire une opinion personnelle des principales attentes des Français rapatriés. Les douzes intervenants (Mmes Nicole Ferrandis-Delvarre et Andrée Montero, MM. Gilles Bonnier, Bernard Coll, Michel Levy, Philippe Nouvion, Claude Poli, Gérard Rosenzweig, Yves Sainsot, Jean-Pierre Séroin, Jean-Paul Spina, Jean-Félix Vallat) ont repris de façon claire et détaillée les attentes de nos compatriotes exprimées dans les différentes chartes, motions, lettres et les messages diffusés lors de l'élection présidentielle. Ce bulletin apporte quelques précisions sur les premières orientations qui pourraient être celles du gouvernement pour respecter les engagements du Président de la République pris lors de la campagne présidentielle.

M. Hubert Falco était accompagné de son Directeur de Cabinet, M. Xavier Delarue, de Mme Odile Froument, Conseiller Technique aux Rapatriés, de M.Renaud Bachy, Président de la MIR et de M.Alain Vauthier, Directeur de l'ANIFOM.

Compte tenu de l'importance des sujets évoqués, qui concernent TOUS les Français rapatriés, il nous paraît important que TOUS nos compatriotes soient informés de ce qui s'est dit lors de cet échange constructif. Nous vous demandons de bien vouloir diffuser le plus largement possible ces informations à vos parents, proches et amis concernés. JPN reste à votre disposition pour vous fournir tout complément d'information.

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PRINCIPAUX SUJETS ABORDES LORS DE LA REUNION

M. Hubert Falco a fait une courte introduction pour évoquer les principaux sujets de réflexion actuels du gouvernement :
- la Mémoire et le reconnaissance morale
- l'officialisation de l'association des victimes civiles aux cérémonies du 5 décembre (article 2 de la loi du 23 février 2005).
- l'attribution de la mention "Morts pour la France" aux victimes civiles, notamment celles du 26 mars 1962.
- la conservation et la restauration des cimetières chrétiens et juifs en Algérie. Une intervention du Ministère des Afffaires étrangères auprès du gouvernement algérien, la création d'une commission parlementaire, le maintien (voire l'augmentation) du budget sont envisagés par l'Etat
- le problème des Monuments aux Morts
- la création de la Fondation de la Mémoire de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie (article 3 de la loi du 23 février 2005)
- La reconnaissance du drame des Harkis et la condamnation des injures dont ils sont encore l'objet (article 5 de la loi du 23 février 2005).
A 17h 30, M. Falco, pris par d'autres engagements, a dû quitté la réunion qui s'est poursuivie avec M. Xavier DELARUE et Mme Odile FROUMENT.

*************************** INTERVENTION DES PARTICIPANTS ***************************

Afin de vous présenter une synthèse de ce qui a été dit, nous avons opté pour une présentation thématique en fonction des attentes exprimées par les Français rapatriés dans les différents documents remis depuis l'élection présidentielle aux candidats, puis au Chef de l'Etat, à son gouvernement et aux instances officielles en charges du dialogue Etat/Rapatriés (Présidence de la République, Cabinet du Premier Ministre, MIR et HCR). Nous tenons à souligner le caractère unanime des différentes demandes exprimées par les participants concernant les attentes des Français rapatriés. Les quelques points de divergence ne portent principalement que sur le fonctionnement et l'organisation du dialogue Etat/Rapatriés.

Pour connaître en détail les attentes des Français rapatriés et les engagements de Nicolas SARKOZY, voir notre rubrique ATTENTES.

Reconnaissance de la Vérité historique

M. Hubert FALCO pense que la Fondation de la Mémoire devrait répondre à cette attente

- Les intervenants unanimes ont demandé à l'Etat d'affirmer publiquement son refus de toute forme de "repentance" sur la présence française en Algérie et dans ses colonies. La France n'a pas à rougir de son oeuvre en Algérie. Elle doit en être fière, même si, comme toute une oeuvre humaine, elle n'a pas été parfaite.

19 mars 1962
M. Hubert FALCO confirme que la date officielle de commémoration est le 5 décembre

- Les intervenants unanimes ont demandé que l'Etat ne s'associe en aucune manière aux cérémonies du 19 mars. L'Armée, les Préfets, les maires et d'une façon générale les élus ne doivent pas se rendre aux commémorations et événements célébrant cette date qui marque le début de leur drame.

Reconnaissance de la responsabilité de l'Etat français dans les drames ayant suivi le 19 mars 1962
M. Hubert FALCO a pris note de la demande des associations.

- l'intervention de Jeune Pied-Noir a été essentiellement centrée sur la reconnaissance de la responsabilité de l'Etat dans les drames vécus par les Harkis, les Pieds-noirs et leurs amis, après le 19 mars 1962. Comme lors de la réunion du 22 septembre 1995, JPN a demandé à M. Hubert FALCO de bien vouloir remettre le message (cf. pièce jointe) au Président de la République. Cette demande est celle de 200 associations et amicales et de plus de 16.000 Français ayant signé la pétition.

Voir le texte du Message remis à M. Hubert FALCO pour le Président de la République ainsi que le message du 22 septembre 1995 voir la rubrique RECONNAISSANCE.

Disparus en Afrique du Nord - 1952-1964
M. Hubert FALCO estime que ce problème douleur doit être traîté en priorité

- C'est une des préoccupations majeures des intervenants : ouverture des archives aux familles, reconnaissance de la vérité des drames vécus.

Attribution de la mention "Morts pour la France"
M. Hubert FALCO pense possible la généralisation de cette attribution
.

- Les intervenants ont demandé l'attribution de la mention "Morts pour la France", en reconnaissant officielle de la réalité de leur sacrifice, à toutes les victimes du terrorisme du FLN et de la répression française ayant suivi le 19 mars 1962.
- Ils ont demandé d'édification d'un Monument aux Morts sur lequel apparaîtrait les noms des TOUS les Français d'Outre-mer morts pour la France. Ce projet est à étudier avec la demande d'édification d'un mémorial spécique au massacre de 150.000 Harkis après le 19 mars 1962. Proposition de JPN : création, en attendant l'édification de ce monument national, d'un Mémorial virtuel sur Internet identique à celui déjà créé pour les morts des grandes guerres de 1914-18, 1939-45 et pour la guerre d'Indochine et d'Algérie.
- Les participants ont souligné que l'actuel Chef de l'Etat n'a jamais présidé une cérémonie du 5 décembre ou du 25 septembre. Il n'y a d'ailleurs jamais assisté auparavant dans ses autres fonctions. Sa présence à une de ces cérémonies serait perçue comme un signe d'égard et d'attention envers les familles des victimes et d'une façon plus générale envers l'ensemble de la communauté rapatriée.
- Indemnisation des pupilles de la Nation et orphelins de guerre reste un problème d'actualité. Les participants demandent que leurs Associations soient représentées dans les commissions officielles traitant ce sujet.

