DE LA DESINFORMATION AU " GENOCIDE MEMORIEL", EN PASSANT PAR LA "GUERRE DES MEMOIRES " !

"Les Peuples ne perdent la vie que lorsqu'ils perdent la mémoire" - Mal Foch

" Pour changer un peuple, il suffit tout simplement de changer sa mémoire " (ou sa population !) - André Malraux

Mise à jour le 10.10.2015

ACTUALITES - RECHERCHES

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La désinformation a été depuis les temps les plus anciens une arme politique redoutable. Avec l'apparition de la presse, puis de la radio et enfin de la télévision, elle constitue un des "outils" de l'action des différents groupes politiques ou d'influence. En temps de guerre elle porte les noms de "propagande" ou "d'action psychologique". Depuis quelques années, notamment avec la disparition en apparence du "marxisme", la dernière des grandes idéologies des conflits du XXe siècle, de la scène politique occidentale, les adeptes de celle-ci, pour garder leur influence intellectuelle et essayer de prendre le pouvoir, se sont engager dans une action moins spectaculaire, mais redoutable à terme : "rebâtir" l'Histoire par la manipulation des "mémoires". Car s'il est plus difficile de "reconstruire" l'Histoire à partir des faits, qui par nature sont têtus, le travail sur les "mémoires" est d'une singulière facilité. Dans cette "Guerre des mémoires", si chère aux pacifistes et humanistes de gauche, seuls d'autres témoignages peuvent venir contrecarrer des témoignages mensongers ou arrangés. En ce qui concerne l'Histoire et la Mémoire des Harkis, on assiste depuis l'année 2001, année à partir de laquelle il n'était plus possible de continuer à nier l'abandon et le massacre des Harkis, à un vaste mouvement de prise en main par la gauche française de cette partie de notre Histoire nationale. Des "intellectuels" bien pensants, qui ont souvent été compagnons de route du FLN durant la guerre d'Algérie et qui sont restés silencieux durant des décennies, se retrouvent aujourd'hui au premier rang de ceux qui demandent la reconnaissance officielle du "crime d'Etat" du 19 mars 1962. Un crime qu'ils "oublieront" dès qu'ils seront les seuls à pouvoir en parler. Une manoeuvre semblable à la récupération par la gauche de la chute du communisme et du "mur de Berlin" qui ont permis de masquer juqu'à ce jour la responsabilité de l'idéologie communiste et de ses alliés dans les 100 millions de morts des goulags et autres camps de la mort. En ce qui concerne l'abandon et le massacre des Harkis, l'enjeu est de taille aussi bien pour l'Etat français que pour l'Etat algérien. Pour l'Etat français, il s'agit de perpétuer un "mensonge d'Etat" de plus de 50 ans, indispensable au maintenant le "mythe gaulliste" qui reste un efficace outil de pouvoir. Pour l'Etat algérien, il s'agit d'ancrer dans l'Histoire le "mythe" du Peuple algérien se soulevant en masse contre l'oppression coloniale française. Une colonisation qui sera rendue, "par une nouvelle approche sur l'histoire des harkis", seule responsable à la fois du drame des Harkis, de la situation actuelle de l'Algérie, de la faim dans les pays décolonisés, etc... La finalité du maintien de ces mythes et du succès de ces thèses sans fondements historiques, étant pour leurs promoteurs de conserver les pouvoirs politique, culturel, économique ... qu'ils détiennent déjà. Et pour les victimes de ces drames c'est, en leur ajouter une nouvelle souffrance morale, les accabler afin de leur retirer tout envie de lutter pour la Vérité et la Justice.

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COLONISATION : atteinte à la liberté d'expression - Claudine DUPONT-TINGAUD demande la condamnation de l'Etat français

LA DESINFORMATION AUTOUR DE "HORS-LA-LOI" : Un livre Vérité sur Jean Monneret !

NIMES : le colloque à la gloire du FLN ayant assassinés plus de 4000 Français en France protégé par la Police française aux frais des contribuables français ! : Voir le reportage de Charly CASSAN

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Nous vous invitons pour compléter vos recherches à utiliser GOOGLE et WIKIPEDIA en mettant l'expression recherchée entre "guillements".

RECHERCHE PAR THEME : ACTUALITES - ACTIONS JPN - ART - ASSOCIATIONS - HISTOIRE - COLLOQUE HDL - 17 OCTOBRE 1961 - MEDIAS - LES ENJEUX MEMORIELS - FILM "HORS-LA-LOI" - GENOCIDE MEMORIEL - GUERRE DES MEMOIRES - HARKIS : "LES OUBLIES DES OUBLIES" - HDL - LIBERATION - LICA - MEDIAS - MEMOIRE - PHILOSOPHIE MAGAZINE - TEMOIGNAGES

RECHERCHE PAR NOM : - Bernard BAJOLET - Maurice BENASSAYAG - Fatima BESNACI-LANCOU (ou la conscience éclairée) - Rachid BOUCHAREB - Etienne BOUCHAUD - Eliabeth CAZENAVE - Aimé CESAIRE - Régis DEBRAY - Claudine DUPONT-TINGAUD - Eric FOTTORINO - Serge FOUCHET - Sylvie KAUFFMANN - Marguerite LE RIBOT de FOUCAUCOURT - Véronique MAURUS - Fréderic MITTERRAND - Frédéric PONS - André SANTINI - Benjamin STORA -

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TRIBUNE LIBRE DE JEUNE PIED-NOIR : Droit de réponse demandé à Eric FOTTORINO, Président du Directoire du Monde !

IL FAUT SAUVER Benjamin STORA, Véronique MAURUS et Sylvie KAUFFMANN : 3e lettre ouverte à Eric FOTTORINO, Président du Directoire du Monde !

Le film "Hors-la-loi" : une volonté de provocation ? La critique de Frédéric PONS dans VALEURS ACTUELLES

HLL : Succès du grand rassemblement de CANNES 2010: Soutenez le Collectif Vérité-Histoire

Le film HORS-LA-LOI financé à 59 % par l'Etat français ! : voir la révélation de l'hebdomadaire LE POINT !

CANNES 2010 ! Non au film HORS-LA-LOI ! : Une 7e annonce dans Le FIGARO ou le Monde du 21mars 2010. Pourquoi pas ? Cela ne dépend que de nous !

COMME LE 19 MARS 1962 : L'ETAT FRANCAIS EST-IL EN 2012 LE COMPLICE DU FLN ?

Les Français d'Algérie manifestent à Nimes contre la tenue du colloque FLN

Samedi 10 mars 2012

mise en ligne le samedi 10 mars 2012

La Police française protegè un Colloque FLN responsable de l'assassinat en France de 4000 Français aux frais des contribuables français !

La preuve en 4 minutes de vidéo

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Remerciements à Charly CASSAN pour ce reportage

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R é A gir

R ésister et A gir

Pour la défense de notre glorieuse Histoire coloniale

COMMUNIQUE DE PRESSE

REQUÊTE POUR LE DROIT A LA LIBERTE D' EXPRESSION DEVANT LA COUR

EUROPEENNE DES DROITS DE L' HOMME par CLAUDINE DUPONT-TINGAUD

5 mai 2011

Vient d'être déposée à Strasbourg, par Me Frédéric Pichon, avocat à la Cour d'appel de Paris, une requête en condamnation de l'Etat Français au nom de Claudine Dupont-Tingaud (ancienne Conseillère Régionale de Bretagne, ancienne détenue politique pour la défense de l'Algérie Française).

En effet, pour avoir rappelé, lors du festival du film de Douarnenez (Finistère) en 2007, les grandeurs de l'Histoire Coloniale de la France, elle avait été l'objet d'une plainte des cinéastes René Vautier et Meddhi Lallaoui, ainsi que du professeur Olivier Le Cour Grandmaison qui s'estimaient outragés par ses propos, plainte reçue par le tribunal de Quimper où elle avait été condamnée, condamnation confirmée en Appel à Rennes, puis en Cassation à Paris…. en janvier 2011.

Mais sans attendre la conclusion de ces différents recours, les adversaires de Claudine Dupont-Tingaud avaient entamé, à la suite du compte-rendu qu'elle en avait fait dans les journaux où elle maintenait ses accusations contre ces «manipulateurs du passé » de notre Histoire Coloniale, une nouvelle procédure contre elle devant la XVII ème Chambre Correctionnelle du Tribunal de Paris – spécialisée en matière de presse -!

Le 28 janvier 2011, les juges de cette Chambre – les mêmes qui quelques semaines après allaient condamner Zemmour ! - les ont déboutés de leur plainte en ne retenant pas le caractère diffamatoire du terme « manipulateur du passé », et s'étant déclarés incompétents pour « apprécier la pertinence d'une analyse historique …que seuls les historiens et la représentation commune  peuvent analyser »… En résumé : « que les juges sont là pour dire le Droit …et non l'Histoire ! »

En conséquence, l'accusée se fait accusatrice par cette démarche auprès de la Cour Européenne des Droits de l'Homme pour violation, par les juges de I ère Instance, d'Appel et de Cassation, de son article 10 sur le droit à la liberté d'expression et à combattre une conception partisane de l'Histoire, et de son article 6 en raison de leur partialité qui les a conduits à refuser de prendre en compte les nombreux témoignages de tous bords et de toutes époques fournis par Claudine Dupont-Tingaud, mais à choisir délibérément le parti des dénigreurs de l'honneur et du passé nationaux…..Et donc demande la condamnation de l'Etat Français.

JEUNE PIED-NOIR SOUTIEN L'ACTION EXEMPLAIRE ET COURAGEUSE DE MME CLAUDINE DUPONT-TINGAUD ET REND HOMMAGE A SON COURAGE, A SA PERSEVERANCE, A L'INTELLIGENCE DE SON ACTION ET AUX BRILLANTS RESULTATS OBTENUS. UN EXEMPLE A SUIVRE.

Merci de lui apporter votre soutien moral et matériel pour Gagner ensemble !

C'est possible, Mme Claudine DUPONT-TINGAUD vient de le démontrer brillamment.

----------------------------------------------------- FILM "HORS-LA-LOI" ----------------------------------------------------

La désinformation autour de "Hors-la-loi"

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En vente au prix de 19 euros (franco de port)

Atelier Fol'Fer éditions

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SUCCES DE LA MOBILISATION GENERALE

LE 20 SEPTEMBRE 2010 A 19 HEURES

A MARSEILLE "CINQ AVENUES"

POUR LA VERITE SUR LES CRIMES DES "HORS LA LOI"

DE BOUCHAREB

PROJETE EN AVANT-PREMIERE A MARSEILLE

A L'INITIATIVE DE  MENNUCCHI

LE SOCIALISTE MAIRE SOCIALISTE

DES 1 ER ET 7 ème ARRONDISSEMENTS

AU CINEMA "PATHE - MADELEINE"

36, Avenue Maréchal Foch 13004 Marseille

HARKIS, PIEDS-NOIRS, ANCIENS COMBATTANTS,

VICTIMES DES CRIMES DES "HORS-LA-LOI" DU FLN ET FRANCAIS VICTIMES DU TERRORISME

NOUS COMPTONS SUR LA PRESENCE DE TOUTES ET DE TOUS

LES ASSOCIATIONS PIEDS NOIRS ET AMIES SERONT LES BIENVENUES

POUR INTERDIRE AUX ENNEMIS DE LA FRANCE DE BAFOUER SON HISTOIRE

DES SERVICES DE TRANSPORT SONT PREVUS AU DEPART DE NICE

CONTACT HERVE CUESTA - courriel : mailto:hervé.cuesta@bbox.fr

Jeune Pied-Noir adresse toutes ses félicitations aux organisateurs et participants à cette manifestation qui ont démontrer qu'il est possible de vaincre l'omerta médiatique autour des victimes françaises de la guerre d'Algérie

Reportage à venir.

TRIBUNE LIBRE
Bièvres, le 3 juin 2010

HARKIS : écart d’Histoire.
Histoire menteuse - Histoire honteuse.

Dans son article "Ecart de publicité" paru dans Le Monde du dimanche 30 – lundi 31 mai 2010, Véronique Maurus, médiatrice, fait part des réactions étonnantes de quelques uns des lecteurs mécontents d'avoir vu, dans leur quotidien préféré, une publicité "honteuse" - donc forcément d'extrême droite selon l'historien Benjamin Stora - rappelant les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité commis par les terroristes du FLN. Des crimes magnifiés dans le film algérien "Hors-la-loi" du franco-algérien (c’est une nouvelle nationalité) Rachid Bouchareb grâce à l'argent des contribuables français, dont celui des victimes innocentes et leurs familles, assassinées par ces héros d'une bonne cause. Une cause, celle de la "libération" de l'Algérie de 132 ans de "colonialisme" français, qui justifie tous les crimes. De quoi donner l’idée, au nom d'une vérité de fiction, aux 4 à 5 millions de « franco-algériens » vivant en France de la libérer de plus de 2000 ans de colonialisme français. Par manque de curiosité probablement ou parce qu'ils ne partagent pas les mêmes "valeurs" qu’elle, Véronique Maurus ne s'interroge pas sur les 200 lecteurs abonnés du Monde qui ont financé la première annonce d'une demi-page déjà parue le 25 septembre 2008 dans les colonnes de son journal (annonce qu’elle n’a visiblement pas vue ni ses lecteurs mécontents). Ils vont, avec d'autres nouveaux lecteurs du Monde, financer sur leurs deniers l'annonce du 21 mai 2010 et mériteraient pour cela un peu de respect. Une annonce qui a fait "s'étrangler" quelques uns de ses abonnés. Pour éviter que son journal soit poursuivi pour « crime de lectorat », la directrice de la rédaction, Sylvie Kauffmann, propose une solution radicale : l'interdiction des prochaines annonces que pourrait faire Jeune Pied-Noir pour le compte d’un "petit collectif", forcément "d'extrême droite" pour l'historien Benjamin Stora, de 42 associations de Français rapatriés et d'Anciens combattants représentant plus de 400.000 Français. Au nom d’une liberté d'expression et d’une "déontologie" assez originales ou pour protéger ses lecteurs de cette cruelle Histoire réelle qui n'a pas la douceur de l'Histoire officielle que les Etats vainqueurs imposent depuis des siècles aux victimes innocentes des crimes commis au nom de leur "raison d'Etat".

Honoré de Balzac, qui n'était pas un historien labellisé par les Universités françaises, mais dont le génie est, semble-t-il, reconnu mondialement, en avait déjà fait le constat. Dans la Comédie humaine, cette fresque d’une humanité éternelle, il fait dire à l'un des personnages d’Illusions perdues : "Vous ne paraissez par fort en Histoire. Il y a deux Histoires : l’Histoire officielle, menteuse, qu’on enseigne, l’Histoire ad usum delphini ; puis l’Histoire secrète, où sont les véritables causes des événements, une histoire honteuse."

Benjamin Stora a donc raison de qualifier notre annonce de "honteuse". Car elle rappelle cette Histoire secrète qui permet de comprendre l'origine de grands drames humains. En ce qui concerne la tragédie des Harkis et de leurs familles, ce secret ne l’a jamais été depuis avril 1962, date de parution dans le journal Combat des premiers articles du professeur Maurice Allais, prix Nobel d'Economie. Cet autre génie français, en homme de sciences, à la simple lecture des "accords d'Evian" avait en effet constaté que la paix du 19 mars 1962, signée entre l'Etat français et le seul FLN, conduisait à un véritable "génocide" des Français d'Algérie de toutes origines. Génocide physique pour une majorité de Harkis abandonnés et massacrés par le FLN. Génocide mémoriel pour plus d'un million de Français d’Algérie contraints à fuir leur terre natale pour ne pas subir le même sort, au nom du slogan humanitaire du FLN : « la valise ou le cercueil ». Et depuis presque 50 ans maintenant, les gouvernements français et algériens, liés par ce pacte de mensonges et de sang, s'efforcent de transformer l'Histoire réelle en une Histoire "ad usum populi" permettant de masquer cette accusation jamais démentie portée par de nombreux intellectuels depuis Maurice Allais, et exprimée par Georges-Marc Benamou dans une phrase terrible comme la vérité : «La France a jeté les harkis dans les basses-fosses de l’Histoire. Il y a eu 80.000 morts. Paris a systématiquement entravé leur sauvetage. De Gaulle est bel et bien complice d’un crime contre l’humanité. » (Paris-Match – N°2841 – 30/10- 5/11/2003). Une crime annoncé par le général De Gaulle lui-même dans sa conférence de presse radio-télévisée du 23 octobre 1958 lorsqu'il déclara : "Quelle hécatombe connaîtrait l'Algérie si nous étions assez stupides et assez lâches pour l'abandonner." C'est pourtant ce qu'il fit. Et De Gaulle n'était ni "stupide" ni "lâche". Il était, selon sa conception très personnelle de la dignité humaine et de la politique, fidèle au principe qu'il avait énoncé à Joseph Staline, lorsque celui-ci lui avait demandé en décembre 1944 ce qu'il comptait faire du déserteur Maurice Thorez : "Le gouvernement français, répondis-je, traite les Français d’après les services qu’il attend d’eux." (De Gaulle – « Mémoire de guerre » - 1959 – Historia N°157). Et le communiste très stalinien Maurice Thorez devint ministre français dans un gouvernement qui porte la responsabilité, entre autres, du massacre de 45.000 Français musulmans à Sétif le 8 mai 1945 (voir le film "Hors-la-loi" de Rachid Bouchared). Un principe ancien du pragmatisme gaulliste que Geneviève Moll rappelle dans la biographie d'Yvonne De Gaulle. Dès 1925, celle-ci avait noté la raison de cette attitude servile et silencieuse de son époux, très courroucé pourtant d’être dans l'ombre le brillant "nègre" du Maréchal Pétain : "Charles a encore besoin de lui " ("Yvonne De Gaulle", page 47 - Ramsay - 2000). Ce concept du Français "kleenex" est l'une des raisons du succès de la philosophie humaine "gaulliste" auprès des hommes politiques français de toutes tendances. Le "gaullisme" est avant tout une démarche pragmatique, sans état d'âme, pour parvenir à ses fins.

