17 octobre 1961
Mise à jour le 19.11.2011
17 octobre 1961 - Communiqué de presse : Les trois crimes du général De Gaulle contre les Français musulmans
17 octobre 1961 - NICE : Une réplique exemplaire des pieds-noirs de Nice menée par Hervé CUESTA !
Depuis une dizaine d'année, pour faire contrefeu à la campagne "Hommage aux Harkis" et à la loi du 23 février 2005, une vaste campagne médiatique a été par la "gauche" française, avec la complicité passive du pouvoir, pour que soit reconnu le "massacre", voire même le "génocide" selon certains journalistes et historiens, consécutif à la répression par la police française gaulliste de la manifestation du 17 octobre 1961 de "Français musulmans" (sic), selon Libération, favorables au FLN et à l'indépendance de l'Algérie. Qui est responsable de cette repression, combien y a-t-il eu de victimes ? La France doit-elle faire repentance ? Dans ce cas que doit-elle faire pour le "massacre" du 26 mars 1962 rue d'Isly à Alger, pour le "génocide" de 80.000 à 150.000 harkis et pour les disparsu d'Oran du 5 juillet 1962. Ces crimes furent-ils commis sur ordre du général De Gaulle comme l'affirme Georges-Marc Benamou ?
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Diffusion 17 octobre 2011 17 heures 8 mai 1945 17 octobre 1961 19 mars 1962 Les trois crimes du général De Gaulle contre les « Français musulmans » Depuis quelques décennies, des intellectuels, des historiens, des « consciences » morales nationales et internationales, des journalistes et hommes politiques s'indignent, à longueur d'articles de presse et d'émissions de radio et de télévision, de l'oubli du « massacre », voire même le « génocide », subi le 17 octobre 1961 à Paris par des « Français musulmans » pro-FLN et favorables à la sécession de nos départements algériens. Un « massacre » commis lors de la répression policière menée par l'Etat français chargé de l'ordre public dans un pays en « guerre ». Plus de 50 ans après les faits, il semblerait que ces personnalités ne disposent pas encore des informations leur permettant d'identifier les responsables de ce crime. Des informations connues depuis 50 ans et pourtant si facilement accessibles à tous aujourd'hui par Internet. Il semblerait qu'elles ne sachent pas encore, certaines étant pourtant d'un âge très avancé, comment fonctionnait l'Etat français en 1961 lors de ce dramatique épisode de la guerre civile d'Algérie, une guerre qui n'est désormais plus « sans nom ». Guerre civile, car ils reconnaissent que tous les Algériens d'origine arabe ou berbère de 1961 étaient bien Français, en les qualifiant eux-mêmes, à juste titre, dans leurs articles de « Français musulmans ». Des « Français à part entière » qui avaient voté en effet en 1958, grâce au général De Gaulle, à 96,7%, la Constitution de la Ve République et permis à celui-ci de retrouver de façon inespérée le pouvoir. Le 17 octobre 1961, ces Français sécessionnistes qui participèrent volontairement à la manifestation de l'organisation terroriste FLN contre laquelle l'Etat français était en « guerre », furent tout simplement les victimes de l'article 16 de la nouvelle Constitution qui donnait tous les pouvoirs au seul Chef de l'Etat, le général De Gaulle. C'est donc à l'ayant-droit moral de ce criminel qu'ils doivent logiquement s'adresser, c'est-à-dire à l'actuel Président de la République qui, au nom du principe de continuité de l'Etat, assume le passé des Chefs d'Etat qui l'ont précédé. Les victimes françaises d'origine algérienne du général De Gaulle furent nombreuses. Les « indignés » du 17 octobre 1961, qui sont aussi ceux du « génocide » de Sétif 1945, ne devraient-ils pas aussi, en toute logique, se joindre les indignés du massacre de la rue d'Isly du 26 mars 1962 à Alger, de l'abandon et du massacre des Harkis et de leurs familles après le 19 mars 1962 et des disparus d'Oran 1962 du 5 juillet ? Limitée aux seuls crimes contre les « Français musulmans », la responsabilité historique du général De Gaulle apparaît comme irréfutable. 8 MAI 1945 : LA REPRESSION GAULLISTE DE SETIF APRES LA TUERIE DE CIVILS La répression qui suivit l'odieux massacre de plusieurs centaines de civils européens et musulmans fidèles à la France lors des émeutes du 8 mai 1945 à Sétif et Guelma fut ordonnée par le gouvernement légal de la France du général De Gaulle, alors président du Gouvernement provisoire de la République française. Le ministre de l'intérieur était Adrien Texier, le ministre de la Guerre André Diethelm, celui de la Marine, Louis Jacquinot, et de l'Air, le communiste Charles Tillon. Ce sont eux qui, sous les ordres du général De Gaulle, organisèrent la répression permettant de rétablir l'ordre républicain. Selon la tendance des historiens, celle-ci fit entre 1500 et 45.000 victimes. Elle se situe plus probablement entre 2000 et 3000 « Français musulmans ». 17 OCTOBRE 1961 : LA REPRESSION GAULLISTE DE LA MANIFESTATION FLN A PARIS Le 17 octobre 1961, le Chef de l'Etat, le général De Gaulle disposait de tous les pouvoirs. En outre, il présidait le Comité des Affaires algériennes où ses ordres étaient directement donnés à Georges Pompidou, son premier ministre, à Louis Joxe, ministre des Affaires algériennes, à Roger Frey, ministre de l'Intérieur et à Pierre Messmer, Ministre des Armées. Le préfet Maurice Papon a agi sur ordre du gouvernement qui, lui-même, appliquait les directives du général De Gaulle. Le nombre de victimes pro-FLN est estimé à quelques dizaines de personnes, voire 200 personnes maximum. Ce chiffre, grossi aujourd'hui à 300, voire 600, pour faire plus sérieux, doit être rapproché des victimes du FLN en France : 4176 tués et 8813 blessés, dont 3957 tués - 7745 blessés Français de souche arabe ou berbère. Des victimes « Françaises musulmanes » curieusement « oubliés » par les indignés du 17 octobre 1961. 