Fermeture ou non de l'ANIFOM ?
M. Hubert FALCO annonce le maintien de l'ANIFOM

- Toute personne qui appellait il y a quelques mois l'ANIFOM s'entendait dire par les derniers fonctionnaires de cette institution, que celle-ci n'existerait plus en 2010. Grâce à votre réaction, suite à la pétition lancée par JPN, la date fatitide de fermeture de l'ANIFOM de juin 2009 a été décalée. Il faut bien comprendre que la fermeture de l'ANIFOM signifiquerait que l'Etat ne veut plus d'aucune loi "rapatriés" puisque l'outil d'application serait désormais inexistant. M. Hubert FALCO a confirmé lors de la réunion le maintien de l'ANIFOM.

Voir la rubrique ANIFOM de notre site.

Cimetières français en Algérie
M. Hubert est conscient de l'importance du problème et des difficultés rencontrées
.

- Les intervenants on demandé à l'Etat d'agir vite sur ce dossier. Un mémoire établi par les Associations a été remis à M.Falco. Il présente un bilan particulièrement douloureux et catastrophique. JPN propose deux initiatives qui permettraient d'assurer rapidement l'entretien des cimetières en Algérie et la sauvegarde, en France, de la mémoire des Français morts en Algérie et outre-mer.

1) - La réactivation des jumelages réalisés de 1956 à 1960 entre plus de 1000 villes de France et de l'Algérie française. Ces jumelages, alors organisés par le MNEL (Mouvement National des Elus locaux), avaient permis au moment de l'exode de 1962 l'accueillir une partie des oeuvres d'art et les Monuments aux Morts de certaines villes d'Algérie (par exemple, celui d'Oran à Lyon, de Mostaganem à Bordeaux, etc...) et de faciliter l'accueil des familles rapatriés. Les villes de France, désormais jumelées avec les associations de rapatriés représentant les villes de l'Algérie française, prendraient en charge (aidées par l'Etat et l'Association concernée) l'entretien du cimetière de la ville de l'Algérie.
2) La sauvegarde de la mémoire des "Morts pour la France" des villes d'Algérie durant la présence française, par leur inscription nominative sur le Monument aux morts de la ville métropolitaine. Ainsi pourra se perpétuer, en France, la mémoire des Français d'AFN et d'outre-mer "Morts pour la France" durant toutes les guerres.

Campagne de dénigrement des Français d'Algérie
M. Hubert FALCO s'engage à veiller au respect des Français rapatriés

- Les intervenants ont rappelé la multiplication des aggressions sur les chaînes publiques de télévision et par les films contre la communauté des Français d'Algérie. Ils demandent au gouvernement d'intervenir pour que cessent ces attaques, souvent odieuses, et qu'un droit de réponse leur soit accordé. L'Etat français n'a pas à financer les films ouvertement anti-français comme le prochain film que prépare le réalisateur d'INDIGENES.

Réparation et indemnisation
M. Hubert FALCO prend note de cette demande importante des Français rapatriés

- L'Etat français étant responsable de l'exode des Français rapatriés du fait de sa politique, le principe de réparation des préjudices moraux subis doit être appliqué.
- L'indemnisation des spoliations matérielles subies par Français rapatriés du fait de la politique de l'Etat français est estimation à 56% selon l'ANIFOM et à 35% selon le GNPI. Quel que soit le montant réel de cette indemnisation, son solde doit être conforme aux principes de la République française et aux Droits de l'Homme. Les intervenants demandent l'application de l'Article XVII de la Déclaration de 1789, préambule de la Constitution française et le vote rapide d'une loi définitive de réparation et d'indemnisation.

Organisation du dialogue Etat/Rapatriés
M. Xavier DELARUE confirme le maintien provisoire de la MIR

- A la demande de savoir qu'elle est la nouvelle organisation SEDAC/MIR, M. Xavier Delarue a précisé que la MIR était actuellement maintenue et qu'elle dépendait du SEDAC. Certains intervenants se sont curieusement félicités du "travail" du Président de la MIR. JPN a confirmé sa demande le démission de M. Renaud Bachy dont les Français rapatriés attendent toujours le bilan. Car quel est ce bilan ? En deux ans et demi de présence, le Président de la MIR a à son actif : l'échec du plan emplois/formation pour les enfants de Harkis; une absence totale de communication (un seul numéro du bulletin "Réponse rapatriés" en deux ans dont le contenu a entraîné la demande de démission de M. Bachy par M. Boussad Azni alors conseiller de M. Bockel et vice-président du HCR !); des sites Internet MIR et HCR jamais mis à jour ; 13 démissions d'un HCR sans moyens; un HCR qui ne fonctionne pas faute de moyens dépendant de la MIR (alors que le premier HCR avec M.Dubourdieu et M.Alain Vauthier avait parfaitement fonctionné pour conduire à la loi du 23 février 2005, ce qui prouve que ce ne sont pas les institutions qui sont responsables des échecs actuels mais ceux qui dirigent ces instances); des dossiers qui n'avancent pas : Fondation de la Mémoire, emploi pour les Harkis,...; ou qui échouent : Mémorial de Marseille, engagements du candidat N. Sarkozy, etc... Devant un tel bilan, JPN demande le renouvellement complet des équipes gouvernementales. Après le départ pour des raisons professionnelles, de M.Erard Corbin de Mangoux (remplacé par M. Maxime Tandonnet), de M. Eric Etienne (remplacé par Mme Mathilde Lignot-Leloup ) et l'arrivée de Mme Odile Froument, M.Renaud Bachy (en poste auprès des "Rapatriés" depuis 1994 !) reste le seul haut fonctionnaire présent de l'équipe mise en palce en 2007 !

Fondation de la Mémoire de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie.
M. Hubert FALCO annonce la création prochaine de cette Fondation prévue par la loi du 23 février 2005

- Les intervenants restent septiques quant à la finalité de cette Fondation (annoncée pour 2008 par M. François Fillon dans son discours du 25 septembre 2007 !) en gestation depuis plus de 4 ans sans que les Associations et le HCR ne soient impliqués. Ils attendent d'en connaître les statuts et le mode de fonctionnement pour exprimer leur avis. Un dossier brillamment suivi par la MIR !

Mémorial de la France d'Outre-mer
M. Hubert FALCO souhaite la reprise de ce projet.

- Un projet qui date de 1984 et dont l'historique constitue, malheureusement pour les Rapatriés, une des plus belles histoires comiques marseillaises. Le projet d'édification du Mémorial au Parc Chanot, sur un terrain et avec un budget pourtant alloués, a été arrêté, sans explication et de sa seule initiative, par le maire de Marseille, Jean-Claude GAUDIN. Ceci sans aucune réaction de la MIR et du HCR, partenaires du projet ! Les intervenants demandent la reprise du projet et son transfert vers une ville plus accueillante, comme Aix-en-Provence par exemple.

2012 : 50e anniversaire de l'exode des Français d'Algérie
Demande formulée à M. Xavier DELARUE

- JPN a demandé qu'une commission soit créée très rapidement pour aborder la commémoration, au niveau national, du 50e anniversaire de l'exode des Français d'Algérie. C'est maintenant, en effet, qu'il faut étudier les projets susceptibles d'être réalisés en collaboration avec les villes d'accueil.