Les harkis, comme les pieds-noirs et militaires français, vont être les jouets de ce pragmatisme redoutablement efficace. Utiles de mai à novembre 1958 pour ramener au pouvoir le général De Gaulle, pour la circonstance très « Algérie française », pour voter la Constitution de la Ve République puis pour envoyer à l'Assemblée nationale une majorité de députés gaullistes dont 71 députés "Algérie française" (parmi lesquels 46 députés Français musulmans) légalement élus par les "10 millions de Français d'Algérie" de nos départements algériens. Les harkis, devenus inutiles en 1962 pour le De Gaulle de "l'Algérie algérienne", ne sont plus qu'un "magma qui n'a servi à rien" dont il faut se débarrasser. Un "magma" d'autant plus gênant par son nombre, plus de 8 fois plus d'hommes que le FLN pourtant seul qualifié pour représenter dans les négociations toutes les composantes du "peuple" algérien. En effet, face aux 30.000 combattants du FLN (dont 20.000 réfugiés au Maroc et en Tunisie ne se sont jamais battus), il y a 260.000 harkis, au sens générique actuel du terme, c’est-à-dire, de Français musulmans en armes. De Gaulle, ignorant aussi la représentation légale de 1958, circonstances obligent, va créer de toutes pièces le paravent juridique permettant au mouvement terroriste FLN d’exécuter les basses œuvres de leur accord. Pour y parvenir, il trouve en Alain Peyrefitte le concepteur du plan d'abandon de l'Algérie ("Faut-il partager l'Algérie" - Plon - Octobre 1961) et quelques exécutants fidèles dans les ministres Pierre Messmer, Louis Joxe, Robert Buron, Jean de Broglie, Christian Fouchet et les généraux Ailleret et Katz. Quelques hommes de mains prêts à tout pour leur chef, leur carrière ou de l’argent se chargent d’effectuer les missions que la police et l’armée ne veulent pas remplir contre les Français d’Algérie récalcitrants. Ils seront ensuite largement récompensés, lorsqu’ils ne connaissent pas une fin brutale, par des promotions spectaculaires vers les sommets de l’Etat. Pour éliminer les harkis, en premier lieu « la France » (c’est-à-dire De Gaulle) leur retire arbitrairement leur nationalité française, puis « Elle » les désarme pour les livrer au FLN qui se charge de les supprimer, d'autant plus vite et complètement, que leur seule présence massive lui interdit d'accéder au pouvoir et de s'y maintenir. Les quelques 20.000 chefs de familles harkis rescapés en France ne le sont que grâce à des officiers français, des justes, qui refusent d’obéir aux ordres officiels et criminels reçus. Ce "résidu disparaîtra par voie d’extinction", annonce un rapport administratif de 1963. Les camps ghettos de la République française, dans lesquels ils sont parqués avec leurs familles, évitent aux Français de connaître leur existence. Pour De Gaulle, qui a oublié qu’Alger a été durant deux ans de 1943-44 le siège de la France combattante, les pieds-noirs deviennent des Français qui ne sont pas "comme nous". Ils ne bénéficient donc pas des lois françaises de spoliation de leurs biens pour « raison d’Etat ». Leur exode une valise à la main et l’absence total d’accueil en métropole les placent dans une situation où, par leur travail et leur talent, ils vont se rendre « utiles » à l’économie française en pleine expansion dans une France riche, en ces années des « trente glorieuses ». Ce qui permet au général De Gaulle d'affirmer le 6 juin 1964 à Metz : « Nous l’avons résolu (le problème algérien) comme il fallait, conformément au génie de la France et à son intérêt... Je vous en prends tous à témoins, en une année, un million de Français établis dans ce pays ont été rapatriés sans heurts, sans drames, sans douleur et intégrés dans notre unité nationale». Un mois plus tard le ministère des rapatriés, devenu inutile, est fermé. Il ne rouvrira qu'en 1970, après la mort de De Gaulle. Et 48 ans après, de ministères, en secrétariats d’Etat ou missions interministérielles, les problèmes sont toujours là. Dans une France en faillite.

Ce crime d'Etat, dont la réalité des faits est aujourd’hui reconnue par les articles 1 et 2 de la loi du 23 février 2005 et la responsabilité par la majorité des acteurs, des historiens et la quasi-totalité des responsables politiques actuels dont notre actuel Chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy, qui déclarait le 31 mars 2007 devant plus de 200 représentants de la communauté harkie : « Si je suis élu Président de la République, je veux reconnaître la responsabilité de la France dans le massacre et l’abandon des harkis et de milliers d’autres «musulmans français» qui lui avait fait confiance, afin que l’oubli ne les assassine pas une nouvelle fois ». L’annonce parue dans Le Monde du 21 mai 2010, si Véronique Maurus et Sylvie Kauffmann l’avaient bien lue, ne s’adressait pas à leurs lecteurs mais au seul Président de la République afin qu’il tienne, trois ans après son élection, l’engagement tant attendu de ses électeurs rapatriés. Une reconnaissance indispensable pour que les Harkis et leurs familles sortent de 48 ans d'injustice et retrouvent enfin leurs droits de Français. Et pour que les Français sortent de 50 ans de mensonges pour raison d’Etat.

Bernard COLL - Secrétaire général de JPN
Né à Alger (Bab-el-Oued - 1947) - 4e génération - Au service des Harkis et PN de façon continue depuis 1974. Co-auteur avec Mme Taouès TITRAOUI, rescapée du massacre des harkis du 19 mars 1962, élue locale et Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création, du "Livre des Harkis" (JPN -1991) - Site JPN : http://pagesperso-orange.fr/jeunepiednoir/jpn.wst - Tel : 01 69 41 01 12 - 06 80 21 78 54

COLLECTIF VERITE - HISTOIRE : CANNES 2010

Il faut aussi sauver Sylvie KAUFFMANN, directrice de la rédaction du Monde !

Une troisième suite inattendue de l'annonce "2008-2012 : Vérité et Justice pour les Français Rapatriés" parue dans le Monde du 21 mai 2010 !

3e LETTRE OUVERTE A ERIC FOTTORINO
Président du Directoire du journal Le Monde

Bièvres, le 1 juin 2010

" Décidemment, il y a une écriture stalino-gaulliste de l'histoire. Elle devient insupportable sous la plume de zélotes gaullophytes" - Réponse de Maurice BENASSAYAG, Ancien Secrétaire d'Etat aux Rapatriés, à Régis DEBRAY dans le Nouvel Observateur du 14-20 mars 1991).

Monsieur le Président, Cher Compatriote du Maroc,

Nous sommes très inquiets pour votre journal. La contagion gagne maintenant votre directrice de la rédaction qui s'engage publiquement à vous censurer au nom de la "ligne éditoriale" du Monde et de la "déontologie" de ses journalistes que visiblement vous ne connaissez pas. Il serait bon qu'elle précise ce qu'elle entend par ces deux vocables.

Plus que jamais une rencontre entre votre rédaction, vos journalistes et Jeune Pied-Noir s'impose. Il faut lever ce malentendu qui risque de conduire à des dérives inquiétantes de la part de votre rédaction et à une censure à retardement qu'elle annonce à notre égard. (cf. l'article dans Le Monde "Ecart de publicité" de Véronique MAURUS, médiatrice, du dimanche 30 - Lundi 31 mai 2010). Au nom de la liberté d'expression probablement.

Selon Véronique MAURUS et Sylvie KAUFFMANN, tous les pieds-noirs seraient des "colons" exploiteurs des arabes (on se demande alors pourquoi il y a eu 260.000 harkis ?), proches des "néo-nazis" (alors que 175.000 pieds-noirs et 240.000 Français musulmans sont venus libérer la France en 1944-45 !). Elles n'ont donc pas Internet qui leur permettrait de voir que ce qui leur a été appris à l'école était passablement erroné ? Elles ne lisent donc pas la presse et Le Monde ?

A les lire, mes compatriotes (et souvent amis) Roger HANNIN, Enrico MACIAS, Jean DANIEL, Robert CASTEL, Marthe VILLALONGA, Michel TUBIANA, Guy BEDOS, Alain AFFLELOU, Dominique de VILLEPIN, Bertrand DELANOE.... et comble de l'horreur, Benjamin STORA, seraient de la graine de nazis ! Sans parler de ceux qui nous ont quitté : Albert CAMUS, Jules ROY, Philippe SEGUIN, Yves SAINT-LAURENT, Paul ROBERT et bien d'autres. Dans quel monde vivons nous ?

Et vous même, ne seriez vous pas un peu "néo-nazi" ce qui expliquerait que vous ayez accepté cette annonce, car je viens d'apprendre aujourd'hui par la presse (qui ne ment jamais), par votre émouvant récit "Questions à mon père" (Gallimard, 208 pages - 16,90 euros) que vous étiez "pied-noir" du Maroc par votre père ! Quelle horreur pour Véronique MAURUS et Sylvie KAUFFMANN! Et quel honneur pour notre communauté qui s'enrichit d'une nouvelle personnalité !

Seule une rencontre avec Mesdames Véronique MAURUS et Sylvie KAUFFMANN permettra (peut-être) de les convaincre que nous ne sommes pas les monstres qu'elles imaginent. Elles vous connaissent pourtant je suppose ?

Pour écrire à Véronique MAURUS mailto:maurus@lemonde.fr Sylvie KAUFFMANN : mailto:kauffmann@lemonde.fr

Peuvent-elles venir à NICE 2010 les 5 et 6 juin ? TITOFF sera là. C'est un fils de "pied-noir". Nous serons heureux de le leur présenter. Et puis il y aura un échantillon représentatif de 5000 à 10.000 harkis et pieds-noirs. De quoi se faire une idée plus précise de notre "petit collectif" de 3 millions de Français. Nous leur offrirons un khémia à notre stand. Sans rancune.

Restant à votre disposition,

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président et Cher Compatriote du Maroc, l'expression de mes meilleures et confiantes salutations.


Bernard COLL - Secrétaire général de JPN

Alger (Bab-el-Oued - 1947) - 4e génération - Au service des Harkis et PN de façon continue depuis 1974. Co-auteur avec Mme Taouès TITRAOUI, rescapée du massacre des harkis du 19 mars 1962, Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création, élue locale , du "Livre des Harkis" (JPN -1991), voir pour les activités de JPN notre site : http://pagesperso-orange.fr/jeunepiednoir/jpn.wst - Tel : 01 69 41 01 12 - 06 80 21 78 54

 

COLLECTIF VERITE - HISTOIRE : CANNES 2010

Il faut aussi sauver la journaliste Véronique MAURUS !

Une seconde suite inattendue de l'annonce "2008-2012 : Vérité et Justice pour les Français Rapatriés"
parue dans le Monde du 29 mai 2010 !

2e LETTRE OUVERTE A ERIC FOTTORINO
Président du Directoire du journal Le Monde

Bièvres, le 30 mai 2010

" Un bon journaliste est celui qui le premier annonce une information, fût-elle fausse, à conditions qu'il soit le premier le lendemain à la démentir". Pierre LAZAREFF

Monsieur le Président,

Permettez nous de vous déranger de nouveau. Il semblerait que le "mal" gagne aussi vos journalistes, notamment Madame Véronique MAURUS. Je me tiens à votre disposition, comme d'ailleurs les autres responsables des 42 associations de Français rapatriés et Anciens combattants du "petit" collectif de M. Benjamin STORA, soit environ 400.000 Français, pour organiser, gracieusement, dans vos locaux une rencontre avec vos journalistes afin de leur expliquer les raisons de notre annonce du 21 mai 2010 dans vos colonnes. Annonce, faut-il leur dire, qui vous a été soumise et que vous avez acceptée, et qui n'est pas la première. Une première annonce de notre campagne ayant dejà parue dans vos colonnes le 25 septembre 2008 sans provoquer ces réactions étonnantes de la part de journalistes et de lecteurs de votre fort respectable quotidien. D'ailleurs, aurait -il pas dû venir à leur esprit que Le Monde ne l'aurait pas publiée si elle n'était pas l'exacte vérité si chère à votre ligne éditoriale, et à la déontologie de tout bon journaliste.

Dans cette attente, nous demandons aux participants au financement de cette annonce d'expliquer directement à Mme MAURUS, les raisons qui les ont poussé à payer de leurs deniers ces annonces en lui adressant, de manière courtoise malgré des termes "honteux", "manichéens", "partisans", emprunt de "colère blanche" (ou rouge ?), " nauséabonds", voire proche des "néonazis" repris dans son article, un courriel à son adresse : mailto:maurus@lemonde.fr

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de mes meilleures et confiantes salutations.

Bernard COLL - Secrétaire général de JPN

Alger (Bab-el-Oued - 1947) - 4e génération - Au service des Harkis et PN de façon continue depuis 1974. Co-auteur avec Mme Taouès TITRAOUI, rescapée du massacre des harkis du 19 mars 1962, Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création, élue locale , du "Livre des Harkis" (JPN -1991), voir pour les activités de JPN notre site : http://pagesperso-orange.fr/jeunepiednoir/jpn.wst - Tel : 01 69 41 01 12 - 06 80 21 78 54

 

COLLECTIF VERITE - HISTOIRE : CANNES 2010

Il faut sauver l'historien Benjamin STORA !

Une suite inattendue de l'annonce "2008-2012 : Vérité et Justice pour les Français Rapatriés"
parue dans le Monde du 21 mai 2010 !

LETTRE OUVERTE A ERIC FOTTORINO
Président du Directoire du journal Le Monde

Bièvres, le 23 mai 2010

" Il y a une arme plus terrible que la calomnie, c'est la vérité" - Prince de TALLEYRAND

Monsieur le Président,

Un de nos adhérents m'a fait parvenir le lien

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/05/21/france-algerie-la-simple-reconnaissance-des-faits-commis-est-tres-importante_1361286_3224_1.html

avec le site de votre journal qui présente les réponses de l'historien Benjamin STORA à des questions de personnes non identifiées (peut-être même n'existent-elles pas ?) à propos du film "Hors-la-loi" de Rachid BOUCHAREB.

Je suis très étonné que votre quotidien, dont tout le monde (et ce n'est pas un jeu de mot !) connais le sérieux, accepte de publier des réponses de Benjamin STORA qui sont des contre-vérités grossières que tout Français peut aujourd'hui facilement vérifier grâce à Internet.

Je ne relèverai que celles qui touchent l'annonce publiée par Jeune Pied-Noir, membre actif du Collectif "Vérité-Histoire Cannes 2010", dans Le Monde du 21 mai 2010 (édition du jeudi 20 mai) pour donner la parole aux victimes françaises du FLN et à leurs familles. Comme notre précédente annonce parue dans Le MONDE du 25 septembre 2008, celle-ci a été validée par vous même et vous n'avez formulée aucune demande de correction, alors que pour l'annonce du 25 septembre 2008 vous nous aviez demandé de supprimer l'accusation de Georges-Marc BENHAMOU : « La France a jeté les harkis dans les basses-fosses de l’Histoire. Il y a eu 80.000 morts. Paris a systématiquement entravé leur sauvetage. De Gaulle est bel et bien complice d’un crime contre l’humanité. » (Paris-Match – N°2841 – 30/10- 5/11/2003). Suppression que nous avions acceptée pour vous être agréable.

Dans l'article du MONDE, nous relevons le dialogue surréaliste suivant :
Louis : Le Monde a consacré une double page et son édito à cette mémoire et en même temps publie une publicité honteuse d'un collectif sur la "vérité sur les crimes du FLN". Connaissez-vous ce collectif ?

Non, je ne connais pas ce collectif. Il y a une multitude de petits collectifs qui continuent d'entretenir la flamme de l'Algérie française, mais que je ne connais pas personnellement. Certains de ces collectifs sont liés à l'extrême droite.

Je vous serai reconnaissant de me fournir les coordonnées de "Louis" afin qu'il puisse s'expliquer sur le qualificatif de "honteuse" qu'il attache à l'annonce des crimes des "Hors-la-loi" du FLN glorifiés, avec l'argent des contribuables français, par le "franco-algérien" (est-ce une nouvelle nationalité ?) Rachid BOUCHAREB. Vous pouvez le rassurer. Si nous souhaitons le rencontre, c'est simplement pour lui offrir l'ouvrage "Vérité sur le crimes de la rébellion algérienne" édité en 1957 par le Gouvernement français. Ouvrage qu'il pourra se faire dédicacer par Rachid BOUCHAREB et les acteurs de "Hors-la-loi", s'il en a encore l'envie après l'avoir lu.

