ABANDON DES HARKIS ET DES PIEDS-NOIRS : DE GAULLE EST-IL RESPONSABLE D'UN CRIME D'ETAT et D'UN CRIME CONTRE L'HUMANITE ?

Mise à jour le 17.06.2014

En reconnaissant officiellement la "faute et la responsabilité de la France dans l'abandon des Français rapatriés et des Harkis", le Président de la République confirme-t-il le "crime d'Etat" et le "crime contre l'Humanité" du 19 mars 1962 du général De Gaulle ?: François HOLLANDE doit s'expliquer !

Journée Vérité :Samedi 10 mai 2014 à 10h : Colombey-les-deux-Eglises les Harkis

du Comité National de Liaison des Harkis demandent réparation du "crime d'Etat" de 1962 - Voir aussi le site CNLH

19 mars : De Gaulle est bien le responsable d'un crime d'Etat et d'un crime contre l'Humanité - Personne ne peut dire : "je ne savais pas !" !

Lettre ouverte à François Hollande du 18 décembre 2012 : Pièce jointe N°3 - Pièce jointe N°7

19 mars 1962 : le général De Gaulle est responsable d'un crime d'Etat : article paru dans le Huffington Post du 19 mars 2012

« La France a jeté les harkis dans les basses-fosses de l’Histoire. Il y a eu 80.000 morts. Paris a systématiquement entravé leur sauvetage. De Gaulle est bel et bien complice d’un crime contre l’humanité. » Georges-Marc BENAMOU (Paris-Match – N°2841 – 30/10- 5/11/2003)

« De Gaulle a abandonné les harkis : c’est son crime ; et le nôtre ». Jean DANIEL(Le Nouvel Observateur - 17 septembre 2009)

"L'acte de trahison le plus retentissant de la Ve République ? Sans hésitation, celui du général De Gaulle vis-à-vis des Français d'Algérie." - Alain DUHAMEL dans HISTORIA nov-déc 2009 - page 54

En 1962, pour faire aboutir sa nouvelle politique algérienne, radicalement opposée à celle qui lui avait permis de revenir au pouvoir en juin 1958, le général De Gaulle a-t-il été conduit à concevoir et mettre en oeuvre un "crime d'Etat", c'est-à-dire une action préméditée conduisant au sacrifice de nationaux français qui n'entraient pas dans le cadre de sa nouvelle politique ou qui s'y opposaient ? Les archives officielles et privées, les témoignages des acteurs et des victimes permettent de démontrer scientifiquement que le général De Gaulle est bien l'auteur d'un crime contre l'humanité dont il porte la principale responsabilité. Si cette affirmation était fausse, les personnes qui disent publiquement cette vérité historique seraient poursuivies en diffamation par la famille, les proches ou les défenseurs de la mémoire du général. Plus de 5 ans après son article dans Paris-Match, Georges-Marc Benhamou, aujourd'hui Conseiller du Président de la République, n'a pas été attaqué en justice! Et aucun intellectuel, aucun historien, aucun homme politique n'est venu démentir ses propos. Et l'Etat français est un des rares gouvernements au monde qui continue d'honorer un bourreau tout en commémorant ses victimes !

RECHERCHE PAR THEME : ACTUALITES - ADEPT - APPEL DU 18 JUIN - COLLOQUE "ACCORDS D'EVIAN" - CRIME D'ETAT - DE GAULLE : LES FAITS - DOCUMENTS - GAULLISME - HISTORIAL - JPN - JUSTICE - LIVRES - MEDIAS - TEMOIGNAGES - VERITAS

RECHERCHE PAR NOM : AILLERET Gl - ALLAIS Maurice - ARON Raymond - BENASSAYAG Maurice - BENAMOU G-M - BOUALAM Bachaga - BOURGES Hervé - DE GAULLE Philippe - Alain DUHAMEL - FAIVRE Maurice - PEYREFITTE Alain - STALINE - TIXIER-VIGNANCOUR - André TROISE -

ACTUALITES *** ACTUALITES *** ACTUALITES *** ACTUALITES *** ACTUALITES

Communiqué de presse du 18 juin 2011 : NON A LA STATUE DE GAULLE A NICE !

Communiqué de presse - 8 novembre 2010 : La France peut-elle honorer le De Gaulle du 18 juin et oublier le De Gaulle du "crime d'Etat du 19 mars 1962?

Harkis, Pieds-noirs : Gaulle est-il responsable d'un crime d'Etat ? : Jean DANIEL renonce d'en débattre publiquement. Alain DUHAMEL prend courageusement la suite.

Harkis, Pieds-noirs : Gaulle est-il responsable d'un crime d'Etat ? : Jeune Pied-Noir propose à Jean DANIEL d'en débattre publiquement

HARKIS : Jean DANIEL accuse De Gaulle de crime ! : lire l'article du Nouvel Observateur du 15 septembre 2009 !

HISTORIAL CHARLES DE GAULLE - PROTESTATION DES VICTIMES

Historial De Gaulle : Le Président de l'ADEPT écrit à ses 1300 adhérents

Message de JPN au Président de l'ADEPT

22 février 2008 - JPN demande à ce que l'Historial De Gaulle devienne le Mémorial des 150.000 Harkis et des miliers de Pieds-noirs et soldats français assasinés par le "crime d'Etat" du 19 mars 1962

Communiqué de presse de JPN : le général De Gaulle est responsable d'un crime contre l'humanité

------------------------------------------ 18 juin 2014 : Hollande condamne-t-il De Gaulle ? ----------------------------

Journée Vérité : 18 juin 2014

En reconnaissant officiellement "la faute et la responsabilité de la France dans l'abandon des Français rapatriés et des Harkis", le Président de la République confirme-t-il le "crime d'Etat" et le "crime contre l'Humanité" du 19 mars 1962 du général De Gaulle dénoncés par Jean Daniel, Jean Lacouture, La Ligue des Droits de l'Homme, la LICRA et le MRAP après 50 ans de "silence gardé" ?

Le Président de la République, président de tous les Français

et non seulement des 8% des électeurs d'un Parti socialiste moribond,

M. François HOLLANDE doit s'expliquer devant la Nation !

Le 5 juillet se rendra-t-il au Mémorial national du Quai Branly pour rendre hommage aux civils et militaires français "morts pour la France" en Algérie, au Maroc et en Tunisie ?

Le 14 juillet rendra-t-il hommage aux soldats français de l'Armée d'Afrique et des Troupes coloniales venus en 1870, 1914-18 et 1939-45 de l'Algérie française, des protectorats du Maroc et de Tunisie, de l'Afrique Occidentale et Equatoriale françaises, de Madagascar, des Indes, l'Indochine, de la Polynésie, de la Guyane et des Antilles françaises et de tous les territoires où la France exerçait sa souveraineté ?

Faites lui part directement au Chef de l'Etat de votre désir de voir la Nation honorer ceux dont les Monuments aux Morts ont été détruits, tansformés ou abandonnés ou exilés. Dont les noms ont été éffacés, dont les tombes ont été saccagées et dont la mémoire est "oubliée" par l'actuel Sécrétaire d'Etat aux Anciens Combattants, M.Kader ARIF pourtant lui même fils d'un Ancien combattant français musulman devenu Harki, rescapé des massacres par le FLN par l'exode de ses parents en 1962.

POUR DEPOSER UN MESSAGE AU CHEF DE L'ETAT

http://www.elysee.fr/ecrire-au-president-de-la-republique/

Adressez-nous une copie de votre message à mailto:jeunepiednoir@wanadoo.fr

-------------------------- 10 mai 2014 : Colombey-les-deux-Eglises, les Harkis témoignent ---------------------

Journée Vérité :Samedi 10 mai 2014 à 10h

à Colombey-les-deux-Eglises les Harkis

du Comité National de Liaison des Harkis demandent réparation

du "crime d'Etat" de 1962

Voir le site CNLH

Comité National de Liaison des Harkis

12 mai 1962 = Crime d'Etat !

A COLOMBEY-LES-DEUX-EGLISES

Samedi 10 mai 2014

Les témoignages des anciens Harkis confirment

« le crime d'Etat » et le « crime contre l'Humanité » du général De Gaulle

dénoncés par les 62 Associations de Harkis, de Pieds-noirs et d'Anciens combattants de la campagne « Vérité et Justice pour les Français rapatriés »,

par la Ligue des Droits de l'Homme, par la LICRA, le MRAP et des personnalités de toutes sensibilités du professeur Maurice ALLAIS à Jean DANIEL et Jean LACOUTURE.

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AFP 10 mai 2014 à 15:02 / Site de Libération - AFP

Colombey-les-Deux-Eglises:

les harkis réclament la reconnaissance de la France

 

Photo François Nascimbeni. AFP

Des harkis et leurs descendants réclament la reconnaissance officielle de la France

à Colombey-les-Deux-Eglises le 10 mai 2014

Réunis pour la première fois à Colombey-les-Deux-Eglises, une cinquantaine de harkis et leurs descendants ont réclamé samedi la reconnaissance officielle de la responsabilité de la France dans le massacre et l'abandon après la guerre d'Algérie de ces supplétifs de l'armée française, a constaté l'AFP. «C'est le lieu symbolique pour exiger une loi reconnaissant enfin notre souffrance, car si le général De Gaulle a été un grand homme pour la France, il a été à l'origine de tous nos malheurs», a expliqué à l'AFP Boaza Gasmi, le président du Comité national de liaison des harkis (CNLH) avant de prendre la parole dans la salle des fêtes du village. «Nous attendons du président Hollande des gestes forts et hautement significatifs car notre cause est noble et digne de la République que nos pères ont servie», a-t-il déclaré devant quelques anciens «soldats musulmans», drapeau tricolore en main et buste bardé de médailles, et beaucoup d'enfants de harkis souvent émus à l'évocation des massacres de leurs familles restées en Algérie.

«Il faut que le président honore sa parole au plus tôt car sinon en 2017, nous lui réservons une surprise dans les urnes», a-t-il prévenu, aux applaudissements de la petite assemblée. En avril 2012, durant la campagne présidentielle, François Hollande s'était engagé «à reconnaître publiquement les responsabilités des gouvernements français dans l'abandon des harkis, le massacre de ceux restés en Algérie et les conditions d'accueil des familles transférées dans des camps en France». Le 25 septembre 2012, il a reconnu la «faute» de la France dans «l'abandon» des harkis, un geste jugé insuffisant par les associations qui attendent un décret ou l'inscription de cette reconnaissance dans la loi. Pendant la réunion, le CNLH a reçu le soutien «fraternel» de Bernard Coll, le secrétaire général de l'«Association des jeunes pieds-noirs», qui a dénoncé le «crime contre l'humanité de De Gaulle contre les harkis» avant que l'assemblée se rende pour une minute de silence et une Marseillaise devant le monument aux morts de Colombey, sur la place de l'église, à 50 mètres du cimetière où se trouve la tombe du général.

Au lendemain des accords d'Evian du 18 mars 1962 consacrant le retrait français d'Algérie, 75.000 à 150.000 harkis ont, selon les sources, été abandonnés en Algerie victimes de sanglantes représailles. Quelque 30.000 à 60.000 ont été admis en France, logés dans des camps de fortune.Les harkis et leurs descendants représentent  ujourd'hui quelque 500.000 personnes en France. Depuis 1974, leurs enfants ont mené des grèves de la faim et des marches de protestation pour obtenir la reconnaissance de leur drame et une amélioration de leur sort.

Voir le site de LIBERATION : LES HARKIS A COLOMBEY-LES-DEUX-EGLISES

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LA MONTAGNE

Photo François Nascimbeni. AFP

Un harki, vétéran de la guerre d'Algérie, réclame la reconnaissance officielle

de la France à Colombey-les-Deux-Eglises le 10 mai 2014

Voir le site de LA MONTAGNE  : LES HARKIS A COLOMBEY-LES-DEUX-EGLISES

Merci à Hervé CUESTA pour la retransmission des liens sur ces deux articles.

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52 ans, ça suffit !!!

Banderole de la révolte des camps de Harkis de 1975 !

« 22 avril 1975 - 10 mai 2014 : la lutte continue ! »

Chers frères et sœurs harkis, chers amis,

Pour celles et ceux qui ne nous connaissent pas encore, nous allons tenter ici de faire une brève présentation de nous et de notre lutte. Suite à une grève de la faim menée par des Harkis en l'église de La Madeleine à Paris en 1974, Mohamed Laradji attira l'attention du pouvoir sur le sort des soldats Harkis, leurs femmes et leurs enfants. Quelques mois après, trois fils de Harkis décidèrent de faire prendre conscience aux Harkis du CAMP de BIAS qu'ils sont les oubliés de l'histoire !

Le 22 avril 1975

Aïssa l'Oranais, Mohamed de l'Est Algérien et Mohand le Kabyle décident de se révolter et écrivent leurs histoires sur une banderole, s'en suivit 5 mois de lutte continue, rejoints par leurs amis du Camp de SAINT-MAURICE-L'ARDOISE en mai 1975. Depuis, le combat pour se faire reconnaître leurs droits de Français continue.

Pour sortir de l'oubli, pour l'honneur de nos Chers Disparus, les militants du Camp de Bias en Lot-et-Garonne ont décidé de porter leurs revendications

à COLOMBEY-LES-DEUX-ÉGLISES, le 10 mai 2014 !

« 13 ans ça suffit ! » En 1975, c'était notre slogan...

Aujourd'hui : 52 ans, ça suffit !!!

