ABANDON DES HARKIS ET DES PIEDS-NOIRS : DE GAULLE EST-IL RESPONSABLE D'UN CRIME D'ETAT ?
Mise à jour le 18.12.2012
Lettre ouverte à François Hollande du 18 décembre 2012 : Pièce jointe N°3 - Pièce jointe N°7
19 mars 1962 : le général De Gaulle est responsable d'un crime d'Etat : article paru dans le Huffington Post du 19 mars 2012
« La France a jeté les harkis dans les basses-fosses de l’Histoire. Il y a eu 80.000 morts. Paris a systématiquement entravé leur sauvetage. De Gaulle est bel et bien complice d’un crime contre l’humanité. » Georges-Marc BENAMOU (Paris-Match – N°2841 – 30/10- 5/11/2003)
« De Gaulle a abandonné les harkis : c’est son crime ; et le nôtre ». Jean DANIEL(Le Nouvel Observateur - 17 septembre 2009)
"L'acte de trahison le plus retentissant de la Ve République ? Sans hésitation, celui du général De Gaulle vis-à-vis des Français d'Algérie." - Alain DUHAMEL dans HISTORIA nov-déc 2009 - page 54
En 1962, pour faire aboutir sa nouvelle politique algérienne, radicalement opposée à celle qui lui avait permis de revenir au pouvoir en juin 1958, le général De Gaulle a-t-il été conduit à concevoir et mettre en oeuvre un "crime d'Etat", c'est-à-dire une action préméditée conduisant au sacrifice de nationaux français qui n'entraient pas dans le cadre de sa nouvelle politique ou qui s'y opposaient ? Les archives officielles et privées, les témoignages des acteurs et des victimes permettent de démontrer scientifiquement que le général De Gaulle est bien l'auteur d'un crime contre l'humanité dont il porte la principale responsabilité. Si cette affirmation était fausse, les personnes qui disent publiquement cette vérité historique seraient poursuivies en diffamation par la famille, les proches ou les défenseurs de la mémoire du général. Plus de 5 ans après son article dans Paris-Match, Georges-Marc Benhamou, aujourd'hui Conseiller du Président de la République, n'a pas été attaqué en justice! Et aucun intellectuel, aucun historien, aucun homme politique n'est venu démentir ses propos. Et l'Etat français est un des rares gouvernements au monde qui continue d'honorer un bourreau tout en commémorant ses victimes !
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ACTUALITES *** ACTUALITES *** ACTUALITES *** ACTUALITES *** ACTUALITES
Communiqué de presse du 18 juine 2011 : NON A LA STATUE DE GAULLE A NICE !
Communiqué de presse - 8 novembre 2010 : La France peut-elle honorer le De Gaulle du 18 juin et oublier le De Gaulle du "crime d'Etat du 19 mars 1962?
Harkis, Pieds-noirs : Gaulle est-il responsable d'un crime d'Etat ? : Jean DANIEL renonce d'en débattre publiquement. Alain DUHAMEL prend courageusement la suite.
Harkis, Pieds-noirs : Gaulle est-il responsable d'un crime d'Etat ? : Jeune Pied-Noir propose à Jean DANIEL d'en débattre publiquement
HARKIS : Jean DANIEL accuse De Gaulle de crime ! : lire l'article du Nouvel Observateur du 15 septembre 2009 !
HISTORIAL CHARLES DE GAULLE - PROTESTATION DES VICTIMES
Historial De Gaulle : Le Président de l'ADEPT écrit à ses 1300 adhérents
Message de JPN au Président de l'ADEPT
Communiqué de presse de JPN : le général De Gaulle est responsable d'un crime contre l'humanité
--------------------------------------------- De Gaulle et le 8 novembre 1943 ------------------------------------------
Quand De Gaulle était pour l'Algérie française 8 novembre 1943 mis en ligne le 18 décembre 2012
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--------------------------------------- De Gaulle - Les Accords d'Evian : crime d'Etat ---------------------------------
3 JUILLET 1962 : IL Y A 50 ANS LE GENERAL DE GAULLE ABONDONNAIT VOLONTAIREMENT NOS DEPARTEMENTS D'ALGERIE. Comme il l'avait annoncé dans sa conférence du presse du 23 octobre 1958, ce fut une "hécatombe" pour les Harkis, les Pieds-Noirs et les Soldats français ! Plus de 100.000 Français furent assassinés ou disparurent à la suite de la "paix" du 19 mars 1962. Ce crime d'Etat est aussi un crime contre l'Humanité que plus aucun intellectuel, philosophe, historien ou journaliste sérieux ne conteste !
Voir aussi l'article du HUFINGTON POST la page : DE GAULLE Voir aussi l'excellent site ETUDES COLONIALES : http://etudescoloniales.canalblog.com/archives/_7___algerie_maghreb_histoires/index.html |
-------- COLLOQUE 2012 : "Les Accords d'Evian :crime d'Etat et/ou contre l'Humanité ?" ----------
Pour en finir avec 50 ans d'un mensonge français. TRIBUNE LIBRE de Jeune Pied-Noir sur Huffington Post 50 ans après les accords d'Évian: un silence d'État pour masquer un crime d'État? Cliquez sur le lien : http://www.huffingtonpost.fr/bernard-coll/50-ans-apres-les-accords-_b_1356579.html |
Mardi 20 mars - JPN sur BFMTV en direct à 14 h : La vérité sur le 19 mars 1962
MOBILISATION NATIONALE 2012 : OUI A LA VERITE SUR LE "CRIME CONTRE L'HUMANITE" DU 19 MARS 1962
ELECTION PRESIDENTIELLE - Reconnaissant officielle du "crime d 'Etat" du 19 mars 1962: les candidats d'engagent !
LA VERITE SUR LE 19 MARS 1962 ! De Gaulle est responsable d'un crime d'Etat et d'un crime contre l'Humanité !
