Conseil Economique et Social

Mise à jour le 2 janvier 2009

L'avis du 19 décembre 2007 du CES sur "les politiques financières en faveur des faveur des Français rapatriés" a provoqué de nombreuses critiques. De nombreuses personnalités auditionnées s'étonnent des recommandations de la commission qui semblait pourtant avoir compris les attentes des Français rapatriés. Un rapport qui n'apporte aucune solution à des problèmes non réglés depuis... 46 ans ! Jamais un problème humain de l'ampleur de l'exode des Français d'AFN et d'Outre-mer n'a été traité de façon aussi lente par les gouvernements français.

RECHERCHES PAR THEME : ACTIONS JPN - ACTUALITES - ADRESSES UTILES - CES - GOUVERNEMENT - LOI RAPATRIES - MIR - SOUTIEN

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CES - Lettre de protestation de Jeune Pied-Noir au Premier ministre

GOUVERNEMENT - Lettre d'une jeune pied-noir

Avis du CES : premiers commentaires de JPN - 21 décembre 07

Avis du CES : Communiqué commun des Associations de Français Rapatriés du 20 décembre 07

Indemnisation/Réparation : Nicolas Sarkozy propose une solution rapide et simple de financement des 42 Md€ dus aux Rapatriés

AVIS DU CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL

JEUNE PIED-NOIR

demande au Premier ministre l'arrêt de la diffusion de l'avis du CES

pour abus de confiance !

Diffusion du lundi 4 février 2008

Pour écrire au Gouvernement, voir la liste des adresse utiles dans la rubrique : Gouvernement

 

Note de JPN au Conseil Economique et Social - 14 décembre 2007

APPEL A TOUS LES FRANCAIS RAPATRIES

APRES L'AVIS DU CES

COMMUNIQUE COMMUN

20 décembre 2007

Les Associations de Français Rapatriés signataires communiquent :

A la suite de l’avis voté le 19 décembre 2007 par le Conseil Economique et Social, les Responsables associatifs des Français Rapatriés ont pris acte du non-respect par le Chef de l’Etat des engagements du candidat Nicolas Sarkozy.

Ils appellent les députés et sénateurs à déposer, dès janvier 2008, une proposition de loi reprenant les termes des amendements reconnaissant la responsabilité de l’Etat français dans les crimes commis en Algérie après le 19 mars 1962, des sénateurs Alduy, Retailleau, Peyrat (N°Adlu.1 du 16 décembre 2004), Mme Dini (N°20 du 15 décembre 2004) et des députés Lévy, Néri, Hamelin, Lauchaud, Gilles, lors des débats sur le vote de la loi du 23 février 2005. Ils leurs demandent aussi de déposer une proposition de résolution « tendant à la création d’une commission d’enquête sur les responsabilités dans les massacres de nombreuses victimes civiles, rapatriées et harkis après la date officielle du cessez-le-feu de la guerre en Algérie » du 19 mars 1962 (N°1637, enregistrée à l’A.N le 3 juin 2004).

Ils demandent aux candidats aux prochaines élections municipales des 9 et 16 mars 2008 de s’engager sur cette proposition de loi et sur la résolution, et appellent les électeurs Français rapatriés et leurs nombreux amis métropolitains à ne voter que pour les candidats les ayant signées et qui auront demandé publiquement au Chef de l’Etat de tenir son engagement de candidat : « Si je suis élu Président de la République, je veux reconnaître officiellement la responsabilité de la France dans l’abandon et le massacre de Harkis et d’autres milliers de « musulmans français » qui lui avaient fait confiance, afin que l’oubli ne les assassine une deuxième foi. » (Déclaration de Nicolas Sarkozy au siège de campagne de l’UMP le 31 mars 2007 devant plus de 100 représentants de la communauté harkie, en présence de M. Hamlaoui Mekachera, des députés Diefenbacher, Kert, Vitel, de MM. Claude Guéant et Renaud Bachy).

Les Associations signataires informeront par leurs sites Internet et par leurs publications leurs adhérents et amis des positions prises par les candidats aux élections municipales.