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

De M. Boaza GASMI, Président du CNLH

(Comité National de Liaison des Harkis)

RÉUNION HARKIS À COLOMBEY-LES-DEUX-ÉGLISES

C'est dans cette ville symbole en lien avec le Général de Gaulle, responsable du drame Harkis en s'opposant à leur repli vers la France, ou en organisant le maintien dans des camps pour ceux qui ont pu fuir vers la France grâce à des justes, officiers, le tout engendré par sa mauvaise gestion de la décolonisation et des accords d'Évian jamais respectés , que M. Boaza GASMI, auteur d'une grève de la faim et président du CNLH lance un appel à tous les Français, à tous les responsables politiques , à tous les élus, au gouvernement , ainsi qu'à nos chers compatriotes Français Musulmans et Harkis et leurs familles, aux présidents d'associations de Rapatriés , et plus largement d'associations d'anciens combattants et victimes de guerre, pour les inviter à soutenir notre action qui sera lancée le :

Samedi 10 mai 2014 à 10 h 00 à la Salle des fêtes

COLOMBEY-LES-DEUX ÉGLISES (52330)

«  1954 /1962/ 2014  : pour que nul n'oublie ! »

Nous entendrons les témoignages poignants des anciens Français Musulmans et Harkis rapatriés d' Algérie et nous rendrons hommage à nos Chers Disparus. Les personnalités présentes seront invitées à prendre la parole et un rapport rendu public sera remis à M. le Président de la République qui s'est engagé par écrit à reconnaître les responsabilités des gouvernements français dans l'abandon des Harkis. Après cette réunion, un hommage solennel hautement symbolique sera prononcé par M.Boaza GASMI au monument aux morts du village.

Le CNLH y déposera une gerbe exclusivement :

«  EN MEMOIRE DES SOLDATS HARKIS MORTS POUR LA FRANCE »

Tel : B.Gasmi 06 36 24 91 76 - 06 36 24 91 76 -  CNLH : 09 84 45 71 92 - 09 84 45 71 92 

Courriel : cnlh@hotmail.fr - web site cnlh.fr

---------- De Gaulle est bien responsable d'un crime d'Etat et d'un crime contre l'Humanité -----------

19e ANNONCE DANS VALEURS ACTUELLES

19 MARS 1962 = "CRIME D'ETAT" et "CRIME CONTRE L'HUMANITE"

Achetez VALEURS ACTUELLES du 13 mars 2014

 

---------------------------------------------- De Gaulle et le 8 novembre 1943 -------------------------------------------

Quand De Gaulle était pour l'Algérie française

8 novembre 1943

mis en ligne le 18 décembre 2012

 

--------------------------------------- De Gaulle - Les Accords d'Evian : crime d'Etat ---------------------------------

3 JUILLET 1962 : IL Y A 50 ANS LE GENERAL DE GAULLE ABONDONNAIT

VOLONTAIREMENT NOS DEPARTEMENTS D'ALGERIE.

Comme il l'avait annoncé dans sa conférence du presse du 23 octobre 1958,

ce fut une "hécatombe" pour les Harkis, les Pieds-Noirs et les Soldats français !

Plus de 100.000 Français furent assassinés ou disparurent à la suite de la "paix" du 19 mars 1962.

Ce crime d'Etat est aussi un crime contre l'Humanité que plus aucun intellectuel,

philosophe, historien ou journaliste sérieux ne conteste !

Voir aussi l'article du HUFINGTON POST la page : DE GAULLE

Voir aussi l'excellent site ETUDES COLONIALES :

http://etudescoloniales.canalblog.com/archives/_7___algerie_maghreb_histoires/index.html

-------- COLLOQUE 2012 : "Les Accords d'Evian :crime d'Etat et/ou contre l'Humanité ?" ----------

Pour en finir avec 50 ans d'un mensonge français.

TRIBUNE LIBRE

de Jeune Pied-Noir sur Huffington Post

50 ans après les accords d'Évian: un silence d'État pour masquer un crime d'État?

Cliquez sur le lien : http://www.huffingtonpost.fr/bernard-coll/50-ans-apres-les-accords-_b_1356579.html

Mardi 20 mars - JPN sur BFMTV en direct à 14 h : La vérité sur le 19 mars 1962

MOBILISATION NATIONALE 2012 : OUI A LA VERITE SUR LE "CRIME CONTRE L'HUMANITE" DU 19 MARS 1962

ELECTION PRESIDENTIELLE - Reconnaissant officielle du "crime d 'Etat" du 19 mars 1962: les candidats d'engagent !

LA VERITE SUR LE 19 MARS 1962 !

De Gaulle est responsable d'un crime d'Etat et d'un crime contre l'Humanité !

 

(Photographie Jeune Pied-noir - droits réservés, mention obligatoire en cas de reproduction )

Suite au Colloque "Les Accords d'Evian : crime d'Etat et/ou crime contre l'Humanité ?" qui s'est tenu le samedi 17 mars au Pavillon Elysée Lenôtre à Paris, sous la présidence de Pierre DESCAVES, président de la Convention Nationale des Rapatriés, les participants en présence du président du CNC Roger HOLEINDRE, rejoints par les jeunes patriotes d'Action française, ont exprimé la vérité devant la statue du général De Gaulle :

De Gaulle est responsable du crime d'Etat et du crime contre l'Humanité du 19 mars 1962:

100.000 Harkis et leurs familles massacrés, des milliers de pieds-noirs et soldats français assassinés ou disparus.

Pour tout information - JPN - Bernard Coll: O6 80 21 78 54

Voir la TRIBUNE LIBRE dans HUFFINGTONPOST du 19 mars 2012

Reportage complet demain sur les manifestations contre le 19 mars !

-------- COLLOQUE 2012 : "Les Accords d'Evian :crime d'Etat et/ou contre l'Humanité ?" ----------

SYNTHESE DU COLLOQUE

du Samedi 17 mars 2012 au Pavillon Elysée Lenôtre - Paris

"Les Accords d'Evian : crime d'Etat ou crime contre l'Humanité ? "

sous la présidence de Pierre DESCAVES, président de la Convention Nationale des Rapatriés, juriste

Avec Gérard LEHMANN, professeur des Universités - Danemark

Professeur Guy PERVILLE, historien

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SYNTHESE DES REPONSES POSEES LORS DU COLLOQUE

Le détail des présentations et débats sera diffusé dans les actes du Colloque. Pour tout renseignement, téléphonez au  06 80 21 78 54

Les différents exposés et présentations ont été assurés par Pierre DESCAVES, par Gérard LEHMANN , Professeur associé des Universités au Danemark et Bernard COLL, secrétaire général de Jeune Pied-Noir. Chacun de points abordé a été illustré des réponses de Guy PERVILLE, professeur d'histoire contemporaine à l'Université de Toulouse (Le Mirail), au questionnaire adressé à tous les historiens spécialistes de la guerre d'Algérie (les réponses des autres historiens seront publiées dès leur réception). Les participants ont eu aussi la présentation des témoignages des acteurs et témoins des « accords » d'Evian et des leurs conséquences, notamment de Maurice ALLAIS, Hervé BOURGES, Jean-Pierre CHEVENEMENT, Jean DANIEL, Charles De GAULLE,  Roger HOLLEINDRE, Jean LACOUTURE, Alain PEYREFITTE...

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Le Président Pierre DESCAVES et le professeur Gérard LEHMANN apportent les preuves de l'aspect inconstitutionnel et fictifs des « accords » d'Evian devant une assistance attentive (photo Jeune Pied-Noir, droits réservés – mention obligatoire).

Définitions adoptées des notions de « crime d'Etat » et de « crime contre l'Humanité » après vote des participants.

CRIME D'ETAT  : crime prémédité commis par un Etat ou son gouvernement dont les conséquences sont prévisibles

CRIME CONTRE L'HUMANITE  : crime impliquant la négation de l'humanité des victimes par les bourreaux (définition internationale actuelle).

Les exposés de Pierre Descaves et Gérard Lehmann ont démontré que les « accords » d'Evian étaient des accords fictifs, sans fondements juridiques, rédigés en violation de la Constitution française de la Ve République. Ces « accords » ne pouvaient pas engagés leurs signataires. Il s'agissait simplement pour le général De Gaulle de disposer d'un couverture politique et juridique fictive lui permettant d'engager le Peuple français par voie de référendums pour mener à terme une politique, définie par lui seul, de dégagement de l'Algérie dans les délais les plus brefs.

Les archives officielles confirment les nombreux témoignages des principaux acteurs tels ceux de Louis JOXE, Jacques CHIRAC, Louis de BROGLIE, Robert BURON, R, Hervé BOURGES, Charles DE GAULLE, Constantin MELNIK, Pierre MESSMER, Redah MALEK, Alain PEYREFITTE.

L es conséquences humaines et matérielles des "Accords d'Evian"

Il y a aujourd'hui convergence des analyses des historiens de toutes tendances. Après le 19 mars 1962, ils estiment :

•  entre 80 à 100.000 Harkis massacrés souvent avec leurs familles par le FLN

•  à plusieurs milliers de « pieds-noirs » disparus ou assassinés par le FLN, les polices parallèles et l'Armée française

•  à plus de 500 soldats français disparus ou tués par le FLN jusqu'en juillet 1964

Les archives officielles confirment les témoignages des principaux acteurs et témoins comme ceux de Claude BEBEAR, Hervé BOURGES, Jean-Pierre CHEVENEMENT, Jean DANIEL, Charles DE GAULLE, François GIROUD , Stéphane HESSEL, Alain KRIVINE, Maurice FAIVRE, Jean LACOUTURE, Général MASSU, Constantin MELNIK, Pierre MESSMER, Alain PEYREFITTE , Germaine TILLON,...

CONCLUSION 

pour les participants, les Accords d'Evian sont bien un crime d'Etat  et un crime contre l'Humanité

La présentation par Bernard Coll du plan d'abandon de l'Algérie établi par Alain Peyrefitte durant l'été 1961, à la demande du général De Gaulle, concrétisait les exposés de Pierre Descaves et Gérard Lhormann. Il est en effet possible de replacer tous les actes de l'Etat français dans le cadre des différentes phases présentées dans ce plan (voir l'article de l'HUFFINGTON POST du 19 mars 2012 : « Un silence d'Etat pour masquer un crime d'Etat ? »

Les archives officielles confirment les témoignages des principaux acteurs et témoins comme ceux d Hervé BOURGES, Maurice BENASSAYAG, Jean DANIEL, Jean LACOUTURE, Frantz Olivier GISBERT, Philippe LABRO, Constantin MELNIK, Pierre MESSMER, André SANTINIGermaine TILLON, Michel TUBIANA,...

50 ans après, les actions à engager collectivement pour faire reconnaître la vérité historique

Un hommage a été rendu au professeur Maurice ALLAIS , prix Nobel d'Economie, première personnalité internationale ayant démontré scientifiquement les conséquences criminelles des accords d'Evian dans son ouvrage « L'Algérie d'Evian » (juillet 1962 – Réédition JPN 1991) et à toutes les personnalités qui depuis ont courageusement dénoncé ces accords criminels. Le témoignage audiovisuel du Professeur Maurice ALLAIS est présenté par un extrait de son intervention du 6 mars 1999 au Pavillon Gabriel dans le DVD « Harkis, les sacrifiés » (Coproduction ECPAD – JPN, 2010) réalisé par Bernard COLL et Mme Taouès TITRAOUI, auteur aussi du « Livre des Harkis » (JPN, 1991).

DE NOUVEAUX LIVRES CONFIRMENT LE « CRIME D'ETAT » DU 19 MARS 1962

- « ORAN, 5 JUILLET 1962 » de Guillaume ZELLER (Ed. Tallendier, 2012)

-   « UN SILENCE D'ETAT » de l'historien Jean-Jacques JORDI (Soteca, 2012)

- « DECOLONISATION : CRIMES SANS CHATIMENTS » de l'historien Jean JOLLY   (EJS, 2012)

**************************  Pour ceux qui n'ont pu se rendre au Colloque ******************************

VOUS AUSSI EXPRIMEZ-VOUS SUR LE CRIME D'ETAT DU 19 MARS 1962 . DONNEZ-VOTRE AVIS  

en demandant par courriel à jeunepiednoir@wanadoo.fr le questionnaire : « Les Accords d'Evian sont-ils un crime d'Etat et/ou un crime contre l'Humanité ? »

Candidats à la Présidence de la République, historiens, journalistes, intellectuels, parlementaires, élus, responsables « rapatriés »...

et tous les Français désirant connaître la vérité sont invités à donner leur avis sur cette conclusion historique !

INDIGNONS-NOUS : Ne soyons plus les complices passifs d'un « crime contre l'Humanité » !

******************************************* POUR UN DEBAT NATIONAL PUBLIQUE **************************************

ouvert à tous les historiens, journalistes, intellectuels, parlementaires, élus... ou aux simples citoyens

désirant concourir à l'expression de la vérité historique. Exprimé votre opinion par Internet si vous ne pouvez venir à Paris en demandant le questionnaire : "19 mars 1962 : crime d'Etat e/ou crime contre l'Humanité ?"

Pour participer, contactez JPN - Bernard COLL : 06 80 21 78 54

Prière de faire suivre à votre carnet d'adresses où à vos adhérents. Vous en remerciant par avance.

 

COLLOQUE "LES ACCORDS D'EVIAN"

du Samedi 17 mars 2012 au Pavillon Elysée Lenôtre - Paris

"Les Accords d'Evian : crime d'Etat ou crime contre l'Humanité ? "

LES REPONSES AU QUESTIONNAIRE

du Professeur Guy PERVILLE, historien

Définition du « crime d'Etat »

Il s'agit d'un crime prémédité commis par un Etat ou par son gouvernement. Cette notion s'est imposée depuis que des tribunaux internationaux ont été créés à partir de la fin de la Deuxième guerre mondiale.