Albert CAMUS au Panthéon
Une signification à préciser

- Les prises de position des intervenants varient selon les interprétations faites de cette annonce qui n'est pas encore une réalité, puisque la famille d'Albert Camus, n'a pas encore, semble-t-il, donné son accord. La question se pose de savoir comment l'oeuvre littéraire et la vie de ce petit pied-noir, pauvre (mais heureux), que symbolise Albert CAMUS, vont être présentées. En quoi est-il un symbole des valeurs républicaines associées au Panthéon ? Pour JPN, si le Chef de l'Etat veut honorer les Français d'Algérie, ne faut-il pas aussi y associer la composante d'orgine arabe de notre communauté ? Le Bachaga Saïd Boualam, officier et député français, Grand croix de la Légion d'Honneur, vice-président de l'Assemblée nationale (1958-62), n'est-il pas à ce titre le symbole des sacrifices des Français musulmans pour la France ? L'entrée simultanée au Panthéon d'Albert Camus et du Bachaga Boualam aurait alors une valeur symbolique forte de la reconnaissance de la France à l'adhésion des Français d'Algérie aux valeurs républicaines.

Le Président de la république doit tenir ses engagements envers les Français rapatriés : Harkis et Pied-noirs
Une demande unanime !

- C'est le voeu final de tous les intervenants qui soulignent qu'une partie importante de l'électorat "rapatriés" s'est portée sur le candidat Nicolas Sarkozy à la suite de ses engagements écrits et oraux de mars et avril 2007. L'absence de signes forts de sa part avant les prochaines élections régionales risque d'entraîner un nouveau basculement de nos compatriotes déçus dans leurs légitimes attentes.

********************** CONCLUSION PROVISOIRE ************************

Après la rupture du dialogue Etat/Rapatriés due au disfonctionnement de la MIR et du HCR, cette réunion informelle a été perçue comme positive par tous les participants. JPN demande que soit rapidement officialisé le mode de dialogue Etat/Rapatriés et que soient créées les commissions de travail sur les sujets précédemment évoqués. Pour remplacer la MIR et le HCR, JPN a proposé au SEDAC la création d'une nouvelle Instance basée sur le modèle plus opérationnel et plus efficace du Haut Conseil à l'Intégration.

Jeune Pied-Noir a essayé de vous informer rapidement et de façon synthétique de cette importante réunion. Vos remarques et suggestions constructives sont les bienvenues. Pour faciliter nos échanges, nous vous remercions de vous identifier (nom, adresse, N° de téléphone) et de préciser à quel(s) titre(s) vous intervenez (responsable associatif, adhérent, sympatisant etc...). Merci.

Bernard COLL - Secrétaire général de JPN
01 69 41 01 12 - 06 80 21 78 54

------------------------------------------- 2009 - HOMMAGE AUX HARKIS -----------------------------------------

Journée nationale d’hommage aux Harkis

Intervention de M. Hubert Falco
Secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens combattants, chargé, par délégation du Premier ministre des questions relatives aux rapatriés

Vendredi 28 septembre 2009

Messieurs les Présidents d’association,
Mesdames, Messieurs,

Je voudrais vous dire tout le plaisir qui est le mien de vous accueillir aujourd’hui à l’Hôtel des Invalides.
Dans ce lieu emblématique de l’histoire de nos Armées et de l’histoire de France, je veux souhaiter à chacune et à chacun d’entre vous la plus cordiale bienvenue.
Vous êtes ici chez vous : votre histoire est notre histoire.
L’histoire des Harkis et des rapatriés, c’est l’histoire de France.
L’engagement qui a été le vôtre en Algérie, les sacrifices auxquels vous avez consentis, les drames que vous avez vécus : tout cela appartient pleinement à la mémoire nationale.
C’est le sens de cette journée d’hommage.
Aujourd’hui, dans le pays tout entier, dans chacune de nos régions, dans chacune de nos communes, la France se souvient de ceux qui ont tout donné : des Harkis qui ont fait le sacrifice de leur vie au cours de la guerre d’Algérie, des Français musulmans qui ont tout quitté – leur terre natale, leurs amis, leur famille –, parce qu’ils étaient, avant toute chose, des combattants français.
La République se souvient de tous les drames.
Sans rien cacher, sans rien dissimuler, sans rien taire.
Le devoir de mémoire, c’est d’abord un devoir de vérité. Et cette vérité doit mieux être connue par l’ensemble de nos concitoyens.
Aujourd’hui, nous nous souvenons des milliers de Harkis et de Français musulmans qui sont restés indéfectiblement fidèles à la France, jusque dans l’adversité la plus tragique où les plongea une paix qui aurait du être aussi la leur, mais qui les trouva désarmés et seuls face à leurs bourreaux.
Nous nous souvenons également des conditions tragiques dans lesquelles les Harkis sont arrivés en France. La détresse et la précarité sont venues s’ajouter aux drames de l’exil et du déracinement.
Et cela personne ne peut l’oublier.
Le Président de la République a pris, devant vous, un engagement solennel afin que cette mémoire-là soit pleinement reconnue et mieux partagée par l’ensemble de la communauté nationale.
La Fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie est en train d’être créée. C’est un point positif.
Grâce au travail de la Mission Interministérielle aux Rapatriés, le projet a avancé depuis le début de l’année 2009.
Les grandes associations fondatrices (le Souvenir Français, les Gueules Cassées, la Fédération nationale André Maginot) ont confirmé leur contribution financière et l’Etat a inscrit sa participation au budget. Au total, cela représente plus de 7 millions d’euros.
La France ne doit pas oublier. Elle n’oubliera pas.
La mémoire est une chose importante.
Elle nourrit l’âme d’un peuple, elle forge son caractère et lui donne un avenir.
Et la France a beaucoup à apprendre des Harkis : le sens de l’engagement, le sens de l’honneur, le sens du combat. Ce sont ces valeurs que vous incarnez : et la France en a, plus que jamais, besoin.
Mais chacun d’entre nous le sait : nourrir l’âme ne suffit pas. La reconnaissance de la nation envers les Harkis ne peut pas être simplement morale. Elle doit être également concrète, c’est-à-dire sociale et économique.
Comme on peut se féliciter de la mise en œuvre des mesures en faveur de l’emploi des enfants de Harkis.
A ce jour, 8 200 personnes ont été identifiées, 5 600 se sont engagées dans le processus et, à l’heure où je vous parle, 2 138 ont retrouvé un emploi ou bénéficient d’une formation qualifiante.
Ce sont là des avancées que l’on peut saluer et qu’il faut mettre au crédit de la mobilisation de la mission interministérielle aux rapatriés, des préfectures et des services de Pôle Emploi.
Mais il faut aller plus loin.
Le gouvernement entend proroger et renforcer le plan emploi jusqu’à la fin de l’année 2010.
L’objectif de cette mesure est simple : faire bénéficier du plan emploi un nombre encore plus important d’enfants de Harkis.
Pour y parvenir, nous veillerons à ce que l’information soit mieux diffusée dans les départements où elle est apparue insuffisante, afin d’inciter partout les enfants de harkis le souhaitant à s’intégrer dans le dispositif gouvernemental
Nous devons ensemble, avec l’ensemble des associations et des acteurs économiques, nous mobiliser et consacrer les mois qui viennent à communiquer et à informer le plus grand nombre.
Il y a des emplois réservés à disposition depuis le mois de juin dernier ; il y a 200 000 actes de formation prévus dans le plan emploi et 190 000 contrats aidés : chaque enfant de Harki, où qu’il se trouve en France, doit pouvoir en bénéficier, car il en a le droit.
La deuxième mesure que le gouvernement entend prendre, c’est de permettre l’attribution de l’allocation de reconnaissance aux enfants d’anciens supplétifs dont les parents bénéficiaires sont décédés entre le 23 février 2005, date de la publication de la loi et la date butoir du 1er octobre 2005 sans avoir pu choisir entre les trois options du versement prévues par la loi.
C’est une mesure d’équité qui permettra à ces enfants de bénéficier également de cette allocation de 20000 euros.
Mesdames, Messieurs,
La nation témoigne aujourd’hui de sa reconnaissance envers les Harkis. Dans le mot « reconnaissance », il y a trois choses qui s’expriment : la mémoire, la gratitude et le respect.
Il est inadmissible qu’en 2009, dans notre pays, on puisse insulter les Harkis parce qu’ils sont Harkis, les injurier et le faire sans craindre d’être puni par la Loi.
Cette situation révoltante doit changer. Car quel serait le sens de notre action en faveur des Harkis si nous laissions faire ?
Nous aurions beau jeu de parler de mémoire, de nous réunir comme nous le faisons aujourd’hui pour rendre hommage aux Harkis, si dans le même temps nous laissions certains les insulter impunément.
Que cela soit dit, une fois pour toutes : lorsque l’on insulte les Harkis, c’est la France tout entière que l’on insulte. C’est la conviction du président de la République, celle du Premier ministre et de l’ensemble du gouvernement.
C’est la raison pour laquelle j’ai proposé à la concertation interministérielle un projet de texte qui modifie l’article 5 de la Loi du 23 février 2005.
Nous n’en resterons pas à l’interdiction de principe actuelle : une fois la loi modifiée, les tribunaux pourront expressément condamner la diffamation et l’injure envers les Harkis, de la même manière que sont sanctionnés dans notre pays les propos à caractère raciste.
Cette modification de la loi donnera la faculté aux associations représentatives des Harkis de se constituer partie civile.
La France témoigne aujourd’hui de son respect envers les Harkis. Elle le fait en paroles. Mais elle le fait aussi et surtout en actes.
Seul le prononcé fait foi