PREMIERES FEDERATIONS ET ASSOCIATIONS SIGNATAIRES

Avenir Jeunesse Pieds-Noir Mémoire (AJPNM) - Carnoux Racines - Collectif des Rapatriés Internautes (CRI) - Comite d'action pour le respect de la memoire des civils et militaires morts pour l'Algerie Française - Coalition Nationale des Harkis et des Associations de HarkisCoordination Nationale des Français d'Algérie des Alpes-Maritimes - Comités de défense des Français d'Algérie et des Agriculteurs Rapatriés - Association Nationale de Notre-Dame d'Afrique - Maison des Rapatriés de Grenoble - Jeune Pied-Noir (JPN) - Radio Pieds-Noirs Internationale et Télévision Pieds-Noirs - Union Nationale Laïque des Anciens Supplétifs (UNLAS)

Compte tenu du délai trop court laissé aux fédérations et associations de Français rapatriés pour donner leur accord sur ce communiqué commun, cette liste sera actualisée chaque jour.

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CONTACT MEDIAS

Bernard Coll – 06 80 21 78 54
jeunepiednoir@wanadoo.fr
Jeune Pied-Noir – BP 4 – 91570 Bièvres

 

AVIS DU CES : COMMENTAIRES DE JPN

21 décembre 2007

L’avis du CES constate une situation qui perdure depuis 45 ans sans en chercher les causes, comme le souhaitait le candidat Nicolas Sarkozy lors de la réunion du 13 avril 2007 avec les représentants des Associations de rapatriés pieds-noirs. La Commission n’a donc pu proposer comme solution que celle de poursuivre le « dispositif protéiforme et complexe » - créé par l’Etat français ce qui n’est pas dit dans la note - ou mieux encore, de revenir aux « accords d’Evian » de 1962 - tout en sachant, que n’ayant pas été appliqués dans le passé, ils n’ont aucune chance de l’être dans l’avenir. Le dernier paragraphe ne manquerait pas de saveur, s’il ne s’agissait de drames humains, en constatant que les « demandes » des Français rapatriés « renvoient aux droits les plus élémentaires de la personne humaine, tels qu’ils sont définis par la Déclaration universelle des droits de l’Homme, dont l’Etat algérien est signataire depuis 1962 »… oubliant que la France est l’origine de ces droits en 1789 ! Les rédacteurs de la Note 280 semblent ignorer que cette déclaration est la première des lois de la France depuis la Révolution. Elle est placée à cette fin en préambule de la Constitution de la Ve République ! Savent-ils que ce sont les Français d’Algérie qui sont, pour leur malheur, à l’origine de cette République ingrate? Pour le détail des commentaires voir la rubrique CES dans la page "Gouvernement". Les repères en rouge indiquent sur la note 280 du CES les points importants commentés par JPN.

Pour copier l'Avis du CES en pdf ainsi que les commentaires de JPN, faites : CES Avis commentaires JPN

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AVIS COMMENTES PAR JPN DU CES DU 19 DECEMBRE 2007

PAGE 1

(1) 1,5 millions de rapatriés 1962 = 2 millions de votants 2008 (sans compter nos amis métropolitains)
(2) mis en place par les gouvernements français successifs depuis 1961. Ce n’est pas sans importance.
(3) 35 Md€, c’est considérable ! Présentés autrement, c’est 0,8 € d’aides par jour et 290€ d’indemnisation par an par personne. C’est beau, c’est grand, c’est généreux la France !
(4) Pourquoi cet avis si les derniers points matériels sont déjà réglés par la loi de 2005?
(5) la commission a mal écouté ou mal entendu : il s’agit de la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français que demandent les Français rapatriés victimes sacrifiées à la politique de la France.

PAGE 2

(1) La loi du 26 décembre 1961 n’a jamais été appliquée par la volonté du général De Gaulle. La Commission ne donne aucun chiffrage de cet « effort financier considérable ». Jusqu’en 1970 il n’y que des « aides » pour un montant de 15 Md€, soit 100€ par mois par personne ayant tout perdu pour se réinstaller et acquérir le minimum vital ! Trois fois moins que pour un SDF d’aujourd’hui.