Définition du « crime contre l'Humanité »

La notion de "crime contre l'humanité" a pour origine, si je me souviens bien, la condamnation par les puissances de l'Entente (France, Grande Bretagne et Russie) de l'extermination des Arméniens par les Turcs, condamnation qui a motivé la mise en jugement des responsables de ce crime par la justice ottomane après la guerre, mais la victoire de Mustapha Kemal en 1923 a mis fin à la reconnaissance de ce crime. Puis la notion de crime contre l'humanité à été une nouvelle fois officialisée en 1945 par les puissances victorieuses de l'Allemagne nazie, qui ont créé le tribunal interallié de Nuremberg en 1946 pour juger les responsables nazis pour trois types de crimes : les crimes contre la paix (déclenchement d'une guerre d'agression), les crimes de guerre (violation des lois de la guerre qui protégeaient les non-combattants et les combattants hors de combat par ces conventions internationales imposant des limites à la violence autorisée en temps de guerre), et enfin les "crimes contre l'humanité", dont le plus grave était celui de "génocide". A partir de là, on a discuté pour savoir si le seul génocide avait été la tentative d'extermination des juifs par les nazis, ou si le massacre des Arméniens organisé par les Turcs méritait on non de le rejoindre dans la même catégorie ( rappeler le procès intenté par les associations arméniennes contre l'historien américain Bernard Lewis pour avoir contesté le bien fondé de l'application de ce concept au massacre des Arméniens). Mais un problème tout aussi grave est posé par la tendance à la dévaluation du concept de crime contre l'humanité. En effet, étant donné que le crime contre l'humanité est la seule catégorie de crimes qui soit imprescriptible dans notre pays, tout ceux qui veulent faire juger un crime ont intérêt à le définir comme étant un "crime contre l'humanité". C'est particulièrement évident en France, où le procès de Klaus Barbie en 1985 à conduit la Cour de cassation à proposer une nouvelle définition de ce crime, qui en fait supprime la distinction claire et nette qui existait jusque là entre le crime de guerre et le crime contre l'humanité (voir mon livre Pour une histoire de la guerre d'Algérie, Picard, 2002, pp. 302-303). Cette nouvelle définition a été confirmée par le nouveau code pénal français de 1994. Mais l'avocat franco-algérien de Klaus Barbie, Maître Jacques Vergès, n'avait pas attendu cette date pour dire que désormais, on pourrait dire que le général Massu avait commis des "crimes contre l'humanité" contre le peuple algérien durant la bataille d'Alger.
Personnellement, je pense que les historiens ne doivent pas accepter cette dévaluation des mots : il faut maintenir une différence de gravité entre les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité. Ces derniers doivent, me semble-t-il, être limités à ceux qui impliquent une négation de l'humanité des victimes par les bourreaux.

Qui a conçu, préparé, choisi les interlocuteurs et mené à terme les Accords d'Evian ?

Du côté français, les négociateurs ont été choisis par le général de Gaulle, par le Premier ministre Michel Debré, et par le ministre des affaires algériennes Louis Joxe, ancien secrétaire général de Quai d'Orsay. Ils étaient principalement des diplomates de carrière. Du côté algérien (FLN), ils ont été choisis par les principaux membres du GPRA. Mais le GPRA en fonction au début de la négociation , présidé par Ferhat Abbas, réputé pour sa modération, fut remplacé par un nouveau GPRA de tendance plus radicale, présidé par Ben Youcef Ben Khedda à parti de la fin août 1961. 

Par qui ont-ils été signés ? Qui engageaient-ils ?

Les accords d'Evian ont été signés du côté français par les trois ministres membres de la délégation française à Evian II (Louis Joxe, Robert Buron et Jean de Broglie), et du côté FLN par le vice-président du GPRA Belkacem Krim et lui seul (son collègue Lakhdar Ben Tobbal s'atant défilé). Mais il avait été habilité à le faire par le vote du CNRA qui avait ratifié le pré-accord des Rousses (signé le 18 février) à l'unanimité moins quatre voix (celles des trois représentants de l'état-major général de l'ALN, dont le colonel Boumedienne, et celle du colonel de la wilaya V, Si Othmane). Il est à noter que Krim avait tenu non seulement à signer à la fin du document, mais aussi à en parapher toutes les pages, ce qui avait obligé Louis Joxe à en faire autant.

Qui était responsable de leur application après le 19 mars 1962 ?

C'était le général de Gaulle et son gouvernement du côté français, et le GPRA du côté du FLN. Mais on s'est rapidement aperçu que celui-ci n'avait pas de véritable autorité ni sur les leaders du FLN, ni sur les chefs de l'ALN.

Les signataires ont-ils respecté les clauses des Accords d'Evian ?

Non. Le FLN a rapidement violé les clauses de cessez-le-feu, mais aussi les garanties générales données aux français d'Algérie (voir le livre de Jean-Jacques Jordi) et aussi aux "harkis".

 Jusqu'à quelle date la France a-t-elle été souveraine en Algérie ?

Jusqu'à la proclamation des résultats du référendum du 1er juillet 1962, qui eut lieu le 3 juillet.

Après cette date, par quels accords la France et l'Algérie étaient-elle engagées ?

Théoriquement, par les accords d'Evian, qui selon la théorie juridique française avaient été ratifiés par le référendum du 1er juillet 1962 et devaient donc s'imposer aux futurs dirigeants algériens

Quelles ont été les conséquences humaines et matérielles des Accords d'Evian ?

Des conséquences très dures pour toutes les populations concernées. Mais elles auraient pu être encore bien pires si la France avait abandonné l'Algérie à son sort et n'avait pas continué à payer les dépenses du nouvel Etat algérien jusqu'à la fin du mois de décembre 1962.

 Pour vous les Accords d'Evian sont-ils un crime d'Etat comme l'a affirmé Michel TUBIANA, alors président de la LDH, dans Libération du 10 septembre 2001 ?

NON. C'est la violation des accords d'Evian par des Algériens qui pourrait être ainsi qualifiée, mais le texte des accords d'Evian ne peut être ainsi qualifié. Comme l'a écrit Maurice Allais, ces accords était moins critiquables par leur contenu que par l'absence de garanties contre leur violation.

Pour vous les Accords d'Evian sont-ils un crime contre l'Humanité comme vient de la confirmer le Colloque international organisé le 4 février 2012 à Paris par le LICRA et la LDH ?

Je ne crois pas, pour les raisons que j'ai indiquées plus haut, au point n° 2.

Qui porte la responsabilité de ces crimes ? L'Etat français en la personne de son Président de la République, le général De Gaulle, et son gouvernement ? Le FLN en la personne de ses dirigeants ?

D'abord tous ceux qui ont commis ces crimes. Ensuite les dirigeants algériens qui n'ont pas assumé leurs engagements. En dernier lieu le gouvernement français, dans la mesure où il s'est contenté de recueillir et d'évacuer les réfugiés et les fuyards, sans chercher à intervenir activement à leur secours. Mais il ne pouvait pas faire autrement sans risauer de recommencer al guerre à laquelle il avait voulu mettre fin.


50 ans après, quels actes officiels permettraient la reconnaissance par la Nation de la vérité historique ?

Une reconnaissance des faits par le gouvernement, mais aussi par l'unanimité du Parlement, et surtout une entente directe entre les gouvernements français et algérien pour reconnaître enfin, des deux côtés à la fois, l'esprit des engagements d'amnistie réciproque contenus dans les accords d'Evian. Mais pour le moment, je ne vois encore aucun signe permettant de croire à une telle solution.

******************************************* POUR UN DEBAT NATIONAL PUBLIQUE **************************************

ouvert à tous les historiens, journalistes, intellectuels, parlementaires, élus... ou aux simples citoyens

désirant concourir à l'expression de la vérité historique. Exprimé votre opinion par Internet si vous ne pouvez venir à Paris en demandant le questionnaire : "19 mars 1962 : crime d'Etat e/ou crime contre l'Humanité ?"

Pour participer, contactez JPN - Bernard COLL : 06 80 21 78 54

Prière de faire suivre à votre carnet d'adresses où à vos adhérents. Vous en remerciant par avance.

 

 

 

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Samedi 18 juin 2011

TRIBUNE LIBRE

NON A LA STATUE DE GAULLE A NICE !

La France peut-elle encore commémorer le De Gaulle du 18 juin 1940 et fermer les yeux sur le De Gaulle responsable du crime d'Etat du 19 mars 1962 ?

En novembre 2010, grâce au "docu-fiction" "Je vous ai compris : De Gaulle 1958-1962" de Serge MOATI, Hugues NANCY et Benjamin STORA, de nombreux Français ont découvert effarés le cynisme du général De Gaulle en 1958, ses mensonges permanents et son parjure qui vont le conduire à "sacrifier" les Français d'Algérie de toutes origines, alors majoritaires, pour ne dialoguer qu'avec les "hors-la-loi" terroristes du FLN, un ramassis de "gangsters" comme le démontre si bien le film du "franco-algérien" (sic) Rachid BOUCHAREB.

pour que les intellectuels français partisans de l'indépendance de l'Algérie se rendent compte, grâce à l'action des Associations de Français rapatriés et à leur campagne de 8 annonces parues depuis 2 ans dans Le Monde et Le Figaro , qu'ils ne pouvaient plus être les complices passifs du "crime d'Etat" commis le 19 mars 1962 par le général De Gaulle qui porte l'entière responsabilité de l'abandon et du massacre de plus de 100.000 Harkis, selon Jean Lacouture, et de dizaines de milliers de Harkis, de Pieds-noirs et de soldats français après cette date. Un crime dénoncé dès la signature des "Accords d'Evian" par le professeur Maurice Allais, prix Nobel d'Economie (auteur de "L'Algérie d'Evian" - L'Esprit Nouveau - juillet 1962 – réédition JPN - mars 1999), Georges Bidault, successeur de Jean Moulin à présidence du CNR en 1943 et ancien Président du Conseil, Jacques Soustelle, ethnologue, ancien Gouverneur de l'Algérie et ancien ministre, le Bachaga Boualam, député et vice-président de l'Assemblée nationale (1958-62), et depuis quelques années par de nombreuses personnalités de toutes sensibilités de Dominique Schnapper (fille de Raymond Aron), André Santini, Michel Tubiana, Germaine Tillion, Jacques Julliard, Georges-Marc Benamou, Jean Daniel, Jean Lacouture ... à l'actuel président de la Ligue des Droits de l'Homme, Jean-Pierre Dubois qui, dans une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy le 12 avril 2010, lui demandait de tenir son engagement du 31 mars 2007 pris solennellement devant plus de 200 représentants de la communauté harkie : « Si je suis élu Président de la République, je veux reconnaître la responsabilité de la France dans le massacre et l'abandon des harkis et de milliers d'autres « musulmans français » qui lui avait fait confiance, afin que l'oubli ne les assassine pas une nouvelle fois » . Or, la "France" en 1962 c'était le général De Gaulle. Le film "Harkis, les sacrifiés" (1) présente toutes les preuves historiques de "ce crime d'Etat" et l'engagement de Nicolas Sarkozy.

L'accumulation des preuves officielles et des témoignages démontre de façon si évidente la responsabilité du crime contre l'humanité commis par le général De Gaulle, que Georges-Marc BENAMOU a pu déclarer dès 2003, sans être poursuivi par la famille du général De Gaulle ou être inquiété par la Justice : « La France a jeté les harkis dans les basses-fosses de l'Histoire. Il y a eu 80.000 morts. Paris a systématiquement entravé leur sauvetage. De Gaulle est bel et bien complice d'un crime contre l'humanité. » (Paris-Match – N°2841 – 30/10- 5/11/2003). Alors est-il encore possible au Président de la République de commémorer "l'homme" du vrai-faux appel du 18 juin 1940, entendu selon les archives personnelles du général par moins d'un millier de Français sur 40 millions, et fermer les yeux sur le "crime d'Etat" du 19 mars 1962, sans être lui-même le complice de ce crime en "sacrifiant une nouvelle fois les Harkis", selon sa propre expression ? Trois millions de Français rapatriés, leurs descendants et amis attendent depuis plus de 4 ans que le Chef de l'Etat Nicolas Sarkozy tienne cet engagement du candidat Nicolas Sarkozy. A moins d'un an de l'élection présidentielle de 2012, auront-ils la patience d'attendre encore longtemps ? Jeune Pied-Noir soutient les derniers messages et communiqués de l'ANFANOMA, du Cercle Algérianiste, du CLAN-R, de l'ECHO de l'ORANIE... renforçant l'appel de 200 Associations de Harkis, Pieds-noirs, Anciens Combattants et de 16.000 Français demandant cette reconnaissance depuis le 22 septembre 1995.

Dans ce contexte, Christian ESTROSI, député-maire de Nice, en voulant rendre hommage à l'homme du 18 juin 1940 en oubliant celui du 19 mars 1962, ne devient-il pas lui-même, par naïveté ou inconscience, le complice d'un « crime contre l'Humanité » ? - Bernard COLL – Secrétaire général de JPN

(1) - "Harkis, les sacrifiés", DVD de 52 minutes réalisé par Jeune Pied-Noir pour la 10 e cérémonie "Hommage aux Harkis" du 25 septembre 2010 .

Pour faire connaître votre opinion au Président de la République et à M. ESTROSI

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE – chritstian.fremont@elysee.fr – Tel : 01 42 92 85 76

MAIRIE DE NICE – christian.estrosi@ville-nice.fr – Tel : 04 97 13 20 00

JEUNE PIED-NOIR

BP 4 - 91570 BIEVRES - Tél : 06 80 21 78 54 - Courriel : jeunepiednoir@wanadoo.fr

Pour plus d'information voir le site Internet : http://pagesperso-orange.fr/jeunepiednoir /jpn.wst

CP – 18 juin 2011 DG 180611 JPN

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

8 novembre 2010

TRIBUNE LIBRE

La France peut-elle encore commémorer le De Gaulle du 18 juin 1940

et fermer les yeux sur le De Gaulle responsable

du crime d'Etat du 19 mars 1962 ?