"Louis" sait-il par d'ailleurs que M. Rachid BOUCHAREB, qui semble si mécontent de sa moitié de patrie la France, a été élevé au grade de chevalier de Légion d'Honneur, distinction que lui a remise le 29 mai 2009 Claude BEBEAR, président annoncé de la future (et très hypothétique) Fondation de la Mémoire de la Guerre d'Algérie et des Combats du Maroc et de Tunisie ? Une fondation dont Benjamin STORA sera, selon les indiscrétions de Renaud BACHY, Président de la MIR (Mission Interministérielle aux Rapatriés), l'un des conseillers scientifiques avec Jean-Jacques JORDI (qui se morfond depuis 5 ans comme président-gardien d'un terrain vague à Marseille où devait s'élever l'ex-futur Mémorial de la France d'Outre-mer, dont il porte avec résignation le défunt projet), voire même le Président (Article 3 de la loi du 23 février 2005, loi tant décriée pourtant par Benjamin STORA et ses amis). Une fondation que M. François FILLON, Premier ministre, avait annoncée pour 2008 dans son discours du 25 septembre 2007 lors de la 7e Journée nationale officielle d'Hommage aux Harkis. Faut-il préciser que M. Claude BEBEAR, ancien officier SAS en Algérie, a été témoin du massacre des Harkis en Algérie ? De retour en Normandie en 1962, il fut membre actif de l'AMFRA, Association d'Aide aux Français Musulmans, présidée par Georges JASSERRON, président aussi de la Croix-Rouge de Normandie, aidé de son ami Xavier CAMILLERAPP, héroïque combattant de la bataille France au cours de laquelle il perdit la vue. Des Français musulmans abandonnés et trahis par le général De Gaulle après le 19 mars 1962, et dont le Georges JASSERON, qui était aussi un journaliste de talent, écrivit en 1965 les bouleversants témoignages sur les drames qu'ils vécurent en Algérie et à leur arrivée en France dans son ouvrage, référence des souffrances des Harkis depuis le 19 mars 1962 : "Les Harkis en France" (Edition du Fuseau).

Des témoignages vrais recueillis par un honnête homme, que Benjamin STORA ne semble pas avoir encore lus.

En ce qui concerne la réponse de mon compatriote d'Algérie, le pied-noir Benjamin STORA, sur le "Collectif Vérité-Histoire - Cannes 2010", je suis surpris qu'il ne le connaisse pas et qu'il ait oublié (j'en suis réellement déçu !) les nombreuses occasions que nous avons eu de nous rencontrer, notamment lors d'émissions de télévision (avec Christophe DECHAVANNES en 1988 par exemple), de radio (sur France Culture le 19 mars 2005 où il animait un débat auquel il m'avait aimablement invité - cf : notre site à la page : http://pagesperso-orange.fr/jeunepiednoir/jpn.wst/19mars62.htm#stora) et lors du Colloque organisé par le Comité de Liaison des Harkis, présidé par Boussad AZNI, le 19 novembre 2006, au cours duquel il est intervenu lors de la table ronde sur le massacre des Harkis. Intervention qu'il devait à l'invitation de Jeune Pied-Noir, à la demande de Boussad AZNI (voir la page de notre site : http://pagesperso-orange.fr/jeunepiednoir/jpn.wst/Harkis.htm#azni). A cette occasion, j'ai demandé à Benjamin STORA quelles étaient ses impressions suite à cette rencontre avec les Harkis et leurs enfants. Il m'a sincèrement remercié en me confiant avec une certaine et réelle émotion que c'était la première fois qu'il était invité à une réunion de Harkis. Je lui ai demandé pourquoi il n'avait jamais assisté auparavant à une réunion de Harkis. Il m'a dit simplement parce qu'il n'y avait jamais été invité. La vérité est parfois si simple ! Et la timidité peut être aussi un défaut grave pour un historien à la recherche de cette même "vérité" car elle le conduit à se priver de certaines sources authentiques et de vrais témoignages. Heureusement, maintenant cette lacune est comblée. Et Benjamin STORA a fait aussi la connaissance de la dynamique Présidente de la toute récenet association Harkis et Droits de l'Homme, que la presse algérienne a baptisée " la conscience éclairée de la jeune génération harkis".

Ce qui m'inquiète le plus c'est que - passons notre rencontre chez DECHAVANNES en 1986 qui est assez ancienne - le 19 mars 2005 et 19 novembre 2006 c'est très récent ! Que le seul historien national franco-algérien de renommée internationale et grand spécialiste mondial de la guerre d'Algérie ait de telles défaillances mémorielles, cela ne risque-t-il pas de jeter un doute sur la fiabilité de ses affirmations qui risquent de se transformer forcément, et contre son gré, en contre-vérités involontaires.

De même comment peut-il qualifier de "petit collectif", une organisation qui, en quelques semaines, a pu réunir dans les rues de CANNES plusieurs milliers de participants et de nombreux élus de la République française ? Troubles de la vision dus à ses défaillances mémorielles ? Petite jalousie parce qu'il n'y a pas autant de participants aux colloques confidentiels des historiens s'autoproclamant entre-eux spécialistes de la guerre d'Algérie et refusant tout dialogue avec ceux qui ne clament pas leurs "vérités" ? Mais, beaucoup plus inquiètant pour un homme si rigoureux dans son scientifisme historique, comment Benjamin STORA peut-il déclarer que ces "collectifs" sont liés à "l'extrême droite" puisqu'il affirme ne pas les connaître ? Comment peut-on qualifier ce que l'on ne connaît pas ? Ce trouble du raisonnement rationnel n'est-il pas encore plus inquiétant que ses troubles mémoriels ? Cela nous conduit à lancer cet appel : il faut sauver l'historien Benjamin STORA ! Et le seul remède c'est de dire la vérité !

Un appel que les journalistes professionnels du Monde doivent être les premiers à entendre. Car ils ne peuvent pas méconnaître cette règle fondamentale de leur métier (qui pourrait aussi être appliquée utilement aux historiens), si fortement exprimée par le grand journaliste Pierre LAZAREFF : " Un bon journaliste est celui qui le premier annonce une information, fût-elle fausse, à conditions qu'il soit le premier le lendemain à la démentir". Et seule la vérité peut encore sauver Benjamin STORA.

Je vous serai donc très reconnaissant, Monsieur le Président, compte tenu du fait que notre Association est devenue votre client - par la force des choses étant donné que les journalistes du Monde ont ignoré, dans leur quête de vérité, les victimes du FLN - de bien vouloir avoir obligeance de faire part à vos lecteurs, qui sont d'honnêtes gens qui ont droit la vérité, de ma réponse aux affirmations sans fondement de mon compatriote Benjamin STORA, amnésique et visiblement perturbé par un surcroît d'activité dû aux trop nombreux entretiens qu'il a accordé aux médias. Ce ne doit pas être facile pour lui en effet. J'ai moi-même été interviewé le 20 mai 2010 durant 35 minutes par BFM TV pour donner mon avis sur le film de "Hors-la-loi" pour une diffusion, le 21 mai à 9 heures, qui n'a duré de 30 secondes ! Dans ce même reportage de 1 minute 30, Benjamin STORA était aussi interrogé durant 30 secondes ! Alors, combien de son précieux temps doit-il perdre lui dont les interventions durent parfois des heures ! Il a ma réelle compassion.

Je vous demande de lui transmettre aussi mes souhaits de prompt rétablissement et mon meilleur souvenir, car contrairement à lui, semble-t-il, je garde une réel souvenir de nos rencontres (on ne croise pas tous les jours une sommité mondiale), et je suis à la disposition de vos journalistes les plus curieux qui souhaiteraient en savoir plus sur le "génocide mémoriel" de l'Histoire et de la Mémoire des Français d'Algérie programmé pour le 19 mars 2012 par les Etats français et algérien. Un génocide mémoriel rendu aussi nécessaire pour la grande réconciliation franco-algérienne que l'abandon et le massacre de 150.000 Harkis (selon le service historique des Armées) programmés le 19 mars 1962 par l'Etat français et le FLN (il n'y avait pas encore d'Etat algérien) dans les "accords d'Evian" pour permettre à l'Algérie de devenir indépendante. Une vérité qui trouble Benjamin STORA qui vient de découvrir que les Harkis étaient à la veille de l'indépendance 5 fois plus nombreux que les "Hors-la-loi" du FLN. Et ils auraient pu être 10 ou 20 fois plus nombreux si la France n'avait pas cessé leur recrutement selo le Bachaga BOUALAM ("Les Harkis au service de la France" - France-Empire - 1962). Un ouvrage que n'a pas encore lu Benjamin STORA semble-t-il.

Et comme le 19 mars 1962, les victimes sacrifiées à l'impérieuse "raison d'Etat" n'ont pas le droit de participer au débat et à s'exprimer. Or coïncidence fortuite, durant tout le déchaînement médiatique sur la "polémique" créée par l'annonce du film "Hors-la-loi", ni les Harkis, ni les Pieds-noirs, ni les Anciens combattants qui les ont défendu n'ont été interviewés (où si peu et sur des points anodins) par les médias. Aucun d'entre eux, à ma connaissance, n'a été invité sur les plateaux de télévision.

Une dernière interrogation. L'honnête quotidien Le Monde que vous présidez peut-il encaisser le règlement d'une "publicité honteuse" ? Car, cela va de soi, une annonce "honteuse" ne peut être financée que par de l'argent "honteux" provenant de donateurs forcément "honteux" eux-mêmes. Je vous serais reconnaissant de bien vouloir me donner votre décision sur ce point afin d'en informer les familles de victimes des "Hors-la-loi" de BOURABEB et leurs amis qui contribuent au financement, sur leurs deniers, de cette annonce dans votre quotidien.

Confiant dans votre sens de l'équité, de l'image de sérieux de votre quotidien et des devoirs des journalistes du Monde, et dans l'attente de votre réponse,

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de mes meilleures et confiantes salutations.


Bernard COLL - Secrétaire général de JPN

Alger (Bab-el-Oued - 1947) - 4e génération - Au service des Harkis et PN de façon continue depuis 1974. Co-auteur avec Mme Taouès TITRAOUI, rescapée du massacre des harkis du 19 mars 1962, Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création, élue locale , du "Livre des Harkis" (JPN -1991), voir pour les activités de JPN notre site : http://pagesperso-orange.fr/jeunepiednoir/jpn.wst - Tel : 01 69 41 01 12 - 06 80 21 78 54

 

Film HORS-LA-LOI : pour rétablir la vérité historique

Toutes les critiques objectives converges : ce fim digne des meilleures productions de la propagande stalinienne peut provoquer des incidents lors de sa sortie en salle en France le 22 septembre si certains spectateurs prennent cette fiction pour la réalité, notamment à 3 jours du 10e anniversaire de la Journée officielle nationale d'"Hommage aux Harkis" instituée par Jacques CHIRAC en 2001 !

Afin de rétablir l'Histoire par rapport à la fiction, l'Etat français ne doit-il pas accompagner sa diffusion d'une plaquette remise à l'entrée des salles aux spectateurs montrant la réalité du terrorisme FLN en Algérie et en France comme le gouvernement français l'avait fait en 1957 à l'ONU pour montrer les aspects véritables de la rébellion algériennes ?

Voir la page : Terrorisme et torture

VALEURS ACTUELLES

Voir la critique de Frédéric PONS du 27 mai 2010 - Hors-la-loi : un mauvais film

Cinéma. De l’argent public devait-il financer cette œuvre de fiction qui dessert l’histoire ?

http://87.98.179.71/actualit%C3%A9s/soci%C3%A9t%C3%A9/quothors-loiquot-un-catalogue-d039erreurs-grossi%C3%A8res20100527.html

Histoire. Quand le cinéma bafoue la vérité des faits. "Hors-la-loi" : un catalogue d'erreurs grossières

http://87.98.179.71/actualit%C3%A9s/soci%C3%A9t%C3%A9/quothors-loiquot-un-catalogue-d039erreurs-grossi%C3%A8res20100527.html

Information communiquée dans l'excellente revue de presse de Jean-Louis GRANIER

http://pagesperso-orange.fr/jeunepiednoir/jpn.wst/Publicite%20presse.htm#granier

 

BRAVO AU COLLECTIF VERITE-HISTOIRE CANNES 2010
Les Français Rapatriés et leurs amis ont été nombreux dans le calme et la dignité pour rendre hommage aux victimes des "Hors-la-loi" de Bouchareb devant le Monument aux Morts de CANNES!
Vendredi 21 mai 2010

La communauté des Français rapatriés remercie toutes celles et tous ceux qui ont participé à ce rassemblement et aidé à sa réalisation. Et plus particulièrement les organisateurs dont le dévouement a permis le succès de cette cérémonie en hommage aux victimes du FLN.

COLLECTIF HISTOIRE-VERITE - CANNES 2010
c/o Hervé CUESTA
202. impasse de l’école vieille - 06550 La Roquette-sur-Siagne

Tel : 04.93.47.90.66 - mailto:herve.cuesta@bbox.fr

RENDEZ-VOUS A

NICE les 5 et 6 Juin 2010

POUR PREPARER ENSEMBLE LA SUITE LA CAMPAGNE NATIONALE

"VERITE ET JUSTICE POUR LES FRANCAIS RAPATRIES"

Venez nous retrouver au stand Jeune Pied-Noir

 

COLLECTIF VERITE-HISTOIRE - CANNES 2010

COMMUNIQUE DE PRESSE

Mardi 18 mai 2010

Le Ministre Frédéric MITTERRAND se trompe et nous trompe.

Interrogé dimanche soir lors du « Grand Rendez-vous » Europe 1- « Le Parisien- Aujourd’hui en France », Frédéric Mitterrand, Ministre de la Culture, a estimé que le film Hors-la-loi de Rachid Bouchareb « remplit les critères esthétiques pour figurer à Cannes et n’est pas un film historique mais une fiction »

Il reprend ainsi les déclarations du réalisateur qui, dans un souci d’apaisement, rappelait par un communiqué qu’il avait adressé à l’AFP depuis Los Angeles, que « Hors-la-loi était un film de fiction, une saga qui raconte l’histoire de trois frères algériens depuis les années 30 jusqu’à l’indépendance de l’Algérie".

Il n’y a pas de doute que devant la grande émotion et la mobilisation contre ce film, Rachid Bouchareb veut, en France, nous faire oublier ce qu’il avait déclaré en Algérie au journal EL Watan le 21 juin 2009 « rétablir avec son film une vérité historique jusque là confinée dans les coffres (français cela va de soi !) et tout déballer à travers ce long métrage de 2h30 où 25 minutes seraient consacrées aux événements du 8 mai 1945 à Sétif et Kerrata.

Alors on peut se poser la question : film qui rétablit la vérité historique, comme annoncé par le réalisateur en Algérie et pour les spectateurs algériens, ou film de fiction pour sa présentation au festival de Cannes par le jury de sélection et destiné à des spectateurs que l’on veut ménager voire conditionner. Les ficelles sont un peu grosses Monsieur le Ministre et, même si le trucage fait partie des recettes du cinéma, le sujet de ce film est trop grave pour tenter comme vous le faites d’abuser les français en agissant de la sorte.

Vous êtes le Ministre de tutelle de la création cinématographique et vous cautionnez toute une entreprise de désinformation et de manipulation de l’opinion française dont les conséquences seront gravissimes car nous pensons que vous vous rendez ainsi complices d’une supercherie que vous ne pouvez pas ignorer. Vous savez, comme nous, pourquoi la projection officielle du film hors la loi qui était programmée en grande pompe le 8 mai dernier à Sétif, dans le pays qui le présente, a été annulée et reportée au 21 mai au soir. Vous n’ignorez pas non plus que la séquence consacrée aux événements de Sétif, initialement de 25 minutes, a été copieusement raccourcie dans le film présenté à Cannes.

Ce que nous voulons surtout vous dire Monsieur le Ministre, c’est qu’au nom de la liberté d’expression, de la création artistique et de l’esthétisme, on ne peut pas faire offense, discriminer, blesser en toute impunité. On ne peut pas laisser une photo s’exposer dans les locaux de la FNAC de Nice présentant un homme qui bafoue le drapeau français. On ne peut pas non plus, au nom de la création artistique, laisser toute la communauté des Harkis et leur famille être traités de collabos dans le musée Picasso de Vallauris et, même si vous avez regretté que cette exposition ne soit pas accompagnée des explications nécessaires, le mot collabo est aussi discriminant pour nos frères harkis que les propos hélas malheureux d’un élu qui les a cependant toujours soutenus.

Enfin, Monsieur le Ministre, dans un film et au nom de la même création artistique, on ne peut pas laisser nos institutions républicaines, toute une population française et l’armée de notre pays être discriminées, salies, traitées de racistes, colonialistes insatiables, meurtriers organisés en milice, alors que les pauvres villageois européens que l’on désigne ainsi venaient d’assister au massacre des leurs, ceux qui n’avaient pas pu rejoindre les quelques familles harcelées qui s’étaient regroupées pour organiser leur auto-défense.

Honte à ceux qui cautionnent de telles falsifications de notre histoire, ils jouent les apprentis sorciers comme Rachid Bouchareb dans son rôle de pompier pyromane. Pour toutes ces raisons, nous exprimerons notre total désaccord en rendant un hommage digne et solennel aux nombreuses victimes oubliées dans le film Hors-la-loi. Nous serons le 21mai prochain, jour de la présentation du film, non pas au Palais du Festival, mais au monument aux morts de Cannes.

Le Collectif Vérité Histoire Cannes 2010

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GAGNONS ENSEMBLE POUR LA VERITE ET LA JUSTICE !

Jeune Pied-Noir soutient le Collectif VERITE - HISTOIRE CANNES 2010 et vous invite à faire de même.

 

COLLECTIF VERITE-HISTOIRE - CANNES 2010

COMMUNIQUE DE PRESSE

Mardi 18 mai 2010

Lettre ouverte à Monsieur Rachid BOUCHAREB,

réalisateur du film "Hors-la-loi",

sélection officielle du 63ème festival de Cannes

LE POMPIER PYROMANE…

Dans le communiqué que vous avez adressé à l’AFP depuis Los Angeles, vous appelez au calme après les passions déclenchées par votre film Hors la loi et, dans un souci d’apaisement, vous rappelez 2 choses : « Hors la loi est un film de fiction, une saga qui raconte l’histoire de 3 frères algériens depuis les années 30 jusqu’à l’indépendance de l’Algérie en 1962 et, en vous défendant de vouloir faire une œuvre d’historien, il vous paraît normal que certains puissent être en désaccord avec votre film ».