Reportage complet demain sur les manifestations contre le 19 mars ! |
-------- COLLOQUE 2012 : "Les Accords d'Evian :crime d'Etat et/ou contre l'Humanité ?" ----------
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du Samedi 17 mars 2012 au Pavillon Elysée Lenôtre - Paris "Les Accords d'Evian : crime d'Etat ou crime contre l'Humanité ? " sous la présidence de Pierre DESCAVES, président de la Convention Nationale des Rapatriés, juriste Avec Gérard LEHMANN, professeur des Universités - Danemark Professeur Guy PERVILLE, historien ***** SYNTHESE DES REPONSES POSEES LORS DU COLLOQUE Le détail des présentations et débats sera diffusé dans les actes du Colloque. Pour tout renseignement, téléphonez au 06 80 21 78 54 Les différents exposés et présentations ont été assurés par Pierre DESCAVES, par Gérard LEHMANN , Professeur associé des Universités au Danemark et Bernard COLL, secrétaire général de Jeune Pied-Noir. Chacun de points abordé a été illustré des réponses de Guy PERVILLE, professeur d'histoire contemporaine à l'Université de Toulouse (Le Mirail), au questionnaire adressé à tous les historiens spécialistes de la guerre d'Algérie (les réponses des autres historiens seront publiées dès leur réception). Les participants ont eu aussi la présentation des témoignages des acteurs et témoins des « accords » d'Evian et des leurs conséquences, notamment de Maurice ALLAIS, Hervé BOURGES, Jean-Pierre CHEVENEMENT, Jean DANIEL, Charles De GAULLE, Roger HOLLEINDRE, Jean LACOUTURE, Alain PEYREFITTE... ******* Le Président Pierre DESCAVES et le professeur Gérard LEHMANN apportent les preuves de l'aspect inconstitutionnel et fictifs des « accords » d'Evian devant une assistance attentive (photo Jeune Pied-Noir, droits réservés – mention obligatoire). Définitions adoptées des notions de « crime d'Etat » et de « crime contre l'Humanité » après vote des participants. CRIME D'ETAT : crime prémédité commis par un Etat ou son gouvernement dont les conséquences sont prévisibles CRIME CONTRE L'HUMANITE : crime impliquant la négation de l'humanité des victimes par les bourreaux (définition internationale actuelle). Les exposés de Pierre Descaves et Gérard Lehmann ont démontré que les « accords » d'Evian étaient des accords fictifs, sans fondements juridiques, rédigés en violation de la Constitution française de la Ve République. Ces « accords » ne pouvaient pas engagés leurs signataires. Il s'agissait simplement pour le général De Gaulle de disposer d'un couverture politique et juridique fictive lui permettant d'engager le Peuple français par voie de référendums pour mener à terme une politique, définie par lui seul, de dégagement de l'Algérie dans les délais les plus brefs. Les archives officielles confirment les nombreux témoignages des principaux acteurs tels ceux de Louis JOXE, Jacques CHIRAC, Louis de BROGLIE, Robert BURON, R, Hervé BOURGES, Charles DE GAULLE, Constantin MELNIK, Pierre MESSMER, Redah MALEK, Alain PEYREFITTE. L es conséquences humaines et matérielles des "Accords d'Evian" Il y a aujourd'hui convergence des analyses des historiens de toutes tendances. Après le 19 mars 1962, ils estiment : entre 80 à 100.000 Harkis massacrés souvent avec leurs familles par le FLN à plusieurs milliers de « pieds-noirs » disparus ou assassinés par le FLN, les polices parallèles et l'Armée française à plus de 500 soldats français disparus ou tués par le FLN jusqu'en juillet 1964 Les archives officielles confirment les témoignages des principaux acteurs et témoins comme ceux de Claude BEBEAR, Hervé BOURGES, Jean-Pierre CHEVENEMENT, Jean DANIEL, Charles DE GAULLE, François GIROUD , Stéphane HESSEL, Alain KRIVINE, Maurice FAIVRE, Jean LACOUTURE, Général MASSU, Constantin MELNIK, Pierre MESSMER, Alain PEYREFITTE , Germaine TILLON,... CONCLUSION pour les participants, les Accords d'Evian sont bien un crime d'Etat et un crime contre l'Humanité La présentation par Bernard Coll du plan d'abandon de l'Algérie établi par Alain Peyrefitte durant l'été 1961, à la demande du général De Gaulle, concrétisait les exposés de Pierre Descaves et Gérard Lhormann. Il est en effet possible de replacer tous les actes de l'Etat français dans le cadre des différentes phases présentées dans ce plan (voir l'article de l'HUFFINGTON POST du 19 mars 2012 : « Un silence d'Etat pour masquer un crime d'Etat ? » Les archives officielles confirment les témoignages des principaux acteurs et témoins comme ceux d Hervé BOURGES, Maurice BENASSAYAG, Jean DANIEL, Jean LACOUTURE, Frantz Olivier GISBERT, Philippe LABRO, Constantin MELNIK, Pierre MESSMER, André SANTINIGermaine TILLON, Michel TUBIANA,... 50 ans après, les actions à engager collectivement pour faire reconnaître la vérité historique Un hommage a été rendu au professeur Maurice ALLAIS , prix Nobel d'Economie, première personnalité internationale ayant démontré scientifiquement les conséquences criminelles des accords d'Evian dans son ouvrage « L'Algérie d'Evian » (juillet 1962 – Réédition JPN 1991) et à toutes les personnalités qui depuis ont courageusement dénoncé ces accords criminels. Le témoignage audiovisuel du Professeur Maurice ALLAIS est présenté par un extrait de son intervention du 6 mars 1999 au Pavillon Gabriel dans le DVD « Harkis, les sacrifiés » (Coproduction ECPAD – JPN, 2010) réalisé par Bernard COLL et Mme Taouès TITRAOUI, auteur aussi du « Livre des Harkis » (JPN, 1991). DE NOUVEAUX LIVRES CONFIRMENT LE « CRIME D'ETAT » DU 19 MARS 1962 - « ORAN, 5 JUILLET 1962 » de Guillaume ZELLER (Ed. Tallendier, 2012) - « UN SILENCE D'ETAT » de l'historien Jean-Jacques JORDI (Soteca, 2012) - « DECOLONISATION : CRIMES SANS CHATIMENTS » de l'historien Jean JOLLY (EJS, 2012) ************************** Pour ceux qui n'ont pu se rendre au Colloque ****************************** VOUS AUSSI EXPRIMEZ-VOUS SUR LE CRIME D'ETAT DU 19 MARS 1962 . DONNEZ-VOTRE AVIS en demandant par courriel à jeunepiednoir@wanadoo.fr le questionnaire : « Les Accords d'Evian sont-ils un crime d'Etat et/ou un crime contre l'Humanité ? » Candidats à la Présidence de la République, historiens, journalistes, intellectuels, parlementaires, élus, responsables « rapatriés »... et tous les Français désirant connaître la vérité sont invités à donner leur avis sur cette conclusion historique ! INDIGNONS-NOUS : Ne soyons plus les complices passifs d'un « crime contre l'Humanité » ! ******************************************* POUR UN DEBAT NATIONAL PUBLIQUE ************************************** ouvert à tous les historiens, journalistes, intellectuels, parlementaires, élus... ou aux simples citoyens désirant concourir à l'expression de la vérité historique. Exprimé votre opinion par Internet si vous ne pouvez venir à Paris en demandant le questionnaire : "19 mars 1962 : crime d'Etat e/ou crime contre l'Humanité ?" |
Samedi 18 juin 2011
NON A LA STATUE DE GAULLE A NICE ! La France peut-elle encore commémorer le De Gaulle du 18 juin 1940 et fermer les yeux sur le De Gaulle responsable du crime d'Etat du 19 mars 1962 ? En novembre 2010, grâce au "docu-fiction" "Je vous ai compris : De Gaulle 1958-1962" de Serge MOATI, Hugues NANCY et Benjamin STORA, de nombreux Français ont découvert effarés le cynisme du général De Gaulle en 1958, ses mensonges permanents et son parjure qui vont le conduire à "sacrifier" les Français d'Algérie de toutes origines, alors majoritaires, pour ne dialoguer qu'avec les "hors-la-loi" terroristes du FLN, un ramassis de "gangsters" comme le démontre si bien le film du "franco-algérien" (sic) Rachid BOUCHAREB.pour que les intellectuels français partisans de l'indépendance de l'Algérie se rendent compte, grâce à l'action des Associations de Français rapatriés et à leur campagne de 8 annonces parues depuis 2 ans dans Le Monde et Le Figaro , qu'ils ne pouvaient plus être les complices passifs du "crime d'Etat" commis le 19 mars 1962 par le général De Gaulle qui porte l'entière responsabilité de l'abandon et du massacre de plus de 100.000 Harkis, selon Jean Lacouture, et de dizaines de milliers de Harkis, de Pieds-noirs et de soldats français après cette date. Un crime dénoncé dès la signature des "Accords d'Evian" par le professeur Maurice Allais, prix Nobel d'Economie (auteur de "L'Algérie d'Evian" - L'Esprit Nouveau - juillet 1962 – réédition JPN - mars 1999), Georges Bidault, successeur de Jean Moulin à présidence du CNR en 1943 et ancien Président du Conseil, Jacques