PAGE 3

(1) JPN chiffre à 30 Md€ l’indemnisation et à 12 Md€ la réparation des préjudices moraux (cf. notre rapport au CES)
(2) Retour à la case départ. C’est la doctrine de l’Etat français de 1962, seul signataire de ces accords avec le FLN. A aucun moment depuis 1962, la France n’a exigé de l’Algérie qu’ils soient respectés.
(3) Comment l’ANIFOM a-t-elle pu travailler depuis 1961? Comment fait la Sécurité Sociale tous les jours pour le calcul des retraites ?
(4) Affirmation gratuite sans aucune argumentation. Dans le dossier JPN il est démontré mathématiquement et économiquement que l’Etat peut sans difficulté assumer sa dette. On se demande comment, si l’indemnisation n’est pas concevable, une indemnité forfaitaire peut être envisageable pour tous, à moins qu’elle soit d’un euro symbolique. Mais l’Algérie peut payer.
(5) Un « jeune » rapatrié est bien souvent aujourd’hui une grand-mère ou grand-père retraité ! A force de répéter depuis 45 ans que l’Etat va aider les enfants de rapatriés, il a oublié que ceux-ci avaient aujourd’hui entre 45 et 65 ans !
(6) La « guerre » d’Algérie n’est pas une guerre entre Etats souverains mais une guerre civile entre citoyens de même nationalité, la nationalité algérienne n’existant pour la première fois que depuis le 3 juillet 1962. La loi du 19 octobre 1999 est une loi mensongère faite pour justifier la politique de l’Etat français de 1962. Faire un travail de mémoire commence par redonner leur sens aux mots : « Lorsque les mots perdent leur sens, les hommes perdent leur liberté » - Confusius.

PAGE 4

(1) – Reprise du catalogue des propositions faites à chaque élection en attendant la suivante. La création du « Mémorial de Marseille » est annoncé depuis plus de 20 ans. En réalité c’est à Arles qu’il aurait dû se situer afin de pouvoir le qualifier plus justement d’ « Arlésienne ».
(2) Existe déjà Quai Branly mais les rédacteurs semblent l’ignorer.
(3) Voir point 5 de la page 1
(4) Quelques : lire 500 soldats à un millier. Les quelques autres milliers de disparus européens et français musulmans sont-ils compris dans le « quelques » ?
(5) Enfin ! Mais c’est par-là qu’il fallait commencer. D’autant plus que la France est aussi signataire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme ! Authentique.

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POUR OBTENIR UNE COPIE COMPLETE DE L'AVIS DU CES OU FAIRE PART DIRECTEMENT DE VOS COMMENTAIRES A LA COMMISSION FINANCES DU CES

TELEPHONEZ, ENVOYEZ UN COURRIEL, ECRIREZ OU ADRESSEZ UNE TELECOPIE

Mme Monique ALLERON - Administrateur de la section des Finances

CES - Palais d'Iéna - 9, Place d'Iéna - 75116 Paris - Tel : 01 44 43 62 45 - Fax : 01 44 43 64 53

mailto:monique.alleron@ces.fr

DES ADRESSES UTILES !

POUR FAIRE CONNAITRE DIRECTEMENT VOTRE AVIS AU CHEF DE L'ETAT ET AU GOUVERNEMENT, TELEPHONEZ, ECRIVEZ, ADRESSEZ UN COURRIEL OU UNE TELECOPIE A :

M. Erard CORBIN de MANGOUX
Conseiller intérieur – chargé des Français rapatriés

55, rue du Faubourg Saint-Honoré - 75008 PARIS
Tel : 01 42 92 86 76 – Fax : 01 42 92 81 45
Courriel : mailto:erard.corbindemangoux@elysee.fr

M. Eric ETIENNE
Conseiller Technique auprès du premier ministre chargé de la politique de la ville, intégration et lutte contre l'exclusion
57 , rue de Varennes – 75007 Paris
Tel : 01 42 75 53 97 – Fax : 01 42 75 75 93

mailto:eric.etienne@pm.gouv.fr

M. Renaud BACHY
Président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés
96, Av. de Suffren – 75015 Paris
Tel : 01 53 69 55 43 – Fax : 01 53 69 55 47

 

 

HUMEUR & HUMOUR

AVIS AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ET AU PREMIER MINISTRE
(20 décembre 2007)

LES FRANÇAIS RAPATRIES DOIVENT-ILS
35 MILLIARDS D’EUROS A LA FRANCE ?