Désaccord est un bien faible mot pour exprimer ce qui nous oppose à la façon dont vous évoquez outrageusement les événements dramatiques du 8 mai 1945 à Sétif et tous ceux qui se sont déroulés en France et en Algérie jusqu’à l’indépendance en 1962.

Vous tentez à présent d’éteindre le feu que vous avez allumé avec l’interview accordée au journal El Watan le 21 juin 2009. Vous expliquez avec force détails « vouloir rétablir avec votre film une vérité historique jusque là confinée dans les coffres » (coffres français cela va de soi). Vous dites « on va tout déballer à travers ce film », vous annoncez que « ce long métrage de 2h30mn consacrera 25mn aux événements du 8 mai 1945 à Sétif et à Kerrata pour mettre la lumière sur une partie (pourquoi une partie ?) de ces événements sanglants et leur donner une dimension universelle » (sic). Vous oubliez effectivement les villages de Amouchas, Perégotville, Sillègue, La Fayette, Chevreuil…

Vous n'ignorez pas que l'insurrection du 8 mai est un djihad avec sa violence et son fanatisme. Partout on a entendu les cris "N'Katlou ennesara". Vous n'ignorez sûrement pas que cela veut dire «Tuons les Chrétiens».

Ces déclarations nous avaient suffisamment mis en alerte pour que nous nous inquiétions du scénario car, déjà votre film Indigènes, du point de vue historique et réalité des faits, souffrait de grosses lacunes ou d’omissions volontaires. C’est pour cela que nous dénonçons, avec les historiens qui se sont attachés à en faire l’analyse, toutes les erreurs graves qui ont été relevées dans la relation et la présentation des faits contenus dans votre film Hors la loi. On ne peut pas prétendre rétablir une vérité en prenant pour base des faits qui n’ont pas eu lieu ou en les déformant. Quand la vérité est à ce point falsifiée et détournée, il ne s’agit plus de liberté artistique mais de désinformation politique et/ou de propagande idéologique.

Nous nous posons la question de savoir pourquoi l’Algérie se fait représenter par « Hors la loi » alors qu’elle a interdit d’autres films traitant du même sujet, mais en contradiction avec l’histoire officielle de l’Algérie ?

Le Collectif Vérité Histoire Cannes 2010

******

AIDEZ LE COLLECTIF VERITE-HISTOIRE CANNES 2010
Les Français Rapatriés et leurs amis seront nombreux
devant le Monument aux Morts de CANNES!


Vendredi 21 mai à 10h30
Dans la dignité et le calme



LE CERCLE ALGERIANISTE NATIONAL
LE RECOURS
L'USDIFRA ..
.

appellent aussi à participer massivement à ce rassemblement unitaire !

Pour réaliser les banderoles, les tracts et les affiches
Adressez votre soutien financier et vos dons


COLLECTIF HISTOIRE-VERITE - CANNES 2010
c/o Hervé CUESTA
202. impasse de l’école vieille - 06550 La Roquette-sur-Siagne

Tel : 04.93.47.90.66 - mailto:herve.cuesta@bbox.fr

GAGNONS ENSEMBLE POUR LA VERITE ET LA JUSTICE !

Jeune Pied-Noir soutient le Collectif VERITE - HISTOIRE CANNES 2010 et vous invite à faire de même.

 

UNE REVELATION DE L'HEBDOMADAIRE LE POINT !

Le film "HORS-LA-LOI" faisant l'apologie des crimes terroristes du FLN

financé à 59 % par l'Etat français !

LE GOUVERNEMENT DOIT S'EXPLIQUER !

Voir l'article du POINT en ligne :

http://www.lepoint.fr/actualites-medias/2010-05-10/polemique-le-film-de-bouchareb-finance-a-59-par-la-france/1253/0/453127

SOUTENEZ NOTRE ACTION "VERITE HISTORIQUE" SUR LES CRIMES DU FLN

*****************************************************************************

APPEL AUX CONTRIBUABLES FRANÇAIS,

OÙ VA VOTRE ARGENT ?

M. Bouchareb, qui a la prétention de « rétablir la vérité », présente son film Hors-la-loi sous les couleurs de l’Algérie. Ahmed Bedjaoui, Président du Conseil Constitutionnel Algérien, déclare: "Pour avoir déjà vu “Hors-la-loi” en projection privée, je peux vous dire que ce film possède un souffle révolutionnaire exceptionnel et un patriotisme sans faille pour la cause algérienne."

Dans ce cas et dans toutes les langues, cela s'appelle un film de propagande, et non une œuvre de "création artistique basée sur une fiction". Dans ce cas, le Juif Süss aurait eu droit aussi à un financement international et une sélection. La propagande désigne un ensemble d'actions psychologiques effectuées par une institution ou une organisation déterminant la perception publique des événements, des personnes ou des enjeux, de façon à endoctriner ou embrigader une population et la faire agir et penser d'une certaine manière.

Mais pourquoi M. Bouchareb n’a-t-il pas fait financer son film par l’Algérie ?

Car le financement du film provient pour 59% de la France :

- Centre National de la Cinématographie : 650000 euros d’avances sur recette

- Commission Diversité : 50000 euros

- Région PACA : 100000 euros

Ce film est soutenu par les filiales cinéma de France 2 et France 3, alors qu’il glorifie, notamment, les porteurs de valises du FLN pendant la guerre d’Algérie, qui. En d’autres temps auraient été condamnés pour intelligence avec l’ennemi ceux qui assassinaient nos soldats et des milliers de civils : femmes, enfants, vieillards.

Lorsque Michael Moore a voulu faire son film anti-Bush, Fahrenheit 9/11n’a pas été financé par les contribuables américains mais par Miramax, une filiale autonome de Walt Disney Company. Lorsque Paul Greengrass a réalisé Bloody Sunday, il a trouvé le financement chez Granada Television et il a déclaré, en outre : “Je ne pouvais pas faire un film militant”.

Alors, trouvez-vous normal – qui plus est en période de crise – que M. Bouchareb perçoive un à-valoir de 250000 euros et 4% sur les recettes du film en tant que co-scénariste ainsi que 300000 euros et 8% en tant que réalisateur ?

Voilà pourquoi nous disons NON à un film présenté par un pays étranger financé pour plus de la moitié par vous, par nous, contribuables français

POUR QUE "L'OUBLI N'ASSASSINE PAS UNE NOUVELLE FOIS" LES VICTIMES INNOCENTES DES "HORS-LA-LOI"

"SOUTENEZ NOTRE ACTION - AIDEZ-NOUS A FAIRE CONNAÎTRE LA VERITE HISTORIQUE

 

FESTIVAL DE CANNES : MOBILISATION NATIONALE !

Non à l'apologie des crimes terroristes du FLN dans le film "HORS-LA-LOI" ! "

APPEL DES ASSOCIATIONS PATRIOTIQUES
et des Parlementaires, Elus, Associations d'Anciens Combattants,
Harkis, Pieds-noirs et Amis

Grande manifestation patriotique unitaire

Vendredi 21 mai 2010 à 10 h 30

au Monument aux Morts de CANNES

 

FESTIVAL DE CANNES : MOBILISATION NATIONALE !

Le film "HORS-LA-LOI" doit-il être déprogrammé du Festival de Cannes ?

Lettre du Comité Vérité Histoire - Cannes 2010
et des Parlementaires, Elus, Associations d'Anciens Combattants,
Harkis, Pieds-noirs et Amis

à l'attention de MM. Brochand et Lisnard


Monsieur le député-maire Bernard Brochand,
Monsieur l'adjoint au maire et conseiller général David Lisnard,

Il s'agit de vérité historique. Vous pouvez montrer que l'Union pour la Méditerranée à laquelle vous tenez se fera dans le respect de la vérité historique. Vous avez l'occasion de montrer que votre solidarité avec les victimes de la terreur du FLN ne se limite pas à des visites à des apéritifs ou à des cérémonies aux monuments aux morts et vous avez là toute notre gratitude. Parce que nous savons que vous êtes des hommes d'honneur, nous venons vers vous. Alors que l'opinion publique se montre de plus en plus défiante avec les élus, vous avez l'occasion de montrer que vous êtes des hommes politiques courageux, en osant contrer la puissance d'une pseudo-élite artistique faisant, par faiblesse, par ignorance ou par idéologique, le lit des haines, en raison même de la négation des souffrances et tortures subies.

NON, LE FLN terroriste N'ÉTAIT PAS "LE PEUPLE ALGÉRIEN".
NON, LE FILM HORS-LA-LOI ne peut pas propager sans réaction des messages de haine, financés par cet 'État-FLN au président élu avec 90 % des voix, mais aussi avec l'argent français - donc celui des DIZAINES DE MILLIERS de familles de victimes du FLN. L'inconcevable est atteint.

NOUS SOUHAITONS QUE VOUS FASSIEZ VOTER UNE MOTION EN CE SENS LORS DU PROCHAIN CONSEIL MUNICIPAL, LE LUNDI 3 MAI

Monsieur le député-maire Bernard Brochand, Nous sommes scandalisés par les falsifications historiques mais surtout
l'apologie du terrorisme que va faire le film "Hors-la-loi", si nous en croyons les propos de son réalisateur.

En tant que représentant des électeurs cannois, dont de nombreuses familles ayant souffert dans leur chair des actes de ces "hors-la-loi" - assassinats de fermiers qui avaient fertilisé des terres incultes sans en chasser personne, bombes, mutilations, enlèvements, tortures -, vous allez bien naturellement mettre, comme chaque année, les ressources de Cannes à la
disposition du Festival.

Nous espérons qu'à titre individuel, en tant qu'être humain, vous condamnerez la teneur de ce film comme aussi fermement que, par exemple, vous aviez condamné les propos de Jack Lang appelant, sur le sol algérien ensanglanté par le FLN, à "décoloniser les mentalités"... alors que ces mentalités, comme vous le savez, sont au contraire très souvent anticolonialistes primaires et conditionnées à l'acceptation de la terreur du FLN, dont aujourd'hui encore bien des gens ignorent l'ampleur.

Nous espérons qu'en tant qu'élu de la nation, vous exprimerez votre solidarité avec ceux qui constatent que des millions d'euros ont été versés à ce film !

Nous espérons qu'en tant que partenaire du Festival, et aussi en tant que père d'un producteur de films, connaisseur du monde cinématographique, vous manifesterez OFFICIELLEMENT votre désaveu de la sélection de ce film y compris sous la bannière algérienne.

Il ne s'agit pas de "s'immiscer dans la sélection du Festival" sur un plan artistique, mais de dénoncez l'apologie du FLN, c'est-à-dire ni plus ni moins que l'apologie de crimes de guerre et contre l'Humanité.

Nous avons déjà enduré plusieurs diffusions au Festival de "La Bataille d'Alger", et plus récemment la venue sans souci de Jacques Vergés dont un documentaire montrait - de façon neutre - l'implication dans la "bonne cause idéaliste" des poseuses de bombes (dont l'une, Danièle Minne, vit aujourd'hui une paisible retraite d'enseignante payée par l'État français). "Hors-la-loi" va encore plus loin. Trop loin.

Nous attendons impatiemment votre réponse claire et, que ce soit tout aussi clair, nous vous souhaitons de continuer parallèlement à servir les intérêts du Festival en toute loyauté.

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le député, nos salutations respectueuses.


Collectif "Vérité Historique Cannes 2010

 

"Les attentats contre des civils sont des crimes contre l'Humanité en droit international"

CRIF, annonce dans le FIGARO du 1 octobre 2002

Appel du Collectif pour la Vérité historique - Cannes 2010

FESTIVAL DE CANNES : MOBILISATION NATIONALE !

Le film "HORS-LA-LOI" est-il hors des lois françaises contre d'apologie

du terrorisme et des crimes contre l'Humanité ?

Grande manifestation patriotique française à CANNES !
Parlementaires, Elus, Anciens Combattants, Harkis, Pieds-noirs et Amis
Rendez-vous du 12 au 22 mai sur la Croisette !

Nous serons des milliers sur la Croisette du 12 mai au 23 mai pour demander que les lois françaises contre l'apologie du terrorisme et des crimes contre l'Humanité soient appliquées en France !

(Photographie Jeune Pied-Noir - Droits réservés - reproduction interdite sans autorisation)

Comme à Marseille le 13 mai 2008, soyons des milliers dans la rue le 12 mai 2010 à CANNES !

Avec la participation des députés Elie ABOUD, Lionel LUCA, Bernard BROCHAND, député maire de Cannes, et tous les Elus de la région PACA et des autres départements et celle des associations des Anciens Combattants, Harkis, Pieds-noirs et patriotiques décidés à stopper cette « Honte de Cannes 2010 ».

Nos banderoles et affiches montreront la barbarie du FLN de 1954 à 1962 contre les victimes civiles lors des émeutes du 8 mai 1945 à SETIF et GUELMA, les Français musulmans massacrées à MELOUZA et WAGRAM, les femmes et enfants victimes innocentes des attentats terroristes de la "Bataille d'Alger", les soldats français du contingents prisonniers de guerre égorgés et mutilés à PALESTRO et durant toutes la guerre d'Algérie, les dizaines de milliers de Harkis massacrés après le "cesse-le-feu" de la "paix d'Evian" du 19 mars 1962.

Rendez-vous au stand de Canal + qui a participé au financement de ce film mensonger HORS-LA-LOI !

Le 21 mai sera le jour de la manifestation la plus importante puisque que c’est la date prévue de projection du film.

Participez et soutenez le Collectif Vérité Historique - Cannes 2010

Contact : Hervé CUESTA - Tel : 04.93.47.90.66 - mailto:herve.cuesta@bbox.fr

http://tournantsrovigo.free.fr - http://oran1962.free.fr

Faites nous part de vos initiatives qui seront présentées sur ce site et dans les Bulletins d'informations JPN

Avec le soutien de Jeune Pied-Noir - BP4 - 91570 Bièvres - Tel : 06 80 21 78 54

--------------------------------------------------- Aimé CESAIRE -------------------------------------------------

COMMUNICATION A LA PRESSE
31 octobre 2008

AU SUJET DU COLLOQUE

"FRANCAIS ET ALGERIENS : ART, MEMOIRES ET HISTOIRE"
10 au 31 octobre PARIS

SOMMES-NOUS TOUS DES "HARKIS" MARTINIQUAIS ?
Hommage à la Sorbonne au Harki Aimé Césaire.
( Témoignage exclusif )

L'événement inédit "Français et Algériens : Art, Mémoires et Histoire" a rendu le 17 octobre 2008 à la Sorbonne un hommage au « harki » Aimé Césaire. Par l’effet surréaliste de l’influence de sa poésie tropicale, qu'aurait probablement apprécié le poète et l'écrivain, voici que le chantre de "l'anticolonialisme" français est devenu, par la magie et l'illusion des mots, le harki d’un soir permettant à l'association Harkis et Droits de l'Homme d'illustrer son message universel de "la colonisation un système injuste" responsable du drame des harkis, de celui des Algériens d'aujourd'hui, des souffrances des peuples décolonisés, de la faim dans le monde, de l’exode des populations, bref de presque tous les maux de la terre... et aussi - comment cela a-t-il pu échapper aux experts ? – probablement de la dernière crise financière mondiale.

Qui de mieux qu'un "indigène" né en 1913, que l'odieux système colonial va contraindre - au lieu de "rester dans son arbre" selon la belle image de son ami Léopold Sedar Senghor, comme le petit paysan français de l'époque restait dans son champ – à user ses culottes sur les bancs d'une école primaire coloniale, à poursuivre ses études secondaires au lycée de Fort-de-France, puis au lycée Louis-le-Grand à Paris, à passer une licence ès lettres et un diplôme d'études supérieures, d'entrer à l'École normale supérieure et d'épouser une "indigène" locale, Suzanne Roussi qui lui donnera six enfants… qui de mieux que ce martyr « du système colonial» pouvait illustrer les souffrances des Harkis ? Combien de jeunes français « indigènes » de métropole, orphelins de guerre ou enfants pauvres des usines et des champs, en ces années d'entre deux guerres, eurent une jeunesse aussi tragique ? L'injustice coloniale a heureusement épargné la France hexagonale.

Vous connaissez la suite. Nommé professeur au lycée de Fort-de-France de 1940 à 1945, période où il publiera ses poèmes "surréalistes" visés par la censure du régime de Vichy, comme Jean-Paul Sartre jouait ses pièces sous l'occupation nazie devant un parterre d’officiers allemands. Membre en 1944 de la première et de la seconde Assemblée nationale constituante, député communiste de la Martinique de 1946 à 1958 (IVe République), député marxiste de la Martinique de 1958 à 1993 (sous la Ve République), le malheureux Aimé Césaire passe au travers de ces époques troublées sans voir le Mur de Berlin, le rideau de fer des Pays de l'Est, le goulag soviétique, les boat people vietnamiens, les populations fuyant les paradis communistes d'Indochine, du Cambodge ou de Somalie… ce qui ne lui permettra pas d’exprimer son humanité pour les 100 millions de morts d'un communisme poétique et utopique qu'il ne reniera jamais.