Soustelle, ethnologue, ancien Gouverneur de l'Algérie et ancien ministre, le Bachaga Boualam, député et vice-président de l'Assemblée nationale (1958-62), et depuis quelques années par de nombreuses personnalités de toutes sensibilités de Dominique Schnapper (fille de Raymond Aron), André Santini, Michel Tubiana, Germaine Tillion, Jacques Julliard, Georges-Marc Benamou, Jean Daniel, Jean Lacouture ... à l'actuel président de la Ligue des Droits de l'Homme, Jean-Pierre Dubois qui, dans une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy le 12 avril 2010, lui demandait de tenir son engagement du 31 mars 2007 pris solennellement devant plus de 200 représentants de la communauté harkie : « Si je suis élu Président de la République, je veux reconnaître la responsabilité de la France dans le massacre et l'abandon des harkis et de milliers d'autres « musulmans français » qui lui avait fait confiance, afin que l'oubli ne les assassine pas une nouvelle fois » . Or, la "France" en 1962 c'était le général De Gaulle. Le film "Harkis, les sacrifiés" (1) présente toutes les preuves historiques de "ce crime d'Etat" et l'engagement de Nicolas Sarkozy. L'accumulation des preuves officielles et des témoignages démontre de façon si évidente la responsabilité du crime contre l'humanité commis par le général De Gaulle, que Georges-Marc BENAMOU a pu déclarer dès 2003, sans être poursuivi par la famille du général De Gaulle ou être inquiété par la Justice : « La France a jeté les harkis dans les basses-fosses de l'Histoire. Il y a eu 80.000 morts. Paris a systématiquement entravé leur sauvetage. De Gaulle est bel et bien complice d'un crime contre l'humanité. » (Paris-Match – N°2841 – 30/10- 5/11/2003). Alors est-il encore possible au Président de la République de commémorer "l'homme" du vrai-faux appel du 18 juin 1940, entendu selon les archives personnelles du général par moins d'un millier de Français sur 40 millions, et fermer les yeux sur le "crime d'Etat" du 19 mars 1962, sans être lui-même le complice de ce crime en "sacrifiant une nouvelle fois les Harkis", selon sa propre expression ? Trois millions de Français rapatriés, leurs descendants et amis attendent depuis plus de 4 ans que le Chef de l'Etat Nicolas Sarkozy tienne cet engagement du candidat Nicolas Sarkozy. A moins d'un an de l'élection présidentielle de 2012, auront-ils la patience d'attendre encore longtemps ? Jeune Pied-Noir soutient les derniers messages et communiqués de l'ANFANOMA, du Cercle Algérianiste, du CLAN-R, de l'ECHO de l'ORANIE... renforçant l'appel de 200 Associations de Harkis, Pieds-noirs, Anciens Combattants et de 16.000 Français demandant cette reconnaissance depuis le 22 septembre 1995. Dans ce contexte, Christian ESTROSI, député-maire de Nice, en voulant rendre hommage à l'homme du 18 juin 1940 en oubliant celui du 19 mars 1962, ne devient-il pas lui-même, par naïveté ou inconscience, le complice d'un « crime contre l'Humanité » ? - Bernard COLL – Secrétaire général de JPN (1) - "Harkis, les sacrifiés", DVD de 52 minutes réalisé par Jeune Pied-Noir pour la 10 e cérémonie "Hommage aux Harkis" du 25 septembre 2010 . Pour faire connaître votre opinion au Président de la République et à M. ESTROSI PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE – chritstian.fremont@elysee.fr – Tel : 01 42 92 85 76 MAIRIE DE NICE – christian.estrosi@ville-nice.fr – Tel : 04 97 13 20 00 JEUNE PIED-NOIR BP 4 - 91570 BIEVRES - Tél : 06 80 21 78 54 - Courriel : jeunepiednoir@wanadoo.fr Pour plus d'information voir le site Internet : http://pagesperso-orange.fr/jeunepiednoir /jpn.wst CP – 18 juin 2011 DG 180611 JPN |
8 novembre 2010
La France peut-elle encore commémorer le De Gaulle du 18 juin 1940 et fermer les yeux sur le De Gaulle responsable du crime d'Etat du 19 mars 1962 ? Dans leur "docu-fiction" "Je vous ai compris : De Gaulle 1958-1962"Serge MOATI, Hugues NANCY, Benjamin STORA confirment le parjure du général DE GAULLE qui l'a conduitau "crime" dénoncé, après 40 ans de silence, par Jean DANIEL, Michel TUBIANA, Georges-Marc BENAMOU,Jean LACOUTURE et l'actuel Président de la Ligue des Droits de L'Homme.De nombreux Français ont découvert effarés le cynisme du général De Gaulle en 1958, ses mensonges permanents et son parjure qui vont le conduire à "sacrifier" les Français d'Algérie de toutes origines, alors majoritaires, pour ne dialoguer qu'avec les "hors-la-loi" terroristes du FLN, un ramassis de "gangsters" comme le démontre si bien le film du "franco-algérien" (sic) Rachid BOUCHAREB. Il aura fallu plus de quarante ans pour que les intellectuels français partisans de l'indépendance de l'Algérie se rendent compte, grâce à l'action des Associations de Français rapatriés et à leur campagne de 8 annonces parues depuis 2 ans dans Le Monde et Le Figaro , qu'ils ne pouvaient plus être les complices passifs du "crime d'Etat" commis le 19 mars 1962 par le général De Gaulle qui porte l'entière responsabilité de l'abandon et du massacre de plus de 100.000 Harkis, selon Jean Lacouture, et de dizaines de milliers de Harkis, de Pieds-noirs et de soldats français après cette date. Un crime dénoncé dès la signature des "Accords d'Evian" par le professeur Maurice Allais, prix Nobel d'Economie (auteur de "L'Algérie d'Evian" - L'Esprit Nouveau - juillet 1962 – réédition JPN - mars 1999), Georges Bidault, successeur de Jean Moulin à présidence du CNR en 1943 et ancien Président du Conseil, Jacques Soustelle, ethnologue, ancien Gouverneur de l'Algérie et ancien ministre, le Bachaga Boualam, député et vice-président de l'Assemblée nationale (1958-62), et depuis quelques années par de nombreuses personnalités de toutes sensibilités de Dominique Schnapper (fille de Raymond Aron), André Santini, Michel Tubiana, Germaine Tillion, Jacques Julliard, Georges-Marc Benamou, Jean Daniel, Jean Lacouture ... à l'actuel président de la Ligue des Droits de l'Homme, Jean-Pierre Dubois qui, dans une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy le 12 avril 2010, lui demandait de tenir son engagement du 31 mars 2007 pris solennellement devant plus de 200 représentants de la communauté harkie : « Si je suis élu Président de la République, je veux reconnaître la responsabilité de la France dans le massacre et l'abandon des harkis et de milliers d'autres « musulmans français » qui lui avait fait confiance, afin que l'oubli ne les assassine pas une nouvelle fois » . Or, la "France" en 1962 c'était le général De Gaulle. Le film documentaire "Harkis, les sacrifiés" (1) présente toutes les preuves historiques de "ce crime d'Etat" et l'engagement de Nicolas Sarkozy. L'accumulation des preuves officielles et des témoignages démontrent de façon si évidente la responsabilité du crime contre l'humanité commis par le général De Gaulle, que Georges-Marc BENAMOU a pu déclarer dès 2003, sans être poursuivi par la famille du général De Gaulle ou être inquiété par la Justice : « La France a jeté les harkis dans les basses-fosses de l'Histoire. Il y a eu 80.000 morts. Paris a systématiquement entravé leur sauvetage. De Gaulle est bel et bien complice d'un crime contre l'humanité. » (Paris-Match – N°2841 – 30/10- 5/11/2003). Alors est-il encore possible au Président de la République de commémorer "l'homme" du vrai-faux appel du 18 juin 1940, entendu selon les archives personnelles du général par moins d'un millier de Français sur 40 millions, et fermer les yeux sur le "crime d'Etat" du 19 mars 1962, sans être lui-même le complice de ce crime en "sacrifiant une nouvelle fois les Harkis", selon sa propre expression ? Trois millions de Français rapatriés, leurs descendants et amis attendent depuis trois ans et demi que le Chef de l'Etat Nicolas Sarkozy tienne cet engagement du candidat Nicolas Sarkozy. A 18 mois de l'élection présidentielle de 2012, auront-ils la patience d'attendre encore longtemps ? (1) - "Harkis, les sacrifiés", DVD de 52 minutes réalisé par Jeune Pied-Noir pour la 10 e cérémonie "Hommage aux Harkis" du 25 septembre 2010 . JEUNE PIED-NOIR BP 4 - 91570 BIEVRES - Contact : Bernard COLL - Tél : 06 80 21 78 54 Courriel : jeunepiednoir@wanadoo.fr |
HARKIS,
PIEDS-NOIRS :
"L'acte de trahison le plus retentissant de la Ve République ? Sans hésitation, celui du général De Gaulle vis-à-vis des Français d'Algérie." - Alain DUHAMEL dans HISTORIA nov-déc 2009 - page 54
Pour Alain DUHAMEL, il d'agit bien d'une trahison d'Etat... donc d'un crime d'Etat.