Les auditions faites par la Commission des Finances du Conseil Economique et Social ont permis de mettre en lumière les importants avantages financiers dont ont bénéficié les Français Rapatriés depuis 1962. Les accords passés par la France avec les nouveaux Etats indépendants prévoyaient que l’indemnisation des biens perdus devait être assurée par les Etats spoliateurs. Pour l’Algérie les Accords d’Evian, bilatéraux, prévoyaient que ce pays contribuerait à cette indemnisation. Ces accords n’ayant pas été respectés par les bénéficiaires, l’Etat français a accordé par la loi du 15 juillet 1970 une contribution nationale à l’indemnisation qui, selon son article 1er « a le caractère d’une avance sur les créances détenues à l’encontre des Etats étrangers ou bénéficiaires spoliateurs. » Au fil du temps, les Français rapatriés, profitant d’un dispositif complexe fréquemment remanié, ont su, par la menace de leur vote à chaque élection, obtenir en 45 ans d’autres avantages, en aides diverses et indemnisations considérables, qui se chiffrent aujourd’hui à plus de 35 milliards d’euros (valeur 2002).

Mais la découverte la plus importante faite par la Commission des Finances du CES est que l’Etat français a payé pour un problème résolu depuis 1964 ! Le 6 juin de cette année, le général De Gaulle déclarait à Metz : « Nous l’avons résolu (le problème de l’Algérie) comme il fallait, conformément au génie de la France et à son intérêt… Je vous prends tous à témoins, en une année, un million de Français établis dans ce pays ont été rapatriés sans heurts, sans drames, sans douleur et intégrés dans notre unité nationale. » Un mois après, preuve de la véracité de cette affirmation jamais contestée, le gouvernement supprimait le Ministère des Rapatriés devenu inutile. Il aura fallu attendre le décès du général pour que son successeur, déjà malade, cède par faiblesse aux appels injustifiés des Français rapatriés et accepte de faire voter la loi de 1970, point de départ des dérives financières qui ont suivi et dont la France souffre encore aujourd’hui avec plus de 1200 milliards d’euros de dettes.

Fort de cet avis impartial des sages du CES, le Président de la République envisage de demander aux Français Rapatriés, à leurs enfants et petits-enfants de restituer dès janvier 2008 les sommes perçues au titre d’avances sur les créances dues par les Etats où se trouvaient des biens abandonnés, biens que ces Etats ont dû entretenir à leurs frais depuis 45 ans. Ces pays sont devenus depuis des grands amis de la France. Les Français Rapatriés ne sont-ils pas responsables de leur situation ? Pourquoi ne se sont-ils pas retourner, comme les Accords d’Evian leur en donnaient le droit, contre les Etats dits spoliateurs ? Dès leur accueil en métropole, les aides considérables accordées par la France, le leur permettaient. Aujourd’hui, en entreprenant une action tardive ils risquent de se voir réclamé les frais d’entretien des biens qu’ils ont abandonnés. Reste à fixer le montant des intérêts sur les avances consenties dus à l’Etat français par les Rapatriés. Le Premier ministre, sensible au sort de certaines catégories de victimes, souhaite cependant que les familles de disparus (d’Argentine et du Chili), les victimes d’attentats (celles du DC-10 du Tchad), les Français musulmans rescapés du « génocide » du 17 octobre 1961 à Paris, ainsi que les anciens détenus (des Brigades Internationales) des camps de la honte de Rivesaltes, Saint-Maurice l’Ardoise, Bias et autres lieux, soient exonérées de ce remboursement. En cette veille du 50e anniversaire de la création en Algérie de la Ve République, il aurait conclu sa demande par ce rappel historique : « C’est beau, c’est grand, c’est généreux la France. »

Le gouvernement acceptera-t-il la requête des associations de Français rapatriés demandant un étalement sur 45 ans du remboursement des sommes indûment perçues et de leurs intérêts ? Le Conseil Economique et Social se dit prêt à donner le même avis* que celui du Premier ministre.