Le 31 janvier 1956, suivant les consignes du Parti communiste français, Aimé Césaire vote la confiance à Guy Mollet, puis le 12 mars les pouvoirs spéciaux en Algérie, cautionnant ainsi l’usage de la torture. Il va rester un stalinien bon teint jusqu'au 25 octobre 1956, les crimes du communisme devenant alors trop criards en Hongrie, le poète et rusé philosophe choisit de masquer son marxisme sous le couvert du PRAF (Parti du Regroupement Africain et des Fédéralistes). Son engagement communiste va permettre à Aimé Césaire, ce privilégié du système colonial comme son père contrôleur des contributions, de devenir le chantre de la décolonisation et de l’anticolonialisme. En 1974, il fera brûler le drapeau français devant sa mairie en prophétisant l'indépendance prochaine de la Martinique (Paris Match), dont il serait probablement devenu, comme son modèle Fidèle Castro, sous une pression démocratique et populaire spontanée, le premier président à vie. Une vision utopique du poète qu'il ne verra pas se réaliser. Son décès le 17 avril 2008, après 95 années de souffrances et de soins coloniaux, ne lui aura pas permis de lire l'aveu douloureux, qui aurait pu lui être fatal, de son ami Michel Rocard dans Le Monde du 26 juin 2008 qui, froidement, annonça aux kanaks indépendantistes et socialistes embourgeoisés dans leurs postes de privilégiés « coloniaux » : "le concept d'indépendance n’a plus de sens". Ce qui n’a pas semblé les troubler, leurs intérêts étant mieux protégés dans la crise financière actuelle en restant français.

Oui, le poète surréaliste Aimé Césaire aurait probablement aimé ce titre de Harki d'un soir que lui a conféré l'association "Harkis et Droits de l'Homme" lors de cet "l'événement vraiment inédit".

Même si dans la salle il n'y avait aucun vrai harki, il y avait la cohorte des harkis "virtuels", ces intellectuels, historiens, humanistes, philosophes et penseurs hier encore complices des crimes du FLN et du communisme « libérateur » du colonisé, par la mort du colon, comme l’a si joliment exprimé Jean-Paul Sartre dans sa préface aux « Damnés de la terre » de cet autre humaniste marxiste Frantz Fanon. Dans cet amphithéâtre de la Sorbonne, la frêle voix de Jean Daniel psalmodiait le cri douloureux de sa conscience "Nous avons tous à demander pardon aux harkis. Ce que je fais ici", (Le Figaro du 17-18 juin 2000) que reprenait en cœur l'assistance mortifiée de plaisir par cet aveux tardif.

Alors qu’une oratrice inconnue évoquait les mânes de Germaine Tillion en scandant "Harkis et résistants vont bien ensemble " (Le Monde du 3 avril 2003) et que la Présidente de HDL distribuait l'article de la défunte ethnologue « interlocutrice des combattants algériens » en précisant, discrète comme toujours, "C'est de mon livre dont parle Germaine", la foule voyait passer dans ses rangs Jean Lacouture, couvert de cendres et les yeux secs, répétant en pleurs : "Ce tabou-là n'est pas prêt d'être levé. 100.000 personnes sont mortes par notre faute. Un massacre honteux pour la France comme pour l'Algérie. Le déshonneur est trop lourd à porter." (Télérama du 13 septembre 1991). Michel Rocard le suivait en serrant les rares mains qui lui étaient généreusement offertes, prêchant à voix basse la bonne parole à chacun : "Le concept d’indépendance n’a plus de sens ». La rumeur circulait déjà de son prochain départ pour la Martinique, en première classe, pour annoncer la bonne nouvelle à la population libérée de son poète indépendantiste. Puis de sa tournée mondiale dans nos anciennes colonies, en avion affrété par le gouvernement, devant se terminer le 19 mars 2012 sur l’épave de l’ancien porte-avions « Charles De Gaulle », rebaptisé « Harki Aimé Césaire », ancré en pleine Méditerranée à égale distance de la France et de l’Algérie. Là l’attendront Nicolas Sarkozy et son homologue algérien (maintenu en vie grâce à une antenne médicale d’anciens médecins militaires du Val de Grâce « ayant fait l’Algérie ») pour commémorer la naissance de la FrancAlgérie et la création de la Fondation de l’Oubli, de l’Amnésie et du Mensonge d’Etat à laquelle participeront activement tous les invités du Colloque. En réponse à une voix malicieuse qui lui glissait amicalement : " Seras-tu bientôt ministre des ex-Colonies dans le prochain gouvernement ?", fusa un naturel : « Quel est le salaud qui dit ça !", de l’ancien Premier ministre qui disparut souriant happé par les doigts d’une foule admirative.

De son côté, discrètement, le pied-noir d'Alger, Michel Tubiana, Président d'honneur de la Ligue des Droits de l'Homme, offrait généreusement des numéros de Libération du 10 septembre 2001, en glissant à l'oreille de ses interlocuteurs « La République doit leur rendre justice. Harkis : un crime d’Etat ». Il confiait à ceux qui ne l’écoutaient pas que c’était lui le premier homme de gauche, quinze jours avant Jacques Chirac, qui avait demandé la reconnaissance du « crime d’Etat » dont ils avaient été victimes. Un propos peu apprécié de Frantz Olivier Gisbert, de mauvaise humeur car il avait dû quitter trop tôt un déjeuner parisien, qui marmonnait entre ses dents « La repentance est dans l’air du temps. Mais elle a ses oubliés » en se remémorant son article du Figaro du 27 mai 2000 dans lequel il rappelait avant ces « femmes et hommes de gauche » qui prétendent toujours avoir tout dit les premiers, que « des dizaines de milliers de harkis furent égorgés, dépecés ou bouillis vivants par les vainqueurs du FLN. Mais nous n’avons pas entendu leurs cris, ni les protestations des survivants. » Une évocation ne devant pas « troubler notre digestion ni notre bonne conscience », l’heure approchait de son prochain dîner mondain où il pourra témoigner qu’il a bien été « lui » le premier à dénoncer ce « crime d’Etat » et faire oublier cet injuste oubli qu’on faisait de son engagement précoce pour les Harkis.

Tous les participants présents auraient pu dire qu’ils avaient eux aussi été les premiers à crier ce scandale. Jacques Julliard ne cessait de répéter : « la livraison des supplétifs algériens à leurs bourreaux en 1962 est une tache sur l’honneur du général De Gaulle » (Le Nouvel Observateur N°1922 du 6-12 septembre 2001). Même Laurent Fabius, seul dans son coin, se déclarait solennellement à lui-même : « La France s’honorerait en disant ce qu’elle leur doit » (Emission Vivement dimanche prochain du 3 décembre 2000) tout en s’interrogant : « Mais pourquoi ne l’ai-je pas fait lorsque j’étais Premier ministre ? J’aurais été le premier à le faire, et Chirac et Jospin ne m’auraient pas volé la vedette le 21 septembre 2001 ! ». Jean-Pierre Chevènement aurait aimé pouvoir dire à la foule que c'était sa harka qui avait été massacrée la première, le soir du 19 mars 1962, à Saint-Denis-du-Sig en Oranie (500.000 Harkis à la recherche de leur Histoire – France culture - F. Gaspard 1984). Lui qui avait failli être enlevé le 5 juillet 1962 par ses amis algériens du FLN et subir le même sort que ces milliers de vulgaires « pieds-noirs » disparus à Oran ce jour-là ! Silencieux et solitaire, Claude Bébéar, repensait aussi à ses harkis que jeune officier il avait dû abandonner à une mort certaine, sur ordre de Pierre Messmer alors Ministre des Armées, et dont il avait accueilli en Normandie fin 1962, avec Georges Jasseron et Xavier Camillerapp, quelques-uns des survivants. Pendant ce temps, le « collabo » Bernard Kouchner, comme aiment à l’appeler ses vrais amis, tournait désespérément sans succès dans la salle à la recherche d’un photographe, portant en frétillant un sac de couscoussou sur le dos, et clamant à haute voix : « Somalie, Algérie, même combat ! Somalie, Algérie, même combat ! ». Discret, Bertrand Delanoë entouré d’historiens spécialistes incontestés des Harkis de la promotion 2003, la meilleure, rappelait que dès le 25 septembre 2001 il avait lui affirmé : « Moi, je ne suis pas historien ! », ce qui, paraît-il selon des avis sérieux, l’autorisait à ne pas dire n’importe quoi (Interview exclusive à Jeune Pied-Noir).

Le moment le plus fort de cette inoubliable soirée fut celui où la Présidente de HDL, montée seule sur la scène, le halo d'un projecteur faisant par bonheur sur son foulard comme une couronne de sainte, annonça à la foule muette qu'elle renonçait définitivement aux conditions de l’injuste « système colonial français » dans lequel l'exode de ses parents en 1962 l’avait contrainte à vivre. Qu'elle renonçait aux avantages de sa citoyenneté française qu'elle n'avait pas choisie, qu'elle abandonnait le confort "petit bourgeois" de sa vie parisienne aux côtés de ses amis Jean Lacouture et Jean Daniel. Dans un silence venu du ciel, elle annonça qu'elle partait créer en Algérie - avec Fadela Amara et toutes les femmes la soutenant si généreusement ce soir - l'association "Insoumises et Droits de la Femme" afin de transmettre les valeurs laïques et républicaines à ses sœurs Algériennes, et bâtir une Algérie nouvelle multiethnique et multiculturelle comme elle l’avait été durant les 132 années d’occupation française. Alors apparut sortant d’un coin obscur de la scène, la petite Zoubida, cette jeune « femme française », née en Algérie le 11 février 1969, arrivée en France le 1er août 2000, depuis 8 ans sans-papiers, femme de ménage qui remplit pourtant les critères de régularisation en vigueur (Libération du 11 août 2008). Et à Zoubida, frêle et fragile réfugiée algérienne (ou française comme vous le voulez), à cette victime de la colonisation, de cette France qui avait quitté l’Algérie sept ans avant sa naissance sans penser à l’emmener, Fatima dit simplement : "Au nom du "devoir sacré de retour", chanté par Aimé Césaire, je t’offre ma place de bourgeoise française malheureuse et prend ton heureuse souffrance algérienne ». Alors, sur un fond de you-you stridents, déferla un roulement continu d'applaudissements sortis généreusement de cette foule debout d’humanistes « harkis d’un soir » qui spontanément proposèrent tous de faire de même : laisser leur place ici en France, patrie du « colonialisme », pour l’offrir chacun à un de ces milliers d’enfants qui attendent dans les bidonvilles d’Algérie un visa que la France, oublieuse et ingrate marâtre, leur refuse !

Et tous évoquaient alors la citation du « Cahier d’un retour au pays natal » d’Aimé Césaire, que l’UMP Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale, avait si justement rappelée le 17 avril 2008 dans son hommage au poète : « Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n’ont point de bouche, ma voix, la liberté de celles qui s’affaissent au cachot du désespoir ». Une bouche restée silencieuse durant 46 ans sur les souffrances des Harkis, mais que la magie d’un soir ouvre à celles des heureux sacrifiés du 19 mars 1962, son silence, l’oppression de celles qui se relèvent à la lumière de l’espoir. Oui, par cet effet miraculeux du miroir de la poésie surréaliste d'Aimé Césaire, grâce à eux tous nous avons vécu la réelle illusion d’être quelques instants des "harkis" martiniquais.

Aimé Césaire, Harki, soldat de la France ayant lutté contre les totalitarismes nazi et communiste, et contre tous les obscurantismes au nom des valeurs françaises universelles de "liberté, d'égalité, de fraternité". Soldat de la liberté couvert de médailles, fier et immobile au garde-à-vous devant le drapeau français, chantant la Marseillaise avec ce pincement au cœur et les yeux embués comme tous les vrais Français fiers de leur Pays, au nom de la plus grande France, sa seule et véritable Patrie bienfaitrice de l'Humanité, libératrice de l'esclavage, porteuse de tous les progrès par le génie de tous ses enfants. Aimé Césaire, seul ton génie poétique a pu rendre possible le miracle d’une telle soirée ! Dans cette illusion surréaliste tu as rejoint les plus grands français d'outre-mer : Alexandre Dumas, Félix Eboué, Blaise Diagne, Gaston Monnerville, Joseph Issoufou Conombo, le Bachaga Boualam et les 45 autres députés "français musulmans" élus en novembre 1958 pour représenter nos départements algériens dans une Assemblée nationale où tu siégeais alors, élu de cette France où le soleil ne se couchait jamais, aux côtés de Léopold Sédar Senghor, Léon M’ba, d’Houphouet Boigny qui représentaient comme toi ces dizaines de millions de Français d'outre-mer de toutes origines, "français par le sang versé" venus défendre et libérer la mère Patrie en 1870, en 1914-18 et en 1939-45 pour se battre ensuite pour le monde libre à Madagascar, en Corée, en Indochine, en Tunisie, au Maroc et en Algérie.

« Tous Français »
, cria alors Michel Rocard, dans une nouvelle Union française, comme au Forum d'Alger le 4 juin 1958, et lors des élections qui suivirent où les "10 millions de Français d'Algérie" à part entière, selon la déclaration solennelle du général De Gaulle, votèrent la Constitution française de la Ve République dont l'Etat vient de commémorer, dans la plus grande discrétion, le 50e anniversaire ne sachant plus où étaient passés ces 10 millions d'Algériens français. Et dans ce rêve troublant, venant du ciel où demeurent les justes et les 100 millions de mort du communisme, le monde entier a entendu la voix du poète harki Aimé Césaire crier ce message d'espérance aux peuples décolonisés qui souffrent depuis cinquante ans : "Vive la France !".

De cette douce terre de Lorraine si française, avec ses vrais héros Jeanne d'Arc et Jean-Marie Bastien-Thierry, parvint alors d’un petit village bien franchouillard un lointain écho sorti, semble-t-il, d'une tombe lugubre et solitaire proche d'une petite église à deux clochers : "Jamais plus qu'ici et jamais plus que ce soir, je n'ai compris combien c'est beau, combien c'est grand, combien c'est généreux la France !" (De Gaulle – Forum d’Alger 4 juin 1958).

L’émotion passée, les organisateurs et les personnalités sélectionnées pour leur affinité, se retrouvèrent alors en pèlerinage « Aux Deux Magots », « Chez Lip » où encore dans quelques dîners mondains autour d'une coupe de champagne et de petits fours offerts par quelques ministères et de généreux donateurs. Certains annonçaient déjà qu’ils devaient reporter leur départ en Algérie, la crise financière les obligeant à veiller en premier lieu sur leur patrimoine. C’est qu’ils ne sont pas encore des sans-papiers eux ! Et sans argent, pas de billet. Oui, ils avaient vraiment vécu provisoirement l’"événement inédit" de leur vie.

En ces temps d’imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire (G. Orwell)

L'auteur de ce texte vit en exil sur Internet. Rédacteurs en Chef, journalistes, femmes et hommes des médias courageux, vous pouvez retrouver toutes ces citations authentiques et bien d'autres documents utiles pour informer vos lecteurs et auditeurs sur le site de Jeune Pied-Noir : http://pagesperso-orange.fr/jeunepiednoir/jpn.wst

Contact presse : Bernard COLL - Secrétaire général de JPN – Tél. : 06 80 21 78 54

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HARKIS : LES OUBLIES DES OUBLIES

COMMUNICATION A LA PRESSE
16 octobre 2008

AU SUJET DU COLLOQUE FRANCAIS ET ALGERIENS

"ART, MEMOIRES ET HISTOIRE" - 10 au 19 octobre PARIS ou

" STAR, AMNESIES ET OUBLI" ?

Monsieur le Rédacteur en Chef,

Nous avons attiré votre attention sur la "table rase" du passé faite par les organisateurs de "l'événement inédit" - monté par la toute récente et très sponsorisée association "Harkis et Droits de l'Homme"- sur les activités des associations de Français rapatriés et des personnalités qui se sont réellement préoccupées et occupées des Harkis et de leurs enfants de 1962 à 2003, année de la création de HDL et de la sortie du livre de sa star-présidente.

Voici dans le domaine de l'ART, quelques oeuvres "oubliés" par HDL qui ont pour seul défaut d'avoir été créées avant 2003.

Oublié : " Honneur aux Harkis" d'Etienne BOUCHAUD (1963)
Musée des Années trente de Boulogne-Billancourt (92) - Le Monde du 14 août 1992
Etienne BOUCHAUD, peintre orientaliste pensionnaire de la Villa Abd-el-Tif en 1921 et l'une des figures marquantes de cette école orientaliste qui marqua la présence artistique française en Algérie et disparue aujourd'hui. Référence : "La Villa Abd-el-Tif, un demi-siècle de vie artistique en Algérie - 1907-1962" d'Elisabeth Cazenave - Expert conseil en oeuvre d'art (Association Abd-el-Tif - 1998)


Oubliée : Statue "Hommage aux Harkis" - Marguerite LE RIBOT DE FOUCAUCOURT
Prix Bourdel 1969 - Statue créée par l'artiste pour Jeune Pied-Noir dans le cadre de la campagne nationale de solidarité française "Hommage aux Harkis" (1985)
A le tort d'avoir été conçue et réalisée en 1992 ! (Source "Pieds-noirs d'Hier et d'Aujourd'hui - 1993)

Oubliée : la chanson "Le Harki" de Serge FOUCHET
Chanteur compositeur très connu des années 1980 pour son succès international "Les romantiques ont disparus". La sortie en 1986 de cette chanson sur les enfants de Harkis marqua le début de son retrait progressif des radios françaises. Serge Fouchet a eu le tort d'évoquer le drame des camps de harkis ... avant 2003 !

"Oubliés" aussi "Le Chant des Harkis", ces résistants au terrorisme du FLN comme le découvrit un peu tard Germaine TILLION juste au moment de la sortie du livre de la star-présidente de HDL (Le Monde du 23 avril 2003), les chanteurs compositeurs Jean-Paul GAVINO, Jean-Pax MEFRET, KADAME, MICKEY 3D, etc... qui tous chantèrent le drame des Harkis et de leurs enfants bien avant ... 2003 ! Quelle erreur !

MEMOIRES ET HISTOIRE

50 OUVRAGES SUR LA MEMOIRE DES HARKIS PARUS AVANT 2003 ET "OUBLIES" PAR LES INTELLECTUELS, LES CHERCHEURS, LES HISTORIENS... SPECIALISTES DE LA MEMOIRE ET DE L'HISTOIRE DES "HARKIS" DEPUIS ... 2003 !