Dans leur "docu-fiction" "Je vous ai compris : De Gaulle 1958-1962"

Serge MOATI, Hugues NANCY, Benjamin STORA confirment le parjure du général DE GAULLE qui l'a conduit

au "crime" dénoncé, après 40 ans de silence, par Jean DANIEL, Michel TUBIANA, Georges-Marc BENAMOU,

Jean LACOUTURE et l'actuel Président de la Ligue des Droits de L'Homme.

De nombreux Français ont découvert effarés le cynisme du général De Gaulle en 1958, ses mensonges permanents et son parjure qui vont le conduire à "sacrifier" les Français d'Algérie de toutes origines, alors majoritaires, pour ne dialoguer qu'avec les "hors-la-loi" terroristes du FLN, un ramassis de "gangsters" comme le démontre si bien le film du "franco-algérien" (sic) Rachid BOUCHAREB.

Il aura fallu plus de quarante ans pour que les intellectuels français partisans de l'indépendance de l'Algérie se rendent compte, grâce à l'action des Associations de Français rapatriés et à leur campagne de 8 annonces parues depuis 2 ans dans Le Monde et Le Figaro , qu'ils ne pouvaient plus être les complices passifs du "crime d'Etat" commis le 19 mars 1962 par le général De Gaulle qui porte l'entière responsabilité de l'abandon et du massacre de plus de 100.000 Harkis, selon Jean Lacouture, et de dizaines de milliers de Harkis, de Pieds-noirs et de soldats français après cette date. Un crime dénoncé dès la signature des "Accords d'Evian" par le professeur Maurice Allais, prix Nobel d'Economie (auteur de "L'Algérie d'Evian" - L'Esprit Nouveau - juillet 1962 – réédition JPN - mars 1999), Georges Bidault, successeur de Jean Moulin à présidence du CNR en 1943 et ancien Président du Conseil, Jacques Soustelle, ethnologue, ancien Gouverneur de l'Algérie et ancien ministre, le Bachaga Boualam, député et vice-président de l'Assemblée nationale (1958-62), et depuis quelques années par de nombreuses personnalités de toutes sensibilités de Dominique Schnapper (fille de Raymond Aron), André Santini, Michel Tubiana, Germaine Tillion, Jacques Julliard, Georges-Marc Benamou, Jean Daniel, Jean Lacouture ... à l'actuel président de la Ligue des Droits de l'Homme, Jean-Pierre Dubois qui, dans une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy le 12 avril 2010, lui demandait de tenir son engagement du 31 mars 2007 pris solennellement devant plus de 200 représentants de la communauté harkie : « Si je suis élu Président de la République, je veux reconnaître la responsabilité de la France dans le massacre et l'abandon des harkis et de milliers d'autres « musulmans français » qui lui avait fait confiance, afin que l'oubli ne les assassine pas une nouvelle fois » . Or, la "France" en 1962 c'était le général De Gaulle. Le film documentaire "Harkis, les sacrifiés" (1) présente toutes les preuves historiques de "ce crime d'Etat" et l'engagement de Nicolas Sarkozy.

L'accumulation des preuves officielles et des témoignages démontrent de façon si évidente la responsabilité du crime contre l'humanité commis par le général De Gaulle, que Georges-Marc BENAMOU a pu déclarer dès 2003, sans être poursuivi par la famille du général De Gaulle ou être inquiété par la Justice : « La France a jeté les harkis dans les basses-fosses de l'Histoire. Il y a eu 80.000 morts. Paris a systématiquement entravé leur sauvetage. De Gaulle est bel et bien complice d'un crime contre l'humanité. » (Paris-Match – N°2841 – 30/10- 5/11/2003). Alors est-il encore possible au Président de la République de commémorer "l'homme" du vrai-faux appel du 18 juin 1940, entendu selon les archives personnelles du général par moins d'un millier de Français sur 40 millions, et fermer les yeux sur le "crime d'Etat" du 19 mars 1962, sans être lui-même le complice de ce crime en "sacrifiant une nouvelle fois les Harkis", selon sa propre expression ? Trois millions de Français rapatriés, leurs descendants et amis attendent depuis trois ans et demi que le Chef de l'Etat Nicolas Sarkozy tienne cet engagement du candidat Nicolas Sarkozy. A 18 mois de l'élection présidentielle de 2012, auront-ils la patience d'attendre encore longtemps ?

(1) - "Harkis, les sacrifiés", DVD de 52 minutes réalisé par Jeune Pied-Noir pour la 10 e cérémonie "Hommage aux Harkis" du 25 septembre 2010 .

JEUNE PIED-NOIR

BP 4 - 91570 BIEVRES - Contact : Bernard COLL - Tél : 06 80 21 78 54

Courriel : jeunepiednoir@wanadoo.fr

 

HARKIS, PIEDS-NOIRS :
De Gaulle est-il responsable d'un crime d'Etat ? Jean DANIEL renonce d'en débattre publiquement. Alain DUMAHEL
prend courageusement la suite...
le 7 novembre 2009

"L'acte de trahison le plus retentissant de la Ve République ? Sans hésitation, celui du général De Gaulle vis-à-vis des Français d'Algérie." - Alain DUHAMEL dans HISTORIA nov-déc 2009 - page 54

Pour Alain DUHAMEL, il d'agit bien d'une trahison d'Etat... donc d'un crime d'Etat.

INTELLECTUELS, PHILOSOPHES, PENSEURS, JOURNALISTES, HOMMES POLITIQUES, HISTORIENS...

participez vous aussi au grand débat ouvert par Jean DANIEL : "Le général De Gaulle est-il responsable d'un crime d'Etat envers les Harkis et les Pieds-noirs ?" et donc Alain DUHAMEL a pris courageusement la suite ....

Adressez-nous vos répondes par courriers ou courriels à mailto:jeunepiednoir@wanadoo.fr

HARKIS, PIEDS-NOIRS :
De Gaulle est-il responsable d'un crime d'Etat ? Jeune Pied-Noir propose à Jean DANIEL d'en débattre publiquement.

le 22 octobre 2009
"De Gaulle a abandonné les Harkis : c'est son crime - et le nôtre."

Jean DANIEL - Editorial du Nouvel Observateur - 17 septembre 2009


Le 23 octobre 1958, le général De Gaulle tient une conférence de presse publique. L'homme de presse et journaliste Jean DANIEL a-t-il ignoré ces propos prophétiques du celui qui abandonna volontairement les Harkis, après les avoir fait désarmer, aux mains du FLN ?
Pour faire aboutir sa politique d'abandon de l'Algérie, De Gaulle a-t-il consciemment commis un crime d'Etat envers les Français d'Algérie?

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Courriel du 21 octobre de Jeune Pied-Noir à Jean DANIEL

----- Original Message -----
From: Jeune Pied-Noir
To: Véronique Cassarin Grand
Cc: OLIVENNES Daniel NelObs ; LABRO Michel NelObs ; GUEUGNEAU, C NelObs ; Sionneau F NelObs ; DANIEL Jean NOBS ; NOBS Redaction
Sent: Friday, October 23, 2009 12:47 PM
Subject: Re: JPN INFORMATION N°123 - 221009 - HARKIS : DE GAULLE ET SON "CRIME" -Jeune Pied-Noir propose un débat à Jean DANIEL


Chère Madame,

Nous ne pouvons croire que la réponse que vous nous avez adressée est de Jean DANIEL.

Nous pensons qu'elle est l'oeuvre de ses proches collaborateurs soucieux de le protéger et désirant l'isoler de ce débat auquel il a pourtant appelé par son éditorial du 17 septembre. C'est pourquoi nous ne pourrons prendre en considération qu'un texte signé personnellement de Jean DANIEL.

En effet, une réponse par personne interposée serait une marque "d'indifférence" envers les Harkis et les victimes du 19 mars 1962 - qui pourrait être même interprétée par certains comme une marque de mépris - ce qui ne peut être de cas de Jean DANIEL dont tout le monde connaît la civilité et le respect des règles de savoir vivre élémentaires.

Nous vous demandons donc de bien vouloir transmettre notre réponse à Jean DANIEL afin qu'il puisse lui-même nous faire part directement de ses propres sentiments, d'autant plus que la "cause des harkis ne cesse de lui rester chère".

Jean DANIEL sait, par sa notoriété et l'image de probité qu'il représente auprès d'une partie des Français, que ce débat public permettra de mettre fin définitivement au long calvaire de nos compatriotes. Il ne peut pas passer à côté de ce rendez-vous avec l'Histoire.

Nous vous prions d'agréer, Chère Madame, l'expression de nos salutations distinguées.


Mme Taouès TITRAOUI
Fille de Harki, rescapée du massacre du 19 mars 1962
Membre du Haut Conseil des Rapatriés - Elue locale

Bernard COLL
Secrétaire général de JPN
06 80 21 78 54

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Réponse par courriel du 21 octobre de Jean DANIEL à Jeune Pied-Noir


----- Original Message -----
From: Véronique Cassarin Grand
To: 'Jeune Pied-Noir'
Sent: Friday, October 23, 2009 11:13 AM
Subject: RE: JPN INFORMATION N°123 - 221009 - HARKIS : DE GAULLE ET SON "CRIME" -Jeune Pied-Noir propose un débat à Jean DANIEL


Messieurs,

M. Jean Daniel a pris connaissance du message que vous lui avez adressé ce jour.

Le fait que vous ne teniez pas compte de ses engagements antérieurs et les intentions qu’il croit déceler dans votre entreprise le font s’éloigner, surtout à cette période de sa vie, de toute action publique.

La cause des harkis ne cesse pas pour autant de lui être chère.

Il vous prie de croire à ses meilleurs sentiments.

Véronique Cassarin-Grand

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Lettre du 15 octobre de Jeune Pied-Noir à Jean DANIEL

M. Jean DANIEL
Directeur
Le Nouvel Observateur
Télécopie - Courriel 10-12, Place de la Bourse
75002 Paris

OBJET : Proposition d’un débat avec les Harkis et leurs enfants suite à vos articles du 17 septembre 2009 et du 22 juin 2000 dans le NelObs et du 18 juin 2000 dans le Figaro.

Monsieur le Directeur,

Emanant de la haute autorité morale que vous représentez auprès d’une partie de l’opinion publique, votre affirmation « De Gaulle a abandonné les harkis : c’est son crime ; et le nôtre » dans votre éditorial du 17 septembre 2009, ne peut qu’interpeller tous les Français et notamment les Harkis survivants de ce crime et leurs enfants, comme les intellectuels, les philosophes, les moralistes, les parlementaires et élus, les historiens et les journalistes qui s’interrogent encore sur les raisons du « crime » du général De Gaulle envers les Français d’Algérie. D’autant plus que cette affirmation fait suite à votre demande de « pardon » parue dans le Figaro du 17/18 juin 2000 et vos reproches au Chef de l’Etat algérien dans le Nouvel Observateur du 22-28 juin 2000 qui avaient déjà provoqués une forte impression parmi de nombreux Français.

L’espace restreint de votre éditorial « A qui De Gaulle a-t-il menti » ne vous a pas permis de justifier les raisons profondes qui vous poussent, 47 ans après les faits, à désigner directement le coupable de la mort programmée de 80 à 150.000 nos compatriotes Harkis et de leurs familles selon les historiens (100.000 selon Jean Lacouture). Ni d’expliquer pourquoi vous vous associez aussi à ce crime.

Notre association a déjà organisé avec de nombreuses personnalités – historiens, journalistes, intellectuels, parlementaires - plusieurs colloques et débats au Sénat autour de la responsabilité de l’Etat français dans les drames qui ont suivi en Algérie la signature de la paix d’Evian du 19 mars 1962. Afin de vous permettre d’apporter à l’opinion publique française et internationale, et à tous les Français directement impliqués par votre affirmation, l’éclairage indispensable que suscite votre prise de position sans appel, nous vous proposons d’organiser dans un lieu prestigieux – le Sénat ou l’Assemblée nationale par exemple – un débat avec les Harkis et leurs enfants sur le thème : « De Gaulle a abandonné les harkis : c’est son crime ; et le nôtre ». En effet, il serait intéressant que vous puissiez préciser la nature du crime que vous imputez à De Gaulle et les raisons pour lesquelles vous estimez que les Français qui, comme vous, ont accepté la politique du Chef de l’Etat d’alors sont aussi co-responsables de ce crime. Il restera, après la reconnaissance de la réalité de ce crime, ensuite aux responsables à obtenir le « pardon » des victimes que vous n’avez, semble-t-il, jamais rencontrées et déterminer les réparations des préjudices moraux et matériels qu’elles ont subis.

En vous remerciant par avance de la suite favorable que vous voudrez bien réserver à notre demande, et restant à votre disposition pour tout complément d’information,

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de nos salutations distinguées.

Mme Taouès TITRAOUI Bernard COLL
Membre du Haut Conseil des Rapatriés Secrétaire général
Elue locale - Responsable des RP de JPN de JPN
Fille de Harki, rescapée du massacre du 19 mars 1962

Co-auteurs du « LIVRE DES HARKIS » (JPN – 1991)

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Réponse par courriel de Jean DANIEL à la lettre de Jeune Pied-Noir du 15 octobre 2009

----- Original Message -----
From: Véronique Cassarin Grand
To: jeunepiednoir@wanadoo.fr
Sent: Tuesday, October 20, 2009 5:39 PM
Subject: De Jean Daniel

Madame, Monsieur,

Ce n’est pas la première fois que je dénonce l’abandon des harkis par les forces françaises sous l’autorité présidentielle du Général De Gaulle.

Il y a plus de vingt ans que j’ai publié un mea culpa dans l’un de mes livres.