Droits : Tout droit réservé - Voir le site officiel du Secrétarait à la Défense et aux Anciens Combattants.

http://www.defense.gouv.fr/sedac/prises_de_parole/discours/journee_nationale_d_hommage_aux_harkis

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----------------------------------- 2009 - NOMINATION DE M. HUBERT FALCO -------------------------------

GOUVERNEMENT

Hubert Falco, Secrétaire d'Etat aux Rapatriés
Secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens combattants, chargé, par délégation du Premier ministre des questions relatives aux rapatriés

Lundi 28 septembre 2009

EXTRAIT DU DECRET DE NOMINATION DE M. HUBERT FALCO

Voir sur Internet le décret n° 2009-825 du 3 juillet 2009 relatif aux attributions déléguées au secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens Combattants, sur Légifrance

" M. Hubert Falco, secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens Combattants, remplit toute mission et assure le suivi de tout dossier que lui confie le ministre de la Défense, auprès duquel il est délégué. Il assiste le ministre de la Défense et connaît des affaires qu'il lui confie en matière d'anciens combattants et de victimes de la guerre, de lien entre les armées et la nation et de réserve militaire.

Le secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens Combattants est chargé, par délégation du Premier ministre, des questions relatives aux rapatriés.

Pour l'exercice de ses attributions, le secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens Combattants dispose, en tant que de besoin, des états-majors, directions et services du ministère de la Défense ainsi que de la mission interministérielle aux rapatriés.

I. Dans la limite des attributions qui lui sont déléguées en vertu de l'article 1er, le secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens Combattants reçoit délégation du ministre de la Défense pour signer, en son nom, tous actes, arrêtés et décisions.

Il contresigne, conjointement avec le ministre de la Défense, les décrets relevant de ses attributions.
II. Il reçoit délégation du Premier ministre pour signer, en son nom, tous actes, arrêtés et décisions, dans la limite des attributions qui lui sont déléguées en vertu de l'article 2.

Il contresigne les décrets relevant de ces attributions.

---------------------------------------------------- 2008 - Alain MARLEIX -------------------------------------------------

GOUVERNEMENT

Diffusion 22 mars 2008

46 ANS APRES LE "CRIME D'ETAT" DU 19 MARS 1962

L'ETAT FRANCAIS PREPARE-T-IL LE "GENOCIDE MEMORIEL" DES FRANCAIS D'ALGERIE EN FAISANT DISPARAITRE LEUR VERITABLE HISTOIRE ?

M.Alain MARLEIX, ex-Secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants et envoyé spécial de Nicolas Sarkozy, fait en catimini la repentance devant la presse algérienne que Nicolas Sarkozy avait dit ne pas vouloir faire !

M. Alain MARLEIX accuse la France de fautes et de crimes ! Lesquels ?

Le Président de la République et le Premier ministre doivent s'expliquer.

JOURNAL LIBERTE DU 22 MARS 2008
ARTICLE DE MOUNIR BOUDJEMA

Alain Marleix, secrétaire d’État français auprès du ministre de la Défense chargé des Anciens combattants, à Liberté
“Entre l’Algérie et la France, le temps de l’affrontement est terminé”

Même si ses attributions viennent de changer au sein du gouvernement français, Alain Marleix, secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense chargé des Anciens combattants, effectuera à Alger les 21 et 22 mars la visite qui avait été programmée en plein accord avec son successeur, Jean-Marie Bockel, et le ministre de la Défense, Hervé Morin. Mandaté par le président Sarkozy dont il est un des proches ministres, Alain Marleix, livre à Liberté la nouvelle vision qui prédomine à L’Élysée sur les relations algéro-françaises, notamment sur l’épineuse question de la mémoire. Sans éviter les points sensibles de cette relation entre Alger et Paris, Alain Marleix transcende les clivages historiques pour souligner ce nouvel état d’esprit qu’il résume par le fait que “la France veut avancer pour rapprocher nos mémoires”. Il abordera, également, la reconnaissance de la France pour la participation essentielle des anciens combattants algériens à la victoire sur le nazisme durant la Seconde Guerre mondiale et la réforme de leur statut, notamment sur les pensions, décidée par Paris.

Monsieur le secrétaire d’État, six mois après votre première visite, dans quel état d’esprit revenez-vous à Alger, tout en sachant que la visite du président Sarkozy, en décembre 2007, avait suscité, comme à l’accoutumée dans les relations algéro-françaises, des passions et des controverses dans les deux pays ?

Alain MARLEIX - Je suis heureux de revenir ici à Alger, où j’effectue mon troisième déplacement depuis septembre 2007. Tout d’abord, parce que je sais y être bien accueilli par les autorités algériennes. Je veux les en remercier. Et surtout, parce que cette visite témoigne de l’attachement du président de la République et du gouvernement français à la relation d’exception avec l’Algérie. Vous savez que je viens d’être nommé à d’autres fonctions au sein du gouvernement. Mais le président m’a demandé de maintenir ma visite pour réaffirmer l’importance qu’il attache personnellement à la relation franco-algérienne et pour tenir les engagements qu’il a pris pendant sa visite d’État.