Cliquez sur : LIVRES ET DOCUMENTS

" Quand l'amnésie devient mémoire, la liberté entre au goulag de la pensée" - Anonyme russe mort en Sibérie.

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Les Associations signataires du communiqué de presse "Harkis : les Oubliés des Oubliés" sont à votre disposition pour vous apporter tout complément d'information sur personnalités et associations qui ont contribué durant 40 ans seulement, avant 2003, à la reconnaissance de l'abandon, du massacre et des conditions dramatiques de leur exode et de leur relégation dans des camps en France, patrie des "Droits de l'Homme".

Les Français Amis des Harkis et de leurs Enfants depuis 1962 à aujourd’hui.

Amicale des Anciens de la Force de Police Auxiliaire – AAFPA - Président, Hafit Hamchaoui
Anciens Combattants Roquettants - A.A.C.R. - La Roquette-sur-Siagne – Président, Hervé Cuesta
Association des Amis de l’Algérianie - Président, Gérard Garcia
Association ATLAS – Béziers – Président, Kader Hamiche
Association Bachaga-Boualam - Président Lahcène Boualam (fils cadet du Bachaga)
Avenir Jeunesse Pieds-Noirs Mémoire - AJPM - Présidente, Christiane Garcia
Carnoux Racines – Président, Melchior Calandra.
Centre d’Etudes Pied-Noir – CEPN – Présidente, Mme Josseline Revel-Mouroz
Cercle Algérianiste du Grand Avignon et des Pays de Vaucluse – Président, Jean-Pierre Risgalla
Cercle Algérianiste Drôme Ardèche – Président, Bernard Cini
Collectif « 13 mai 2008 – 5 juillet 2012 » - Président, André Loré
Collectif des Familles de Disparus - Présidente, Marie Claude Teuma
Collectif des Rapatriés Internautes CRI - Président, Jacques Torrès
Comite d'action pour le respect de la Mémoire des civils et militaires morts pour
l'Algérie française" - Délégué général, Pierre Descaves
Droit de Mémoire - Guy Rolland , Maryse Gillman et Pierre Barisain-Monroe
Jeune Pied-Noir - Secrétaire général, Bernard Coll - Relations Publiques, Taouès Titraoui
Maison du Rapatrié de Grenoble – Président, Louis Metert
Les Pieds Noirs de Rognac – Président, M-C Pierson
Le Secours de France - Président Jean-Marie Schmitz
S.O.S Outre-mer – Président, Maurice Calmein

Contacts associations via Google - Contact presse :
Bernard COLL - Tel : 06 80 21 78 54
http://pagesperso-orange.fr/jeunepiednoir/jpn.wst

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REPUBLIQUE FRANCAISE : VERS UN "GENOCIDE MEMORIEL"

DE L'HISTOIRE DE L'ALGERIE FRANCAISE ?

Mardi 29 juillet 2008

M. Le Président de la République, M. le Premier ministre, MM. les Parlementaires, Historiens, Intellectuels, Journalistes... les Français attendent vos réactions !

DANS SON DISCOURS DU 14 JUILLET, L'AMBASSADEUR DE FRANCE A ALGER ACCUSE LA FRANCE D'AVOIR TRAHI DURANT 132 ANS EN ALGERIE LES VALEURS DE LA REPUBLIQUE ET ANNONCE, APRES LA CESSION A L'ALGERIE DES ARCHIVES AUDIO-VISUELLES DE L'INA PAR L'ETAT FRANCAIS, CELLES DE L'ARMEE FRANCAISE !

Le discours de Bernard BAJOLET, né en 1949, ENA promotion "Léon Blum", Ambassadeur de France à Alger depuis novembre 2006, traduit-il la pensée et la politique de l'Etat français ou correspond-il simplement à celles d'un haut fonctionnaire en instance de départ ? Par sa fonction, comme par ses références, M.Bajolet parle, semble-t-il, au nom de l'Etat français. Afin de lever cette ambiguïté, nous vous invitons à poser directement la question au Président de la République française et au Premier ministre qui doivent s'expliquer sur les graves accusations portées contre la France par celui qui est censé la réprésenter en Algérie. Ce discours contient des informations qui mériteraient d'être vérifiées car, si elles sont vraies, elles apporteraient des éléments nouveaux et importants dans la démarche lancée par les Français rapatriés pour obtenir "Justice et Vérité." La plus surprenante est l'affirmation qu'il y aurait "6 millions de Français d’origine algérienne ou descendants de Français d’Algérie". La plus grave, "la cession des archives audio-visuelles de l’armée française" qui, si elle est confirmée, marquerait une nouvelle étape dans la volonté de l'Etat français de commettre un "génocide mémoriel" envers les Français d'Algérie, donc de la France.

Dans son discours, M. Bajolet apporte plusieurs éléments nouveaux sur la politique de l’Etat français, définie selon ses propos par le Président de la République lui même. M.Bajolet porte une grave accusation contre la France en déclarant : « Comment la République a-t-elle perdue de vue pendant 132 ans de sa présence en Algérie, les valeurs fondatrices de liberté, d’égalité et de fraternité qu’elle a fait rayonner ailleurs dans le monde depuis deux siècles ?" M. Bajolet, malgré un brillant cursus, semble aussi ignorant de l’Histoire de France que celle de l’Algérie. Il nous paraît indispensable de rappeler à M. Bajolet que durant les 132 ans de présence française en Algérie la République a succédé brièvement à la Monarchie en 1848, le temps de déclarer que l’Algérie était définitivement une terre française et d’en faire trois départements, puis qu’il y a eu l’Empire, de nouveau la République, puis l’Etat français, la IVe République et enfin la Ve République dont la constitution a été votée le 28 septembre 1958 par « 55 millions de Français »de « Dunkerque à Tamarasset » dont « 10 millions de Français d’Algérie, avec les mêmes droits et les mêmes devoirs », selon l’expression du général De Gaulle au Forum le 4 juin 1958. Faut-il que les Français, à l’exemple de M. Bajolet, remercient les « Algériens » d’aujourd’hui d’avoir contribué, outre à la défense et à la libération de la France en 1914-18 et 1939-45, à la création de la Ve République en se révoltant pacifiquement le 13 mai 1958 ? Tout cela contre les valeurs de Liberté-Egalité-Fraternite de la République française !

Poursuivant ses fracassantes révelations, M. Bajolet déclare que durant la guerre d’Algérie (1954-1962) le « sang des soldats français » fut « versé pour une cause qui n’était pas le leur ». M. Bajolet ignore-t-il que l’Armée française n’intervient que sur ordre du pouvoir légal et, dans le cas présent, est intervenue pour défendre la population française de départements français contre les exactions d’un mouvement seccessioniste terroriste ? Les pieds-noirs et les Français musulmans, n’ont pas versé que des « larmes », ils ont aussi payé le prix du « sang » pour rester français. Comme ils n’avaient en déjà fait 1939-45 en laissant plus de 40.000 « morts pour la France » sur les champs de batailles de France, d’Italie et d’Allemagne. C’est à dire deux fois plus que l’ensemble des effectifs de 1940 à 1945 des Forces françaises libres ! Ce que semble ignorer M. Bajolet.

De tels propos, s’ils étaient confirmés par la Présidence de la République et le gouvernement français, viendraient à «refonder l’Histoire » au grès des besoins des Etats français et algériens. Il existe déjà en France des Historiens qui se dénomment eux mêmes « bâtisseurs de mémoire ». L’Etat va-t-il faire appel a eux dans le cadre de la future Fondation de la Mémoire de la Guerre d’Algérie pour refaire une Histoire officielle adaptable aux évolutions des contingences de la politique française.

On imagine aisément les propos qu’auraient pu tenir M. Bajolet s’il avait exercé ses fonctions à une autre période de notre Histoire contemporaine, par exemple, durant la période du mur de Berlin, du Goulag et des Boat-people. Il y a longtemps que le ridicule ne tue plus en France, et les affirmations de notre Ambassadeur auraient fait le bonheur d’Eugène Labiche, de Georges Feydeau ou de Georges Courteline. Malheureusement, ce qui est plus inquiétant c’est que M. Bajolet parle au nom de la France et semble de croire ce qu’il dit.

Nous demandons dont au Président de la République si M.Bajolet a parlé au nom de la France, comme sa fonction d’Ambassadeur le laisse supposer, d’une France qu’il dénigre comme les anciens renégats européens en Barbarie reniaient leur Patrie. Pourquoi M.Bajolet ne demande-t-il pas la nationalité algérienne, comme le fit en 1962 Hervé Bourges lorsqu’il mit ses talents au service de l’Algérie indépendante, alors que les dizaines de milliers de Harkis et de Pieds-Noirs se trouvaient dans les prisons algériennes. Des Français d'Algérie tout court qui auraient pu être sauvés si une action "humanitaire" semblable à celle menée pour la franco-colombienne Ingrid Betancourt avait été organisée par la France ?

L'Etat français d'aujourd'hui va-t-il encore couvrir longtemps, au nom de "la raison d'Etat", le "crime contre l'Humanité" commis le 19 mars 1962 par le général De Gaulle et son gouvernement comme l'a reconnu Georges-Marc Benamou (Paris-Match N° 2841 du 30 octobre 2003) ?

Bernard COLL - Secrétaire général de JPN

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Pour écrire à Bernard BAJOLET et pour plus de détail sur sa biographie et les activités de la France en Algérie, voir le site : http://www.ambafrance-dz.org/

Discours communiqué par Jean-Louis Granier du site Bal-el-Oued Story et Gilles Bonnier. Avec nos remerciements.

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Discours du 14 juillet, prononcé par M. Bernard Bajolet,

Ambassadeur de France en Algérie

Messieurs les Premiers ministres,

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

Monseigneur,

Mesdames et Messieurs, chers amis,

C’est avec des sentiments mêlés de joie et de tristesse que je m’exprime aujourd’hui devant vous : joie de voir tant d’amis ici rassemblés en ce jour de fête nationale ; tristesse de devoir vous quitter, de quitter ce pays auquel tant de liens me rattachent depuis plus de trente ans et que je dois laisser à mi-parcours avec un sentiment de mission inachevée, même si c’est pour une autre mission de responsabilité que le président de la République Nicolas SARKOZY me fait l’honneur de me confier.

Si ma mission est inachevée par rapport aux objectifs que je m’étais fixés, que le Président lui-même m’avait fixés, je suis assuré qu’elle sera poursuivie par mon successeur, qui prendra ses fonctions à la mi-septembre : en effet, la voie a été tracée au plus haut niveau depuis l’élection du Président de la République, dont un des premiers gestes a été d’appeler son homologue algérien, puis de lui rendre visite. Sous l’impulsion des deux chefs d’Etat, le sillon a été creusé et semé. Il faut maintenant irriguer, puis récolter, tout en faisant attention aux mauvaises herbes.

Les mauvaises herbes. Pour bâtir des relations solides au profit des nouvelles générations, il faut apurer le passé. Des gestes audacieux ont été faits en ce sens du côté français, en particulier avec le discours prononcé le 5 décembre 2007 par le Président SARKOZY à Constantine, la remise des plans de pose de mines, intervenue bien tardivement il est vrai, mais accompagnée d’autres engagements dans ce domaine, des propositions de coopération en matière d’archives, la remise des archives audio-visuelles de l’INA, qui sera suivie de celle des archives audio-visuelles de l’armée française. D’autres avancées dans ces domaines sensibles font actuellement l’objet de discussions.

Il faut continuer dans ce sens, car nous avons perdu beaucoup de temps, trop de temps, qu’il faut rattraper. Ce jour de célébration de notre fête nationale est pour nous l’occasion d’un questionnement, car, comment la République a-t-elle pu perdre de vue pendant les 132 ans de sa présence en Algérie, les valeurs fondatrices de liberté, d’égalité et de fraternité qu’elle a fait rayonner ailleurs dans le monde depuis plus de deux siècles ? En posant cette question, il ne s’agit pas de verser dans la repentance ni l’auto-flagellation, mais de faire preuve d’honnêteté pour le passé, de lucidité pour le présent et de vigilance pour l’avenir. Nous devons poursuivre nos efforts avec ténacité, sans nous laisser impressionner par la surenchère de ceux qui, de part et d’autre de la Méditerranée, ne souhaitent en réalité pas les voir aboutir, de crainte que ne disparaisse un fonds de commerce si aisé à exploiter.

Parallèlement à ce travail d’assainissement des relations, nous avons jeté de nouvelles bases, très solides pour les encadrer dans tous les domaines, à travers un triptyque de trois accords refondateurs : la Convention de Partenariat, qui régit désormais l’ensemble de la coopération civile et la santé militaire ; l’accord sur les utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire et l’accord de coopération dans le domaine de la défense. Ces avancées viennent d’être saluées par le président BOUTEFLIKA dans le message qu’il a adressé au président SARKOZY à l’occasion du 14 juillet et dans lequel il se réjouit de la « dynamique de rapprochement remarquable » que les relations entre les deux pays ont connue depuis un an.

Il faut maintenant aller plus loin, en participant massivement à la formation des cadres de l’Algérie de demain et à la création de nouveaux pôles d’excellence franco-algériens, comme l’Ecole Supérieure de Technologie et, je l’espère, l’Université algéro-française ; en encourageant les investissements français en Algérie, ce qui suppose des efforts de part et d’autre, car il convient aussi de créer un environnement favorable pour de tels investissements ; en promouvant de façon systématique des partenariats entre PME françaises et algériennes, si importantes dans chacun de nos deux pays pour le développement économique et l’emploi . Un autre grand chantier à peine ouvert, mais qu’il faudra mener à bien, est celui des conditions de séjour et de circulation entre nos deux pays, dont nous connaissons bien l’importance et la sensibilité, des deux côtés de la Méditerranée. Pour sa part, la France y travaillera dans un esprit à la fois d’ouverture et de réciprocité. Ainsi, le maintien du principe d’un régime dérogatoire pour les Algériens séjournant en France, principe qui ne doit pas empêcher les adaptations nécessaires, justifie l’élaboration d’un régime dérogatoire pour les Français qui viennent travailler en Algérie. De même, l’octroi généreux par nos consulats de visas de circulation, qui représentent désormais le tiers du total, appelle des mesures dans le même sens du côté algérien. Je suis désormais confiant après le vote par le Parlement algérien d’une loi autorisant l’octroi de visas de circulation.

La relation franco-algérienne n’est pas banale et je ne pense pas qu’elle le deviendra jamais. D’ailleurs, est-il souhaitable que ce soit le cas ? Il faut certes, je le disais, assainir cette relation, notamment en ôtant les épines du passé. Mais la normaliser, non, je ne le crois pas. Cette relation est faite de passion, de sentiments, parfois mêlés, mais jamais d’indifférence. Elle a été soudée pour le meilleur et pour le pire, par le sang et les larmes, le sang que des milliers d’Algériens ont versé pour notre liberté pendant les deux guerres mondiales, le sang de l’injustice versé par tant d’Algériens pendant la période coloniale, puis celui de la dignité qu’il leur a fallu reconquérir, mais aussi le sang des soldats français versé pour une cause qui n’était pas la leur, les larmes des milliers de pieds noirs arrachés à la terre qui les avait vu naître, qu’ils aimaient et qu’ils avaient travaillée avec tant d’ardeur. De ce passé douloureux et dramatique, faisons une force positive pour l’avenir, un gage de fraternité et d’amitié retrouvée.

La relation franco-algérienne, ce sont aussi les 6 millions de Français d’origine algérienne ou descendants de Français d’Algérie, qui ont un lien avec ce pays et les dizaines de milliers de double nationaux, au regard du droit français, qui vivent en Algérie. Les uns et les autres constituent pour les deux pays une formidable richesse, un atout incomparable. Sachons le mettre à profit, non seulement pour nos relations bilatérales, mais aussi pour le rapprochement des deux rives de la Méditerranée.

Le sommet fondateur de l’Union pour la Méditerranée, qui vient de se tenir à Paris avec la participation de quasiment tous les chefs d’Etat ou de gouvernement de l’Union européenne et du bassin méditerranéen, nous a confortés dans notre conviction que l’avenir de l’Europe se trouve bien au sud de la Méditerranée. L’Algérie, à la jonction de la Méditerranée et de l’Afrique, en est un partenaire clé et c’est pourquoi sa participation était et reste si précieuse à nos yeux./.

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CONTACT PRESSE
Bernard COLL : 06 80 21 78 54

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POUR ADRESSER VOS MESSAGES AU CHEF DE L'ETAT ET AU PREMIER MINISTRE

voir les "adresses utiles" dans la page "GOUVERNEMENT"

 

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MEMOIRES
8 septembre 2008

HARKIS, LES OUBLIES DES OUBLIES...