INTELLECTUELS, PHILOSOPHES, PENSEURS, JOURNALISTES, HOMMES POLITIQUES, HISTORIENS... participez vous aussi au grand débat ouvert par Jean DANIEL : "Le général De Gaulle est-il responsable d'un crime d'Etat envers les Harkis et les Pieds-noirs ?" et donc Alain DUHAMEL a pris courageusement la suite .... Adressez-nous vos répondes par courriers
ou courriels à mailto:jeunepiednoir@wanadoo.fr |
HARKIS,
PIEDS-NOIRS : Jean DANIEL - Editorial du Nouvel Observateur - 17 septembre 2009
***************************************************************************************************** Courriel du 21 octobre de Jeune Pied-Noir à Jean DANIEL ----- Original
Message -----
***************************************************************************************************** Réponse par courriel du 21 octobre de Jean DANIEL à Jeune Pied-Noir
M. Jean Daniel a pris connaissance du message que vous lui avez adressé ce jour. Le fait que vous ne teniez pas compte de ses engagements antérieurs et les intentions qu’il croit déceler dans votre entreprise le font s’éloigner, surtout à cette période de sa vie, de toute action publique. La cause des harkis ne cesse pas pour autant de lui être chère. Il vous prie de croire à ses meilleurs sentiments.
Véronique Cassarin-Grand ***************************************************************************************************** Lettre du 15 octobre de Jeune Pied-Noir à Jean DANIEL M. Jean DANIEL OBJET : Proposition d’un débat avec les Harkis et leurs enfants suite à vos articles du 17 septembre 2009 et du 22 juin 2000 dans le NelObs et du 18 juin 2000 dans le Figaro. Monsieur le Directeur, Emanant de la haute autorité morale que vous représentez auprès d’une partie de l’opinion publique, votre affirmation « De Gaulle a abandonné les harkis : c’est son crime ; et le nôtre » dans votre éditorial du 17 septembre 2009, ne peut qu’interpeller tous les Français et notamment les Harkis survivants de ce crime et leurs enfants, comme les intellectuels, les philosophes, les moralistes, les parlementaires et élus, les historiens et les journalistes qui s’interrogent encore sur les raisons du « crime » du général De Gaulle envers les Français d’Algérie. D’autant plus que cette affirmation fait suite à votre demande de « pardon » parue dans le Figaro du 17/18 juin 2000 et vos reproches au Chef de l’Etat algérien dans le Nouvel Observateur du 22-28 juin 2000 qui avaient déjà provoqués une forte impression parmi de nombreux Français. L’espace restreint de votre éditorial « A qui De Gaulle a-t-il menti » ne vous a pas permis de justifier les raisons profondes qui vous poussent, 47 ans après les faits, à désigner directement le coupable de la mort programmée de 80 à 150.000 nos compatriotes Harkis et de leurs familles selon les historiens (100.000 selon Jean Lacouture). Ni d’expliquer pourquoi vous vous associez aussi à ce crime. Notre association a déjà organisé avec de nombreuses personnalités – historiens, journalistes, intellectuels, parlementaires - plusieurs colloques et débats au Sénat autour de la responsabilité de l’Etat français dans les drames qui ont suivi en Algérie la signature de la paix d’Evian du 19 mars 1962. Afin de vous permettre d’apporter à l’opinion publique française et internationale, et à tous les Français directement impliqués par votre affirmation, l’éclairage indispensable que suscite votre prise de position sans appel, nous vous proposons d’organiser dans un lieu prestigieux – le Sénat ou l’Assemblée nationale par exemple – un débat avec les Harkis et leurs enfants sur le thème : « De Gaulle a abandonné les harkis : c’est son crime ; et le nôtre ». En effet, il serait intéressant que vous puissiez préciser la nature du crime que vous imputez à De Gaulle et les raisons pour lesquelles vous estimez que les Français qui, comme vous, ont accepté la politique du Chef de l’Etat d’alors sont aussi co-responsables de ce crime. Il restera, après la reconnaissance de la réalité de ce crime, ensuite aux responsables à obtenir le « pardon » des victimes que vous n’avez, semble-t-il, jamais rencontrées et déterminer les réparations des préjudices moraux et matériels qu’elles ont subis. En vous remerciant par avance de la suite favorable que vous voudrez bien réserver à notre demande, et restant à votre disposition pour tout complément d’information, Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de nos salutations distinguées. Mme Taouès TITRAOUI Bernard COLL Co-auteurs du « LIVRE DES HARKIS
» (JPN – 1991) ----- Original Message ----- Madame, Monsieur, Ce n’est pas la première fois que je dénonce l’abandon des harkis par les forces françaises sous l’autorité présidentielle du Général De Gaulle. Il y a plus de vingt ans que j’ai publié un mea culpa dans l’un de mes livres. Il y a cinq ans, j’ai cosigné avec Jean Lacouture une proclamation de solidarité avec les harkis. Enfin, il y a deux ans, lors d’un entretien avec Edgar Morin publié sur quatre pages du « Nouvel Observateur », chacun faisant son autocritique, j’ai affirmé que la mienne concernait mon indifférence au sort réservé aux harkis pendant les journées qui ont précédé l’indépendance. J’ai donc déjà fait davantage que ce que vous croyez devoir me demander aujourd’hui seulement et je vous prie de croire à mes meilleurs sentiments. Jean Daniel P.S. : Contrairement à ce que vous dites, j’ai rencontré des responsables lors de deux meetings sur les harkis. Le dernier ayant eu lieu dans les locaux de l’Hôtel de Ville de Paris. **************************************************************************************************** Bièvres, le 20 octobre 2009 A l'attention de Jean DANIEL, Directeur du Nouvel Observateur Monsieur le Directeur, Cher Compatriote, Nous vous remercions de l'attention que vous avez bien voulu porter à notre lettre du 15 octobre et de la réponse que vous avez bien voulu faire à notre interrogation. La question n'est pas la justification de votre dénonciation tardive du "crime" du général De Gaulle. Même si ce point est particulièrement intéressant. En effet, il vous aura fallu : - 27 ans pour faire un « mea culpa » discret dans un de vos ouvrages - 42 ans pour cosigner avec Jean Lacouture une proclamation de solidarité avec les harkis - 45 ans pour faire votre "autocritique" et reconnaître votre « indifférence » au sort des harkis livrés en Algérie au FLN par le général De Gaulle avec la complicité passive de la gauche française - 45 ans pour rencontrer des "harkis" dans le cadre d'une opération montée par une association d'enfants de harkis créée en 2002 et financée par la Mairie de Paris et les organisations de gauche. Une association dont la Présidente, ignorant tout du sort de ses compatriotes il y a 5 ans seulement, est aujourd'hui pour la presse algérienne "la conscience éclairée" des enfants de harkis. Nous pouvons vous en parler longuement car, avant d'être présentée dans les médias de gauche comme l'unique spécialiste de la communauté harkie (un peu comme notre compatriote Benjamin STORA est présenté comme le seul et unique historien compétent de la "guerre d'Algérie"), cette fille de harki, totalement inconnue dans le milieu associatif « rapatriés », nous a acheté notre ouvrage le 7 juillet 2002 ( Le Livre des Harkis paru en 1991 - édition PN) en nous invitant chez elle pour nous interroger longuement sur un monde qu'elle avait ignoré jusqu'à la percée médiatique en 2001 (année de la première journée nationale « d’Hommage aux harkis ») réalisée par de véritables associations s'occupant des Harkis, de leurs enfants et des Disparus en Algérie. Ces associations sont notamment le Comité National de Liaison des Harkis, présidé alors par Boussad AZNI (auteur du livre « Harkis : crime d'Etat, généalogie d'un abandon » – 2002 - Coll. J'ai lu) et Jeune Pied-Noir. Deux associations dont les dirigeants et les membres sont actifs de façon continue dans la défense des intérêts moraux et matériels de nos compatriotes depuis les grèves de la faim et la révolte des camps de Harkis de 1974-75, c'est-à-dire il y a 39 ans ! Comme journaliste n'auriez-vous pas dû vous adresser aux associations actives depuis des décennies au lieu de faire appel uniquement à cette toute récente association