* Rectificatif de la coquille : lire « un avis au » au lieu de « le même avis que celui du ».

(A NE PAS PRENDRE AU SERIEUX, BIEN QUE…)

Comme vous l’avez compris, cet avis n’est pas un avis officiel du Conseil Economique et Social. JPN l’a rédigé en s’inspirant de la note du CES avec le souci de répondre aux attentes financières du Premier ministre qui a déclaré la France en état de faillite. 35 milliards d’euros, c’est équivalent des contrats obtenus dernièrement par le Président de la République. Avouez que notre proposition ne manque pas d’avantages !

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POUR LIRE LE VRAI RAPPORT DE JEUNE PIED-NOIR REMIS AU CES
http://pagesperso-orange.fr/jeunepiednoir/jpn.wst
puis rubrique CES

Contact : Bernard COLL - Secrétaire général de JPN
01 69 41 01 12 – 06 80 21 78 54 - jeunepiednoir@wanadoo.fr

-------------------------------- CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL -----------------------------

CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL

22 janvier 2008

Son rôle

Le Conseil économique et social est une assemblée constitutionnelle consultative placée auprès des pouvoirs publics. Par la représentation des principales activités économiques et sociales, le Conseil favorise la collaboration des différentes catégories professionnelles entre elles et assure leur participation à la politique économique et sociale du Gouvernement. Il examine et suggère les adaptations économiques ou sociales rendues nécessaires notamment par les techniques nouvelles.

CES
Place d'Iéna - 75016 PARIS

Site : http://www.conseil-economique-et-social.fr/ces_dat2/1-1insti/inst.htm

Standard : 01 44 43 60 00
Présidence - Fax : 01 44 43 61 63 - mailto:president@ces.fr
Secrétariat général : Fax : 01 44 43 61 87 - mailto:secgen@ces.fr
Service presse - Fax : 01 44 43 61 23

 

CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL

RAPPORT SUR LES POLITIQUES FINANCIERES POUR LES RAPATRIES

Séance plénière les 18 et 19 décembre 2007

Dimanche 16 décembre 2007

L'avis du Conseil économique et social sur "les politiques financières conduites en faveur des Français rapatriés" sera examiné en séance plénière les 18 et 19 décembre et voté le 19 décembre 2007.

 

NOTE D'INFORMATION DE JPN

A Mme Monique Alleron pour le Président et les membre de la Commission des Finances en charge du rapport "Français Rapatriés".

14 décembre 2007

Chère Madame,
Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir transmettre à M. REYNAUD, Président de la Commission d'étude sur les politiques menées depuis 1961 envers les Rapatriés, les faits suivants qui complètent les exemples de capacité de la France à réparer les "fautes" des gouvernements français depuis 1962 envers les Français Rapatriés.

SUR LE FOND
- Dans son discours du 5 décembre à l'Elysée devant les rerésentants de la communauté des Français Rapatriés, le Président de la République a déclaré en parlant des Harkis :

" Pour la France, il s'agit d'une question d'honneur ; il faut réparer les fautes qui ont été commises"... "Alors à tous les Harkis envers la France a une dette, je dis, au nom de la République, que la France leur doit réparation".

Puis parlant des victimes civiles des Accords d'Evian signé entre le gouvernement du général De Gaulle et le seul FLN, évoquant ceux qui sont tombés après le 19 mars 1962 : "Ils ont été les victimes d'une histoire tragique, ils n'en n'ont été les coupables."

Le Chef de l'Etat en déclarant la "France", c'est à dire juridiquement le Chef de l'Etat et le gouvernement qui la représentaient, responsable d'une "dette" (sans la définir) résultant d'une "tragique histoire", reste dans le contexte flou juridiquement de : "responsable sans coupable".