50 LIVRES ET OUVRAGES OUBLIES !

A l’occasion de la première Rencontre des « écrivains de la mémoire harkie », organisée le 25 septembre 2003, lors de la 3e Journée nationale d’Hommage aux Harkis, à l’Hôtel national des Invalides à Paris, le ministre Hamaloui Mekachera avait confié à notre association une présentation des livres écrits sur les Harkis par des Harkis. Conçue et réalisée par Jeune Pied-Noir, en collaboration avec la MIR et la DMPA, cette rencontre a permis à 12 écrivains issus de la communauté harkie de présenter leurs œuvres. Dans la plaquette de présentation de cette rencontre devait figurer une « biographies chronologique des ouvrages parus sur les Harkis ». Faute de place, cette étude n’a pu être intégrée. Il paraît aujourd’hui indispensable, compte tenu de la prolifération des livres parus ces dernières années sur le sujet par des auteurs qui semblent « oublier » les travaux qui les ont précédé, de rappeler les ouvrages qui ont été publiés dans un contexte beaucoup plus difficile que de celui d’aujourd’hui où, depuis l’instauration par le Président de la République Jacques Chirac de la Journée nationale en « Hommage aux Harkis » du 25 septembre et le vote de la loi du 23 février 2005, plus personne ne nie plus la réalité de l’abandon et du massacre des Harkis. Cette étude n’étant pas exhaustive, nous vous remercions de nous signaler les ouvrages susceptibles de la compléter. Bernard COLL, Secrétaire général de Jeune Pied-Noir – 28 août 2008

BIBLIOGRAPHIE CHRONOLOGIQUE DES LIVRES SUR LES HARKIS…

Cette rencontre avec les « écrivains de la mémoire harkie », à l’occasion de la 3e journée nationale d’Hommage aux Harkis, se veut un hommage à tous ceux qui ont témoigné dès 1960 des dangers encourus par les musulmans français du fait du changement radical de la politique algérienne de l’Etat français du 16 septembre 1959.

Dès 1960 paraît le livre «Vie d’un peuple mort» (Ed. du Scorpion) de SAS et Romanetti reflet de l’inquiétude des officiers français s’étant engagés devant leurs hommes à ne jamais les abandonner. « La Harka » (Robert Laffont – 1961) de Thadée Chamsky met en avant pour la première fois la « guerre civile » qui se livrent alors les algériens pro-français et les partisans de l’indépendance. Durant les pourparlers d’Evian, le professeur Maurice Allais, prix Nobel d’Economie, publie de nombreux articles dans le journal « Combat » démontrant que les «accords» envisagés avec le seul FLN vont conduire au « génocide » des Français d’Algérie de toutes confessions. En juillet 1962, il fait paraître son ouvrage prémonitoire «L’Algérie d’Evian» (Ed. du Fuseau –Réédition JPN 1999). Les multiples procès des officiers opposés à l’abandon de l’Algérie se font l’écho des horreurs subies par les Français d’Algérie et plus particulièrement des sévices dont sont l’objet les Harkis et leurs familles. Mais il est déjà trop tard. Dès le 19 mars 1962 au soir les massacres ont commencé, notamment à Saint-Denis-du-Sig (Oranie) où se trouve l’officier S.A.S Jean-Pierre Chevènement dont les moghzanis sont assassinés après avoir été désarmés. Ces massacres s’amplifient avec l’indépendance de l’Algérie le 3 juillet 1962. Seuls un peu plus de 20.000 Harkis peuvent s’enfuir en France grâce à des officiers refusant d’obéir aux ordres reçus. Député, vice-président de l’Assemblée nationale, le Bachaga Saïd Boualam va témoigner en leur faveur et dénoncer les crimes dont ils sont l’objet dans trois ouvrages fondateurs, diffusés à des dizaines de milliers d’exemplaires, parus chez France Empire, « Mon Pays la France » (1962 et 1991), « Les Harkis au service de la France » (1963) et « L’Algérie sans la France » (1964) dans lesquels tout est dit. La vérité est désormais accessible à tous. Des Français au grand cœur viennent en secours aux Harkis rescapés. En Normandie, avec Xavier Camillerapp, se trouve Georges Jasseron. Il retraduit admirablement les témoignages recueillis auprès des survivants dans un ouvrage de témoignages « Les Harkis en France » (Ed. du Fuseau - 1965). Puis c’est le silence et l’oubli. Il faut attendre 1970 pour que paraisse le très bel album d’une pied-noir, institutrice au camp de Harkis de Pujol-en-Bosc, Lucie Santini, au titre évocateur : « Les sacrifiés » (Chez l’auteur). En huit ans il n’a été édité que huit livres sur le tragique destin des Harkis.

En 1972 paraît à la Pensée universelle « La fin des harkis » d’Eric Taleb et en 1974 la plaquette très diffusée du pied-noir Camille Brière « Qui sont les Harkis » (L’Atlantrope). La révolte des camps de Harkis de 1975 va entraîner la publication de plusieurs ouvrages: « Les combattants du mauvais choix » de Georges Fleury (Bellamy et Martet - 1976), « 1955-62 : Guerre et paix en Algérie – L’épopée silencieuse des SAS » de Nicolas d’Andoque (SPL – 1977), et surtout un ouvrage fondamental «Ahmed. Connais-pas !» du colonel Bernard Moinet (Lettre du monde –1980) qui sera plusieurs fois réédité (Athanor 1989 - Clempica - 2002). Plusieurs romans et récits vécus complètent ces publications : « La marche » de Charef Mehdi (Mercure de France - 1981), « Un enfant dans la guerre » de Saïd Ferdi (Le Seuil – 1981), « Français sans Patrie » de Sadouni Brahim (chez l’auteur – 1987) et « Képi bleu, un autre aspect de la guerre d’Algérie » de Guy Vincent (JPN – 1988) qui présente le caractère de « guerre civile » entre les algériens pro-français et pro-FLN. Avec la sortie du timbre « Hommage aux Harkis – Soldats de la France » le 9 décembre 1989, paraît « Le combat des Harkis » de Georges Fleury (Bellamy et Martet). L’année 1990 marque un tournant dans la littérature harkie. Les ouvrages se multiplient au rythme des manifestations de Harkis et de leurs enfants. Successivement paraissent « Le drapeau » de Brahim Sadouni (L’Harmattan), « La XIIe croisade » du père Avril (Chez l’auteur), « Le chagrin sans la pitié » d’Ahmed Kaberseli (Ed. Clin d’Œil), « Les Harkis et leurs enfants » de Catherine de Withol de Wenden (Hommes et migrations). En 1991, sont publiés les travaux universitaires « Les Harkis : les oubliée de l’histoire - 1954-1991 » de Michel Roux (Ed. La découverte), la thèse « Délit de Faciès » de K.D Bouneb (Ed. Touqui) et la premier album historique illustrée de plus de 200 photographies souvent inédites « Le Livre des Harkis » de Taouès Titraoui et Bernard Coll (Jeune Pied-Noir). Cet ouvrage donne directement la parole aux Harkis en restituant leurs témoignages dans leur contexte historique. Pour la première fois, une fille de Harki rend publiquement hommage à son père.

Les ouvrages se succèdent : « C’est la vie d’une famille de harkis » de Djami (La Pensée universelle – 1993), et surtout deux ouvrages clés parus chez de grand éditeurs : «Et ils sont devenus Harkis» de Mohand Hamoumou (Fayard – 1993), «La France honteuse : le drame des Harkis» du colonel Aziz Méliani (Perrin - 1993). En 1994 le général et historien Maurice Faivre publie son premier témoignage : « Un village de Harkis » (L’Harmattan). Histoires vécus et romans se succèdent. Paraît aussi « Chronique d’une honte partagée, la tragédie des Harkis » de Lucien Ruty (Cabétita – 1994). En 1995, sortent « Fils de Harki : le courage de combattre» de Bouziane Ameur (Lacour) et «Les combattants musulmans de la guerre d’Algérie : des soldats sacrifiés » de M.Faivre (L’Harmattan). La bande dessinée «On les appelaient les Harkis…» de Kafi Messaoud et de Gilbert Carreras est publiée en 1997 (L’Harmattan), le roman «Le courage de ton ennemi» de Michel Alibert (Lettres du Monde – 1998), suivi de «Les harkis, la mémoire enfouie » de Jean-Jacques Jordi (Autrement-1999). De nouveaux récits et études s’ajoutent à ces ouvrages: «Harkis, mes frères de combat » de Robert Lucas (Ed. des écrivains–2000), « Commando Cobra » et « Commando Georges » du général Robert Gaget (Grancher–2000), et surtout, un nouvel ouvrage clé, « Les archives inédites de la guerre d’Algérie » de Maurice Faivre dans lequel sont publiés les documents officiels de la politique française envers les Harkis. En 2001 Brahim Sadouni publie son troisième récit « Destin de Harki » (Cosmopole – 2001). La création de la Journée nationale d’Hommage aux Harkis du 25 septembre 2001 est un tournant capital dans l’Histoire des Harkis. L’année 2002 marque une nouvelle étape dans la prise de conscience du drame des Harkis. Avec l’ouvrage « Harkis : crime d’Etat » de Boussad Azni (Ed. Ramsay et J’ai Lu - 2002) paraissent : « Des Harkis berbères de l’Aurès au nord de la France » de Nordine Boulhaïs (Septentrion – 2002), «Vive la France–L’Odysée des Harkis du commando Kodja» de Jean-Maurice Garceau (Godefroy de Bouillon – 2002), « Les enfants de Harkis, de la révolte à l’intégration » de Stéphanie Abrial (L’Harmattan–2002), « Aïssa le Harki, ou les fanatiques de l’Espérance » de C.Marcaillou d’Ayméric et « Journal d’un officier et de ses Harkis » du Lt Aimé d’Argentière (Editions Mémoire de notre Temps) .

Avec la pérennisation, en 2003, de la Journée nationale d’Hommage aux Harkis, les éditeurs se libèrent. En 9 mois, six livres ont été publiés «Fille de Harki » de Fatima Besnaci-Lancou (Ed. de l’atelier), « Les oubliés de la guerre d’Algérie » de Raphaël Delpard (Michel Lafon), « Mohand le Harki » d’Hadjila Kemoum (Ed. Anne Carrière), « Mon père, ce harki » de Dalila Kerchouche (Le Seuil) et «Destins de Harkis-Aux racines d’un exil» du même auteur en collaboration avec le photographe Stéphan Gladieu, « Moze » de Zahia Rahmani (Sabine Wespieser éditeur). Avec plus de cinquante ouvrages disponibles, dont 90 % ont été publiés avant 2003, un large choix s’offre désormais aux Français qui souhaitent connaître la vérité.

Bernard COLL - Secrétaire général de Jeune Pied-Noir
Tel : 06 80 21 78 54 - le 21 septembre 2003

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COMMUNICATION A LA PRESSE
18 octobre 2008

" HARKIS : LES OUBLIES DES OUBLIES"

AU SUJET DU COLLOQUE FRANCAIS ET ALGERIENS " STAR, AMNESIES ET OUBLI" - 10 au 19 octobre PARIS

Après le massacre de plusieurs milliers de Français musulmans à Sétif en mai 1945, le massacre de 200 Français musulmans le 17 octobre 1961 à Paris a-t-il été le prélude du massacre de plus de 100.000 Harkis qui suivit le 19 mars 1962 en Algérie, "en violation des accords d'Evian" ? Trois "crimes d'Etat" commis alors que le général De Gaulle était au pouvoir.

Monsieur le Rédacteur en Chef,

Ce 17 octobre marque une date importante dans l'Histoire des "Français et Algériens". Il y a 47 ans, le 17 octobre 1961, le Chef de l'Etat français, le général De Gaulle, ordonnait au Préfet de Police de Paris, Maurice Papon, d'interdire par tous les moyens la tenue d'une manifestation pacifique à Paris de "Français musulmans" (à cette date en effet toutes les personnes nées en Algérie étaient encore françaises). C'est ce que révèlait avec justesse un l'important dossier consacré à ce massacre par le journal LIBERATION les 12 et 13 octobre 1991 (cf. document ci-joint). On connaît la suite. Entre 20 et 200 victimes françaises selon les Historiens. Ce massacre, voir même ce "génocide" de Français musulmans a-t-il été le prélude du massacre prémédité et organisé par l'Etat français, par la signature avec le seul FLN des accords d'Evian du 19 mars 1962, du massacre de plus de 100.000 Français musulmans Harkis ? Un lien troublant, surtout lorsque l'on se souvient que le général De Gaulle était aussi au pouvoir, comme lors du 17 octobre 1961 et du 19 mars 1962, lors du massacre de plusieurs milliers de Français musulmans dans la région de Sétif au mois de mai 1945.

Un dossier "oublié" de LIBERATION du 12 octobre 1991
17 octobre 1961 : le massacre de 200 Français musulmans à Paris !


Oubliée : " La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme"

L'article 15 de la DHDH de 1948, stipule : "Tout individu a droit a une nationalité. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité". Jusqu'au 19 mars 1962, tous les habitants d'Algérie étaient Français. A partir de l'approbation des "Accords d'Evian" par référendum du Peuple français de métropole le 8 avril 1962 (les Français d'Algérie n'ont pas eu le droit de vote à ce référendum qui portant les concernait !), les "Accords d'Evian" retirait de facto la nationalité française à tous les Algériens anciennement de statut local, c'est-à-dire la quasi-totalité des Français musulmans, les laissant sans nationalité, en violation de la DUDH signée par le France. Les Harkis et Français musulmans, qui échapperont au massacre de 1962 en se réfugiant en France, devront faire une demande de reconnaissance de nationalité française payante (15 francs par personne) avant février 1963. Cette demande sera même formulée au Bachaga BOUALAM, alors député français et vice-président de l'Assemblée nationale ! Aujourd'hui de nombreux Algériens deumeurés en Algérie contre leur gré après 1962 se demandent s'ils ont droit de recouvrer leur nationalité française, ainsi que leurs enfants. Un importante question concernant les Droits de l'Homme semble-t-il "oubliée" par l'association "Harkis et Droits de l'Homme", organisatrice du colloque de Paris, qui réclame pourtant la "nationalité" algérienne" pour toutes les personnes nées en Algérie avant 1962.

Oubliés : les dizaines de milliers de Harkis emprisonnés en Algérie de 1963 à 1977 ... et après


Oubliés : les autres "génocides" commis par l'Etat français

Pour clore dans le délai le plus rapide sa nouvelle politique algérienne, le général De Gaulle, donna l'ordre à ses ministres d'employer tous les moyens pour "mater" les Français d'Algérie de toutes origines refusant l'abandon de leurs départements. La repression contre la population française des grandes villes d'Algérie connut une ampleur qui dépassa l'action de l'armée française lors de la "bataille d'Alger" de 1957. Ce fut le "bouclage de Bab-el-Oued", où 70.000 civils furent affamés, leurs appartements saccagés par la gendarmerie mobile française, les avions et chars tirant sur les façades des maisons tuant femmes, enfants et personnes âgées (70 morts, plusieurs centaines de blessés). Le 26 mars 1962, le massacre de la rue d'Isly (80 morts, 200 blessés) sonnait le glas de la résistance française en Algérie. Le 5 juillet 1962, Oran connaissait, un massacre généralisé des européens (entre 1000 et 2000 disparus à Oran et entre 3000 et 6000 disparus sur toute l'Algérie) restés dans l'espoir de pousuivre l'oeuvre d'une Algérie fraternelle. Les derniers pieds-noirs qui avaient cru dans les promesses et les garanties des "Accords d'Evian" quittaient massivement leur terre natale.

"Oubliés" aussi toutes les Françaises et Français qui depuis 1963 à aujourd'hui ont aidé, dans la plus grande discrétion, leurs compatriotes Harkis et leurs familles par simple devoir de solidarité française.

MEMOIRES ET HISTOIRE

PROCHAINEMENT : LA LISTE DES FILMS, DOCUMENTAIRES ET EMISSIONS DE RADIO ET TELEVISION SUR LA MEMOIRE ET L'HISTOIRE DES HARKIS REALISES ET DIFFUSES AVANT 2003 ET "OUBLIES" PAR LES INTELLECTUELS, LES CHERCHEURS, LES HISTORIENS... SPECIALISTES DE LA MEMOIRE ET DE L'HISTOIRE DES "HARKIS" DEPUIS ... 2003 !

" Décidemment, il y a une écriture stalino-gaulliste de l'histoire. Elle devient insupportable sous la plume de zélotes gaullophytes " - Réponse de Maurice BENASSAYAG, Ancien Secrétaire d'Etat aux Rapatriés, à Régis DEBRAY dans le Nouvel Observateurs du 14-20 mars 1991). Depuis le 15 juin 2000, André SANTINI, Ancien Secrétaire d'Etat aux Rapatriés, et Maurice BENASSAYAG demandent la "reconnaissance officielle de la responsabilité de l'Etat français dans le massacre des Harkis". Leur tort ? Avoir fait cette demande 3 ans avant HDL et sa star-présidente. Oubliés du Colloque !

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MEDIAS ET DESINFORMATION
23 octobre 2008

"PHILOSOPHE MAGAZINE" trompe-t-il ses lecteurs ?

CONTACTS

Les Historiens, Philosophes, Intellectuels, Penseurs, Humanistes... et Français d'Algérie qui souhaitent exprimer leur point de vue à PHILOSOPHE MAGAZINE :

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COMMUNIQUE DE PRESSE COLLECTIF

Mise à jour 13 octobre 2008

"Harkis : "Les Oubliés des Oubliés"

Colloque "Arts - Mémoires - Histoire"

Paris, 10 - 19 octobre 2008

En deux jours, déjà 20 associations signataires !

Les Français qui depuis 1962 se préoccupent et s’occupent réellement sur le terrain d’améliorer le sort de nos compatriotes et amis Harkis et de leurs enfants tiennent à attirer l’attention des pouvoirs publics, des élus, des médias et de tous les Français sur le caractère tendancieux et partisan du colloque organisé à Paris du 10 au 19 octobre 2008 par la toute récente association « Harkis et Droits de l’Homme ».