n’ayant à ce jour rien réalisé ni obtenu pour ses compatriotes ? Le fond du problème est votre très grave accusation de "crime" portée contre le général De Gaulle. Il vous aura fallu 47 ans pour dénoncer un « crime » que d’autres Français avaient pourtant dénoncé dès le lendemain du 19 mars 1962, comme le Professeur Maurice ALLAIS, prix Nobel d’Economie, qui par ses articles parus dans le journal Combat, puis par son ouvrage « L’Algérie d’Evian » publié en juillet 1962 (réédité par JPN en 1999), attira l’attention de toute l’élite morale et politique française sur le « génocide » programmé des Français d’Algérie. Ce qui est important aujourd'hui c'est la reconnaissance officielle de ce crime, demandée par toutes les associations (même les plus tardives), de nombreuses personnalités et promise par notre actuel Président de la République (cf. notre site Internet http://pagesperso-orange.fr/jeunepiednoir/jpn.wst/DeGaulle.htm et l'annonce que nous avons faite dans Le Monde du 25 septembre 2008) dont dépend encore le sort de toute une communauté marginalisée depuis 1962. Vous ne pouvez estimer en avoir fait assez. Il vous faut aller jusqu'au bout de votre "mea culpa", de votre "autocritique", de votre demande de "pardon" qui ne sont actuellement, semble-t-il, destinés qu'à apaiser votre seule conscience. Vous devez le faire car ce sont des dizaines de milliers de Français abandonnés et trahis par leur propre gouvernement qui demandent Vérité et Justice à la France, à l'Etat français, à ses gouvernants, à son élite morale et intellectuelle et à tous les Français. Car ce sont les Français de métropole qui le 8 avril 1962 ont décidé de leur destin, les "10 millions de Français à part entière" du 4 juin 1958 n'ayant pas eu le droit de s'exprimer lors de ce référendum qui les concernait pourtant directement. Cela n'a pas alors choqué les consciences complices de ce crime contre la démocratie, contre les Droits de l'Homme et contre l'Humanité. Vous êtes reconnu, par une partie des Français, comme une grande conscience morale. Les Français qui attendent de vous des explications sur la grave accusation de « crime » que vous avez portée contre le général De Gaulle et sur l’évolution de votre propre conscience. Nous vous renouvelons donc notre proposition d’en débattre. Soit lors d’une rencontre à l'Assemblée nationale ou au Sénat avec des historiens, des intellectuels, des journalistes... et aussi des Harkis et leurs enfants qui luttent depuis 1975 pour obtenir justice et leurs droits de Français. Soit lors d’un débat dans une émission télévisée. Votre notoriété, votre qualité d'homme de presse et de journaliste vous ouvrent toutes les chaînes. De notre côté, nous pouvons aussi solliciter de nombreux journalistes qui suivent depuis de longue année l'action que nous menons pour les Harkis et les familles de Français disparus en Algérie. Si les médias nous refusent ce débat, nous pourrons toujours faire part de nos points de vue respectifs par voie d’annonces payantes en prolongeant la campagne de presse « 2008-2012 : Vérité et Justice pour les Français rapatriés » ayant débutée dans Le Monde du 25 septembre 2008 et Le Figaro des 17 mars, 5 juillet et 24 septembre 2009. Nous savons qu’il y a encore en France quelques milliers de Français prêts à sacrifier quelques dizaines d’euros chacun pour financer ces annonces comme ils l’ont fait généreusement à ce jour. Ce dont nous les remercions vivement. En acceptant cette proposition de nous rencontrer dans un débat télévisé, somme toute naturelle pour un homme de communication comme vous, vous contribuerez à rendre justice à une communauté dont vous êtes maintenant, nous le pensons, un sincère défenseur. N’est-ce pas là en réalité le fond inconscient de votre démarche depuis votre prise de position il y a 28 ans déjà ? Comme le disait votre confrère Pierre LAZAREFF, qui fit silence lui aussi sur les crimes commis en Algérie après le 19 mars 1962 : "Un bon journaliste est celui qui le premier annonce une information, fût-elle fausse, à condition qu'il soit le premier le lendemain à la démentir". Votre êtes, incontestablement un bon journaliste. Ce lendemain est aujourd'hui arrivé pour vous. Et nous sommes convaincus que votre intervention permettra au Président de la République de tenir l’engagement du candidat Nicolas SARKOZY fait aux Harkis et à leurs enfants le 31 mars 2007 de « reconnaître officiellement la responsabilité de la France », c’est-à-dire du général De Gaulle, dans l’abandon et le massacre programmé des Harkis en 1962. Les quelques milliers de Harkis encore survivants du génocide du 19 mars 1962 vous demandent de les aider à faire reconnaître cette réalité désormais reconnue par tout honnête homme. Dans cette attente et restant à votre disposition pour convenir des modalités pratiques de ce débat, Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Directeur et Cher Compatriote, l'assurance de nos salutations distinguées. Taouès TITRAOUI, Membre du Haut Conseil des Rapatriés - Elue locale Rescapée du massacre des Harkis du 19 mars 1962 Bernard COLL - Secrétaire général de JPN Co-auteur du "Livre des Harkis" (JPN -1991), voir pour les activités de JPN notre site : http://pagesperso-orange.fr/jeunepiednoir/jpn.wst -Tel : 01 69 41 01 12 - 06 80 21 78 54 ****************************** VICTIMES DU CRIME D'ETAT DU 19 MARS 1962 HISTORIENS, JOURNALISTES, PARLEMENTAIRES, ELUS, PHILOSOPHES, INTELLECTUELS, PENSEURS, MORALISTES .... qui vous interrogez sur la responsabilité du général De Gaulle dans les drames qui ont suivi la "paix d'Evian" du 19 mars 1962, faites nous part de votre opinion en nous adressant un courrier ou un courriel à JEUNE PIED-NOIR - BP4 - 91570 BIEVRES - mailto: jeunepiednoir@wanadoo.fr |
HARKIS : dans le Nouvel Observateur - 17 septembre 2009 Voir l'article complet sur le lien : http://jean-daniel.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/09/15/a-qui-de-gaulle-a-t-il-menti.html Article signalé dans l'excellente revue de presse de Jean-Louis Granier de BEO Story - Contact : mailto:JEANLOUISGRANIER@aol.com |
« La France a jeté les harkis dans les basses-fosses de l’Histoire. Il y a eu 80.000 morts. Paris a systématiquement entravé leur sauvetage. De Gaulle est bel et bien complice d’un crime contre l’humanité. »- Georges-Marc BENAMOU (Paris-Match – N°2841 – 30/10- 5/11/2003) JEUNE
PIED-NOIR 12ème diffusion : 22 février 2008
Diffusions antérieures : 17/6/00 - 6/11/95 - 8/11/96 - 9/11/97 - 6/11/98 – 7/11/99 – 15/3/01 - 18/3/02 – 15/3/03 – 16/3/04 –15/3//06 - 08/11/07 Jeune Pied-Noir demande que l’Historial De Gaulle des Invalides soit transformé en Mémorial national des 150.000 Harkis, des milliers de Pieds-noirs et militaires assassinés par le « crime d’Etat » du 19 mars 1962. LES
TEMOIGNAGES ET LES ARCHIVES OFFICIELLES ACCUSENT En ce jour où le Président de la République va inaugurer l’Historial Charles De Gaulle, le rappel des ordres criminels donnés par le général De Gaulle lors des séances du Comité des Affaires algériennes, qu'il présida de 1959 à 1962, confirme les inquiétudes exprimées par Raymond Aron dans ses mémoires (1) : "les harkis, pour la plupart, furent livrés à la vengeance des vainqueurs sur l'ordre peut-être du général de Gaulle lui-même qui par, le verbe, transfigura la défaite et camoufla les horreurs...". Cette action criminelle fut dénoncée au Parlement dès mai 1962 par le Bachaga Saïd Boualam, Vice-Président de l'Assemblée Nationale, et par le Professeur Maurice Allais, Prix Nobel d'Economie, dans son ouvrage "L'Algérie d'Evian" (L'Esprit Nouveau - mai 1962 – réédition JPN - mars 1999). Le président algérien Abdelhaziz Bouteflika a reconnu ce massacre en déclarant sur Radio-Beur FM, en octobre 1999, parlant de la répression contre le GIA : « Nous ne faisons pas les mêmes erreurs qu’en 1962 où, pour un harki, on a éliminé des familles et parfois des villages entiers ». (La Croix du 17 juin 2000). Dans ses ouvrages « Les archives inédites de la politique algérienne –1958-1962 » et « Les combattants musulmans de la guerre d'Algérie, des soldats sacrifiés » (L’Harmattan) (2) le général Maurice Faivre a publié les ordres donnés par le général de Gaulle à ses ministres qui se traduisirent par