La France, Monsieur le secrétaire d’État, semble plus déterminée dans son action par rapport aux anciens combattants algériens qui ont été les “oubliés” de la lutte contre le nazisme. Est-ce que les mesures que vous préconisez, notamment la revalorisation des pensions, demande majeure de ses anciens combattants, sera à l’ordre du jour ?

Alain MARLEIX - Non, la France n’a pas oublié les 150 000 Algériens qui ont pris, au côté de leurs frères d’armes français, une part déterminante à la lutte contre le nazisme. En Provence ou en Alsace, par exemple, nos villes se souviennent, à travers le nom de leurs rues ou leurs monuments, que leur libération est aussi venue du Maghreb. La France a si peu oublié, qu’en 2004, Alger a été faite “chevalier de la Légion d’honneur” pour rappeler à tous et, notamment aux plus jeunes qu’elle fut pendant près de deux ans, la capitale de la France libre ! Au-delà et, puisque vous le savez, nous venons de rendre un hommage solennel à notre dernier poilu de la Première Guerre mondiale. Je voudrais rappeler qu’en 2006 a été inauguré à Verdun un monument à la mémoire des soldats musulmans qui ont pris part à cette guerre. Parmi eux, il y avait déjà 170 000 Algériens.
En revanche, je pense que le souvenir de cette partie de notre histoire commune a été gommé, ou en tout cas brouillé, par ce qui, plus tard, nous a opposés. Des deux côtés de la Méditerranée, à partir des années 1960, la nouvelle page que chacun de nos deux pays devait écrire n’offrait pas beaucoup de place à cette épopée, qui pourtant restera comme une des plus belles pages de l’histoire, écrite ensemble cette fois, par nos deux nations. Ceci peut expliquer que le problème des pensions militaires françaises versées aux anciens combattants algériens ait été si long à trouver une solution. Mais aujourd’hui, c’est chose faite ! Je vous précise à ce sujet qu’après la réforme de décembre 2002, qui s’était déjà traduite par un quadruplement des sommes versées, l’alignement total des prestations versées aux anciens combattants algériens sur les pensions françaises est intervenu en Algérie dès juin 2007. Aujourd’hui, près de 5 milliards de dinars sont versés à ce titre chaque année en Algérie.
Mais nous voulons aller plus loin après l’entrée en vigueur de cette réforme essentielle.
Nous voulons maintenant apporter aux anciens combattants algériens les prestations complémentaires, en matière d’action sociale, de soins médicaux ou encore d’appareillage, auxquelles ils ont droit. Cela passe par la réouverture très prochaine d’un service d’accueil et d’information dans les anciens locaux du consulat général de France, dans le quartier du Télemly, à Alger.

On n’a jamais évoqué les raisons exactes de la fermeture du service des anciens combattants à Alger en 1994. Pourquoi une telle décision et est-ce que cela ne vous a pas pénalisé dans le suivi des dossiers des anciens combattants algériens ?

Alain MARLEIX - La suspension d’activité – et non pas la fermeture – du service des anciens combattants d’Alger en 1994 était uniquement due au contexte sécuritaire difficile que connaissait alors l’Algérie. Aujourd’hui, heureusement, les choses ont évolué plus favorablement dans ce domaine. Mais il faut le rappeler tout simplement : les conditions d’alors ne permettaient plus l’exercice de nos missions qui exigent pour la plupart d’entre elles un contact direct avec nos usagers. Cela a pénalisé les anciens combattants algériens qui n’avaient plus d’interlocuteurs sur place et qui, désemparés, se sont adressés à beaucoup de services de mon ministère ou d’autres administrations qui ont apporté, dans la mesure de leurs possibilités, les meilleures réponses. Mais cela n’était pas satisfaisant et c’est pourquoi dès 2004 nous avons repris progressivement une partie de notre activité, celle consacrée au suivi de l’appareillage orthopédique des mutilés de guerre (800 personnes environ). Depuis cette date, un technicien spécialisé assure cette mission à Alger en partenariat étroit avec l’Office national de l’appareillage des personnes handicapées, qui est, je crois, l’un des organismes de référence en la matière. Une convention a été signée, et cette collaboration, dans un domaine très technique, se déroule à la satisfaction de tous. Ce que je veux maintenant ajouter sur ce sujet, c’est que, dorénavant, les anciens combattants algériens ont un interlocuteur, ici, à Alger, à travers le service des anciens combattants placé près de l’ambassade de France. Déjà des sessions d’accueil personnalisées sont organisées dans les consulats généraux de France à Oran et Annaba pour ceux qui habitent dans ces deux régions. Tous les anciens combattants ou leurs veuves peuvent y recourir. Une seule condition : prendre au préalable un rendez-vous au numéro 1579. Dans un avenir très proche, cette même possibilité d’accueil sera offerte à Alger, dans les locaux de notre nouveau service des anciens combattants. Mais d’ores et déjà, celui-ci est à l’écoute des demandes qui lui sont adressées par téléphone ou par courrier. Dans les prochaines semaines, il mettra également en ligne sur le site de l’ambassade de France, une banque d’informations accessible aux 28 000 ressortissants concernés recensés aujourd’hui en Algérie.

Différents services et avantages semblent en préparation au niveau de votre cabinet. Qu’en est-il ? Existe-il de nouvelles mesures dans ce sens ?

Alain MARLEIX - La vraie nouveauté passe par la réouverture prochaine du service de proximité qui pourra leur apporter les prestations complémentaires déjà prévues par la loi mais qui nécessitent pour leur mise en œuvre une possibilité d’accueil et de réception de notre public. En revanche, dorénavant, et c’est aussi une nouveauté introduite par la réforme entrée en vigueur cette année, les anciens combattants algériens bénéficieront, comme leurs camarades français, de toute éventuelle évolution positive de la législation française dans ce domaine. Si, par exemple, on décidait d’augmenter le montant de la retraite du combattant, les anciens combattants algériens en bénéficieraient de plein droit, ce qui n’est que justice !

Le président Sarkozy a, dans un geste unique, rendu à l’Algérie la carte des mines enfouies par l’armée française durant la guerre d’indépendance. Ce geste a été apprécié en Algérie. D’autres décisions de ce type peuvent-elles suivre ? La prise en charge des victimes de ses mines semble être une de vos priorités avec la création de centres orthopédiques et d’appareillage ?