Il y a cinq ans, j’ai cosigné avec Jean Lacouture une proclamation de solidarité avec les harkis.

Enfin, il y a deux ans, lors d’un entretien avec Edgar Morin publié sur quatre pages du « Nouvel Observateur », chacun faisant son autocritique, j’ai affirmé que la mienne concernait mon indifférence au sort réservé aux harkis pendant les journées qui ont précédé l’indépendance.

J’ai donc déjà fait davantage que ce que vous croyez devoir me demander aujourd’hui seulement et je vous prie de croire à mes meilleurs sentiments.

Jean Daniel

P.S. : Contrairement à ce que vous dites, j’ai rencontré des responsables lors de deux meetings sur les harkis. Le dernier ayant eu lieu dans les locaux de l’Hôtel de Ville de Paris.

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Réponse du 21 octobre de Jeune Pied-Noir au courriel de Jean DANIEL

Bièvres, le 20 octobre 2009

A l'attention de Jean DANIEL, Directeur du Nouvel Observateur

Monsieur le Directeur, Cher Compatriote,

Nous vous remercions de l'attention que vous avez bien voulu porter à notre lettre du 15 octobre et de la réponse que vous avez bien voulu faire à notre interrogation.

La question n'est pas la justification de votre dénonciation tardive du "crime" du général De Gaulle. Même si ce point est particulièrement intéressant.

En effet, il vous aura fallu :

- 27 ans pour faire un « mea culpa » discret dans un de vos ouvrages

- 42 ans pour cosigner avec Jean Lacouture une proclamation de solidarité avec les harkis

- 45 ans pour faire votre "autocritique" et reconnaître votre « indifférence » au sort des harkis livrés en Algérie au FLN par le général De Gaulle avec la complicité passive de la gauche française

- 45 ans pour rencontrer des "harkis" dans le cadre d'une opération montée par une association d'enfants de harkis créée en 2002 et financée par la Mairie de Paris et les organisations de gauche. Une association dont la Présidente, ignorant tout du sort de ses compatriotes il y a 5 ans seulement, est aujourd'hui pour la presse algérienne "la conscience éclairée" des enfants de harkis. Nous pouvons vous en parler longuement car, avant d'être présentée dans les médias de gauche comme l'unique spécialiste de la communauté harkie (un peu comme notre compatriote Benjamin STORA est présenté comme le seul et unique historien compétent de la "guerre d'Algérie"), cette fille de harki, totalement inconnue dans le milieu associatif « rapatriés », nous a acheté notre ouvrage le 7 juillet 2002 ( Le Livre des Harkis paru en 1991 - édition PN) en nous invitant chez elle pour nous interroger longuement sur un monde qu'elle avait ignoré jusqu'à la percée médiatique en 2001 (année de la première journée nationale « d’Hommage aux harkis ») réalisée par de véritables associations s'occupant des Harkis, de leurs enfants et des Disparus en Algérie. Ces associations sont notamment le Comité National de Liaison des Harkis, présidé alors par Boussad AZNI (auteur du livre « Harkis : crime d'Etat, généalogie d'un abandon » – 2002 - Coll. J'ai lu) et Jeune Pied-Noir. Deux associations dont les dirigeants et les membres sont actifs de façon continue dans la défense des intérêts moraux et matériels de nos compatriotes depuis les grèves de la faim et la révolte des camps de Harkis de 1974-75, c'est-à-dire il y a 39 ans ! Comme journaliste n'auriez-vous pas dû vous adresser aux associations actives depuis des décennies au lieu de faire appel uniquement à cette toute récente association n’ayant à ce jour rien réalisé ni obtenu pour ses compatriotes ?

Le fond du problème est votre très grave accusation de "crime" portée contre le général De Gaulle.

Il vous aura fallu 47 ans pour dénoncer un « crime » que d’autres Français avaient pourtant dénoncé dès le lendemain du 19 mars 1962, comme le Professeur Maurice ALLAIS, prix Nobel d’Economie, qui par ses articles parus dans le journal Combat, puis par son ouvrage « L’Algérie d’Evian » publié en juillet 1962 (réédité par JPN en 1999), attira l’attention de toute l’élite morale et politique française sur le « génocide » programmé des Français d’Algérie. Ce qui est important aujourd'hui c'est la reconnaissance officielle de ce crime, demandée par toutes les associations (même les plus tardives), de nombreuses personnalités et promise par notre actuel Président de la République (cf. notre site Internet http://pagesperso-orange.fr/jeunepiednoir/jpn.wst/DeGaulle.htm et l'annonce que nous avons faite dans Le Monde du 25 septembre 2008) dont dépend encore le sort de toute une communauté marginalisée depuis 1962.

Vous ne pouvez estimer en avoir fait assez.

Il vous faut aller jusqu'au bout de votre "mea culpa", de votre "autocritique", de votre demande de "pardon" qui ne sont actuellement, semble-t-il, destinés qu'à apaiser votre seule conscience. Vous devez le faire car ce sont des dizaines de milliers de Français abandonnés et trahis par leur propre gouvernement qui demandent Vérité et Justice à la France, à l'Etat français, à ses gouvernants, à son élite morale et intellectuelle et à tous les Français. Car ce sont les Français de métropole qui le 8 avril 1962 ont décidé de leur destin, les "10 millions de Français à part entière" du 4 juin 1958 n'ayant pas eu le droit de s'exprimer lors de ce référendum qui les concernait pourtant directement. Cela n'a pas alors choqué les consciences complices de ce crime contre la démocratie, contre les Droits de l'Homme et contre l'Humanité.

Vous êtes reconnu, par une partie des Français, comme une grande conscience morale. Les Français qui attendent de vous des explications sur la grave accusation de « crime » que vous avez portée contre le général De Gaulle et sur l’évolution de votre propre conscience.

Nous vous renouvelons donc notre proposition d’en débattre. Soit lors d’une rencontre à l'Assemblée nationale ou au Sénat avec des historiens, des intellectuels, des journalistes... et aussi des Harkis et leurs enfants qui luttent depuis 1975 pour obtenir justice et leurs droits de Français. Soit lors d’un débat dans une émission télévisée. Votre notoriété, votre qualité d'homme de presse et de journaliste vous ouvrent toutes les chaînes. De notre côté, nous pouvons aussi solliciter de nombreux journalistes qui suivent depuis de longue année l'action que nous menons pour les Harkis et les familles de Français disparus en Algérie. Si les médias nous refusent ce débat, nous pourrons toujours faire part de nos points de vue respectifs par voie d’annonces payantes en prolongeant la campagne de presse « 2008-2012 : Vérité et Justice pour les Français rapatriés » ayant débutée dans Le Monde du 25 septembre 2008 et Le Figaro des 17 mars, 5 juillet et 24 septembre 2009. Nous savons qu’il y a encore en France quelques milliers de Français prêts à sacrifier quelques dizaines d’euros chacun pour financer ces annonces comme ils l’ont fait généreusement à ce jour. Ce dont nous les remercions vivement.

En acceptant cette proposition de nous rencontrer dans un débat télévisé, somme toute naturelle pour un homme de communication comme vous, vous contribuerez à rendre justice à une communauté dont vous êtes maintenant, nous le pensons, un sincère défenseur. N’est-ce pas là en réalité le fond inconscient de votre démarche depuis votre prise de position il y a 28 ans déjà ?

Comme le disait votre confrère Pierre LAZAREFF, qui fit silence lui aussi sur les crimes commis en Algérie après le 19 mars 1962 : "Un bon journaliste est celui qui le premier annonce une information, fût-elle fausse, à condition qu'il soit le premier le lendemain à la démentir". Votre êtes, incontestablement un bon journaliste. Ce lendemain est aujourd'hui arrivé pour vous. Et nous sommes convaincus que votre intervention permettra au Président de la République de tenir l’engagement du candidat Nicolas SARKOZY fait aux Harkis et à leurs enfants le 31 mars 2007 de « reconnaître officiellement la responsabilité de la France », c’est-à-dire du général De Gaulle, dans l’abandon et le massacre programmé des Harkis en 1962. Les quelques milliers de Harkis encore survivants du génocide du 19 mars 1962 vous demandent de les aider à faire reconnaître cette réalité désormais reconnue par tout honnête homme.

Dans cette attente et restant à votre disposition pour convenir des modalités pratiques de ce débat,

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Directeur et Cher Compatriote, l'assurance de nos salutations distinguées.

Taouès TITRAOUI, Membre du Haut Conseil des Rapatriés - Elue locale

Rescapée du massacre des Harkis du 19 mars 1962

Bernard COLL - Secrétaire général de JPN

Co-auteur du "Livre des Harkis" (JPN -1991), voir pour les activités de JPN notre site : http://pagesperso-orange.fr/jeunepiednoir/jpn.wst -Tel : 01 69 41 01 12 - 06 80 21 78 54

******************************

VICTIMES DU CRIME D'ETAT DU 19 MARS 1962

HISTORIENS, JOURNALISTES, PARLEMENTAIRES, ELUS, PHILOSOPHES, INTELLECTUELS, PENSEURS, MORALISTES ....

qui vous interrogez sur la responsabilité du général De Gaulle dans les drames qui ont suivi la "paix d'Evian" du 19 mars 1962, faites nous part de votre opinion en nous adressant un courrier ou un courriel à

JEUNE PIED-NOIR - BP4 - 91570 BIEVRES - mailto: jeunepiednoir@wanadoo.fr

 

HARKIS :
JEAN DANIEL ACCUSE DE GAULLE DE CRIME ! ET S'ACCUSE DE COMPLICITE DE CE CRIME !

***
"De Gaulle a abondonné les Harkis : c'est son crime - et le nôtre."

dans le Nouvel Observateur - 17 septembre 2009

Voir l'article complet sur le lien : http://jean-daniel.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/09/15/a-qui-de-gaulle-a-t-il-menti.html

Article signalé dans l'excellente revue de presse de Jean-Louis Granier de BEO Story - Contact : mailto:JEANLOUISGRANIER@aol.com

« La France a jeté les harkis dans les basses-fosses de l’Histoire. Il y a eu 80.000 morts. Paris a systématiquement entravé leur sauvetage. De Gaulle est bel et bien complice d’un crime contre l’humanité. »- Georges-Marc BENAMOU (Paris-Match – N°2841 – 30/10- 5/11/2003)

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

JEUNE PIED-NOIR 12ème diffusion : 22 février 2008

Diffusions antérieures : 17/6/00 - 6/11/95 - 8/11/96 - 9/11/97 - 6/11/98 – 7/11/99 – 15/3/01 - 18/3/02 – 15/3/03 – 16/3/04 –15/3//06 - 08/11/07

Jeune Pied-Noir demande que l’Historial De Gaulle des Invalides soit transformé en Mémorial national des 150.000 Harkis, des milliers de Pieds-noirs et militaires assassinés par le « crime d’Etat » du 19 mars 1962.

LES TEMOIGNAGES ET LES ARCHIVES OFFICIELLES ACCUSENT
LE GÉNÉRAL DE GAULLE DE CRIME CONTRE L'HUMANITÉ

En ce jour où le Président de la République va inaugurer l’Historial Charles De Gaulle, le rappel des ordres criminels donnés par le général De Gaulle lors des séances du Comité des Affaires algériennes, qu'il présida de 1959 à 1962, confirme les inquiétudes exprimées par Raymond Aron dans ses mémoires (1) : "les harkis, pour la plupart, furent livrés à la vengeance des vainqueurs sur l'ordre peut-être du général de Gaulle lui-même qui par, le verbe, transfigura la défaite et camoufla les horreurs...". Cette action criminelle fut dénoncée au Parlement dès mai 1962 par le Bachaga Saïd Boualam, Vice-Président de l'Assemblée Nationale, et par le Professeur Maurice Allais, Prix Nobel d'Economie, dans son ouvrage "L'Algérie d'Evian" (L'Esprit Nouveau - mai 1962 – réédition JPN - mars 1999). Le président algérien Abdelhaziz Bouteflika a reconnu ce massacre en déclarant sur Radio-Beur FM, en octobre 1999, parlant de la répression contre le GIA : « Nous ne faisons pas les mêmes erreurs qu’en 1962 où, pour un harki, on a éliminé des familles et parfois des villages entiers ». (La Croix du 17 juin 2000).

Dans ses ouvrages « Les archives inédites de la politique algérienne –1958-1962 » et « Les combattants musulmans de la guerre d'Algérie, des soldats sacrifiés » (L’Harmattan) (2) le général Maurice Faivre a publié les ordres donnés par le général de Gaulle à ses ministres qui se traduisirent par le fameux télégramme de Louis Joxe et par les directives sur le terrain des généraux Ailleret et Katz. Ces ordres aboutirent aux massacres annoncés par le général de Gaulle lui-même dans son allocution radio-télévisée du 23 octobre 1958, et prévus par Alain Peyrefitte dans son ouvrage d'octobre 1961 "Faut-il partager l'Algérie ?" (Plon) (3). Plus de 150.000 harkis et 25.000 pieds-noirs furent victimes de ces directives (4). Devant cette accumulation de preuves officielles et de témoignages concordants, les Associations représentatives des Français d'outre-mer, réunies le 22 septembre 1995 au Sénat, ont adressé un message au Président de la République en lui demandant de reconnaître officiellement la responsabilité de la Ve République dans les massacres ayant suivi le 19 mars 1962. Ce message a été depuis co-signé par plus d’une centaine associations et par plus de 15.000 Français. Le 30 août 2001, les Harkis déposaient une première plainte pour crime contre l’humanité. Les 13 mars et 5 juillet 2003, 40 familles de disparus pieds-noirs déposaient deux nouvelles plainte pour crime contre l’humanité. Depuis de nombreuses personnalités, comme Michel Tubiana, G-M Benhamou, Jean Daniel et Jean Lacouture, demandent la reconnaissant de ce crime.