le fameux télégramme de Louis Joxe et par les directives sur le terrain des généraux Ailleret et Katz. Ces ordres aboutirent aux massacres annoncés par le général de Gaulle lui-même dans son allocution radio-télévisée du 23 octobre 1958, et prévus par Alain Peyrefitte dans son ouvrage d'octobre 1961 "Faut-il partager l'Algérie ?" (Plon) (3). Plus de 150.000 harkis et 25.000 pieds-noirs furent victimes de ces directives (4). Devant cette accumulation de preuves officielles et de témoignages concordants, les Associations représentatives des Français d'outre-mer, réunies le 22 septembre 1995 au Sénat, ont adressé un message au Président de la République en lui demandant de reconnaître officiellement la responsabilité de la Ve République dans les massacres ayant suivi le 19 mars 1962. Ce message a été depuis co-signé par plus d’une centaine associations et par plus de 15.000 Français. Le 30 août 2001, les Harkis déposaient une première plainte pour crime contre l’humanité. Les 13 mars et 5 juillet 2003, 40 familles de disparus pieds-noirs déposaient deux nouvelles plainte pour crime contre l’humanité. Depuis de nombreuses personnalités, comme Michel Tubiana, G-M Benhamou, Jean Daniel et Jean Lacouture, demandent la reconnaissant de ce crime. La
responsabilité des faits est désormais reconnue par la
majorité des acteurs, des historiens (5), par la quasi-totalité
des responsables politiques actuels (6) et par la loi du 23 février
2005. Le candidat Nicolas Sarkozy s’était s’engagé
le 31 mars 2007 devant les représentants de la communauté
harkie : « Si je suis élu Président de la République,
je veux reconnaître le massacre et l’abandon des harkis
et de milliers d’autres « musulmans français »
qui lui avait fait confiance, afin que l’oubli ne les assassine
pas une nouvelle fois ». En honorant aujourd’hui leur bourreau
et en oubliant ses victimes, le Chef de l’Etat se rend à
la fois complice d’un crime contre l’Humanité et
d’un génocide mémoriel. (1) - "50 ans de réflexion politique" - p.388 – Juliard - (2) - Maurice Faivre est aussi l'auteur de l'ouvrage « Un village de harkis » (Edition L'Harmattan) - (3) A. Peyrefitte confirme les directives du Chef de l'Etat dans "C'était de Gaulle" - Fayard 1995. Les ordres du général étaient déjà connus grâce aux ouvrages de Raymond Tournoux (4) - Selon les chiffres de M. André Santini, ancien Secrétaire d'Etat aux Rapatriés (Le Figaro du 15 juin 2000) - (5) - Cf. les souvenirs de MM. Robert Buron, Pierre Joxe, Pierre Messmer, Alain Peyrefitte, Jean-Pierre Chevènement, Hervé Bourges ... ainsi que les multiples études publiées sur le massacre des harkis depuis 20 ans. -(6) - Enquête menée par Jeune Pied-Noir lors des élections de 1993-94, 95 et 2007. Les résultats ont été publiés dans le magazine "Pieds-Noirs d'Hier et d'Aujourd'hui" et sont disponibles auprès de l'association – (7) Jeune Pied-Noir est l'éditeur du "Livre des Harkis" (1991), ouvrage retraçant la vie, les combats et le drame des harkis à partir de leurs témoignages et de documents d'archives (300 photographies). Pour
en savoir plus cliquez sur : De Gaulle est-il
responsable d'un crime contre l'humanité ? |
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MESSAGE DE JEUNE PIED-NOIR AU PRESIDENT DE L'ADEPT Diffusion du 25 février 2008 A
Monsieur Gilbert ORRAND, Président de l' ADEPT et aux 1300
adhérents de Cher Président,
Chers Compatriotes et Amis, POUR LE BULLETIN POUR LES ELECTIONS MUNICIPALES : ELECTIONS |
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MESSAGE DU PRESIDENT DE L'ADEPT A SES 1300 ADHERENTS Diffusion du 25 février 2008 NOTE POUR LES ADHÉRENTS DE L'ADEPT Chers amis Nous sommes solidaires des rapatriés d’Algérie pour de multiples raisons, 1/ Nombre d’entre nous sont des transfuges de l’Algérie où, au 19 e siècle, nos ascendants se sont initialement expatriés sur incitation de nos gouvernements, et reposent désormais dans des cimetiètes profanés. C’est à nouveau sur incitation du pouvoir que les descendants de ces pionniers sont allés en Tunisie exploiter des terres en friche, construire ports, barrages, écoles lycées, collèges, hôpitaux, villes européennes, chemin de fer reliant Bône, Guelma à Tunis, etc…etc... 2/ Mais
la France les a reniés, faisant courir la rumeur qu’ils
avaient fait suer le burnous pour amasser des biens impurs, et que
la 3/ Ces contre vérités sont d’autant plus condamnables que, dans l’Armée d’Afrique composée à 50% d’autochtones et d’européens, ces expatriés ont défendu le Sol National, en 1914-18 et 1939-45. Après s’être remarquablement comportée en 1939-40, ces troupes sont repliées Outre Mer pour y être réduites à la peau de chagrin prévue par la Convention d’Armistice. Mais elles sont maintenue à un niveau opérationnel de 275 000 combattants par le Général Weygand nommé le 06 septembre 1940 « Délégué Général du Gouvernement en Afrique Française et Commandant en Chef des Forces Armées » puis, en juillet 1941, « Gouverneur Général de l’Algérie.>> L’AFN a alors la possibilité de couper son cordon ombilical d’autant que le Commandant en Chef des Forces Armées est le Général JUIN, Pied-Noir né à Bône. Mais notre Empire Colonial fait preuve d’un patriotisme sans limite. Alerté en novembre 1941, HITLER exige le rappel immédiat de WEYGAND qui arrêté par la Gestapo, est interné. Néanmoins, les Généraux Commandants Supérieurs en AFN continuent secrètement à renforcer leurs moyens, si bien que dès novembre 1942 la composante tunisienne de l’Armée d’Afrique est en mesure d’affronter dans le nord de la Tunisie les forces allemandes et italiennes refoulées de Lybie par la 8e Armée anglaise. La campagne de Tunisie constitue le premier acte de la reconquête de l’Europe occidentale, le baptême du feu pour l’Armée américaine, et la France y connaît un début de résurrection depuis l’humiliation de 1940. L’histoire dira si Weygand a de son propre chef ignoré la convention d’armistice, ou s’il avait la mission secrète de sauvegarder l’AFN par une armée capable de la défendre et de reprendre le combat. Libéré par les américains le 5 mai 1945, les Français le ramènent à Paris pour être incarcéré sous l’inculpation d’atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’Etat. Mais la Haute Cour de Justice désavoue le Pouvoir et prononce un non lieu pour celui qui avait permis à la France de reprendre le combat dès 1942. * En 1944,
à Alger, de Gaulle finit par s’imposer aux Alliés
grâce à la Mobilisation Générale de 750
000 hommes et femmes pour donner 4/ C’est
pourquoi, les rapatriés de Tunisie sont solidaires de tous
les rapatriés et des anciens combattants autochtones, dont
les harkis 5/ Depuis son élection, notre nouveau Président semble avoir oublié ses engagements à notre égard ; tout au moins il n’en parle plus. Nous pensions que sa visite d’Etat en Tunisie règlerait le contentieux immobilier vieux de 54 ans, mais cet espoir s’évanouit au fil des jours. La date de ce déplacement est en effet sans cesse repoussée et, puisque les visites du Maroc et de l’Algérie n’ont rien réglé, on ne voit plus comment il en serait autrement avec la Tunisie. La colonisation a été qualifiée d’injustice sans tenir compte du contexte historique, de la Barbarie et de la piraterie existantes , et cette repentance a été répétée le 05/12/07 à l’Elysée devant les rapatriés et les anciens combattants de l’Armée d’Afrique. Or, le premier engagement du candidat aux présidentielles était : « De ne jamais tomber dans la démagogie de la repentance » 5/ Bien que notre seule arme soit notre bulletin de vote, depuis l54 ans nous nous sommes laissés berner par les promesses fallacieuses de ceux qui ont été portés au pouvoir par notre appoint électoral. On nous a divisés pour régner et jouer les prolongations puisque notre génération risque de se réduire à une peau de chagrin aux prochaines présidentielles. Comme, enfin,
De GAULLE avouait son aversion pour les pieds noirs, nous ne pouvons
qu’être d’accord avec le communiqué de
JPN suivant. |
----------------------------------------------- DE GAULLE CONDAMNE ----------------------------------------
La Cour d'appel de Montpellier a condamné l'amiral Philippe De Gaulle et le Midi Libre pour leurs propos diffamatoires sur les harkis !