19 MARS 1962 : L'ABANDON ET LE MASSACRE DES HARKIS VOULUS PAR DE GAULLE Mais le crime le plus odieux du général De Gaulle contre les « Français musulmans » est celui qu'il commit contre les Harkis. Crime accompli avec la complicité active du FLN. Pour se libérer au plus vite du « boulet algérien », De Gaulle doit se débarrasser des Harkis, « ce magma qui n'a servi à rien ». Ou plutôt qui ne lui sert plus à rien depuis que, grâce aux Français d'Algérie, il a retrouvé le pouvoir. De Gaulle va sacrifier à la « raison d'Etat », c'est-à-dire à sa propre politique, plus de 100.000 Français musulmans qu'il ne veut pas voir débarquer en France métropolitaine. Pourtant il acceptera, à la demande des industriels français, que de juillet à décembre 1962 plus de 300.000 nouveaux citoyens « algériens » suivent l'exode des « pieds-noirs » et des quelques milliers de Harkis sauvés par leur officiers contre les directives officielles et ordres donnés par Pierre Messmer et Louis Joxe. Des travailleurs de nationalité fraîchement algérienne que le gouvernement pensait alors pouvoir renvoyer chez eux facilement, dès que cette main-d'uvre temporaire et bon marché aurait rempli sa tâche. Si les deux premières répressions se situent dans le cadre du maintien de l'ordre républicain prévu par la loi française et les Droits de l'Homme (Articles IV, X et XII), préambule de la Constitution française, l'abandon et le massacre des Harkis et de leurs familles fut un « crime d'Etat » nécessaire à l'accomplissement de la nouvelle politique algérienne du général De Gaulle. Si aucun Chef d'Etat ne s'est actuellement prononcé pour la reconnaissance de la responsabilité de l'Etat dans les répressions de 8 mai 1945 et du 17 octobre 1961, il y a un pour l'abandon et le massacre des Harkis un consensus général. Cette reconnaissance, demandée aussi bien par les Français « rapatriés» que par la Ligue des Droits de l'Homme, l'est aussi par les trois candidats présidentiables en 2012 : Nicolas SARKOZY, François HOLLANDE et Marine LE PEN. Un engagement formel pris le 31 mars 2007 et qui n'a pas encore été tenu par l'actuel Chef de l'Etat mais qui le sera probablement par son successeur si on se réfère aux déclarations de François HOLLANDE d'avril 2007 et la pétition signée le 27 août dernier à Port-Barcarès par Marine LE PEN lors d'un grand rassemblement pied-noir organisé par l'USDIFRA. Bernard COLL Secrétaire général de JPN - BP 4 91570 Bièvres - 06 80 21 78 54 Découvrez la vérité historique sur le site Jeune Pied-Noir http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/ RAPPEL DU NOMBRE DE FRANCAIS VICTIMES CIVILES DU TERRORISME FLN Chiffres officiels arrêtés au 19 mars 1962 Français d'Algérie de souche européenne : 2788 tués - 7541 blessés - 875 disparus Français d'Algérie de souche arabe ou berbère : 16378 tués - 13610 blessés - 13296* disparus Total : 19166 tués - 21151 blessés - 14171* disparus Le nombre réel de disparus algériens de souche arabe ou berbère le plus probable est estimé à 50.000, les statistiques officielles ne prenant en compte que les déclarations faites auprès des autorités françaises. RAPPEL DU NOMBRE FRANCAIS DE VICTIMES CIVILES DU FLN ET LA REPRESSION DE L'ETAT FRANCAIS APRES LE 19 MARS 1962, EN VIOLATION DES ACCORDS D'EVIAN Estimation selon les sources historiques les plus fiables Français d'Algérie de souche européenne : entre 10.000 à 25.000 tués et disparus Français d'Algérie de souche arabe ou berbère : 80.000 à 150.000 tués et disparus NOMBRE DE VICTIMES D'ATTENTATS FLN EN FRANCE METROPOLITAINE Chiffres officiels arrêtés au 23 janvier 1962 Français civils de souche européenne : 150 tués - 649 blessés Français de souche arabe ou berbère : 3957 tués - 7745 blessés auxquels il faut ajouter : 16 militaires tués et 140 blessés 53 policiers tués et 279 blessés Total des victimes du terrorisme FLN en France métropolitaine : 4176 tués - 8813 blessés ************** EFFECTIFS ENGAGES ET PERTES MILITAIRES FRANCAISES - MONUMENT DU QUAI BRANLY Sur la première colonne défilent les noms et prénoms des 23.000 Soldats et Harkis, classés par année et par ordre alphabétique, Morts pour la France entre 1954 et 1962 en Algérie et entre 1952 et 1956 au Maroc et en Tunisie, avec, pour seules autres mentions, le prénom et l'âge au moment de la mort. Sur la deuxième colonne défilent des messages rappelant la période de la guerre d'Algérie et le souvenir de tous ceux qui ont disparu après le cessez le feu, ainsi que le texte suivant : « 1 343 000 appelés ou rappelés, 405 000 militaires de carrière ou engagés, près de 200 000 supplétifs ont servi sur les différents théâtres d'opération d'Afrique du Nord : - Algérie : du 30 octobre 1954 au 2 juillet 1962 - Maroc : du 1er juin 1953 au 2 mars 1956 - Tunisie : du 1er janvier 1952 au 20 mars 1956 » |
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