La responsabilité des faits est désormais reconnue par la majorité des acteurs, des historiens (5), par la quasi-totalité des responsables politiques actuels (6) et par la loi du 23 février 2005. Le candidat Nicolas Sarkozy s’était s’engagé le 31 mars 2007 devant les représentants de la communauté harkie : « Si je suis élu Président de la République, je veux reconnaître le massacre et l’abandon des harkis et de milliers d’autres « musulmans français » qui lui avait fait confiance, afin que l’oubli ne les assassine pas une nouvelle fois ». En honorant aujourd’hui leur bourreau et en oubliant ses victimes, le Chef de l’Etat se rend à la fois complice d’un crime contre l’Humanité et d’un génocide mémoriel.

Bernard COLL - Secrétaire général de JPN (7)

(1) - "50 ans de réflexion politique" - p.388 – Juliard - (2) - Maurice Faivre est aussi l'auteur de l'ouvrage « Un village de harkis » (Edition L'Harmattan) - (3) A. Peyrefitte confirme les directives du Chef de l'Etat dans "C'était de Gaulle" - Fayard 1995. Les ordres du général étaient déjà connus grâce aux ouvrages de Raymond Tournoux (4) - Selon les chiffres de M. André Santini, ancien Secrétaire d'Etat aux Rapatriés (Le Figaro du 15 juin 2000) - (5) - Cf. les souvenirs de MM. Robert Buron, Pierre Joxe, Pierre Messmer, Alain Peyrefitte, Jean-Pierre Chevènement, Hervé Bourges ... ainsi que les multiples études publiées sur le massacre des harkis depuis 20 ans. -(6) - Enquête menée par Jeune Pied-Noir lors des élections de 1993-94, 95 et 2007. Les résultats ont été publiés dans le magazine "Pieds-Noirs d'Hier et d'Aujourd'hui" et sont disponibles auprès de l'association – (7) Jeune Pied-Noir est l'éditeur du "Livre des Harkis" (1991), ouvrage retraçant la vie, les combats et le drame des harkis à partir de leurs témoignages et de documents d'archives (300 photographies).

Pour en savoir plus cliquez sur : De Gaulle est-il responsable d'un crime contre l'humanité ?

 

HISTORIAL CHARLES DE GAULLE

MESSAGE DE JEUNE PIED-NOIR AU PRESIDENT DE L'ADEPT

http://adept-tunisie.com

Diffusion du 25 février 2008

A Monsieur Gilbert ORRAND, Président de l' ADEPT et aux 1300 adhérents de
l'Association Nationale pour la Défense des Biens Patrimoniaux Français en Tunisie

Cher Président, Chers Compatriotes et Amis,

Merci de votre soutien et de votre rappel historique qui devrait être lu dans toutes les écoles et appris par tous les petits Français.

Vous êtes très nombreux à avoir répondu à notre appel et nous allons publier votre envoi sur notre site. Nous l'adressons à MM. Bachy, Corbin de Mangoux et Eric Etienne pour qu'ils en réfèrent au Chef de l'Etat et au Premier Ministre.

Alors que nous attendons depuis 1984 la création du Mémorial des Français d'AFN et d'Outre-mer à Marseille, c'est à dire depuis 24 ans !, il n'a fallu que 5 ans pour réaliser le Musée de l'Immigration, Porte Dorée à Paris dans le Palais Lyautey dont la vocation initiale était de montrer aux Français de métropole l'oeuvre de la France en Outre-mer, et seulement 4 ans pour réaliser l'Historial Charles de Gaulle, assassin de plus de 100.000 harkis et de plusieurs milliers de pieds-noirs.

Les hommes politiques et les hauts fonctionnaires qui ne dénoncent pas publiquement ces crimes reconnus désormais par tous les historiens, la LDH et de nombreuses personnalités de toutes sensibilités, du professeur Maurice Allais, prix Nobel d'Economie, à Michel Tubiana, Jean Lacouture, Jean Daniel et aussi Georges-Marc Benamou, conseiller du Président de la République, se font les complices de ce crime contre l'Humanité. N'oublions pas que le candidat Nicolas SARKOZY, lors de la réunion des représentants harkis au siège de campagne de l'UMP, le 31 mars 2007, en avait pris conscience en disant : "Si je suis élu, je veux reconnaître officiellement la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis et d'autres milliers de "musulmans français" qui lui avaient fait confiance, afin que l'oubli ne les assassine pas une nouvelle fois.". Hamlaoui Mekachera était présent, comme MM. Claude Guéant, Bachy et de nombreux Présidents et représentants de la communauté harkie. Cette déclaration historique a été présentée sur le site de l'UMP durant toute la campagne électorale. Le Monde et Libération l'ont reprise. Ils ne peuvent l'avoir eux aussi oubliée. Tout le monde peut encore la voir grâce à Internet.

En "oubliant" son engagement Nicolas SARKOZY se qualifie lui même d'assassin. A moins que les mots n'aient plus de sens. Déjà le général De Gaulle dans sa conférence de presse du 23 octobre 1958 avait affirmé : "Quelle hécatombe connaîtrait l'Algérie si nous étions assez stupides et assez lâches pour l'abandonner." C'est pourtant ce qu'il fit en toute connaissance de cause. C'est donc à un homme stupide et lâche que Nicolas Sarkozy fait référence et a rendu honneur en inaugurant l"Historial" Charles De Gaulle. En pensant probablement que les victimes du 19 mars 1962 allaient l'applaudir ! A force de croire que l'on peut construire la grandeur de la France sur une somme de bassesses, le Président de la République risque d'aller vers de graves désillusions. L'avantage les déclarations "gaullistes" c'est qu'on y trouve tout et son contraire, comme à la feu Samaritaine. On sait ce qu'est devenu depuis ce bazard.

La perte de popularité du Chef de l'Etat dans les sondages en est l'illustration la plus visible. Et ce n'est pas par des réponses vulgaires qu'il pourra retrouver un peu de confiance du Peuple, qui en France, selon notre Constitution est souverain. L'a-t-il oublié aussi lui qui n'a qu'un mandat provisoire de 4 ans et 3 mois ?

Nous n'avons pas de conseil à lui donner, mais s'il veut regagner l'estime des Français "rapatriés", qu'il tienne avant fin février les promesses qu'il leur a faites. Il a déjà eu 9 mois pour le faire et à laisser passer de belles occasions, comme la rencontre du 5 décembre 2007 à l'Elysée. Plus nous serons nombreux à le dire publiquement plus nous aurons de chances qu'il réponde à nos légitimes attentes. N'ayant rien à perdre nous avons tout à gagner.

Si ce n'est pas le cas, pour ceux qui veulent marquer de façon visible leur déception lors des prochaines municipales, des bulletins de vote sont déjà disponibles à la rubrique "Elections" sur notre site. Ces bulletins sont parfaitement légaux et seront comptabilisés et analysés par les RG comme tous les bulletins nuls. Mme Alliot-Marie nous l'a confié lors des élections européennes de 2000 (voir sa lettre sur notre site).

Nous sommes deux millions de "rapatriés". Et nous avons beaucoup d'amis. Ce n'est pas rien et dans beaucoup de villes, les candidats ne pourront pas être élus sans nos voix. Faites leur savoir. Nous ne voterons que pour les candidats qui auront eu le courage de demander publiquement au Chef de l'Etat de tenir ses promesses envers nous.

Nous savons que votre exemple va être suivi, en mémoire des sacrifices des générations déjà disparues, par toutes les associations qui défendent avec honneur et courage les intérêts moraux et matériels des Français "rapatriés" spoliés depuis plus de 46 ans par tous les gouvernements français. N'oublions pas que la Ve République est née de la révolte pacifique des Français d'Algérie un certain 13 mai 1958. Il y a 50 ans bientôt.

Comme le disait un certain candidat lors des présidentielles : Ensemble tout est possible !

Merci de faire circuler à vos parents, proches et amis ce message.

Avec nos remerciements et nos amitiés.


Bernard Coll
Secrétaire général de JPN
Au service des PN et Harkis de façon continue depuis 1974
né à Alger (Bab-el-Oued) - 1947 - Cadre (ER), Co-auteur du "Livre des Harkis" (1991)

POUR LE BULLETIN POUR LES ELECTIONS MUNICIPALES : ELECTIONS

 

HISTORIAL CHARLES DE GAULLE

MESSAGE DU PRESIDENT DE L'ADEPT A SES 1300 ADHERENTS

http://adept-tunisie.com

Diffusion du 25 février 2008

NOTE POUR LES ADHÉRENTS DE L'ADEPT

Chers amis

Nous sommes solidaires des rapatriés d’Algérie pour de multiples raisons,

1/ Nombre d’entre nous sont des transfuges de l’Algérie où, au 19 e siècle, nos ascendants se sont initialement expatriés sur incitation de nos gouvernements, et reposent désormais dans des cimetiètes profanés. C’est à nouveau sur incitation du pouvoir que les descendants de ces pionniers sont allés en Tunisie exploiter des terres en friche, construire ports, barrages, écoles lycées, collèges, hôpitaux, villes européennes, chemin de fer reliant Bône, Guelma à Tunis, etc…etc...

2/ Mais la France les a reniés, faisant courir la rumeur qu’ils avaient fait suer le burnous pour amasser des biens impurs, et que la
décolonisation de la Tunisie avait été exemplaire puisque ce pays avait indemnisé ses rapatriés !

3/ Ces contre vérités sont d’autant plus condamnables que, dans l’Armée d’Afrique composée à 50% d’autochtones et d’européens, ces expatriés ont défendu le Sol National, en 1914-18 et 1939-45. Après s’être remarquablement comportée en 1939-40, ces troupes sont repliées Outre Mer pour y être réduites à la peau de chagrin prévue par la Convention d’Armistice. Mais elles sont maintenue à un niveau opérationnel de 275 000 combattants par le Général Weygand nommé le 06 septembre 1940 « Délégué Général du Gouvernement en Afrique Française et Commandant en Chef des Forces Armées » puis, en juillet 1941, « Gouverneur Général de l’Algérie.>> L’AFN a alors la possibilité de couper son cordon ombilical d’autant que le Commandant en Chef des Forces Armées est le Général JUIN, Pied-Noir né à Bône. Mais notre Empire Colonial fait preuve d’un patriotisme sans limite. Alerté en novembre 1941, HITLER exige le rappel immédiat de WEYGAND qui arrêté par la Gestapo, est interné. Néanmoins, les Généraux Commandants Supérieurs en AFN continuent secrètement à renforcer leurs moyens, si bien que dès novembre 1942 la composante tunisienne de l’Armée d’Afrique est en mesure d’affronter dans le nord de la Tunisie les forces allemandes et italiennes refoulées de Lybie par la 8e Armée anglaise. La campagne de Tunisie constitue le premier acte de la reconquête de l’Europe occidentale, le baptême du feu pour l’Armée américaine, et la France y connaît un début de résurrection depuis l’humiliation de 1940. L’histoire dira si Weygand a de son propre chef ignoré la convention d’armistice, ou s’il avait la mission secrète de sauvegarder l’AFN par une armée capable de la défendre et de reprendre le combat. Libéré par les américains le 5 mai 1945, les Français le ramènent à Paris pour être incarcéré sous l’inculpation d’atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’Etat. Mais la Haute Cour de Justice désavoue le Pouvoir et prononce un non lieu pour celui qui avait permis à la France de reprendre le combat dès 1942. *

En 1944, à Alger, de Gaulle finit par s’imposer aux Alliés grâce à la Mobilisation Générale de 750 000 hommes et femmes pour donner
naissance au Corps Expéditionnaire Français (CEF) brillamment engagé en Italie sous les ordres du Général JUIN, à la Première Armée Française du Général DE LATTRE DE TASSIGNY débarquée sur les Cotes de Provence pour refouler l’occupant jusqu’en Autriche, et à 15 000 des 18 000 hommes de la 2e D.B. du Général LECLERC qui, partant de Normandie, libère Paris puis Strasbourg.
Résistant de la première heure et l’un des fondateurs du RPF dans l’après guerre, le Colonel REMY rapporte qu’en 1947, de Gaulle évoquant l’automne 1942 lui avait déclaré : « Voyez-vous, Rémy, il faut que la France ait toujours deux cordes à son arc. En juin 1940, il lui fallait la corde Pétain aussi bien que la corde de Gaulle. Je ne comprendrai jamais pourquoi le Maréchal n’est pas parti pour Alger en 1942. Les Américains l’eussent embrassé, les Anglais auraient suivi, et nous, mon pauvre Remy, n’aurions pas pesé bien lourd dans la balance ! Le Maréchal serait rentré à Paris sur un cheval blanc. » « La foudre fut tombée sur ma tête, qu’elle ne m’aurait pas laissé plus étonné » , écrit Rémy. Sur ordre de la République, cette Armée se bat ensuite en Indochine, puis en AFN et notamment en Algérie.
. Rééditant l’abandon de nos ressortissants au Canada et en Louisiane, de Gaulle décolonise en 1962, abandonnant Harkis et français d’Outre Mer, dont ceux de l’Armée d’Afrique qui lui avaient permis de s’imposer aux Américains, et de participer à la Libération ainsi qu’à la signature de l’Armistice. Pour comble d’ingratitude, il décrète ensuite que : << L’Etat ne doit rien aux rapatriés. L’indemnisation servie au titre de la solidarité nationale a juridiquement le caractère d’une avance sur les créances détenues à l’encontre des Etats étrangers ! >> alors qu’en incitant nos ascendants à s’expatrier pour mettre ses colonies en valeur, et en les mobilisant pour défendre le Sol National, ce même Etat ne les a jamais informés de son irresponsabilité dans l’éventualité où il décoloniserait

4/ C’est pourquoi, les rapatriés de Tunisie sont solidaires de tous les rapatriés et des anciens combattants autochtones, dont les harkis
abandonnés à la vindicte de la Barbarie par celui là même pour qui est créé l’historial des Invalides.