Toutes nos plus vives félicitations à toutes celles et tous ceux qui ont contribué à ce jugement et, en particulier, à Me Pierre COURBIS, avocat des harkis, et à l'association VERITAS qui se voit ainsi récompensée de ses efforts pour la défense de la vérité historique de l'Algérie française. Nous ne saurions trop attirer l'atention de tout ceux qui agissent pour la Vérité historique et pour que Justice soit rendue à nos compatriotes Harkis et Pieds-noirs de l'importance de cette condamnation de la Cour d'Appel de Montpellier. Elle demontre que les actions engagées par beaucoup d'associations et de particuliers portent leur fruits. A la veille du 45e anniversaire de l'exode des Français d'Algérie, elle invite à une mobilisation de toutes les bonnes volonté pour obtenir de l'Etat français la reconnaissance officielle du "crime d'Etat" du 19 mars 1962 commis envers les Français d'Algérie par le Chef de l'Etat d'alors et son gouvernement pour mener à terme leur nouvelle politique algérienne, radicalement opposée à celle qui leur avait permis de reprendre le pouvoir à l'occasion des événements patriotiques du 13 mai 1958 (cf. le message du 22 septembre 1995 au Chef de l'Etat dans "Reconnaissance nationale"). pour diffamation envers les Harkis COMMUNIQUE DE PRESSE DE VERITAS COMITE POUR LE RETABLISSEMENT DE LA VERITE HISTORIQUE L’amiral De Gaulle, élevé par le Président Chirac à l’un des plus hauts grades existant dans la hiérarchie de la Légion d’Honneur, et récompensé par le prix "Honneur et Patrie" pour son livre : "De Gaulle, mon père", vient, pour le même ouvrage, commenté dans le "Midi Libre", de recevoir une autre distinction, d’une nature très ordinaire, celle-là, par la Cour d’Appel de Montpellier : une condamnation de droit commun pour atteinte à l’honneur des Harkis auxquels il avait contesté jusqu’au droit d’ester contre lui, en niant leur qualité d’anciens combattants !!... L’arrêt a été rendu le
23 mars 2006 par la 3ème Chambre Correctionnelle de la Cour
d’Appel de Montpellier : La Cour a, d’ailleurs, souligné, pour mieux mettre en exergue la fausseté des accusations de Philippe De Gaulle, que nos malheureux compatriotes sont, encore, les malvenus en Algérie et que la Nation Française vient de reconnaître, par la loi du 23 février 2005, les souffrances éprouvées et les sacrifices endurés. C’est pourquoi, dénonçant le mensonge de De Gaulle, les hauts Magistrats précisent : "QU’EN CONNAISSANT PARFAITEMENT LA SITUATION DES HARKIS, LE PREVENU NE PEUT JUSTIFIER DE SA BONNE FOI, QUE L’INTENTION COUPABLE EST PRESUMEE… CAR LA DIVULGATION DES FAITS PAR LUI LIVRES A LA PUBLICITE (L’ACCUSATION DE RALLIEMENT) ETAIT DE NATURE A NUIRE A LEUR HONNEUR OU A LEUR CONSIDERATION.". "Attendu –termine la Cour, en conclusion, pour réformer la décision des premiers juges– que le délit de diffamation était bien constitué. " On ne saurait mieux juger. Ni mieux plaider car c’est exactement ce qu’a soutenu avec talent et conviction notre avocat, Maître Pierre Courbis qui a ajouté ce que, seul, un avocat Pied Noir pouvait apporter : le cœur et la sincérité ! Pour féliciter les acteurs de ce succès juridique et pour plus d'information contactez : Me Pierre COURBIS - Courriel : pierre.courbis.avocat@wanadoo.fr VERITAS - Mme Anne CAZAL - Courriel : anne.cazal@free.fr |
-------------------------------------------------------- DE GAULLE --------------------------------------------------
LE PLAN D'ABANDON DE L'ALGERIE DEFINI DURANT L'ETE 1961 PAR ALAIN PEYREFITTE «Pour réussir la prise du pouvoir simultanée sur l'ensemble du pays, il faut qu'ils (les dirigeants du F.L.N.) amènent le gouvernement français à éliminer, lui-même tous leurs adversaires; à organiser lui-même l'évacuation de la communauté européenne en métropole; à sacrifier lui-même à l'autorité exclusive du F.L.N. les autres tendances (Musulmans élus sur les listes «Algérie française», Musulmans à tendance «association» ou «soutien au général de Gaulle», M.N.A., etc.) ; à installer lui-même un exécutif provisoire unitaire, qu'ils ne peuvent accepter que s'il est composé de leurs doublures; à créer lui-même les conditions d'une dictature du F.L.N. Les objectifs du G.P.R.A. peuvent se résumer en un seul : obtenir de la France un fidéi-commis pour toutes les populations algériennes». Nota : les "lui-même" sont soulignés par Alain Peyrefitte dans le texte original.