Alain MARLEIX - La France a certainement trop tardé pour remettre les plans des champs de mines des lignes Challe et Morice, mais il faut reconnaître ici qu’il s’agit d’une décision que le président Sarkozy a prise dès son élection. Au-delà de l’aspect pratique de cette mesure — je sais qu’il fait ici l’objet de débats mais je sais aussi qu’il n’est pas nul ! — il y a d’indéniables aspects symboliques dans cette décision : le temps de l’affrontement est terminé ! Il faut aller de l’avant, sans oublier — car l’oubli serait une insulte à la mémoire des morts de nos deux pays — et privilégier, dorénavant, et je cite le président de la République, “ce qui nous unit par le cœur et la raison”.
Plus concrètement, je précise que lors de la visite d’État de décembre dernier, le président de la République s’est engagé auprès du président Bouteflika à assurer, en fonction des besoins qui nous seraient signalés par les autorités algériennes, une prise en charge médicale et orthopédique des victimes de ces mines. Les modalités de cette action, qui serait menée en partenariat étroit avec les structures algériennes qui interviennent déjà très efficacement dans ce domaine, restent aujourd’hui à préciser, mais nous sommes prêts à prendre notre part dans le traitement de ces cas douloureux. Mon département ministériel a une réelle compétence dans ce domaine, et il est prêt à étudier des procédures d’échange de savoir-faire ou de collaboration technique.

Le débat sur la mémoire est apprécié différemment dans les deux pays. Le concept de “bienfaits de la colonisation” a été vécu comme un outrage par les Algériens, très attachés à leur histoire, à qui certains politiques français semblent demander d’oublier les crimes coloniaux. Comprenez-vous ce sentiment de justice et de rétablissement des faits du côté algérien ?

Alain MARLEIX - Je comprends, d’autant plus cette nécessité de rétablir les faits que le président Sarkozy l’a fait, ici même, en Algérie, à l’occasion de son discours à l’université Mentouri de Constantine. Le président de la République, dans un discours très novateur, a souhaité que nos deux peuples regardent l’histoire en face, sans se cacher derrière les idéologies et les polémiques que certains, en France, mais peut-être aussi en Algérie, souhaitent en permanence raviver. Il a condamné la colonisation, de la manière la plus solennelle. Il a reconnu, sans détour, sans langue de bois, que la France avait commis en Algérie des fautes et des crimes. Aucun de ses prédécesseurs ne l’avait fait avant lui. La France veut avancer pour rapprocher nos mémoires. Vous me parlez encore de l’article d’une loi qui a été abrogé dès 2005, à la demande du président Chirac, ce qui, aussi, était une démarche exceptionnelle, car ce texte avait été voté par le Parlement. Ce texte ne fait plus partie du droit français ! Alors, pourquoi en parle-t-on encore ? Connaissez-vous un autre pays qui ait abrogé une loi de son Parlement, pour donner un gage d’amitié et d’apaisement à un autre pays ? Moi, je n’en connais pas.
Je sais aussi que certains réclament les archives. La France a déjà rendu les archives de la période ottomane que l’État détenait. Concernant les archives de la période coloniale, celles-ci font l’objet d’un différend entre juristes, les nôtres estimant, au contraire de leurs homologues algériens, qu’elles sont la propriété de l’État français qui les a édictées. Mais si l’on veut vraiment aller vers la vérité, alors il faut cesser de camper sur des positions de principe qui bloquent ce dossier depuis des décennies et l’aborder de façon pragmatique, comme nous l’avons fait pour les mines. Ainsi nous avons proposé à la partie algérienne une coopération dans ce domaine. Le directeur des archives a été invité en France, et nous serions heureux de l’accueillir au moment qui lui conviendra. Nous avons proposé la création d’un groupe de travail composé d’experts franco-algériens pour faciliter l’accès des historiens à ces archives. Enfin, l’Institut national audiovisuel français a transmis récemment toutes les archives télévisuelles correspondant à l’Algérie. Je dis bien toutes, sans exception. On peut regretter que les images ne montrent pas les souffrances des Algériens, mais il s’agit pour beaucoup d’images de la télévision officielle française. Elles choisissaient de montrer une partie seulement de la réalité. Ce n’est qu’une face de la vérité et je le reconnais sans difficulté. Aux historiens français et algériens de rétablir tous les faits.

L’idée d’un pardon de la France à l’égard de l’Algérie est-il, pour vous, une nécessité, une repentance, un aboutissement logique, un mea-culpa impossible ou un geste inconcevable ?

Alain MARLEIX - Nous avons la chance aujourd’hui de pouvoir prendre le même chemin, celui de la vérité. La vérité, si difficile qu’elle puisse être à entendre pour certains, nous amènera à l’apaisement. Nous souhaitons avancer dans la reconnaissance des faits en respectant la dignité de chacun. C’est un travail qui doit se faire à deux. La France a la responsabilité principale de ce qui s’est passé pendant la période coloniale. Mais cela ne veut pas dire que la vérité est en noir ou blanc. Il faut lever tous les tabous et remettre en cause les vérités révélées des deux côtés. C’est pourquoi nous souhaitons que des historiens algériens et français travaillent ensemble dans la future fondation pour la mémoire annoncée par le Premier ministre François Fillon.

Votre prédécesseur, M. Mekachera, était un harki qui n’a pas été le bienvenu à Alger à cause du dossier sensible des harkis. Pour l’Algérie, ce dossier est définitivement franco-français. Comprenez-vous l’Algérie quand elle ne veut pas évoquer cette question du moment qu’on ne discute pas avec ceux qui ont trahi la patrie, comme vous n’avez jamais fait preuve d’indulgence envers les vichystes ?

Alain MARLEIX - Tout d’abord, une précision. M. Mekachera était un officier de carrière de l’armée française dans laquelle il a servi jusqu’en 1975. Il fait partie de ceux qui ont opté pour la nationalité française, comme d’autres, Français d’Algérie, ont choisi de devenir algériens ainsi que le prévoyaient les Accords d’évian. Il n’était donc pas à proprement parlé un harki, puisque les harkis n’avaient pas le statut de militaire. Cela dit, je ne suis pas sûr que la comparaison entre les harkis et les collaborateurs du régime nazi soit opportune, car la France en Algérie, malgré tout ce que l’on peut reprocher au système colonial — que le président de la République a justement dénoncé lors de sa visite d’État —, ce n’était pas la barbarie nazie. La réalité est déjà assez terrible pour que l’on n’en rajoute pas.
L’exagération n’est jamais la meilleure façon de rendre hommage à ceux qui ont souffert. En revanche, vous avez raison de dire que ce dossier comporte un fort enjeu franco-français car les harkis sont membres à part entière de notre communauté nationale et il s’agit de faire en sorte qu’aucune discrimination ne soit exercée à leur égard.
Les harkis ont choisi la France, et si la France avait tort, comme l’histoire l’a ensuite démontré, ce n’est pas aux harkis qu’il faut s’en prendre, mais à la France. La France, elle, a des devoirs envers ces harkis qu’elle a longtemps traités de façon injuste. Sur la perception de cet aspect de l’histoire, il faut aussi peut-être tout simplement reconnaître que nos points de vue divergent encore, même si je peux très bien comprendre la sensibilité qui est la vôtre.