5/ Depuis son élection, notre nouveau Président semble avoir oublié ses engagements à notre égard ; tout au moins il n’en parle plus. Nous pensions que sa visite d’Etat en Tunisie règlerait le contentieux immobilier vieux de 54 ans, mais cet espoir s’évanouit au fil des jours. La date de ce déplacement est en effet sans cesse repoussée et, puisque les visites du Maroc et de l’Algérie n’ont rien réglé, on ne voit plus comment il en serait autrement avec la Tunisie. La colonisation a été qualifiée d’injustice sans tenir compte du contexte historique, de la Barbarie et de la piraterie existantes , et cette repentance a été répétée le 05/12/07 à l’Elysée devant les rapatriés et les anciens combattants de l’Armée d’Afrique. Or, le premier engagement du candidat aux présidentielles était : « De ne jamais tomber dans la démagogie de la repentance »

5/ Bien que notre seule arme soit notre bulletin de vote, depuis l54 ans nous nous sommes laissés berner par les promesses fallacieuses de ceux qui ont été portés au pouvoir par notre appoint électoral. On nous a divisés pour régner et jouer les prolongations puisque notre génération risque de se réduire à une peau de chagrin aux prochaines présidentielles.

Comme, enfin, De GAULLE avouait son aversion pour les pieds noirs, nous ne pouvons qu’être d’accord avec le communiqué de JPN suivant.

Gilbert ORRAND, Président de l'ADPET

----------------------------------------------- DE GAULLE CONDAMNE ----------------------------------------

La Cour d'appel de Montpellier a condamné l'amiral Philippe De Gaulle et le Midi Libre pour leurs propos diffamatoires sur les harkis !

Toutes nos plus vives félicitations à toutes celles et tous ceux qui ont contribué à ce jugement et, en particulier, à Me Pierre COURBIS, avocat des harkis, et à l'association VERITAS qui se voit ainsi récompensée de ses efforts pour la défense de la vérité historique de l'Algérie française. Nous ne saurions trop attirer l'atention de tout ceux qui agissent pour la Vérité historique et pour que Justice soit rendue à nos compatriotes Harkis et Pieds-noirs de l'importance de cette condamnation de la Cour d'Appel de Montpellier. Elle demontre que les actions engagées par beaucoup d'associations et de particuliers portent leur fruits. A la veille du 45e anniversaire de l'exode des Français d'Algérie, elle invite à une mobilisation de toutes les bonnes volonté pour obtenir de l'Etat français la reconnaissance officielle du "crime d'Etat" du 19 mars 1962 commis envers les Français d'Algérie par le Chef de l'Etat d'alors et son gouvernement pour mener à terme leur nouvelle politique algérienne, radicalement opposée à celle qui leur avait permis de reprendre le pouvoir à l'occasion des événements patriotiques du 13 mai 1958 (cf. le message du 22 septembre 1995 au Chef de l'Etat dans "Reconnaissance nationale").

L'Amiral De Gaulle condamné

pour diffamation envers les Harkis

COMMUNIQUE DE PRESSE DE VERITAS

COMITE POUR LE RETABLISSEMENT DE LA VERITE HISTORIQUE
SUR L’ALGERIE FRANCAISE
B.P. 21 – 31620 FRONTON
Télécopie : 05.61.09.98.73

L’amiral De Gaulle, élevé par le Président Chirac à l’un des plus hauts grades existant dans la hiérarchie de la Légion d’Honneur, et récompensé par le prix "Honneur et Patrie" pour son livre : "De Gaulle, mon père", vient, pour le même ouvrage, commenté dans le "Midi Libre", de recevoir une autre distinction, d’une nature très ordinaire, celle-là, par la Cour d’Appel de Montpellier : une condamnation de droit commun pour atteinte à l’honneur des Harkis auxquels il avait contesté jusqu’au droit d’ester contre lui, en niant leur qualité d’anciens combattants !!...

L’arrêt a été rendu le 23 mars 2006 par la 3ème Chambre Correctionnelle de la Cour d’Appel de Montpellier :
La Cour, statuant sur l’appel de nos amis Harkis, soutenus par VERITAS, et emmenés par notre administrateur représentant les Harkis, Amar Boumaraf, a désavoué le Tribunal de première instance et jugé que De Gaulle, en affirmant que les Harkis auraient, dès Evian, massivement rallié l’ALN (une assertion que même Benjamin Stora qualifie de fantaisiste), surtout en insinuant que, de ce fait, ils avaient contribué à leur propre malheur, a porté atteinte à leur honneur d’anciens combattants.

La Cour a, d’ailleurs, souligné, pour mieux mettre en exergue la fausseté des accusations de Philippe De Gaulle, que nos malheureux compatriotes sont, encore, les malvenus en Algérie et que la Nation Française vient de reconnaître, par la loi du 23 février 2005, les souffrances éprouvées et les sacrifices endurés.

C’est pourquoi, dénonçant le mensonge de De Gaulle, les hauts Magistrats précisent : "QU’EN CONNAISSANT PARFAITEMENT LA SITUATION DES HARKIS, LE PREVENU NE PEUT JUSTIFIER DE SA BONNE FOI, QUE L’INTENTION COUPABLE EST PRESUMEE… CAR LA DIVULGATION DES FAITS PAR LUI LIVRES A LA PUBLICITE (L’ACCUSATION DE RALLIEMENT) ETAIT DE NATURE A NUIRE A LEUR HONNEUR OU A LEUR CONSIDERATION.".

"Attendu –termine la Cour, en conclusion, pour réformer la décision des premiers juges– que le délit de diffamation était bien constitué. " On ne saurait mieux juger. Ni mieux plaider car c’est exactement ce qu’a soutenu avec talent et conviction notre avocat, Maître Pierre Courbis qui a ajouté ce que, seul, un avocat Pied Noir pouvait apporter : le cœur et la sincérité !

Pour féliciter les acteurs de ce succès juridique et pour plus d'information contactez :

Me Pierre COURBIS - Courriel : pierre.courbis.avocat@wanadoo.fr

VERITAS - Mme Anne CAZAL - Courriel : anne.cazal@free.fr

-------------------------------------------------------- DE GAULLE --------------------------------------------------

DE GAULLE : LES FAITS

En 1991 paraissait le "LIVRE DES HARKIS" dans lequel été présenté les principaux documents justifiant les graves accusations portées contre la politique criminelle du général De Gaulle pour parvenir à ses fins en Algérie. Voici en quelques dates, car l'Histoire est chronologique et factuelle, les étapes essentielles de l'abandon prémédité de nos départements algériens.

MAI - JUIN 1958 : DE GAULLE REVIENT AU POUVOIR POUR MAINTENIR L'ALGERIE FRANCAISE

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Qui mieux que De Gaulle peut juger De Gaulle ? Dans sa conférence de presse du 23 octore 1958, alors que les 40 millions de Français de Dunkerque à Tamarasset vont être appelés à voter la nouvelle Constitution et élirent leurs nouveaux députés pour la France et l'Algérie, De Gaulle anticipe les conséquences dramatiques d'un abandon de l'Algérie et qualifie en termes sans équivoque ceux qui opteraient pour cette solution criminelle. Qui mieux que De Gaulle peut condamner De Gaulle ?

MAI 1961 : DEVANT LA RESISTANCE D'UNE PARTIE DE LA NATION, DE GAULLE FAIT APPEL A ALAIN PEYREFITTE POUR FINALISER SON PLAN D'ABANDON

Pour appliquer sa nouvelle politique algérienne, le général de Gaulle, a besoin d'un plan d'ensemble. Devant la résistance à sa politique lors des barricades d'Alger du 24 janvier 1960, puis du putsch des généraux du 21 avril 1961, il demande en mai 1961 à Alain Peyrefitte de réflechir à la thèse du "partage" de l'Algérie qui présente pour le général de nombreux avantages : celui de diviser les partisans de l'Algérie française et d'inquiêter ceux de l'Algérie algérienne. Alain Peyfitte écrit, aidé par des collaborateurs de Louis Joxe, une série d'articles dans des journaux économiques, puis dans la grande presse (Le Monde). La synthèse de ces articles ets publiée en octobre 1961 chez Plon sous le titre «Faut-il partager l'Algérie?". Page 107 se trouve le plan qui va être mis en oeuvre :

LE PLAN D'ABANDON DE L'ALGERIE DEFINI DURANT L'ETE 1961 PAR ALAIN PEYREFITTE

«Pour réussir la prise du pouvoir simultanée sur l'ensemble du pays, il faut qu'ils (les dirigeants du F.L.N.) amènent le gouvernement français à éliminer, lui-même tous leurs adversaires; à organiser lui-même l'évacuation de la communauté européenne en métropole; à sacrifier lui-même à l'autorité exclusive du F.L.N. les autres tendances (Musulmans élus sur les listes «Algérie française», Musulmans à tendance «association» ou «soutien au général de Gaulle», M.N.A., etc.) ; à installer lui-même un exécutif provisoire unitaire, qu'ils ne peuvent accepter que s'il est composé de leurs doublures; à créer lui-même les conditions d'une dictature du F.L.N. Les objectifs du G.P.R.A. peuvent se résumer en un seul : obtenir de la France un fidéi-commis pour toutes les populations algériennes».

Nota : les "lui-même" sont soulignés par Alain Peyrefitte dans le texte original.

 

Document présentant le fac-similé de la page de l'ouvrage d'Alain Peyrefitte de 1961

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C'est, à la lettre, le plan que suivra de Gaulle 4 mois plus tard. La sérénité des négociateurs du G.P.R.A. ainsi que les articles des journalistes proches du pouvoir traduisent clairement que des "clauses" secrètes permettant la mise en œuvre de ce plan ont été acceptées. Ainsi pouvait-on lire, trois semaines avant les «accords", dans la revue Paris-Match du 24 février 1962, p. 35 :

«Si l'O.A.S. occupe certaines villes d'Algérie, le gouvernement essaiera de les isoler. Elles seront enfermées dans un blocus économique et militaire, tandis que les autorités s'efforceront de faire appliquer l'accord dans tout le reste du pays jusqu'au moment où les zones insurgées céderont par asphyxie».

Pouvait-on être plus explicite pour justifier le blocus de Babel-Oued, la fusillade de la rue d'Isly du 26 mars 1962, une semaine seulement après le cessez-le-feu et la liquidation, la même semaine, par l'Armée française et le F.L.N. des maquis franco-musulmans «Algérie française» de l'Ouarsenis ? Les ordres du Chef de l'Etat repris par les différents ministères concernés aboutirent aux massacres annoncés par le général de Gaulle lui-même dans son allocution radio-télévisée du 23 octobre 1958, et programmés par Alain Peyrefitte dans son ouvrage d'octobre 1961 "Faut-il partager l'Algérie ?".

LES ACCORDS D'EVIAN : UN PARAVENT POLITICO-MEDIATIQUE POUR MASQUER UN GENOCIDE

Devant leur abandon, la grande panique des musulmans fidèles à la France, annoncée dans l'analyse d'Alain Peyrefitte va se produire. Mais pour de Gaulle ces musulmans, que lui-même avait fait «Français à part entière" quatre ans plus tôt, ne sont plus des citoyens français mais, de facto, des nationaux algériens dont le destin ne le concerne plus. Ils ne doivent surtout pas quitter l'Algérie, qu'elles qu'en soient les conséquences pour eux et leurs familles. Des consignes secrètes sont données en ce sens. Elles seront vite rendues publiques mais la grande presse d'alors n'en fera pas l'écho. Ces consignes correspondent à l'application des clauses secrètes, tacites ou non, devant aboutir à la prise du pouvoir par le F.L.N. et qu'Alain Peyrefitte décrit dans son plan.

 

Déposition du général Ailleret

- Me Tixier-Vignancour - Je voudrais demander au témoin s'il peut indiquer, entre le 26 avril 1961 et le. 20 avril 1962, c'est-à-dire exactement pendant la date des faits dont le Haut Tribunal est saisi, quel a été le nombre de postes évacués par l'Armée française en Algérie ?
- M. le Président - Voulez-vous répondre, mon Général?
- Général Ailleret - Je ne vois pas d'inconvénient à répondre puisque c'est un fait historique. Il est évident que le nombre de postes évacués a été assez grand étant donné qu'il était considérable préalablement. Et il est certain que sur un nombre de postes qui est de plusieurs milliers il y en a eu environ 50% d'évacués.
- Me Tixier-Vignancour - C'est-à-dire qu'il en a été évacué - et le témoin est beaucoup plus qualifié que moi pour confirmer le chiffre - 2.000 sur 4.000 je crois.
- Général Ailleret - C'est l'ordre de grandeur. Me Tixier- Vignancour - Je vous remercie.
- Est-ce qu'à ce moment le témoin pourrait indiquer quel a été depuis le cessez-le-feu le nombre d'assassinats commis dans les localités, les douars, qui étaient autour ou à proximité des postes évacués ?
- Général Ailleret - Je n'ai pas le chiffre présent à la mémoire mais à ma connaissance et jusqu'à la date où j'ai quitté l'Algérie ce nombre était très faible.
- Me Tixier-Vignancourt - Il Y en a 3.500.
(Le Procès du Général Raoul Salan - Nouvelles Editions Latines - p. 104 - 19 juin 1962)

 

ILS TEMOIGNENT ....