Lors de l'émission "RIPOSTES" du 9 décembre dernier sur France 5, reprenant les accusations de Georges-Marc Benamou publiées dans Paris-Match du 30 octobre 2003, j'ai publiquement démontré, à partir de documents irréfutables et de témoignages incontestables, que le général De Gaulle avait volontairement sacrifié les Français d'Algérie à sa nouvelle politique algérienne, qui le rendait complice du "crime contre l'humanité" dénoncé par l'auteur de l'ouvrage " Un mensonge français". Je n'ai à ce jour, comme G-M Benamou, pas été poursuit en justice pour diffamation.

Seul le respect par le Président Nicolas Sarkozy de l'engagement tenu par le candidat Nicolas Sarkozy lors de la réunion des représentants harkis au siège de campagne de l'UMP, le 31 mars 2007- "Si je suis élu, je veux reconnaître officiellement la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis et d'autres milliers de "musulmans français" qui lui avaient fait confiance, afin que l'oubli ne les assassine pas une nouvelle fois." - permet de sortir de cette impasse politique et juridique.

C'est pourquoi, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir faire préciser sa pensée au Chef de l'Etat, car l'imprécision de son langage ne permet pas répondre aux attentes légitimes des Français Rapatriés, citoyens français, qui demandent pour eux l'application du droit commun et non, 45 ans après, la poursuite d'une politique de mesures discriminatoires, contraires au droit français, même si elles sont positives.

SUR LES SOLUTIONS FINANCIERES


Aux nombreux exemples que nous vous avons déjà communiqués, nous vous demandons d'ajouter :

- L'annonce de Mme Roselyne BACHELOT de verser aux 4500 irradiés de l'hôpital d'Epinal 10.000 euros en avance d'indemnité (cf. copie ci-jointe de l'article du Parisien du 7 décembre 2007). Nous sommes très contents que la solidarité nationale s'applique à ces victimes de l'Etat. Mais, au nom du principe d'Egalité, les victimes d'hier doivent être traitées comme les victimes d'aujourd'hui.

- La solution proposée par le Président de la République lui même lors de son entretien télévisé sur TF1 et FRANCE 2 du 29 novembre 2007 à 20h20, de financer la rénovation et la modernisation des Universités par la vente de 2,5% du capital d'EDF, dégageant un budget de 3,7 Md d'euros, tout en laissant l'Etat majoritaire à 85%. L'application de la même solution pour solder la "dette d'honneur de la France" envers les Français Rapatriés, conduit à vendre 28,4% d'EDF pour un budget de 42 Md d'euros, l'Etat restant majoritaire à 56%.

Restant à votre disposition,

Nous vous prions de croire, Monsieur le Président, Madame et Messieurs les membres de la Commission, à l'assurance de nos salutations distinguées.

Mme Taouès Titraoui - Membre du HCR - Maire-adjoint

Bernard Coll - Secrétaire général de JPN
01 69 41 01 12 - 06 80 21 78 54

Copie :
MM. Erard Corbin de Mangoux - Conseiller intérieur du Président de la République
M. Eric Etienne - Conseiller technique du Premier ministre
M. Renaud Bachy - Président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés

RAPPORT


******************
JEUNE PIED-NOIR AUDITIONNE PAR
LE CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL

Rapport disponible à la page Indemnisation et Réparation de notre site

" Si je suis élu Président de la République, je veux reconnaître la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des harkis et d'autres milliers de musulmans français qui lui avaient fait confiance, afin que l'oubli ne les assassine pas une deuxième fois" - Nicolas SARKOZY - Réunion des responsables Harkis au QG de campagne de l'UMP - 31 mars 2007.

Jeune Pied-Noir a été auditionné dans le cadre du rapport demandé par le Premier ministre sur le bilan des politiques conduites depuis 1962 envers les Français rapatriés. Le dossier présentant l'analyse et les propositions de Jeune Pied-Noir est disponible (sans les annexes) en version électronique au format pdf sur simple demande. Une version papier avec les annexes peut être adressée moyennant une participation aux frais de tirage de 10 euros. Ce document de 30 pages contient un résumé des lois et mesures depuis 1961, de nombreux documents annexes, le chiffrage de la réparation et de l'indemnisation totale des biens spoliés dues par l'Etat français à toutes les familles rapatriées .

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