Quelle est la position de votre département par rapport à certaines commémorations et stèles provocatrices en France qui glorifient les acteurs et les actions de l’OAS en Algérie ?
Alain MARLEIX - Vous savez, il existe chez nous une multitude d’associations qui représentent différentes sensibilités. Certaines d’entre elles, par exemple, retiennent la date du 19 mars, tout comme vous, pour commémorer la fin de la guerre en Algérie. D’autres refusent cette date. Ces associations organisent parfois des manifestations ou commémorations qui, dès lors qu’elles respectent les règles de droit commun, sur les troubles à l’ordre public, par exemple, sont autorisées. Mais elles doivent être distinguées des commémorations officielles organisées par l’État qui elles seules traduisent la volonté d’inscrire dans la mémoire nationale tel ou tel événement.
Pour ma part, je souhaiterais une approche plus consensuelle, partagée, de la mémoire, et c’est pourquoi nous souhaitons soumettre aux autorités algériennes un projet de fondation commune pour assurer l’entretien et la restauration des cimetières européens, mais aussi, pourquoi pas, des monuments les plus remarquables d’avant-l’indépendance. Je pense qu’aujourd’hui, les Français rapatriés d’Algérie et leurs descendants peuvent constituer une force d’impulsion des relations franco-algériennes. Ceux d’entre eux qui visitent l’Algérie sont d’ailleurs toujours reçus magnifiquement.

Certains à Alger on cru qu’avec l’arrivée du président Sarkozy à l’Élysée, considéré comme ne faisant pas partie de la “génération algérienne” de la classe politique française puisque n’ayant pas connu la guerre, les choses allaient changer. Mais on ne le sent pas décomplexé vis-à-vis de la question du pardon.
Alain MARLEIX - Le président Sarkozy a été le premier chef d’État a reconnaître les crimes et les fautes commis pendant la période coloniale. Je sais que ce discours a été apprécié par de nombreux responsables. Il a lancé un message d’amitié et de confiance.
Dans son discours de Constantine, il a voulu s’adresser aux jeunes Algériens pour dire que nous souhaitions nous tourner vers l’avenir sans oublier les blessures profondes que les tragédies de l’histoire ont laissées sur l’âme du peuple algérien. C’est ainsi que nous serons fidèles aux souvenirs de nos morts, qu’ils soient Algériens ou Français.
C’est par des gestes concrets, comme ceux qu’il a décidés, que les choses changeront. L’union pour la Méditerranée, que le président Sarkozy a initiée, sera certainement une des traductions de ce changement, qui permettra à toutes les générations qui n’ont pas connu la guerre, en France mais aussi en Algérie, de mieux se connaître et d’être fières de la richesse de ce qu’elles ont en commun.

Nota : les passages en rouge ont été soulignés par JPN.

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TRES IMPORTANT

Français, ne laissez pas faire ce "génocide mémoriel" programmé,

comme le 19 mars 1962, par l'Etat français !

Réagissez rapidement auprès du Chef de l'Etat, du Gouvernement pour leurs demander de s'expliquer. Contactez les Parlementaires, insultés par les propos de M. Marleix, les historiens et les médias qui ne peuvent rester silencieux devant de telles accusations contre la France de la part d'un membre du gouvernement. Prévenez vos proches, vos amis. Ensemble tout est possible, même la Vérité !

ECRIVEZ VITE, ADRESSEZ COURRIEL ET FAX A :

Monsieur le Président de la République

Palais de l'Elysée - 55, rue du Faubourg Saint-Honoré - 75008 PARIS

(Courrier dispensé d'affranchissement si le nom du Président n'est pas mentionné sur l'enveloppe)

Tel : 01 42 92 81 00 / Fax : 01 42 92 81 05 / 81 79 - 81 45 - 81 22 - 81 93 - 81 22

ou Fax : 01 42 75 80 05

Ecrivez directement au Chef de l'Etat : http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

M. Maxime TANDONNET, nouveau Conseiller du Président de la République pour le dossier "rapatriés", remplace M. Erard CORBIN de MANGOUX

55, rue du Faubourg Saint-Honoré - 75008 PARIS - Tel : 01 42 92 86 76 – Fax : 01 42 92 81 45
Courriel : mailto:maxime.tandonnet@elysee.fr

Ecrire au Premier Ministre

Hôtel Matignon

57 , rue de Varennes – 75007 Paris - Tel : 01 42 75 80 00 – Fax : 01 42 75 71 42 / 75 04

http://www.ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire

M. Eric ETIENNE - Remplacé par Mme Mathilde LIGNOT-LELOUP
Conseiller Technique auprès du premier ministre chargé de la politique de la ville, intégration et lutte contre l'exclusion
57 , rue de Varennes – 75007 Paris - Tel : 01 42 75 53 97 – Fax : 01 42 75 75 93

mailto:mathilde.lignot-leloup@pm.gouv.fr

M. Renaud BACHY
Président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés
96, Av. de Suffren – 75015 Paris
Tel : 01 53 69 55 43 – Fax : 01 53 69 55 47
mailto:renaud.bachy@sante.gouv.fr

DEMANDEZ VOUS AUSSI AVEC JPN LA DEMISSION DE M. RENAUD BACHY !

-------------------------------------------------------- TEMOIGNAGES --------------------------------------------------------

----------------------------------------------------- ADRESSES UTILES ----------------------------------------------------

IMPORTANT : Merci de nous signaler les éventuels changements constatés.

ILS SONT AU SERVICE DES FRANCAIS RAPATRIES

VOUS AVEZ BESOIN D'UNE INFORMATION, D'UN AIDE, VOUS VOULEZ CONNAÎTRE VOS DROITS, SOUTENIR UN CANDIDAT AU HCR, OU FAIRE PART DIRECTEMENT VOTRE AVIS AU CHEF DE L'ETAT ET AU GOUVERNEMENT, TELEPHONEZ, ECRIVEZ, ADRESSEZ UN COURRIEL OU UNE TELECOPIE A :

M. Maxime TANDONNET, remplace M. Erard CORBIN de MANGOUX
Conseiller intérieur – chargé des Français rapatriés

55, rue du Faubourg Saint-Honoré - 75008 PARIS - Tel : 01 42 92 86 76 – Fax : 01 42 92 81 45
Courriel : mailto:maxime.tandonnet@elysee.fr

mailto:erard.corbindemangoux@elysee.fr

Mme Mathilde LIGNOT-LELOUP remplace M. Eric ETIENNE
Conseiller Technique auprès du premier ministre chargé de la politique de la ville, intégration et lutte contre l'exclusion
57 , rue de Varennes – 75007 Paris - Tel : 01 42 75 53 97 – Fax : 01 42 75 75 93

mailto:mathilde.lignot-leloup@pm.gouv.fr

M. Renaud BACHY
Président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés - 96, Av. de Suffren – 75015 Paris
Tel : 01 53 69 55 43 – Fax : 01 53 69 55 47

mailto:renaud.bachy@sante.gouv.fr

ANIFOM

(Pour le suivi de votre dossier de Français rapatrié)

76, rue de Reuilly - Boîte Postale 20060
75560 PARIS CEDEX 12

Tél : 01 55 07 43 00 - Fax : 01 55 07 43 45

MERCI DE DIFFUSER CES ADRESSES A TOUS LES RAPATRIES AYANT ENCORE DES PROBLEMES REGLER

Faites nous part de vos demandes et des réponses obtenus. Français Rapatriés, Ensemble tout est possible !