Cet « événement inédit », selon la présidente de HDL, a l’ambition de « sensibiliser le plus grand nombre sur les idées reçues concernant l’histoire franco-algérienne en général, et plus particulièrement celle des anciens harkis et de leurs descendants ». Contrairement aux « principes de l’événement » annoncés dans la plaquette de présentation, cette rencontre ne permettra pas de « mettre en commun différentes visions de l’histoire avec un regard lucide et sans complaisance », ni de « susciter une réflexion sur les multiples facettes de cette histoire », ni « de porter un regard critique sur l’Histoire Officielle celle de l’Algérie et de la France », ni de « d’identifier les enjeux et défis permettant de s’approprier les lectures communes du passé pour mieux construire un avenir commun », tout simplement parce que toutes les associations, personnalités et responsables qui se sont réellement occupés concrètement sur le terrain entre 1962 et 2003 (date de la création de « Harkis et Droits de l’Homme » et de la parution du livre de sa présidente) ont été « exclus » de la préparation de cet « événement inédit » et « oubliés » des débats du programme. Seules ont été invités à s’associer à cet événement des personnalités proches de la présidente et des organisations qui la « sponsorisent ». Des personnes et des associations dont la quasi-totalité n’ont une « prise de conscience » que très récente du sort réservé depuis 1962 à aujourd’hui par la France et l’Algérie aux Harkis et à leurs enfants.

Les Français amis des Harkis et de leurs enfants tiennent à signaler que ni le Président, ni aucun membre du Haut Conseil des Rapatriés n’ont été sollicités pour la préparation de cet événement. Le Président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés a, de son côté, décliné la proposition des organisateurs d’associer la MIR à cet « événement inédit ».

Ces « Oubliés des Oubliés » de l’Histoire officielle franco-algérienne tiennent aussi à rappeler à la présidente de HDL que l’article 2 de la loi du 23 février 2005, loi dont elle demande l’abrogation complète, reconnaît la réalité des « massacres ou exactions » dont ont été victimes les Français d’Algérie « en violation des accords d’Evian du 19 mars 1962 », et qu’il incombait aux seuls signataires, l’Etat français et le FLN, de faire respecter ces accords. La reconnaissance officielle de « responsabilité de l’Etat français dans l’abandon et du massacre des Harkis et de leurs familles » demandée par HDL, avec 8 années de retard par rapport à l’ensemble des associations de Français rapatriés, fait désormais partie des engagements du Président de la République qui a déclaré le 31 mars 2007, lors de la campagne présidentielle devant l’ensemble des représentants de la communauté harkie, mais en l’absence de HDL et de sa présidente : « Si je suis élu, je veux reconnaître officiellement la responsabilité de la France dans l’abandon et le massacre des Harkis et de milliers d’autres Français musulmans qui lui avaient fait confiance, afin que l’oubli ne les assassine pas une nouvelle fois. »

Les Français Amis des Harkis et de leurs Enfants de 1962 à aujourd’hui.

Amicale des Anciens de la Force de Police Auxiliaire – AAFPA - Président, Hafit Hamchaoui
Anciens Combattants Roquettants - A.A.C.R. - La Roquette-sur-Siagne – Président, Hervé Cuesta
Association des Amis de l’Algérianie - Président, Gérard Garcia
Association ATLAS – Béziers – Président, Kader Hamiche
Association Bachaga-Boualam - Président Lahcène Boualam (fils cadet du Bachaga)
Avenir Jeunesse Pieds-Noirs Mémoire - AJPM - Présidente, Christiane Garcia
Carnoux Racines – Président, Melchior Calandra.
Centre d’Etudes Pied-Noir – CEPN – Présidente, Mme Josseline Revel-Mouroz
Cercle Algérianiste du Grand Avignon et des Pays de Vaucluse – Président, Jean-Pierre Risgalla
Cercle Algérianiste Drôme Ardèche – Président, Bernard Cini
Comités de Défense des Français d’Algérie et des Agriculteurs Rapatriés - CODEFRA – Président, Alain Algudo
Coordination Nationale des Français d’Algérie - CNFA - Co-fondateur, Jean Paul Selles
Collectif « 13 mai 2008 – 5 juillet 2012 » - Président, André Loré
Collectif des Familles de Disparus - Présidente, Marie Claude Teuma
Collectif des Rapatriés Internautes CRI - Président, Jacques Torrès
Comite d'action pour le respect de la Mémoire des civils et militaires morts pour
l'Algérie française" - Délégué général, Pierre Descaves
Droit de Mémoire - Guy Rolland , Maryse Gillman et Pierre Barisain-Monroe
Jeune Pied-Noir - Secrétaire général, Bernard Coll - Relations Publiques, Taouès Titraoui
Maison du Rapatrié de Grenoble – Président, Louis Metert
Les Pieds Noirs de Rognac – Président, M-C Pierson
Le Secours de France - Président Jean-Marie Schmitz
S.O.S Outre-mer – Président, Maurice Calmein
Union National des Harkis Associés et Sympathisants - U.N.HA.S – Secrétaire général, Yvon Sandmayer

Pour plus d’information contactez
JPN – BP4 – 91570 Bièvres - http://pages-perso.orange.fr/jeunepiednoir/jpn.wst
mailto: jeunepiednoir@wanadoo.fr - Tel : 06 80 21 78 54

 

ART, MEMOIRES et HISTOIRE
10 août 2008

UN GRAND PROGRAMME DE DESINFORMATION ET FALSIFICATION DE L'HISTOIRE ET LA MEMOIRE DES HARKIS ?

QUESTION N°15 POSEE A M. RENAUD BACHY, PRESIDENT DE LA MIR

15) Lors de notre réunion du 18 juillet 2008, nous vous avons présenté le dossier du « programme » de Mme Fatima Besnaci Lancou qu’il est loisible à chacun de découvrir sur Internet sur le site de sa récente association « Harkis et Droits de l’Homme ». En quelques années, alors qu’elle était totalement inconnue avant 2003, à elle seule, Mme Besnaci Lancou a l’ambition de vouloir représenter les Harkis et leurs enfants et d’expliquer la seule cause de leur drame : « le colonialisme » français. Que comptez-vous faire pour rétablir l’équilibre dans cette présentation partisane et historiquement fausse de ce «bébé » harki apparu « spontanément » en 2003 dans la « mémoire » harkie grâce à l’appui de ses sponsors de « gauche», c’est-à-dire 41 ans après son exode ?

Lors de notre rencontre du 18 juillet 2008, vous nous avez alors dit que la MIR n’était pas associée au programme de l’association « Harkis et Droits de l’Homme » de Mme Besnaci-Lancou qui se déroulera du 10 au 30 octobre 2008 à Paris, en nous expliquant que vous l’aviez reçue longuement il y a quelques mois. Vous nous avez alors présenté le dossier qu’elle vous avait remis lors de cette rencontre. Nous sommes étonnés que devant un cas aussi flagrant de vision partisane de l’Histoire et de la Mémoire des Harkis et de leurs enfants, vous n’ayez pas informé le HCR ni les représentants de la communauté harkie, comme M. Boussad Azni, Conseiller auprès du Secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants et vice-président du HCR. Dans les « sponsors » officiels de ce programme se trouvent des Institutions et des grandes sociétés d’Etat : le Sénat, la Région IDF, l’A.C.S.E, INRP, le CNC-Archives du Film, la Mairie de Paris, la RATP. Nous vous demandons d’intervenir auprès des « partenaires » et des « parrains » de cet événement pour les informer du côté partisan du programme qu’ils vont cautionner. Cette présentation tendancieuse doit être rééquilibrée, comme nous l’avions fait ensemble avec M. Marc Dubourdieu lorsque la MIR s’était engagée en 2003 dans l’exposition de Melle Dalila Kerchouche, par la présence des Associations de Harkis et de leurs enfants qui s’occupent réellement depuis des décennies des problèmes de leur communauté. En effet, Mme Besnaci ne s’en soucie que depuis 2003, année où elle a fait paraître son témoignage personnel. Elle a alors pris contact avec Jeune Pied-Noir pour nous demander de lui expliquer la situation des Harkis, car « elle n’y connaissait rien ». Elle fit alors l’acquisition du « Livre des Harkis » et nous l’avons invitée à participer à la première rencontre des « Ecrivains de la mémoire Harkis » que Jeune Pied-Noir a entièrement organisée (cf. la brochure éditée à cette occasion par JPN et le SEAC). Aucune des Associations Harkis, des personnalités présentes en 2003 n’a été conviée à s’associer au programme de Mme Besnaci Lancou. Aucun « juste », aucune personnalité historique de la communauté, aucun historien, même ceux prêchant la même thèse qu’elle, n’apparaissent dans son programme. Seules figurent des « personnalités incontestées » (sic) selon la plaquette de présentation, comme Jean Daniel, Jean Lacouture, Michel Tubiana, Albert Jacquard… tous connus pour leur sensibilité de « gauche » et, pour la plupart, des soutiens actifs du FLN pendant et après la « guerre d’Algérie ». Certains se présentent encore aujourd’hui comme amis personnels du Président Bouteflika. La thèse de Mme Besnaci est d’accuser la « colonisation » française de l’ensemble des maux dont ont souffert et souffriraient encore les Harkis et leurs enfants, comme d’ailleurs les Algériens d’aujourd’hui. Cette thèse marxiste, elle la présente aussi bien dans ses interventions en France qu’en Algérie et dans la presse algérienne : « ce qu’il faut condamner, c’est la colonisation » (son interview à El Watan – 15 septembre 2005). Les Français d’Algérie ne peuvent laisser faire cette « falsification » et cette « récupération » mémorielle de Mme Besnaci et de ses soutiens Jean Daniel et Jean Lacouture qui furent complices par leur silence, jusqu’à ces dernières années, du drame des Harkis. Pourquoi en effet, n’ont-ils pas attiré l’attention de l’opinion publique française dès 1962, alors qu’ils disposaient des moyens pour le faire, notamment celui de lancer une campagne d’information sur le sort des dizaines de milliers de Harkis et Pieds-noirs emprisonnés dans les geôles algériennes ?

Compte tenu de l’intérêt tardif de Mme Besnaci et ses amis pour l’Histoire et la Mémoire des Harkis, il nous paraîtrait plus logique et correct, compte tenu de l’antériorité de l’action des autres associations de Français rapatriés, que Mme Fatima Besnaci et ses amis ne soient pas les seuls à présenter l’Histoire et de la Mémoire de nos compatriotes.

Le caractère partisan de sa thèse - un hommage à Aimé Césaire (un harki, c’est bien connu) sera rendu au Sénat mais pas au Bachaga Boualam ! - rend indispensable que les débats intègrent des intervenants qui soient d’authentiques défenseurs de la cause harkie qui ont milité pour les Harkis bien avant l’apparition en 2003 de l’association de Mme Besnaci, à une époque autrement plus difficile. Mme Besnaci est naturellement opposée à la loi du 23 février 2005 votée par le Parlement français, expression de la Nation française. Comment le Sénat peut-il accueillir dans ses salons l’exposition de Mme Besnaci « Les Harkis dans la colonisation et ses suites», qui condamne le vote des sénateurs ? Nous vous demandons d’intervenir auprès du Président du Sénat, pour que cette exposition et l’ensemble du programme prévu au Sénat soit approuvé par une commission de sénateurs et d’historiens reconnus, notamment ceux de la DPMA. Il nous paraît nécessaire qu’elle soit rééquilibrée par l’exposition « Hommage aux Harkis » conçue par Jeune Pied-Noir et validée par la MIR et DMPA. Il nous semble aussi que le Haut Conseil des Rapatriés, qui aurait du être impliqué dans ce programme, soit désormais chargé de son suivi.

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ASSOCIATION HARKIS ET DROITS DE L'HOMME

LETTRE OUVERTE A FATIMA BESNACI-LACOU
Lundi 26 mai 2008

Chère Fatima,

Tu vas participer aujourd'hui à 19 heures un débat au Grand Auditorium de l'Hôtel de Ville de Paris organisé par tes amis de la Ligue des droits de l'Homme et la section de Paris des Amis du Monde Diplomatique sur le thème : "Algérie 1962 : de quoi les Pieds-noirs ont-ils eu peur ? ". Ou plutôt, de quoi ont-ils eu peur ? Ce débat fait suite à la parution dans Le Monde Diplomatique de mai 2008 du reportage de Pierre Daum et de Aurel : « Sans valise ni cercueil, les Pieds-noirs restés en Algérie » et après la sortie du film de Jean-Pierre Lledo, Algérie, Histoires à ne pas dire. Bref tout un programme préparatoire avec les grands moyens dont disposent depuis 1962 celles et ceux qui en France essaient de justifier les "crimes contre l'Humanité" commis en Algérie après le 19 mars que tu as dénoncés, avec tes amis Jean Daniel et Jean Lacouture, dans ton premier ouvrage.

A ce débat, animé par Georges Morin, président de l'association Coup de soleil, participeront Pierre Daum, Mohammed Harbi, Jean-Pierre Lledo (sous réserves), Gilles Manceron et Benjamin Stora. Et le dessinateur de presse Aurel dessinera en direct lors du débat. Bref que de tes "amis" pieds-rouges, pieds-gris ou pieds-roses. Mais aucun de tes vrais amis "pieds-noirs" dont la présence évidemment aurait pu troubler le bel arrangement de cette messe préparatoire à la prochaine visite du Président algérien en France. Comme le disait dans le Figaro du 27 mai 2000 Franz-Olivier Giesbert, à une époque où tu ignorais tout des "harkis", qui s'étaient bien passé durant 38 ans de ton subite intérêt pour leur cause : " Ils portent sur leur visage douloureux le masque de la confiance trahie. Le même que celui des harkis algériens à qui la France a tant menti, en les exploitant jusqu'à l'os, avant de se laver mes mains sur leur sort. Pour avoir cru en nous, des dizaines de milliers de harkis furent égorgés, dépecés ou bouillis vivants par les vainqueurs du FLN. Mais nous n'avons pas entendu leurs cris, ni les protestations des survivants. Depuis le temps, ils n'ont pas toujours troublé notre digestion ni notre bonne conscience. Nous avons tout de suite été guéris, puisque nous n'avions pas été blessés. La repentance est dans l'air du temps. Mais elle aussi a ses oubliés. " Il en est de même pour les Pieds-noirs dont les intervenants semblent vouloir ignorer les massacres, crimes et enlèvements dont ils ont été les victimes de 1954 à 1964. N'étant pas invités, nous comptons sur ta solidarité pour le leur rappeler. Car il ne faudrait pas, comme le disait déjà Maurice Benassayag dans sa réponse à Régis Debray dans le Nouvel Observateur du 14-20 mars 1991, mais tu as - compte tenu de ton jeune âge - des excuses pour l'ignorer : " Décidément, il y a une écriture stalino-gaulliste de l'histoire. Elle devient insupportable sous la plume des zélotes gaullophytes". Elle l'est encore plus de la part de Français complices des crimes du FLN.

En espérant que ces quelques réflexions ne troubleront pas les prochains repas des intervenants officiels de cette rencontre.

Les Associations de Pieds-noirs et de Harkis, qui se battent depuis 1962 pour que Vérité et Justice doit enfin rendu à notre communauté, sont naturellement à leur disposition, comme à la tienne, pour en débattre devant les médias. A condition d'être invités !

Avec mon meilleur souvenir.

Bernard Coll - Secrétaire général de JPN

Au service des PN et Harkis de façon continue depuis 1974

né à Alger (Bab-el-Oued) - 1947 - Cadre (ER), Co-auteur avec Taouès TITRAOUI, fille de Harkis rescapée du massacre du 19 mars 1962, du "Livre des Harkis" (1991)

Tel : 01 69 41 01 12 - 06 80 21 78 54 - Voir site
http://pagesperso-orange.fr/jeunepiednoir/jpn.wst

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POUR INFORMATION ET POUR REAGIR

Renseignements : http://www.amis.monde-diplomatique.fr ou encore http://www.ldh-france.org

Pierre Daum - 22, rue Henri René - 34000 Montpellier Mobile: 06 61 76 33 12

Fatima Besnaci-Lancou : mailto:fatima.besnaci@gmail.com

Merci de nous tenir informés des réponses reçues.

---------------------------------------- LES ENJEUX MEMORIELS -----------------------------------------

LA GUERRE DES MEMOIRES
10 août 2008

UN ENJEU DE POUVOIR POUR LES IDEOLOGIES

"Les Peuples ne perdent la vie que lorsqu'ils perdent la mémoire" - Mal Foch

Voir l'introduction de cette rubrique

----------------------------------------------------- ARCHIVES ----------------------------------------------------

DESINFORMATION (2000)

Jean-Luc Delarue ne veut pas discuter avec les Pieds-noirs ...

 

Des excuses et un droit de réponse, c'est ce que réclament les centaines de lettres et messages reçus par Jean-Luc Delarue par courrier et sur le site http://ww.casediscute.com confirmant ainsi l'opinion générale des télespectateurs et de la communauté des Français d'AFN avec pour seule réponse un silence coupable. Continuons à déposer vos messages sur le site de "Ca se discute" en exigant une émission réparatrice par tous les moyens de communication à notre disposition.

Ecrivez aussi à Marc Tessier - Président-directeur général de France 2 - 7, esplanade Henri-de-France - 75907 Paris cedex 15 - Fax : 01 56 22 36 16 - Internet : http://ww.france2.fr pour demander une nouvelle émission sur la culture pied-noir, ainsi qu'à :

Mme Geneviève Guicheney, médiatrice des programmes - Tél : 01 56 22 75 55 - Fax : 01 55 73 67 - e-mail : g.guicheney@france2.fr

Tenez nous au courant de vos initiatives et de vos résultats soit par courrier à JPN BP 4 - 91570 Bièvres, soit par télécopie : 01 69 41 89 29 ou par e-mail. : mailto:jeunepiednoir@wanadoo.fr. Merci.

Dossier "Jean-Luc Delarue et la culture pied-noir" : lettres des associations, articles de presse, témoignages ...- 8 Euros à JPN (port inclus). Voir aussi le N°113 - Juin 2000 du magazine "Pieds-Noirs d'Hier et d'Aujourd'hui" en vente en kiosque ou BP 305 - 83187 Six-Fours Cedex - Tél : 04 94 07 59 07

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