« Décidément il y a une écriture stalino-gaulliste de l’histoire. Elle devient insupportable sous la plume des zélotes gaullophytes.» - Maurice Benassayag, ancien Secrétaire d'Etat aux Rapatriés, dans sa réponse à Régis Debray parue dans le Nouvel Observateur du 14-20 mars 1991

Raymond Aron, conseiller du général, écrit dans ses mémoires "50 ans de réflexion politique" (p.388 – Juliard) : "les harkis, pour la plupart, furent livrés à la vengeance des vainqueurs sur l'ordre peut-être du général de Gaulle lui-même qui par, le verbe, transfigura la défaite et camoufla les horreurs..."

Cette action criminelle fut dénoncée au Parlement dès mai 1962 par le Bachaga Saïd Boualam, Vice-Président de l'Assemblée Nationale, et par le Professeur Maurice Allais, Prix Nobel d'Economie, dans son ouvrage "L'Algérie d'Evian" (L'Esprit Nouveau - mai 1962 – réédition JPN - mars 1999). 150.000 Harkis et 25.000 pieds-noirs, selon les chiffres de M. André Santini, ancien Secrétaire d'Etat aux Rapatriés (Le Figaro du15 juin 2000) seront les victimes sacrifiées à la réalisation d'une indépendance impossible autrement.

POUR MASQUER SON CRIME, LE GENERAL DE GAULLE AURA RECOURS AUX TECHNIQUES LES PLUS CLASSIQUES DE MANIPULATION DES FOULES : PRESTIGE DE L'AUTORITE, AFFIRMATION SANS PREUVE...

« Nous l’avons résolu (le problème algérien) comme il fallait, conformément au génie de la France et à son intérêt... Je vous en prends tous à témoins, en une année, un million de Français établis dans ce pays ont été rapatriés sans heurts, sans drames, sans douleur et intégrés dans notre unité nationale. » - Déclaration du général De Gaule du 6 juin 1964. Un mois plus tard le Ministre des rapatriés partait, sa mission terminée !

Ce qui permit à Raymon Aron d'écrire, pour libérer sa conscience de fidèle collaborateur du général, « Les harkis, pour la plupart, furent livrés à la vengeance des vainqueurs, sur l’ordre peut-être du général De Gaulle lui-même, qui par le verbe, transfigura la défaite et camoufla les horreurs... » "50 ans de réflexion politique – Mémoires (Julliard).

DE 1962 A AUJOURD'HUI, LES GOUVERNEMENTS FRANCAIS SUCCESSIFS ONT COUVERT CE CRIME D'ETAT

En novembre 1991 Jacques Chirac, alors Président du RPR, reconnaissait déjà lors d’une réunion de Harkis à la Roque d’Anthéron: « La situation indigne des harkis est à inscrire au passif des gouvernements successifs. Tous les hommes politiques assument une responsabilité commune. » (Dépêche AFP -16 novembre1991).

PLUS PERSONNE NE PEUT DIRE : JE NE SAVAIS PAS. NE RESTEZ PAS COMPLICE D'UN CRIME CONTRE L'HUMANITE

(Plon) (3). Plus de 150.000 harkis et 25.000 pieds-noirs furent victimes de ces directives (4). A. Peyrefitte confirme les directives du Chef de l'Etat dans "C'était de Gaulle" - Fayard 1995. Les ordres du général étaient déjà connus grâce aux ouvrages de Raymond Tournoux

 

-------------------- LES ARCHIVES OFFICIELLES CONDAMNENT DE GAULLE --------------------

COMMUNIQUE DE PRESSE
de

JEUNE PIED-NOIR

Les témoignages et les archives officielles accusent le général De Gaulle de crime contre l'humanité

11ème diffusion à tous les médias - jeudi 8 novembre 2007
Diffusions antérieures : 6/11/95 - 8/11/96 - 9/11/97 - 6/11/98 – 7/11/99 – 17/6/00 - 18/3/02 – 15/3/03 – 16/3/04 - 18/03/05

« La France a jeté les harkis dans les basses-fosses de l’Histoire. Il y a eu 80.000 morts. Paris a systématiquement entravé leur sauvetage. De Gaulle est bel et bien complice d’un crime contre l’humanité. » - Georges-Marc BENAMOU (Paris-Match – N°2841 – 30/10- 5/11/2003)

En cette veille du 11 novembre, journée du souvenir des morts pour la France, le rappel des ordres criminels donnés par le général De Gaulle lors des séances du Comité des Affaires algériennes, qu'il présida de 1959 à 1962, confirme les inquiétudes exprimées par Raymond Aron dans ses mémoires (1) : "les harkis, pour la plupart, furent livrés à la vengeance des vainqueurs sur l'ordre peut-être du général de Gaulle lui-même qui par, le verbe, transfigura la défaite et camoufla les horreurs...". Cette action criminelle fut dénoncée au Parlement dès mai 1962 par le Bachaga Saïd Boualam, Vice-Président de l'Assemblée Nationale, et par le Professeur Maurice Allais, Prix Nobel d'Economie, dans son ouvrage "L'Algérie d'Evian" (L'Esprit Nouveau - mai 1962 – réédition JPN - mars 1999). Le président algérien Abdelhaziz Bouteflika a reconnu ce massacre en déclarant sur Radio-Beur FM, en octobre 1999, parlant de la répression contre le GIA : « Nous ne faisons pas les mêmes erreurs qu’en 1962 où, pour un harki, on a éliminé des familles et parfois des villages entiers ». (La Croix du 17 juin 2000).

Dans ses ouvrages « Les archives inédites de la politique algérienne –1958-1962 » et « Les combattants musulmans de la guerre d'Algérie, des soldats sacrifiés » (L’Harmattan) (2) le général Maurice Faivre a publié les ordres donnés par le général de Gaulle à ses ministres qui se traduisirent par le fameux télégramme de Louis Joxe et par les directives sur le terrain des généraux Ailleret et Katz. Ces ordres aboutirent aux massacres annoncés par le général de Gaulle lui-même dans son allocution radio-télévisée du 23 octobre 1958, et prévus par Alain Peyrefitte dans son ouvrage d'octobre 1961 "Faut-il partager l'Algérie ?" (Plon) (3). Plus de 150.000 harkis et 25.000 pieds-noirs furent victimes de ces directives (4). Devant cette accumulation de preuves officielles et de témoignages concordants, les Associations représentatives des Français d'outre-mer, réunies le 22 septembre 1995 au Sénat, ont adressé un message au Président de la République en lui demandant de reconnaître officiellement la responsabilité de la Ve République dans les massacres ayant suivi le 19 mars 1962. Ce message a été depuis co-signé par plus d’une centaine associations et par plus de 15.000 Français. Le 30 août 2001, les Harkis déposaient une première plainte pour crime contre l’humanité. Les 13 mars et 5 juillet 2003, 43 familles de disparus pieds-noirs déposaient deux nouvelles plainte pour crime contre l’humanité.

La responsabilité des faits est désormais reconnue par la majorité des acteurs, des historiens (5), par la quasi-totalité des responsables politiques actuels (6) et souhaitée maintenant par le Chef de l’Etat. Le 31 mars 2007 il s’engageait devant les représentants de la communauté harkie : « Si je suis élu Président de la République, je veux reconnaître le massacre et l’abandon des harkis et de milliers d’autres « musulmans français » qui lui avait fait confiance, afin que l’oubli ne les assassine pas une nouvelle fois ». Une reconnaissance attendue depuis 45 ans par 2 millions de Français rapatriés et leurs descendants.

Bernard COLL - Secrétaire général de JPN (7)

(1) - "50 ans de réflexion politique" - p.388 – Juliard - (2) - Maurice Faivre est aussi l'auteur de l'ouvrage « Un village de harkis » (Edition L'Harmattan) - (3) A. Peyrefitte confirme les directives du Chef de l'Etat dans "C'était de Gaulle" - Fayard 1995. Les ordres du général étaient déjà connus grâce aux ouvrages de Raymond Tournoux (4) - Selon les chiffres de M. André Santini, ancien Secrétaire d'Etat aux Rapatriés (Le Figaro du15 juin 2000) - (5) - Cf. les souvenirs de MM. Robert Buron, Pierre Joxe, Pierre Messmer, Alain Peyrefitte, Jean-Pierre Chevènement, Hervé Bourges ... ainsi que les multiples études publiées sur le massacre des harkis depuis 20 ans. -(6) - Enquête menée par Jeune Pied-Noir lors des élections de 1993-94 et 95. Les résultats ont été publiés dans le magazine "Pieds-Noirs d'Hier et d'Aujourd'hui" et sont disponibles auprès de l'association – (7) Jeune Pied-Noir est l'éditeur du "Livre des Harkis" (1991), ouvrage retraçant la vie, les combats et le drame des harkis à partir de leurs témoignages et de documents d'archives (300 photographies).

 

--------------------------------------------------- LE GAULLISME -------------------------------------------------

Qu'est-ce que le gaullisme ? A lire les études des admirateurs du général, il s'agirait d'une doctrine politique cohérente dans laquelle la Nation est au centre des préoccupations des hommes politiques se réclamant de cet héritage. En réalité, le gaullisme n'est qu'une pratique politique, efficace au vue de ses résultats, permettant d'accéder au pouvoir et de s'y maintenir. Cette pratique repose principalement pour parvenir à ses fins, en fonction des circonstances, sur l'abus de confiance et la politique du fait accompli. Il est dont possible de trouver tout et son contraire dans les propos du général De Gaulle, ce qui en fait un homme qui ne se trompe jamais en fonction des citations utiles pour demontrer ce que l'on veut démontrer.

En résumé, l'histoire du gaullisme montre que cette pratique politique n'est qu'"une fausse grandeur faite d'une somme de vraies bassesses" dont certaines, malheureusement, ont causé la morts de centaines de milliers de personnes et le malheurs de millions d'autres.

DE GAULLE ET LES FRANCAIS

«Il (Staline) prononça le nom de Thorez, à qui le gouvernement français avait permis de regagner Paris. Devant mon silence mécontent :
- Ne vous fâcher pas de mon indiscrétion ! déclara le maréchal. Je me permets seulement de vous dire que je connais Thorez et, qu’à mon avis, il est un bon Français. Si j’étais à votre place, je ne le mettrais pas en prison.
- Il ajouta, avec un sourire :
- Du moins pas tout de suite !
- Le gouvernement français, répondis-je, traite les Français d’après les services qu’il attend d’eux."

De Gaulle – « Mémoire de guerre » - 1959 – Historia N°157

------------------------------------------------------------ LIVRES ----------------------------------------------------

OUVRAGES FONDAMENTAUX SUR LA POLITIQUE ALGERIENNE ET LA PERSONNALITE DU GENERAL DE GAULLE

FAUT-IL PARTAGER L'ALGERIE? - Alain Peyrefitte (1961)

Cet ouvrage, écrit entre mai et septembre 1961 à la demande du général De Gaulle, avait, selon son auteur, un double objectif. Laisser croire que le Chef de l'Etat envisageait sérieuse la solution de la partition en cas d'échec des négociations avec le FLN. Cette démarche avait deux avantages : diviser la résistance à l'abandon tentée par cette solution de repli et stimuler les négociations avec le FLN qui, si cette solution, avait été adoptée, aurait vu une grande majorité d'Algériens s'enfuirent vers la zone française. Alain Peyrefitte a raconté le détail de ses entretiens avec De Gaulle dans Historia N°400 de mai 1980 et dans "C'était de Gaulle" en 1995. Livre rare : un exemplaire disponible 50 € port compris. 40 € pour les adhérents de JPN - Bon de commande.

- L'ALGERIE D'EVIAN - Professeur Maurice Allais, prix Nobel d'Economie - (1962 - Réédition JPN 1999)

  C'ETAIT DE GAULLE - Alain Peyrefitte (1995)

L'auteur reprend sa description de ses entretiens avec De Gaulle pour laisser croire à la thèse du partage.

 

  UN MENSONGE FRANCAIS- Georges-Marc Benamou (2003)

Cet ouvrage, constitue une démonstration du double jeu menée par le général De Gaulle.

 

Livre d'occasion : un exemplaire disponible 25 € port compris. 20 € pour les adhérents de JPN - Bon de commande.

ARTICLE ACCUSATEUR DE GEORGES-MARC EBNAMOU PARU DANS PARIS-MATCH DE JUILLET 2003

  L'ALGERIE A L'EPREUVE DU POUVOIR - Hervé Bourges (1967)

Livre RARE : un exemplaire disponible 45 € port compris. 35 € pour les adhérents de JPN - Bon de commande.

OUVRAGES FONDAMENTAUX SUR LA PERSONNALITE DU GENERAL DE GAULLE

- NAISSANCE DU MYTHE GAULLISTE - Henri de Foucaucourt - Edition DPF - Un ouvrage de base.

- LA LIBERATION DE PARIS - Raymond Dronne - A lire pour découvrir la personnalité cachée de Charles De Gaulle.

- Crimes d'Etat d'un chef d'Etat qui était De Gaulle" - André TROISE - Ed Grand Sud : 04 67 99 59 58

----------------------------------------------------- TEMOIGNAGES ----------------------------------------------

"Tout le monde a été ou sera gaulliste" est une des affirmations des partisans du général. Elle ne manque pas de fondement. En effet, De Gaulle ayant tout dis et son contraire (c'est le fondement même de la doctrine gaulliste), il est possible à tout un chacun de puiser dans les écrits et paroles du général les phrases de circonstance qui conviennent au moment. D'autant plus que, selon lui, seul ses écrits comptent. Voici un exemple sur le rôle positive de la colonisation et sur l'engagement du général à ne "jamais" abandonner l'Algérie. Une citation "écrite" qui devrait interpeler Nicolas Sarkozy pourfendeur de "la colonisation un système injuste" !

 

VERITE GAULLIENNE DE ... 1947 !

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CONSTANTIN MELNIK

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