------------------------------------------ 2007 - GOUVERNEMENT FILLON ----------------------------------------

POUR ECRIRE AU PREMIER MINISTRE

Hôtel Matignon

55, rue du Faubourg Saint-Honoré - 75008 PARIS - Tel : 01 42 75 80 00 – Fax : 01 42 75 71 42 / 75 04

http://www.ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire

M. Eric ETIENNE
Conseiller Technique auprès du premier ministre chargé de la politique de la ville, intégration et lutte contre l'exclusion
57 , rue de Varennes – 75007 Paris - Tel : 01 42 75 53 97 – Fax : 01 42 75 75 93

mailto:eric.etienne@pm.gouv.fr

------------------------------------------------------- 2007 - SONDAGE--------------------------------------------------

SPECIAL LEGISLATIVES 2007

27 mai 2007

SONDAGE : FRANCAIS RAPATRIES, DONNEZ VOTRE AVIS !

SUR LA MISE EN OEUVRE DES ENGAGEMENTS
DU CHEF DE L'ETAT ENVERS LES RAPATRIES

Lors de la réunion de Nicolas Sarkozy avec les Association de Français rapatriés le 13 avril 2007 à son siège de campagne de l'UMP, Jeune Pied-Noir avait demandé au candidat la date à laquelle il prévoyait, s'il était élu, de mettre en oeuvre ses engagements envers les Français rapatriés et s'il pensait créer un vrai Ministère des Français rapatriés pour clore définitivement et rapidement la dette morale et matérielle de l'Etat français envers notre commuauté.

La réponse du futur Président de la République avait été claire :
- ses engagements envers les Français rapatriés seront mis en oeuvre avant la fin 2007
- réduisant volontairement à 15 le nombre de ministres, la mise en application de ses engagements sera l'oeuvre du nouveau gouvernement.


Lors de cette réunion, Nicolas Sarkozy était entouré de ses conseillers "rapatriés" : André Santini, ancien Secrétaire d'Etat aux Rapatriés, de Christian Estrosi, Secrétaire d'Etat, et des députés Christian Kert, Philippe Vitel et Michel Diefenbacher, des députés qui ne s'étaient guère montrés favorables à la reconnaissance de la responsabilité de l'Etat de 1962 lors des débats sur la loi du 23 février 2005.

Les ministres étant désormais désignés, il paraît probable que les Français rapatriés disposeront d'un Secrétariat d'Etat, une des hypothèses étant celle d'un Secrétariat d'Etat aux Anciens Combattants et Rapatriés compte tenu du statut d'anciens combattants des Harkis.

Il nous paraît important que sur la mise en oeuvre des engagements du nouveau Président de la République les Français rapatriés soit consultés. C'est pourquoi nous vous proposons de vous exprimer directement en donnant votre avis au sondage ci-après. Pour des raisons de crédibilité des réponses, seuls seront pris en compte les envois identifiables, c'est à dire comportant les coordonnées et fonction des répondants.

Une synthèse des réponses reçues avant le vendredi 8 juin 2007 sera adressée au Chef de l'Etat et au Premier ministre.

LA DEMOCRATIE, C'EST LE PEUPLE SOUVERAIN

************ SONDAGE : LES ENGAGEMENTS DU CHEF DE L'ETAT ENVERS LES RAPATRIES ************

1 - Quel serait selon vous le Secrétariat d'Etat le mieux adapté pour répondre aux attentes des Français rapatriés ? (Supprimer la ligne inutile)

A - Un Secrétariat d'Etat aux Rapatriés autonome
B - Un Secrétariat d'Etat aux Rapatriés et à ..........

Et à quel ministère devrait-il être rattaché ?

- rattaché au Ministère d .........

2 - Quelles personnalités vous paraîssent les plus aptes à mettre en oeuve les engagements du Chef de l'Etat envers les Français rapatriés? (A mettre dans l'ordre de préférence)

1 - M....................
2 - M....................
3 - M....................

Pour quelles raisons avez-vous choisi ces personnalités ? :


3 - VOS REMARQUES ET SUGGESTIONS


Fait à ...................... le

Nom :
Prénom :
Adresse :
Rapatrié(e) de (précisez Algérie, Maroc, Tunisie...) :
Fonction (si vous exercez des responsabilté associative) :
Tel :
Courriel :

A retourner par courrier à Jeune Pied-Noir - BP 4 - 91570 Bièvres
ou par courriel à mailto:jeunepiednoir@wanadoo.fr avant le vendredi 8 juin 2007

------------------ ARCHIVES 2008 - SECRETARIAT D'ETAT AUX ANCIENS COMBATTANTS -----------

Secrétariat d’Etat à la Défense et aux Anciens combattants

M. Hubert FALCO, nouveau Secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens Combattants

Voir sur Internet le site du SEDAC

ARCHIVES

23-04-2008

CONTACTS UTILES POUR LA JOURNEE NATIONALE "HOMMAGE AUX HARKIS" 2008

Cabinet de Jean-Marie BOCKEL

Directeur du cabinet :
M. Michel SUCHOD (J.O. du 05/04/08)

Directeur adjoint du cabinet :
M. Marc DEL GRANDE (J.O. du 05/04/08)

Chef de cabinet :
M. le lieutenant-colonel Armand APRUZZESE (J.O. du 05/04/08)

Conseiller pour la mémoire et le lien armées-nation :
M. Joseph ZIMET (J.O.05/04/08)

Conseiller chargé des questions stratégiques et de défense au cabinet :
M. le colonel Bertrand PFLIMLIN (J.O. du 24/04/08)

Conseiller auprès du Secrétaire d’Etat, chargé des relations avec les parlementaires et les élus :
M. Jean-Baptiste CORTEEL (J.O. du 05/04/08)

Conseillère chargée des relations avec les médias :
Mme Chantal BOCKEL-DELPAL (J.O. du 05/04/08)

Conseiller Harkis et citoyenneté :
M. Boussad AZNI (J.O. du 12/04/08)

Chargée de mission :
Mlle Séverine FRANCOIS (J.O. 05/04/08)

 

----------------------------- 2007 - MEMOIRE - HOMMAGE A BOUSSAD AZNI ----------------------------

HOMMAGE AUX FILS DE HARKIS

Hommage à M. Boussad AZNI (1950-2012)

voir dans Hommages

UN FILS DE HARKI CONSEILLER DU SECRETAIRE D'ETAT AUX ANCIENS COMBATTANTS

24 septembre 2007

Secrétariat d'Etat aux Anciens Combattants

M. Alain Marleix, nouveau Secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants présente M.Boussad AZNI (Photo JPN © Droits réservés)

Lundi 24 septembre, devant les présidents d'associations harkis et pieds-noirs réunis au Secrétariat d'Etat aux Anciens Combattants, M. Alain Marleix, a présenté M.Boussad Azni, son nouveau conseiller au monde combattant, aux harkis et à la citoyenneté.

Jeune Pied-Noir adresse ses félicitations à M. Boussad Azni pour cette nomination méritée en espérant que d'autres membres compétents de la communauté Harkis/Pieds-noirs/Amis soient prochainement choisis pour des postes de responsabilité dans les ministères et les institutions oeuvrant pour la défense de la mémoire et des interêts moraux et matériels des Français d'Afrique du Nord et d'Outre-mer.

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SARL Editions du Grand Sud - Rés. Le Cap d'Or E2 - 83140 Corniche de Sauviou - Tel/Fax : 04 94 07 74 61

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