Document présentant le fac-similé de la page de l'ouvrage d'Alain Peyrefitte de 1961 Cliquez sur l'image et faites "Enregistrer sous" pour obtenir une copie de ce document C'est, à la lettre, le plan que suivra de Gaulle 4 mois plus tard. La sérénité des négociateurs du G.P.R.A. ainsi que les articles des journalistes proches du pouvoir traduisent clairement que des "clauses" secrètes permettant la mise en œuvre de ce plan ont été acceptées. Ainsi pouvait-on lire, trois semaines avant les «accords", dans la revue Paris-Match du 24 février 1962, p. 35 :
Pouvait-on être plus explicite pour justifier le blocus de Babel-Oued, la fusillade de la rue d'Isly du 26 mars 1962, une semaine seulement après le cessez-le-feu et la liquidation, la même semaine, par l'Armée française et le F.L.N. des maquis franco-musulmans «Algérie française» de l'Ouarsenis ? Les ordres du Chef de l'Etat repris par les différents ministères concernés aboutirent aux massacres annoncés par le général de Gaulle lui-même dans son allocution radio-télévisée du 23 octobre 1958, et programmés par Alain Peyrefitte dans son ouvrage d'octobre 1961 "Faut-il partager l'Algérie ?". LES ACCORDS D'EVIAN : UN PARAVENT POLITICO-MEDIATIQUE POUR MASQUER UN GENOCIDE Devant leur abandon, la grande panique des musulmans fidèles à la France, annoncée dans l'analyse d'Alain Peyrefitte va se produire. Mais pour de Gaulle ces musulmans, que lui-même avait fait «Français à part entière" quatre ans plus tôt, ne sont plus des citoyens français mais, de facto, des nationaux algériens dont le destin ne le concerne plus. Ils ne doivent surtout pas quitter l'Algérie, qu'elles qu'en soient les conséquences pour eux et leurs familles. Des consignes secrètes sont données en ce sens. Elles seront vite rendues publiques mais la grande presse d'alors n'en fera pas l'écho. Ces consignes correspondent à l'application des clauses secrètes, tacites ou non, devant aboutir à la prise du pouvoir par le F.L.N. et qu'Alain Peyrefitte décrit dans son plan. |
-------------------- LES ARCHIVES OFFICIELLES CONDAMNENT DE GAULLE --------------------
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JEUNE
PIED-NOIR 11ème
diffusion à tous les médias - jeudi 8 novembre 2007 « La France a jeté les harkis dans les basses-fosses de l’Histoire. Il y a eu 80.000 morts. Paris a systématiquement entravé leur sauvetage. De Gaulle est bel et bien complice d’un crime contre l’humanité. » - Georges-Marc BENAMOU (Paris-Match – N°2841 – 30/10- 5/11/2003) En cette veille du 11 novembre, journée du souvenir des morts pour la France, le rappel des ordres criminels donnés par le général De Gaulle lors des séances du Comité des Affaires algériennes, qu'il présida de 1959 à 1962, confirme les inquiétudes exprimées par Raymond Aron dans ses mémoires (1) : "les harkis, pour la plupart, furent livrés à la vengeance des vainqueurs sur l'ordre peut-être du général de Gaulle lui-même qui par, le verbe, transfigura la défaite et camoufla les horreurs...". Cette action criminelle fut dénoncée au Parlement dès mai 1962 par le Bachaga Saïd Boualam, Vice-Président de l'Assemblée Nationale, et par le Professeur Maurice Allais, Prix Nobel d'Economie, dans son ouvrage "L'Algérie d'Evian" (L'Esprit Nouveau - mai 1962 – réédition JPN - mars 1999). Le président algérien Abdelhaziz Bouteflika a reconnu ce massacre en déclarant sur Radio-Beur FM, en octobre 1999, parlant de la répression contre le GIA : « Nous ne faisons pas les mêmes erreurs qu’en 1962 où, pour un harki, on a éliminé des familles et parfois des villages entiers ». (La Croix du 17 juin 2000). Dans ses ouvrages « Les archives inédites de la politique algérienne –1958-1962 » et « Les combattants musulmans de la guerre d'Algérie, des soldats sacrifiés » (L’Harmattan) (2) le général Maurice Faivre a publié les ordres donnés par le général de Gaulle à ses ministres qui se traduisirent par le fameux télégramme de Louis Joxe et par les directives sur le terrain des généraux Ailleret et Katz. Ces ordres aboutirent aux massacres annoncés par le général de Gaulle lui-même dans son allocution radio-télévisée du 23 octobre 1958, et prévus par Alain Peyrefitte dans son ouvrage d'octobre 1961 "Faut-il partager l'Algérie ?" (Plon) (3). Plus de 150.000 harkis et 25.000 pieds-noirs furent victimes de ces directives (4). Devant cette accumulation de preuves officielles et de témoignages concordants, les Associations représentatives des Français d'outre-mer, réunies le 22 septembre 1995 au Sénat, ont adressé un message au Président de la République en lui demandant de reconnaître officiellement la responsabilité de la Ve République dans les massacres ayant suivi le 19 mars 1962. Ce message a été depuis co-signé par plus d’une centaine associations et par plus de 15.000 Français. Le 30 août 2001, les Harkis déposaient une première plainte pour crime contre l’humanité. Les 13 mars et 5 juillet 2003, 43 familles de disparus pieds-noirs déposaient deux nouvelles plainte pour crime contre l’humanité. La
responsabilité des faits est désormais reconnue par la
majorité des acteurs, des historiens (5), par la quasi-totalité
des responsables politiques actuels (6) et souhaitée maintenant
par le Chef de l’Etat. Le 31 mars 2007 il s’engageait devant
les représentants de la communauté harkie : «
Si je suis élu Président de la République, je veux
reconnaître le massacre et l’abandon des harkis et de milliers
d’autres « musulmans français » qui lui avait
fait confiance, afin que l’oubli ne les assassine pas une nouvelle
fois ». Une reconnaissance attendue depuis 45 ans
par 2 millions de Français rapatriés et leurs descendants. (1) - "50 ans de réflexion politique" - p.388 – Juliard - (2) - Maurice Faivre est aussi l'auteur de l'ouvrage « Un village de harkis » (Edition L'Harmattan) - (3) A. Peyrefitte confirme les directives du Chef de l'Etat dans "C'était de Gaulle" - Fayard 1995. Les ordres du général étaient déjà connus grâce aux ouvrages de Raymond Tournoux (4) - Selon les chiffres de M. André Santini, ancien Secrétaire d'Etat aux Rapatriés (Le Figaro du15 juin 2000) - (5) - Cf. les souvenirs de MM. Robert Buron, Pierre Joxe, Pierre Messmer, Alain Peyrefitte, Jean-Pierre Chevènement, Hervé Bourges ... ainsi que les multiples études publiées sur le massacre des harkis depuis 20 ans. -(6) - Enquête menée par Jeune Pied-Noir lors des élections de 1993-94 et 95. Les résultats ont été publiés dans le magazine "Pieds-Noirs d'Hier et d'Aujourd'hui" et sont disponibles auprès de l'association – (7) Jeune Pied-Noir est l'éditeur du "Livre des Harkis" (1991), ouvrage retraçant la vie, les combats et le drame des harkis à partir de leurs témoignages et de documents d'archives (300 photographies). |
--------------------------------------------------- LE GAULLISME -------------------------------------------------
Qu'est-ce que le gaullisme ? A lire les études des admirateurs du général, il s'agirait d'une doctrine politique cohérente dans laquelle la Nation est au centre des préoccupations des hommes politiques se réclamant de cet héritage. En réalité, le gaullisme n'est qu'une pratique politique, efficace au vue de ses résultats, permettant d'accéder au pouvoir et de s'y maintenir. Cette pratique repose principalement pour parvenir à ses fins, en fonction des circonstances, sur l'abus de confiance et la politique du fait accompli. Il est dont possible de trouver tout et son contraire dans les propos du général De Gaulle, ce qui en fait un homme qui ne se trompe jamais en fonction des citations utiles pour demontrer ce que l'on veut démontrer. En résumé, l'histoire du gaullisme montre que cette pratique politique n'est qu'"une fausse grandeur faite d'une somme de vraies bassesses" dont certaines, malheureusement, ont causé la morts de centaines de milliers de personnes et le malheurs de millions d'autres. |
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«Il
(Staline) prononça le nom de Thorez, à qui le gouvernement
français avait permis de regagner Paris. Devant mon silence mécontent
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OUVRAGES FONDAMENTAUX SUR LA POLITIQUE ALGERIENNE ET LA PERSONNALITE DU GENERAL DE GAULLE
- L'ALGERIE D'EVIAN - Professeur Maurice Allais, prix Nobel d'Economie - (1962 - Réédition JPN 1999)
ARTICLE ACCUSATEUR DE GEORGES-MARC EBNAMOU PARU DANS PARIS-MATCH DE JUILLET 2003
OUVRAGES FONDAMENTAUX SUR LA PERSONNALITE DU GENERAL DE GAULLE - NAISSANCE DU MYTHE GAULLISTE - Henri de Foucaucourt - Edition DPF - Un ouvrage de base. - LA LIBERATION DE PARIS - Raymond Dronne - A lire pour découvrir la personnalité cachée de Charles De Gaulle. - Crimes d'Etat d'un chef d'Etat qui était De Gaulle" - André TROISE - Ed Grand Sud : 04 67 99 59 58 |
----------------------------------------------------- TEMOIGNAGES ----------------------------------------------
"Tout le monde a été ou sera gaulliste" est une des affirmations des partisans du général. Elle ne manque pas de fondement. En effet, De Gaulle ayant tout dis et son contraire (c'est le fondement même de la doctrine gaulliste), il est possible à tout un chacun de puiser dans les écrits et paroles du général les phrases de circonstance qui conviennent au moment. D'autant plus que, selon lui, seul ses écrits comptent. Voici un exemple sur le rôle positive de la colonisation et sur l'engagement du général à ne "jamais" abandonner l'Algérie. Une citation "écrite" qui devrait interpeler Nicolas Sarkozy pourfendeur de "la colonisation un système injuste" ! |
VERITE GAULLIENNE DE ... 1947 !
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